Fellow mellow – Yuitsu

fellow mellow yuitsu

Yuitsu ゆいつ
ISBN: 9782382763889
Hana, 2023
ISBN:‎ 9784866536071 (JP)
Core magazine, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Si seulement on pouvait oublier facilement un amour du passé. »

Yuitsu sensei narre une romance compliquée entre deux amis de lycée aux caractères opposés qui s’étaient perdus de vue. Elle révèle leur passé au fil des flash-back, permettant au lecteur de reconstruire petit à petit les évènements. Le populaire Mitsuhisa parle franchement et a la fâcheuse tendance à imposer son rythme dans une relation. Le fuyant Akane, quant à lui, aime la solitude et préfère la discrétion. Le manque de communication entre eux va créer nombres de quiproquos, de doutes et d’incompréhension. Ainsi, l’auteure dépeint avec finesse le malaise qui perdure entre ses deux héros malgré des sentiments réciproques mais cachés. Elle s’intéresse au doute, à l’influence de la réputation, au jugement extérieur. Par ailleurs, elle met en avant le soutien de leurs amis Nagisa et Fujiwara Kanae.

La mangaka a un trait léché, légèrement épuré, qui dégage beaucoup de sensualité. Elle lui donne d’ailleurs un certain réalisme. Ainsi, les trames variées transcrivent couleurs et ombres. Par contre, les trames d’ambiance appuient très discrètement les émotions, souvent par de doux dégradés. Les décors situent l’action. La mise en page est simplement dynamique. Toutefois, l’introduction des flash-back se fait avec subtilité par des cases dégradées ou des images au trait légèrement plus clair. Dans les scènes érotiques, Yuitsu sensei censure les parties intimes par de nombreuses languettes blanches. De même, elle les dessine avec un contour blanc occultant les détails. Pourtant, elle n’hésite pas à faire des coupes intérieures. Chaque chapitre met en avant la sensualité des personnages, frisant à la limite du fan service. Par ailleurs, les illustrations en début de chapitre montre le quotidien des personnages.

En résumé

A un concert, Uruma Akane recroise par hasard Inui Mitsuhisa. Au lycée, alors qu’il préférait s’isoler, Mitsuhisa avait tout fait pour sympathiser avec lui, le collant à chaque instant. En effet, ce dernier n’avait pas peur des rumeurs qui circulaient sur lui: comme des phénomènes paranormaux se déclenchaient parfois à ses côtés, certains pensaient qu’il portait malheur. Un jour, Mitsu l’emmèna dans une salle de classe réputée hantée pour l’interroger sur sa sexualité. Excédé, Akane lui dévoila alors son homosexualité mais à sa surprise, son ami l’embrassa. Par la suite, ils entamèrent une relation charnelle…

En conclusion

Yuitsu sensei s’intéresse à la romance classique d’amis perdus de vue mais traite le sujet à sa manière, en décortiquant les sentiments et en diffusant du suspense. Elle y ajoute en plus beaucoup de sensualité. Ainsi, elle offre une histoire adulte, réaliste, entraînante et bien rythmée. J’ai donc passé un excellent moment de lecture. Et j’ai hâte de découvrir la suite. Une belle surprise avec un couple attendrissant, que l’on a envie de soutenir.

Monotone blue – Nagabe

monotone blue nagabe

Nagabe ながべ
ISBN: 9782383164777
Noeve grafx, 2023
ISBN: 9784799752951 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Entre bleus à l’âme et sentiments naissants, la palette des émotions s’enrichit de nouvelles nuances. »

Nagabe sensei propose une romance se développant dans un lycée de thérianthropes. Il explique succinctement les bases de son univers via les dialogues des personnages. Il reprend les caractéristiques des animaux pour construire leurs caractères. Ainsi, le cancre Hachi parle franchement, conserve son indépendance par rapport aux autres et aime souvent dormir. Aoi, quant à lui, est un excellent élève pourtant fuyant et complexé. Malgré leurs différences, les deux lycéens vont se lier rapidement d’amitié. L’auteur dévoile le passé traumatisant du lézard au fur et à mesure. Il aborde donc le harcèlement scolaire, l’acceptation de soi, la peur de faire confiance après un traumatisme, la curiosité et le rejet des différences. Le félin s’interroge sur son attirance et sa possessivité et assume ses regrets et ses mauvaises actions. La narration alterne entre les deux lycéens. Le sournois renard Gon et les trois chiens trop curieux apportent une touche d’humour.

Le mangaka a un trait épuré qu’il simplifie dans les passages humoristiques. Il rend bien les expressions et les mouvements des animaux. De même, il trace les décors à la main et utilise les hachures pour ajouter du relief. D’ailleurs, ces décors se résument parfois à l’essentiel, avec simplement une trame découpée. Les trames utilisées avec parcimonie mettent en valeur les contrastes noir et blanc. Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Nagabe sensei décompose les mouvements. Il met en avant certains détails avec de grandes vignettes ou des gros plans. Il ne montre pas explicitement les scènes érotiques mais reste dans la suggestion, instaurant le doute. Les illustrations en début de chapitre montrent le quotidien des personnages.

En résumé

Le chat Hachi trouve sa vie monotone, ne percevant qu’un monde monochrome. En effet, il ne voit que le bleu, le jaune, le noir et le blanc. Alors il distingue ses camarades grâce à la longueur de leur museau et de leur pelage ainsi que les motifs de leur fourrure. Même l’arrivée du nouvel élève Aoi, un lézard, l’indiffère comparé aux autres élèves, curieux de cette « rareté ». Mais un jour, il remarque les écailles bleues de la queue du saurien que ce dernier, complexé, cache habituellement sous ses vêtements. Fasciné, le félin lui propose alors de garder son secret à condition de le laisser regarder sa queue tous les jours.

En conclusion

Nagabe sensei maîtrise le format one-shot et s’arrête aux premiers émois amoureux naissants de ces deux lycéens. Il arrive en plus à transcrire des émotions humaines sur des visages d’animaux, en respectant pourtant leurs particularités. Son graphisme dégage à la fois de la force et de la douceur. Ce gakuenmono rend par ailleurs bien l’ambiance scolaire, les questionnements et les réactions des adolescents. Je craque complètement pour cet adorable couple en formation. Un récit certes classique mais mignon, qui traite avec douceur des sujets actuels comme l’acceptation des différences et le harcèlement.

Blue sky complex 8 – Ichikawa Kei

blue sky complex 8 ichikawa kei

ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782382762271
Hana, 2023
ISBN: 9784864424462 (JP)
Tokyo mangasha, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Considère cette maison comme la tienne. »

Ichikawa Kei sensei conclut sa partie sur le coming out. Elle ralentit le développement de l’histoire pour installer de nouveaux personnages. Ainsi, elle sème au fur et à mesure des indices sur Wakamatsu Minori, la voisine du couple. Alors que Natsuki a pourtant confiance en son petit ami, les révélations autour de Minori vont éveiller petit à petit sa jalousie. Ses interactions avec Kugayama Tôma, le petit frère de Rintarô, permet de découvrir son côté protecteur. Par ailleurs, Motochika prend conscience de nouveaux traits peu reluisants de son caractère, comme dans le tome précédent. L’auteure s’intéresse aux différents sentiments qui naissent avec les démonstrations de gentillesse. Elle montre la place importante des confidents. Elle fait d’ailleurs évoluer la relation entre Harukawa Noriyasu et Towa. Alex et Kurisu apportent une note d’humour.

La mangaka a un trait léché légèrement épuré, sublimé par les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance, discrètes, appuient les émotions. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. La mise en page dynamique utilise parfois un découpage cinématographique. Ichikawa sensei s’attarde en particulier sur les détails. Elle ne censure pas les scènes érotiques qui sont toutefois peu nombreuses. Sous la jaquette, elle offre deux recettes présentes dans le manga.

En résumé

Suite au coming out de Narasaki Motochika à sa famille, Terashima Natsuki accompagne son petit ami qui se rend chez ses parents. Chika exulte de joie tandis que Natsuki contrôle difficilement sa nervosité, malgré un accueil chaleureux. Ce dernier discute pourtant facilement avec le père de son petit ami puis avec Motoharu. Le frère aîné Terashima emmène même le couple en balade à Umihotaru avant de les déposer chez eux à Kawachi. Alors que Motochika cherche déjà des câlins à peine rentré, Natsuki l’arrête car il doit passer à son travail. Sur place, ce dernier remarque que le jeune Rintarô est encore là quand soudain son frère arrive précipitamment pour le récupérer. Rassuré, il rentre chez lui. Pendant ce temps-là, Chika découvre une fuite d’eau dans l’appartement.

En conclusion

Ce tome obtient la douzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2023. Ichikawa Kei sensei termine son récit sur un cliffhanger insoutenable. Pourtant, elle prend son temps pour bien installer les personnages secondaires et développer leurs aventures. Cela pourra gêner certains lecteurs qui trouveront l’histoire trop lente. Mais pour ma part, c’est un pur bonheur de découvrir leurs récits. J’aime l’ambiance que la mangaka construit autour des protagonistes, offrant une touche réaliste. Et j’adore son style graphique qui s’aiguise petit à petit. Vivement la suite!

Glare at you, because I love you 4 – Yukue Moegi

glare at you because i love you 4 yukue moegi

YUKUE Moegi ゆくえ萌葱
ISBN: 9782382762288
Hana, 2023
ISBN: 9784796415545 (JP)
Kaiohsha, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Je crois que je devrais m’entraîner à sourire… »

Yukue Moegi sensei conclut sa série avec la fin du lycée de Shima. Elle aborde les questionnements du couple sur l’avenir et leur orientation à l’université ou non, l’incertitude d’une relation à distance, leur prise de conscience de devenir un peu plus adulte. Ryû, qui craint la solitude, fait beaucoup d’efforts et prend de plus en plus d’initiatives. Comme il commence déjà à travailler, il semble mûrir plus vite que son petit ami pourtant plus âgé. Shima, quant à lui, trouve le courage d’avancer grâce au soutien de son bien-aimé. D’ailleurs, l’auteure continue de mettre en valeur le soutien des amis et de certains adultes. Elle offre d’excellents moments comiques avec les sourires de Ryû. Elle met également en avant la nécessité de discuter pour partager ses sentiments et renforcer le lien amoureux.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. Les contours épais donnent du relief aux personnages. De même, des hachures marquent les rougissements et les ombres fortes. Les trames utilisent une palette restreinte tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions fortes. La mise en page dynamique use surtout des chevauchements de cases et des absences de cadre. Comparé au tome précédent, Yukue sensei censure à peine les scènes érotiques, ne détaillant pas les parties intimes en estompant leurs contours. Toutefois, elle joue encore sur les cadrages pour éviter de montrer trop de détails. Elle présente le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre. En début de tome, une fiche présente succinctement les protagonistes. Sous la jaquette se trouvent la postface et une illustration révélant un peu le futur du couple.

En résumé

Comme Shima est occupé, Kajimoto Ryûnosuke déjeune avec son ami Osamu. Mais lorsque son petit ami lui envoie une photo de lui avec Busamen, il affiche un doux sourire. Osamu lui fait alors la remarque qu’il s’est adouci. Pourtant, Ryû n’arrive toujours pas à sourire à Shima à cause de sa gêne et demande soudain conseil. Après avoir consulté Eigo et Ayame qui lui font la même remarque, il découvre dans l’album photos du smartphone de Reiji, qu’en effet, son sourire s’efface uniquement en présence de son bien-aimé. Et maintenant, Ryûnosuke affiche un regard encore plus colérique alors qu’il mange au fast food avec Shima. Provoquant l’inquiétude de ce dernier, il décide alors de s’entraîner à lui sourire…

En conclusion

Yukue Moegi sensei confie dans sa postface la joie d’avoir bouclé son récit malgré les difficultés. Elle nous offre d’ailleurs un tome empli de tendresse, de rationalité et de nostalgie. Comme cet adorable « voyou » qui s’adoucit par amour, son graphisme accompagne son héros en perdant de sa rugosité, pour notre plus grand plaisir. J’adore tout simplement suivre les aventures de Shima et Ryû!

Sasaki et Miyano 7 – Harusono Shou

sasaki et miyano 7 harusono shou

HARUSONO Shou 春園ショウ
ISBN: 9782382124567
Akata, 2023
ISBN:‎ 9784040649733 (JP)
Kadokawa, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« On sort enfin ensemble… »

Harusono Shou sensei s’attarde sur les examens de fin d’année jusqu’à la remise des diplômes, transcrivant parfaitement les émotions contrastées qui s’installent parmi les élèves. Elle met en avant les échanges entre les terminales et leurs successeurs, leurs interrogations sur l’avenir. Le couple de Sasaki et Miyano semble faire l’unanimité parmi leurs camarades et même si tous ne sont pas dans la confidence, les remarques s’arrêtent à de gentilles taquineries. D’ailleurs, Kuresawa et Tashiro poussent Mya à exprimer plus ses sentiments. Sasaki se montre également plus câlin et une certaine tension sexuelle s’installe, les deux garçons s’interrogeant sur leur position passive ou active. L’auteure aborde également le coming out à la famille. Avec Satoko, la sœur surprotectrice de Sasaki, elle montre une réaction plus tendue. Elle révèle aussi un peu le passé de Shûmei et de nouvelles facettes de ses personnages.

La mangaka a un trait épuré de style shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, tout en l’arrondissant. Elle dessine par ailleurs de grands yeux expressifs et de larges hachures pour les rougissements. De même, ses contours plus épais donnent du relief. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont variées et les trames d’ambiance très graphiques illustrent les émotions. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page reste dynamique et sans surcharge. D’ailleurs, Harusono sensei continue de mélanger les yonkoma à un agencement de vignettes plus classique. Sous la jaquette, elle offre une anecdote en deux planches à lire à la fin. La première page est en couleur. Le temps s’allonge dans le sommaire et contrairement au tome précédent, la fiche des personnages montre les deux héros dans leur intimité.

En résumé

Pendant que Sasaki Shûmei et Miyano Yoshikazu attendent le train, ils discutent de leurs coiffures préférées. Mya donne ses préférences dans les mangas tandis que Sasaki s’inspire de son petit ami. Depuis qu’ils sortent ensemble, ce dernier a de plus en plus envie de toucher son bien-aimé…

En conclusion

Dans sa préface, Harusono Shou sensei annonce l’adaptation animée de sa série. D’ailleurs, elle est disponible avec le film sur Crunchyroll en streaming. Le long métrage Sasaki et Miyano: graduation reprend parfaitement l’ambiance de ce tome, respectant fidèlement certains passages. Bien que j’ai vu le film avant ma lecture, je trouve tout de même que mes émotions ont été plus fortes à la lecture. Une série emplie de tendresse, aussi douce que du miel et chaleureuse dans son développement, à découvrir sans hésitation.

After school etude 1 – Hirune Cyan

after school etude hirune cyan

HIRUNE Cyan 昼寝シアン
ISBN: 9784799752500 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Un amour partagé entre deux futurs danseurs de ballet.

Hirune Cyan sensei offre une romance entre deux étudiants se préparant à devenir danseurs. Elle base la narration surtout du point de vue de Minobe. Elle révèle au fil des chapitres les blessures des deux héros qui les empêchent de progresser. Ainsi, bien que très social et possédant la stature parfaite d’un danseur, Minobe manque de confiance en lui. Au contraire, Ichinomiya maîtrise parfaitement la technique et attire toute l’attention mais il n’a pas la taille minimale. Les deux garçons admirent ce qu’ils n’ont pas chez l’autre mais apprennent petit à petit à se connaître et à s’apprécier. L’auteure documente énormément l’univers de la danse, mettant en avant la difficulté des entrainements et l’injustice de cet univers. A travers le professeur Futami, elle aborde également l’abus de pouvoir sur quelqu’un de plus faible ainsi que la pédophilie. Elle s’intéresse aussi à la pression d’un jeune quand sa mère est célèbre.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux, jouant beaucoup sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à représenter Ichinomiya en chat et Minobe en wanko. Alors qu’elle dessine des visages avec un style plutôt shôjo, elle rend parfaitement la musculature des danseurs. D’ailleurs, les positions sont très bien représentées. Par ailleurs, la balance des trames est équilibrée. De même, les trames d’ambiance alternent avec les décors. Le fond noir permet également de repérer immédiatement les flash-back. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hirune sensei censure les parties intimes par des caches blancs. Elle donne des fiches explicatives sur la danse en fin de chapitre. De même, elle ajoute des annotations sur les termes techniques en cours de lecture.

En résumé

Lors d’une altercation avec un autre élève qui lui reprochait d’avoir séduit son petit frère, Ichinomiya Shun n’hésite pas à se déshabiller pour le provoquer et lui rappelle que ne se consacrant qu’à la danse, il ne peut être responsable des fantasmes d’un individu. Minobe Chihiro est alors subjugué par ce caractère impétueux et cette prestance. Il aimerait donc le voir danser mais Ichinomiya a abandonné le classique pour se consacrer à la danse contemporaine. En effet, malgré son talent, ce dernier n’a pas la taille minimale pour devenir danseur de ballet contrairement à Minobe à qui il manque du charisme. Mais lors du tirage au sort pour former des paires de danseurs afin de s’entrainer après les cours avec un élève en deuxième année, l’étudiant de première année se retrouve avec celui qu’il admire. Comme Ichinomiya refuse, le jeune étudiant tente de le convaincre en ne le lâchant plus…

En conclusion

Ce tome obtient la dixième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2022. Pour son deuxième manga, Hirune sensei montre qu’elle peut également écrire des histoires emplies de sensibilité. Elle offre une relation très consensuelle entre les deux héros, Minobe retenant ses pulsions et respectant toujours son partenaire, sauf pour un baiser volé immédiatement excusé. Le couple évolue doucement. Ce titre permet également de découvrir l’univers de la danse. Un petit bijou qui emplit le cœur de bonheur!

Les fausses rumeurs de Minami 2 – Kurihara Kana

les fausses rumeurs de minami 2 kurihara kana

KURIHARA Kana 栗原カナ
ISBN: 9782382764046
Hana, 2023
ISBN: 9784796415415 (JP)
Kaiohsha, 2022 (JP)
Titre original: かりそめビッチ南くん ~つづきの話~
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: si on s'ennuie

« Je pense qu’on doit approfondir au mieux notre relation. »

Kurihara Kana sensei propose de découvrir ce que devient le couple de Minami et Takane. Elle aborde leurs difficultés à gérer travail et rendez-vous amoureux. En introduisant Higashino, elle crée quelques tensions, obligeant Takane à se confronter à son manque de confiance et sa jalousie. D’ailleurs, le manager de secteur utilise des méthodes de drague un peu trop lourdes et persistantes. Comparé au tome précédent, Minami prend de plus en plus d’initiatives et n’hésite pas à montrer ses sentiments. L’auteure complète son tome avec une romance plus classique entre Onodera, un peu tsundere, et son ami de lycée protecteur Tanabe. Elle s’intéresse aux dangers des applications de rencontre, mettant en avant les diverses méthodes pour forcer les relations sexuelles. Les deux amis prennent du temps avant de réfléchir à leur relation et l’évolution de leurs sentiments. L’histoire bonus conclut avec un mignon fantasme de Takane.

La mangaka a un trait fin et épuré de style shôjo et plutôt arrondi. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine de grands yeux expressifs. Les trames sont très variées. De même, les décors alternent avec les trames d ‘ambiance. La mise en page est également très dynamique. Kurihara sensei ne censure pas les scènes érotiques. Sous la jaquette, elle annonce la sortie d’un drama CD dans la postface et offre une planche amusante.

En résumé

Cela fait déjà une semaine que Minami Tarô passe ses vacances chez ses grands-parents. Et son petit ami Takane Shun lui manque énormément. Alors quand il reçoit un appel de ce dernier, il saute sur son smartphone, provoquant quelques taquineries de sa cousine lycéenne. A son retour, Minami retrouve Takane à un festival mais comme son couvre-feu approche, il préfère passer du bon temps au lit avec lui au lieu d’admirer le feu d’artifice. Les amoureux aimeraient passer plus de temps ensemble. D’ailleurs, Minami, qui commence à travailler dans un café en parallèle de ses études, espère justement renégocier les horaires de son couvre-feu. Mais en visite dans le café, Takane ressent quelques inquiétudes face à l’intimité qui se crée entre son petit ami et son collègue Higashino Yukihiro (28 ans), trop tactile.

En conclusion

Ce tome obtient la neuvième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2023. Kurihara Kana sensei développe un peu plus la relation qui se construit entre Takane et Minami. Malheureusement, elle n’a pas grand-chose à raconter. Même si l’histoire d’Onodera est intéressante pour le sujet qu’elle apporte, son déroulement reste trop classique. Une suite qui plaira aux grands fans du premier tome. Pour ma part, malgré une lecture plaisante, cette suite me paraît inutile.

Le piège de minuit – Shakeda Nene

le piege de minuit shakeda nene

SHAKEDA Nene 鮭田ねね
ISBN: 9782382763919
Hana, 2023
ISBN: 9784796415088 (JP)
Kaiohsha, 2022 (JP)
Titre original: 午前0時の甘い罠
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: si on s'ennuie

« Kôki, tu es toujours mon héros, tel que tu l’étais à l’époque. »

Shakeda Nene sensei narre une romance classique entre deux amis d’enfance perdus de vue dont l’un a toujours été amoureux. Toutefois, elle enchaîne un peu trop vite les évènements, survolant certains moments forts. En plus, elle crée des personnages assez basiques, aux caractères opposés. Par ailleurs, le renfermé Rei a un caractère un peu dérangeant, se montrant trop possessif et lourd. Son amour secret devient vite étouffant. Pourtant, cela ne dérange en rien Kôki et même ses amis. Hiroki apporte un peu de sagesse tandis que Nozomu joue le frère surprotecteur. L’auteure explique en détail les causes et conséquences de leur éloignement, de l’amplification de leurs sentiments et de leur relation si particulière. Elle met en avant le côté manipulateur de Rei pour arriver à ses fins. Kôki, avec son côté faussement innocent, prend un peu de temps avant de comprendre ses sentiments.

La mangaka a un trait épuré de style shôjo. Ainsi, elle renforce le côté encore gamin de Kôki avec de grands yeux. Dans les passages humoristiques, elle simplifie son graphisme tout en exagérant les expressions. Il y a beaucoup de trames. De même, les trames d’ambiance qui appuient juste les émotions, alternent avec les décors. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. Par ailleurs, la mise en page est dynamique. Shakeda sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle dessine même des coupes intérieures. Dans les illustrations en début de chapitre, elle montre les deux héros dans leur quotidien.

En résumé

A l’université, Nishitani Kôki rejoint son frère Nozomu et son ami Kojima Hiroki quand un beau jeune homme qui semble le connaître l’aborde. En effet, Sawada Rei était son ami en cinquième au collège, mais ils se sont perdus de vue suite au déménagement de Kôki. Comme il cherche un appartement, les Nishitani lui proposent une chambre dans leur colocation. Trop heureux de retrouver son cher ami, Kôki a tendance à le coller et le surprotéger. Mais cela ne gêne guère Rei qui l’admire encore depuis qu’il l’a sauvé de harcèlement au collège. D’ailleurs, Hiroki trouve leur relation un peu trop intime et s’inquiète des regards noirs que lance Kojima aux autres étudiants. Après avoir rangé sa chambre avec l’aide de son ami, Kôki s’endort. Mais alors que Rei s’apprêtait à l’embrasser, Nozomu et Hiroki entrent dans la chambre…

En conclusion

Shakeda Nene sensei semble avoir un peu de mal avec le format one-shot. Elle a beaucoup trop de choses à nous raconter et se perd dans les explications détaillées, usant alors de facilités scénaristiques. Malheureusement, en plus des problèmes de rythme et d’un scénario prévisible, quelques maladresses rendent le déroulement invraisemblable. De même, Rei semble un spécialiste des baisers volés. Je pense toutefois que les fans de ce genre de romance peuvent y trouver leur compte sans problème. Une histoire qui se laisse lire avec un graphisme agréable.

Sa taille XL… Toujours un bonheur! 1 – Omoimi

sa taille xl toujours un bonheur 1 omoimi

Omoimi 重い実
ISBN: 9782382763674
Hana, 2023
ISBN: 9784758079068 (JP)
Ichijinsha, 2019 (JP)
Titre original: 愛しのXLサイズ
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« J’aime bien ton Anaconda, moi… »

Omoimi sensei offre une comédie romantique très érotique, avec néanmoins un scénario simple. Malgré un sujet racoleur, elle développe son récit avec une certaine retenue. En effet, elle installe une relation consensuelle, dans la discussion et les échanges, même en pleins ébats, et s’intéresse aux quelques difficultés rencontrées par le couple. Ses personnages ont une certaine spontanéité rafraichissante. Ainsi, Yamamoto a une imagination tellement débordante qu’il fait des conclusions souvent hâtives, créant quelques quiproquos. En plus, il a tendance à nier ses sentiments naissants, cherchant avant tout le bonheur de son nouvel ami. Kobayashi, quant à lui, surmonte peu à peu son complexe mais exprime trop discrètement son amour. L’auteure alterne la narration entre les deux héros. Grâce à Jôgasaki et sa sœur Nadeshiko, elle pousse un peu ses personnages à s’interroger sur l’évolution de leur relation. D’ailleurs, l’histoire bonus conclut sur le devenir du couple.

La mangaka a un trait épuré et fin qui dégage pourtant une certaine rigidité. Cela donne un style particulier mais rafraichissant. Elle dessine des personnages plutôt sveltes. Il y a beaucoup de trames mais avec une palette de teintes restreintes. De même, les trames d’ambiance se font discrètes. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page, bien que dynamique, renforce un peu la rigueur du trait car il y a beaucoup de vignettes agencées de manière classique. Omoimi sensei ne censure pas les scènes érotiques. Malgré le sujet axé sur la taille de la verge, elle s’attarde sur les efforts du couple pour s’harmoniser.

En résumé

A l’université, Yamamoto Aoi espérait trouver une petite amie en s’inscrivant au club d’étude du saké. Malheureusement, c’est un club sérieux qu’aucune fille ne fréquente. Déçu, il profite alors des chocolats à l’alcool mais se retrouve vite ivre. Kobayashi Tetsuya (20 ans) l’emmène alors chez lui pour décuver et tous deux sympathisent finalement, se découvrant des points communs. Comme Yamamoto n’arrive pas à croire que son nouvel ami, beau garçon, soit encore puceau, ce dernier lui montre la raison qui fait fuir les filles : en effet, son pénis est généreusement grand. Yamamoto, admiratif, surnomme immédiatement le magnifique membre « Anaconda » et propose donc ses cuisses puis ses fesses pour calmer l’excitation naissante de Kobayashi. Mais à sa grande surprise, il prend également un plaisir plus qu’intense.

En conclusion

Ce tome obtient la première place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2020. Omoimi sensei mêle à la fois humour, romance et érotisme avec habileté. Elle crée des personnages attachants et malgré un thème affriolant, elle offre une relation toute mignonne. Néanmoins, le scénario peut sembler un peu répétitif, l’enjeu se résumant à la profondeur atteinte par l’Anaconda avant que Yamamoto s’évanouisse. Pourtant, j’aime beaucoup Aoi qui, malgré tous les signaux, ne remarque même pas le jeu de séduction un peu maladroit de Kobayashi. Une belle surprise !

My number one 4 – Sakurabi Hashigo

my number one 4 sakurabi hashigo

SAKURABI Hashigo 桜日梯子
ISBN: 9782375060711
Taifu comics, 2017
ISBN: 9784799732724 (JP)
Libre, 2017 (JP)
Titre original: 抱かれたい男1位に脅されています。4
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Si tu m’aimes tant que ça, je vais te laisser coucher avec moi jusqu’à ce que tu te lasses. »

Sakurabi Hashigo sensei propose un petit interlude humoristique à Hawaï avant de plonger les lecteurs dans un récit mêlant tension, drame et érotisme. Ainsi, elle aborde les méthodes des paparazzi, la gestion des scandales par les agences, la manipulation des informations. Elle introduit de nouveaux personnages: le grand producteur général Usaka Kazuomi qui se montre intransigeant et le photographe freelance Hasegawa Jirô qui supporte mal son travail de paparazzi à scandale. Takato qui a pris conscience de ses sentiments, a de plus en plus de mal à les gérer. Maintenant, il n’hésite plus à recadrer Junta quand il se montre trop abusif et pressant. Les deux amoureux aimant leurs métiers, n’hésitent pas à se sacrifier pour le talent de l’autre. L’auteure offre également un chapitre de « Lover thief » dans lequel elle s’intéresse aux apparences trompeuses.

La mangaka a un trait épuré anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des yeux plutôt effilés. En ange démoniaque, Junta s’entoure soudain de plumes noires. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames d’ambiance renforcent les émotions tandis que les autres trames sont équilibrées. La mise en page plutôt classique propose pourtant quelques pages plus dynamiques. De même, les bulles s’animent parfois transmettant les émotions et les mouvements des personnages. Dans les scènes érotiques, Sakurabi sensei censure à peine les parties intimes, utilisant parfois des languettes blanches ou de larges points blancs. D’ailleurs, elle les détaille peu mais dessine pourtant des coupes intérieures. Sous la jaquette, elle révèle quelques secrets sur un personnage secondaire dans une illustration et sur les héros dans une planche. Comme dans le tome précédent, des fiches en fin de chapitre présentent les personnages secondaires.

En résumé

My number 1 in Hawaï / My number 1 / Bonus: Saijô Takato profite d’un tournage à Hawaï pour se prélasser à la mer. Mais Azumaya Junta qui avait « par hasard » un shooting pour un magazine, également sur l’île, l’a rejoint. Et il a bien l’intention de passer du bon temps en amoureux. Il offre même un porte-clé souvenir à son amant. Mais ils sont dérangés par de bruyants touristes: Ayagi Chihiro est en train de se disputer avec Narumiya Ryô qui a perdu ses camarades en voyage scolaire. Comme Saijô se moque d’Ayagi, ce dernier le provoque et les quatre artistes se lancent alors dans une partie endiablée de beach volley. Toutefois, le possessif Azumaya piège son petit ami en feignant de perdre le ballon pour l’emmener sur une île déserte, isolée par la marée.
Lover thief: Le président des délégués, Takahara Seigo (3ème année), et Ninomiya Yukio (2ème année), membre du club de photo, choisissent une photographie pour le journal de l’école. Mais Fujisaki Yûya (1ère année) les interrompt, jaloux et inquiet pour son petit ami. Seigo l’invite alors à dormir chez lui, ses parents et sa sœur s’étant absentés.

En conclusion

Ce tome obtient la treizième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2018. Azumaya Junta se classe quatrième meilleur seme tandis que Saijô Takato est septième meilleur uke. Sakurabi Hashigo sensei alterne avec brio humour, drame et érotisme. Elle développe d’ailleurs des thèmes génériques de l’univers du show business. Le déroulement de la série s’améliore, pour notre plus grand plaisir.