Papa Ω vs α yakuza 2 – Nagano Adumi

Couverture de Papa oméga vs alpha yakuza 2 de Nagano Adumi, éditions Hana

NAGANO Adumi 永乃あづみ
ISBN: 9782382768006
Hana, 2025
ISBN: 9784824005458 (JP)
Overlap, 2023 (JP)
Titre original: 子連れΩと暴君ヤクザ blooming
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Je préfère quand tu me parles de tes soucis. »

Nagano Adumi sensei continue les aventures de la famille Saraki, s’attardant principalement sur leur quotidien. Elle s’intéresse donc aux interactions avec les grands-parents, aux petits évènements, à la charge mentale, à l’organisation entre travail et privé. Après le bonheur de Tatsumi dans le tome 1, elle développe celui de Ryûga. D’ailleurs, la mère du yakuza, Saraki Maria (alpha), est un véritable électron libre qui impose sa vision de bonne épouse. Ainsi, elle apporte tension et humour. Alors que Tatsumi a tendance à trop en faire, son mari culpabilise d’apporter encore une aide maladroite. Pourtant, le couple s’équilibre petit à petit en communiquant. Par ailleurs, l’autrice montre l’évolution de Riku qui mûrit à son rythme, entre caprice et envie de se débrouiller seul. Dans l’histoire bonus, elle aborde succinctement la rédemption. Elle annonce également la sortie d’un drama CD dans sa postface.

La mangaka a un trait épuré et fin. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées. Toutefois, des hachures marquent les ombres fortes et les rougissements. Les trames d’ambiance plutôt graphiques, accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Nagano sensei ne censure pas les scènes érotiques. En fin de chapitre, elle reprend un dessin mignon avec les enfants.

En résumé

Bien que yakuza, Saraki Ryûga (alpha) aide beaucoup Tatsumi (oméga) aux tâches ménagères. Il gère également l’éducation des enfants. Il s’entend d’ailleurs très bien avec Riku (5 ans) et Sora (6 mois). Son père aussi les aide à les garder de temps en temps. Tatsumi se sent alors inutile, ne sachant comment répondre à ses bons soins. Mais bientôt la mère de Ryûga rentre à la maison…

En conclusion

Nagano Adumi sensei offre une suite pas forcément nécessaire mais qui plaira aux fans de la petite famille. Elle apporte quelques compléments sur l’environnement familial et le quotidien. Son graphisme mignon et expressif est agréable. J’adore l’image pleine de contraste des grands-parents Saraki, entre mafieux accro au « business » et leur côté « gaga » face à Sora et Riku. Une lecture divertissante!

Mon voisin flippant est un oméga 2 – Nikuya Inui

Couverture de Mon voisin flippant est un oméga 2 de Nikuya Inui, éditions Hana

NIKUYA Inui ニクヤ乾
ISBN: 9782382768365
Hana, 2026
ISBN: 9784758028769 (JP)
Ichijinsha, 2025 (JP)
Titre original: コワモテの隣人がΩだった時の対処法 2
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Je ne savais pas qu’un oméga flippant pouvait être aussi sexy et mignon! »

Nikuya Inui sensei continue de développer les spécificités de l’alpha singulier. Elle s’attarde également sur les principes de l’omegaverse, offrant une analyse des possibles causes et conséquences de certaines réactions. Ainsi, elle interroge sur la dépendance aux phéromones, le dérèglement hormonal, la gestion de l’absence, la perte de contrôle et le marquage. En effet, la morsure et le tour de cou pour oméga offrent une certaine protection mais marquent aussi la possession. Or, Kôta et Ryûnosuke ont une vision différente sur leur relation, même s’ils se rapprochent encore plus grâce à la cohabitation. Le couple apprend à se connaître et fait des efforts pour respecter le désir de l’autre. L’autrice dévoile le passé de Miyanaga. Par ailleurs, elle présente un peu plus leur vie étudiante. Elle apporte un peu d’humour avec le naïf Yû.

La mangaka a un trait léché à peine épuré. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à les transformer en SD. Les trames équilibrées ont une dominante claire tandis que les trames d’ambiance se font discrètes, se fondant parfois dans les décors. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page très dynamique utilise surtout les sorties de case et l’absence de cadre. Comme dans le tome précédent, Nikuya sensei ne censure pas les scènes érotiques. Dans les illustrations en début de chapitre, elle faut poser les protagonistes.

En résumé

Enatsu Kôta (alpha) annonce à ses amis qu’il sort avec Miyanaga Ryûnosuke (oméga). Comme l’alpha singulier détecte l’odeur de l’oméga à une grande distance, son ami Yû se demande même s’ils ne sont pas âmes sœurs. D’ailleurs, Kôta a de plus en plus de mal à retenir son instinct de mordre le cou de son petit ami qui lui donne pourtant son accord…

En conclusion

Ce tome se classe premier meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2026. Nikuya Inui sensei développe un peu plus la relation entre Kôta et Ryûnosuke, analysant en parallèle les différents principes de l’omegaverse. Elle offre une dynamique toujours aussi rafraîchissante, entre tension et romantisme. Son graphisme met en valeur la plastique des deux amants. J’aime beaucoup les réactions de Miyanaga. Une lecture palpitante!

L’oméga du palais 2 – Tsuyuhisa Fumi

Couverture de L'oméga du palais 2 de Tsuyuhisa Fumi, éditions Hana

TSUYUHISA Fumi 露久ふみ
ISBN: 9782382767863
Hana, 2025
ISBN:‎ 9784403668913 (JP)
Shinshokan, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je ne lâcherai plus jamais ta main! »

Tsuyuhisa Fumi sensei nous plonge directement dans l’intrigue après les retrouvailles des deux époux. Elle maintient constamment le suspense et la tension, tout en alternant de nouvelles machinations et les révélations. Ainsi, elle s’intéresse à la guerre civile, l’impact sur les citoyens, l’ingérence diplomatique, la résistance. Ilya cherche avant tout une solution pacifique tandis que Khalid désire rapidement libérer le royaume de Hanu. Suuya soutien indéfectiblement l’oméga. Chen continue d’interférer pour obtenir ce qu’il désire. L’autrice aborde la question de la vengeance et de la reconstruction. Par ailleurs, elle construit une relation consentie entre les deux époux, s’attardant particulièrement sur la gestion des chaleurs, la maîtrise de l’alpha, la morsure et la question de la paire destinée. Dans l’histoire bonus, elle apporte une anecdote amusante mettant en avant l’intégration d’Ilya au sein du royaume.

La mangaka a un trait épuré, fin et légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont nombreuses et variées tandis que les trames d’ambiance, discrètes, renforcent les émotions. De même, les flash-back se distinguent par des vignettes recouvertes d’une trame grise. Par ailleurs, les décors soignés sont très présents. La mise en page est très dynamique. Tsuyuhisa sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle met en avant la sensualité et les sentiments durant les préliminaires, plutôt détaillés. En début de tome, elle donne les explications sur l’omegaverse ainsi qu’un résumé. Les illustrations en début de chapitre présentent le quotidien des personnages. La couverture répond à celle du tome précédente, formant un magnifique diptyque.

En résumé

A Shuette, Khalid (alpha) sauve Ilya (oméga) qui s’était tordu la cheville. Dirigeant les insurgés, il ne peut rester aux côtés de son bien-aimé. Mais ils se recroisent enfin peu de temps après, confiant chacun leurs sentiments après cette longue séparation. Malheureusement, Zain (alpha) reçoit l’information qu’un oméga blond construirait des armes et y envoie l’armée, dirigée par Chen.

En conclusion

Tsuyuhisa Fumi sensei nous plonge directement dans l’action. Elle alterne avec dextérité intrigues, révélations, tension et moments sensuels. Son graphisme agréable devient sensuel dans les scènes épicées. D’abord prévue en duologie, un troisième tome est en fin de compte sorti au Japon. Chen m’a énormément surprise et j’aimerais découvrir son histoire. Une lecture prenante!

L’oméga du palais 1 – Tsuyuhisa Fumi

Couverture de L'oméga du palais 1 de Tsuyuhisa Fumi, éditions Hana

TSUYUHISA Fumi 露久ふみ
ISBN: 9782382767856
Hana, 2025
ISBN: 9784403668906 (JP)
Shinshokan, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Je haïssais ce corps qui était destiné à appartenir à un autre. »

Tsuyuhisa Fumi sensei narre un omegaverse avec une touche fantastique, mêlant intrigues politiques et royales. Elle installe le contexte et les personnages tout en maintenant le suspense. Elle s’intéresse aux différences culturelles, la discrimination et la différence d’âge. En effet, le jeune Khalid se montre franc et mûr pour son âge. Il est d’ailleurs respectueux envers Ilya, malgré un mariage politique. L’oméga, quant à lui, a tendance à se rabaisser et prend du temps pour accorder sa confiance, ayant été confronté au mépris dans son pays. Les deux époux apprennent à se connaître doucement. Avec l’introduction des frères de Khalid, Zain et Amir, et du huitième prince de Natashu, Chen, l’autrice dévoile les différentes tensions et manipulations au sein du royaume de Hanu. Elle maîtrise ensuite un saut dans le temps, créant un cliffhanger insoutenable.

La mangaka a un trait fin et épuré, légèrement anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle soigne les décors, très présents, rendant leur somptuosité. Les trames équilibrées sont plutôt en aplat tandis que les trames d’ambiance, graphiques, appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page très dynamique exploite toutes les techniques du manga. Tsuyuhisa sensei explique le concept omegaverse en début de tome mais donne les spécificités de son univers durant la narration. Elle offre de magnifiques premières pages en couleurs. Il n’y a aucune scène érotique, l’alpha étant pour l’instant mineur.

En résumé

Ilya (oméga), treizième prince du petit royaume enneigé Romeridaar, est donné en mariage à Khalid (alpha), souverain du puissant royaume allié Hanu. Alors que dans son pays, les omégas sont victimes d’esclavage et de traite humaine, Ilya se montre sarcastique face aux égards de Suuya, la responsable des domestiques assignée à son service. Un jour, il croise un petit garçon richement vêtu et l’accompagne jusqu’à la sortie. Mais quelle surprise de retrouver cet enfant à la cérémonie du mariage…

En conclusion

Ce tome se classe deuxième meilleur manga émouvant aux Chill chill BL award 2024. Pour l’instant, Tsuyuhisa Fumi sensei installe son univers et les personnages. Elle commence à développer les intrigues de cour, faisant passer le concept d’omegaverse au second plan. Son graphisme met en valeur la somptuosité des décors et des vêtements. J’aime beaucoup la progression d’Ilya. Une lecture entraînante!

Love is an illusion 6 – Fargo

Couverture de Love is an illusion 6 de Fargo, éditions KBL

Fargo
ISBN: 9782382883440
Kbooks, 2026
Lezhin, 2018 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Et si l’amour devait sans cesse se réinventer pour perdurer? »

Fargo développe un peu les romances des couples secondaires, s’attardant particulièrement sur Chowon et Kyungsoo. Touché par la bienveillance de l’étudiant, les sentiments du violoniste évoluent. Ce dernier se remet également en question et entame une rédemption. Ainsi, les révélations autour de Lee permettent d’aborder différents questionnements sur la santé mentale et les troubles névrotiques. Par ailleurs, Park Dojin (alpha) et Kim Hyesung (oméga) détendent l’atmosphère entre leurs chamailleries et leurs quiproquos qui se règlent souvent au lit. L’autrice aborde les risques des réseaux sociaux, en particulier la diffusion de la vie privée sans consentement des personnes célèbres. Elle s’intéresse également à la maltraitance intrafamiliale à travers le passé de l’oméga ainsi que la difficulté à s’y confronter même adulte. Le couple de Yoon Heesoo (bêta) et Park Dojoon (alpha) introduit la question de la stérilité.

Fargo a un trait épuré qui se simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Byul apporte par ailleurs une note mignonne avec ses petites bouilles. Malgré des trames variées en noir et blanc, certains passages sont en couleurs. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés apportent une note réaliste. La mise en page est plutôt classique. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Comme dans le tome précédent, des explications succinctes de l’omegaverse se trouvent en début de tome.

En résumé

Après une question trop intrusive de Yoo Kyungsoo (bêta), Lee Chowon (oméga) refuse de voir ce dernier. Après avoir patienté une semaine, Kyungsoo va donc à un concert de l’artiste pour discuter.

En conclusion

Fargo délaisse un peu les questions de l’omegaverse pour approfondir les relations des différents couples, abordant principalement les choix en amour et la famille. Elle alterne tension, humour et scènes sexy. Son graphisme très expressif transcrit avec finesse les émotions des personnages. J’aime beaucoup l’évolution de Kyungsoo. Une lecture enthousiasmante!

Megumi & Tsugumi 6 – Si Mitsuru

Couverture de Megumi & Tsugumi 6 de Si Mitsuru, éditions Taifu

SI Mitsuru S井ミツル
ISBN: 9782375065846
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784801983748 (JP)
Takeshobo, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Tout juste transféré à Kokonoe, Tsugumi annonce à tout le lycée qu’il est en couple avec Megumi! »

Si Mitsuru sensei s’intéresse à l’intégration des omégas et des bêtas dans un lycée réservé aux alphas. Elle aborde donc les inquiétudes, les rejets, les difficultés d’adaptation, la gestion des chaleurs et la motivation portée par un leader. En effet, Tsugumi devient vite un modèle dans sa classe grâce à son habituelle attitude de sauveur d’omégas en péril. Megumi arrive tout de même à amener son petit ami violent à faire quelques concessions. Les échanges entre le romantique alpha et le gourmand oméga apportent constamment des surprises. Yamada Harutsugu, avec son côté surprotecteur, ajoute également une touche comique. Avec l’introduction du professeur manipulateur Nagano (oméga), l’autrice installe des tensions et de nouvelles intrigues. Elle reprend les classiques des romances scolaires tels que le voyage d’études, les petits moments intimes entre amoureux. Par ailleurs, elle offre deux histoires bonus amusantes.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance, graphiques, alternent avec les décors. La mise en page plutôt classique propose toutefois des vignettes prenant la forme selon leur contenu. Comme dans le tome précédent, Si Mitsuru sensei ne censure pas les scènes érotiques. Sous la jaquette, elle offre deux planches narrant des anecdotes amusantes, du point de vue des enfants puis des parents.

En résumé

Dès le premier jour, Yamada Tsugumi (oméga) se fait remarquer dans le lycée Kokonoe, en déclarant qu’il sort avec Kokonoe Megumi (alpha). Dans la classe spéciale, il attire également l’attention avec sa présentation percutante. Sakashita Inami (alpha), quant à lui, a aussi intégré le lycée et s’inquiète pour son ami oméga. Loin des soucis, Megumi espère avant tout profiter des joies du lycée avec son petit ami…

En conclusion

Si Mitsuru sensei introduit de nouvelles intrigues avec l’arrivée de nouveaux personnages. Elle maîtrise l’alternance entre tension, humour et scènes sexy. Elle chamboule un peu les classiques de la romance lycéenne grâce aux principes de l’omegaverse, créant ainsi beaucoup de surprise. La variété des expressions des regards permet immédiatement de comprendre les émotions des personnages. J’adore le professeur Nagano qui a sûrement encore d’autres facettes à nous dévoiler. Une lecture amusante!

Laisse-moi te détester 6 – Hijiki

Couverture de Laisse-moi te détester 6 de Hijiki, éditions Taifu

Hijiki ひじき
ISBN: 9782375066027
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784799767580 (JP)
Libre, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« J’ai confiance en ceux en qui tu as confiance. »

Hijiki sensei s’intéresse à l’éducation des enfants ainsi qu’à l’organisation entre parents pour gérer les difficultés. Ainsi, elle aborde le manque de confiance en soi mais aussi envers les autres, la difficulté à choisir entre la multitude de méthodes existantes lorsque l’on est un jeune parent. En effet, Naoto préfère laisser Hazuki trouver ses propres techniques tout en le soutenant. D’ailleurs, l’oméga n’hésite pas à recadrer son mari lorsque rongé par la jalousie, il se comporte en alpha possessif. L’introduction d’Otoha, alias le bassiste Otoya (bêta, 23 ans), et de son groupe de musique apporte une touche comique. L’autrice introduit également un potentiel couple alpha*bêta, à travers les confidences du musicien. Par ailleurs, avec les vacances chez Yuki, la mère de Naoto, elle montre les diverses complicités qui se construisent entre les enfants et leur entourage. Elle s’attarde aussi sur les accidents domestiques.

La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Elle utilise plutôt les trames en aplat mais conserve un certain équilibre. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est assez classique. Dans les scènes érotiques, Hijiki sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Comme dans le tome précédent, la postface se trouve sous la jaquette. Les explications sur l’omegaverse sont en début de tome. Les bouilles d’Aoi très expressives apportent une note mignonne.

En résumé

Dernièrement, Tsuchiya Minato est dans sa phase de contestation, ne voulant pas lâcher sa mère Naoto (26 ans). Son père Hazuki (23 ans) ne sait plus comment faire, d’autant plus qu’il emmènera bientôt seul les enfants à un festival, Naoto ayant peut-être ses chaleurs. Alors, il n’hésite pas à demander à sa mère, à consulter internet et même observer d’autres parents qu’ils croisent…

En conclusion

Ce tome se classe onzième meilleure série au Chill chill BL award 2025. Hijiki sensei continue de nous surprendre avec des protagonistes remettant en cause les clichés de l’omegaverse tout en offrant une tranche de vie familiale instructive. Elle alterne avec dextérité les moments tendres et comiques, les tensions et les scènes érotiques. Avec ses physionomies variées, on reconnaît immédiatement les personnages et les bouilles des enfants ajoutent une touche de mignonnerie fondante. D’ailleurs, ils ne sont pas totalement sages, ce qui les rend encore plus attachants. J’ai hâte de découvrir l’histoire d’Otoha, qui fait l’objet d’un spin-off. Une lecture enrichissante!

Ne lâche pas ma main 1 – Sakimoto Saki

Couverture de Ne lâche pas ma main 1 de Sakimoto Saki, éditions Taifu

SAKIMOTO Saki 咲本﨑
ISBN: 9782345065860
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784910526133 (JP)
Shucream, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« Avant, je détestais mes chaleurs plus que tout, mais maintenant… »

Sakimoto Saki sensei narre un omegaverse avec deux lycéens opposés par leurs statuts et leurs visions du monde mais qui sont attirés irrésistiblement l’un par l’autre. Ainsi, elle aborde l’acceptation de soi, la discrimination et la maltraitance. En effet, Kitahara subit un rejet de sa famille parce qu’il est un oméga et se dénigre à cause d’un complexe d’infériorité. Ichijô, quant à lui, déteste la discrimination et se montre surprotecteur envers les personnes fragiles. Ainsi, les deux lycéens vont d’abord se lier d’amitié avant de voir évoluer leurs sentiments. Luttant contre leurs pulsions, ils développent une relation consentie respectant le rythme de chacun. A travers les alphas Yamato, le frère de Miyabi, et Ichiya, l’autrice dénonce le poids des rumeurs ainsi que l’influence des préjugés, entraînant parfois des comportements violents. Elle s’intéresse par ailleurs à la culpabilité, la prise de conscience nécessaire pour se prendre en main et se surpasser.

La mangaka a un trait fin légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant également les expressions. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés et très présents apportent une note réaliste. La mise en page est simplement dynamique. Dans les scènes érotiques, Sakimoto sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou une trame reprenant leurs formes précises. Sous la jaquette, elle présente la routine matinale des deux lycéens.

En résumé

Suite à des problèmes dans son lycée d’élite réservé aux alphas, Ichijô Haruto (alpha) est transféré dans un lycée ordinaire. Le délégué de classe Kitahara Miyabi (oméga) l’accueille durement, ne cachant pas sa haine envers les alphas aisés. Pourtant, lorsqu’il fait un malaise, Ichijô ne peut s’empêcher de prendre soin de lui. D’ailleurs, l’alpha s’inquiète sans cesse pour l’oméga frêle et isolé qui vit seul. Lorsque Miyabi s’absente à cause de ses chaleurs, Haruto lui rend alors visite.

En conclusion

Ce tome obtient la première place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2023. Pour son premier manga relié, Sakimoto Saki sensei maîtrise déjà le rythme de son récit. Contrairement aux thèmes classiques de l’omegaverse, elle préfère mettre en avant l’effort personnel et le travail sur soi pour s’en sortir. Son graphisme très détaillé et de toute beauté apporte une note réaliste. Malgré un tome suffisamment complet et dense, j’ai hâte de découvrir la suite. J’aime particulièrement l’évolution de Kitahara qui découvre une douce ambiance familiale avec la famille d’Ichijô. Un coup de cœur!

Takatora et les omégas 1 – Asada Nemui

Couverture de Takatora et les omégas 1 d'Asada Nemui, édité par Taifu

ASADA Nemui 朝田ねむい
ISBN: 9782375065532
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784829686997 (JP)
France Shoin, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Et bienvenue dans le monde du bétail. Celui des omégas! »

Asada Nemui sensei offre un omegaverse tout en y transposant les problématiques féminines. Ainsi, elle aborde le refus de la maternité, la discrimination, les mariages arrangés, l’engagement dans la lutte pour le bien-être. Bien qu’oméga, Takatora continue d’être arrogant tout en apportant un regard toujours critique sur les contraintes et la vie des omégas. En effet, il refuse d’être passif fasse à son destin et de se soumettre au système établi. Pourtant, il conserve encore un esprit conservateur et des préjugés. Autour de lui gravitent divers omégas qui apportent chacun des thèmes souvent abordés dans l’omegaverse. Arisaka qui subit l’influence des phéromones cumule les relations charnelles tandis que le délégué de classe militant Kameyama nourrit des sentiments ambigus envers Takatora. Avec l’introduction de Ryûgasaki Tatsumi, représentant en médicaments pour omégas, l’autrice apporte un peu de bienveillance avec un alpha plutôt innocent.

La mangaka a un trait anguleux marqué et épais. D’ailleurs, elle a un style graphique particulier et reconnaissable. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames en aplat sont équilibrées mais dans la même palette de tons, privilégiant les contrastes noir et blanc. Les décors très présents s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger les vignettes. La mise en page classique colle parfaitement au style graphique. Asada Nemui sensei ne censure pas les scènes érotiques. Par ailleurs, elle explique les règles de l’omegaverse en cours de tome, intégrant également les particularités de son univers telles que la carrure différente entre oméga, alpha et bêta.

En résumé

Kumajishi Takatora profite de l’influence de sa famille pour s’imposer au lycée d’alphas qu’il fréquente. Il prend plaisir à sermonner les alphas qui cèdent facilement à leurs pulsions mais méprise également les omégas qu’il considère comme du bétail. Toutefois, un jour, il découvre qu’il est en réalité un oméga. Alors qu’il allait être agressé par l’alpha Wanibuchi et sa bande, l’oméga Arisaka Uzuki lui vient en aide. Mais Takatora refuse d’être considéré comme du bétail!

En conclusion

Asada Nemui sensei propose un omegaverse particulier avec un oméga au caractère plutôt désagréable et ambivalent, entre alpha dominant et conservateur et oméga rebelle. Elle introduit des thèmes plutôt féministes qui pourront déranger certains fans du genre. Son graphisme particulier est très expressif. J’apprécie particulièrement la vision de différents omégas qui défendent chacun leurs convictions tout en respectant celles des autres. Un coup de cœur!

Love is an illusion 5 – Fargo

Couverture de Love is an illusion 5 de Fargo, éditions Kbl

Fargo
ISBN: 9782382883440
Kbooks, 2025
Lezhin, (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Entre doutes, révélations et nouveaux départs, chacun apprend qu’aimer, ce n’est pas seulement choisir l’autre… »

Fargo s’intéresse à l’impact des rumeurs sur une célébrité. Elle aborde également la question de l’infertilité, du désir de grossesse et le regret maternel. A travers Byul, elle montre les difficultés d’un couple pour préserver un peu d’intimité ainsi que la différence des liens qui se construisent entre l’enfant et chacun de ses parents. Avec la reprise d’études, Hyesung ressent fortement le poids d’une vie familiale. Par ailleurs l’introduction de nouveaux personnages permet de développer d’autres sujets. Yoon Heesoo (bêta) apporte une note comique en jouant les nounous. D’ailleurs, sa relation avec Dojoon (alpha) interroge sur la gestion du rut et la surprotection. L’autrice développe également la romance pour l’instant instable d’un autre couple: le fils de bonne famille Lee Chowon (oméga), qui souffle le chaud et le froid, avec le prévenant serveur et étudiant Kyungsoo (bêta). Ainsi, elle questionne sur l’amour obsessionnel, le divorce, la rejet de la famille.

Fargo a un trait épuré qui se simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Comme dans le tome précédent, le volume est majoritairement en noir et blanc. Il y a toute de même quelques pages couleurs aux tons sobres. Par ailleurs, les décors, qui apportent une touche réaliste, apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Des explications succinctes sur l’omegaverse se trouvent en début de tome.

En résumé

Kim Hyesung (oméga) supporte mal la tempête médiatique autour de la rumeur d’infidélité de Park Dojin (alpha), répandue par Jaewoo. Alors que Dojin boudait, persuadé que son mari lui était indifférent, il le trouve en larmes à la maison devant leur fils Byul…

En conclusion

Fargo propose différents points de vue sur un même sujet en les développant à travers différents couples: alpha*oméga, alpha*bêta, bêta*oméga. Ainsi, elle pousse jusqu’aux limites les clichés de l’omegaverse en s’intéressant principalement aux réactions mais surtout à l’évolution des sentiments. Son graphisme très expressif permet de se passer de longs dialogues. En effet, en un regard, les lecteurices devinent immédiatement à quoi pensent les protagonistes. J’aime beaucoup le couple de Dojoon et Heesoo. Et j’espère que Kyungsoo trouvera le bonheur. Une lecture touchante!