Laisse-moi te détester 6 – Hijiki

Couverture de Laisse-moi te détester 6 de Hijiki, éditions Taifu

Hijiki ひじき
ISBN: 9782375066027
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784799767580 (JP)
Libre, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« J’ai confiance en ceux en qui tu as confiance. »

Hijiki sensei s’intéresse à l’éducation des enfants ainsi qu’à l’organisation entre parents pour gérer les difficultés. Ainsi, elle aborde le manque de confiance en soi mais aussi envers les autres, la difficulté à choisir entre la multitude de méthodes existantes lorsque l’on est un jeune parent. En effet, Naoto préfère laisser Hazuki trouver ses propres techniques tout en le soutenant. D’ailleurs, l’oméga n’hésite pas à recadrer son mari lorsque rongé par la jalousie, il se comporte en alpha possessif. L’introduction d’Otoha, alias le bassiste Otoya (bêta, 23 ans), et de son groupe de musique apporte une touche comique. L’autrice introduit également un potentiel couple alpha*bêta, à travers les confidences du musicien. Par ailleurs, avec les vacances chez Yuki, la mère de Naoto, elle montre les diverses complicités qui se construisent entre les enfants et leur entourage. Elle s’attarde aussi sur les accidents domestiques.

La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Elle utilise plutôt les trames en aplat mais conserve un certain équilibre. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est assez classique. Dans les scènes érotiques, Hijiki sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Comme dans le tome précédent, la postface se trouve sous la jaquette. Les explications sur l’omegaverse sont en début de tome. Les bouilles d’Aoi très expressives apportent une note mignonne.

En résumé

Dernièrement, Tsuchiya Minato est dans sa phase de contestation, ne voulant pas lâcher sa mère Naoto (26 ans). Son père Hazuki (23 ans) ne sait plus comment faire, d’autant plus qu’il emmènera bientôt seul les enfants à un festival, Naoto ayant peut-être ses chaleurs. Alors, il n’hésite pas à demander à sa mère, à consulter internet et même observer d’autres parents qu’ils croisent…

En conclusion

Ce tome se classe onzième meilleure série au Chill chill BL award 2025. Hijiki sensei continue de nous surprendre avec des protagonistes remettant en cause les clichés de l’omegaverse tout en offrant une tranche de vie familiale instructive. Elle alterne avec dextérité les moments tendres et comiques, les tensions et les scènes érotiques. Avec ses physionomies variées, on reconnaît immédiatement les personnages et les bouilles des enfants ajoutent une touche de mignonnerie fondante. D’ailleurs, ils ne sont pas totalement sages, ce qui les rend encore plus attachants. J’ai hâte de découvrir l’histoire d’Otoha, qui fait l’objet d’un spin-off. Une lecture enrichissante!

Ne lâche pas ma main 1 – Sakimoto Saki

Couverture de Ne lâche pas ma main 1 de Sakimoto Saki, éditions Taifu

SAKIMOTO Saki 咲本﨑
ISBN: 9782345065860
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784910526133 (JP)
Shucream, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« Avant, je détestais mes chaleurs plus que tout, mais maintenant… »

Sakimoto Saki sensei narre un omegaverse avec deux lycéens opposés par leurs statuts et leurs visions du monde mais qui sont attirés irrésistiblement l’un par l’autre. Ainsi, elle aborde l’acceptation de soi, la discrimination et la maltraitance. En effet, Kitahara subit un rejet de sa famille parce qu’il est un oméga et se dénigre à cause d’un complexe d’infériorité. Ichijô, quant à lui, déteste la discrimination et se montre surprotecteur envers les personnes fragiles. Ainsi, les deux lycéens vont d’abord se lier d’amitié avant de voir évoluer leurs sentiments. Luttant contre leurs pulsions, ils développent une relation consentie respectant le rythme de chacun. A travers les alphas Yamato, le frère de Miyabi, et Ichiya, l’autrice dénonce le poids des rumeurs ainsi que l’influence des préjugés, entraînant parfois des comportements violents. Elle s’intéresse par ailleurs à la culpabilité, la prise de conscience nécessaire pour se prendre en main et se surpasser.

La mangaka a un trait fin légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant également les expressions. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés et très présents apportent une note réaliste. La mise en page est simplement dynamique. Dans les scènes érotiques, Sakimoto sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou une trame reprenant leurs formes précises. Sous la jaquette, elle présente la routine matinale des deux lycéens.

En résumé

Suite à des problèmes dans son lycée d’élite réservé aux alphas, Ichijô Haruto (alpha) est transféré dans un lycée ordinaire. Le délégué de classe Kitahara Miyabi (oméga) l’accueille durement, ne cachant pas sa haine envers les alphas aisés. Pourtant, lorsqu’il fait un malaise, Ichijô ne peut s’empêcher de prendre soin de lui. D’ailleurs, l’alpha s’inquiète sans cesse pour l’oméga frêle et isolé qui vit seul. Lorsque Miyabi s’absente à cause de ses chaleurs, Haruto lui rend alors visite.

En conclusion

Ce tome obtient la première place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2023. Pour son premier manga relié, Sakimoto Saki sensei maîtrise déjà le rythme de son récit. Contrairement aux thèmes classiques de l’omegaverse, elle préfère mettre en avant l’effort personnel et le travail sur soi pour s’en sortir. Son graphisme très détaillé et de toute beauté apporte une note réaliste. Malgré un tome suffisamment complet et dense, j’ai hâte de découvrir la suite. J’aime particulièrement l’évolution de Kitahara qui découvre une douce ambiance familiale avec la famille d’Ichijô. Un coup de cœur!

Takatora et les omégas 1 – Asada Nemui

Couverture de Takatora et les omégas 1 d'Asada Nemui, édité par Taifu

ASADA Nemui 朝田ねむい
ISBN: 9782375065532
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784829686997 (JP)
France Shoin, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Et bienvenue dans le monde du bétail. Celui des omégas! »

Asada Nemui sensei offre un omegaverse tout en y transposant les problématiques féminines. Ainsi, elle aborde le refus de la maternité, la discrimination, les mariages arrangés, l’engagement dans la lutte pour le bien-être. Bien qu’oméga, Takatora continue d’être arrogant tout en apportant un regard toujours critique sur les contraintes et la vie des omégas. En effet, il refuse d’être passif fasse à son destin et de se soumettre au système établi. Pourtant, il conserve encore un esprit conservateur et des préjugés. Autour de lui gravitent divers omégas qui apportent chacun des thèmes souvent abordés dans l’omegaverse. Arisaka qui subit l’influence des phéromones cumule les relations charnelles tandis que le délégué de classe militant Kameyama nourrit des sentiments ambigus envers Takatora. Avec l’introduction de Ryûgasaki Tatsumi, représentant en médicaments pour omégas, l’autrice apporte un peu de bienveillance avec un alpha plutôt innocent.

La mangaka a un trait anguleux marqué et épais. D’ailleurs, elle a un style graphique particulier et reconnaissable. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames en aplat sont équilibrées mais dans la même palette de tons, privilégiant les contrastes noir et blanc. Les décors très présents s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger les vignettes. La mise en page classique colle parfaitement au style graphique. Asada Nemui sensei ne censure pas les scènes érotiques. Par ailleurs, elle explique les règles de l’omegaverse en cours de tome, intégrant également les particularités de son univers telles que la carrure différente entre oméga, alpha et bêta.

En résumé

Kumajishi Takatora profite de l’influence de sa famille pour s’imposer au lycée d’alphas qu’il fréquente. Il prend plaisir à sermonner les alphas qui cèdent facilement à leurs pulsions mais méprise également les omégas qu’il considère comme du bétail. Toutefois, un jour, il découvre qu’il est en réalité un oméga. Alors qu’il allait être agressé par l’alpha Wanibuchi et sa bande, l’oméga Arisaka Uzuki lui vient en aide. Mais Takatora refuse d’être considéré comme du bétail!

En conclusion

Asada Nemui sensei propose un omegaverse particulier avec un oméga au caractère plutôt désagréable et ambivalent, entre alpha dominant et conservateur et oméga rebelle. Elle introduit des thèmes plutôt féministes qui pourront déranger certains fans du genre. Son graphisme particulier est très expressif. J’apprécie particulièrement la vision de différents omégas qui défendent chacun leurs convictions tout en respectant celles des autres. Un coup de cœur!

Love is an illusion 5 – Fargo

Couverture de Love is an illusion 5 de Fargo, éditions Kbl

Fargo
ISBN: 9782382883440
Kbooks, 2025
Lezhin, (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Entre doutes, révélations et nouveaux départs, chacun apprend qu’aimer, ce n’est pas seulement choisir l’autre… »

Fargo s’intéresse à l’impact des rumeurs sur une célébrité. Elle aborde également la question de l’infertilité, du désir de grossesse et le regret maternel. A travers Byul, elle montre les difficultés d’un couple pour préserver un peu d’intimité ainsi que la différence des liens qui se construisent entre l’enfant et chacun de ses parents. Avec la reprise d’études, Hyesung ressent fortement le poids d’une vie familiale. Par ailleurs l’introduction de nouveaux personnages permet de développer d’autres sujets. Yoon Heesoo (bêta) apporte une note comique en jouant les nounous. D’ailleurs, sa relation avec Dojoon (alpha) interroge sur la gestion du rut et la surprotection. L’autrice développe également la romance pour l’instant instable d’un autre couple: le fils de bonne famille Lee Chowon (oméga), qui souffle le chaud et le froid, avec le prévenant serveur et étudiant Kyungsoo (bêta). Ainsi, elle questionne sur l’amour obsessionnel, le divorce, la rejet de la famille.

Fargo a un trait épuré qui se simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Comme dans le tome précédent, le volume est majoritairement en noir et blanc. Il y a toute de même quelques pages couleurs aux tons sobres. Par ailleurs, les décors, qui apportent une touche réaliste, apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Des explications succinctes sur l’omegaverse se trouvent en début de tome.

En résumé

Kim Hyesung (oméga) supporte mal la tempête médiatique autour de la rumeur d’infidélité de Park Dojin (alpha), répandue par Jaewoo. Alors que Dojin boudait, persuadé que son mari lui était indifférent, il le trouve en larmes à la maison devant leur fils Byul…

En conclusion

Fargo propose différents points de vue sur un même sujet en les développant à travers différents couples: alpha*oméga, alpha*bêta, bêta*oméga. Ainsi, elle pousse jusqu’aux limites les clichés de l’omegaverse en s’intéressant principalement aux réactions mais surtout à l’évolution des sentiments. Son graphisme très expressif permet de se passer de longs dialogues. En effet, en un regard, les lecteurices devinent immédiatement à quoi pensent les protagonistes. J’aime beaucoup le couple de Dojoon et Heesoo. Et j’espère que Kyungsoo trouvera le bonheur. Une lecture touchante!

Mon voisin flippant est un oméga – Nikuya Inui

Couverture de Mon voisin flippant est un oméga de Nikuya Inui, éditions Hana

NIKUYA Inui ニクヤ乾
ISBN: 9782382764596
Hana, 2024
ISBN: 9784758025997 (JP)
Ichijinsha, 2023 (JP)
Titre original: コワモテの隣人がΩだった時の対処法
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Ton odeur me fait plus d’effet que les médicaments habituels. »

Nikuya Inui sensei offre une romance entre un revêche oméga entreprenant et un pur alpha innocent. Elle ajoute une note inventive avec le concept d’alpha singulier, qui réagit peu aux phéromones. Par ailleurs, la narration alterne entre les deux héros. Bien que la relation entre les deux étudiants soit d’abord charnelle malgré une attirance mutuelle, leurs sentiments évoluent rapidement. Le caractère des deux héros prend le contrepied des modèles classiques de l’omegaverse. Ainsi, le froid Miyanaga n’hésite pas à se battre pour se défendre tandis qu’Enatsu se montre prévenant et facilement émotif. Sôsuke, l’ami alpha de Kôta, apporte un regard extérieur sur la relation qui se noue entre les deux voisins. L’autrice aborde entre autres le jugement sur l’apparence, l’instinct des alphas et des omégas, la maîtrise de soi et la fidélité. Dans l’histoire bonus, elle met en avant le jeu de provocations qui continue entre les deux amoureux.

La mangaka a un trait anguleux qu’elle simplifie et arrondit dans les passages humoristiques. Elle intègre les explications sur l’omegaverse directement dans le récit. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est très dynamique. Nikuya sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle met souvent en avant la plastique des deux héros, et particulièrement la fine musculature de Miyanaga. Sous la jaquette, elle révèle les coulisses de la création de son histoire.

En résumé

Enatsu Kôta (alpha), étudiant en 1e année à l’université, ne sent pas vraiment les phéromones des omégas. Aussi, ses camarades alphas se moquent souvent de son manque de libido. Pourtant, un jour, il sent l’odeur d’un oméga chez son voisin mais n’ose pas se plaindre car ce dernier l’effraie avec ses tatouages et ses piercings. Mais en sortant de chez lui, il croise son voisin et découvre que Miyanaga Ryûnosuke est en fait un oméga. Voyant la détresse de ce dernier avec ses chaleurs, il lui propose alors d’acheter ses suppresseurs. Mais à son retour, Miyanaga lui saute dessus. En effet, son odeur d’alpha semble plus efficace pour le calmer.

En conclusion

Ce tome se classe troisième meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2024. Nikuya Inui sensei offre une dynamique rafraîchissante dans la relation entre un alpha et un oméga. Malgré un grand nombre de passages sexy, elle développe suffisamment son récit bien que l’évolution des sentiments aillent vite. Par ailleurs, son graphisme est plaisant. J’aime beaucoup le caractère plutôt provocateur de Miyanaga. Une lecture entraînante!

Tadaima, okaeri 5 Jours sans nuages – Ichikawa Ichi

Couverture de Tadaima, okaeri 5 d'Ichikawa Ichi, édité par Hana

ICHIKAWA Ichi いちかわ壱
ISBN: 9782382765333
Hana, 2025
ISBN: 9784865897791 (JP)
Fusion product, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« C’est sa première dispute avec un copain! »

Ichikawa Ichi sensei continue de développer le quotidien paisible de la famille Fujiyoshi et leurs amis. Ainsi, elle s’attarde d’abord sur l’amitié de Hikari avec Michiru puis le festival universitaire avec Hirai Yûki et Matsuo Tomohiro. D’ailleurs, elle aborde la question de destinée à travers la relation entre alpha et bêta ainsi que la peur constante qui pèse face à une âme sœur. Ainsi, le protecteur Tomohiro exprime facilement son débordement d’amour pour Yûki qui surpasse peu à peu ses difficultés à communiquer. L’arrivée de Shigetomi Taki, l’ex-fiancé de Fujiyoshi Hiromu, permet d’introduire de nouveaux thèmes tels que l’attachement des alphas à un statut, le mariage arrangé, la construction d’une famille. Ainsi, l’autrice s’intéresse à la discrimination et à l’accouplement, mettant en avant la question du consentement de l’alpha et de l’oméga ainsi que le sentiment de possessivité qui en découle. Dans la postface, elle annonce la sortie de l’anime.

La mangaka a un trait épuré plutôt en rondeur. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Comparé au tome précédent, Ichikawa Ichi sensei arrête les scènes érotiques aux préliminaires. Sous la jaquette, elle apporte une anecdote sur l’exposition de la nuque et les morsures dans deux planches. Elle présente également les personnages en début de tome ainsi que les explications sur l’omegaverse.

En résumé

Fujiyoshi Hikari (alpha) et Mochizuki Michiru (oméga) s’entendent à merveille malgré leurs caractères opposés. Mais au parc, alors que Michi dessinait des glands, il frappe brusquement la main de son ami. Pourtant, Hikaru voulait juste retirer un gland sans cupule. Malheureusement, la pluie interrompt leur première dispute. Les deux enfants arriveront-ils à se réconcilier?

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2025. Ichikawa Ichi sensei trouve encore des sujets à développer sur son univers pourtant doux et simple. A travers des tranches de vie, elle met en valeur la famille, la communication et l’entraide. Son graphisme agréable retranscrit avec finesse les émotions des personnages. Bien que ce tome soit très épais (274 pages), il se laisse lire d’une traite. Je ne me lasse pas des aventures des Fujiyoshi, Matsuo et Mochizuki. Et j’apprécie cette petite incursion dans le passé de Hiromu et Ogiwara Masaki. Une lecture charmante.

Remnant jujin omegaverse 5 – Hasumi Hana

Couverture de Remnant jujin omegaverse 5 de Hasumi Hana, éditions Taifu

HASUMI Hana 羽純ハナ
ISBN: 9782375063293
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784866573816 (JP)
Frontier works, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Hors de question que je fréquente un oméga… »

Hasumi Hana sensei développe l’histoire de Will, dévoilant par brides son passé mais également de nouvelles facettes de son caractère ambigu. Elle met également en avant le statut des humains bêtas, exploités ou laissés pour compte dans cet univers dominés par les bestials et les humains alphas. L’excentrique revendeur de fourrures, Taron Wordoff (humain alpha), s’avère être un fin manipulateur. Par ailleurs, Will semble fataliste face à l’amour, persuadé que le lien spirituel domine dans une relation. Alors qu’il se montre souvent taquin avec Dahto, il enchaine les quiproquos avec Judas, ses secrets polluant sa relation. Judas, quant à lui, affiche maintenant ouvertement sa possessivité devant ses amis. Ainsi, l’autrice s’intéresse à la discrimination subie par les humains, la peur de l’abandon, la fuite des peines de cœur. A travers Furio, elle installe pour l’instant un amour à sens unique. L’histoire bonus apporte une touche mignonne.

La mangaka a un trait légèrement anguleux et épuré. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Elle varie les trames, détaillant les ombres, les dégradés, les motifs des tenues chatoyantes ainsi que le pelage des bestials. Comme dans le tome précédent, des hachures renforcent les ombres fortes. Par ailleurs, les trames d’ambiance alternent avec les décors soignés. La mise en page est également très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hasumi sensei censure les parties intimes en ne dessinant pas leur contour, leur forme se perdant ainsi dans les trames. Elle joue aussi sur les cadrage pour ne pas montrer les détails. En début de tome, elle explique les particularités de son univers en plus des principes de l’omegaverse et présente succinctement les personnages.

En résumé

Depuis que Tonéria lui a confié une nouvelle mission, Judas (bestial alpha) s’absente souvent longtemps de son domicile. Alors, pour tromper son ennui, Dahto (humain oméga) aide parfois Furio (humain oméga) à l’église. Un jour, Will (humain bêta) lui demande d’aider un de se amis revendeur de fourrures. Mais l’oméga ne s’attendait pas à travailler en tant que mannequin.

En conclusion

Hasumi Hana sensei met en avant Will, abordant la place peu envieuse des bêtas dans cet univers. Elle introduit de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues tout en approfondissant la relation entre Judas et Dahto. Elle maîtrise parfaitement son graphisme, les personnages changeant de tenues ou de coiffures restant immédiatement reconnaissable. Je suis particulièrement heureuse de découvrir l’histoire du bêta qui m’intrigue depuis le début. Hâte de lire la suite! Une lecture titillant la curiosité.

Remnant jujin omegaverse 4 – Hasumi Hana

couverture de Remnant jujin omegaverse 4 de Hasumi Hana, éditions Taifu

HASUMI Hana 羽純ハナ
ISBN: 9782375062876
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784866572628 (JP)
Frontier works, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Tout pour celui qu’on aime… »

Hasumi Hana sensei consacre ce tome aux révélations et aux retrouvailles entre Dahto et Judas. Elle montre l’évolution du couple qui, contrairement au tome précédent, arrive enfin à partager leurs sentiments réciproques. Ainsi, elle s’intéresse à la construction de la confiance, à la communication au sein d’un couple et à l’acceptation du destin. En effet, l’humain oméga et le bestial alpha font enfin une mise au point sur les malentendus. D’ailleurs, ils obtiennent le soutien de Bella, Will et Furio. Par ailleurs, Baron apporte une note humoristique avec ses remarques parfois piquantes. Tonéria, quant à lui, montre de nouvelles facettes. L’autrice interroge également sur le concept de famille élargie, avec la distance qui s’installe, le vivre ensemble, la préservation de la réputation ainsi que la pression subie par les omégas pour procréer. Elle aborde la peur de perdre l’être aimé et le respect des omégas.

La mangaka a un trait à peine épuré, plutôt anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Ainsi, Baron affiche d’adorables mimiques. Les trames très nombreuses et variées rendent les dégradés et les motifs du pelage. De même, des hachures soulignent les ombres fortes. Les trames d’ambiance renforcent les émotions et alternent avec les décors. D’ailleurs, les paysages semblent parfois inspirés de photographies, reprenant des architectures occidentales. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hasumi sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou des trames sans contour ni forme. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures. Elle précise les spécificités de son univers dans les explications sur l’omegaverse en début de tome.

En résumé

Suite à la disparition de Dahto (humain oméga), Judas (bestial alpha) passe ses nerfs sur Tonéria, le soupçonnant d’être le commanditaire. La condescendance du chef de la famille Siegfried l’exaspère également. Toutefois, Judas commence tout de même à douter. Abandonné au fin fond d’une forêt par ses ravisseurs, Dahto essaie de rejoindre Judas. Mais alors qu’il pensait enfin trouver du secours, une troupe de voyous l’agresse…

En conclusion

Hasumi Hana sensei donne l’impression de conclure son récit pourtant, elle précise dans sa postface avoir d’autres sujets à raconter, pour notre plus grand bonheur. Elle maîtrise le rythme entre les révélations, la tension et les moments romantiques ou paisibles. Par ailleurs, son graphisme est de toute beauté. Je craque complètement pour les bouilles des personnages dans les moments comiques. Une lecture réconfortante!

Last omegaverse – Harekawa Shinta

Couverture de Last omegaverse de Harekawa Shinta, éditions Taifu

HAREKAWA Shinta 晴川シンタ
ISBN: 9782375065143
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784801968349 (JP)
Takeshobo, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

« Il y a un siècle de cela, les alphas et les omégas se sont éteints. »

Harekawa Shinta sensei propose un omegaverse avec une note originale: la disparition des alphas et des omégas. Elle interroge sur la différence entre un coup de foudre et l’influence des phéromones et la solitude. Ainsi, elle dépeint les différentes émotions ressenties, en particulier à cause du manque de connaissance sur les seconds genres. Ayase aspire à une vie et à un amour normaux mais doit composer avec les effets de ses chaleurs, devant mentir sur sa condition. Sa sœur, Yôko, se montre en plus trop surprotectrice. Inukai, quant à lui a constamment peur de ne pas contrôler son instinct. Les personnages, blessés par la vie jusqu’à présent, construisent d’abord une relation un peu malsaine mais cherchent à l’équilibrer et à avancer. Ainsi, l’autrice révèle par brides le passé des personnages. Elle aborde la question du destin, de l’acceptation de soi, du doute et de la sincérité des sentiments.

La mangaka a un trait épuré avec des contours plus épais donnant du relief. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Harekawa sensei censure les parties intimes avec des trames légères ou des contours blancs qui s’estompent. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures, offrant presque une scène par chapitre.

En résumé

Les alphas et les omégas ont disparu depuis un siècle déjà. Pourtant, un jour de pluie, le PDG d’une société, Inukai Ryô, croise l’acteur porno gay, Ayase Yûtarô, à un passage piétons. Les deux hommes se sentent irrémédiablement attirés l’un par l’autre et enchaînent ensuite rapidement les rendez-vous. Mais pendant leurs ébats, Ayase qui cache son second genre oméga, s’interrompt brusquement pour prendre des suppresseurs d’urgence. Inukai lui avoue alors être un alpha.

En conclusion

Harekawa Shinta sensei offre un omegaverse plutôt original, malgré une narration un peu rapide pour tenir en un one-shot. Ainsi, elle développe peu les différents thèmes abordés mais exploite tout de même l’essentiel. En plus, elle analyse avec finesse les émotions des personnages, dévoilant au fur et à mesure leurs petits défauts. Le récit semble ainsi très vivant. Par ailleurs, le graphisme est à la fois fin et agréable. Même si je trouve que ce titre ne restera pas longtemps dans les mémoires, je l’ai apprécié, étant touchée par l’imperfection des personnages. Une lecture attendrissante!

Megumi & Tsugumi 5 – Si Mitsuru

Couverture de Megumi & Tsugumi 5 de Si Mitsuru, éditions Taifu

SI Mitsuru S井ミツル
ISBN: 9782375065280
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784801982437 (JP)
Takeshobo, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Ils se fichent complètement de piétiner nos sentiments. »

Si Mitsuru sensei continue de développer les questions de l’engagement pour l’avenir et de l’entêtement des parents qui décident à la place de leur progéniture. Elle aborde le jugement sur l’apparence ainsi que les différences des classes sociales. Comme dans le tome précédent, elle alterne la narration entre les deux héros. A notre surprise, Tsugumi accepte enfin quelques compromis mais il ne peut s’empêcher de relever des défis. Megumi, quant à lui, arrive de mieux en mieux à anticiper les réactions de son petit ami. Les parents Yamada, Harutsugu et Kuroji, offrent une vision différente de l’éducation comparé à Kokonoe Makoto. D’ailleurs, le directeur d’école a tendance à mélanger ses convictions personnelles avec ses fonctions professionnelles. Ainsi, l’autrice analyse les relations entre parents et enfants adolescents. Avec le collier pour oméga, elle interroge sur le double sens qui de dégage entre afficher sa possession et protéger l’être aimé.

La mangaka a un trait épuré avec des angles plutôt marqués. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées malgré une palette de teinte plutôt restreinte. De même, les trames d’ambiance, plutôt graphiques, accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page classique mais efficace rythme la lecture. Si Mitsuru sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle détaille peu les parties intimes, ce qui correspond parfaitement à son style général. En fin de chapitre, elle résume un peu l’ambiance avec les personnages en SD. Sous la jaquette, deux planches font suite à la dernière histoire bonus, à lire donc à la fin.

En résumé

Alors que Kokonoe Megumi (alpha) pensait discuter de son avenir avec son père Makoto, ce dernier lui a organisé un rendez-vous avec Inami (alpha). L’étudiant qui hésite à intégrer le lycée Kokonoe a également été piégé par son père. Megumi s’oppose alors courageusement à son géniteur, inspirant aussi Inami qui ose enfin se rebeller. Mais Yamada Tsugumi (oméga) débarque soudain dans le restaurant. Cédant à ses supplications, le père Kokonoe accepte d’écouter enfin son fils et de rencontrer la famille Yamada.

En conclusion

Si Mitsuru sensei maîtrise parfaitement le développement de son récit, décortiquant point par point ses différents sujets. En plus des interrogations autour des principes de l’omegaverse, elle offre une belle comédie romantique. Elle analyse également l’évolution des adolescents ainsi que des parents. Son graphisme reconnaissable est expressif et agréable. Certains lecteurs pourront regretter le changement du style des débuts à cause de la simplification de certains détails. J’apprécie particulièrement ce tome dans lequel les deux amoureux se battent pour faire reconnaître la sincérité de leurs sentiments. Une lecture plaisante!