Laisse-moi te détester 1 – Hijiki

laisse moi te detester 1 hijiki
Hijiki ひじき
ISBN: 9782375062890
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784799743515 (JP)
Libre, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Je te protégerai. Je n’ai pas besoin d’un alpha! »

Hijiki sensei offre un omegaverse original mettant en avant l’amour et la volonté. Elle utilise cet univers pour dénoncer les vices humains. Par exemple, elle aborde la discrimination qui se base sur les différences, le jugement extérieur, la culpabilisation des victimes de viol. Naoto va apprendre petit à petit à surmonter son traumatisme et à accepter l’amour de Hazuki qui se montre franc et bienveillant envers lui. Même si Shizuku paraît un peu trop mûre et précoce pour son âge, son environnement permet de l’accepter facilement. Comme l’auteure s’intéresse beaucoup à l’évolution des sentiments, elle alterne la narration entre Naoto et Hazuki. Elle questionne sur le traumatisme, le dépassement de la peur et l’engagement sur l’avenir. Les relations sont plutôt consentantes, les deux héros débordant de gentillesse.

Bien que ce soit sa première œuvre éditée, la mangaka a déjà un style personnel. Elle donne une forme particulière aux yeux qui sont d’ailleurs très expressifs. De même, elle courbe les nez avec grâce. Son trait est épuré, plutôt léché. Les décors situent surtout l’action. De même, les trames d’ambiance illustrent les émotions. La mise en page est dynamique. Hijiki sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle dessine même des coupes intérieures et les détails. Sous la jaquette, elle offre quelques anecdotes sous forme d’épilogue.

En résumé

L’oméga Koga Naoto (21 ans) élève seul sa fille Shizuku (5 ans). Au lycée, il est tombé enceint suite au viol de plusieurs alphas, mais il a décidé de garder l’enfant. Maintenant, il cherche activement un travail même si il essuie beaucoup de refus à cause de son genre, n’étant pas lié à une âme sœur. D’ailleurs, sa mère l’a inscrit à une soirée de rencontre pour célibataires. Soudain, un lycéen alpha, Tsuchiya Hazuki (17 ans), lui déclare être son âme sœur. Quelques jours plus tard, Naoto trouve enfin un emploi de concierge dans un lycée. Toutefois, il y retrouve Hazuki qui y est inscrit. Depuis, le lycéen lui déclare son amour à chaque rencontre. Mais Naoto qui déteste les alphas, le rejette, même si son comportement l’intrigue. En effet, l’alpha préfère fuir quand l’oméga émet des phéromones. Kyosuke informe alors Koga que Tsuchiya se fait passer pour un bêta…

En conclusion

Ce tome a obtenu la première place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2020. En effet, l’auteure maîtrise déjà bien son graphisme et son scénario. En plus, elle apporte un peu d’originalité à l’univers omegaverse. Il y a encore de petites maladresses mais elles ne se remarquent pas immédiatement. Ses personnages sont attachants, la relation est plutôt saine, Hazuki s’excusant quand il se montre trop lourd ou acceptant sa punition. D’ailleurs, il communique beaucoup. Shizuku apporte également beaucoup de fraîcheur. Un couple mignon que l’on n’a pas envie de quitter aussi vite!

Yes, my destiny – answer 2 – Sachimo

yes my destiny answer 2 sachimo
Sachimo さちも
ISBN: 9782368775957
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784865893557 (JP)
Fusion product, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Miyauchi acceptera-t-il enfin le bonheur que Kudô lui donne et que son entourage lui souhaite?

Sachimo sensei transpose les questions habituelles sur la grossesse, l’accouchement et l’éducation des enfants à travers les aventures des deux couples de sa série. En effet, Miyauchi aurait des problèmes de stérilité, s’ajoutant à ses peurs de ne pouvoir rendre heureux celui qu’il aime. Ainsi, son manque de confiance en lui le rend plutôt lâche. Pourtant, il va prendre conscience de ses sentiments et affronter son passé traumatisant, soutenu par ceux qui l’entourent. Sous ses airs impassibles, il se révèle en réalité plus sensible qu’il ne paraît. D’ailleurs, Kudô continue patiemment à surmonter les murs que son bien-aimé dresse devant lui tout en affrontant son attirance pour son âme sœur. L’auteure présente Hajime comme une poupée docile dans les mains de Hijiri. Mais elle aborde encore à travers cet étrange couple la question de l’abnégation pour celui que l’on aime.

La mangaka a un trait fin épuré et anguleux. Elle exagère les expressions ou simplifie ses traits pour renforcer l’effet comique. Elle représente également graphiquement le fantôme du passé qui hante Miyauchi par une image de son enfance. Les décors situent principalement l’action. En revanche, il y a beaucoup plus de trames d’ambiance. Les autres trames sont d’ailleurs équilibrées. La mise en page est très dynamique avec des ellipses, des vides et différentes formes de cadrage. Sachimo sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle présente les personnages et leurs liens en début de tome. Elle offre un yonkoma ajoutant une conclusion au chapitre final en fin de volume ainsi qu’une anecdote en deux planches sous la jaquette. Les illustrations en début de chapitre montrent les deux majordomes qui se rapprochent. Les couvertures du tome 1 et 2 mises côte à côte forment une illustration unique.

En résumé

Miyauchi Ichirô (bêta) continue de repousser les petites attentions de Kudô Yûto (alpha). Inquiet pour son fils, Kudô Masato (alpha) confie alors au majordome adjoint une clé USB contenant un terrible secret concernant Nagumo Hijiri (alpha). Il ne peut s’empêcher de prendre soin d’Ichirô depuis qu’ils se sont rencontrés après la mort de la mère du bêta. Le document révèle alors que le scientifique aurait amélioré génétiquement Hajime (oméga) pour correspondre à l’âme sœur de Kudô. Lors d’une rencontre avec Hijiri, Miyauchi tente donc de comprendre ses desseins. En effet, cette attirance artificielle peut-elle subsister? Mais pour le scientifique, les manipulations du majordome pour aider son maître à trouver le bonheur sont identiques à son projet, le but étant de rendre heureux la personne qu’ils aiment. Pris de remords d’être intervenu dans le destin de son maître, Ichirô déprime. Mais Saionji Aoi (oméga) trouve les mots justes pour le réconforter.

En conclusion

L’évolution des personnages semble osciller entre force et faiblesse. Ils se débrouillent parfois seuls, ou bien grâce à des soutiens. Comme dit Kudô, « Le destin peut aller se faire voir! ». Une phrase qui résume parfaitement ce dernier tome. Beaucoup d’émotions, de belles surprises, ce couple garde une place particulière dans mon cœur. On en oublie même que c’est un omegaverse.

Yes, my destiny – answer 1 – Sachimo

yes my destiny answer 1 sachimo
Sachimo さちも
ISBN: 9782368775950
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784865893472 (JP)
Fusion product, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Un alpha doit-il forcément s’unir à son âme sœur ?

Sachimo sensei continue à développer la relation entre Miyauchi et Kudô. Elle met le couple à l’épreuve en introduisant Nagumo Hajime, un oméga qui s’avère être l’âme sœur de Kudô. De même, elle interroge sur la possibilité de manipuler le destin avec l’intervention de Nagumo Hijiri (alpha). Kudô se retrouve tiraillé entre son attirance pour l’oméga et son amour sincère pour le bêta. D’ailleurs, il ne peut s’empêcher d’être prévenant avec son majordome adjoint, malgré son refus de continuer à construite leur histoire d’amour. L’auteure s’intéresse également aux doutes et aux sentiments de Miyauchi, dont les traumatismes d’enfance polluent ses relations. Elle l’approfondit même dans un chapitre spécial. Alors que dans Yes, my destiny 2, elle faisait des sauts dans le temps, ici, la romance prend son temps.

La mangaka n’hésite pas à simplifier son trait fin et épuré dans les passages humoristiques, exagérant les expressions tout en déformant les visages et les yeux. D’ailleurs, elle arrive à rendre les yeux très expressifs malgré leur forme effilée. Au contraire, les enfants ont de grands yeux et sont tout en rondeur. Kudô, qui avait un air sévère, affiche différentes expressions amusantes. La mise en page est dynamique, avec des trames et des décors équilibrés. Sachimo sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle nous permet même d’admirer la plastique des deux héros avec les fiches des personnages sous la jaquette. Par contre, elle révèle le lien entre Miyauchi et la famille Saionji à travers la présentation des personnages en début de tome. Chaque chapitre débute avec une illustration représentant les majordomes avec leurs maîtres à différents âges.

En résumé

Saionji Aoi a mis au monde deux adorables enfants alpha, Ren et Sakura. Toutefois, Miyauchi Ichirô (30 ans) semble avoir du mal à s’en réjouir. Lors de la préparation d’une réception, il se dispute avec Kudô Yûto (32 ans) à propos de l’organisation. En effet, comme le pervers Ôda sera à la table des Kasuga, le futur chef des domestiques s’inquiète pour son partenaire. D’ailleurs, un incident survient durant le repas, le jeune Kasuga Yûsuke n’appréciant pas qu’un bêta s’occupe de leur table. Kudô intervient. Même s’il déclare toujours son amour pendant leurs ébats, Miyauchi ne lui donne toujours pas de réponse. Quand Ren refuse de boire le biberon de lait donné par Kudô, Miyauchi vient à la rescousse. Mais Jirô ne peut s’empêcher de complimenter le tableau de famille qu’ils offrent. N’en pouvant plus, Kudô demande alors à Miyauchi de sortir avec lui mais malgré ses sentiments, il refuse.

En conclusion

Ce tome obtient la seconde place de la meilleure série au Chill chill BL award 2018. Kudô Yûto est classé premier meilleur seme et Miyauchi Ichirô second meilleur uke. Mon couple préféré de Yes, my destiny a droit à une histoire à part entière. J’adore le travail de l’auteure sur ce récit. Elle va à l’essentiel mais insiste tout de même sur les sentiments et le ressenti de ses personnages, provoquant beaucoup de réaction à la lecture, pour ma part. J’aime également voir nos deux majordomes en tenue de tous les jours. Vivement la suite!

Yes, my destiny 2 – Sachimo

yes my destiny 2 sachimo
Sachimo さちも
ISBN: 9782368775677
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784865891973 (JP)
Fusion product, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Deux majordomes têtus qui apprennent doucement à s’apprécier.

Sachimo sensei développe la romance entre les deux majordomes. Elle donne la version de Kudô et Miyauchi sur certains passages du tome précédent. En parallèle, elle montre ce que devient le couple de Jirô et Aoi, en suivant la grossesse de l’oméga. L’abnégation de Miyauchi pour le bonheur de son maître touche particulièrement Kudô. Pourtant, l’alpha continue à se chamailler avec le bêta, malgré l’envie de lui transmettre son amour. Le couple évolue donc petit à petit, Miyauchi s’ouvrant peu à peu à Kudô. L’auteure interroge encore sur l’impossibilité de lutter contre le destin. Elle révèle le passé des majordomes et leurs traumatismes. En effet, suite à son enfance malheureuse, Miyauchi se considère comme un parasite et quelqu’un de banal ne méritant pas un amour inconditionnel. Par ailleurs, le majordome Yamazaki (alpha) apporte un peu d’humour avec un regard extérieur sur le couple dans un chapitre bonus.

Le trait épuré et anguleux de la mangaka semble simple au premier abord. Pourtant, elle soigne les costumes et les détails. Elle dessine plutôt des personnages élancés, avec des yeux effilés. Par ailleurs, ses décors s’estompent pour mettre en avant les personnages. Les trames sont variées et équilibrées et les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page est dynamique. Sachimo sensei ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

Quand Tôjô Aoi a eu ses chaleurs, Kudô Yûto a réussi à le protéger et a résisté même en rut. Mais n’arrivant plus à tenir, Miyauchi Ichirô l’aide à s’éloigner. Sous l’emprise des chaleurs, l’alpha mord alors le bêta dans le creux du cou. Devant son désarroi, Miyauchi entreprend de le soulager. Depuis, Aoi et Saionji Jirô filent le grand amour. En revanche, Kudô ne supporte pas Miyauchi. Même si son travail est impeccable, ils se querellent facilement pour des broutilles. En plus, il a beaucoup de succès auprès du personnel. Pourtant, il essaie de le comprendre. Remarquant que le majordome est amoureux de son maître, il est touché par son abnégation pour pousser Aoi dans les bras de Jirô. Mais Kudô a lui aussi envie de protéger les facettes cachées de Miyauchi en larmes à l’annonce de la grossesse d’Aoi.

En conclusion

Ce tome a obtenu la huitième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2017. Kudô est classé treizième meilleur seme et Miyauchi septième meilleur uke. L’auteure bouleverse un peu les représentations classiques de l’omegaverse: d’abord avec un couple alpha et bêta. Ensuite, elle introduit un couple de femmes alpha et bêta avec les parents de Miyauchi. Et puis il est impossible de ne pas craquer pour les jumeaux Ren et Sakura. D’ailleurs, j’aime beaucoup Miyauchi qui allie à la fois classe et impertinence. Quel bonheur de découvrir que leur histoire continue!

Yes, my destiny 1 – Sachimo

yes my destiny 1 sachimo
Sachimo さちも
ISBN: 9782368775660
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784865891867 (JP)
Fusion product, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Lutter contre le destin ou l’utiliser?

Sachimo sensei présente un omegaverse assez « classique » mettant en avant la discrimination que les alphas imposent aux bêtas et aux omégas. Elle s’intéresse particulièrement aux âmes-sœurs et à l’attirance incontrôlable qu’ils ressentent. Ses deux héros, oméga et alpha, vont d’abord lutter contre leur instinct, refusant de se soumettre à leurs phéromones. Malgré la hiérarchie établie, le père Saionji Tarô se montre très ouvert et semble vouloir faire bouger la génération suivante, aidé par les majordomes. La narration alterne entre Miyauchi, Aoi et Jirô. L’auteure travaille la psychologie de ses personnages et aborde principalement leur évolution. Elle dépeint avec finesse le tiraillement que ressent l’oméga, entre son désir de maîtrise du destin et les réactions de son corps. De même, elle crée un alpha complexé, gérant mal la pression mais qui s’adoucit en observant la lutte d’Aoi. Tous deux s’investissent d’abord dans leur travail et leurs études.

La mangaka a un trait épuré parfois dédoublé sur les contours. Légèrement anguleux, elle le simplifie et arrondit même les visages dans les passages humoristiques. Elle varie les trames, plutôt équilibrées. En plus, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Les décors sont parfois simplifiés mais très présents. La mise en page est dynamique. Sachimo sensei représente graphiquement les phéromones et exprime les chaleurs en exagérant les expressions des visages. Elle ne censure pas du tout les scènes érotiques.

En résumé

A la mort de son père, Tôjô Aoi quitte le domicile familial, ne s’entendant pas avec sa belle-mère. Bien qu’issu d’une famille noble, l’oméga a l’intention de prendre son destin en main. Accompagné de son majordome Miyauchi (bêta), il est alors engagé par la riche famille Saionji. Mais le fils héritier, Jirô (alpha), déteste les omégas. Son majordome, Kudô (alpha), n’est également pas d’accord, le personnel étant en effet majoritairement des alphas. Cependant, le jeune homme s’accroche et arrive même à se faire accepter parmi le personnel à force de persévérance. Toutefois, sa motivation cache en réalité son attirance secrète pour Jirô, qu’il considère comme son âme-sœur. Mais un jour, ses chaleurs se déclenchent…

En conclusion

L’auteure arrive à jongler entre drame et romantisme. Aoi et Jirô réfléchissent beaucoup à leur position, à leurs sentiments, à leur avenir. Les premiers rapports sont tendus mais le désir provoqué par les phéromones se transforme presque en consentement entre les âmes-sœurs. J’aime beaucoup ce récit même si la conclusion me paraît en demie-teinte, laissant entendre l’impossibilité d’aller contre son destin. Une lecture agréable avec des personnages intéressants.

The Teijo academy 2 – Natsushita Fuyu

the teijo academy 2 natsushita fuyu
NATSUSHITA Fuyu 夏下冬
ISBN: 9782382760383
Hana, 2021
ISBN: 9784865896114 (JP)
Fusion product, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Je voulais devenir un héros comme celui que j’aime. »

Natsushita Fuyu sensei s’intéresse à la relation particulière entre Nachi et Harutaka. Elle dévoile un peu l’enfance des deux garçons, ainsi que l’influence de Natsu, le frère ainé de Nachi. Elle montre également la pression que les deux alphas subissent de leur père. Hasunomiya Hirokuni continue ses manigances et pousse Ichijô à reconsidérer sa relation avec Einan, qui se demande alors si son amour n’est pas de l’admiration. De même, il aime provoquer Nachi mais Natsu n’hésite pas à le remettre à sa place. A travers Mitomi Fuyuto, l’auteure explique comment l’académie gère les périodes de chaleurs des omégas. Ainsi, elle montre également les différentes conditions matérielles entre les alphas et les omégas. Comme dans le tome précédent, elle offre une histoire bonus avec la famille de Masaomi de Le maître de maison est un alpha et la suite des aventures de Tsuji Akihiko avec Tsubaki Yukitaka.

La mangaka a un trait épuré et léché, reconnaissable. Elle travaille beaucoup les regards pour transmettre les émotions des personnages. De même, les décors sont présents, très soignés et réalistes. Les trames variées sont équilibrées. Les flash-back sont repérables avec leur fond noir. La mise en page assez classique possède quelques agencements de cases parfois audacieux. Mais cela correspond bien au formalisme strict de l’académie. Dans les scènes érotiques, Natsushita sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches. En début de tome, elle présente les personnages et leurs relations dans une fiche pratique. Elle montre également en fin de chapitre les activités scolaires ainsi que les équipements, en particulier ceux pour les omégas et les quatre légendaires. Sous la jaquette, une carte de l’académie Teijo permet de se repérer dans le manga.

En résumé

Ichijô Harutaka déprime de ne pouvoir soutenir correctement Einan Nachi alors qu’il a intégré l’académie Teijo dans cet unique but. Il perd même confiance en lui. Pour lui changer les idées, Aoki Hirofumi lui propose de participer à un camp d’équitation. Au début, Harutaka rencontre des difficultés avec son cheval Yuki mais la classe que dégage Aoki durant les sauts d’obstacles le motive. Lors d’une excursion à cheval avec son senpai, un orage éclate et le cheval de l’oméga s’emballe. Quand Ichijô reprend conscience, Hirofumi et lui sont nus et ont trouvé refuge dans un petit abri appartenant au club d’équitation. L’alpha éternuant, Harutaka lui propose alors de partager la couverture qui le recouvrait.

En conclusion

L’auteure prend encore son temps pour développer sa romance. Elle met en place différentes manipulations des alphas, transformant l’ambiance générale. Elle renouvelle vraiment le genre de l’omegaverse ainsi que le gakuenmono. Cela pique donc ma curiosité.

Amaenbo honey – Tobidase Kevin

amaenbo honey tobidase kevin
TOBIDASE Kevin 鳶田瀬ケビン
ISBN: 9782368776957
Boy’s love IDP, 2020
ISBN: 9784865895575 (JP)
Fusion product, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Les enfants vont-ils répéter les mêmes erreurs que leurs parents ou trouveront-ils une meilleure réponse?

Tobidase Kevin sensei questionne encore l’égalité entre oméga et alpha en développant une romance entre les enfants des couples d’Abarenbo honey et Kakurenbo honey. Elle change son style narratif pour plus de continuité. En revanche, elle mixte l’aventure des parents pour construire son scénario. Ainsi, même si Tsubame et Miyama ont des caractères bien différents de leurs parents, leur première relation se passe tout de même violemment. D’ailleurs, l’omegaverse devient un prétexte pour une relation forcée sous phéromones. Pourtant par la suite, l’auteure développe les sentiments des deux lycéens en les confrontant à divers petits obstacles. Elle aborde légèrement la discrimination subie par les omégas, en particulier à l’école. Elle met en avant un couple qui prend son temps, réfléchit à son avenir, se bat pour faire accepter sa relation et se montre très câlin. Ainsi, les deux lycéens semblent avoir atteint un meilleur équilibre que leurs parents.

La mangaka dédouble parfois son trait épuré et anguleux. Elle le simplifie également jusqu’à l’extrême dans les passages humoristiques. Malgré sa prise d’âge, Kuma prend encore l’apparence d’un ours. Les corps sont finement musclés. Par ailleurs, la physionomie des enfants permet de deviner facilement leur parenté. En effet, les caractéristiques principales se retrouvent particulièrement dans leur visage. De même, les parents ont les traits de vieillesse bien marqués comme les rides, un visage plus anguleux. Les décors situent l’action. Les trames d’ambiance appuient les émotions. La mise en page est dynamique. Tobidase sensei censure les scènes érotiques par des bandelettes blanches mais également en recouvrant les parties génitales d’un filtre clair gommant tous les détails. Sous la jaquette, elle offre quelques portraits des deux enfants comme une collection de photographies.

En résumé

Amatobi Tsubame et Hachi Miyama sont voisins et rivaux. Ils s’affrontent donc dès qu’ils le peuvent depuis l’enfance. Le perdant doit alors faire ce qu’ordonne le gagnant. Mais l’oméga n’a jamais réussi à battre son éternel rival alpha. En rentrant de l’hôpital après avoir renouvelé ses pilules, Tsubame finit par se battre avec des voyous qui l’ont bousculé. Miyama, qui passait par là, vient à sa rescousse et étale les assaillants. Blessé dans sa fierté, son ami le défie. Toutefois ses chaleurs se déclenchent en plein combat. Miyama ne résistant pas aux phéromones viole alors l’oméga…

En conclusion

J’ai été mitigée à la première lecture car je trouvais dommage de reprendre presque exactement les mêmes situations que les deux tomes précédents. Mais en relisant l’histoire, je me suis rendu compte d’une certaine continuité en réalité sur l’équilibre de la relation entre oméga et alpha. En effet, même si les parents ont trouvé un équilibre dans leur relation, il y a tout de même un des deux qui cède et devient le protégé de l’autre. Or, les enfants refusent une relation qui s’appuie sur un seul individu. Tsubame et Miyama souhaitent se soutenir mutuellement. D’ailleurs, j’aime beaucoup Tsubame qui est un uke grand et musclé qui se montre entreprenant.

Kakurenbo honey – Tobidase Kevin

kakurenbo honey tobidase kevin
TOBIDASE Kevin 鳶田瀬ケビン
ISBN: 9782368775936
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784865891881 (JP)
Fusion product, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Entre le devoir et l’amour, Mitsurô devra faire un choix.

Tobidase Kevin sensei met en avant la romance du froid et sérieux Mitsurô avec le rayonnant Suzume. Elle continue directement la suite d’Abarenbo honey et alterne son récit avec les aventures amusantes de Kuma et Hachi en mode fou amoureux. Elle dévoile le difficile passé de Mitsurô au compte-gouttes. Ainsi, Hanasaki, qui ne croyait pas en l’amour, va s’ouvrir petit à petit aux incitations d’Amatobi, encouragé par son entourage. Le yakuza a tendance à privilégier son sens du devoir avant ses propres sentiments. Il reste donc longtemps prisonnier de sa gratitude envers la famille Hachi. L’auteure narre son histoire par tranche de vie. Elle joue sur les quiproquos et le comique de situation, en particulier la naïveté de Takuma. Elle aborde légèrement les questions classiques d’un jeune couple comme le mariage, le travail, l’avenir. Les relations plus romantiques font oublier qu’il s’agit d’un omegaverse.

La mangaka a un trait épuré et anguleux qu’elle dédouble parfois. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle travaille particulièrement les expressions des visages qui sont très variées. Ainsi, Kuma se transforme souvent en ours. Les corps sont finement musclé. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page est dynamique. Tobidase sensei ne censure pas les scènes érotiques mais détaille peu les parties génitales. Elle offre deux planches d’anecdotes amusantes sous la jaquette, à lire de préférence à la fin.

En résumé

Hanasaki Mitsurô refuse la demande en mariage d’Amatobi Suzume. Le jeune héritier du clan Amatobi n’arrive pas à se rapprocher de son bien-aimé malgré leur petite escapade sur une île déserte. Il l’invite alors au festival de son lycée. A peine arrivé, Mitsurô cherche à fuir, mal à l’aise. Mais Suzume l’arrête et le mène dans l’atelier de sa classe: un massage café travesti. A la surprise du yakuza, les caresses du lycéen l’excitent plus que de raison. Suzume l’emmène alors se soulager dans une classe. Pourtant, l’oméga ne comprend pas pourquoi son corps réagit si facilement aux sollicitations du jeune alpha. Le lycéen lui révèle que l’amour l’influence mais le yakuza refuse d’accepter l’évidence, ne pouvant quitter le clan Hachi.

En conclusion

Ce tome a obtenu la vingt-deuxième place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2017. L’auteure mène beaucoup mieux son scénario mais la discontinuité de la narration pourra gêner certains lecteurs. J’adore le couple formé par Mitsurô et Suzume, terriblement attendrissant. Même si cela ne révolutionne pas beaucoup le genre, j’apprécie les omégas et les alphas que la mangaka a créés, avec assez de caractère pour résister à leur instinct et leurs phéromones.

Abarenbo honey – Tobidase Kevin

abarenbo honey tobidase kevin
TOBIDASE Kevin 鳶田瀬ケビン
ISBN: 9782368775929
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784865890846 (JP)
Fusion product, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Un amour dévorant, fougueux qui devient un véritable combat.

Tobidase Kevin sensei offre d’abord une comédie romantique avec des yankees. Elle utilise ensuite l’univers de l’omegaverse pour justifier des premiers rapports non consentis influencés par les phéromones. Toutefois, elle développe suffisamment la psychologie des personnages pour remettre en question ce genre. En effet, ses omégas ont du caractère, ne se laissent pas forcément faire et peuvent être plus entreprenant qu’un alpha. De même, ses alphas cherchent à se contrôler. Ainsi, les sentiments priment. Par ailleurs, l’auteure aborde les difficultés à faire accepter une relation qui a mal commencé et la discrimination latente entre les castes. Elle joue sur les contrastes: Kuma devient trop mignon avec son côté crétin et sa passion pour les ours. De même, le froid Hachi se révèle doux avec son partenaire. En outre, le taquin Amatobi Suzume et le fier Mitsurô semblent jouer à une partie de cache-cache avec leurs sentiments pourtant réciproques.

La mangaka a un trait légèrement épuré. Elle dessine des hommes au corps finement musclé. Dans les passages humoristiques, elle n’hésite pas à simplifier ses traits et à transformer ses personnages en d’adorables SD. D’ailleurs, Kuma est tout mignon avec des oreilles d’ours. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. De même, les lignes d’actions et les angles de vue variés dynamisent les scènes d’actions. La mise en page rythme la lecture. Tobidase sensei ne censure pas les scènes érotiques mais les onomatopées brouillent les détails. En plus, elle dessine simplement les parties génitales. Sous la jaquette, elle complète l’histoire de « Kakurenbo honey » en deux planches amusantes.

En résumé

Le délinquant Moriyama Takuma aime se battre. Par ailleurs, il collectionne les figurines d’ours. Bien qu’oméga, il n’a pas encore eu ses chaleurs et rechigne à se promener avec ses inhibiteurs. Mais tandis qu’il était en plein combat contre son éternel rival, Hachi, fils de yakuza, il a ses premières chaleurs. Or, Hachi qui est alpha, cède complètement à ses phéromones et le viole. Son garde du corps, Hanasaki Mitsurô, les interrompt mais son jeune maître a déjà mordu au cou Kuma. Après lui avoir payé les soins de l’hôpital, il lui demande d’éviter Hachi sous la menace. Mais quand l’oméga croise l’alpha dans le hall de l’hôpital, son corps réagit immédiatement…

En conclusion

C’est comédie romantique et légère ne plaira pas à tout le monde. En effet, au premier abord, elle semble être un omegaverse assez classique. Pour ma part, j’aime beaucoup les histoires de yankees. En plus, le graphisme est très agréable. Je craque complètement pour les deux couples et apprécie la dynamique qui se construit entre eux. Et c’est un plaisir de voir les omégas et les alphas essayer de résister aux phéromones.

Remnant jujin omegaverse 3 – Hasumi Hana

remnant jujin omegaverse 3 hasumi hana
HASUMI Hana 羽純ハナ
ISBN: 9782375062524
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784866572048 (JP)
Frontier works, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

Rien ne va plus entre Dahto et Judas!

Hasumi Hana sensei interroge sur l’égalité entre alpha et omega. Elle s’appuie aussi bien sur la relation entre Judas et Dahto que celle de Luard et Kai pour montrer les approches différentes de chacun de ses protagonistes. D’ailleurs, Dahto distingue clairement le sentiment amoureux de l’attirance ressentie à cause des chaleurs. De même, Judas et lui n’arrivent pas à exprimer clairement leurs sentiments mutuels et pourtant, ils peuvent les partager auprès de leurs amis. En outre, l’oméga culpabilise à cause de sa stérilité. Baron devient un soutien et un confident. Par ailleurs, l’auteure résume à l’essentiel le passage des chaleurs de Kai déjà développé dans Pendulum jujin omegaverse. Elle préfère traiter l’intrigue sur le trafic d’omégas ainsi que les manigances de l’élite des Bestials. En outre, elle complète ce tome avec la suite des aventures de Kai et Luard, compensant l’absence de scènes érotiques du premier couple.

La mangaka a un trait épuré fin magnifique. Elle varie énormément les trames, déjà avec la peau mate de Dahto ou les fourrures, en ajoutant même des nuances dans les ombres. Les enfants de Dahto sont tellement mignons! Les décors apparaissent en fond dès que le plan s’éloigne. La mise en page dynamique rythme la lecture. Hasumi sensei censure les scènes érotiques par des points lumineux et en ne dessinant par les contours. Elle rend très bien la temporalité sans pour autant donner trop de détails, jouant sur les changements de coiffures et de la morphologie. Cela se remarque immédiatement dans les illustrations des couvertures. Dahto paraît clairement plus jeune sur celle du tome 1 et, comparé au tome 2, il dégage maintenant beaucoup plus de virilité. De même, le regard de Judas semble s’adoucir de plus en plus.

En résumé

A une réception organisée par Tonéria, Dahto retrouve par hasard son ami d’enfance, Furio. Ce dernier est forcé de se prostituer, vendu de bordel en bordel. Bien que Judas lui ait demandé de ne pas bouger, Dahto vole au secours de son ami et assomme le client pressant avant de fuir. Après lui avoir un peu expliqué sa situation, entre larmes et sourires, il envoie Furio auprès de Will. Ensuite, il tente de retenir le client furieux en se faisant passer pour un prostitué. Mais Judas arrive au moment où l’homme le plaque au mur et se méprend sur la situation. Malheureusement, il ne laisse pas l’oméga s’expliquer et décide de rentrer tout en mettant fin à leur contrat!

En conclusion

Ce tome a obtenu la onzième place de la meilleure série au Chill Chill BL award 2020. Judas est classé quinzième meilleur seme et Dahto sixième meilleur uke. Je trouve que le graphisme de l’auteure devient de plus en plus expressif. Plus l’intrigue avance et plus je m’attache au couple formé par Judas et Dahto. Ils sont d’ailleurs devenus mon couple préféré. J’adore leurs interactions et leur évolution. Cette série vous fera aimer l’omegaverse. En revanche, le suspense à la fin de ce tome est insoutenable!