Le bonheur du démon 3 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 3 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782382760512
Hana, 2021
ISBN: 9784813032649 (JP)
Taiyohtosho, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« C’est parce que tu es là que je suis capable de m’accrocher. »

Yamamoto Kotetsuko sensei conclut sa série avec toujours autant d’humour et de légèreté. Elle fait évoluer le couple positivement, réduisant de plus en plus l’écart entre le bosseur Emu et l’écervelé Nenji. Par ailleurs, elle introduit encore de nouveaux personnages, dont un couple homosexuel (Hatayama Kôhei et Yoneda Kôji) qui se démarque et permet aux deux héros de progresser dans leur relation. Malgré ses premiers emplois, Fukutomi ne mûrit pas vraiment et continue à vivre, mu uniquement par ses sentiments. Le franc parlé d’Ikariya devient carrément cru lors des ébats avec Fukutomi, brisant l’effet romantique des scènes avec humour. Malgré tout, l’auteure installe des échanges consentis avec des discussions dans le couple. A la fin, elle présente ce que sont devenus les personnages, arrivant encore à surprendre les lecteurs.

La mangaka a un trait épuré qui paraît simple au premier abord. Elle apporte un peu plus d’humour en exagérant les expressions. Par exemple, Emu a une tête à la fois mignonne et amusante quand il mange du melon, fruit de luxe au Japon, pour la première fois. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les autres trames utilisées avec parcimonie donnent une dominante claire aux pages. En plus, les décors situent principalement l’action. La mise en page dynamique et efficace est surtout au service du récit. Dans les scènes érotiques, Yamamoto sensei ne montre pas les parties intimes. Elle offre des anecdotes sur Nenji en fin de tome avec deux yonkoma. Comme pour la couverture précédente, l’illustration se détache sur un fond uni.

En résumé

Fukutomi Nenji veut arrêter l’université pour aider Ikariya Emu. Comme il n’a pas réfléchi aux conséquences de sa décision, il provoque l’ire de son petit ami. Heureusement, Gonzô raisonne son petit-fils, en lui faisant comprendre l’enjeu de son avenir. Les deux amoureux se réconcilient donc, mais l’étudiant souhaite tout de même participer au remboursement de la dette en prenant un petit boulot. Après quelques prospections, il réalise que les jobs étudiants ne sont pas bien rémunérés et confie alors son désarroi à ses amis. En entendant la somme qu’il souhaite récolter, ces derniers lui suggère de tenter de jouer à la loterie. De son côté, Emu a obtenu un travail de mascotte pour le festival de la ville grâce à Gonzô. Mais en voyant le jeune homme discuter avec son petit-fils, il remarque que leurs sentiments sont réciproques. A la surprise d’Emu, le vieil homme les encourage.

En conclusion

Cette comédie se termine sur un happy end rassurant et plaisant pour mon plus grand bonheur. Voir les compétences d’Emu reconnues plutôt que ses diplômes fait chaud au cœur. J’adore la dynamique qui se dégage du couple, avec un uke direct qui déstabilise son seme. Une lecture divertissante!

Le bonheur du démon 2 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 2 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368777145
Hana, 2020
ISBN: 9784813032441 (JP)
Taiyohtosho, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Une romance entre un garçon malchanceux et un étudiant gentleman. »

Yamamoto Kotetsuko sensei accélère un peu la romance entre Emu et Nenji. Après avoir installé les personnages dans le tome précédent, elle développe leurs différents desseins. Fukutomi a choisi d’aller à l’université pour trouver sa voie mais n’a toujours rien décidé. L’étudiant, un peu trop surprotecteur, a de plus en plus de mal à contenir ses pulsions. Il apporte d’ailleurs une touche comique. Ikariya, quant à lui, accepte un peu mieux ses sentiments et s’ouvre petit à petit à son entourage. Par ailleurs, l’auteure s’intéresse aux différents liens qui se tissent entre les gens. Elle met en avant la construction d’un réseau de connaissances, l’esprit d’entraide et les opportunités qui se créent. A travers Tazawa, elle dénonce les dragueurs usant de la force et des menaces. Kuzumi d’Agatsuma loan dévoile un peu son côté sombre. Ce personnage ambivalent devient alors très intéressant.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Les décors situent principalement l’action tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page dynamique rythme la lecture. En début de chapitre, Yamamoto sensei présente le quotidien d’Emu à travers des illustrations. Elle ne développe pas les scènes érotiques, se limitant à des préliminaires mignonnes. Toutefois, elle se rattrape dans l’histoire bonus en fin de tome. Ainsi, elle censure à peine les parties intimes par de petits points blancs qui ne cachent pas grand chose.

En résumé

Ikariya Emu s’adapte petit à petit à sa nouvelle vie chez Fukutomi Genzô. Alors qu’il pensait avoir préparé un petit-déjeuner de roi, son bienfaiteur réclame un ingrédient plus luxueux pour agrémenter sa soupe miso. Il lui donne également un nouveau travail: testeur de médicaments dans un laboratoire. Durant la séance, Emu se fait lourdement draguer par Tazawa Shinobu, un étudiant à l’université de Seito. Il décide donc de l’éviter au mieux. A l’université, Fukutomi refuse d’aller à un gôkon. Tazawa essaie de s’incruster, en vain, sa mauvaise réputation le précédant. Après un remplacement le soir dans un restaurant, Ikariya est accueilli chez les Fukutomi par Asuka, la sœur de Nenji. Elle révèle alors que leur grand-père aime aider les gens pour se créer des relations. Complètement ivre, Nenji finit par embrasser son ami mais ne se rappelle de rien le lendemain…

En conclusion

Un récit sans prétention mais qui diffuse de belles valeurs. Emu donne vraiment envie de le soutenir. J’apprécie particulièrement l’équilibre entre humour et sujets plus sérieux.

Le bonheur du démon 1 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 1 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368776964
Hana, 2020
ISBN: ‎9784813032076 (JP)
Taiyohtosho, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

Est-ce de la charité ou de l’amour?

Yamamoto Kotetsuko sensei propose de suivre une tranche de vie de Emu et de l’accompagner dans ses efforts pour rembourser sa dette. Elle alterne avec finesse des moments dramatiques et humoristiques, jouant principalement sur les réactions imprévisibles de la famille Fukutomi. Ainsi, elle présente un jeune homme malchanceux à qui la vie sourit enfin petit à petit grâce à des personnes bienveillantes. En effet, bien qu’Emu accepte sa condition, il se débrouille avec courage et fierté, possédant donc un fort caractère. Il est mûr et réfléchi, ce qui contraste totalement avec le caractère de Nenji qui a tendance à agir instinctivement plutôt que de réfléchir. D’ailleurs, sa franchise apporte beaucoup de fraicheur dans le récit. En introduisant Gonzô, le grand-père de Fukutomi, l’auteure présente ainsi les différences générationnelles. Elle aborde aussi la pauvreté, le jugement extérieur et les bienfaits d’une main secourable.

La mangaka a un trait épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle met en avant la fine musculature de Nenji. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont variées mais équilibrées. De même, les trames d’ambiance transmettent les émotions. La mise en page dynamique joue par ailleurs sur les superpositions de cases. Pour l’instant, Yamamoto sensei se contente d’un baiser volé immédiatement critiqué. Elle met en avant Emu dans les illustrations en début de chapitre. Elle propose en fin de tome des histoires bonus au format yonkoma mais non vertical.

En résumé

Trop pauvre, Ikariya Emu a abandonné le lycée pour travailler. Mais suite au décès de son père, il reçoit la visite d’un chasseur de dettes qui lui réclame alors 5 millions de yens. En effet, le père d’Emu s’était endetté pour lui payer ses études. Après avoir vidé le compte bancaire et le porte-feuille du jeune homme, le créancier lui propose alors un travail bien rémunéré dans un bar gay. Ikariya refuse catégoriquement. Alors que le prêteur insistait, Fukutomi Nenji vient à son secours en proposant de l’acheter. Ce fils de bonne famille qui a tendance à toujours venir en aide, était également intervenu en la faveur d’Emu au lycée quand il était soupçonné d’un vol dans leur classe. Mais le fier Ikariya ne supporte pas d’être pris en pitié…

En conclusion

Emu est tellement craquant avec son regard à la fois légèrement triste mais fier. La traductrice Laurie Asin pense aux petites annotations pour expliquer les jeux de mots sur les noms, permettant de bien les comprendre. Une lecture distrayante qui nous rappelle que tout le monde a droit à l’amour.

Melty kiss more – Takasaki Bosco

melty kiss more takasaki bosco
TAKASAKI Bosco 高崎ぼすこ
ISBN: 9782382763018
Hana, 2022
ISBN: 9784801971646 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Je le vois plus à la télé qu’en vrai, c’est dingue! »

Takasaki Bosco sensei continue de développer les difficultés rencontrées par Aihara et Amamiya pour concilier travail et vie amoureuse. Elle analyse leurs différents sentiments, comme l’impuissance, la culpabilité, la peur du jugement externe. D’ailleurs, la différence d’âge crée des attentes différentes de leur relation. Ainsi, Ryô espère beaucoup plus de moments romantiques à deux, tandis que Riku se contente de ce qu’il peut avoir. La distance entre eux se transforme alors en solitude, renforcée par la peur de gêner ou d’interférer sur la carrière de l’autre. De même, le manque de communication provoque des quiproquos. La narration alterne entre les deux héros partageant leurs réflexions. Par ailleurs, l’auteure montre comment les soucis personnels influent sur le travail. Comme dans le tome précédent, elle met en avant la nécessité d’afficher une image extérieure. En fin de tome, elle présente quelques aventures amusantes et sexy des héros de Tadoru yubi.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle exagère à peine les expressions dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps finement musclés qu’elle met en avant. Par contre, Hanamura Naoya expose souvent un visage rougissant de honte, recouvert parfois intégralement de hachures. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. Toutefois, les décors qui apparaissent sur les plans larges ajoutent une touche réaliste en étant précis. La mise en page dynamique met parfaitement en avant la sensualité et les expressions changeantes des personnages. Takasaki sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle les détaille même avec des coupes intérieures et des transparences. Il y a d’ailleurs presque une scène à chaque chapitre. En fin de chapitre, les personnages en SD ou une case apportent des anecdotes amusantes.

En résumé

Aihara Ryô (31 ans), PDG d’une agence de production, et Amamiya Riku (24 ans), acteur, sortent ensemble mais leur emploi du temps surchargé ne leur permet pas de se voir. En apprenant qu’il a un tournage dans le même studio que son petit ami, Ryô se surprend à se préparer comme pour un rendez-vous amoureux. Et lorsqu’il le croise au détour d’un couloir, il ne peut s’empêcher de lui voler un baiser langoureux. Excité, Riku le rejoint le soir. Il découvre alors sur la table des billets pour une exposition que Aihara avait pris pour eux et décide de tout de même s’y rendre. Réalisant que le cadre avait renoncé à ce rendez-vous sans même lui en parler, il l’incite alors à plus communiquer pour qu’ils puissent s’organiser ensemble…

En conclusion

Ce tome obtient la douzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2021. Takasaki sensei arrive à allier scènes très sexy avec un récit tout de même abouti et empli d’émotions. Le couple touchant nous entraine donc dans leurs aventures avec facilité. Je suis également heureuse de retrouver Hanamura, d’autant plus quand il se montre entreprenant. J’adore les uke qui prennent l’initiative et je suis donc comblée par cette série.

Melty kiss – Takasaki Bosco

melty kiss takasaki bosco
TAKASAKI Bosco 高崎ぼすこ
ISBN: 9782382762929
Hana, 2022
ISBN: 9784801964174 (JP)
Takeshobo, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Renoncer à ses rêves n’est pas renoncer au bonheur.

Takasaki Bosco sensei propose une comédie romantique sexy et entrainante. Elle dépeint parfaitement les contraintes des emplois chronophages et les désillusions de la vie adulte. Ainsi, elle aborde les difficultés à concilier travail et vie privée, à choisir constamment entre plaisir et compromis ainsi que les sacrifices et les efforts invisibles fournis pour réaliser un projet. D’ailleurs, Aihara a abandonné beaucoup de ses rêves pour réussir. Bisexuel mais échaudé par plusieurs échecs amoureux, il a depuis peur de s’attacher malgré sa solitude. Amamiya, au contraire, se surpasse pour atteindre ses objectifs. Les deux hommes cachent pourtant leur vraie personnalité en affichant constamment un masque avenant en société. La narration s’attarde d’abord sur Ryô puis alterne ensuite avec Riku. Malgré une relation d’abord physique, l’auteure sème quelques embûches provoquant l’évolution des sentiments. Elle s’intéresse à la gestion de la célébrité, la solitude dans la réussite, la différence d’âge.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. De même, elle représente parfois les personnages en SD, leur donnant une bouille adorable. Les décors alternent avec les trames d’ambiance plutôt graphiques. Par ailleurs, les autres trames sont très variées. La mise en page est dynamique. Takasaki sensei ne censure pas les scènes érotiques. D’ailleurs, elle les détaille, ajoutant des coupes intérieures et des transparences pour renforcer le côté sexy. En plus, il y a une scène par chapitre.

En résumé

Aihara Ryô travaille sans compter pour développer au mieux son entreprise de design. Mais la solitude lui pèse de plus en plus. Un soir, après un rendez-vous d’affaires trop arrosé, il croise un homme ressemblant à l’acteur Amamiya Riku qui lui propose son aide alors qu’il dégrisait dans une ruelle. Quand il se réveille le lendemain chez lui, Ryô découvre via la télévision qu’il s’est montré impoli envers le véritable acteur. En plus, ce dernier a un nouveau contrat publicitaire dans sa boîte et vient en rendez-vous. Prétextant un objet oublié, Amamiya s’invite chez Aihara qui se confond d’abord en excuse. Mais face aux provocations de l’acteur gay, le PDG finit par coucher avec lui.

En conclusion

Ce tome obtient la douzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2019. Même si Takasaki sensei ne le présente pas comme un spin-off de Tadoru yubi, on y retrouve Aihara et Takase Shûji. Elle développe une dynamique entrainante entre le sadisme de Riku et la manie de Ryô de céder aux provocations. Je suis complètement conquise par le couple. Voir deux hommes autant attentionnés, c’est tout simplement du bonheur! Et j’apprécie les notes positives qui se dégagent à travers tout le tome. Bref, un récit à la fois sexy et mignon!

Le printemps d’un cœur brisé – Cocomi

le printemps d un coeur brise cocomi
Cocomi ココミ
ISBN: 9782382762837
Hana, 2022
ISBN: 9784796413190 (JP)
Kaiohsha, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Pourra-t-il passer outre la différence d’âge pour savourer pleinement les sentiments qui éclosent dans son cœur? »

Cocomi sensei propose de suivre la romance entre un photographe désabusé par la vie et un lycéen qui va le remotiver. Elle aborde ainsi la différence d’âge, la reprise d’une passion, la gestion d’une relation à distance. Malgré un sujet délicat, elle fait évoluer la relation dans le temps de manière saine et consensuelle. La narration donne principalement le point de vue d’Eisuke. Le pigiste ayant perdu confiance en lui suite à divers échecs, a tendance à ne percevoir que l’aspect négatif de sa vie. Kai, quant à lui, ne se sent pas à l’aise dans sa famille recomposée. En se fréquentant, les deux héros vont apprendre à s’apprécier et faire des efforts communs pour équilibrer leur relation. L’auteure met en avant le partage, la discussion, les petits bonheurs simples de la vie qui permettent de se construire, s’affirmer et apprécier son quotidien.

La mangaka a un trait très épuré qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Son graphisme dégage une agréable douceur. Les trames en générale sont variées et équilibrées. De même, quelques trames d’ambiance renforcent les sentiments. Par contre, les décors apportent une touche réaliste. La mise en page très dynamique joue surtout sur des angles de vue recherchés et des ellipses de différentes formes. Cocomi sensei ne censure pas les scènes érotiques. Mais elle privilégie l’expression des sensations plutôt que les détails trop sensuels.

En résumé

Kôga Eisuke (32 ans) n’a pas réussi à percer en tant que photographe et travaille actuellement comme pigiste. Il vit dans un petit appartement modeste qui avait une superbe vue sur des cerisiers jusqu’à ce que la famille Nagashima construise sa maison juste devant. N’ayant plus accès à ce magnifique paysage qui l’apaisait, il a tendance à perdre goût à la vie d’autant plus que son travail précaire le mine. Mais il sympathise avec le fils aîné Nagashima, Kai, qui aime passer du temps avec lui. Ce dernier prend même l’habitude de venir souvent chez lui. En se découvrant peu à peu, les sentiments du lycéen changent à son égard et Eisuke ne sait plus comment réagir. Un jour, après que Kai ait essayé de l’embrasser, il lui interdit de revenir chez lui…

En conclusion

J’avais adoré la série Restart de Cocomi sensei, et ce one-shot confirme mon intérêt pour son travail. J’apprécie les petits détails du quotidien, l’ambiance générale du récit qui prend à la fois son temps mais avance tout de même très vite dans le déroulement. Du bonheur simple et doux. Un coup de cœur!

Fall in love with my new boss – Hakoishi Tammy

fall in love with my new boss hakoishi tammy
HAKOISHI Tammy 箱石タミィ
ISBN: 9782382762912
Hana, 2022
ISBN: 9784845855926 (JP)
Leed, 2020 (JP)
Titre original: 幼なじみ上司にフォーリン・ラブ
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Un nouvel employé retrouve son ami d’enfance devenu à présent son supérieur! »

Hakoishi Tammy sensei narre une douce romance entre un employé et son supérieur mais qui étaient également amis d’enfance. Elle base la narration du point de vue de Tôno. Elle aborde donc la difficulté à distinguer la relation amicale et les rapports hiérarchiques, à jongler entre le langage soutenu et familier. Sôta réalise petit à petit que son admiration cache des sentiments bien plus profonds. Au contraire, Mizusawa a besoin d’analyser concrètement ce qu’il ressent mais il peut devenir entreprenant. Ainsi, leurs sentiments évoluent en douceur. Les deux héros étant naturellement prévenants envers les autres, ils conservent donc une certaine réserve sur la compréhension de leur attirance. L’auteure installe une relation consensuelle, dans la discussion. Elle offre une tranche de vie au bureau, introduisant les divers tracas du quotidien professionnel.

La mangaka a un trait épuré anguleux qui semble simple au premier abord. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Son graphisme rappelle le style shôjo souvent présent dans les œuvres numériques. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance se font discrètes, jouant plutôt sur les dégradés. Les flash-back s’intègrent directement au récit, utilisant un effet de trames à rayures sur les vignettes. Ainsi, cela permet de conserver le ton clair et lumineux des pages. La mise en page est également très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hakoishi sensei censure les parties intimes par des caches blancs. Elle débute ses chapitres par une illustration pleine page en accord avec le ton général de ce qu’il se passe.

En résumé

Tôno Sôta intègre le département du développement des ventes dans une entreprise de construction. Son superviseur, Mizusawa Tetsushi, s’avère être son ami d’enfance. Mais ce dernier ayant trois ans de plus que lui, le nouvel employé ne l’avait pas vu depuis dix ans suite à son départ à l’université. Mizusawa se montre à la fois prévenant et stricte durant la formation, augmentant l’admiration que son subordonné nourrissait déjà à son égard dans sa jeunesse. Deux semaines plus tard, lors de sa fête d’accueil, le jeune salaryman remarque le mal-être de sa collègue Kondô mais ne sait comment réagir quand elle fond en larmes. Grâce à la bienveillance de leur supérieur, elle finit par avouer subir le harcèlement de certains clients. Tôno réalise alors que son admiration pour son ami couve peut-être d’autres sentiments…

En conclusion

J’ai un petit coup de cœur pour ce one-shot. J’apprécie beaucoup le graphisme. Et j’aime la spontanéité des personnages, rendant la dynamique entre eux très conviviale et agréable.

Beast’s storm 3 Hug me baby! – Kuroi Morry

beast s storm 3 kuroi morry
KUROI Morry 黒井モリー
ISBN: 9782382762806
Hana, 2022
ISBN: 9784796413619 (JP)
Kaiohsha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Comment concilier le bien-être au travail et le bonheur familial?

Kuroi Morry sensei continue de développer la question de concilier travail et famille. Elle alterne la narration entre les deux héros. Ces derniers résument même à travers leurs réflexions les sujets déjà abordés dans le tome précédent comme pour les détailler. Cette répétition accentue un peu le manque de rythme du récit, qui présente surtout le train-train quotidien des personnages, mais ne gêne en aucun cas la lecture. Au contraire, il est agréable de voir un tel problème récurrent au Japon ainsi approfondi. A travers Ohara et Sôgo, l’auteure propose même une solution idéale. Par ailleurs, elle développe son univers en présentant un peu plus la famille du directeur d’hôpital. Sôji représente la bête dans toute sa splendeur, avec un esprit de supériorité qui ne suit que son instinct et multiplie les partenaires, sans sentiments. Au contraire, Ohara apporte une touche bienveillante en prônant la mixité entre hommes et bêtes.

La mangaka a un trait fin, épuré et anguleux qu’elle simplifie et arrondit dans les passages humoristiques. Elle n’hésite pas alors à transformer les têtes en SD. Par contre, elle dessine Shôta tout en rondeur, accentuant son côté mignon qui devient presque du fan service. Les décors situent principalement l’action. De même, les trames sont utilisées avec parcimonie. Par ailleurs, les trames d’ambiance accompagnent souvent les émotions. La mise en page, simplement dynamique, accentue un certain effet de dépouillement. Kuroi sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle détaille peu les parties intimes. Les chapitres débutent par une illustration de Shôta accompagné d’un parent ou les deux.

En résumé

Kijima Shôta commence à babiller. Son père Sôgo tente alors de l’entraîner à prononcer « papa », espérant que ce sera son premier mot. Mais à son désespoir, l’enfant réussit à dire « riz ». Comme Sôgo commence à avoir ses chaleurs, il se montre très câlin avec son époux Miyaji Akira. Ce dernier commande alors en urgence des inhibiteurs auprès de l’infirmier Kirigawa. En effet, il ne souhaite pas de nouvelle grossesse avant que leur situation soit stabilisée, son mari et lui étant pris par leurs obligations. Depuis quelques temps, Eiko la sœur de Sôgo, l’aide en gardant Shôta, mais le médecin pense que cela n’est pas une solution viable sur la durée, même si son fils s’entend bien avec son cousin Riku. Par hasard, il rencontre alors Sôji, le père de Sôgo, qui ne l’apprécie guère…

En conclusion

Ce tome est parfois très bavard et le changement de rythme pourra décontenancer certains lecteurs. En effet, on ressent clairement une rupture entre passages mignons, sujets importants et scènes érotiques. Toutefois, le résumé intégré au récit permet de se plonger plus vite dans l’histoire sans avoir à relire les volumes précédents. Une lecture divertissante qui traite de sujets d’actualités pour passer un agréable moment.

Stay gold 4 – Hideyoshico

stay gold 4 hideyoshico
Hideyoshico 秀良子
ISBN: 9782382760925
Hana, 2022
ISBN: 9784396784713 (JP)
Shodensha, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Un amour à sens unique secret qui procure un petit bonheur.

Hideyoshico sensei consacre ce tome à la romance de Hidaka et Kô. Elle alterne la narration entre les deux héros. Ainsi, elle aborde les sentiments ambigus entre ami et amant dans une relation de sex friend et l’amour à sens unique. Jin comprend assez tôt son orientation sexuelle mais préfère préserver sa relation amicale avec celui qu’il aime. Toutefois, en goûtant enfin au bonheur tant rêvé, il réalise qu’il peut créer des souvenirs précieux, même s’ils sont d’abord douloureux. Au contraire, Kô préfère ne pas réfléchir à la situation, profitant simplement du plaisir. Ainsi, l’auteure analyse l’évolution de la relation entre les deux étudiants. Par ailleurs, elle montre comment les contraintes de la vie adulte peut influencer sur cette relation, avec le manque de temps, l’éloignement, les doutes. Elle apporte une touche mélancolique et réaliste en montrant que l’amour ne peut pas tout surmonter, malgré de forts sentiments.

La mangaka a un trait épuré et simple et pourtant très expressif. Elle exprime les fortes émotions de Hidaka, qui affiche constamment un visage impassible, avec des métaphores graphiques. Par exemple, il se noie dans une passion ou explose de bonheur. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Le fond noir permet d’identifier immédiatement les flash-back. La mise en page plutôt classique joue beaucoup sur des angles de vue variés. Certaines vignettes dégagent même un peu de poésie avec des paysages détaillés. Après un tome précédent encore pudique, Hideyoshico sensei se rattrape en offrant plusieurs scènes érotiques non censurées. Elle présente sommairement les personnages en début de tome.

En résumé

Nakayama Kô taquine Hidaka Jin qui s’est coupé les cheveux pour effectuer son stage d’enseignant. Ce dernier souhaitant conserver leur relation saine pour rester le plus longtemps possible aux côtés de celui qu’il aime, profite des dernières vacances d’été en tant qu’étudiant pour aller au bord de la mer avec lui. Durant son stage, Hidaka réalise la difficulté à enseigner auprès de plusieurs élèves et supporte mal la pression, n’ayant aucun soutien. Toutefois, il remarque également sa dépendance envers son ami qui lui manque énormément. Dès son stage terminé, il fonce donc voir Kô pour fêter cela. Mais quand il se réveille le matin, il trouve son ami à ses côtés dans le même lit…

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2020. Hidaka Jin ne se classe pas parmi les meilleurs uke mais les lecteurs précisent qu’il est un des seuls qu’ils ont envie d’encourager autant. Hideyoshico sensei met en avant un amour bancal qui dure depuis 10 ans mais tout de même magnifique. Elle reste toujours précise dans ses descriptions. Comme je l’ai précisé dans le tome 1, j’adore Hidaka. C’est donc avec grand plaisir que je découvre son aventure.

Stay gold 3 – Hideyoshico

stay gold 3 hideyoshico
Hideyoshico 秀良子
ISBN: 9782368776315
Hana, 2019
ISBN: 9784396784423 (JP)
Shodensha, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

Le retour tumultueux de la mère de Hayato et Kikka.

Hideyoshico sensei nous présente Yayoi, la mère de Hayato et Kikka. Comme dans le tome précédent, elle s’intéresse principalement à la notion de famille. Ainsi, elle révèle le passé entre Yûji et sa sœur. Yayoi est une véritable tempête avide de liberté, avec un fort caractère indépendant. Même si son fils la rejette, laissant exploser sa colère, et sa fille (5 ans) ne la reconnaît pas, elle accepte facilement la situation et essaie simplement de renouer le lien. Contrairement à Yûji pour qui vivre sous le même toit constitue réellement la famille, elle ne cherche pas à approfondir une relation considérée comme naturelle. D’ailleurs, l’auteure met en avant l’évolution possible des liens dans une famille. Elle détaille les chamboulements de la maisonnée, le détachement ressenti envers la personne absente. Par ailleurs, elle fait mûrir doucement Hayato. Le lecteur remarque également que Yûji a du mal à décrypter ses propres sentiments.

La mangaka a un trait simple et épuré. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Par ailleurs, les autres trames sont équilibrées. La mise en page dynamique accompagne le rythme de lecture. En début de tome, Hideyoshico sensei commence toujours par une illustration représentant trois photographies.

En résumé

Nakayama Yûji ayant rejeté ses sentiments, Hayato se comporte comme avant sa déclaration, feignant le sage neveu. Cela rassure rapidement son oncle. Par conséquent, le collégien décide de laisser tomber toute tentative de séduction. Par ailleurs, Hidaka l’incite également à étudier plus sérieusement pour que leur accord ne s’évente pas, ses notes ne progressant pas. Malgré l’interdiction de son neveu, Yûji se rend à la fête du sport du collège et prend plein de photographies de Hayato qui pourtant proteste…

En conclusion

Bien que hors classement du Chill chill BL award 2019, les lecteurs citent ce tome parmi les meilleures séries palpitantes, appréciant le développement précis de Hayato évoluant de l’âge juvénile vers l’adolescence. D’ailleurs, Hideyoshico sensei clôture cette première partie sur la famille en effectuant un petit saut dans le temps à la fin du volume. J’ai trouvé que Yayoi avait une personnalité vraiment déstabilisante mais très intéressante. J’ai hâte de découvrir la suite de cette douce tranche de vie.