Minato’s coin laundry 1 – Tsubaki Yuzu et Kanzume Sawa

Couverture de Minato's coin laundry 1 de Tsubaki Yuzu et Kanzume Sawa, éditions Vega

TSUBAKI Yuzu 椿ゆず
KANZUME Sawa 缶爪さわ
ISBN: 9782379507472
Vega, 2025
ISBN: 9784040646237 (JP)
Kadokawa, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Moi aussi, le sexe m’intéresse, Monsieur Minato. »

Tsubaki Yuzu sensei propose des petites tranches de vie autour d’une laverie automatique. Elle développe différents thèmes, par chapitre ou tout au long du récit. Ainsi, elle analyse l’évolution d’une amitié malgré des caractères opposés puis des sentiments entre un adolescent et un adulte. Shintarô se montre franc, audacieux et essaie tout le temps de séduire Akira. Le gérant de la laverie recadre le lycéen, n’hésitant pas à retourner la stratégie de ce dernier contre lui. D’ailleurs, superposant son expérience passée, il a tendance à mettre en doute la sincérité de Shin. Minato se montre par ailleurs fuyant. La scénariste questionne sur les limites du jeu de séduction, la bonne distance à garder entre adulte et mineur et l’amour à sens unique. Elle aborde donc la différence d’âge et le coming out. En bonus, elle offre une petite nouvelle. La famille nombreuse des Katsuki apporte une note amusante.

Kanzume Sawa sensei a un trait épuré plutôt rond qui apporte de la douceur. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames équilibrées ont une dominante claire tandis que les trames d’ambiance alternent avec les décors. Par ailleurs, les flash-back se repèrent immédiatement par le fond noir. La mise en page très dynamique reprend les codes du shôjo. Dans les illustrations en début de chapitre, la mangaka présente le quotidien des personnages, en lien avec leur titre. D’ailleurs, certains chapitres s’achèvent sur un slogan de la laverie automatique. La couverture se classe deuxième au Chill chill BL award 2021.

En résumé

Minato Akira a quitté son travail à Tokyo pour reprendre la laverie automatique de son grand-père. Un jour, un jeune lycéen, Katsuki Shintarô, l’interpelle sur un problème de séchoir. Bien que les caractéristiques de l’étudiant correspondent à son idéal, Minato se refuse toute relation avec un mineur. Pourtant, Shintarô le drague ouvertement depuis qu’il a appris l’homosexualité d’Akira.

En conclusion

Tsubaki Yuzu sensei aborde avec pudeur la question de la différence d’âge, analysant l’évolution des sentiments mais également les réactions des personnages. Elle offre une tranche de vie avec un rythme pourtant parfaitement maîtrisé. Le doux graphisme de Kanzume Sawa sensei renforce l’atmosphère agréable générale. D’ailleurs, on ressent presque l’ambiance des laveries automatiques. J’aime beaucoup l’alchimie qui se construit entre Minato et Katsuki. Une lecture apaisante!

Pick a papa 1 – Tsurukame Mayo

Couverture de Pick a papa 1 de Tsurukame Mayo, éditions Taifu

TSURUKAME Mayo 鶴亀まよ
ISBN: 9782375066140
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784403669507 (JP)
Shinshokan, 2024 (JP)
Titre original: 堕落家族論 上
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Ça ne peut pas être ma fille, impossible!! »

Tsurukame Mayo sensei narre une cohabitation originale entre deux anciens rivaux amoureux aux caractères opposés et une fillette plutôt mûre pour son âge qui a de la répartie. Elle dévoile leur passé au fur et à mesure. Ainsi, le rêveur Sentarô a perdu confiance en lui et reste prisonnier du passé. Le malchanceux Tôma, désabusé par la vie, se laisse finalement vivre. Et pourtant, les deux hommes changent et évoluent au contact de la renfermée Meguru. Bien qu’ils soient persuadés de ne pas pouvoir lui apporter une éducation saine, ils lui donnent quelques conseils. L’autrice aborde donc le jugement sur l’apparence et les sentiments refoulés. Elle questionne également sur la famille, introduisant quelques exemples avec les personnages secondaires ou même tertiaires. Par ailleurs, à travers Yanagi Yôsuke, elle s’intéresse au métier de sous-compositeur.

La mangaka a un trait épuré, jouant sur les pleins et les déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames équilibrées sont plutôt en aplat tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir ou gris. Il y a par ailleurs quelques pages en couleurs. Les décors apparaissent sur les plans larges et s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger. La mise en page est plutôt classique. Toutefois, Tsurukame sensei apporte un peu de dynamisme avec l’absence de cadre et des ellipses. Comme elle installe pour l’instant l’histoire, il n’y a pas de scènes érotiques.

En résumé

Kotani Sentarô (26 ans), compositeur, est convoqué par la mère de son ex petite amie suite au décès de cette dernière. Il y a sept ans, il sortait avec Kakehashi Ririko mais leur idylle n’a pas duré car il l’a surprise une semaine après avec Tsuga Tôma, barman. D’ailleurs, son rival (27 ans) est également présent à la convocation. Effectivement, Ririko a eu une fille, Kakehashi Meguru (6 ans). Afin qu’elle puisse choisir son père, elle devra vivre avec eux pendant trois mois. Installés chez Sentarô, la cohabitation s’annonce mouvementée.

En conclusion

Tsurukame Mayo sensei nous plonge dans une tranche de vie mignonne et amusante avec une cohabitation originale tout en nous questionnant sur l’image de la famille. Pour l’instant, elle installe les personnages et le contexte, dévoilant des personnalités assez complexes. Son graphisme est à la fois expressif et dynamique. J’adore les remarques souvent piquantes de Meguru. Et j’ai hâte de découvrir la suite. Une lecture prenante!

Snip, snail & dog tail – Yamashita Tomoko

Couverture de Snip, snail & dog tail de Yamashita Tomoko, éditions Naban

YAMASHITA Tomoko ヤマシタトモコ
ISBN: 9782380601794
Naban, 2026
ISBN:‎ 9784396783396 (JP)
Shodensha, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Coup de ciseaux et escargots et queue de chiots ainsi sont faits les petits garçons »

Yamashita Tomoko sensei propose une tranche de vie entre deux hommes aux caractères opposés qui se lient d’abord d’amitié. Toutefois, elle ne suit pas la chronologie habituelle, proposant des instantanés qui semblent s’enchaîner en suivant à chaque fois un thème, tel un souvenir ou un sujet de conversation. Ainsi, elle navigue constamment entre passé et présent, le premier chapitre étant en fin de compte la fin du récit. Le chauffeur de bus Anjô, un peu frivole et détaché, a du mal à accepter son attirance. Au contraire, le sérieux et réfléchi traducteur Mine prend rapidement conscience de ses sentiments mais nourrit de l’incertitude face à l’avenir de leur relation. Leurs sentiments évoluent à travers les quiproquos, discussions et interrogations. Ainsi l’autrice s’intéresse aux interactions humaines. A travers l’observatrice Michiko, la petite amie de Fumie, elle montre l’impuissance face au rapprochement des deux hommes.

La mangaka a un trait fin légèrement épuré qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames utilisées avec parcimonie apportent quelques touches de couleurs ou des motifs. Les ombres fortes sont en aplat. De même, les trames d’ambiance appuient discrètement les émotions. Par ailleurs, les décors situent l’action. La mise en page classique utilise quelques ellipses et absences de cadre, apportant des respirations. D’ailleurs, le découpage des mouvements crée de faux ralentis, rythmant ainsi la lecture. Yamashita sensei porte attention aux petits détails. Elle ne dessine pas de scènes érotiques, montrant juste le début et la fin. Dans les chapitres bonus, elle offre quelques recettes avec de l’origan. Les titres des chapitres permettent de se repérer dans le temps tandis que le sommaire en fin de tome donne la chronologie. Les chapitres sont d’ailleurs courts.

En résumé

27 juin 2012. Anjô Fumie, chauffeur de bus, réalise qu’il a laissé la marjolaine qu’il cultive en pot dans son appartement. Mine Ôtsuki, traducteur, lui propose alors d’emménager chez lui vu que la majorité de ses affaires y sont déjà…

En conclusion

Bien que non classée au Chill chill BL award 2014, les lecteurices ont apprécié le mélange des couleurs douces et flashy de la couverture. A savoir que le fond blanc de la version française est rose fuschia au Japon! Yamashita Tomoko sensei dépeint avec finesse le rapprochement presque naturel entre deux hommes. Malgré le thème classique d’amis à amants, elle offre une narration originale nous faisant naviguer dans le temps au fil des discussions des personnages. D’ailleurs, ce style narratif ne plaira pas à tout le monde. Son graphisme un peu dépouillé colle parfaitement à l’ambiance. J’ai adoré ma lecture, le style graphique, la narration mais également le caractère des personnages. C’est donc un énorme coup de cœur!

Beast’s storm 7 Bind my baby! – Kuroi Morry

Couverture de Beast's storm 7 de Kuroi Morry, éditions Hana

KUROI Morry 黒井モリー
ISBN: 9782382764725
Hana, 2024
ISBN: 9784796416214 (JP)
Kaiohsha, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Sôshi et Yuu forment enfin un couple comme ils le désiraient depuis 30 ans. »

Kuroi Morry sensei développe la romance entre le directeur de crèche Ohara et le président de la clinique Kijima. Elle dévoile le passé de Yuu. Ainsi, à travers l’analyse de leur relation, elle aborde la question de l’engagement, le vécu qui pollue une relation, le poids des blessures du passé malgré des sentiments réciproques. En effet, Sôshi a encore quelques secrets pour son petit ami, créant des doutes. D’ailleurs, Yuu, fuyant, pense que le possessif président de clinique ne sait pas aimer. A cause du manque de communication, le couple s’enfonce dans un malaise mais fait des efforts pour le surmonter. Iwakura, fils héritier des bijouteries Shinise, joue les confidents auprès d’eux. L’autrice s’intéresse donc à l’évolution d’un premier amour perdu et retrouvé ainsi que l’amour à un âge mûr. Dans l’histoire bonus, elle apporte des anecdotes sur la famille Kijima.

La mangaka a un trait anguleux. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance se font discrètes. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Comme dans le tome précédent, Kuroi sensei ne censure pas les scènes érotiques. En début de tome, elle présente les relations entre les personnages, précisant leur date de naissance. Dans les illustrations en début de chapitre, elle dessine leur quotidien.

En résumé

Ohara Yuu, directeur de crèche, et Kijima Sôshi filent le parfait amour. Mais le président de la clinique ne peut s’empêcher de douter de leur avenir. Pourtant, il ne cherche pas forcément à fonder une famille. Il désire également mettre au courant son fils Sôgo…

En conclusion

Kuroi Morry sensei consacre ce tome à la relation entre Sôshi et Yuu. En plus d’une romance entre hommes mûrs, elle analyse l’évolution d’un amour perdu puis retrouvé, développant de nouveaux thèmes tout en approfondissant ceux autour de la famille, son sujet de prédilection. Son graphisme anguleux sublime les traits et les petites rides des visages d’un certain âge. Je craque complètement pour cette romance. Une lecture attendrissante!

Beast’s storm 6 Love me baby! – Kuroi Morry

Couverture de Beast's storm 6 de Kuroi Morry, édition Hana

KUROI Morry 黒井モリー
ISBN: 978238264619
Hana, 2024
ISBN: 9784796415897 (JP)
Kaiohsha, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Akira et Sôgo vivaient un quotidien paisible jusqu’à ce jour où est apparu Kazuhisa, membre de la famille Kijima! »

Kuroi Morry sensei continue de développer l’environnement de la famille Kijima. Elle aborde la pression sociale et familiale que subit une famille d’élite ainsi que la conservation du sang pur. Elle interroge également sur les mariages intéressés, la perpétuation de la lignée, le choix d’un partenaire, ne laissant aucune place à l’amour. Le passé de Kazuhisa et Alex permet de mieux comprendre leur relation complexe et la raison des sentiments réciproques tus. D’ailleurs, l’héritier est tellement conditionné à obéir qu’il ne sait pas ce qu’il désire. Son contact avec les enfants de son demi-frère l’incite à se remettre en question. Ainsi, à travers ses réflexions, l’autrice met en avant la possibilité des bêtes d’enfanter soi-même au lieu de faire un enfant. Elle montre également l’entraide entre parents ainsi que la gestion de plusieurs enfants. Par ailleurs, elle dévoile l’évolution de la relation entre Ohara Yuu et Kijima Sôshi.

La mangaka a un trait anguleux. Elle l’arrondit et le simplifie dans les passages humoristiques, transformant même les personnages en SD. Elle dessine des corps plutôt longilignes. A noter que les bêtes ont, en plus d’un physique humain, des oreilles et une queue d’animal. Shôta apporte une note mignonne avec sa bouille tout en rondeur. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance se font discrètes. De même, les flash-back se repèrent immédiatement grâce à un fond noir. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Comme dans le tome précédent, Kuroi sensei ne censure pas les scènes érotiques et offre même des coupes intérieures. Dans les illustrations en début de chapitre, elle dessine les personnages dans leur quotidien.

En résumé

Kijima Sôgo emmène Miyaji Akira et leur fils Shôta à une soirée mondaine organisée par Kazuhisa, son demi-frère. Comme le président de la clinique, Kijima Sôshi, prévoit de prendre sa retraite, le médecin veut éloigner les potentiels candidats à un mariage. Pendant qu’il socialise, Akira et son fils restent auprès de Lykaios Alexandro qui joue temporairement les gardes du corps. Ce dernier lui demande alors d’éviter son ami d’enfance, Kazuhisa, pour ne plus l’exposer constamment à l’image de la famille idéale. En effet, l’héritier est amené à multiplier les partenaires pour perpétuer la lignée.

En conclusion

Kuroi Morry sensei introduit d’autres couples, influencés par notre adorable petite famille. Ainsi, elle approfondit ses sujets à travers d’autres regards. Elle alterne toujours avec autant de dextérité humour, tendresse et mignonnerie. Son graphisme est agréable. Malgré le peu de tension et d’enjeu, je suis complètement happée par cette adorable tranche de vie qui interroge principalement sur la famille. J’adore le couple de Kazuhisa et Alex. Du pur bonheur à lire!

Salad days 9 – Jing Shuibian et Tang Liuzang

Couverture de Salad days 9 de Jing Shuibian et Tang Liuzang, éditions Nazka

JING Shuibian
TANG Liuzang
ISBN: 9782494400559
Nazca, 2026
2023 (CN)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Je n’ai besoin que d’avancer avec courage. »

Jing Shuibian suit en parallèle les premières compétitions vers la professionnalisation de Bai et Jiang. Le couple consolide enfin leur relation, leurs séjours à l’étranger leur permettant de montrer plus directement leur affection. Ai Lai apporte une note amusante en supervisant indirectement les entraînements rigoureux des deux amoureux. En effet, malgré les vacances, Shen suit un régime et se prépare à une compétition internationale tandis que Jinyi augmente ses exercices. Une tension sexuelle s’installe dans le couple, renforcée par une abstinence forcée. Dans l’école d’Ai, le petit cygne découvre une rivalité saine, d’autres profils d’élèves dont Novie, une danseuse douée mais cardiaque. Ainsi le.a scénariste aborde la gestion de la frustration, la jalousie, le respect entre rivaux, la difficulté à ne pas se laisser influencer par la situation des autres. Par ailleurs, iel révèle le passé de Ying.

Tang Liuzang a un trait épuré et fin qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages se transforment en de mignons SD. Les couleurs sobres apportent une touche réaliste tandis que les trames d’ambiance, de couleurs ou graphiques, appuient les émotions. Les décors situent principalement l’action et s’estompent même en arrière-plan pour ne pas surcharger les vignettes. La mise en page dynamique oublie totalement le format vertical numérique. Par ailleurs, le.a manhuajia donne une note poétique en suivant les deux amants dans leurs épreuves avec une composition particulière des pages. Même s’il n’y a pas de scènes érotiques, des indices (morsures, suçons, nudité, gêne) suggèrent subtilement le passage à l’acte. La première édition propose une couverture réversible avec du vernis sélectif du plus bel effet. Comme dans le tome précédent, il y a la présentation des personnages sur le rabat de la jaquette.

En résumé

Perdu dans ses réflexions pour sa carrière, Jiang Shen retourne chez lui pour se ressourcer. Mais dès son arrivée chez les Chen avec ses amis, Qingling fuit en entendant ses parents parler de supprimer ses cours de dessin. Malgré le soutien de ses amis, la lycéenne préfère aider ses parents mais ne perd pas de vue son objectif de devenir artiste. Bien que touché par la passion et la détermination de la jeune fille, Shen ne trouve pas encore de solution à son problème et se confie à son professeur Ai Lai. Toutefois, il décide tout de même d’avancer en continuant à danser. Mais il termine d’abord ses vacances aux États Unis avec Bai Jinyi.

En conclusion

Jing Shuibian accélère d’un seul coup son récit, aussi bien la romance que la professionnalisation des deux amants. D’ailleurs, le traitement des entraînements et des compétitions apporte beaucoup de tension et de suspense. Tang Liuzang sublime également ces passages par une mise en page particulière. Toutefois, des petites scènes amusantes, avec un graphisme tout mignon, viennent détendre l’atmosphère pour notre plus grand plaisir. J’aime beaucoup découvrir les réactions des amis des deux héros qui introduisent à chaque fois des révélations. Une lecture palpitante!

Senpai, this can’t be love! Brush up 1 – Harekawa Shinta

Couverture de Senpai, this can't be love! Brush up 1 de Harekawa Shinta, éditions Taifu

HAREKAWA Shinta 晴川シンタ
ISBN: 9782375065778
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784040648583 (JP)
Kadokawa, 2020 (JP)
Titre original: 先輩、断じて恋では!Brush up
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« J’aime tellement Yanase qu’il occupe toutes mes pensées… »

Harekawa Shinta sensei continue les aventures de Kaneda et Yanase, s’intéressant à l’équilibre entre travail et vie privé. Ainsi, elle aborde la cohabitation, la gestion du manque et la conciliation entre amour et carrière. Malgré une relation bien établie, le jeune apprenti ressent encore de la gêne face aux démonstrations intimes. A cause de quiproquos, l’harmonie du couple se fragilise. Pourtant, entre doutes, tensions, disputes et réconciliations, Yanase provoque toujours la communication. Le designer 3D soutient au mieux son petit ami. Comme dans le tome précédent, l’autrice présente les spécificités du milieu artistique de la 3D, s’attardant sur le quotidien des graphistes et des studios. Elle met en avant la passion dans ces métiers, les inspirations et motivations, les opportunités grâce au détachement, les différentes techniques. L’histoire bonus offre une anecdote amusante sur le couple.

La mangaka a un trait épuré jouant sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle utilise les trames avec parcimonie. Toutefois, des hachures soulignent les ombres fortes et les volumes ou marquent les rougissements. De même, les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les flash-back se repèrent immédiatement par leur fond noir. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page plutôt classique propose parfois quelques pages plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, Harekawa sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Elle présente les personnages secondaires dans sa postface, inspirés par des professionnels 3D qui lui ont servi de modèles.

En résumé

Muté pendant un an au Canada, Yanase Jun continue de former Kaneda Yûki qui l’a rejoint. Toutefois, ce dernier éprouve toujours autant de gêne dès que son petit ami se montre affectueux. En plus, ils logent ensemble. Comme Yanase rentre plus tôt au Japon, Kaneda s’ouvre petit à petit à ses collègues et continue ainsi de progresser grâce à eux. Mais dès son retour au Japon, le jeune apprenti réalise qu’il n’arrive plus à se concentrer lorsqu’il travaille aux côtés de son petit ami.

En conclusion

Harekawa Shinta sensei approfondit à la fois la relation des deux héros ainsi que l’univers des studios 3D. Elle alterne entre tension, scènes sexy et notes comiques. Son graphisme très expressif dépeint avec finesse les émotions des personnages. J’aime beaucoup la dynamique qui s’installe dans le couple. Si vous avez apprécié le tome précédent, foncez, car il comble justement ce qu’il manquait à ce dernier! Une lecture attendrissante!

Here U are 5 – Djun

Couverture de Here U are 5 de Djun, édité par Taifu

Djun
ISBN: 9782375065266
Taifu comics, 2026
Dongman, 2022 (CN)
Manhua
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Tôt ou tard, il faudra bien qu’on parle… »

Djun continue d’introduire de nouvelles intrigues. Elle fait doucement évoluer la relation entre Pan Shu et Zhong Qiu Jie. Ainsi, un jeu de provocations puis de séduction s’installe entre l’étudiant et le gérant de bar. Pan n’hésite pas à recadrer Qiu qui finit par réfléchir sur son comportement infantile. Ji Yuan et Chu Huanwan apporte une touche mignonne et comique avec leur amitié maladroite qui se noue. Par ailleurs, des tensions s’installent entre Li Huan et Yu Yang, ce dernier étant sensible à l’homophobie. D’ailleurs, il subit encore un traumatisme suite à une mauvaise expérience passée. Par ailleurs, l’autrice approfondit la question d’une relation entre hétérosexuel et homosexuel. A travers Wangwang et Xiao Yi, elle aborde les différents dangers provoqués par l’homophobie. Les amis de Li Huan et Yu Yang apportent de bons conseils.

Djun a un trait légèrement épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. Elle utilise des couleurs plutôt réalistes mais joue principalement sur les contrastes noir et blanc. Les décors soignés renforcent cette note réaliste. La mise en page est très dynamique. Toutefois, l’ordre de certaines bulles entraînent parfois des hésitations. Par ailleurs, les personnages apparaissent en SD avec d’adorables pyjamas d’animaux dans le sommaire. Contrairement au tome précédent, les chapitres sont plus longs. Il y en a donc seulement trois.

En résumé

Lorsque Li Huan s’endort à ses côtés, Yu Yang n’arrive plus à peindre. Il rejoint alors Lin Xiang. Réalisant ainsi la profondeur de ses sentiments, il décide de les exprimer franchement. Toutefois, Yu Yang y renonce en découvrant Li Huan en grande discussion avec Xia Wangwang. Et si Li Huan préférait les filles?

En conclusion

Djun joue avec les émotions des lecteurices, alternant avec dextérité tension, humour et questionnements. D’ailleurs, elle développe des personnages aux caractères plutôt réalistes, avec leurs qualités et leurs défauts. Son graphisme est à la fois expressif et beau. J’aime beaucoup Ji Yuan, en particulier ses réactions qui paraissent si spontanées. Une lecture émouvante!

Salad days 8 – Jing Shuibian et Tang Liuzang

Couverture de Salad days 8 de Jing Shuibian et Tang Liuzang, éditions Nazca

JING Shuibian
TANG Liuzang
ISBN: 9782494400542
Nazca, 2025
2023 (CN)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Est-ce que cela me rend inapte à devenir un danseur libre? »

Jing Shuibian continue d’analyser les liens particuliers et les interactions des fans dans le monde de la danse, dénonçant au passage les spéculations sur la vente des billets et l’influence des rumeurs. Ainsi, la relation entre Xingzhi et M Pu semble déséquilibrée. Par ailleurs, Shen prend conscience de l’influence de ses émotions sur ses performances. Le passé du professeur de danse Ai Lai se dévoile. Le comportement méprisant d’un journaliste interroge également sur le jugement sur l’apparence et l’esprit élitiste encore existant dans la danse. Le.a scénariste aborde la question de l’avenir, de la réalisation de son rêve ainsi que les préjugés et l’homophobie dans le sport. Iel s’attarde maintenant sur les objectifs de Jinyi. Le jeune boxeur s’impose dans le club de boxe Meyweather, nouant de nouvelles amitiés grâce à ses compétences.

Tang Liuzang a un trait épuré qui se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. Ainsi, les personnages se transforment en d’adorables SD. Les couleurs réalistes mélangent à la fois aplats et dégradés, renforçant la douceur générale. De même, les trames d’ambiance sont colorées ou graphiques. Les décors s’estompent également en arrière-plan. La mise en page est simplement dynamique. Comme dans le tome précédent, un vernis sélectif donne un peu de relief à la couverture grâce à la brillance. La première édition comporte par ailleurs une jaquette réversible. Les personnages sont présentés sur le rabat de la couverture.

En résumé

Liu Xingzhi a choisi Jiang Shen en deuxième danseur pour sa première danse même si leur professeur n’approuve pas. Devant les hésitations de Shen, Xingzhi le somme de vite déclarer son amour à son petit ami pour ensuite se consacrer uniquement à l’apprentissage de sa chorégraphie. Le petit cygne redouble donc d’effort et rentre complètement épuisé. En conséquence, Bai Jinyi n’ose pas annoncer son départ imminent pour les États-Unis. Mais lorsque Shen découvre par hasard l’itinéraire de Bai aux États-Unis, il disparaît soudain.

En conlusion

Jing Shuibian accélère depuis quelques tomes le développement de la romance. Par ailleurs, les personnages secondaires apportent un regard extérieur sur les deux amoureux. Le scénario bien rythmé oscille constamment entre tension, romance et humour, avec de belles scènes de danse et de boxe. D’ailleurs, le magnifique trait de Tang Liuzang transcrit parfaitement les émotions des personnages. Le professeur Ai Lai m’intrigue encore plus suite à la révélation de son passé. Une lecture indispensable pour comprendre les enjeux de la vie.

Salad days 7 – Jing Shuibian et Tang Liuzang

Couverture de Salad days 7 de Jing Shuibian et Tang Liuzang, éditions Nazca

JING Shuibian
TANG Liuzang
ISBN: 978249400504
Nazca, 2025
2023 (CN)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Tu me manquerais trop si tu partais aux États-Unis! »

Jing Shuibian s’attarde un peu sur la gestion d’un lancement de carrière et aborde la question de la notoriété, les différents types de fans, le soutien des mécènes. D’ailleurs, en danse, certains fans ne jugeant que sur le physique et non sur la performance, la préparation d’un spectacle implique de bien choisir ses seconds danseurs. Shen et Bai ressentent le poids des sacrifices à faire pour atteindre leurs objectifs respectifs. Toutefois, ils expriment de plus en plus leurs sentiments, prenant conscience du réconfort qu’ils apportent mutuellement. D’ailleurs, la jalousie contenue de Jinyi ainsi que l’extravagance de sa mère créent des situations comiques. Par ailleurs, l’introduction du professeur Ai Lai apporte quelques tensions. Le.a scénariste s’intéresse également à la question du coming out à la famille.

Tang Liuzang a un trait épuré qui se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages se transforment en d’adorables SD. Les couleurs sobres paraissent réalistes, renforcées par un papier mat. De plus, les trames d’ambiance sont simplement colorées ou graphiques. Les décors qui apparaissent sur les plans larges ont des couleurs plus diffuses pour mettre en avant le contenu de certaines cases. Par ailleurs, la mise en page est dynamique. La lecture peut parfois devenir hésitante suite à l’ordre de certains phylactères. Comme dans le tome précédent, il y a une présentation des personnages sur le revers de la couverture. La couverture réversible a un vernis brillant qui donne un léger relief du plus bel effet.

En résumé

Jiang Shen obtient la place de deuxième danseur pour le spectacle de Jing Luoyun. Pour taire les rumeurs d’un soutien de Monsieur Liu au jeune danseur, Xingzhi rappelle le nombre d’heures d’entrainement de ce dernier. Mais le petit cygne ne s’en offusque point. Avec les entrainements, il ne peut pas retourner chez lui pour la fin de l’année. En plus, Bai Jinyi ira peut-être aux États-Unis durant cette période. Shen Shen a beau encourager son ami, il a du mal à comprendre son pincement au cœur.

En conclusion

Jing Shuibian met en avant Jiang Shen ainsi que l’univers de la danse. Les moments tendres du couple augmentent, installant petit à petit une certaine tension sexuelle. Toutefois, le scénario maîtrisé insuffle suffisamment de suspense et de moment comique pour nous tenir en haleine. Le graphisme de Tang Luzang renforce la douceur du récit, avec des expressions fortes lorsque les personnages se transforment en SD. J’aime beaucoup le professeur Ai Lai et la mère de Bai. Un coup de cœur sans cesse renouvelé à chaque tome!