Senpai, this can’t be love! Brush up 1 – Harekawa Shinta

Couverture de Senpai, this can't be love! Brush up 1 de Harekawa Shinta, éditions Taifu

HAREKAWA Shinta 晴川シンタ
ISBN: 9782375065778
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784040648583 (JP)
Kadokawa, 2020 (JP)
Titre original: 先輩、断じて恋では!Brush up
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« J’aime tellement Yanase qu’il occupe toutes mes pensées… »

Harekawa Shinta sensei continue les aventures de Kaneda et Yanase, s’intéressant à l’équilibre entre travail et vie privé. Ainsi, elle aborde la cohabitation, la gestion du manque et la conciliation entre amour et carrière. Malgré une relation bien établie, le jeune apprenti ressent encore de la gêne face aux démonstrations intimes. A cause de quiproquos, l’harmonie du couple se fragilise. Pourtant, entre doutes, tensions, disputes et réconciliations, Yanase provoque toujours la communication. Le designer 3D soutient au mieux son petit ami. Comme dans le tome précédent, l’autrice présente les spécificités du milieu artistique de la 3D, s’attardant sur le quotidien des graphistes et des studios. Elle met en avant la passion dans ces métiers, les inspirations et motivations, les opportunités grâce au détachement, les différentes techniques. L’histoire bonus offre une anecdote amusante sur le couple.

La mangaka a un trait épuré jouant sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle utilise les trames avec parcimonie. Toutefois, des hachures soulignent les ombres fortes et les volumes ou marquent les rougissements. De même, les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les flash-back se repèrent immédiatement par leur fond noir. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page plutôt classique propose parfois quelques pages plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, Harekawa sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Elle présente les personnages secondaires dans sa postface, inspirés par des professionnels 3D qui lui ont servi de modèles.

En résumé

Muté pendant un an au Canada, Yanase Jun continue de former Kaneda Yûki qui l’a rejoint. Toutefois, ce dernier éprouve toujours autant de gêne dès que son petit ami se montre affectueux. En plus, ils logent ensemble. Comme Yanase rentre plus tôt au Japon, Kaneda s’ouvre petit à petit à ses collègues et continue ainsi de progresser grâce à eux. Mais dès son retour au Japon, le jeune apprenti réalise qu’il n’arrive plus à se concentrer lorsqu’il travaille aux côtés de son petit ami.

En conclusion

Harekawa Shinta sensei approfondit à la fois la relation des deux héros ainsi que l’univers des studios 3D. Elle alterne entre tension, scènes sexy et notes comiques. Son graphisme très expressif dépeint avec finesse les émotions des personnages. J’aime beaucoup la dynamique qui s’installe dans le couple. Si vous avez apprécié le tome précédent, foncez, car il comble justement ce qu’il manquait à ce dernier! Une lecture attendrissante!

Here U are 5 – Djun

Couverture de Here U are 5 de Djun, édité par Taifu

Djun
ISBN: 9782375065266
Taifu comics, 2026
Dongman, 2022 (CN)
Manhua
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Tôt ou tard, il faudra bien qu’on parle… »

Djun continue d’introduire de nouvelles intrigues. Elle fait doucement évoluer la relation entre Pan Shu et Zhong Qiu Jie. Ainsi, un jeu de provocations puis de séduction s’installe entre l’étudiant et le gérant de bar. Pan n’hésite pas à recadrer Qiu qui finit par réfléchir sur son comportement infantile. Ji Yuan et Chu Huanwan apporte une touche mignonne et comique avec leur amitié maladroite qui se noue. Par ailleurs, des tensions s’installent entre Li Huan et Yu Yang, ce dernier étant sensible à l’homophobie. D’ailleurs, il subit encore un traumatisme suite à une mauvaise expérience passée. Par ailleurs, l’autrice approfondit la question d’une relation entre hétérosexuel et homosexuel. A travers Wangwang et Xiao Yi, elle aborde les différents dangers provoqués par l’homophobie. Les amis de Li Huan et Yu Yang apportent de bons conseils.

Djun a un trait légèrement épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. Elle utilise des couleurs plutôt réalistes mais joue principalement sur les contrastes noir et blanc. Les décors soignés renforcent cette note réaliste. La mise en page est très dynamique. Toutefois, l’ordre de certaines bulles entraînent parfois des hésitations. Par ailleurs, les personnages apparaissent en SD avec d’adorables pyjamas d’animaux dans le sommaire. Contrairement au tome précédent, les chapitres sont plus longs. Il y en a donc seulement trois.

En résumé

Lorsque Li Huan s’endort à ses côtés, Yu Yang n’arrive plus à peindre. Il rejoint alors Lin Xiang. Réalisant ainsi la profondeur de ses sentiments, il décide de les exprimer franchement. Toutefois, Yu Yang y renonce en découvrant Li Huan en grande discussion avec Xia Wangwang. Et si Li Huan préférait les filles?

En conclusion

Djun joue avec les émotions des lecteurices, alternant avec dextérité tension, humour et questionnements. D’ailleurs, elle développe des personnages aux caractères plutôt réalistes, avec leurs qualités et leurs défauts. Son graphisme est à la fois expressif et beau. J’aime beaucoup Ji Yuan, en particulier ses réactions qui paraissent si spontanées. Une lecture émouvante!

Salad days 8 – Jing Shuibian et Tang Liuzang

Couverture de Salad days 8 de Jing Shuibian et Tang Liuzang, éditions Nazca

JING Shuibian
TANG Liuzang
ISBN: 9782494400542
Nazca, 2025
2023 (CN)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Est-ce que cela me rend inapte à devenir un danseur libre? »

Jing Shuibian continue d’analyser les liens particuliers et les interactions des fans dans le monde de la danse, dénonçant au passage les spéculations sur la vente des billets et l’influence des rumeurs. Ainsi, la relation entre Xingzhi et M Pu semble déséquilibrée. Par ailleurs, Shen prend conscience de l’influence de ses émotions sur ses performances. Le passé du professeur de danse Ai Lai se dévoile. Le comportement méprisant d’un journaliste interroge également sur le jugement sur l’apparence et l’esprit élitiste encore existant dans la danse. Le.a scénariste aborde la question de l’avenir, de la réalisation de son rêve ainsi que les préjugés et l’homophobie dans le sport. Iel s’attarde maintenant sur les objectifs de Jinyi. Le jeune boxeur s’impose dans le club de boxe Meyweather, nouant de nouvelles amitiés grâce à ses compétences.

Tang Liuzang a un trait épuré qui se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. Ainsi, les personnages se transforment en d’adorables SD. Les couleurs réalistes mélangent à la fois aplats et dégradés, renforçant la douceur générale. De même, les trames d’ambiance sont colorées ou graphiques. Les décors s’estompent également en arrière-plan. La mise en page est simplement dynamique. Comme dans le tome précédent, un vernis sélectif donne un peu de relief à la couverture grâce à la brillance. La première édition comporte par ailleurs une jaquette réversible. Les personnages sont présentés sur le rabat de la couverture.

En résumé

Liu Xingzhi a choisi Jiang Shen en deuxième danseur pour sa première danse même si leur professeur n’approuve pas. Devant les hésitations de Shen, Xingzhi le somme de vite déclarer son amour à son petit ami pour ensuite se consacrer uniquement à l’apprentissage de sa chorégraphie. Le petit cygne redouble donc d’effort et rentre complètement épuisé. En conséquence, Bai Jinyi n’ose pas annoncer son départ imminent pour les États-Unis. Mais lorsque Shen découvre par hasard l’itinéraire de Bai aux États-Unis, il disparaît soudain.

En conlusion

Jing Shuibian accélère depuis quelques tomes le développement de la romance. Par ailleurs, les personnages secondaires apportent un regard extérieur sur les deux amoureux. Le scénario bien rythmé oscille constamment entre tension, romance et humour, avec de belles scènes de danse et de boxe. D’ailleurs, le magnifique trait de Tang Liuzang transcrit parfaitement les émotions des personnages. Le professeur Ai Lai m’intrigue encore plus suite à la révélation de son passé. Une lecture indispensable pour comprendre les enjeux de la vie.

Salad days 7 – Jing Shuibian et Tang Liuzang

Couverture de Salad days 7 de Jing Shuibian et Tang Liuzang, éditions Nazca

JING Shuibian
TANG Liuzang
ISBN: 978249400504
Nazca, 2025
2023 (CN)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Tu me manquerais trop si tu partais aux États-Unis! »

Jing Shuibian s’attarde un peu sur la gestion d’un lancement de carrière et aborde la question de la notoriété, les différents types de fans, le soutien des mécènes. D’ailleurs, en danse, certains fans ne jugeant que sur le physique et non sur la performance, la préparation d’un spectacle implique de bien choisir ses seconds danseurs. Shen et Bai ressentent le poids des sacrifices à faire pour atteindre leurs objectifs respectifs. Toutefois, ils expriment de plus en plus leurs sentiments, prenant conscience du réconfort qu’ils apportent mutuellement. D’ailleurs, la jalousie contenue de Jinyi ainsi que l’extravagance de sa mère créent des situations comiques. Par ailleurs, l’introduction du professeur Ai Lai apporte quelques tensions. Le.a scénariste s’intéresse également à la question du coming out à la famille.

Tang Liuzang a un trait épuré qui se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages se transforment en d’adorables SD. Les couleurs sobres paraissent réalistes, renforcées par un papier mat. De plus, les trames d’ambiance sont simplement colorées ou graphiques. Les décors qui apparaissent sur les plans larges ont des couleurs plus diffuses pour mettre en avant le contenu de certaines cases. Par ailleurs, la mise en page est dynamique. La lecture peut parfois devenir hésitante suite à l’ordre de certains phylactères. Comme dans le tome précédent, il y a une présentation des personnages sur le revers de la couverture. La couverture réversible a un vernis brillant qui donne un léger relief du plus bel effet.

En résumé

Jiang Shen obtient la place de deuxième danseur pour le spectacle de Jing Luoyun. Pour taire les rumeurs d’un soutien de Monsieur Liu au jeune danseur, Xingzhi rappelle le nombre d’heures d’entrainement de ce dernier. Mais le petit cygne ne s’en offusque point. Avec les entrainements, il ne peut pas retourner chez lui pour la fin de l’année. En plus, Bai Jinyi ira peut-être aux États-Unis durant cette période. Shen Shen a beau encourager son ami, il a du mal à comprendre son pincement au cœur.

En conclusion

Jing Shuibian met en avant Jiang Shen ainsi que l’univers de la danse. Les moments tendres du couple augmentent, installant petit à petit une certaine tension sexuelle. Toutefois, le scénario maîtrisé insuffle suffisamment de suspense et de moment comique pour nous tenir en haleine. Le graphisme de Tang Luzang renforce la douceur du récit, avec des expressions fortes lorsque les personnages se transforment en SD. J’aime beaucoup le professeur Ai Lai et la mère de Bai. Un coup de cœur sans cesse renouvelé à chaque tome!

Shinjuku 69 heaven 2 – Unohana

Couverture de Shinjuku 69 heaven 2 d'Unohana, éditions Taifu

Unohana ウノハナ
ISBN: 9782375065884
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784910526539 (JP)
Shucream, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« J’aurais dû lui dire que je l’aimais. »

Unohana sensei continue de développer l’univers de la prostitution, en particulier les préjugés. Comme dans le tome précédent, elle interroge sur les risques, à travers le hautain Sawaki qui nourrit une obsession maladive et une peur du changement. Elle confronte également différents milieux sociaux qui s’entrecroisent, mettant en avant une certaine misère sentimentale. La fin du projet permet à Kutani et Hiromu de reprendre leur destin en main, acceptant de vivre plus modestement. A cause de leurs sentiments mitigés, les deux hommes prennent un peu de temps avant de les accepter. Yoshi, le patron du bar, apporte soutien et conseil. Par ailleurs, la scénariste montre l’impact de la prostitution sur l’estime de soi, mettant en avant des personnes qui sortent du cadre de la société bien pensante. En plus de l’histoire bonus, elle donne d’autres anecdotes sur ce que deviennent les protagonistes dans sa postface.

La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux. Elle dessine des corps longilignes. Par ailleurs, elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent discrètement les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Unohana sensei censure les parties intimes en les recouvrant d’une trame blanche.

En résumé

Kutani Keita discute avec Yoshi, le patron de Sakuma Hiromu en sirotant un verre au bar. Ainsi, il découvre que son colocataire fréquente actuellement un client violent. Inquiet, Yoshi demande alors à Kutani de prendre soin de Hiromu, persuadé qu’ils sortent ensemble. D’ailleurs, l’écrivain s’interroge de plus en plus sur sa relation particulière avec son colocataire, ressentant un agacement face aux autres clients. Pourtant, lui aussi paie pour coucher avec Hiromu.

En conclusion

Le duo Unohana sensei conclut sa romance après encore quelques péripéties permettant d’approfondir les sujets abordés. Elle alterne tension, suspense et romance. Le graphisme reconnaissable de la mangaka est un bonheur pour les yeux. J’apprécie la relation très adulte qui se construit entre Kutani et Hiromu, contenant leur lourd passé. Un coup de cœur!

Nagahama to be, or not to be 2 – Scarlet Beriko

Couverture de Nagahama to be, or not to be 2 de Scarlet Beriko, éditions Taifu

SCARLET Beriko スカーレット・ベリ子
ISBN: 9782375066096
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784403680359 (JP)
Shinshokan, 2026 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je peux pas me permettre de gâcher une seule seconde! »

Scarlet Beriko sensei continue les aventures de Nagisa et Issa, s’intéressant à la gestion du manque et à la souffrance de la séparation. Elle aborde également la question du coming out à la famille, le manque de confiance en soi, l’importance de la communication ainsi que l’avenir. En effet, Issa, bien qu’un peu lent à la détente, a enfin trouvé sa vocation tandis que Nagisa, qui gère difficilement le flot de ses émotions, hésite encore. Les deux jeunes adultes respectent les choix de l’autre, n’hésitant pas à cacher leurs inquiétudes. Ainsi, ils construisent une relation respectueuse et consentie. Les mères des deux garçons apportent une note comique. Par ailleurs, l’autrice met en avant l’univers restreint ressenti dans une petite ville côtière avec des choix de carrières limités. A travers Suzaki, du club de foot, elle interroge sur la différence entre un métier passion et un simple loisir.

La mangaka a un trait léché à peine épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames ont une dominante claire tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques accompagnent les émotions fortes. Les flash-back se repèrent grâce à des vignettes intégralement recouvertes de trames. Par ailleurs, les décors soignés, parfois inspirés de photographie pour certains paysages, apportent une note réaliste. La mise en page très dynamique joue avec les absences de cadre, les superpositions et les respirations. Scarlet Beriko sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle ne détaille pas les parties intimes en jouant avec les angles de vue. D’ailleurs, elle décompose certains mouvements, portant attention aux détails pour transmettre les émotions. Sous la jaquette, il y a deux planches amusantes. Le tome débute par une illustration couleur. Et les illustrations en début de chapitre donnent un avant-goût du déroulement du récit.

En résumé

Après six mois de pêche en haute mer, Minato Issa est enfin de retour. Minato Nagisa a prévu pleins de moments à partager ensemble mais rien ne se passe comme il l’avait imaginé. D’ailleurs, il refuse d’envisager le prochain départ de son petit ami pour la mer. Il finit d’ailleurs par ne plus contenir ses larmes…

En conclusion

Comme pour le tome précédent, ce volume a bénéficié d’une sortie internationale simultanée. Scarlet Beriko sensei offre une tranche de vie toujours autant emplie de douceur, plutôt réaliste, abordant des sujets d’actualités. Elle dépeint avec finesse les émotions de ses personnages. D’ailleurs, son magnifique graphisme exprime parfaitement la sensualité des corps. De même, on a l’impression de ressentir l’ambiance de la ville côtière à travers les décors. On devine que la mangaka prend beaucoup de plaisir à réaliser son récit. J’adore les réactions des deux mères. Un coup de cœur confirmé. Et en plus, la série continue!

King’s maker 2 – Haga et Kang Jiyoung

Couverture de King's maker 2 de Haga et Kang Jiyoung, éditions Taifu

Haga
Kang Jiyoung
ISBN: 9782375064962
Taifu comics, 2025
Jaedam, 2018 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Qu’est-ce qu’un prince sans pouvoir et un petit du roi pourraient bien faire? »

Haga dévoile un peu plus l’ambiance plutôt glauque du château, entre la rivalité entre les princes, la tyrannie du roi qui a de plus des penchants pédophiles et les diverses manipulations. L’introduction du cinquième prince, Dandelion Goldenleonard, apporte à la fois des tensions et une touche mignonne. En effet, l’innocent Delli influencé par la propagande, donne facilement sa confiance. Wolgang accepte d’être manipulé pour arriver à ses fins et fait donc des efforts pour s’intégrer. Shin Soohyuk, quant à lui, a de plus en plus de mal à esquiver les avances pressantes du roi. D’ailleurs, les deux adolescents ressentent une attirance mutuelle grandissante. L’auteurice révèle le passé de la monarchie Goldenleonard ainsi que l’origine des petits du roi. De nouvelles intrigues s’installent, motivant encore plus le quatrième prince dans son désir de vengeance.

Kang Jiyoung a un trait épuré légèrement anguleux. Iel exagère les expressions dans les passages humoristiques. Comme dans le tome précédent, les couleurs très variées ont néanmoins des tons dominants: jaune quand il s’agit de Wolfgang et violet pour Shin. Les décors soignés alternent avec les trames d’ambiances colorées. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir ou par des tons estompés. Par ailleurs, la mise en page est plutôt classique. Il y a quelques échanges de baisers et de caresses consentis. Toutefois, les scènes érotiques problématiques sont juste suggérées. En fin de tome, des yonkoma donnent des anecdotes amusantes.

En résumé

Durant les festivités, le quatrième prince Wolfgang Goldenleonard a organisé une course de chevaux. Il monte Aaron et espère rembourser sa dette avec les gains des paris. Encore faut-il gagner…

En conclusion

Haga maîtrise le rythme de son récit entre révélations, tensions, drames et humour. L’univers s’étoffe et les différentes relations se construisent. Ainsi, les personnages évoluent rapidement. Le graphisme de Kang Jiyoung est simplement beau, sublimé par les ambiances colorées. J’aime beaucoup Shin, qui dévoile quelques facettes surprenantes. Une lecture prenante!

Key ring lock – Ymz

Couverture de Key ring lock de Ymz, éditions Taifu

Ymz
ISBN: 9782375065624
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784063650327 (JP)
Kodansha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Dans cet appartement, la frontière entre la normalité et l’anormalité devient floue… »

Ymz (Yamazu) sensei narre une romance atypique entre un écrivain aimant séquestrer les gens et une de ses victimes totalement consentante. Ainsi, elle aborde la cohabitation et l’acceptation de l’autre tel qu’il est. Par ailleurs, elle révèle au fur et à mesure les raisons du comportement particulier des deux hommes prisonniers de leur passé. Ces derniers, solitaires, ne s’intègrent pas aux modèles attendus de la société mais découvrent qu’ils se complètent parfaitement. L’opportuniste Yui a tendance à se laisser vivre tandis que le capricieux Toshiki se montre maladroit en relation. Le responsable éditorial Satoru veille tout de même à ce que son auteur ne dépasse pas les limites. La lycéenne Kokoro, quant à elle, apporte également un regard extérieur sur la relation entre les deux hommes. A travers Tokutomi, l’autrice s’intéresse à l’influence des rumeurs, à la difficulté de demander de l’aide, au sentiment d’impuissance et au poids des regrets.

La mangaka a un trait épuré avec un contour épais qui donne du relief. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les décors très présents, gardent une note croquée avec un trait irrégulier et des hachures marquant les ombres et les volumes. Par ailleurs, les trames sont en aplat tandis que les trames d’ambiance se font discrètes. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir ou gris. La mise en page plutôt classique colle parfaitement au style graphique. Toutefois, Ymz sensei varient souvent les angles de vue. Elle n’intègre aucune scène érotique, son récit se concluant sur les prémices de la relation amoureuse. La couverture se classe douzième au Chill chill BL award 2018.

En résumé

Yui, qui travaille en intérim, se contente de vivre chichement. Un soir, il croise un homme dans un piteux état, affalé dans la rue. Il aide alors l’inconnu à rentrer à son domicile mais reste finalement dormir là-bas. Toutefois, au matin, il trouve la porte fermée à clé. En effet, l’écrivain Toshiki lui annonce aimer séquestrer les gens…

En conclusion

Ymz sensei offre une tranche de vie sur une cohabitation bizarre, analysant avec une grande sensibilité leurs différents sentiments. D’ailleurs, elle rend palpable l’ambiance et la fragile harmonie qui se construit entre les deux hommes. Son graphisme renforce la douceur ressentie malgré l’étrangeté de la situation. J’apprécie particulièrement la découverte au fil des pages des tenants et des aboutissants de cette relation. Une lecture originale et surprenante!

Aki et Haru 2 – Taji Makoto

Couverture de Aki et Haru 2 de Taji Makoto, édité par Taifu

TAJI Makoto たじまこと
ISBN: 9782375065747
Taifu comics, 2025
ISBN:‎ 9784801972988 (JP)
Takeshobo, 2021 (JP)
Titre original: アキはハルとごはんを食べたい 2
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« J’en ai marre que tu sois aussi bordélique!! »

Taji Makoto sensei continue de développer de courtes tranches de vie étudiante autour de plats simples. Elle s’intéresse à la conciliation entre études et tâches ménagères et à la cohabitation. En effet, malgré des caractères opposés, les deux étudiants trouvent petit à petit un certain équilibre, se complétant dans leur quotidien. Ainsi, le rigide Haru se consacre au ménage tandis qu’Aki, bien que bordélique, maîtrise la cuisine. Toutefois, ils s’adaptent dès que nécessaire pour se soutenir mutuellement. Tous deux réfléchissent à leur avenir. Ainsi, l’autrice s’attarde sur les petits plaisirs du quotidien, en particulier le partage des repas. Comme dans le tome précédent, elle apporte un regard extérieur sur la relation des deux colocataires à travers leurs amis ou même, Rikka, la sœur de Haru. Une histoire bonus avec une salariée célibataire et son chat complète ce tome, mettant aussi en avant les petits bonheurs du quotidien.

La mangaka a un trait épuré tout en rondeur qui dégage de la douceur. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames en aplat sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance graphiques accompagnent les émotions. Néanmoins, des hachures viennent renforcer les ombres fortes. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger les vignettes. La mise en page simplement dynamique se compose surtout de superpositions ou d’absence de cadre. A la fin des chapitres, Taji sensei offre la recette présentée au cours du récit.

En résumé

Harutsugu Fujishiro pique une crise en voyant le capharnaüm qu’a mis Akiyoshi Junta. En plus, leur ami Mugi vient emprunter leur salle de bain car il n’a pas pris de douche depuis deux jours. Pour calmer son colocataire maniaque de la propreté, Aki a la solution: lui préparer un délicieux plat…

En conclusion

Taji Makoto sensei nous régale avec ses recettes simples. Elle maîtrise parfaitement la balance entre humour, petits drames quotidiens et plaisir. Son graphisme très expressif renforce le côté mignon du récit. J’aime beaucoup le développement de la relation entre les deux étudiants. Une lecture gourmande!

Shinjuku 69 heaven 1 – Unohana

Couverture de Shinjuku 69 heaven 1 d'Unohana, édité par Taifu

Unohana ウノハナ
ISBN: 9782375065754
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784910526522 (JP)
Shucream, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Pas à l’intérieur de la maison. Je ne mélange pas vie privée et vie professionnelle.

Unohana sensei propose un jeu d’amour particulier, confrontant le monde de la prostitution à celui de la presse à tendance voyeuriste. Elle s’intéresse à la cohabitation, la différence entre image publique et réalité. Ainsi, elle révèle par brides le passé de Keita et de Hiromu. En plus d’une grande compatibilité sexuelle, les deux hommes se découvrent petit à petit, réalisant leur attirance mutuelle. D’ailleurs, Kutani s’interroge sur sa propre sexualité tandis que Sakuma affiche deux personnalités totalement différentes entre son travail de jour et celui de nuit. Malgré les tensions, les deux hommes jouent une parfaite harmonie pour le projet. Deux étudiants streameurs, Ninomiya et Sengen, apportent un regard extérieur sur le couple en intégrant le projet. Ainsi, la scénariste aborde la difficulté à séparer privé et travail, l’influence des accidents de la vie. Elle met en avant les risques de la prostitution à travers le client sado-masochiste Sawaki Keita.

La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux, au contour parfois dédoublé. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors soignés situent principalement l’action. La mise en page dynamique rythme la lecture. Dans les scènes érotiques, Unohana sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Toutefois, elle propose presque une scène par chapitre.

En résumé

L’écrivain Kutani Keita (33 ans) écrit des articles sur les établissements de prostitution à Kabukichô après les avoir testés. Alors qu’il essaie pour la première fois un établissement de prostitution gay proposant des massages, il tombe rapidement sous le charme de Sakuma Hiromu. Alors que le journaliste pensait ne plus jamais le rencontrer, le prostitué devient par hasard son colocataire. En effet, les deux hommes participent au projet journalistique d’un magazine féminin dans lequel ils doivent cohabiter pendant trois mois tout en accomplissant des missions.

En conclusion

Ce tome se classe onzième meilleur manga profond au Chill chill BL award 2025. A noter qu’Unohana est un duo de mangaka. La scénariste offre une approche intéressante avec le projet journalistique rappelant les concepts des téléréalités. Par ailleurs, elle alterne avec dextérité la tension, la romance et les scènes sexy. Le graphisme immédiatement reconnaissable de la mangaka est très expressif. J’aime beaucoup l’ambiance du récit ainsi que la relation qui se tisse entre les deux hommes. Une lecture captivante!