Key ring lock – Ymz

Couverture de Key ring lock de Ymz, éditions Taifu

Ymz
ISBN: 9782375065624
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784063650327 (JP)
Kodansha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Dans cet appartement, la frontière entre la normalité et l’anormalité devient floue… »

Ymz (Yamazu) sensei narre une romance atypique entre un écrivain aimant séquestrer les gens et une de ses victimes totalement consentante. Ainsi, elle aborde la cohabitation et l’acceptation de l’autre tel qu’il est. Par ailleurs, elle révèle au fur et à mesure les raisons du comportement particulier des deux hommes prisonniers de leur passé. Ces derniers, solitaires, ne s’intègrent pas aux modèles attendus de la société mais découvrent qu’ils se complètent parfaitement. L’opportuniste Yui a tendance à se laisser vivre tandis que le capricieux Toshiki se montre maladroit en relation. Le responsable éditorial Satoru veille tout de même à ce que son auteur ne dépasse pas les limites. La lycéenne Kokoro, quant à elle, apporte également un regard extérieur sur la relation entre les deux hommes. A travers Tokutomi, l’autrice s’intéresse à l’influence des rumeurs, à la difficulté de demander de l’aide, au sentiment d’impuissance et au poids des regrets.

La mangaka a un trait épuré avec un contour épais qui donne du relief. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les décors très présents, gardent une note croquée avec un trait irrégulier et des hachures marquant les ombres et les volumes. Par ailleurs, les trames sont en aplat tandis que les trames d’ambiance se font discrètes. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir ou gris. La mise en page plutôt classique colle parfaitement au style graphique. Toutefois, Ymz sensei varient souvent les angles de vue. Elle n’intègre aucune scène érotique, son récit se concluant sur les prémices de la relation amoureuse. La couverture se classe douzième au Chill chill BL award 2018.

En résumé

Yui, qui travaille en intérim, se contente de vivre chichement. Un soir, il croise un homme dans un piteux état, affalé dans la rue. Il aide alors l’inconnu à rentrer à son domicile mais reste finalement dormir là-bas. Toutefois, au matin, il trouve la porte fermée à clé. En effet, l’écrivain Toshiki lui annonce aimer séquestrer les gens…

En conclusion

Ymz sensei offre une tranche de vie sur une cohabitation bizarre, analysant avec une grande sensibilité leurs différents sentiments. D’ailleurs, elle rend palpable l’ambiance et la fragile harmonie qui se construit entre les deux hommes. Son graphisme renforce la douceur ressentie malgré l’étrangeté de la situation. J’apprécie particulièrement la découverte au fil des pages des tenants et des aboutissants de cette relation. Une lecture originale et surprenante!

Aki et Haru 2 – Taji Makoto

Couverture de Aki et Haru 2 de Taji Makoto, édité par Taifu

TAJI Makoto たじまこと
ISBN: 9782375065747
Taifu comics, 2025
ISBN:‎ 9784801972988 (JP)
Takeshobo, 2021 (JP)
Titre original: アキはハルとごはんを食べたい 2
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« J’en ai marre que tu sois aussi bordélique!! »

Taji Makoto sensei continue de développer de courtes tranches de vie étudiante autour de plats simples. Elle s’intéresse à la conciliation entre études et tâches ménagères et à la cohabitation. En effet, malgré des caractères opposés, les deux étudiants trouvent petit à petit un certain équilibre, se complétant dans leur quotidien. Ainsi, le rigide Haru se consacre au ménage tandis qu’Aki, bien que bordélique, maîtrise la cuisine. Toutefois, ils s’adaptent dès que nécessaire pour se soutenir mutuellement. Tous deux réfléchissent à leur avenir. Ainsi, l’autrice s’attarde sur les petits plaisirs du quotidien, en particulier le partage des repas. Comme dans le tome précédent, elle apporte un regard extérieur sur la relation des deux colocataires à travers leurs amis ou même, Rikka, la sœur de Haru. Une histoire bonus avec une salariée célibataire et son chat complète ce tome, mettant aussi en avant les petits bonheurs du quotidien.

La mangaka a un trait épuré tout en rondeur qui dégage de la douceur. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames en aplat sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance graphiques accompagnent les émotions. Néanmoins, des hachures viennent renforcer les ombres fortes. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger les vignettes. La mise en page simplement dynamique se compose surtout de superpositions ou d’absence de cadre. A la fin des chapitres, Taji sensei offre la recette présentée au cours du récit.

En résumé

Harutsugu Fujishiro pique une crise en voyant le capharnaüm qu’a mis Akiyoshi Junta. En plus, leur ami Mugi vient emprunter leur salle de bain car il n’a pas pris de douche depuis deux jours. Pour calmer son colocataire maniaque de la propreté, Aki a la solution: lui préparer un délicieux plat…

En conclusion

Taji Makoto sensei nous régale avec ses recettes simples. Elle maîtrise parfaitement la balance entre humour, petits drames quotidiens et plaisir. Son graphisme très expressif renforce le côté mignon du récit. J’aime beaucoup le développement de la relation entre les deux étudiants. Une lecture gourmande!

Shinjuku 69 heaven 1 – Unohana

Couverture de Shinjuku 69 heaven 1 d'Unohana, édité par Taifu

Unohana ウノハナ
ISBN: 9782375065754
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784910526522 (JP)
Shucream, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Pas à l’intérieur de la maison. Je ne mélange pas vie privée et vie professionnelle.

Unohana sensei propose un jeu d’amour particulier, confrontant le monde de la prostitution à celui de la presse à tendance voyeuriste. Elle s’intéresse à la cohabitation, la différence entre image publique et réalité. Ainsi, elle révèle par brides le passé de Keita et de Hiromu. En plus d’une grande compatibilité sexuelle, les deux hommes se découvrent petit à petit, réalisant leur attirance mutuelle. D’ailleurs, Kutani s’interroge sur sa propre sexualité tandis que Sakuma affiche deux personnalités totalement différentes entre son travail de jour et celui de nuit. Malgré les tensions, les deux hommes jouent une parfaite harmonie pour le projet. Deux étudiants streameurs, Ninomiya et Sengen, apportent un regard extérieur sur le couple en intégrant le projet. Ainsi, la scénariste aborde la difficulté à séparer privé et travail, l’influence des accidents de la vie. Elle met en avant les risques de la prostitution à travers le client sado-masochiste Sawaki Keita.

La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux, au contour parfois dédoublé. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors soignés situent principalement l’action. La mise en page dynamique rythme la lecture. Dans les scènes érotiques, Unohana sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Toutefois, elle propose presque une scène par chapitre.

En résumé

L’écrivain Kutani Keita (33 ans) écrit des articles sur les établissements de prostitution à Kabukichô après les avoir testés. Alors qu’il essaie pour la première fois un établissement de prostitution gay proposant des massages, il tombe rapidement sous le charme de Sakuma Hiromu. Alors que le journaliste pensait ne plus jamais le rencontrer, le prostitué devient par hasard son colocataire. En effet, les deux hommes participent au projet journalistique d’un magazine féminin dans lequel ils doivent cohabiter pendant trois mois tout en accomplissant des missions.

En conclusion

Ce tome se classe onzième meilleur manga profond au Chill chill BL award 2025. A noter qu’Unohana est un duo de mangaka. La scénariste offre une approche intéressante avec le projet journalistique rappelant les concepts des téléréalités. Par ailleurs, elle alterne avec dextérité la tension, la romance et les scènes sexy. Le graphisme immédiatement reconnaissable de la mangaka est très expressif. J’aime beaucoup l’ambiance du récit ainsi que la relation qui se tisse entre les deux hommes. Une lecture captivante!

10 choses à faire avant mes 40 ans 1 – Mamita

Couverture de 10 choses à faire avant mes 40 ans de Mamita, éditions Hana

Mamita マミタ
ISBN: 9782382765562
Hana, 2025
ISBN: 9784799761328 (JP)
Libre, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je te ferai l’amour sans hésiter. »

Mamita sensei narre une comédie romantique originale entre salarymen avec une bucket list à réaliser. Ainsi, elle aborde le coming out au bureau, la difficulté à séparer travail et vie privée, la pression sociale et le jugement extérieur. A travers Tanaka Hayate qui joue les entremetteurs, elle montre également la lourdeur ainsi que les paroles blessantes de certains collègues. Le réservé Suzume a tendance à faire passer les autres avant lui. Il découvre aux côtés de l’entreprenant Keishi que son monde était plutôt étriqué. Pourtant, malgré son âge, il conserve un côté innocent. Son subalterne fait alors avancer la liste en forçant un peu les choses. La narration alterne entre les deux hommes dévoilant leurs différentes facettes. Par ailleurs, l’autrice s’intéresse à la différence d’âge, le rapport hiérarchique dans une relation amoureuse entre employé et supérieur, la communication. Elle ajoute une touche comique avec les remarques de la peluche Suzuko.

La mangaka a un trait qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Elle ajoute une note mignonne avec la collection de peluches de Suzume ainsi que l’adorable pyjama ours du salaryman. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance se font discrètes. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors pourtant soignés situent principalement l’action. La mise en page dynamique rythme la lecture, s’attardant sur les petits détails des réactions. Mamita sensei ne censure pas les scènes érotiques. Sa postface au format manga se trouve sous la jaquette.

En résumé

Tôjô Suzume (39 ans) ressent de plus en plus la solitude depuis quelques années. Inspiré par une émission télévisée, il établit une liste des dix choses qu’il souhaiterait réaliser avant ses 40 ans. Mais son collègue Tanaka Keishi (29 ans) découvre cette liste et lui propose alors de la réaliser avec lui. Également gay, il lui demande d’abord de sortir avec lui. Mais arriveront-ils à réaliser les neuf autres souhaits de la liste en seulement trois mois?

En conclusion

Ce tome se classe premier meilleur manga au Chill chill BL award 2024 mais également première meilleure comédie romantique. Mamita sensei maîtrise parfaitement le rythme de son récit. Ainsi, elle alterne tension, humour et romance. Par ailleurs, elle aborde des sujets d’actualités. Son graphisme est magnifique. Je craque d’ailleurs pour les adorables réactions et expressions de Suzume. J’aime beaucoup également le caractère de Keishi. Un énorme coup de cœur! A noter que le succès unanime du manga au Japon a permis la réalisation rapide d’une série drama, diffusée sur Gagaoolala.

Here U are 4 – Djun

Couverture de Here U are 4 de Djun, éditions Taifu

Djun
ISBN: 9782375064955
Taifu comics, 2025
Dongman, 2022 (CN)
Manhua
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Je ne veux pas l’entraîner là-dedans… »

Djun s’intéresse aux différences de point de vue entre hétérosexuel et homosexuel. Yu Yang doute constamment des sentiments de Li Huan car ce dernier manque d’expérience amoureuse. Pourtant, le jeune homme taciturne se montre câlin et démonstratif, ne tenant pas compte du jugement extérieur. Il se laisse d’ailleurs facilement embarquer, avec Xiao Yi, par les délires de Xia Wangwang. La passion de la jeune fille pour le BL permet également d’aborder la différence entre réalité et fiction. La relation entre Yu et Li évolue petit à petit, pour notre plus grand plaisir. Chu Huanwen apporte conseil et soutien. La confrontation du couple à des railleries homophobes met en avant diverses réactions. Ainsi, l’autrice décortique le sentiment de culpabilité que ressent une personne homosexuelle lorsqu’elle aime un hétérosexuel. Elle introduit doucement de nouvelles intrigues autour du gérant de bar Pan ainsi que Chu Huanwen à travers des rencontres marquantes.

Djun a un trait légèrement épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle utilise des tons plutôt réalistes et sobres. Par ailleurs, les décors soignés sont très présents. Les arrière-plans éloignés deviennent plus clairs ou flous, renforçant ainsi l’effet de profondeur et rappelant la focale d’un appareil photo. La mise en page est dynamique mais l’agencement de certaines cases fait parfois hésiter sur le sens lecture. Comme dans le tome précédent le personnage de la couverture (ici, Pan) apparaît en SD en pyjama animal dans le sommaire. Sur la couverture, un vernis sélectif donne un peu de relief. En fin de tome, il y a un message de l’autrice pour les lecteurs français et une magnifique illustration.

En résumé

Lors de la compétition universitaire d’athlétisme, Xia Wangwang percute malencontreusement Yu Yang. Li Huan amène alors la jeune fille à l’infirmerie. Mais il remarque également que son ami l’évite depuis qu’il lui a déclaré ses sentiments. Xia décide alors de jouer les Cupidons pour les rapprocher et donne donc quelques conseils de séduction à Li Huan.

En conclusion

Djun alterne avec dextérité entre sujets sérieux, humour et tension. Elle dépeint avec beaucoup de finesse les émotions de ses personnages. Les interactions entre Li Huan et Yu Yang, mais également Xia Wangwang et Xiao Yi sont entraînantes, touchantes et même hilarantes. De même, le graphisme est un pur bonheur. Une lecture palpitante!

King’s maker 1 – Haga et Kang Jiyoung

Couverture de King's maker 1 de Haga et Kang Jiyoung, éditions Taifu

Haga
Kang Jiyoung
ISBN: 9782375064382
Taifu comics, 2024
Jaedam, 2018 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« C’était un enfant des rues, il va faire de lui un roi! »

Haga propose une romance mêlant intrigues de cour et actions. Le passé des personnages et la situation critique du royaume se révèlent au fur et à mesure, créant constamment des surprises. Ainsi, quelques personnages d’abord antipathiques s’avèrent parfois plus prévenants qu’ils ne paraissent et inversement. Le froid Shin Soohyuk semble blasé face au tyrannique roi mais se montre finalement fin manipulateur. Il s’oppose d’abord au rebelle et impétueux Wolfgang. D’ailleurs, le prince apporte beaucoup d’humour de part sa manie à s’attirer les problèmes et ses réactions parfois imprévues. Les deux adolescents s’observent pour l’instant et se chamaillent constamment. L’auteurice aborde donc la vengeance, le jugement sur le paraître, les discriminations sociales. A travers la famille Ulysse, iel montre différentes méthodes pour contrer la folie du souverain.

Kang Jiyoung a un trait épuré légèrement anguleux. Iel exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les couleurs jouent sur les contrastes, avec par exemple des tons chauds pour Wolfgang et des tons plus froids pour Soohyuk. De même, les accessoires et les décors rehaussent l’harmonie des différentes teintes. D’ailleurs, les décors soignés s’estompent parfois en arrière plan. La mise en page est simplement dynamique. Pour l’instant, il n’y a pas directement de scènes érotiques. Tout reste dans la suggestion, en particulier sur les penchants pédophiles du roi. A la fin du tome, des yonkoma proposent des histoires bonus amusantes.

En résumé

Wolfgang Goldenleonard, qui vivait dans la rue, est ramené au palais par son géniteur, le roi tyran à la tête du pays. Mais il refuse de toucher tout ce qui appartient à sa majesté. Réfugié dans l’étable, il menace même les servantes qui tentent de la convaincre de s’habiller au moins convenablement. Quand le roi arrive, le quatrième prince ne peut contenir sa colère face aux remarques désobligeantes sur sa mère faites par son père. Il est pourtant arrêté dans son élan par le beau et frêle garçon, Shin Soohyuk, qui accompagne souvent le roi.

En conclusion

Haga plonge rapidement les lecteurs dans les intrigues tout en développant son univers, maintenant ainsi le suspense. La relation entre Wolgang et Soohyuk s’annonce pimentée, pour notre plus grand plaisir. Le graphisme de Kang Jiyoung est très expressif, renforcé par les effets de couleurs d’ambiance. J’ai hâte de découvrir la suite! Une lecture entraînante.

Kitayama & Minamiya 2 – Satoh Sugar

Couverture de Kitayama & Minamiya 2 de Satoh Sugar, éditions Hana

SATOH Sugar 砂藤シュガー
ISBN: 9782382765203
Hana, 2025
ISBN: 9784781622736 (JP)
East press, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Kitayama sera toujours ma priorité, il n’a aucune raison d’être jaloux! »

Satoh Sugar sensei analyse la jalousie à travers les réflexions de ses deux héros. Ainsi, elle s’intéresse à la possessivité, la difficulté à comprendre l’origine de cette émotion, les problèmes engendrés mais également les solutions pour y faire face. Elle aborde donc l’écart d’âge et la différence entre imagination et réalité. En effet, Minamiya s’interroge sur les conquêtes précédentes de Kitayama, entre fantasmes et réalité, cédant peu à peu à la frustration. Son petit ami qui gère bien mieux son côté possessif, fait attention à ses réactions. Les deux étudiants découvrent mutuellement leurs facettes cachées, renforçant leur lien. Comme dans le tome précédent, l’autrice porte attention au consentement et à la communication au sein du couple. Elle continue de nous amuser avec les recadrages d’Ayumu par Yuuki. Dans l’histoire bonus, elle mêle fantasmes et situations classiques du BL.

La mangaka a un trait épuré légèrement arrondi. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques, exagérant alors les expressions. Les trames sont équilibrées. Néanmoins, des hachures surlignent les ombres fortes. Par ailleurs, les décors soignés apportent une note réaliste bien qu’ils s’estompent autour des personnages. Les trames d’ambiance, graphiques, appuient les émotions. La mise en page est plutôt classique. Dans les scènes érotiques, Satoh sensei censure les parties intimes par des languettes blanches. Elle fait poser les personnages dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Kitayama Yuuki et Minamiya Ayumu sortent ensemble et fréquentent la même université. Mais Minamiya remarque la jalousie excessive de son petit ami qui pourtant ne ménage pas ses efforts pour la contenir. D’ailleurs, il apprécie le sérieux de Kitayama sur le consentement bien qu’il soit toujours partant. Mais d’où vient cette jalousie maladive?

En conclusion

Satoh Sugar sensei délaisse un peu les gags pour développer quelques sujets d’actualités. Dans ce tome, elle analyse en détail la jalousie. Ainsi, elle jongle entre humour, érotisme et réflexions. Ses différents styles graphiques offrent en fin de compte une parfaite harmonie, facilitant la lecture et la compréhension. Je suis toujours aussi fan de Kitayama. Une lecture enrichissante!

Sous tes caresses 3 – Kasai Chiaki

couverture de Sous tes caresses 3 de Kasai Chiaki, éditions Hana

KASAI Chiaki かさいちあき
ISBN: 9782382765180
Hana, 2025
ISBN: 9784796415101 (JP)
Kaiohsha, 2022 (JP)
Titre original: キミの撫で方躾け方 3
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Il se moque de moi mais sans jamais aller trop loin. »

Kasai Chiaki sensei continue d’analyser les mécanismes de la possessivité. Comme dans le tome précédent, elle s’intéresse à la gestion de la jalousie, à la différence d’âge. Koganei et Niyano évoluent, transmettant de mieux en mieux leurs sentiments tout en restant à l’écoute de leur partenaire. Ainsi, le couple assume leurs petits jeux pervers et équilibre petit à petit leur relation. L’introduction du nouveau couple de Hanaoka et Kotani permet d’aborder de nouveaux sujets avec un peu d’humour. En effet, les quiproquos s’enchaînent entre le bavard Kotani et le timide Hana. D’ailleurs, les deux hommes ont tendance à trop se reposer sur leurs amis pour trouver conseils et réponses à leurs questionnements. Ainsi, l’autrice aborde la difficulté à assumer son homosexualité, les doutes qui persistent dans une relation entre homosexuel et hétérosexuel, la distinction entre amour et forte amitié.

La mangaka a un trait épuré et anguleux qui se simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Elle utilise plutôt en aplat les trames, équilibrées. Les trames d’ambiance, quant à elles, appuient les émotions. Néanmoins, les décors soignés ancrent le récit dans la réalité. La mise en page est dynamique. Malgré des scènes érotiques non censurées, Kasai sensei évite toutefois de montrer les parties intimes. Ainsi, elle joue sur les angles de vue, les cadrages, détaillant les gros plans. D’ailleurs, elle offre une scène par chapitre. Les illustrations en début de chapitre présentent les personnages dans leur quotidien.

En résumé

Depuis que Koganei Jun a déménagé, Niyano Takashi et lui filent le parfait amour. L’étudiant taquine gentiment son petit ami et l’embarque dans ses jeux érotiques. Mais Niya s’inquiète de la complicité entre Koganei et Hanaoka, réprimant toutefois sa jalousie. Comme Hana semble craquer pour Kotani, le collègue de Niya, Koganei joue alors les cupidons pour eux…

En conclusion

Kasai Chiaki sensei équilibre au fur et à mesure la relation entre Koganei et Niyano. Elle installe un nouveau couple pour aborder d’autres sujets tout en analysant encore l’évolution des sentiments des personnages. La romance un peu plus classique s’ajoute à la tension, l’humour et l’érotisme, pour notre plus grand plaisir. J’aime beaucoup la sensualité du trait de la mangaka qui dégage beaucoup de finesse dans sa fausse simplicité. Je suis curieuse de découvrir l’évolution du nouveau couple. Une lecture captivante!

Lovenest saison 2 2 – Minaduki Yuu

couverture de Lovenest saison 2 2 de Minaduki Yuu, éditions Hana

MINADUKI Yuu 南月ゆう
ISBN: 9782382765296
Hana, 2025
ISBN: 9784403667626 (JP)
Shinshokan, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Alors j’aimerais bien lui dire la vérité, un jour. »

Minaduki Yuu sensei continue de développer la question du coming out aux amis et à la famille. Elle détaille quelques moyens d’aborder le sujet, les différentes réactions ainsi que l’évolution des comportements. Par ailleurs, elle met en avant plusieurs manières de soutenir quelqu’un, entre conseils, petits soins bienveillants, simple présence. Ainsi, Asahi et Masato ont la fâcheuse tendance à d’abord prendre soin de leur partenaire. Entre sentiment d’impuissance et efforts pour communiquer, le couple avance à son rythme. Par ailleurs, leurs chamailleries apportent toujours autant d’humour. Avec le père de Yajima, l’autrice s’intéresse à la gestion de fin de vie et au dépassement des traumatismes. Elle aborde également les techniques ancestrales des charpentiers japonais ainsi que les rivalités entre architectes. Dans l’histoire bonus, elle donne un avant-goût de l’histoire de Naru qui sera développée dans un nouveau spin-off.

La mangaka a un trait légèrement anguleux. Elle l’arrondit dans les passages humoristiques et reprend même des déformations en style SD. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors réalistes semblent travaillés à partir de photographies pour certains paysages. La mise en page est dynamique. Minaduki sensei ne censure pas les scènes érotiques. Comme dans le tome précédent, elle montre le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre tout en les incluant dans le récit. Sous la jaquette, elle présente les personnages secondaires et dévoile quelques secrets sur la création de la série dans sa postface.

En résumé

Hozumi Masato et Yajima Asahi passent le Nouvel an chez la mère de Hozumi. Pendant que Masato se douche, Asahi discute avec Kanako tout en savourant de l’alcool. Mais Masato les retrouve déjà ivres à son retour. Il gronde alors son petit ami car ils doivent tous deux se lever tôt le lendemain pour aller voir le lever du soleil. Durant leur petite excursion, comme sa mère l’incite à être tel qu’il est, Masato confie à son petit ami hésiter à lui faire son coming out

En conclusion

Minaduki Yuu sensei analyse en détail la construction de la confiance et de l’équilibre du couple d’Asahi et Masato. Elle met en avant l’influence des petits accidents de la vie et les bienfaits du soutien de l’entourage. Par ailleurs, son magnifique graphisme met en valeur les petits plaisirs du quotidien. J’aime beaucoup les petites explications sur les techniques ancestrales des charpentiers japonais. Je craque toujours autant pour notre couple. Et j’ai hâte de découvrir l’histoire de Naru! Une lecture émouvante.

Lovenest saison 2 1 – Minaduki Yuu

couverture de Lovenest saison 2 1 de Minaduki Yuu, éditions Hana

MINADUKI Yuu 南月ゆう
ISBN: 9782382765289
Hana, 2025
ISBN: 9784403667619 (JP)
Shinshokan, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je peux parler de notre relation? »

Minaduki Yuu sensei continue de développer la romance entre Asahi et Masato. Comme dans le tome précédent, elle s’intéresse aux problèmes de communication et au sentiment de culpabilité au sein du couple malgré une confiance de plus en plus forte. En introduisant le père de Yajima, elle dévoile le passé un peu traumatique d’Asahi. Ainsi, le cachotier architecte refuse de mêler son petit ami à ses problèmes et ne s’appuie donc pas sur lui. Pourtant Masato fait des efforts pour se faire accepter par l’entourage de son amant. Les deux hommes s’interrogent alors sur leur relation, prenant d’abord soin de l’autre. Leurs chamailleries apportent humour et tension tandis que les manigances de Naru pimentent le tout. Par ailleurs, l’autrice aborde la question du coming out à la famille et aux amis, confrontant les points de vue différents de Yajima et Hozumi. A travers Marié, elle montre les conséquences d’un rejet.

La mangaka présente les personnages en début de tome, avec un résumé bien pratique des différentes séries. Elle a un trait anguleux qui se simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Toutefois, pour les souvenirs, une trame grise recouvre également les vignettes. Les décors soignés ajoutent une touche réaliste et apparaissent sur les plans larges. Minaduki sensei s’attarde sur les petits détails comme la barbe du matin, les petits gestes et les regards, rendant la mise en page très dynamique. Elle ne censure pas les scènes érotiques et offre même des coupes intérieures. En fin de chapitre, elle dessine des croquis amusants donnant une anecdote et reprend une vignette marquante du récit. Les illustrations en début de chapitre montrent le quotidien des personnages mais s’intègrent directement dans le récit.

En résumé

Hozumi Masato et Yajima Asahi ont emménagé ensemble dans l’appartement au dessus du bureau de l’architecte. Ils se partagent donc certains frais et quelques tâches ménagères, Asahi refusant que son petit ami participe au remboursement du crédit. Toutefois, l’architecte a parfois du mal à suivre la libido débordante de son amant, ce qui amuse Naru. Mais comme Masato refuse pour l’instant de le présenter à sa mère ou de dévoiler la nature de leur relation aux amis de Yajima, en visite, Asahi respecte son choix mais s’interroge.

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2022. Yajima Asahi se classe seizième meilleur seme et Hozumi Masato, quatorzième meilleur uke. Le drama CD de la série est même treizième. Minaduki Yuu sensei a encore beaucoup de choses à nous révéler. Elle analyse avec finesse les différents points de vue sur le coming out, montrant aussi bien les questionnements que les risques. Son graphisme est tout simplement beau. J’adore les canines saillantes de Masato qui lui donnent un petit air taquin. Je craque toujours pour le couple. Une lecture pleine d’émotions!