Il y a méprise! – Si Mitsuru

il y a meprise si mitsuru
SI Mitsuru S井ミツル
ISBN: 9782382763186
Hana, 2022
ISBN: 9784801972209 (JP)
Takeshobo, 2021 (JP)
Titre original: はやとちりは埒があかない?
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: si on s'ennuie

« Une comédie cynique où le déni et la confusion règnent en maîtres! »

Si Mitsuru sensei propose une comédie romantique entre deux collègues et amis. Elle joue sur les quiproquos et les différences de caractères. En introduisant le chirurgien orthopédiste, Odagiri Jun, tactile et harceleur, elle bouscule le couple fraichement formé en provoquant leur jalousie. En effet, les deux héros sont un peu lents pour décrypter leurs sentiments et leurs horaires ne les aident pas à mieux communiquer. La seconde histoire est un peu plus problématique car l’humour s’appuie sur une relation complètement déséquilibrée, avec Taira qui trouve normal de manipuler et abuser de la détresse de Kai. Il impose son désir et ses sentiments en harcelant. L’auteure intègre assez maladroitement des personnages ayant clairement des troubles psychologiques et de comportement. Toutefois, elle met suffisamment en avant les sentiments de ses personnages pour faire passer leur lourdeur.

La mangaka a un trait épuré aux contours gras. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des visages plutôt longs mais des corps musclés. Les trames d’ambiance renforcent les émotions tandis que les autres trames sont équilibrées. De même, les fonds noirs se repèrent à leur fond noir. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est plutôt classique mais les changements d’angles de vue donnent du dynamisme. Si sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle simplifie légèrement les parties intimes.

En résumé

Sur un malentendu / Bonus – Une conclusion sexy: L’infirmier Mushanokôji Tetsuo demande souvent à son collègue aide-soignant Kanô Taichi, en plaisantant, de l’épouser. En effet, devant remplir les dossiers à la main, il ne supporte pas le temps perdu à inscrire à chaque fois son nom trop long. Alors que son stylo n’écrivait plus, Kanô lui prête le sien. Quelques jours plus tard, l’aide-soignant arrive à l’hôpital exténué. Il travaille de nuit, or il y a des travaux dans sa rue toute la journée durant une semaine. Mushanokôji lui propose alors de venir chez lui en attendant. Kanô apprécie d’abord les petits plats faits maison et les petites attentions de son collègue. Mais en trouvant son stylo précieusement rangé dans un tiroir, il commence à se demander si son ami ne serait pas amoureux de lui…
Trop sincère pour être honnête: Taira Mizuki est fan de Kai et le suit tout le temps comme un stalker. Après avoir ramassé le porte-clé de son idole, il y ajoute ses coordonnées avant de le lui rendre. Mais la petite amie de Kai se méprend et le quitte après l’avoir violemment giflé à son travail. L’étudiant perd même son petit boulot. Déprimé, il cherche un compagnon de beuverie et appelle alors son ami Iketani. Mais ce dernier arrive accompagné de Taira et s’éclipse immédiatement. Le stalker, trop heureux d’entrer dans l’appartement de celui qu’il aime, perd alors tout contrôle et se jette sur lui…

En conclusion

Ce recueil regroupe en fait les premières histoires de Si sensei. On le remarque assez rapidement dans le style graphique pas encore maîtrisé. De même, il y a quelques maladresses scénaristiques. En effet, les remords de Kanô suite à un rapport non consenti sont appréciable mais semblent un peu légers. D’ailleurs, l’éditeur a ajouté un message d’alerte au sommaire pour avertir les lecteurs du contenu susceptible de froisser la sensibilité de certaines personnes. Ceux qui adorent Megumi & Tsugumi risquent d’être un peu déçu car même si on retrouve le style de l’auteure, il manque la petite touche attachante des personnages. Mais cela reste une lecture divertissante, en tout cas pour l’histoire principal. Et puis je suis contente de découvrir la mangaka dans un autre registre.

Je vais te faire jouir mon lapin – little bunny – Misaka Niumu

je vais te faire jouir mon lapin misaka niumu
MISAKA Niumu 三坂ニウム
ISBN: 9782382762998
Hana, 2022
ISBN: 9784801968868 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Plus qu’à la moutarde, Mitsuomi préfère son lapin sauté… Et par ses soins. »

Misaka Niumu sensei propose une comédies romantique très érotique, jouant sur le fan service et les fantasmes. Malgré le milieu de la prostitution, elle installe une relation plutôt consensuelle. Ainsi, Mitsuomi culpabilise de profiter de l’innocence de Megu. Pourtant, le bunny boy se montre curieux et ouvert à de nouvelles expériences, s’impliquant dans son travail. Les quiproquos s’enchainent, les sentiments se développent, alternant ainsi entre humour et tendresse. L’histoire bonus dévoile l’évolution du couple dans une relation avec des jeux érotiques. L’histoire principale se développant sur 4 chapitres, l’auteure complète son tome par deux autres récits tout aussi léger scénaristiquement. Ainsi, elle aborde l’acceptation de soi mais également de l’autre tel qu’il est, l’amour réciproque malgré quelques résistances.

La mangaka a un trait épuré au contour plus épais qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, transformant ses personnages avec des têtes presque carrées en SD. D’ailleurs, elle a un style graphique très personnel, dégageant beaucoup de douceur avec pourtant une touche réaliste. Ainsi, Megu affiche un air innocent avec ses yeux tombants. Par ailleurs, les uke sont plutôt grands ou musclés. Les trames très variées apportent également un effet réaliste. Toutefois, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page dynamique met en avant la plastique des personnages grâce au jeu des plongées, contre-plongées et angles de vue très variés. Misaka sensei ne censure pas les scènes érotiques qui apparaissent à chaque chapitre. Elle dessine même des coupes intérieures. Elle détaille particulièrement les tétons inversés de Megu, transformant ainsi certains passages en fan service.

En résumé

Je vais te faire jouir mon lapin / Extra 3: Setoguchi Mitsuomi (33 ans) travaille dur pour l’essor de son entreprise. Il a donc peu de temps libre pour ses loisirs et encore moins pour construire une relation amoureuse. Homosexuel assumé, il se rend alors dans un club gay, le « Bunnys love », sur les conseils de son ami Yamano. Il craque pour un bunny boy avec de grands pectoraux, Megu. Encore jeune recrue, ce dernier sympathise très facilement avec son client, révélant sans le vouloir des renseignements trop personnels. Touché par la candeur de cet étudiant travaillant dur pour payer ses études et s’acheter un vélo, Mitsuomi ne résiste pas à ses charmes et va plus loin que ce que ne lui autorise le règlement du bar…
Extra 1: Le jour du changement de classe, Kiryû a le coup de foudre pour son nouveau voisin de table, Morinaga. Depuis, il ne le lâche plus…
Extra 2: Afin de pouvoir s’acheter les nombreux produits de la mascotte Nekoro qu’il admire, l’étudiant Aida Shin travaille dans la construction. Son formateur, Kodama Daiki (23 ans) craque déjà pour lui. Comme il l’accepte tel qu’il est, les deux hommes se lient très vite d’amitié. Et voilà Daiki en pyjama Nekoro chez Shin…

En conclusion

Ce recueil obtient la treizième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2021. En effet, les scènes érotiques vont combler les amateurs. Et malgré un scénario succinct, le graphisme magnifique et la douceur des relations offrent une lecture satisfaisante et très agréable. Je craque complètement pour Megu, tellement adorable!

Pink & Mameshiba – Kurahashi Tomo

pink and mameshiba kurahashi tomo
KURAHASHI Tomo 倉橋トモ
ISBN: 9782375061527
Taifu comics, 2019
ISBN: 9784799732649 (JP)
Libre, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Comment faire? Un élève m’a fait ça. »

Kurahashi Tomo sensei narre une romance entre un étudiant et un professeur débutant par un chantage et un jeu espiègle. Même si elle commence son récit par une relation non consensuelle, elle recadre rapidement ce mauvais comportement. Ainsi, Kurokawa, qui conserve une certaine rage envers son impuissance à réaliser son rêve, mûrit petit à petit au contact de Mikoshiba qui ne le ménage pas et lui parle franchement. Les deux héros prennent alors conscience de leur attirance mutuelle. A travers Mikoshiba et sa sœur, l’auteure montre la passion d’un fan ainsi que l’influence positive de ce genre musical. Elle dénonce néanmoins l’univers impitoyable de la sélection des idols. Par ailleurs, elle aborde la différence d’âge, la difficulté à avancer vers l’avenir quand on se retrouve acculé. La narration basée d’abord sur Shiba alterne ensuite avec Haruma.

La mangaka a un trait épuré plutôt fin jouant sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, transformant parfois ses personnages en SD. De même, elle représente beaucoup Mikoshiba en wanko tout mignon. Les décors situent principalement l’action. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance très graphiques accompagnent les émotions. La mise en page dynamique s’attarde souvent sur les détails comme les petits gestes discrets. Dans les scènes érotiques, Kurahashi sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Parfois, elle se contente de les tramer ou de ne dessiner que les contours simplement. Dans les illustrations en début de chapitre, elle met en scène le couple avec souvent Shiba en wanko.

En résumé

Le professeur Mikoshiba Ken (22 ans), qui travaille à temps partiel, est fan d’idols masculins depuis le collège, en particulier d’Atsuto des L Planet. Partageant sa passion avec sa sœur aînée, il commande chaque nouveauté pour ne rater aucune sortie. D’ailleurs, il remarque un vendeur aux cheveux roses dans son magasin habituel qui le surnomme même Monsieur Précommande. Mais le lendemain, il découvre dans le train que le vendeur est en réalité un élève de son lycée, en terminale. Paniqué, l’enseignant entraine alors l’étudiant dans un café pour lui supplier de garder son secret. Kurokawa Haruma (18 ans) accepte alors à condition qu’il devienne son chien…

En conclusion

Ce one-shot ne se classe pas au Chill chill BL award 2018 mais il est cité parmi les meilleurs mangas accessibles. Les lecteurs apprécient les personnages mignons mais surtout le revirement de Kurokawa sous l’influence de la gentillesse du sérieux wanko Shiba. En effet, Kurahashi sensei arrive à transmettre les émotions positives de ses protagonistes. Toutefois, cette relation pourra choquer la sensibilité de certains lecteurs. J’apprécie l’évolution du couple qui s’engage rapidement dans une relation plus saine même si Haruma arrive toujours à ses fins en exploitant la naïveté de Ken. Une romance légère et divertissante.

Practiced liar – Medamayaki

practiced liar medamayaki
Medamayaki 目玉焼き
ISBN: 9782375063354
Taifu comics, 2022
ISBN: 9784799748879 (JP)
Libre, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Ce monde est très bruyant. »

Medamayaki sensei installe une romance douce, développant avec finesse les sentiments de ses personnages. Elle base d’abord la narration sur Miura puis alterne avec Abe à partir de la moitié du tome. A cause de son don et depuis un incident traumatisant au collège, Toshiki a peur de se rapprocher des gens. Il doute donc de la sincérité des sentiments de Momiji, persuadé qu’il s’agit d’une passade. Pourtant, l’attitude toujours positive d’Abe lui permet de s’ouvrir peu à peu à lui. Ainsi, les deux jeunes hommes vont apprendre à communiquer ensemble et construire une confiance mutuelle. L’auteure aborde donc la solitude, l’isolement suite à des incompréhensions, la difficile acceptation de soi, le côté parfois sombre qu’un individu cache en lui et la fragilité de l’amitié. Elle met particulièrement en avant la nécessité de communiquer sainement, franchement et d’accepter parfois les petites contrariétés.

La mangaka a un trait épuré, gras et rond. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle s’attarde sur les détails et les petits gestes pour faire passer les émotions. Les personnages ont un petit côté mignon à force de rougir. Les trames sont nombreuses et variées, avec un effet renforcé par la profusion des trames d’ambiance graphiques. Par ailleurs, les décors sont très présents. Le noir est également dominant. Ainsi, les contours épais des phylactères permettent de les mettre en relief sur les pages chargées. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Medamayaki sensei évite de détailler les parties intimes en jouant sur les gros plans et les angles de vue pour en montrer le moins.

En résumé

Depuis l’enfance, Miura Toshiki possède le don de lire dans l’esprit des gens. Il l’utilise souvent pour répondre à l’attente de ses interlocuteurs mais il garde également des souvenirs amers du collège à cause de cela. Actuellement membre d’un club de lecture à l’université, il croise Abe Momiji lors d’une réunion étudiante dans un bar. Bien que l’étudiant se montre taciturne, il est en réalité très bavard dans ses pensées. D’ailleurs, cela intrigue Miura qui s’interroge sur l’attachement soudain de son camarade, alors qu’ils se connaissent à peine. Mais un jour, il découvre que Momiji est en fait amoureux de lui…

En conclusion

Ce one-shot dépeint avec sensibilité les sentiments humains. Medamayaki sensei a un style graphique très expressif malgré un trait qui paraît simple au premier abord. Elle maîtrise également le développement de son scénario sur ce format court. J’avais envie d’encourager les personnages, attachants. Une excellent moment de lecture qui procure quelques émotions et donne une touche positive!

Black or white 6 – Sachimo

black or white 6 sachimo
Sachimo さちも
ISBN: 9782382761151
Hana, 2022
ISBN: 9784041112670 (JP)
Kadokawa, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Tout, autour de moi, me donne l’impression de vivre un rêve. »

Sachimo sensei continue d’inverser le rapport de force entre ses deux héros. Comme dans le tome précédent, elle dénonce le comportement dangereux de certains fans, comme la publication de photographies de lycée sur les réseaux sociaux sans autorisation. De même, elle aborde les possibles manigances de l’entourage des artistes, comme les agences ou certains confrères. Ainsi, les changements de scènes de dernière minute pendant un tournage peuvent servir du fan service ou simplement des stratégies commerciales. Shin n’est toujours pas sûr de son talent qui est pourtant déjà reconnu par son entourage. L’auteure aborde également les sentiments des acteurs déjà en couple face aux scènes de baiser. Par ailleurs, elle fait évoluer les sentiments de Tatara qui a de plus en plus de mal à contenir ses pulsions. Ainsi, elle révèle l’élément déclencheur de son changement dans l’histoire bonus.

La mangaka a un trait épuré, plutôt fin et anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, dessinant des têtes SD chou. Les corps finement musclés sont plutôt longilignes. Les trames variées ont tout de même une teinte dominante qui donne une certaine harmonie faisant ressortir les contrastes noir et blanc. De même, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Sachimo sensei censure les parties intimes avec un cache blanc ou en les esquissant simplement à la trame, sans contour.

En résumé

En ce moment, Washimiya Shin déborde de bonheur, comblé par sa vie personnelle et professionnelle. Pourtant, suite à la sortie au parc d’attractions entre acteurs, le secret de son amitié avec Ôsawa Shige depuis le lycée a été éventé. Les deux acteurs se retrouvent donc à participer à une émission avec un présentateur qui tente de surfer sur leurs succès. Mais les managers Kosuge et Umejima profitent plutôt de cette occasion pour faire taire les rumeurs. D’ailleurs, ils soupçonnent le patron de l’agence de Shige, Tokyo sky star, de fomenter un mauvais coup. Takara aussi s’interroge. Surtout que l’actrice Fukui, de cette même agence, tente de se rapprocher de Shin en lui demandant des conseils sur leur tournage…

En conclusion

Sachimo sensei relance son intrigue en obligeant le lecteur à se méfier des nouvelles amitiés nouées. Elle équilibre parfaitement scènes érotiques, moments tendres et tension. J’aime beaucoup la relation plus saine du couple qui communique mieux, même si l’ombre d’un drame continue à flotter au-dessus de leur tête.

From heaven heaven – Hodo

from heaven heaven hodo
Hodo ほど
ISBN: 9782382761359
Hana, 2022
ISBN: 9784758022842 (JP)
Ichijinsha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Je passe du paradis au paradis. »

Hodo sensei offre une romance fleur bleue entre deux garçons maladroits pour exprimer leurs sentiments. Elle concentre la narration sur Naokazu. Elle crée des héros aux caractères un peu improbables tellement ils respirent la candeur. Ainsi, ils n’arrivent pas à créer d’ambiance romantique, d’autant plus que Takeshi est trop direct. Mais c’est justement ce qui procure un certain effet comique. Ainsi, Hayashi et Fujita expérimentent, prennent un peu d’assurance et apprennent à communiquer. Par ailleurs, les amis de Fujita, Takashi et Yamaguchi, apportent une touche humoristique. L’auteure aborde tout de même quelques problèmes qu’un jeune couple rencontre, comme la difficile gestion du temps, les doutes, la routine qui s’installe. Elle conclut son récit en faisant un rappel subtil sur le début du récit. De même, elle donne le point de vue de Takeshi quand il était au lycée.

La mangaka a un trait épuré et léché. Elle dessine des regards très expressifs, surtout Hayashi qui a de grands yeux proches du style shôjo. D’ailleurs, elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Par ailleurs, les autres trames sont plutôt nombreuses. Contrairement aux codes habituels, le fond noir indique les moments de doutes de Naokazu. La mise en page dynamique rythme la lecture. Hodo sensei ne censure pas les scènes érotiques mais évite tout de même de trop les montrer.

En résumé

Le lycéen Hayashi Naokazu est amoureux de Fujita Takeshi, son camarade de la classe d’à côté. Toutefois, il se contente de l’observer de loin. Mais le jour de la remise des diplômes, Fujita lui demande s’il n’est pas amoureux de lui, ayant remarqué son petit manège. Les deux jeunes hommes se retrouvent alors une semaine plus tard pour coucher ensemble. Hayashi pense que c’est un moment unique qui ne se reproduira plus. Mais contrairement à ce qu’il avait imaginé, Takeshi lui propose de continuer leur petit rendez-vous en amoureux. Aurait-il aussi des sentiments pour lui?

En conclusion

Ce one-shot offre une romance douce et rafraichissante, toutefois le caractère des personnages ne plaira pas à tout le monde. Le graphisme ne se démarque pas mais reste mignon et expressif. Mon côté fleur bleue est donc satisfait. Une lecture qui détend et permet de passer un agréable moment!

Bitter drop – Shinomiya Suzu

bitter drop shinomiya suzu
SHINOMIYA Suzu 四宮和
ISBN: 9782382763032
Hana, 2022
ISBN: 9784813032830 (JP)
Taiyohtosho, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Sentir son cœur battre tantôt de frustration, tantôt d’excitation… Serait-ce ce qu’on appelle l’amour? »

Shinomiya Suzu sensei offre une romance entre deux lycéens, abordant les premiers émois de l’adolescence. Elle joue sur les caractères opposés. Par ailleurs, elle révèle au fur et à mesure les sentiments que Kazama nourrit depuis longtemps sans trop en dire afin de maintenir le suspense. Bien que taciturne, Sôsuke se montre direct et franc. Sa patience et sa persévérance sont touchantes. Haru quant à lui, s’interroge sur son attirance et ses sentiments, découvrant également l’origine de son comportement superficiel. Il évolue et assume enfin son complexe envers Kô. L’auteure décrypte les doutes et les hésitations des personnages. Elle fait avancer très lentement leur relation.

La mangaka a un trait épuré, fin, de style plutôt shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle détaille les petits gestes et les regards. Les corps sont sveltes. De même, les décors sont soignés. Par ailleurs, les trames sont équilibrées malgré des tons similaires. Et les trames d’ambiance se font discrètes. Pourtant, Shinomiya sensei privilégie les contrastes noir et blanc. La mise en page est dynamique.

En résumé

Un jour, Kuze Haru aperçoit son frère jumeau, Kô, enlacer Shiba, son senpai du club de base-ball. D’abord surpris de découvrir cette nouvelle facette de son frère, il ne peut ensuite résister à la curiosité. En effet, souvent comparé à son jumeau, il représente totalement son contraire, menant une vie superficielle et profitant des facilités. Pour essayer d’avoir plus de renseignement, il feint d’avoir besoin d’un livre de mathématiques et va l’emprunter à son frère. Mais c’est Kazama Sôsuke, du même club de base-ball, qui le lui prête. Plus tard, quand Shiba vient chez eux, Haru comprend immédiatement que les deux garçons nourrissent des sentiments réciproques même s’ils les gardent pour eux. Pourtant, à sa surprise, il ne peut alors s’empêcher de jalouser Kô…

En conclusion

A partir d’un synopsis simple et classique, Shinomiya sensei propose un développement original avec un amour silencieux à sens unique nourrit depuis longtemps qui se réalise enfin. Elle reste très pudique dans ce gakuenmono et se rattrape un petit peu dans l’histoire bonus. Mais cela apporte une touche très réaliste et mignonne au récit. Le lecteur devine facilement les sentiments de Kazama mais cela ne gâche pas pour autant la découverte de la suite de leur romance. Un one-shot mignon, doux et qui peut être lu par tout le monde.

Sugar dog life – Yoriko

sugar dog life yoriko
Yoriko 依子
ISBN: 9782382763056
Hana, 2022
ISBN: 9784758020909 (JP)
Ichijinsha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Une rencontre, une rapide amitié puis de l’amour?

Yoriko sensei propose une comédie romantique classique mais efficace entre un policier un peu naïf et un étudiant tsundere. Elle développe une relation franche et consensuelle avec des personnages qui s’interrogent sur l’évolution de leurs sentiments. Isumi, habitué à la solitude, aime cuisiner et apprécie les moments partagés avec le policier. Il comprend très vite son attirance. Mais le comportement d’Amasawa porte à confusion avec sa tendance à traiter l’étudiant comme un enfant. La narration se base principalement sur Sakuraba mais le policier donne son point de vue dans l’histoire bonus. Ainsi, l’auteure aborde la question de la différence d’âge, la solitude, le jugement de l’apparence. Elle intègre des évènements classiques comme la cohabitation, un passé douloureux, pour augmenter l’émotion à la lecture. Yôhei et Shôji, les amis de l’étudiant, apportent une touche humoristique tout en poussant un peu le couple à leur manière.

La mangaka a un trait épuré et légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine de grands yeux expressifs. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Malgré un palette de teintes restreintes, les trames sont équilibrées. La mise en page dynamique rythme la lecture. Même si Yoriko sensei ne censure pas les scènes érotiques, elle ne détaille pas les parties intimes. Au début de quelques chapitres, elle présente le quotidien des personnages dans des illustrations.

En résumé

Après une soirée étudiante très arrosée, Sakuraba Isumi (20 ans) rentre chez lui, éméché. En chemin, il est interpelé par un policier qui le prend pour un mineur à cause de sa petite taille. Ce dernier préfère tout de même le raccompagner. Quelques jours plus tard, l’étudiant recroise à nouveau Amasawa, récemment muté dans le kôban en face du konbini où il travaille. Le policier lui demande alors de devenir son ami. Il prend également l’habitude de lui demander conseil pour ses repas. Mais inquiet pour la santé du policier qui ne consomme que des bentos, Isumi lui propose un jour de lui préparer à manger…

En conclusion

Yoriko sensei arrive à transmettre les sentiments de ses personnages et à créer une dynamique agréable malgré un scénario très classique. J’aime beaucoup le caractère des personnages, leur approche contemporaine et le développement de leur histoire. Une romance divertissante et mignonne à croquer!

Kachô fûgetsu – beauties of nature 7 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu beauties of nature 7 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375063279
Taifu comics, 2022
ISBN: 9784403666407 (JP)
Shinshokan, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Un champ de fleurs inoubliable, flottant sur le dos de Zaizen… »

Shimizu Yuki sensei dévoile la relation particulière entre Kiriya, Zaizen et Hitomi. Elle s’intéresse aux relations entre des garçons adolescents, analysant leurs émois mais également l’évolution de leurs sentiments confrontés à divers évènements tragiques. Ainsi, Kiriya ne partage jamais sa souffrance mais trouve du réconfort auprès de Zaizen. Il s’interroge sur ses sentiments sans pour autant réussir à déterminer leur nature exacte. La narration alterne entre l’avocat et le yakuza. L’auteure dresse également le portrait sombre de certains adultes, dénonçant la pédophilie ou le rejet d’un enfant hors mariage, quelque soit leur milieu social. Elle met en avant la charge ressentie par ces adolescents isolés qui se démènent pour survivre.

La mangaka a un trait fin et légèrement épuré et anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont équilibrées malgré une palette restreinte. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page très dynamique propose également des angles de vue variés. Shimizu sensei ne censure pas les scènes érotiques. D’ailleurs, elle compense leur rareté grâce à l’histoire bonus avec Yômei et Hizuru, permettant de découvrir ce qu’ils deviennent depuis le tome précédent.

En résumé

Pour se faire pardonner de les avoir mêlés aux affaires du clan Hiraoka, Kiriya Shun invite Zaizen Masumi et Masataka Hitomi dans un grand restaurant. Même si l’avocat réprimande le yakuza, le médecin s’inquiète que son ami finisse toujours par céder aux caprices du chef de clan. Alors que Hitomi s’empresse de rejoindre son hôtel espérant accueillir Itokawa Kazuto qui est à un dîner familial, Kiriya retient Zaizen. Il a réservé une chambre d’hôtel mais l’avocat étant débordé par le travail, n’accepte que de rester à ses côtés jusqu’à ce qu’il s’endorme. Quelques jours plus tard, le yakuza est convié par l’avocat Hoshikawa Kyôichirô, hospitalisé dans l’hôpital de Ranko. Ce dernier lui demande alors de ménager son collaborateur en évitant des interventions futiles…

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2019. Malgré leur brève apparition, Sano Hizuru se classe treizième meilleur uke tandis que Tsujimoto Yômei est cité parmi les meilleurs seme super darling. Tout en découvrant le passé de Kiriya et Hitomi, Shimizu sensei plonge les lecteurs dans un flot d’émotions et de révélations. Impossible de ne pas craquer pour Zaizen!

Sasaki et Miyano 4 – Harusono Shou

sasaki et miyano 4 harusono shou
HARUSONO Shou 春園ショウ
ISBN: 9782382124055
Akata, 2022
ISBN: 9784040651866 (JP)
Kadokawa, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« J’ai déjà vu cette situation dans un boy’s love… »

Harusono Shou sensei continue de développer les spécificités du BL, comme par exemple le langage spécifique parfois incompréhensible par les non-initiés. Par ailleurs, elle aborde différentes formes d’amour à travers les couples de la série. Ainsi, elle montre l’amour dévoué de Kuresawa pour divertir sa petite amie hospitalisée, les disputes amoureuses d’Ogasawara avec sa petite amie Eimi, l’amour à sens unique de Kagiura pour Hirano Taiga. Miyano s’interroge et prend petit à petit conscience de ses propres sentiments pour son nouvel ami. D’ailleurs, il réalise qu’il surmonte son complexe grâce à lui. Sasaki Shûmei, quant à lui, exprime maintenant franchement ses sentiments, dont sa jalousie, tout en restant bienveillant. L’auteure met également en avant Hanzawa Masato qui cumule les fonctions dans le lycée. En introduisant Makimura Nao, elle révèle un peu le passé de Mya. Elle offre également trois histoires bonus mettant en avant les personnages secondaires.

La mangaka a un trait épuré et doux au contour plus épais, dont la rondeur donne une touche shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Comme dans le tome précédent, elle alterne entre les yonkoma et une mise en page plus traditionnelle mais dynamique. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont variées et les trames d’ambiance renforcent les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond gris. Sous la jaquette, Harusono sensei révèle la première rencontre entre les deux héros. Par ailleurs, elle présente les personnages en fin de tome. Les illustrations en début de chapitre montrent le quotidien des personnages. Il y a parfois des petites anecdotes en fin de chapitre. La première page débute par un yonkoma en couleur qui se démarque un peu du reste du récit.

En résumé

Pour la fête culturelle du lycée, Miyano Yoshikazu participe au cross-dressing, élu par sa classe. Mais le lycéen qui complexe sur son visage efféminé se montre d’abord réticent. Toutefois, il cède à condition que la tenue ne soit pas trop féminine. En plus, ses camarades Kuresawa Tasuku puis Tashiro Gonzaburô lui proposent leur aide pour surmonter cette épreuve…

En conclusion

Dans sa postface, Harusono sensei annonce la sortie d’un roman sur Kagiura et Hirano. Elle prend son temps pour développer cette romance. C’est lent, très lent, et pourtant j’adore! En effet, avec tous les couples d’adolescents, aussi bien hétérosexuels que homosexuels, qui s’interrogent sur le sentiment amoureux, cette série s’inscrit un peu plus dans la réalité et leurs relations bienveillantes deviennent passionnantes. Bref, une lecture douce et entrainante qui réchauffe le cœur.