I cannot reach you 9 – Mika

Couverture de I cannot reach you 9 de Mika, éditions Kana

Mika みか
ISBN: 9782505143376
Kana, 2026
ISBN: 9784046842244 (JP)
Kadokawa, 2025 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Profiter de cette dernière année en m’amusant ne dépend que de moi! »

Mika sensei introduit de nouveaux personnages, permettant ainsi de développer de nouveaux sujets. Elle montre l’évolution d’Oohara qui s’ouvre de plus en plus à son entourage mais également les efforts d’Ashiya pour être plus positif. Ainsi, elle aborde la gestion du manque et de l’inquiétude et les différentes façons de se lier d’amitié. Comme le groupe d’amis se retrouve dans des classes différentes, leurs liens évoluent. Hosoka veille sur le couple, portant également conseil. Fujino et Amamiya, quant à eux, apportent une note comique par leurs réactions parfois exagérées. Les nouveaux amis de Kakeru, Mizukawa Sora, Kitamura Taisei et Washimi Haruka semblent avoir des tempéraments bien trempés. Avec l’introduction de la peste Fujiwara Azusa, manipulatrice, l’autrice s’intéresse aux rumeurs, à la pression des ami.e.s, à l’influence des réseaux sociaux, à la différence entre apparence et personnalité. Elle crée ainsi des tensions, confrontant Ashiya à des sentiments complexes.

La mangaka a un trait doux et épuré. Comme dans le tome précédent, elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance graphiques appuient les émotions. Ces dernières reprennent d’ailleurs les codes du shôjo avec des scintillements, des pois ou des fleurs, et envahissent même les phylactères. Par ailleurs, les décors très présents apportent une note réaliste. La mise en page plutôt classique offre quelques pages plus dynamiques. Mika sensei présente les personnages secondaires à la fin de certains chapitres. Dans les illustrations en début de chapitre, elle dessine le quotidien des personnages. Le chapitre bonus donne une série d’anecdotes au format yonkoma.

En résumé

Durant les vacances de printemps, une partie de la classe 6 de deuxième année pique-nique sous les cerisiers en fleurs une dernière fois. En effet, à la rentrée, ils seront peut-être dans des classes séparées. Alors que les élèves discutent de leur avenir, Ashiya Kakeru constate qu’il ne sait rien des projets d’Oohara Yamato. En plus, son petit ami interagit de mieux en mieux avec ses camarades. Profitant du passage d’Oohara Mikoto, venue rapporter le smartphone oublié de son frère, les deux amoureux se promènent dans le parc. Mais quand Kurosawa demande à voir Oohara en tête à tête , Kakeru a du mal à réprimer son inquiétude.

En conclusion

Mika sensei aborde de nouveaux sujets en introduisant de nouveaux personnages, s’intéressant par ailleurs à l’influence des réseaux sociaux. Elle décortique les sentiments complexes dans de nouvelles relations amicales ainsi que la différence entre apparence et réel caractère. Son graphisme doux devient très expressif lors des passages comiques malgré un trait extrêmement simplifié. J’ai hâte de découvrir comment la mangaka va faire évoluer Kakeru, sa gentillesse naturelle devenant, dans ce tome, la cible de dénigrement. Une lecture apaisante!

Ne lâche pas ma main 1 – Sakimoto Saki

Couverture de Ne lâche pas ma main 1 de Sakimoto Saki, éditions Taifu

SAKIMOTO Saki 咲本﨑
ISBN: 9782345065860
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784910526133 (JP)
Shucream, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« Avant, je détestais mes chaleurs plus que tout, mais maintenant… »

Sakimoto Saki sensei narre un omegaverse avec deux lycéens opposés par leurs statuts et leurs visions du monde mais qui sont attirés irrésistiblement l’un par l’autre. Ainsi, elle aborde l’acceptation de soi, la discrimination et la maltraitance. En effet, Kitahara subit un rejet de sa famille parce qu’il est un oméga et se dénigre à cause d’un complexe d’infériorité. Ichijô, quant à lui, déteste la discrimination et se montre surprotecteur envers les personnes fragiles. Ainsi, les deux lycéens vont d’abord se lier d’amitié avant de voir évoluer leurs sentiments. Luttant contre leurs pulsions, ils développent une relation consentie respectant le rythme de chacun. A travers les alphas Yamato, le frère de Miyabi, et Ichiya, l’autrice dénonce le poids des rumeurs ainsi que l’influence des préjugés, entraînant parfois des comportements violents. Elle s’intéresse par ailleurs à la culpabilité, la prise de conscience nécessaire pour se prendre en main et se surpasser.

La mangaka a un trait fin légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant également les expressions. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés et très présents apportent une note réaliste. La mise en page est simplement dynamique. Dans les scènes érotiques, Sakimoto sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou une trame reprenant leurs formes précises. Sous la jaquette, elle présente la routine matinale des deux lycéens.

En résumé

Suite à des problèmes dans son lycée d’élite réservé aux alphas, Ichijô Haruto (alpha) est transféré dans un lycée ordinaire. Le délégué de classe Kitahara Miyabi (oméga) l’accueille durement, ne cachant pas sa haine envers les alphas aisés. Pourtant, lorsqu’il fait un malaise, Ichijô ne peut s’empêcher de prendre soin de lui. D’ailleurs, l’alpha s’inquiète sans cesse pour l’oméga frêle et isolé qui vit seul. Lorsque Miyabi s’absente à cause de ses chaleurs, Haruto lui rend alors visite.

En conclusion

Ce tome obtient la première place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2023. Pour son premier manga relié, Sakimoto Saki sensei maîtrise déjà le rythme de son récit. Contrairement aux thèmes classiques de l’omegaverse, elle préfère mettre en avant l’effort personnel et le travail sur soi pour s’en sortir. Son graphisme très détaillé et de toute beauté apporte une note réaliste. Malgré un tome suffisamment complet et dense, j’ai hâte de découvrir la suite. J’aime particulièrement l’évolution de Kitahara qui découvre une douce ambiance familiale avec la famille d’Ichijô. Un coup de cœur!

Sign 4 – Ker

Couverture de Sign 4 de Ker, éditions KBL

Ker
ISBN: 9782382883884
Kbooks, 2025
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Qu’est-ce que je peux aimer chez lui? »

Ker conclut son récit avec l’évolution de la relation entre Jihae et Hyoon, développant en parallèle les choix d’avenir de Yohan et Soohwa. Iel révèle également les derniers secrets autour de Hyun-oh et So. Les rôles s’inversent avec le gérant de café et l’étudiant qui conseillent alors leurs deux amis en pleine dispute. Des comportements maladroits viennent détendre l’atmosphère tendue. Comme dans le tome précédent, la libido débordante de Go vient pimenter sa relation avec Kang qui prend de plus en plus d’initiatives. Les amis de Soohwa, Hye-Young et Hae-Young, apportent leur soutien. L’auteurice met en avant la communication au sein du couple, les relations consenties même dans des situations critiques (alcool, jalousie contenue). Iel aborde encore quelques problématiques rencontrées par les personnes sourdes comme par exemple l’accès à l’audiodescription dans les cinémas.

Ker a un trait épuré, exagérant les expressions dans les passages humoristiques. Les couleurs réalistes sont plutôt sobres tandis que les couleurs d’ambiance appuient les émotions. De même, les décors très présents en arrière-plan, deviennent flous lors des plans rapprochés pour ne pas surcharger les vignettes. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page plutôt classique offre quelques pages plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Par ailleurs, les phylactères carrés indiquent l’utilisation de la langue des signes. En fin de tome, le.a manhwaga apporte des réponses aux questions des lecteurices par des illustrations.

En résumé

Cha Jihae s’interroge sur ses sentiments pour Oh Gyoon. Il se souvient alors des rumeurs qui courraient sur ce dernier à la fac. Pourtant, contrairement à ses camarades, il n’a jamais éprouvé la moindre peur. Bien qu’ils aient rendez-vous au cinéma, Gyoon tarde à venir. Jihae tente de le joindre par téléphone mais entend sa voix. En se rapprochant d’une ruelle, il surprend alors Gyoon embrasser So Nam-woo.

En conclusion

Ker conclut son récit avec toujours autant de surprises, alternant humour, scènes sexy et tension. D’ailleurs, ses scènes coquines sont en réalité mignonnes et amusantes avec les maladresses, tâtonnements et gênes des personnages. Le graphisme épuré apporte beaucoup de fraîcheur. Même si la question du handicap tombe rapidement au second plan, j’aime beaucoup les personnages aux caractères bien trempés. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde sur toute la série. Une lecture distrayante!

Takatora et les omégas 1 – Asada Nemui

Couverture de Takatora et les omégas 1 d'Asada Nemui, édité par Taifu

ASADA Nemui 朝田ねむい
ISBN: 9782375065532
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784829686997 (JP)
France Shoin, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Et bienvenue dans le monde du bétail. Celui des omégas! »

Asada Nemui sensei offre un omegaverse tout en y transposant les problématiques féminines. Ainsi, elle aborde le refus de la maternité, la discrimination, les mariages arrangés, l’engagement dans la lutte pour le bien-être. Bien qu’oméga, Takatora continue d’être arrogant tout en apportant un regard toujours critique sur les contraintes et la vie des omégas. En effet, il refuse d’être passif fasse à son destin et de se soumettre au système établi. Pourtant, il conserve encore un esprit conservateur et des préjugés. Autour de lui gravitent divers omégas qui apportent chacun des thèmes souvent abordés dans l’omegaverse. Arisaka qui subit l’influence des phéromones cumule les relations charnelles tandis que le délégué de classe militant Kameyama nourrit des sentiments ambigus envers Takatora. Avec l’introduction de Ryûgasaki Tatsumi, représentant en médicaments pour omégas, l’autrice apporte un peu de bienveillance avec un alpha plutôt innocent.

La mangaka a un trait anguleux marqué et épais. D’ailleurs, elle a un style graphique particulier et reconnaissable. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames en aplat sont équilibrées mais dans la même palette de tons, privilégiant les contrastes noir et blanc. Les décors très présents s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger les vignettes. La mise en page classique colle parfaitement au style graphique. Asada Nemui sensei ne censure pas les scènes érotiques. Par ailleurs, elle explique les règles de l’omegaverse en cours de tome, intégrant également les particularités de son univers telles que la carrure différente entre oméga, alpha et bêta.

En résumé

Kumajishi Takatora profite de l’influence de sa famille pour s’imposer au lycée d’alphas qu’il fréquente. Il prend plaisir à sermonner les alphas qui cèdent facilement à leurs pulsions mais méprise également les omégas qu’il considère comme du bétail. Toutefois, un jour, il découvre qu’il est en réalité un oméga. Alors qu’il allait être agressé par l’alpha Wanibuchi et sa bande, l’oméga Arisaka Uzuki lui vient en aide. Mais Takatora refuse d’être considéré comme du bétail!

En conclusion

Asada Nemui sensei propose un omegaverse particulier avec un oméga au caractère plutôt désagréable et ambivalent, entre alpha dominant et conservateur et oméga rebelle. Elle introduit des thèmes plutôt féministes qui pourront déranger certains fans du genre. Son graphisme particulier est très expressif. J’apprécie particulièrement la vision de différents omégas qui défendent chacun leurs convictions tout en respectant celles des autres. Un coup de cœur!

Here U are 5 – Djun

Couverture de Here U are 5 de Djun, édité par Taifu

Djun
ISBN: 9782375065266
Taifu comics, 2026
Dongman, 2022 (CN)
Manhua
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Tôt ou tard, il faudra bien qu’on parle… »

Djun continue d’introduire de nouvelles intrigues. Elle fait doucement évoluer la relation entre Pan Shu et Zhong Qiu Jie. Ainsi, un jeu de provocations puis de séduction s’installe entre l’étudiant et le gérant de bar. Pan n’hésite pas à recadrer Qiu qui finit par réfléchir sur son comportement infantile. Ji Yuan et Chu Huanwan apporte une touche mignonne et comique avec leur amitié maladroite qui se noue. Par ailleurs, des tensions s’installent entre Li Huan et Yu Yang, ce dernier étant sensible à l’homophobie. D’ailleurs, il subit encore un traumatisme suite à une mauvaise expérience passée. Par ailleurs, l’autrice approfondit la question d’une relation entre hétérosexuel et homosexuel. A travers Wangwang et Xiao Yi, elle aborde les différents dangers provoqués par l’homophobie. Les amis de Li Huan et Yu Yang apportent de bons conseils.

Djun a un trait légèrement épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. Elle utilise des couleurs plutôt réalistes mais joue principalement sur les contrastes noir et blanc. Les décors soignés renforcent cette note réaliste. La mise en page est très dynamique. Toutefois, l’ordre de certaines bulles entraînent parfois des hésitations. Par ailleurs, les personnages apparaissent en SD avec d’adorables pyjamas d’animaux dans le sommaire. Contrairement au tome précédent, les chapitres sont plus longs. Il y en a donc seulement trois.

En résumé

Lorsque Li Huan s’endort à ses côtés, Yu Yang n’arrive plus à peindre. Il rejoint alors Lin Xiang. Réalisant ainsi la profondeur de ses sentiments, il décide de les exprimer franchement. Toutefois, Yu Yang y renonce en découvrant Li Huan en grande discussion avec Xia Wangwang. Et si Li Huan préférait les filles?

En conclusion

Djun joue avec les émotions des lecteurices, alternant avec dextérité tension, humour et questionnements. D’ailleurs, elle développe des personnages aux caractères plutôt réalistes, avec leurs qualités et leurs défauts. Son graphisme est à la fois expressif et beau. J’aime beaucoup Ji Yuan, en particulier ses réactions qui paraissent si spontanées. Une lecture émouvante!

vs.Love 2 – Ogawa Chise

Couverture de vs.Love 2 d'Ogawa Chise, éditions Taifu

OGAWA Chise 緒川千世
ISBN: 9782375066003
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784799766996 (JP)
Libre, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« On était destiné à nous rencontrer. »

Ogawa Chise sensei continue d’enchaîner comédie romantique et bagarre. Elle joue sur les quiproquos, installant parfois des situations complètement incongrues. D’ailleurs, elle reprend les clichés classiques de la romance lycéenne avec la sortie secrète au parc d’attraction, la trahison, les rivalités. Ainsi, le couple passe son temps à se chamailler, n’arrivant pas à trancher entre leur amour et leurs amis à protéger. Bien que Marin souhaite fuir sa ville natale, il aime sa configuration actuelle. Au contraire, Nikoru pense qu’il faut raser le « passé » pour construire le nouveau. L’autrice met donc en avant la jeunesse désœuvrée dans la campagne qui se meurt. Elle apporte une touche poétique avec le vent et les éclairs, en lien avec les noms des écoles. L’histoire bonus aborde la première fois du couple.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle utilise les trames avec parcimonie, renforcé par des tons clairs dominants. De même, les trames d’ambiance discrètes accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est plutôt classique cloisonnant ainsi les quelques scènes de bagarre. Dans les scènes érotiques, Ogawa sensei censure les parties intimes par un cache blanc.

En résumé

Alors qu’Ibuki Marin aidait une vieille dame à traverser, il rencontre Tsugumi Nikoru. Il découvre alors que celui qu’il fréquente est au lycée Fûun. Toutefois, comme Nikoru est arrivé récemment, il ne semble pas influencé par le conflit entre les deux établissements. Les deux lycéens décident donc de secrètement sortir ensemble.

En conclusion

Ogawa Chise sensei conclut un peu abruptement son récit, se perdant dans un comique répétitif entre bagarres et romance. Pourtant, elle développe bien le thème sur l’attachement à la ville natale. Son graphisme très expressif est agréable. J’aurais aimé voir également les couples secondaires. Un titre qui avait beaucoup de potentiel mais qui reste simplement une lecture agréable et divertissante.

Salad days 8 – Jing Shuibian et Tang Liuzang

Couverture de Salad days 8 de Jing Shuibian et Tang Liuzang, éditions Nazca

JING Shuibian
TANG Liuzang
ISBN: 9782494400542
Nazca, 2025
2023 (CN)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Est-ce que cela me rend inapte à devenir un danseur libre? »

Jing Shuibian continue d’analyser les liens particuliers et les interactions des fans dans le monde de la danse, dénonçant au passage les spéculations sur la vente des billets et l’influence des rumeurs. Ainsi, la relation entre Xingzhi et M Pu semble déséquilibrée. Par ailleurs, Shen prend conscience de l’influence de ses émotions sur ses performances. Le passé du professeur de danse Ai Lai se dévoile. Le comportement méprisant d’un journaliste interroge également sur le jugement sur l’apparence et l’esprit élitiste encore existant dans la danse. Le.a scénariste aborde la question de l’avenir, de la réalisation de son rêve ainsi que les préjugés et l’homophobie dans le sport. Iel s’attarde maintenant sur les objectifs de Jinyi. Le jeune boxeur s’impose dans le club de boxe Meyweather, nouant de nouvelles amitiés grâce à ses compétences.

Tang Liuzang a un trait épuré qui se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. Ainsi, les personnages se transforment en d’adorables SD. Les couleurs réalistes mélangent à la fois aplats et dégradés, renforçant la douceur générale. De même, les trames d’ambiance sont colorées ou graphiques. Les décors s’estompent également en arrière-plan. La mise en page est simplement dynamique. Comme dans le tome précédent, un vernis sélectif donne un peu de relief à la couverture grâce à la brillance. La première édition comporte par ailleurs une jaquette réversible. Les personnages sont présentés sur le rabat de la couverture.

En résumé

Liu Xingzhi a choisi Jiang Shen en deuxième danseur pour sa première danse même si leur professeur n’approuve pas. Devant les hésitations de Shen, Xingzhi le somme de vite déclarer son amour à son petit ami pour ensuite se consacrer uniquement à l’apprentissage de sa chorégraphie. Le petit cygne redouble donc d’effort et rentre complètement épuisé. En conséquence, Bai Jinyi n’ose pas annoncer son départ imminent pour les États-Unis. Mais lorsque Shen découvre par hasard l’itinéraire de Bai aux États-Unis, il disparaît soudain.

En conlusion

Jing Shuibian accélère depuis quelques tomes le développement de la romance. Par ailleurs, les personnages secondaires apportent un regard extérieur sur les deux amoureux. Le scénario bien rythmé oscille constamment entre tension, romance et humour, avec de belles scènes de danse et de boxe. D’ailleurs, le magnifique trait de Tang Liuzang transcrit parfaitement les émotions des personnages. Le professeur Ai Lai m’intrigue encore plus suite à la révélation de son passé. Une lecture indispensable pour comprendre les enjeux de la vie.

Salad days 7 – Jing Shuibian et Tang Liuzang

Couverture de Salad days 7 de Jing Shuibian et Tang Liuzang, éditions Nazca

JING Shuibian
TANG Liuzang
ISBN: 978249400504
Nazca, 2025
2023 (CN)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Tu me manquerais trop si tu partais aux États-Unis! »

Jing Shuibian s’attarde un peu sur la gestion d’un lancement de carrière et aborde la question de la notoriété, les différents types de fans, le soutien des mécènes. D’ailleurs, en danse, certains fans ne jugeant que sur le physique et non sur la performance, la préparation d’un spectacle implique de bien choisir ses seconds danseurs. Shen et Bai ressentent le poids des sacrifices à faire pour atteindre leurs objectifs respectifs. Toutefois, ils expriment de plus en plus leurs sentiments, prenant conscience du réconfort qu’ils apportent mutuellement. D’ailleurs, la jalousie contenue de Jinyi ainsi que l’extravagance de sa mère créent des situations comiques. Par ailleurs, l’introduction du professeur Ai Lai apporte quelques tensions. Le.a scénariste s’intéresse également à la question du coming out à la famille.

Tang Liuzang a un trait épuré qui se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages se transforment en d’adorables SD. Les couleurs sobres paraissent réalistes, renforcées par un papier mat. De plus, les trames d’ambiance sont simplement colorées ou graphiques. Les décors qui apparaissent sur les plans larges ont des couleurs plus diffuses pour mettre en avant le contenu de certaines cases. Par ailleurs, la mise en page est dynamique. La lecture peut parfois devenir hésitante suite à l’ordre de certains phylactères. Comme dans le tome précédent, il y a une présentation des personnages sur le revers de la couverture. La couverture réversible a un vernis brillant qui donne un léger relief du plus bel effet.

En résumé

Jiang Shen obtient la place de deuxième danseur pour le spectacle de Jing Luoyun. Pour taire les rumeurs d’un soutien de Monsieur Liu au jeune danseur, Xingzhi rappelle le nombre d’heures d’entrainement de ce dernier. Mais le petit cygne ne s’en offusque point. Avec les entrainements, il ne peut pas retourner chez lui pour la fin de l’année. En plus, Bai Jinyi ira peut-être aux États-Unis durant cette période. Shen Shen a beau encourager son ami, il a du mal à comprendre son pincement au cœur.

En conclusion

Jing Shuibian met en avant Jiang Shen ainsi que l’univers de la danse. Les moments tendres du couple augmentent, installant petit à petit une certaine tension sexuelle. Toutefois, le scénario maîtrisé insuffle suffisamment de suspense et de moment comique pour nous tenir en haleine. Le graphisme de Tang Luzang renforce la douceur du récit, avec des expressions fortes lorsque les personnages se transforment en SD. J’aime beaucoup le professeur Ai Lai et la mère de Bai. Un coup de cœur sans cesse renouvelé à chaque tome!

Stay popular! 4 – Tak Bon

Couverture de Stay popular! 4 de Tak Bon, éditions Kbl

Tak Bon
ISBN: 9782382883082
Kbooks, 2025
Orange agency, 2021 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« La conclusion de cette comédie romantique riche en rebondissements! »

Tak Bon révèle le passé conflictuel de Dawoon avec son cousin Hyung Kyungjin, montrant au passage le poids du statut social et financier sur les enfants riches. En effet, les parents de Kyungjin entretiennent une rivalité entre les deux cousins. Leur amitié se transforme petit à petit en jalousie puis en haine. En fin de compte, Dawoon se montre exigeant envers lui-même de peur de blesser autrui et se retrouve esseulé. Siwon, qui le cerne de mieux en mieux, l’aide à sa manière. Toutefois, sa maladresse détend l’atmosphère en nous amusant. De même, les quiproquos entre les deux amoureux créent des tensions. Ainsi, l’auteurice aborde le harcèlement, le jugement sur l’apparence, l’acceptation de soi tel que l’on est, les efforts parfois vains pour atteindre un idéal. Iel questionne également sur les normes établies par la société qui entraînent souvent souffrance et perte de confiance en soi.

Tak Bon a un trait légèrement anguleux et épuré qui s’arrondit et se simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les têtes deviennent même ovales. Les couleurs réalistes et sobres sont plutôt en aplat tandis que les trames d’ambiance sont colorées ou graphiques. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors apparaissent légèrement flous en arrière-plan pour ne pas surcharger les vignettes. La mise en page dynamique joue beaucoup sur l’absence de cadrage, les superpositions. Il n’y a pas de scènes érotiques, ces dernières s’arrêtant aux échanges de baisers langoureux. Comparé au tome précédent, la quatrième de couverture offre une adorable illustration de Dawoon et Siwon.

En résumé

Hyung Dawoon se montre très prévenant avec Cha Siwon et lui demande toujours l’autorisation de l’embrasser avant de le faire. Pourtant, dès que cela devient plus passionné entre eux, il s’arrête. Siwon devine que son petit ami lui cache quelque chose et décide de prendre également des initiatives. Malheureusement, il fuit au moment opportun…

En conclusion

Tak Bon conclut son récit avec beaucoup de tension et d’humour, intégrant des rebondissements jusqu’à la fin. Son analyse du jugement sur l’apparence invite les lecteurices à réfléchir sur notre rapport aux normes établies par la société. Son graphisme très expressif devient presque caricatural dans les moments comiques mais conserve toutefois son aspect mignon. J’adore tous les couples de cette comédie romantique! Un coup de cœur du début à la fin.

Our love language 2 – Rinteku

Couverture de Our love language 2 de Rinteku, éditions Akata

Rinteku 厘てく
ISBN: 9782385692353
Akata, 2025
ISBN: 9784757592612 (JP)
Square enix, 2024 (JP)
Titre original: カメレオンはてのひらに恋をする。2
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Grâce à son soutien, j’ai à nouveau envie de monter sur scène! »

Rinteku sensei continue de développer la question de la surdité et des différentes manières de communiquer. Elle interroge sur les quiproquos et les difficultés à exprimer ses sentiments. Elle montre également l’influence d’un rôle sur la personnalité des acteurs au théâtre. Ainsi, Fujinaga se perd parfois dans ses pensées, trop conscient de la scène et du public. Son talent et son jeu trop voyant peuvent alors occulter ceux de ses partenaires. Au contraire, malgré une jeu oppressant, Lem tire ses partenaires vers le haut. En découvrant de nouvelles facettes de son petit ami qui prend de la distance pour son travail, Keito ressent de la jalousie et une possessivité grandissante. L’autrice s’intéresse donc à la gestion de l’inquiétude et à l’acceptation de son handicap. Elle aborde également la différence marquée par les dispositifs d’inclusion et le jugement extérieur. Dans l’histoire bonus, elle narre le quotidien de Keito.

La mangaka a un trait léché légèrement épuré et rond. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Comme dans le tome précédent, les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions fortes. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Toutefois, Rinteku sensei pense toujours à bien représenter les mains lorsque les personnages utilisent la langue des signes. Sous la jaquette, elle donne des anecdotes et présente quelques personnages. La relation avance à son rythme et pour l’instant, le couple n’échange que des baisers passionnés.

En résumé

Fujinaga Aoi, en visite chez Maejima Keito, l’embrasse pensant que c’est ce qu’attendait son petit ami. Suite à ce quiproquos, il réalise que les choses qu’il perçoit instinctivement ne sont pas forcément évidentes pour Keito. Aoi l’invite tout de même à venir le voir dans une pièce de théâtre. En effet, il participe à une audition qui adapte un manga qu’apprécie Maejima.

En conclusion

Ce tome se classe troisième meilleur manga émouvant au Chill chill BL award 2025. Rinteku sensei approfondit ses sujets sur la surdité et la communication. Elle analyse également l’univers du théâtre, s’intéressant à l’interprétation d’un rôle. En parallèle, elle développe tranquillement la romance entre Aoi et Keito. Son graphisme très expressif et magnifique porte attention à la gestuelle en générale. Ce tome bien qu’épais se laisse dévorer. J’aime beaucoup Lem et j’espère qu’il continuera à interagir avec notre adorable couple. Énorme coup de cœur confirmé!