Sign 4 – Ker

Couverture de Sign 4 de Ker, éditions KBL

Ker
ISBN: 9782382883884
Kbooks, 2025
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Qu’est-ce que je peux aimer chez lui? »

Ker conclut son récit avec l’évolution de la relation entre Jihae et Hyoon, développant en parallèle les choix d’avenir de Yohan et Soohwa. Iel révèle également les derniers secrets autour de Hyun-oh et So. Les rôles s’inversent avec le gérant de café et l’étudiant qui conseillent alors leurs deux amis en pleine dispute. Des comportements maladroits viennent détendre l’atmosphère tendue. Comme dans le tome précédent, la libido débordante de Go vient pimenter sa relation avec Kang qui prend de plus en plus d’initiatives. Les amis de Soohwa, Hye-Young et Hae-Young, apportent leur soutien. L’auteurice met en avant la communication au sein du couple, les relations consenties même dans des situations critiques (alcool, jalousie contenue). Iel aborde encore quelques problématiques rencontrées par les personnes sourdes comme par exemple l’accès à l’audiodescription dans les cinémas.

Ker a un trait épuré, exagérant les expressions dans les passages humoristiques. Les couleurs réalistes sont plutôt sobres tandis que les couleurs d’ambiance appuient les émotions. De même, les décors très présents en arrière-plan, deviennent flous lors des plans rapprochés pour ne pas surcharger les vignettes. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page plutôt classique offre quelques pages plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Par ailleurs, les phylactères carrés indiquent l’utilisation de la langue des signes. En fin de tome, le.a manhwaga apporte des réponses aux questions des lecteurices par des illustrations.

En résumé

Cha Jihae s’interroge sur ses sentiments pour Oh Gyoon. Il se souvient alors des rumeurs qui courraient sur ce dernier à la fac. Pourtant, contrairement à ses camarades, il n’a jamais éprouvé la moindre peur. Bien qu’ils aient rendez-vous au cinéma, Gyoon tarde à venir. Jihae tente de le joindre par téléphone mais entend sa voix. En se rapprochant d’une ruelle, il surprend alors Gyoon embrasser So Nam-woo.

En conclusion

Ker conclut son récit avec toujours autant de surprises, alternant humour, scènes sexy et tension. D’ailleurs, ses scènes coquines sont en réalité mignonnes et amusantes avec les maladresses, tâtonnements et gênes des personnages. Le graphisme épuré apporte beaucoup de fraîcheur. Même si la question du handicap tombe rapidement au second plan, j’aime beaucoup les personnages aux caractères bien trempés. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde sur toute la série. Une lecture distrayante!

Sign 3 – Ker

Couverture de Sign 3 de Ker, éditions KBL

Ker
ISBN: 9782382882795
Kbooks, 2025
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Si vous avez ruiné la vie d’une personne… vous devriez risquer la vôtre en retour. »

Ker s’intéresse un peu plus à la romance entre Jihae et Gyoon, mettant en avant leurs difficultés pour faire évoluer leur relation. En effet, Oh passe en mode séduction tandis que Cha s’interroge sur ses sentiments. Par ailleurs, les deux jeunes hommes continuent de soutenir le couple principal qui enchaîne encore les quiproquos. La libido infatigable de Go Yohan entraîne souvent des situations cocasses. Ainsi, les deux amoureux tentent quelques jeux érotiques. Soohwa, qui reprend ses études, rencontre de nouveaux amis, Hae-Young et Hye-Young, qui apportent une note amusante. Cela permet ainsi à l’auteurice d’aborder de nouveaux thèmes tels que le jugement sur l’apparence, l’abstinence, le poids des rumeurs, la jalousie et le travail de groupe. A travers des étudiants apprenant la langue des signes, iel s’intéresse également aux préjugés sur le handicap, l’influence de l’ego et la curiosité de certains pratiquants. Le pervers So Nam-Woo ajoute de nouvelles tensions.

Ker a un trait épuré, exagérant les expressions dans les passages humoristiques. Les tons plutôt réalistes sont sobres tandis que les trames d’ambiance plus colorées se font toutefois discrètes. Par ailleurs, lesflash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Comme dans le tome précédent, les phylactères rectangulaires marquent les moments dans lesquels les personnages utilisent aussi la langue des signes.

En résumé

Quatre ans auparavant, Cha Jihae et Oh Gyoon se sont rencontrés dans une rue enneigée. Ivre, Gyoon a d’abord repoussé l’aide proposée par Jihae. Toutefois, le jeune étudiant a essayé de le comprendre puis lui a même donné des conseils pour surmonter sa peine: entre autres, dédier sa vie à la personne dont il a ruiné l’avenir…

En conclusion

Ker apporte de nouveaux thèmes en intégrant de nouveaux personnages. Les quiproquos s’enchaînent, alternant constamment entre tension, humour et scènes torrides, pour notre plus grand plaisir. Le graphisme très expressif est efficace. J’ai hâte de découvrir l’évolution de la relation entre Jihae et Gyoon. Une lecture sexy et amusante!

Sign 2 – Ker

Couverture de Sign 2 de Ker, édité par Kbl

Ker
ISBN: 9782382882788
Kbooks, 2024
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Il doit être sur ses gardes à cause du petit frère de Gyoon… »

Ker dévoile le passé de Go Yohan, révélant au passage le caractère presque psychopathe d’Oh Byung. Ainsi, iel aborde le harcèlement, le chantage, le complexe d’infériorité et la violence. D’ailleurs, une certaine tension s’installe avec les différents pions à la botte de Byung, dont Koo Hyun-ho qui n’hésite pas à jouer sur les deux tableaux. Par ailleurs, la relation entre Soohwa et Yohan évolue petit à petit, entre les sentiments naissants mais tus et les jeux érotiques. Malgré la libido élevée du patron de café, le serveur essaie de le satisfaire. Ji-hae, quant à lui, joue les confidents. L’auteurice met en avant la communication, en particulier avec la langue des signes. Ainsi, iel interroge sur le sentiment d’exclusion, la facilité à éviter une discussion, la complicité qui se crée entre les interlocuteurs. Iel s’intéresse également à la cohabitation et à la gestion de la jalousie et la possessivité.

Ker a un trait épuré qui se simplifie parfois à l’extrême dans les passages humoristiques. D’ailleurs, des déformations accentuent l’aspect comique. Les couleurs réalistes utilisent des tons plutôt sobres. Les trames d’ambiance ayant des couleurs en aplat, l’incrustation de motifs saute alors immédiatement aux yeux. Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les décors apparaissent principalement sur les plans larges. La mise en page classique propose toutefois quelques pages plus dynamiques. Comme dans le tome précédent, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc dans les scènes érotiques. Malgré des chapitres courts, le tome est bien épais.

En résumé

Kang Soohwa vit chez Go Yohan depuis un mois et demi déjà. Pourtant, son patron reste constamment collé à lui. Soohwa devine toutefois la cause de ce comportement: Yohan semble redouter une action de Oh Byung, le petit frère violent de Gyoon. Depuis, Soohwa meurt d’envie de découvrir le secret que lui cache son petit ami…

En conclusion

Ker continue de s’intéresser à la surdité tout en développant la romance entre Soohwa et Yohan ainsi que leur entourage. Iel alterne avec dextérité entre tension, humour et scènes sexy. Son graphisme très expressif conserve un aspect mignon même lorsque le trait se simplifie à l’extrême. J’aime beaucoup l’imprévisible Koo Hyun-oh, qui nous surprend toujours au moment qu’on attend le moins. Une lecture entraînante!

vs.Love 2 – Ogawa Chise

Couverture de vs.Love 2 d'Ogawa Chise, éditions Taifu

OGAWA Chise 緒川千世
ISBN: 9782375066003
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784799766996 (JP)
Libre, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« On était destiné à nous rencontrer. »

Ogawa Chise sensei continue d’enchaîner comédie romantique et bagarre. Elle joue sur les quiproquos, installant parfois des situations complètement incongrues. D’ailleurs, elle reprend les clichés classiques de la romance lycéenne avec la sortie secrète au parc d’attraction, la trahison, les rivalités. Ainsi, le couple passe son temps à se chamailler, n’arrivant pas à trancher entre leur amour et leurs amis à protéger. Bien que Marin souhaite fuir sa ville natale, il aime sa configuration actuelle. Au contraire, Nikoru pense qu’il faut raser le « passé » pour construire le nouveau. L’autrice met donc en avant la jeunesse désœuvrée dans la campagne qui se meurt. Elle apporte une touche poétique avec le vent et les éclairs, en lien avec les noms des écoles. L’histoire bonus aborde la première fois du couple.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle utilise les trames avec parcimonie, renforcé par des tons clairs dominants. De même, les trames d’ambiance discrètes accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est plutôt classique cloisonnant ainsi les quelques scènes de bagarre. Dans les scènes érotiques, Ogawa sensei censure les parties intimes par un cache blanc.

En résumé

Alors qu’Ibuki Marin aidait une vieille dame à traverser, il rencontre Tsugumi Nikoru. Il découvre alors que celui qu’il fréquente est au lycée Fûun. Toutefois, comme Nikoru est arrivé récemment, il ne semble pas influencé par le conflit entre les deux établissements. Les deux lycéens décident donc de secrètement sortir ensemble.

En conclusion

Ogawa Chise sensei conclut un peu abruptement son récit, se perdant dans un comique répétitif entre bagarres et romance. Pourtant, elle développe bien le thème sur l’attachement à la ville natale. Son graphisme très expressif est agréable. J’aurais aimé voir également les couples secondaires. Un titre qui avait beaucoup de potentiel mais qui reste simplement une lecture agréable et divertissante.

Tashiro est un peu… 4 – Yamada

Couverture de Tashiro est un peu... 4 de Yamada, éditions Taifu

Yamada ヤマダ
ISBN: 9782375065785
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799764138 (JP)
Libre, 2023 (JP)
Titre original: 鯛代くん、君ってやつは。4
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Je déteste perdre mes moyens quand je n’arrive pas à faire quelque chose… »

Yamada sensei s’intéresse à l’univers du mannequinat. Ainsi, elle aborde la pression, la rivalité et les aléas de ce milieu. Elle s’attarde également sur l’ambiance des séances photos. Mitsuzumi, d’abord manipulatrice envers son frère, réalise ensuite par elle-même l’évolution de ce dernier parmi ses amis. Ainsi, Tashiro et sa sœur arrivent enfin à se parler franchement. Mitsuki, quant à lui, dévoile de nouvelles facettes: son sérieux au travail contraste avec son esprit joueur et encore un peu gamin. Par ailleurs, l’autrice continue de développer la relation entre Sashinami et Sega. Elle installe un jeu de séduction plus proche des provocations que de la romance. Comme dans le tome précédent, elle dénonce les effets regrettables de l’alcool avec des ébats au consentement gris. Par ailleurs, les histoires bonus présentent quelques aventures du club de recherches manga, répondant à des requêtes de lecteurs.

La mangaka a un trait épuré au contour plus épais qui donne du relief. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle transforme parfois les personnages en d’adorables SD. De même, les personnages secondaires ont des morphologies plus caricaturales. Des hachures renforcent les ombres fortes. Par ailleurs, les trames sont utilisées avec parcimonie tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient les émotions. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Yamada sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Pourtant, elle décompose et détaille certains mouvements, mettant en valeur la sensualité de certains gestes comme enlever des chaussettes. Sous la jaquette, elle offre des illustrations sous forme de photographies des personnages enfants. Il y a également une présentation des personnages en début de tome.

En résumé

Mitsuzumi Riku espère que son frère Tashiro Keima continuera de travailler dans le mannequinat. Sega Mitsuki, quant à lui, a une journée bien chargée. Son manager Sashinami Mei lui propose donc de se détendre en se baladant dans le bâtiment. Le mannequin débutant croise alors Ebihara Yûta, perdu dans les couloirs. Soudain revigoré, Sega surprend ainsi le staff par ses performances. D’ailleurs, son manager est bien décidé à ne pas le lâcher.

En conclusion

Ce tome se classe dix-septième meilleure série au Chill chill BL award 2024. Yamada sensei s’attarde sur le second couple et approfondit le thème des comportements problématiques en cas d’ivresse. Elle semble céder un peu à la facilité mais continue tout de même à jouer avec les limites du consentement. Par ailleurs, elle développe un peu plus Tashiro pour notre plus grand plaisir. Son graphisme original est vraiment expressif. J’apprécie la relation entre Mei et Sega. Toutefois certains lecteurs pourront être gênés par l’écart d’âge. Une lecture divertissante!

Queutard légendaire VS Cul d’acier 3 – Totofumi

Couverture de Queutard légendaire VS Cul d'acier 3 de Totofumi, éditions Taifu

Totofumi ととふみ
ISBN: 9782375065235
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799765043 (JP)
Libre, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Mikagura… Encore. Remets-la-moi encore une fois sans capote. »

Totofumi sensei confronte Mikagura et Sena à la jalousie et la possessivité. Elle s’intéresse à la question des rapports non protégés, violents dans une relation déjà installée ainsi qu’à la gestion des remords et regrets. Elle aborde donc le manque de confiance, l’importance du consentement surtout lors d’une prise de risque. L’introduction du premier chapitre de ce tome résume succinctement le tome précédent. Par ailleurs, le job d’été d’Iori en tant que mannequin permet d’introduire de nouveaux sujets comme le piston, la gestion de la notoriété, le coming out public et l’influence des médias. Le playboy de l’Ouest, Yomogi Heizô (22 ans), et la mannequin lycéenne, Sakihana Sakura, apportent tension et humour. L’autrice continue de mettre en avant le soutien bienveillant des amis, de la famille mais également de la proviseure adjointe. Elle offre un bonus très sexy mettant en avant la douceur nécessaire dans un rapport sans capote.

La mangaka a un trait anguleux au contour plus épais qui donne ainsi du relief. Néanmoins, elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle varie les trames, renforçant par ailleurs les ombres par des hachures. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions tandis que les décors soignés apparaissent sur les plans larges. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Totofumi sensei ne censure pas les scènes érotiques sauf celles violentes, sans réel consentement. Dans ce cas, elle ajoute un cache blanc sur les parties intimes. Elle offre également des coupes intérieures mais s’attarde surtout sur les sensations de ses personnages. Sous la jaquette, il y a une présentation des personnages. A la fin des chapitres, un dessin apporte une anecdote amusante. A la fin du tome, on découvre les coulisses de l’enregistrement du drama CD au format manga.

En résumé

Les classes de Mikagura Iori et Sena Minami sont en voyage scolaire à Nara. Mais étant dans des classes différentes, ils ne peuvent pas trop se fréquenter. D’ailleurs, la proviseure adjointe Yoshiko veille à ce que les élèves respectent strictement les règles. Toutefois, le Queutard légendaire espère profiter de leur journée libre pour faire une sortie en amoureux. Mais au sanctuaire Yomogi, connu pour porter chance en amour, Cul d’acier attire l’attention d’un garçon…

En conclusion

Totofumi sensei surprend avec une scène au consentement gris mais gère très bien la suite, mettant en avant justement les risques et la violence. Elle maîtrise parfaitement l’alternance entre tension , érotisme et moments comiques ou tendres. Par ailleurs, son graphisme met en avant la plastique des personnages ainsi que les détails de leurs émotions. J’aime beaucoup la bienveillance de l’entourage de Mikagura et Sena. Je trouve également le couple trop craquant avec leur libido débordante. Une lecture entraînante!

Si tu insistes… 3 – Niyama

Couverture de Si tu insistes 3 de Niyama, éditions Hana

NIYAMA にやま
ISBN: 9782382765524
Hana, 2025
ISBN: 9784801983915 (JP)
Takeshobo, 2024 (JP)
Titre original: そんなに言うなら抱いてやる 3
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Tout se passe bien pour le ninja et le prince, jusqu’à ce qu’un… rival (?) se présente! »

Niyama sensei concentre son récit sur la vie professionnelle en introduisant le roi Ôsuke. Elle aborde la gestion de la jalousie, la question de la confiance et, comme dans le tome précédent, le coming out et l’influence des rumeurs. Ainsi, elle dévoile de nouvelles facettes de Shinobu qui se montre possessif et boudeur. En effet, une rivalité s’installe peu à peu car Ikurumi idéalise et surprotège Omoteya. Hikaru s’interroge alors sur sa relation avec Nin Nin. Le couple communique mieux, aussi bien par les mots que par des petits gestes d’affection. Par ailleurs, l’autrice joue beaucoup sur les quiproquos pour nous amuser. Elle crée également du suspense grâce aux prises de risque du couple qui dissimule de plus en plus mal leur attirance. Elle s’intéresse donc au jugement sur l’apparence, la remise en question de soi, la différence entre relation charnelle et amoureuse.

La mangaka a un trait légèrement anguleux, à peine épuré. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle n’hésite pas à dessiner Hikaru en adorable petit poussin. Les trames sont équilibrées et des hachures envahissantes soulignent les rougissements. De même, les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient les émotions. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés situent principalement l’action. La mise en page dynamique joue sur l’absence de cadre, les sorties de cases et les ellipses. Niyama sensei ne censure pas les scènes érotiques. Sous la jaquette, elle offre deux illustrations qui résument bien l’ambiance du manga, à découvrir de préférence à la fin.

En résumé

Le meilleur vendeur de l’entreprise, Ikurumi Ôsuke, surnommé le roi, revient d’une mission de cinq ans à l’étranger. Omoteya Hikaru qui l’admire, est tellement impatient de le retrouver qu’il abandonne Urakawa Shinobu dès le matin en plein câlin. D’abord confiant, Nin Nin commence pourtant à s’inquiéter face à autant de complicité entre le roi et le prince. Il entraîne même Hikaru dans les toilettes du bureau pour lui voler un baiser…

En conclusion

Ce tome obtient la quatrième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2025. Niyama sensei approfondit ses sujets abordés précédemment tout en nous amusant. Elle maîtrise toujours l’alternance entre tension, érotisme et humour. Son graphisme est un régal pour les yeux, aussi bien le mignon poussin Hikaru que la musculature de Nin Nin. D’ailleurs, Ôsuke dégage un charme fou, même en mode fan ardu manipulateur. Une lecture captivante!

Sign 1 – Ker

couverture de Sign 1 de Ker, éditions Kbl

Ker
ISBN: 9782382882771
Kbooks, 2024
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Soyez pas pingres et embauchez-moi! »

Ker installe rapidement le ton de son récit en enchaînant les quiproquos et les situations comiques. Toutefois, iel questionne sur la surdité, mettant en avant les comportements bienveillants mais dénonçant également les clichés et les difficultés rencontrées. Ainsi, Soohwa trouve une grande motivation dans l’apprentissage de la langue des signes à cause de l’effet dévastateur de la voix de son patron sur lui. Bien que fuyant, il fait des efforts pour établir une conversation à égalité et n’hésite pas à se remettre en cause. Yohan se montre maladroit dans la gestion des situations ambiguës ou conflictuelles suite à un traumatisme. Les deux hommes entament une relation purement charnelle mais les sentiments s’en mêlent très rapidement. Gyoon joue les trouble-fêtes et dégage un certain mystère. L’auteurice maintient le suspense constamment, dévoilant des indices au fil des chapitres. Iel aborde avec humour la perversité, l’homosexualité, l’amour, la cohabitation.

Ker a un trait épuré qui se simplifie dans les passages humoristiques, exagérant ainsi les expressions. Les couleurs sont plutôt sobres mais contrastent avec les couleurs d’ambiance très colorées. De même, un fond noir indique les flash-back ou les rêves. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est plutôt classique. Toutefois, les chapitres plutôt courts se concluent généralement sur une note amusante ou un petitcliffhanger. Dans les scènes érotiques, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc.

En résumé

Malade, fauché et sans emploi, Kang Soohwa (26 ans) cherche désespérément à se connecter au Wifi gratuit pour chercher du travail. Mais il se fait arroser dans la rue et s’évanouit. Recueilli par les responsables de cette douche froide imprévue, le patron malentendant du café Goyo, Go Yohan, et son employé nonchalant, Yo Gyoon, le jeune homme demande alors à être embauché en dédommagement…

En conclusion

Ker aborde la question délicate du handicap avec beaucoup d’humour tout en dénonçant les clichés et les comportements blessants. Le récit oscille constamment entre situations comiques, passages érotiques et suspense. Le graphisme qui a l’air simple au premier abord, est pourtant très expressif et renforce d’ailleurs les effets comiques. Je suis intriguée par l’étudiant et livreur Cha Ji-hae. Une histoire craquante!

Hate my Mia! 2 – Hitotori Penguin

couverture de Hate my Mia! 2 de Hitotori Penguin, éditions Hana

HITOTORI Penguin 人鳥ぺんぎん
ISBN: 9782382765234
Hana, 2025
ISBN: 9784865897142 (JP)
Fusion product, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Les frères de Miya issu d’une célèbre famille de top models entrent en scène! »

Hitotori Penguin sensei propose quelques tranches de vie du couple, toujours en exagérant certaines situations qui en deviennent loufoques. Elle alterne la narration entre les deux héros. Ainsi, elle aborde la différence entre fantasme et réalité, l’addiction numérique et les risques des réseaux sociaux. Le passé de Maizawa et de Miya se révèle par brides. D’ailleurs, l’introduction de la famille d’Akihito, dont ses frères Kyôgoku Hinohito et Kanohito, crée des situations encore plus rocambolesques tout en s’intéressant à la pression familiale et au mannequinat. De même, le chanteur Tsuzuki Tatsuya, la cousine de Mia, Kyôgoku Nadeshiko, et le salaryman Yasuda Korekiyo dépeignent différentes visions d’une passion exacerbée. L’autrice questionne également sur la perfection de la beauté, l’attirance et le jugement par le physique. Elle joue avec les clichés des BL, transformant Kôji en pervers et Miya en amoureux transi.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions, alternant avec les décors. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, la mise en page simplement dynamique met souvent en avant la plastique des personnages. Dans les scènes érotiques, Hitotori sensei censure les parties intimes par des languettes blanches. Comme dans le tome précédent, à la fin des chapitres, elle apporte une anecdote, dessinant les protagonistes en SD ou présente les personnages secondaires

En résumé

Bien que Maizawa Kôji et Miya Akihito sortent ensemble, leur rivalité perdure au travail. Ayant atteint son objectif, Mia ne voit plus l’utilité d’entretenir son réseau social. Mais Maizawa refuse de perdre son idole, se proposant d’ailleurs en tant que photographe. Ainsi, il fait une démonstration de son talent alors qu’ils travaillent sur la refonte d’un site de bar, mettant en avant les serveuses anciennes championnes de combats clandestins.

En conclusion

Hitotori Penguin sensei continue les aventures de Miya et Maizawa, enchaînant les situations rocambolesques tout en introduisant de nouveaux personnages encore plus loufoques que nos deux héros. Le graphisme est toujours aussi mignon et expressif. L’histoire fait toujours sourire et même rire. Toutefois, cet humour ne plaira pas à tout le monde. Une lecture divertissante!

Tashiro est un peu… 3 – Yamada

couverture de Tashiro est un peu... 3 de Yamada, éditions Taifu

Yamada ヤマダ
ISBN: 9782375064160
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799758113 (JP)
Libre, 2022 (JP)
Titre original: 鯛代くん、君ってやつは。3
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Brise ta carapace et reprenons tout depuis le début. »

Yamada sensei fait progresser la relation entre Tashiro et Ebihara. Comme dans le tome précédent, elle interroge sur le consentement et détourne avec humour les poncifs des romances. Ainsi, elle met en avant les difficultés et les tentatives que le couple rencontre pour équilibrer leur relation. En effet, Keima passe son temps à tester les limites de son camarade qui refuse de se laisser dominer. D’ailleurs, Yûta s’interroge de plus en plus sur ses sentiments tandis que son asocial ami fait des efforts pour se dépasser et contenir ses pulsions. Les surréactions d’Ebihara apportent beaucoup d’humour. Avec l’introduction de Sashinami Mei, le manager de Riku, l’autrice présente d’autres comportements problématiques, provoqués d’abord par l’alcool mais assumés par l’intéressé. Par ailleurs, elle met en avant Sega qui n’hésite pas à recadrer vertement le manager. Ainsi, elle aborde le déni des sentiments. L’histoire bonus offre une anecdote amusante.

La mangaka a un trait épuré parfois caricatural. Elle le simplifie dans les passages humoristiques et exagère également les expressions. D’ailleurs, elle représente souvent Ebihara en crevette et Tashiro en dorade. Les trames sont variées et nombreuses tandis que les trames d’ambiance graphiques appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond dégradé du noir vers le gris avec un contour blanc autour des vignettes. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page plutôt classique propose quelques pages plus dynamiques. Yamada sensei arrête les scènes érotiques aux préliminaires, cadrant toujours au niveau du buste. Sous la jaquette, elle offre une planche amusante avec la série du club de recherche sur les mangas. En plus de la présentation des personnages en début de tome, il y a des fiches personnages au dos sous la jaquette.

En résumé

Dans un café, l’actrice Mitsuzuni Riku, essaie de convaincre son frère, Tashiro Keima, de remplacer l’acteur blessé qui devait jouer le rôle de petit ami dans un shooting. Mais son frère asocial refuse catégoriquement. Bannai Momofuku, Maru, Shikaku et Ebihara Yûta tentent en vain de les écouter en douce. Toutefois, Tashiro et Riku les repèrent vite lorsque Sega Mitsuki rejoint le groupe en parlant fort. La mannequin propose alors à Sega de participer également au shooting, subjuguée par la beauté de l’étudiant…

En conclusion

Ce tome se classe onzième meilleure série au Chill chill BL award 2023. Yamada sensei joue constamment avec les limites du consentement, rappelant toutefois les comportements problématiques. Elle présente par ailleurs des otaku tout à fait intégrés dans la société ou qui font des efforts pour l’être, les rendant plutôt réalistes malgré leur style graphique caricatural. D’ailleurs, le graphisme accompagne parfaitement les moments comiques. Je suis curieuse de découvrir les interactions entre Mei et Sega. Une lecture plaisante!