Same difference !!! 6 Secret play – Hiiragi Nozomu

same difference 6 secret play hiiragi nozomu
HIIRAGI Nozomu 柊のぞむ
ISBN: 9782368776094
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784796409964 (JP)
Kaiohsha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Les deux seme continuent à se chamailler mais Ozaki cède de plus en plus au courroux de son amant…

Après un tome sérieux, Hiiragi Nozomu sensei nous replonge dans les chamailleries de notre couple fétiche en s’intéressant à leur quotidien. Un nouvel employé, Nutahara, apporte une touche rafraichissante avec son admiration pour Ozaki et sa candeur le rendant trop franc. En effet, bien que casé, le salaryman bisexuel continue à jouer les charmeurs en participant à des gôkon. Entre jalousie, fantasmes et possessivité, l’auteure s’amuse à bousculer le « quotidien d’adorables pervers ». Elle développe un peu plus le personnage de Shiba, durant deux chapitres, le rendant un peu plus sympathique. En fin de tome, elle offre un peu de fan service avec nos deux salarymen d’élite déguisés en prince lors d’une fête au bureau. Tous les personnages évoluent. Ainsi, Tsuburaya applique des punitions ressemblant plus à des jeux érotiques et se montre plus entreprenant quand il est ivre. Katsumata, quant à lui, devient le protecteur du couple.

Les trames d’ambiance dominent par rapport aux décors. Le jeu des ellipses, des emboîtements de vignettes et l’absence de certains cadrages dynamise la mise en page. De même, les flash-back sont bien intégrés dans le récit, reconnaissables par un fond noir. Les scènes érotiques ne sont pas censurées mais évitent de donner trop de détails grâce aux cadrages et aux angles de vue. En fin de tome, une planche conclut la confrontation entre Shiba et Katsumata.

En résumé

Ayant été pris pour un fumeur à cause de l’odeur de tabac sur ses vêtements, Tsuburaya exige qu’Ozaki (39 ans) arrête de fumer. Ce dernier accepte en échange d’un cosplay sexy de son partenaire. Mais cela s’avère plus difficile qu’il ne croyait. Katsumata lui confie alors sa technique: compenser le manque en mangeant des sucreries. Ozaki, qui a le bec sucré, apprécie d’autant plus en réalisant que les chocolats de luxe lui apportent également du succès auprès des filles. Mais lors d’un câlin, Tsuburaya lui fait remarquer sa prise d’embonpoint. Ozaki tente de résister au mieux en machouillant ses crayons. Mais excédé, il finit par craquer face aux provocations de Shiba qui laisse tomber exprès son paquet de cigarettes après l’avoir nargué en fumant. Ce dernier en informe immédiatement Tsuburaya. Le salaryman surprend donc son amant en pause cigarette…

En conclusion

Ozaki, penaud et tout obéissant devant son amant, est adorable à craquer. Il a failli devenir uke mais a réussi à s’en sortir cette fois. Combien de tomes tiendra-t-il encore? Vivement la suite!

Same difference !!! 5 Demande en mariage – Hiiragi Nozomu

same difference 5 demande en mariage hiiragi nozomu
HIIRAGI Nozomu 柊のぞむ
ISBN: 9782368775257
Boy’s love IDP, 2016
ISBN: 9784796408547 (JP)
Kaiohsha, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Place à l’officialisation de la relation entre Tsuburaya et Ozaki.

Hiiragi Nozomu sensei prend un ton plus sérieux. Elle montre la différence entre les homosexuels en Occident et au Japon à travers le regard de Tsuburaya et Ozaki lors d’une escapade à Londres. Faisant suite aux évènements du tome précédent, elle aborde le coming-out avec la présentation du partenaire aux amis proches et à la famille, en donnant le point de vue d’Ozaki puis de Tsuburaya. Elle s’intéresse donc à l’officialisation d’une relation auprès des proches et à la question du mariage et de la descendance. Tandis que le père Ozaki, traditionnel, a du mal à accepter la situation, la mère se montre plus ouverte. Pourtant, l’auteure présente des parents ayant un certain respect dans les décisions de leur fils. Elle dévoile également l’enfance d’Ozaki. Par ailleurs, elle tourne en dérision les plans de harcèlement de Shiba dans le chapitre final.

La mangaka utilise des traits épurés et simples mais très expressifs. Elle souligne parfois les contours par un trait plus épais, donnant un peu plus de volume. Elle arrive à rendre des silences très significatifs et débordant de sensualité. Par exemple, un simple déboutonnage de chemise devient très sexy. Les trames d’ambiance sont plutôt graphiques. Les scènes érotiques sont légèrement censurées par l’absence de quelques traits. D’ailleurs, des trames assombrissent les détails. Les illustrations en début et fin de tome mettent en scène les héros avec la version enfant de son partenaire dans les bras. En fin de volume, quelques yonkoma amusants narrent la rencontre des parents Ozaki.

En résumé

Au réveil, Tsuburaya Kazuomi trouve vraiment mignon son partenaire Ozaki Aisuke mais s’interroge sur ses anciennes conquêtes, en particulier masculines. Comme c’est bientôt son anniversaire, il essaie de lui faire accepter de prendre la place de dominé mais Ozaki refuse catégoriquement. Même attaqué par derrière, ce dernier se défend. Tsuburaya se demande alors s’il ne devrait pas recourir à des somnifères. Pourtant, Katsumata remarque que son senpai résiste de moins en moins violemment aux avances de son petit ami. Il propose de tester Tsuburaya en lui offrant un aphrodisiaque. Mais ce dernier, bien que crédule, refuse d’en faire usage, ne désirant pas blesser la fierté de son amant. Le soir, Ozaki n’arrive pas à réprimer son sourire de satisfaction devant la droiture de son petit ami et décide de continuer à le tester en faisant croire qu’il a bu l’aphrodisiaque par erreur…

En conclusion

Ce tome est magnifique, émouvant. Hiiragi sensei arrive à nous amuser sur un thème sérieux. L’engagement entre les deux héros se précise pour notre plus grand bonheur. Même si leur entourage est majoritairement bienveillant, j’apprécie l’approche de l’auteure qui pense à tout de même mentionner les risques et les réactions négatives. Et il est amusant de constater qu’Ozaki commence à céder un tout petit peu aux demandes de son amant…

Je préfère en nature – Niyama

je prefere en nature niyama
Niyama にやま
ISBN: 9782382760017
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784801960985 (JP)
Takeshobo, 2017 (JP)
Titre original: ご利用は計画的に
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Un escroc au cœur d’artichaut qui craque pour une victime trop gentille et innocente.

Niyama sensei offre une comédie romantique et érotique avec un usurier trop gentil et obsédé pour se maintenir à flots. Elle alterne la narration entre Manami et Makoto. Malgré les nombreux passages érotiques, elle arrive à développer la psychologie de ses deux héros. Bien que leur premier rapport charnel soit forcé, Kanekura s’intéresse à son créancier et finit même par sympathiser avec lui, développant son sentiment amoureux. L’auteure entoure les deux hommes d’une palette de personnages amusants et intéressants comme le frère ainé surprotecteur, Godai Minoru (38 ans) ou l’insolent petit frère Kanekura Haruki (17 ans). Elle s’appuie beaucoup sur les caractères pour renforcer l’humour des situations. Elle complète ce volume avec une histoire en un chapitre jouant sur la métaphore de la banane.

La mangaka a un style reconnaissable avec des morphologies viriles. En plus, elle a un trait légèrement épuré. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques, donnant une bouille à ses personnages. D’ailleurs, ces expressions sont en général détaillées, de même que les petits gestes. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Les angles de vue plutôt variés dynamisent la mise en page. Niyama sensei ne censure pas les scènes érotiques. Au contraire, elle rend même les corps transparents pour montrer encore plus de détails. Il y a d’ailleurs une scène par chapitre. Sous la jaquette, se trouvent une planche d’anecdotes amusantes et la postface en image à lire à la fin du tome.

En résumé

Je préfère en nature / Retour à la nature: Godai Manami (28 ans) dirige une société de prêts illégaux avec Tetsu (23 ans). Mais ses finances sont plutôt mauvaises car il a tendance à accepter les paiements en nature quand le client lui plaît. Tetsu lui signale la disparition d’un de leur plus gros débiteur, Kanekura Shinji (58 ans), dont la société avait fait faillite. Ce dernier leur doit encore 18 millions de yens, intérêts compris. Ils décident donc de s’arranger avec la famille Kanekura, en particulier le fils Makoto (28 ans). Ce dernier cumule actuellement deux emplois pour subvenir aux besoins de sa famille. Toutefois, Manami, gay, craque immédiatement pour le jeune homme honnête, beau et musclé. Il lui propose alors de coucher avec lui pour 30000 yens par séance afin d’éponger la dette…
Magical Banana: Suma Ryôtarô (32 ans) apprend qu’il existe une banane légendaire qui rend heureux. Le chercheur passionné de bananes décide alors de partir à sa recherche. Mais il se blesse en glissant et est recueilli par Ryû (18 ans) qui vit seul sur l’île…

En conclusion

Le premier tome de My pretty policeman étant déjà classé neuvième dans les meilleurs manga au Chill Chill BL award 2018, ce titre se retrouve juste cité parmi les meilleurs manga originaux. Même si l’histoire est légère et met surtout en avant l’érotisme, je trouve que l’auteure a réussi à insuffler suffisamment de vie autour de ses personnages et à développer l’intrigue. On reconnaît son style narratif et graphique immédiatement. J’adore la conclusion de l’histoire principale. En plus comme j’aime les chiens, je suis complètement gaga devant les spitz nains, tellement chou.

Hitorijime my hero 2 – Arii Memeco

hitorijime my hero 2 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760109
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784758072618 (JP)
Ichijinsha, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Difficile de passer du statut de héros à celui de petit ami.

Arii Memeco sensei continue à développer la tumultueuse histoire d’amour entre Setagawa et son héroïque professeur. Comparé au premier tome, elle se recentre sur le couple. Elle aborde encore la différence d’âge, remettant en question leur relation. Même si Kôsuke semble insouciant, il a tout à fait conscience que sa liaison pose problème pour son métier. Il est d’ailleurs tiraillé par ses sentiments, entre la joie de voir Masahiro s’ouvrir enfin aux autres et la jalousie provoquée par sa possessivité. L’auteure met en avant la surcharge de travail des jeunes professeurs qui cumulent les remplacements. Elle montre d’autres facettes des deux héros. Ainsi, Setagawa semble développer une certaine dépendance envers son petit-ami. De même, Ôshiba culpabilise de voler la jeunesse du lycéen. L’humour tourne principalement autour des quiproquos, des taquineries de Kôsuke ainsi que des interactions avec le groupe d’amis autour de Kensuke.

La mangaka a un trait épuré plutôt classique de style shôjo. En revanche, elle le simplifie à l’extrême et le déforme dans les passages humoristiques: par exemple, les visages se liquéfient littéralement avec la gêne. Elle utilise également beaucoup de trames graphiques. D’ailleurs, les décors alternent avec les trames. Le fond noir permet d’immédiatement identifier les flash-back. La mise en page dynamique est très efficace pour les gags. Arii sensei censure les scènes érotiques en se contentant d’y faire allusion ou en les suggérant. Elle dessine tout de même quelques préliminaires mais les cadrages leur procurent beaucoup de pudeur. Sous la jaquette, elle donne des dessins amusants.

En résumé

Ôshiba Kôsuke aime câliner Setagawa Masahiro mais le lycéen est beaucoup trop gêné quand il y a du monde comme à l’école ou chez les Ôshiba. Après avoir repoussé le professeur, il se lamente auprès de Hasekura qui n’a vraiment pas envie de l’écouter. Alors il le soudoie avec des coupons de ramen gratuites. Le soir, Kôsuke semble encore énervé d’autant plus qu’il doit également corriger les copies d’un collègue malade. Prétextant une sortie pour faire des courses, il emmène avec lui Masahiro mais se rend dans un love hotel. En réalité, il veut juste se réconforter de sa fatigue dans les bras de son bien-aimé. Mais il semblerait que ce soit encore trop gênant pour le lycéen…

En conclusion

L’auteure arrive à mélanger légèreté et questionnement. Elle prend donc un peu plus de temps pour développer son histoire mais la lecture reste vraiment agréable. J’adore le contraste entre l’apparence innocente de Masahiro et son côté pourtant entreprenant. Sa maladresse en amour est adorable. Je ne peux que souhaiter son bonheur!

10 dance 5 – Inoue Satoh

10 dance 5 inoue satoh
INOUE Satoh 井上佐藤
ISBN: 9782368777572
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784065167311 (JP)
Kodansha, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Suzuki arrivera-t-il à devenir le dieu de la danse comme l’espère Sugiki?

Inoue Satoh sensei présente le système des compétitions en nous plongeant directement dans un concours de danse. Elle s’intéresse d’abord à l’organisation, l’ambiance, aux sensations des compétiteurs et des juges. Par ailleurs, elle enchaîne les explications avec fluidité au fil des réflexions des personnages, sans interruption. Les danseurs rivalisent pour capter l’attention du public. Ainsi galvanisés entre défis et performances, ils se provoquent entre eux, incitant à se surpasser ou au contraire cassant le rythme. Le retour aux bases de Shinya permet de mettre en avant la différence d’appréciation entre public et jury. Comme dans le tome précédent, l’auteure continue de développer la relation entre les deux héros. Elle décrit avec finesse la difficulté à gérer leurs émotions. En effet, Sugiki se perd dans l’intensité de ses sentiments entre possessivité, dominance, attirance sexuelle, tandis que Suzuki préfère fuir l’évidence.

La mangaka a toujours un trait fin et réaliste. Néanmoins, elle exagère les expression en les simplifiant, augmentant l’impact humoristique. Elle travaille encore la sensualité des mouvements de danse latine. Les costumes et les décors sont soignés et variés. Par ailleurs, la mise en page très dynamique utilise la largeur des cases ou des pages pour exprimer l’ampleur des mouvements. Inoue sensei préfère transcrire la tension entre les personnages dans le seul passage érotique du tome, ne dessinant pas les organes génitaux. Elle donne des explications sur la création à la fin du tome. Sous la couverture, elle présente deux planches encore en croquis supprimées du chapitre 26. La jaquette ouverte reprend l’illustration du frontispice.

En résumé

C’est l’effervescence avant le grand prix du Japon. Le public attend beaucoup des têtes d’affiche de l’Open d’Asie, les champions du monde Alberto et Dolorès Bemer ainsi que les seconds, le couple formé par Gabriel Wilkins et Chloe Lindley. Depuis l’interview de Suzuki Shinya, le journaliste Mukai espère le voir battre les meilleurs. Mais son collègue Urashima essaie de lui faire comprendre qu’il sera malheureusement toujours troisième, d’autant plus qu’il fait partie des têtes de série. Même le directeur de la compétition, Matsunaga, incite le danseur à seulement défendre sa place. Pourtant, Sugiki Shinya a hâte de voir le féroce et terrible dieu de la danse qu’est devenu son ami. Contre toute attente, alors que son père fait parti du comité exécutif de la compétition, Suzuki décide de trahir ses attentes en participant aux premières séries de qualification avec Tajima Aki.

En conclusion

Ce tome a obtenu la dix-septième place de la meilleure série au Chill Chill BL award 2020. L’image dans laquelle Suzuki offre son cœur au public est à la fois magnifique et terrifiante. En plus, la fin du tome est riche en émotions et en rebondissements, faisant tomber d’un seul coup toute la tension accumulée durant la lecture. J’aime beaucoup l’image de l’amour donnée par les deux héros. En effet, leur admiration mutuelle les invite à surpasser l’autre mais le sentiment amoureux, bien que motivant, symbolise également une défaite car cela implique de céder à l’autre. Je trouve la réaction des deux partenaires très réaliste et logique. Laissez donc palpiter votre cœur en admirant Al, Gabe et Shinya danser!

Mother’s spirit 2 – Enzo

mother s spirit 2 enzo
Enzo エンゾウ
ISBN: 9782375062081
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784199607998 (JP)
Tokuma shoten, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

L’union de deux cultures différentes.

Enzo sensei reprend sa comédie romantique interculturelle en nous faisant découvrir la vie des Lutahs. Elle apporte une touche humoristique plus discrète avec les enfants et en jouant sur les décalages de compréhension. Ainsi, elle rappelle toujours que Qaltaqa est encore en apprentissage de la langue japonaise. A son tour, Ryôichirô fournit des efforts pour s’intégrer et découvrir la culture de son amant. Le couple est aidé par leur entourage. L’auteure met en avant la communication très présente au sein d’un couple mixte, l’ouverture d’esprit nécessaire pour comprendre et accepter son partenaire tel qu’il est. Elle aborde également le rejet par certains d’une relation avec un étranger, d’autant plus homosexuelle, ainsi que les inconvénients extérieurs que peut rencontrer un couple mixte. Deux histoires bonus permettent de découvrir la vision de l’amour de Qaltaqa grâce à un souvenir et le premier contact du couple avec la famille Tsuzuki.

Depuis le tome 1, sorti en 2017 en France, la mangaka a légèrement adouci son trait épuré. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les contours sont épais. De même, on reconnaît toujours son style grâce au travail particulier des yeux cernés de noir. Par ailleurs, Enzo sensei met en avant la belle musculature des Lutahs. Elle varie également les trames pour leur peau mate. Elle soigne aussi les décors, rendant l’ambiance tropicale de l’île. La mise en page dynamique accompagne le rythme de lecture, offrant des pauses contemplatives avec les paysages et la plastique des personnages. En revanche, les scènes érotiques sont censurées par des points blancs. Sous la jaquette, se trouvent la postface en images et une planche donnant une anecdote amusante.

En résumé

L’enseignant Tsuzuki Ryôichirô et l’étudiant étranger Qaltaqa filent le parfait amour. De même, le frère du guerrier Lutah, Aknam, vient maintenant régulièrement au Japon pour découvrir les spécificités culinaires régionales, accompagné du directeur de l’université Kôjô. Pour les vacances d’été, Ryô propose alors d’aller dans le village natal de son petit ami. Accueilli chaleureusement, le Japonais s’intègre facilement dans la tribu mais les plus anciens n’apprécient pas sa relation avec le potentiel chef du village…

En conclusion

Même si ce tome ne se classe pas au Chill Chill BL award 2020, les lecteurs le citent parmi les meilleurs séries au scénario captivant. Je l’ai lu d’une traite! Du bonheur, de la douceur et un thème rarement abordé. En plus, le couple est tellement attendrissant. Et j’adore la conclusion. N’hésitez pas à lire cette comédie romantique positive.

Same difference !!! 4 L’insupportable beau gosse – Hiiragi Nozomu

same difference 4 l insupportable beau gosse hiiragi nozomu
HIIRAGI Nozomu 柊のぞむ
ISBN: 9782368772621
Boy’s love IDP, 2015
ISBN: 9784796407229 (JP)
Kaiohsha, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Le secret de notre couple de seme risque d’être éventé.

Comparé au tome précédent, l’humour devient plus subtil. Par ailleurs, Hiiragi Nozomu sensei donne plus d’ampleur à la romance. Elle aborde le thème du harcèlement moral en introduisant Shiba, du service des affaires générales. En effet, notre couple a tendance à batifoler au bureau et devient la cible privilégiée de cet employé mesquin qui semble détester les beaux gosses et les homosexuels. L’auteure montre donc les différents points de vue et les réactions des collègues tout en les traitant avec humour. Elle continue à nous amuser avec les fantasmes d’Ozaki. Elle s’intéresse également aux exigences de certains clients, entraînant parfois des situations complexes et du surmenage. Par exemple, Tsuburaya, secrétaire à la base, se retrouve à cumuler d’autres fonctions pour satisfaire une cliente capricieuse. En traversant différentes épreuves, le couple réalise la profondeur de leurs sentiments, pour notre plus grand plaisir.

La mangaka simplifie beaucoup ses traits dans les passages humoristiques. Elle maîtrise les pages silencieuses pour transcrire l’ennui d’Ozaki. D’ailleurs, elle joue beaucoup sur les regards pour renforcer les expressions des visages. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page dynamique utilise quelques ellipses, sorties de cadres et emboitements de vignettes. Les scènes érotiques ne sont pas censurées mais elles évitent de montrer trop de détails grâce aux angles de vue et les cadrages. D’ailleurs, Hiiragi sensei privilégie les moments tendres entre ses deux héros.

En résumé

Sayo, une employée du bureau d’Ozaki, va se marier. Alors que le tombeur proteste, n’ayant aucun succès auprès de la gente féminine de son service, les femmes lui font remarquer que l’intérêt d’un homme se perd une fois marié. Le salaryman s’en plaint donc à son petit ami. Ils sont interrompus par le directeur Maruyama qui propose alors une rencontre arrangée avec sa fille à Tsuburaya Kazuomi. Devant l’indifférence d’Ozaki, ce dernier accepte. Après l’avoir encouragé, l’autoproclamé super beau gosse embrasse fougueusement le sadique prince charmant. Mais le jour du rendez-vous, il tourne en rond chez lui. Alors quand Tsuburaya lui rend visite, le soir, en lui annonçant qu’il n’a pu se concentrer sur sa rencontre à cause de leur baiser, il finit par s’écrouler d’épuisement dans ses bras.

En conclusion

Dans sa postface, l’auteure annonce que sa série a eu droit à une adaptation en film live en 2014. Je n’ai malheureusement pas pu le voir. En revanche, l’évolution de la relation entre les personnages est vraiment agréable à suivre. Je les trouve trop chou!

How to keep me, and how to scold – Kasai Chiaki

how to keep me and how to scold kasai chiaki
KASAI Chiaki かさいちあき
ISBN: 9782368775301
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784796408509 (JP)
Kaiohsha, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Je voudrais que tu me fasses l’amour! »

Kasai Chiaki sensei propose une comédie romantique et sexy jouant sur les malentendus et les confrontations pour la place d’uke. En effet, le sérieux et direct Hachimaki rêve de découvrir le plaisir anal mais le romantique et inexpérimenté Sayama se considère également comme passif. Les deux garçons vont apprendre à se découvrir et développer leurs sentiments au gré des discussions et des expériences. Toutefois, bien qu’ils soient rarement sur la même longueur d’ondes, ils s’ouvrent à différentes possibilités. L’auteure s’amuse à jouer sur la méprise du terme neko et chat. Elle donne un petit côté benêt à ses héros qui les rend attachants. Ainsi, Ten se laisse pour ainsi dire apprivoiser par le tactile et attentionné Waka. La narration donne principalement la version de Sayama mais alterne au chapitre 5 sur Hachimaki. Et le chapitre bonus montre les petits jeux érotiques entre eux.

La mangaka a un trait fin très épuré et anguleux. Néanmoins, ses contours conservent parfois un aspect croqué. Elle n’hésite pas à représenter Ten en chat, accentuant les passages comiques. Les trames d’ambiance et les décors sont très présents. Par contre, les pages semblent claires car les autres trames sont utilisées avec parcimonie. La mise en page est également très dynamique. Kasai sensei ne censure pas les scènes érotiques, mais les effets de lumière peuvent cacher quelques détails. Les illustrations en début de chapitre présentent le couple durant leurs câlins.

En résumé

Un jour, Hachimaki Waka, un étudiant hétérosexuel sérieux ayant du succès auprès des filles, aborde Sayama Ten, un étudiant banal réputé homosexuel. Dans l’amphithéâtre devant tout le monde, il lui demande directement de lui faire l’amour. Vexé, Sayama refuse: premièrement, parce qu’il ne couche pas avec le premier venu et deuxièmement, parce qu’il ne peut réaliser son souhait étant un neko. D’ailleurs, il ne rêve que du grand amour, ce qui lui apporte souvent les moqueries de son ami Konagei et du patron du café Chin Chin. Mais le lendemain, Hachimaki s’excuse et lui offre des friandises au poisson en lui caressant la tête. Et il continue chaque jour à le gâter ainsi de diverses gourmandises au poisson. Quand Ten trouve accroché à sa porte du sake à l’herbe à chat, il fonce l’interroger. Se pourrait-il que Waka le prenne vraiment pour un chat?

En conclusion

Ce manga a obtenu la 21ème place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2017. Même si il y a beaucoup de scènes érotiques, leurs ébats se font dans le consentement et le partage. Les deux héros étant à l’université, leur relation a un ton adulte. Je m’amuse à voir leur curiosité envers certaines expériences. Par contre, l’humour prime sur la romance. J’espère pouvoir lire un jour le tome 2 en français ainsi que le spin-off avec Koganei.

Same difference !!! 3 Le troisième beau gosse – Hiiragi Nozomu

same difference 3 le troisieme beau gosse hiiragi nozomu
HIIRAGI Nozomu 柊のぞむ
ISBN: 9782368771730
Boy’s love IDP, 2015
ISBN: 9784796405492 (JP)
Kaiohsha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Trois seme: rien ne va plus!

Hiiragi Nozomu sensei étoffe son scénario, mettant un peu plus en avant les sentiments des personnages. Elle introduit un rival, permettant d’exacerber la jalousie de Tsuburaya. Ce dernier prend enfin conscience de ses sentiments. Ozaki, quant à lui, devient un peu plus gamin. D’ailleurs, les chamailleries pour être le dominant continuent. L’auteure joue toujours sur l’humour de situation, l’adoucissant légèrement. Ainsi, elle surprend les lecteurs avec des retournements ou des révélations tout en ménageant le suspense. Par ailleurs, elle transcrit bien la tension des discussions entre les deux entêtés. Dans l’histoire bonus, elle donne une anecdote amusante du chapitre dans le ryokan en partageant le rêve d’Ozaki. « Un vrai démon » complète le volume, narrant une aventure amusante entre un masochiste et un sadique.

La mangaka arrive à rendre le charme masculin avec seulement quelques traits. Elle travaille délicatement les yeux pourtant fins, jouant sur l’ouverture et les angles pour rendre parfaitement les expressions. Elle donne parfois des sourires de fouine à ses personnages, rendant encore plus amusantes leurs mimiques. L’utilisation des trames est équilibrée, les trames d’ambiance étant souvent graphiques (fleurs, pois, rayures). La mise en page accompagne parfaitement les gags et les actions, mettant également en avant les petits détails. Comparé au tome précédent, les scènes érotiques sont peu nombreuses. Elles évitent de montrer trop de détails. En fin de tome, une planche révèle ce qui est arrivé à Katsumata durant le voyage d’entreprise. Au verso de la jaquette, Hiiragi sensei donne toujours une version super deformed des protagonistes.

En résumé

Same difference / Final round: Un nouvel employé, beau gosse, arrive dans les locaux d’Ozaki. Katsumata se révèle être une connaissance d’Ozaki. En effet, ils étaient dans le même club de natation à l’université. Nommé responsable du nouveau venu, le salaryman « aux super phéromones » doit passer la soirée avec son kôhai au lieu d’aller comme prévu chez Tsuburaya. L’alcool aidant, ils discutent du passé et Katsumata lui rappelle alors que son senpai lui avait piqué sa petite amie. Les jours suivants, Tsuburaya remarque la familiarité entre son petit ami et le nouveau. Un jour, Katsumata invite le « Prince aux multiples talents » à discuter, mais il l’agresse en exigeant de laisser tranquille Ozaki. Mais ce dernier l’interrompt!
Un vrai démon: Otonashi adore taquiner les beaux gosses et a donc retiré sa main quand le caissier du konbini lui a rendu la monnaie. Mais ce dernier s’avère être Yoshimori, une connaissance du lycée. Otonashi l’avait surnommé Maso-mori et s’acharnait sur lui à l’époque. Le caissier lui avoue alors ne pas lui en vouloir car il était amoureux…

En conclusion

Je ne me lasse pas des frasques de ce couple détonnant! Pour ceux qui hésitent, les tomes sont également disponibles dans l’abonnement ebook de Boy’s love IDP. La série se bonifie au fil des tomes.

Kichiku encount – Owal

kichiku encount owal
Owal おわる
ISBN: 9782368774731
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784801950047 (JP)
Takeshobo, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Une histoire d’amour peut-elle naître de la pire des rencontres avec le pire des pervers?

Owal sensei propose une comédie érotique entre un hôte à la fois tyrannique et attentionné et un salaryman un peu trop romantique et inexpérimenté en amour. Même si Satô se rebelle, il cède toujours au plaisir. Il ressemble tellement à un petit chien qui aboie sans faire peur. D’ailleurs, sa relation avec Chihiro se passe totalement de consentement, débutant même par un viol. L’hôte présente une double personnalité, à la fois pervers manipulateur avec une pureté douce et attentionnée. L’auteure développe les sentiments entre les deux héros malgré les chantages. En introduisant le petit frère de Chihiro, Chikage, elle transforme l’insupportable insolent en un grand frère protecteur, provoquant de l’empathie pour sa situation familiale compliquée. Elle enchaîne les situations loufoques aboutissant à des relations charnelles. Une autre histoire complète ce tome, offrant une romance sur fond de sado-masochisme.

La mangaka a un trait fin et épuré. Elle déforme et exagère les expressions dans les passages humoristiques. Ainsi, Satô affiche une panoplie de bouilles amusantes et adorables. Il se transforme même en démon. Par ailleurs, la musculature de Chihiro est particulièrement mise en avant, les seme étant tous des ikemen. Les trames d’ambiance appuient les émotions. La mise en page dynamique peut paraître parfois confuse avec quelques pages surchargées à cause de l’absence des encadrements. Bien qu’il y ait des scènes érotiques à chaque chapitre, Owal sensei censure les parties intimes par des hachures ou des caches blancs. Elle met en scène les couples dans les illustrations en début de chapitre. Sous la jaquette, elle regroupe les deux couples du recueil dans une planche érotique et amusante. Même la postface est dessinée.

En résumé

Kichiku encount / Bonus: Au petit matin, Satô Hajime (25 ans) rentre enfin chez lui après plusieurs nuits blanches au bureau. Dans son wagon, il remarque un play-boy en train de regarder un film pornographique. Comme ce dernier a mal branché son casque, le salaryman reconnaît immédiatement les gémissements de son actrice fétiche, Itô Chihiro, ce qui l’excite immédiatement. Constatant son état, le jeune homme l’entraîne alors dans les toilettes de la gare pour le soulager. D’abord amusé par la capacité de Satô à réciter par cœur les répliques du film, l’agresseur finit par le violer. Quand Hajime reprend ses esprits plus tard, dans la gare, l’inconnu lui a laissé sa carte de visite: Chihiro, hôte dans un club, lui propose donc de le prendre quand il veut.
Please!! One-night stand: Le russe Vedernikov Adam a terminé ses études au Japon. Devant rentrer au pays, le bar où il travaillait organise une petite fête d’adieu. Le gérant Fûma lui prépare alors ses cocktails préférés. Mais ce n’est pas sans arrières-pensées. En effet, alors que le bisexuel avait renoncé à l’amour à cause de ses penchants SM, il est tombé amoureux du russe. Il espère donc un peu profiter de l’ivresse de son employé.

En conclusion

Ce manga a obtenu la huitième place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2015. La relation qui débute par un viol puis de relations forcées risque de choquer certains. Mais l’auteure arrive à rendre un peu de pureté et de gentillesse à Chihiro en développant son contexte. J’aime beaucoup Hajime qui essaie de comprendre son partenaire, même si il le déteste ouvertement au début. J’apprécie leur relation tumultueuse.