Unlikely lovers 2 – Hirokawa Kou

Couverture de Unlikely lovers 2 de Hirokawa Kou, éditions Taifu

HIROKAWA Kou 弘川コウ
ISBN: 9782375066034
Taifu comics, 2026
ISBN:‎ 9784910526805 (JP)
Shucream, 2025 (JP)
Titre original: 俺たちは恋人に向いていない 2
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Tu vas déménager? Ok, je viens avec toi. »

Hirokawa Kou sensei continue de développer la relation entre Kô-ichi et Dai, s’intéressant à la cohabitation. Elle nous amuse avec leurs quiproquos, mettant en avant l’importance de la discussion dans un couple. Par ailleurs, elle dévoile le contexte familial de Kumazawa, apportant une réflexion sur le coming out à la famille et aux amis. En effet, le mécanicien ne fréquente plus sa famille pour préserver le secret de son orientation sexuelle. Au contraire, le trop franc Kô-ichi n’a toujours pas conscience des dangers de partager sa vie privée en ligne. En introduisant Fuji, une amie du lycée de Kashima, l’autrice s’intéresse au comportement parfois problématique et obsessionnel des fans. Ainsi, comme dans le tome précédent, elle aborde les dangers d’Internet, le jugement sur l’apparence, les compromis pour concilier vie privée et diffusion en ligne ainsi que le travail de monteur. Dans l’histoire, bonus, elle analyse les comportements différents des abonnés.

La mangaka a un trait léché plutôt épais. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. D’ailleurs, Kô-ichi apparaît parfois en wanko. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance parfois graphiques, accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page alterne à la fois des compositions dynamiques et classiques. Dans les scènes érotiques, Hirokawa sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou une forme tramée. En début de tome, elle présente les personnages et offre un résumé.

En résumé

Suite à une tentative d’intrusion chez lui, Kashima Kô-ichi a emménagé avec son petit ami Kumazawa Dai. Le couple file le parfait amour. Par ailleurs, le youtubeur rencontre de plus en plus de succès. Alors que son monteur, Chûya, lui demande de réfléchir à leur prochain projet vidéo, Kô-ichi n’arrête pas de lui parler de son petit ami. D’ailleurs, Chûya est frappé par la description fort ressemblante avec son frère. Et si?

En conclusion

Ce tome obtient la dixième place de la meilleure comédie romantique au Chill chill BL award 2026. Hirokawa Kou sensei apporte quelques compléments à son récit ayant pour thème les youtubeurs. Ainsi, elle approfondit les questions effleurées précédemment. Toutefois, elle délaisse un peu la dynamique portée par les chamailleries du couple qui faisaient tout le sel de l’histoire. Le graphisme est toujours aussi agréable. J’ai beaucoup aimé la partie avec la famille de Kumazawa. Une lecture attrayante!

Queutard légendaire VS Cul d’acier 4 – Totofumi

Couverture de Queutard légendaire VS Cul d'acier 4 de Totofumi, éditions Taifu

Totofumi ととふみ
ISBN: 9782375066171
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784799769157 (JP)
Libre, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Je veux qu’on reste ensemble pour toujours. Après le lycée, à l’âge adulte et même au-delà. »

Totofumi sensei s’intéresse à la cohabitation, la réconciliation après une dispute, à la vie de famille ainsi qu’au partage des tâches ménagères. Elle alterne la narration entre les deux amoureux, présentant ainsi leur vision différente. Ainsi, Sena privilégie la famille tandis que Iori donne la priorité à l’amour. Le couple règle souvent les tensions dans le lit, Minami exprimant plus facilement son désir et prenant des initiatives. Les sœurs Mikagura, en particulier les jumelles Saori et Kaori qui sont de vraies tornades autoritaires, apportent une note amusante avec leurs taquineries. L’autrice aborde également la différence du milieu social, la question de l’avenir ainsi que le choix des études universitaires. Elle met en avant la pression familiale, la responsabilité d’un riche héritier et la question de la succession. Elle termine le récit sur un suspense insoutenable et détend l’atmosphère avec une histoire bonus sexy.

La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux. Elle l’arrondit et le simplifie dans les passages humoristiques. Elle utilise beaucoup de trames variées, soignant les motifs des vêtements. Les hachures soulignent également les ombres fortes. Par ailleurs, les trames d’ambiance plutôt graphiques, appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors soignés situent principalement l’action. La mise en page très dynamique joue sur les superpositions, l’absence de cadrage, les formes selon le contenu ainsi que des angles de vue variés. Dans les scènes érotiques, Totofumi sensei censure les parties intimes par un cache blanc, avec parfois des languettes blanches. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures. Elle présente le quotidien des protagonistes dans les illustrations en début de chapitre. Sous la jaquette, deux planches apportent des détails amusants. Comme dans le tome précédent, les croquis en fin de chapitre donnent une anecdote amusante.

En résumé

Mikagura Iori invite Minami Sena dans une auberge de luxe. Ils profitent ainsi d’un peu d’intimité pour essayer quelques jeux coquins. Mais de retour chez les Minami, un imprévu dans la famille oblige la mère de Sena et Wataru à s’absenter. Toutefois, le lycéen ne souhaite pas les accompagner ayant son petit boulot. Alors Mikagura l’invite à loger chez lui.

En conclusion

Totofumi sensei alterne avec aisance tension, humour et moments sexy tout en abordant des sujets d’actualités tels que la famille, les choix d’avenir et l’influence du milieu social. Elle termine ce tome sur un suspense insoutenable. Son graphisme très expressif et facilement reconnaissable est un bonheur pour les yeux. J’aime beaucoup les personnages en SD sur la quatrième de couverture qui portent les tenues des chapitres. Une lecture saisissante!

Mermaid prince 1 – Ogeretsu Tanaka

Couverture de Mermaid prince 1 d'Ogeretsu Tanaka, éditions Taifu

OGERETSU Tanaka おげれつたなか
ISBN: 9782375065990
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784403669422 (JP)
Shinshokan, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« 100 millions de yens pour féconder une sirène?! »

Ogeretsu Tanaka sensei propose une comédie romantique basée sur la dynamique du harem mais avec des sirènes. Pour l’instant, elle installe avec beaucoup d’humour les personnages et le contexte. A travers les différentes sirènes rencontrées par Masa, elle dépeint diverses formes de relation telles que l’amour à sens unique, la relation intéressée ou une liaison purement charnelle. Malgré un côté un peu perdant et paresseux, Masa charme par sa gentillesse débordante. Son ami d’enfance, Kairi, lui apporte son soutien. Anami Shion règle les problèmes par le sexe et aime jouer les entremetteurs tandis que Yonehara Yô, patron de Masa, cache un côté naïf derrière son regard de fils de yakuza. Le beau chanteur Rui semble un brin manipulateur. L’autrice sème des indices au fil du récit, laissant les lecteurices deviner qui sont les potentielles sirènes. Par ailleurs, elle aborde la question de la cohabitation.

La mangaka a un trait légèrement épuré. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques accompagnent les émotions fortes. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. La mise en page est simplement dynamique. Ogeretsu sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle n’hésite pas à dessiner les jambes poilues de Masa, renforçant son côté négligé. Dans les illustrations en début de chapitre, elle dessine un personnage avec un animal marin.

En résumé

Sur l’île de Miori, Kudaka Masami dilapide ses économies au pachinko depuis le décès de son grand-père. Mais un jour, Todokoro Akimune, de l’institut de recherche en biologie de l’île, lui rend visite. Il lui annonce alors que son sperme est exceptionnel. Il lui promet donc 100 millions de yens à condition qu’il mette une sirène enceinte. Bien qu’il soit difficile de les reconnaître car ces rares créatures vivent maintenant parmi les humains, Masaru a en plus la chance de rencontrer une sirène sur son palier.

En conclusion

Ogeretsu Tanaka sensei offre une comédie romantique au ton léger, emplie de bellâtres aux caractères bien trempés. Elle détourne le concept de harem en reprenant les situations clichées habituelles. Et pourtant, elle s’amuse à confronter amour pur à relation vénale. Son graphisme très expressif est agréable. D’abord publiée au format numérique sur le compte Pixiv de la mangaka, la série a bénéficié d’une sortie manga. L’humour particulier ne plaira pas à tout le monde. Mais pour moi, c’est un divertissement efficace. Une lecture amusante!

10 dance 7 – Inoue Satoh

Couverture de 10 dance 7 de Inoue Satoh, éditions Hana

INOUE Satoh 井上佐藤
ISBN: 9782382766156
Hana, 2026
ISBN: 9784065300657 (JP)
Kodansha, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

« Cela fait bouillir le sang dans les veines avec une puissance féroce… »

Inoue Satoh sensei continue d’analyser les différentes méthodes d’enseignement de la danse. Comme dans le tome précédent, elle s’intéresse aux styles qui diffèrent selon les générations et l’évolution de la danse dans l’univers sportif. Par ailleurs, à travers le mariage d’Angela, la sœur de Norman, avec Jafar, elle interroge sur les sentiments du partenaire de danse. En effet, Norman entretient une relation complexe avec sa sœur et se réconforte dans une relation charnelle. Maximilian Mulder apporte une note d’humour avec ses quêtes absurdes. Malgré ses sentiments, Sugiki considère Suzuki comme son unique rival et réfléchit à une stratégie pour le battre. Ainsi, l’autrice aborde l’influence nécessaire de la compétition pour s’améliorer. Elle met également en avant les difficultés à gérer son attirance, à la fois motivation et point faible. A travers Gabriel, elle explique les différents sens du rythme, la transe et le travail des pas selon la musique.

La mangaka a un trait fin légèrement épuré. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées. Toutefois, des hachures soulignent également les ombres fortes. Par ailleurs, les trames d’ambiance clairement liées aux émotions participent à la narration. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors soignés apparaissent principalement sur les plans larges. La mise en page est très dynamique. A noter que les phylactères emplis de cœur montrent l’anglais exagéré de Suzuki. Dans les scènes érotiques, Inoue Satoh sensei cache les parties intimes en jouant sur les cadrages. A la fin du tome, elle explique les titres des chapitres reprenant ceux de chansons. Dans les illustrations en début de chapitre, les personnages posent.

En résumé

Sous la direction de Norman Owen, Suzuki Shinya et Tajima Aki doivent retravailler les bases de la danse. Par contre, Norman s’interroge sur leurs techniques pour donner l’impression d’être en couple. Pendant ce temps, Gabriel peaufine la formation de Sugiki Shinya et Yagami Fusako en danse latine mais il préfère travailler leurs émotions. D’ailleurs, Fusa remarque que Shinya supporte mal sa séparation avec Suzuki.

En conclusion

Inoue Satoh sensei offre un tome plein de tension, oscillant constamment entre les entraînements très différents des deux Shinya. A travers les personnages secondaires, elle offre un autre regard sur la relation entre les deux rivaux. Avec son graphisme sensuel, elle dessine de merveilleuses scènes de danse. La fin de ce tome me plonge dans une grande frustration. Vivement la suite! Une lecture vibrante.

Happy shitty life 6 – Harada

Couverture de Happy shitty life 6 de Harada, éditions Hana

Harada はらだ
ISBN: 9782382765494
Hana, 2025
ISBN: 9784801984707 (JP)
Takeshobo, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Kuzuya peut pas correspondre à la majorité des gens! »

Harada sensei met en avant le côté versatile de nos deux idiots préférés à travers leurs chamailleries pour des broutilles. Ainsi, même si l’humour se répète, elle surprend les lecteurices grâce à leurs raisonnements et leurs réactions complètement farfelus. Elle s’attarde également sur leur quotidien, s’intéressant par exemple aux problèmes de logement ou de travail tel que la nuisance des pigeons, les manipulations de bas étage. Un retour à la campagne permet de découvrir ce que sont devenus les autres personnages ainsi que le ver Takumi. La brève apparition de Leo ajoute une note comique. Par ailleurs, l’autrice joue beaucoup sur les décalages insolites tout en abordant des thèmes d’actualités. Elle introduit quelques tensions avec Yokoshima Ibuki qui semble en fin de compte aussi tordu que son collègue Kasuya.

La mangaka a un trait épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à exagérer les expressions. Elle a d’ailleurs un style graphique immédiatement reconnaissable. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance, plutôt graphiques, appuient les émotions. Comme dans le tome précédent, la mise en page paraît au premier abord classique, avec un agencement discret qui rythme la lecture. Par ailleurs, Harada sensei indique l’imagination de ses personnages par un cadre épais dessiné à la main. Elle ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

Kasuya Kyôtarô aime la saveur menthe-chocolat. Mais Kuzuya Yoshiyuki se moque de lui. Leur simple dispute finit alors par se transformer en véritable harcèlement pour déterminer qui a raison, incluant même leur entourage. Vont-ils réussir à se réconcilier?

En conclusion

Ce tome se classe quatorzième meilleure série au Chill chill BL award 2025. Harada sensei offre un petit retour au source, enchaînant plusieurs chapitres sur des thèmes du quotidien avant de nous replonger dans les complots d’entreprise. Elle alterne avec habileté tension, humour et scènes sexy. D’ailleurs, elle continue de nous surprendre avec les réactions insolites de nos deux idiots. Son graphisme passe de la sensualité au comique avec fluidité. J’ai adoré le chapitre avec les pigeons, me demandant sans cesse lesquelles étaient les plus stupides entre les volatiles et Kuzuya ou Kasuya. Une lecture toujours aussi désopilante!

Punch drunk love 1 – Moscareto et Okdong

Couverture de Punch drunk love 1 de Moscareto et Okdong, éditions KBL

Moscareto
Okdong
ISBN: 9782382883099
Kbooks, 2026
OrangeD (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Devant tant de perfection, je ne peux pas m’imaginer avec un autre homme! »

Moscareto propose une comédie romantique de bureau entre deux hommes issus d’un milieu social différent et aux caractères opposés. La narration alterne entre les deux héros, permettant de découvrir leurs réflexions. Sous ses airs naïfs, Seon-Woo a tout à fait conscience qu’il a parfois un comportement limite, fantasmant sur une relation soft SM. Il assume également sa banalité. Le séduisant Tae-Mun, quant à lui, entretient son physique, jouant de son charme pour obtenir ce qu’il désire. Habitué à être approché pour son physique ou son argent, il a alors développé une certaine méfiance envers ceux qui le draguent. Ainsi, les quiproquos s’enchaînent entre les deux hommes qui essaient de se manipuler mutuellement. Le.a scénariste aborde le jugement sur l’apparence, les erreurs d’interprétation, l’estime de soi, la différence entre fantasme et réalité. Malgré une grande compatibilité sexuelle, les deux amants ne sont jamais sur la même longueur d’ondes.

Okdong a un trait épuré au contour parfois dédoublé qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages se transforment parfois en SD et leur imagination et fantasmes apparaissent en images. Les couleurs utilisent une large palette, les ombres fortes étant en aplat tandis que les autres ombres sont en dégradé. Les trames d’ambiance graphiques mais également très colorées accompagnent les émotions. Par ailleurs, un fond gris indique les flash-back ou l’imagination. Les décors apparaissent principalement sur les plans larges. Malgré de nombreuses scènes érotiques, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc. Toutefois, la sensualité des deux amants est mise en avant. Un vernis sélectif sur la couverture apporte un joli effet de léger relief. En début de tome, il y a un poster.

En résumé

Park Seon-Woo, banal employé au service comptable de DM electronics, apprécie sa vie tranquille. Mais il fantasme sur Jeong Tae-Mun, le beau manager au service RH. Lorsque le chef Kim porte plainte contre le comptable qui se montre trop rigide sur ses dépenses, Tae-Mun intervient pour arranger la situation. Seon-Woo remarque alors une notification d’application de rencontres gays sur le smartphone du manager. Et s’il tentait sa chance?

En conclusion

Moscareto maîtrise parfaitement le rythme de sa comédie romantique, enchaînant les quiproquos et jouant sur les situations loufoques. Entre deux scènes sexy, iel développe des personnages aux caractères plus complexes qu’ils ne paraissent. Et pourtant, je n’arrive pas à déterminer si nos deux amants sont très futés ou complètement idiots. D’ailleurs, la dynamique entre les deux salarymen est entraînante. Le trait épuré d’Okdong passe de la sensualité à la caricature et sublime la transformation surprenante de Seon-Woo. Fan de Moscareto, j’adorais déjà la série diffusée en numérique. Je me suis donc jetée sur la version papier. Je vais sûrement vous soûler avec cette série! Une lecture hilarante!

Ham ham love! – Machico

Couverture de Ham ham love! de Machico, édition Noeve grafx

Machico 町子
ISBN: 9782386707704
Noeve grafx, 2025
ISBN: 9784575380408 (JP)
Futabasha, 2019 (JP)
Titre original: きみとハムハムしたいのだ!
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

« Je suis le seul à connaître ton secret. »

Machico sensei propose une comédie romantique entre deux étudiants rivaux au kendo, avec une petite note fantastique. Elle oppose également deux caractères différents. Elle base la narration du point de vue de Kamiya. D’ailleurs, chaque chapitre débute par un monologue de Kei qui présente la situation actuelle de ses sentiments. Le franc lycéen a tendance à foncer d’abord, craque complètement pour ce qui est mignon et s’avère très tactile. L’austère Matsuyuki, quant à lui, apporte une note d’humour avec ses attitudes de hamster quand il est encore humain. Il complexe de ne pas maîtriser sa transformation. Malgré des sentiments réciproques naissants, les deux rivaux ne sont pas sur la même longueur d’onde. Ainsi, l’autrice enchaîne les quiproquos et les éléments perturbateurs pour créer la surprise. Elle installe une mini enquête pour découvrir la cause des transformations intempestives. Par ailleurs, elle aborde les premières fois. Shiratori Mai apporte quelques tensions.

La mangaka a un trait épuré, avec un contour plus épais qui donne du relief. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Elle marque les rougissements par des hachures envahissantes. Les trames équilibrées utilisent pourtant une palette restreinte. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Machico sensei s’arrête au début des préliminaires des scènes érotiques, se contentant des baisers. Par ailleurs, elle joue sur le contraste des tailles avec un grand costaud qui se transforme en petit hamster. Dans les illustrations en début de chapitre, elle fait poser les personnages. Sur la couverture, un vernis sélectif donne un effet de relief.

En résumé

A chaque fois que le capitaine de l’équipe de kendo du lycée Murakami, Kamiya Kei, perd une compétition de kendo contre Matsuyuki Jin, capitaine du lycée Shiba, il se réconforte auprès des hamsters et autres rongeurs du café animalier de sa sœur. Un jour, il trouve un adorable hamster devant la porte du café. Alors qu’il allait le recueillir, ce dernier se transforme soudain en Matsuyuki. Partageant ce secret, les deux éternels rivaux se rapprochent… ou pas?

En conclusion

Machico sensei maîtrise le format de ce one-shot, même si elle dit avoir supprimé des idées en postface. Elle équilibre parfaitement les tensions, les moments comiques et mignons, créant ainsi une bonne dynamique entre les personnages. La transformation en hamster apporte vraiment de l’originalité au classique scénario d’ennemis à amants. Son graphisme au trait épuré est très expressif. Je craque particulièrement pour le charme de Matsuyuki, même en hamster. Une lecture surprenante et amusante!

Sign 4 – Ker

Couverture de Sign 4 de Ker, éditions KBL

Ker
ISBN: 9782382883884
Kbooks, 2025
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Qu’est-ce que je peux aimer chez lui? »

Ker conclut son récit avec l’évolution de la relation entre Jihae et Hyoon, développant en parallèle les choix d’avenir de Yohan et Soohwa. Iel révèle également les derniers secrets autour de Hyun-oh et So. Les rôles s’inversent avec le gérant de café et l’étudiant qui conseillent alors leurs deux amis en pleine dispute. Des comportements maladroits viennent détendre l’atmosphère tendue. Comme dans le tome précédent, la libido débordante de Go vient pimenter sa relation avec Kang qui prend de plus en plus d’initiatives. Les amis de Soohwa, Hye-Young et Hae-Young, apportent leur soutien. L’auteurice met en avant la communication au sein du couple, les relations consenties même dans des situations critiques (alcool, jalousie contenue). Iel aborde encore quelques problématiques rencontrées par les personnes sourdes comme par exemple l’accès à l’audiodescription dans les cinémas.

Ker a un trait épuré, exagérant les expressions dans les passages humoristiques. Les couleurs réalistes sont plutôt sobres tandis que les couleurs d’ambiance appuient les émotions. De même, les décors très présents en arrière-plan, deviennent flous lors des plans rapprochés pour ne pas surcharger les vignettes. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page plutôt classique offre quelques pages plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Par ailleurs, les phylactères carrés indiquent l’utilisation de la langue des signes. En fin de tome, le.a manhwaga apporte des réponses aux questions des lecteurices par des illustrations.

En résumé

Cha Jihae s’interroge sur ses sentiments pour Oh Gyoon. Il se souvient alors des rumeurs qui courraient sur ce dernier à la fac. Pourtant, contrairement à ses camarades, il n’a jamais éprouvé la moindre peur. Bien qu’ils aient rendez-vous au cinéma, Gyoon tarde à venir. Jihae tente de le joindre par téléphone mais entend sa voix. En se rapprochant d’une ruelle, il surprend alors Gyoon embrasser So Nam-woo.

En conclusion

Ker conclut son récit avec toujours autant de surprises, alternant humour, scènes sexy et tension. D’ailleurs, ses scènes coquines sont en réalité mignonnes et amusantes avec les maladresses, tâtonnements et gênes des personnages. Le graphisme épuré apporte beaucoup de fraîcheur. Même si la question du handicap tombe rapidement au second plan, j’aime beaucoup les personnages aux caractères bien trempés. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde sur toute la série. Une lecture distrayante!

Sign 3 – Ker

Couverture de Sign 3 de Ker, éditions KBL

Ker
ISBN: 9782382882795
Kbooks, 2025
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Si vous avez ruiné la vie d’une personne… vous devriez risquer la vôtre en retour. »

Ker s’intéresse un peu plus à la romance entre Jihae et Gyoon, mettant en avant leurs difficultés pour faire évoluer leur relation. En effet, Oh passe en mode séduction tandis que Cha s’interroge sur ses sentiments. Par ailleurs, les deux jeunes hommes continuent de soutenir le couple principal qui enchaîne encore les quiproquos. La libido infatigable de Go Yohan entraîne souvent des situations cocasses. Ainsi, les deux amoureux tentent quelques jeux érotiques. Soohwa, qui reprend ses études, rencontre de nouveaux amis, Hae-Young et Hye-Young, qui apportent une note amusante. Cela permet ainsi à l’auteurice d’aborder de nouveaux thèmes tels que le jugement sur l’apparence, l’abstinence, le poids des rumeurs, la jalousie et le travail de groupe. A travers des étudiants apprenant la langue des signes, iel s’intéresse également aux préjugés sur le handicap, l’influence de l’ego et la curiosité de certains pratiquants. Le pervers So Nam-Woo ajoute de nouvelles tensions.

Ker a un trait épuré, exagérant les expressions dans les passages humoristiques. Les tons plutôt réalistes sont sobres tandis que les trames d’ambiance plus colorées se font toutefois discrètes. Par ailleurs, lesflash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Comme dans le tome précédent, les phylactères rectangulaires marquent les moments dans lesquels les personnages utilisent aussi la langue des signes.

En résumé

Quatre ans auparavant, Cha Jihae et Oh Gyoon se sont rencontrés dans une rue enneigée. Ivre, Gyoon a d’abord repoussé l’aide proposée par Jihae. Toutefois, le jeune étudiant a essayé de le comprendre puis lui a même donné des conseils pour surmonter sa peine: entre autres, dédier sa vie à la personne dont il a ruiné l’avenir…

En conclusion

Ker apporte de nouveaux thèmes en intégrant de nouveaux personnages. Les quiproquos s’enchaînent, alternant constamment entre tension, humour et scènes torrides, pour notre plus grand plaisir. Le graphisme très expressif est efficace. J’ai hâte de découvrir l’évolution de la relation entre Jihae et Gyoon. Une lecture sexy et amusante!

Sign 2 – Ker

Couverture de Sign 2 de Ker, édité par Kbl

Ker
ISBN: 9782382882788
Kbooks, 2024
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Il doit être sur ses gardes à cause du petit frère de Gyoon… »

Ker dévoile le passé de Go Yohan, révélant au passage le caractère presque psychopathe d’Oh Byung. Ainsi, iel aborde le harcèlement, le chantage, le complexe d’infériorité et la violence. D’ailleurs, une certaine tension s’installe avec les différents pions à la botte de Byung, dont Koo Hyun-ho qui n’hésite pas à jouer sur les deux tableaux. Par ailleurs, la relation entre Soohwa et Yohan évolue petit à petit, entre les sentiments naissants mais tus et les jeux érotiques. Malgré la libido élevée du patron de café, le serveur essaie de le satisfaire. Ji-hae, quant à lui, joue les confidents. L’auteurice met en avant la communication, en particulier avec la langue des signes. Ainsi, iel interroge sur le sentiment d’exclusion, la facilité à éviter une discussion, la complicité qui se crée entre les interlocuteurs. Iel s’intéresse également à la cohabitation et à la gestion de la jalousie et la possessivité.

Ker a un trait épuré qui se simplifie parfois à l’extrême dans les passages humoristiques. D’ailleurs, des déformations accentuent l’aspect comique. Les couleurs réalistes utilisent des tons plutôt sobres. Les trames d’ambiance ayant des couleurs en aplat, l’incrustation de motifs saute alors immédiatement aux yeux. Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les décors apparaissent principalement sur les plans larges. La mise en page classique propose toutefois quelques pages plus dynamiques. Comme dans le tome précédent, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc dans les scènes érotiques. Malgré des chapitres courts, le tome est bien épais.

En résumé

Kang Soohwa vit chez Go Yohan depuis un mois et demi déjà. Pourtant, son patron reste constamment collé à lui. Soohwa devine toutefois la cause de ce comportement: Yohan semble redouter une action de Oh Byung, le petit frère violent de Gyoon. Depuis, Soohwa meurt d’envie de découvrir le secret que lui cache son petit ami…

En conclusion

Ker continue de s’intéresser à la surdité tout en développant la romance entre Soohwa et Yohan ainsi que leur entourage. Iel alterne avec dextérité entre tension, humour et scènes sexy. Son graphisme très expressif conserve un aspect mignon même lorsque le trait se simplifie à l’extrême. J’aime beaucoup l’imprévisible Koo Hyun-oh, qui nous surprend toujours au moment qu’on attend le moins. Une lecture entraînante!