10 dance 7 – Inoue Satoh

Couverture de 10 dance 7 de Inoue Satoh, éditions Hana

INOUE Satoh 井上佐藤
ISBN: 9782382766156
Hana, 2026
ISBN: 9784065300657 (JP)
Kodansha, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

« Cela fait bouillir le sang dans les veines avec une puissance féroce… »

Inoue Satoh sensei continue d’analyser les différentes méthodes d’enseignement de la danse. Comme dans le tome précédent, elle s’intéresse aux styles qui diffèrent selon les générations et l’évolution de la danse dans l’univers sportif. Par ailleurs, à travers le mariage d’Angela, la sœur de Norman, avec Jafar, elle interroge sur les sentiments du partenaire de danse. En effet, Norman entretient une relation complexe avec sa sœur et se réconforte dans une relation charnelle. Maximilian Mulder apporte une note d’humour avec ses quêtes absurdes. Malgré ses sentiments, Sugiki considère Suzuki comme son unique rival et réfléchit à une stratégie pour le battre. Ainsi, l’autrice aborde l’influence nécessaire de la compétition pour s’améliorer. Elle met également en avant les difficultés à gérer son attirance, à la fois motivation et point faible. A travers Gabriel, elle explique les différents sens du rythme, la transe et le travail des pas selon la musique.

La mangaka a un trait fin légèrement épuré. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées. Toutefois, des hachures soulignent également les ombres fortes. Par ailleurs, les trames d’ambiance clairement liées aux émotions participent à la narration. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors soignés apparaissent principalement sur les plans larges. La mise en page est très dynamique. A noter que les phylactères emplis de cœur montrent l’anglais exagéré de Suzuki. Dans les scènes érotiques, Inoue Satoh sensei cache les parties intimes en jouant sur les cadrages. A la fin du tome, elle explique les titres des chapitres reprenant ceux de chansons. Dans les illustrations en début de chapitre, les personnages posent.

En résumé

Sous la direction de Norman Owen, Suzuki Shinya et Tajima Aki doivent retravailler les bases de la danse. Par contre, Norman s’interroge sur leurs techniques pour donner l’impression d’être en couple. Pendant ce temps, Gabriel peaufine la formation de Sugiki Shinya et Yagami Fusako en danse latine mais il préfère travailler leurs émotions. D’ailleurs, Fusa remarque que Shinya supporte mal sa séparation avec Suzuki.

En conclusion

Inoue Satoh sensei offre un tome plein de tension, oscillant constamment entre les entraînements très différents des deux Shinya. A travers les personnages secondaires, elle offre un autre regard sur la relation entre les deux rivaux. Avec son graphisme sensuel, elle dessine de merveilleuses scènes de danse. La fin de ce tome me plonge dans une grande frustration. Vivement la suite! Une lecture vibrante.

Happy shitty life 6 – Harada

Couverture de Happy shitty life 6 de Harada, éditions Hana

Harada はらだ
ISBN: 9782382765494
Hana, 2025
ISBN: 9784801984707 (JP)
Takeshobo, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Kuzuya peut pas correspondre à la majorité des gens! »

Harada sensei met en avant le côté versatile de nos deux idiots préférés à travers leurs chamailleries pour des broutilles. Ainsi, même si l’humour se répète, elle surprend les lecteurices grâce à leurs raisonnements et leurs réactions complètement farfelus. Elle s’attarde également sur leur quotidien, s’intéressant par exemple aux problèmes de logement ou de travail tel que la nuisance des pigeons, les manipulations de bas étage. Un retour à la campagne permet de découvrir ce que sont devenus les autres personnages ainsi que le ver Takumi. La brève apparition de Leo ajoute une note comique. Par ailleurs, l’autrice joue beaucoup sur les décalages insolites tout en abordant des thèmes d’actualités. Elle introduit quelques tensions avec Yokoshima Ibuki qui semble en fin de compte aussi tordu que son collègue Kasuya.

La mangaka a un trait épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à exagérer les expressions. Elle a d’ailleurs un style graphique immédiatement reconnaissable. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance, plutôt graphiques, appuient les émotions. Comme dans le tome précédent, la mise en page paraît au premier abord classique, avec un agencement discret qui rythme la lecture. Par ailleurs, Harada sensei indique l’imagination de ses personnages par un cadre épais dessiné à la main. Elle ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

Kasuya Kyôtarô aime la saveur menthe-chocolat. Mais Kuzuya Yoshiyuki se moque de lui. Leur simple dispute finit alors par se transformer en véritable harcèlement pour déterminer qui a raison, incluant même leur entourage. Vont-ils réussir à se réconcilier?

En conclusion

Ce tome se classe quatorzième meilleure série au Chill chill BL award 2025. Harada sensei offre un petit retour au source, enchaînant plusieurs chapitres sur des thèmes du quotidien avant de nous replonger dans les complots d’entreprise. Elle alterne avec habileté tension, humour et scènes sexy. D’ailleurs, elle continue de nous surprendre avec les réactions insolites de nos deux idiots. Son graphisme passe de la sensualité au comique avec fluidité. J’ai adoré le chapitre avec les pigeons, me demandant sans cesse lesquelles étaient les plus stupides entre les volatiles et Kuzuya ou Kasuya. Une lecture toujours aussi désopilante!

Punch drunk love 1 – Moscareto et Okdong

Couverture de Punch drunk love 1 de Moscareto et Okdong, éditions KBL

Moscareto
Okdong
ISBN: 9782382883099
Kbooks, 2026
OrangeD (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Devant tant de perfection, je ne peux pas m’imaginer avec un autre homme! »

Moscareto propose une comédie romantique de bureau entre deux hommes issus d’un milieu social différent et aux caractères opposés. La narration alterne entre les deux héros, permettant de découvrir leurs réflexions. Sous ses airs naïfs, Seon-Woo a tout à fait conscience qu’il a parfois un comportement limite, fantasmant sur une relation soft SM. Il assume également sa banalité. Le séduisant Tae-Mun, quant à lui, entretient son physique, jouant de son charme pour obtenir ce qu’il désire. Habitué à être approché pour son physique ou son argent, il a alors développé une certaine méfiance envers ceux qui le draguent. Ainsi, les quiproquos s’enchaînent entre les deux hommes qui essaient de se manipuler mutuellement. Le.a scénariste aborde le jugement sur l’apparence, les erreurs d’interprétation, l’estime de soi, la différence entre fantasme et réalité. Malgré une grande compatibilité sexuelle, les deux amants ne sont jamais sur la même longueur d’ondes.

Okdong a un trait épuré au contour parfois dédoublé qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages se transforment parfois en SD et leur imagination et fantasmes apparaissent en images. Les couleurs utilisent une large palette, les ombres fortes étant en aplat tandis que les autres ombres sont en dégradé. Les trames d’ambiance graphiques mais également très colorées accompagnent les émotions. Par ailleurs, un fond gris indique les flash-back ou l’imagination. Les décors apparaissent principalement sur les plans larges. Malgré de nombreuses scènes érotiques, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc. Toutefois, la sensualité des deux amants est mise en avant. Un vernis sélectif sur la couverture apporte un joli effet de léger relief. En début de tome, il y a un poster.

En résumé

Park Seon-Woo, banal employé au service comptable de DM electronics, apprécie sa vie tranquille. Mais il fantasme sur Jeong Tae-Mun, le beau manager au service RH. Lorsque le chef Kim porte plainte contre le comptable qui se montre trop rigide sur ses dépenses, Tae-Mun intervient pour arranger la situation. Seon-Woo remarque alors une notification d’application de rencontres gays sur le smartphone du manager. Et s’il tentait sa chance?

En conclusion

Moscareto maîtrise parfaitement le rythme de sa comédie romantique, enchaînant les quiproquos et jouant sur les situations loufoques. Entre deux scènes sexy, iel développe des personnages aux caractères plus complexes qu’ils ne paraissent. Et pourtant, je n’arrive pas à déterminer si nos deux amants sont très futés ou complètement idiots. D’ailleurs, la dynamique entre les deux salarymen est entraînante. Le trait épuré d’Okdong passe de la sensualité à la caricature et sublime la transformation surprenante de Seon-Woo. Fan de Moscareto, j’adorais déjà la série diffusée en numérique. Je me suis donc jetée sur la version papier. Je vais sûrement vous soûler avec cette série! Une lecture hilarante!

Ham ham love! – Machico

Couverture de Ham ham love! de Machico, édition Noeve grafx

Machico 町子
ISBN: 9782386707704
Noeve grafx, 2025
ISBN: 9784575380408 (JP)
Futabasha, 2019 (JP)
Titre original: きみとハムハムしたいのだ!
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

« Je suis le seul à connaître ton secret. »

Machico sensei propose une comédie romantique entre deux étudiants rivaux au kendo, avec une petite note fantastique. Elle oppose également deux caractères différents. Elle base la narration du point de vue de Kamiya. D’ailleurs, chaque chapitre débute par un monologue de Kei qui présente la situation actuelle de ses sentiments. Le franc lycéen a tendance à foncer d’abord, craque complètement pour ce qui est mignon et s’avère très tactile. L’austère Matsuyuki, quant à lui, apporte une note d’humour avec ses attitudes de hamster quand il est encore humain. Il complexe de ne pas maîtriser sa transformation. Malgré des sentiments réciproques naissants, les deux rivaux ne sont pas sur la même longueur d’onde. Ainsi, l’autrice enchaîne les quiproquos et les éléments perturbateurs pour créer la surprise. Elle installe une mini enquête pour découvrir la cause des transformations intempestives. Par ailleurs, elle aborde les premières fois. Shiratori Mai apporte quelques tensions.

La mangaka a un trait épuré, avec un contour plus épais qui donne du relief. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Elle marque les rougissements par des hachures envahissantes. Les trames équilibrées utilisent pourtant une palette restreinte. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Machico sensei s’arrête au début des préliminaires des scènes érotiques, se contentant des baisers. Par ailleurs, elle joue sur le contraste des tailles avec un grand costaud qui se transforme en petit hamster. Dans les illustrations en début de chapitre, elle fait poser les personnages. Sur la couverture, un vernis sélectif donne un effet de relief.

En résumé

A chaque fois que le capitaine de l’équipe de kendo du lycée Murakami, Kamiya Kei, perd une compétition de kendo contre Matsuyuki Jin, capitaine du lycée Shiba, il se réconforte auprès des hamsters et autres rongeurs du café animalier de sa sœur. Un jour, il trouve un adorable hamster devant la porte du café. Alors qu’il allait le recueillir, ce dernier se transforme soudain en Matsuyuki. Partageant ce secret, les deux éternels rivaux se rapprochent… ou pas?

En conclusion

Machico sensei maîtrise le format de ce one-shot, même si elle dit avoir supprimé des idées en postface. Elle équilibre parfaitement les tensions, les moments comiques et mignons, créant ainsi une bonne dynamique entre les personnages. La transformation en hamster apporte vraiment de l’originalité au classique scénario d’ennemis à amants. Son graphisme au trait épuré est très expressif. Je craque particulièrement pour le charme de Matsuyuki, même en hamster. Une lecture surprenante et amusante!

Sign 4 – Ker

Couverture de Sign 4 de Ker, éditions KBL

Ker
ISBN: 9782382883884
Kbooks, 2025
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Qu’est-ce que je peux aimer chez lui? »

Ker conclut son récit avec l’évolution de la relation entre Jihae et Hyoon, développant en parallèle les choix d’avenir de Yohan et Soohwa. Iel révèle également les derniers secrets autour de Hyun-oh et So. Les rôles s’inversent avec le gérant de café et l’étudiant qui conseillent alors leurs deux amis en pleine dispute. Des comportements maladroits viennent détendre l’atmosphère tendue. Comme dans le tome précédent, la libido débordante de Go vient pimenter sa relation avec Kang qui prend de plus en plus d’initiatives. Les amis de Soohwa, Hye-Young et Hae-Young, apportent leur soutien. L’auteurice met en avant la communication au sein du couple, les relations consenties même dans des situations critiques (alcool, jalousie contenue). Iel aborde encore quelques problématiques rencontrées par les personnes sourdes comme par exemple l’accès à l’audiodescription dans les cinémas.

Ker a un trait épuré, exagérant les expressions dans les passages humoristiques. Les couleurs réalistes sont plutôt sobres tandis que les couleurs d’ambiance appuient les émotions. De même, les décors très présents en arrière-plan, deviennent flous lors des plans rapprochés pour ne pas surcharger les vignettes. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page plutôt classique offre quelques pages plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Par ailleurs, les phylactères carrés indiquent l’utilisation de la langue des signes. En fin de tome, le.a manhwaga apporte des réponses aux questions des lecteurices par des illustrations.

En résumé

Cha Jihae s’interroge sur ses sentiments pour Oh Gyoon. Il se souvient alors des rumeurs qui courraient sur ce dernier à la fac. Pourtant, contrairement à ses camarades, il n’a jamais éprouvé la moindre peur. Bien qu’ils aient rendez-vous au cinéma, Gyoon tarde à venir. Jihae tente de le joindre par téléphone mais entend sa voix. En se rapprochant d’une ruelle, il surprend alors Gyoon embrasser So Nam-woo.

En conclusion

Ker conclut son récit avec toujours autant de surprises, alternant humour, scènes sexy et tension. D’ailleurs, ses scènes coquines sont en réalité mignonnes et amusantes avec les maladresses, tâtonnements et gênes des personnages. Le graphisme épuré apporte beaucoup de fraîcheur. Même si la question du handicap tombe rapidement au second plan, j’aime beaucoup les personnages aux caractères bien trempés. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde sur toute la série. Une lecture distrayante!

Sign 3 – Ker

Couverture de Sign 3 de Ker, éditions KBL

Ker
ISBN: 9782382882795
Kbooks, 2025
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Si vous avez ruiné la vie d’une personne… vous devriez risquer la vôtre en retour. »

Ker s’intéresse un peu plus à la romance entre Jihae et Gyoon, mettant en avant leurs difficultés pour faire évoluer leur relation. En effet, Oh passe en mode séduction tandis que Cha s’interroge sur ses sentiments. Par ailleurs, les deux jeunes hommes continuent de soutenir le couple principal qui enchaîne encore les quiproquos. La libido infatigable de Go Yohan entraîne souvent des situations cocasses. Ainsi, les deux amoureux tentent quelques jeux érotiques. Soohwa, qui reprend ses études, rencontre de nouveaux amis, Hae-Young et Hye-Young, qui apportent une note amusante. Cela permet ainsi à l’auteurice d’aborder de nouveaux thèmes tels que le jugement sur l’apparence, l’abstinence, le poids des rumeurs, la jalousie et le travail de groupe. A travers des étudiants apprenant la langue des signes, iel s’intéresse également aux préjugés sur le handicap, l’influence de l’ego et la curiosité de certains pratiquants. Le pervers So Nam-Woo ajoute de nouvelles tensions.

Ker a un trait épuré, exagérant les expressions dans les passages humoristiques. Les tons plutôt réalistes sont sobres tandis que les trames d’ambiance plus colorées se font toutefois discrètes. Par ailleurs, lesflash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Comme dans le tome précédent, les phylactères rectangulaires marquent les moments dans lesquels les personnages utilisent aussi la langue des signes.

En résumé

Quatre ans auparavant, Cha Jihae et Oh Gyoon se sont rencontrés dans une rue enneigée. Ivre, Gyoon a d’abord repoussé l’aide proposée par Jihae. Toutefois, le jeune étudiant a essayé de le comprendre puis lui a même donné des conseils pour surmonter sa peine: entre autres, dédier sa vie à la personne dont il a ruiné l’avenir…

En conclusion

Ker apporte de nouveaux thèmes en intégrant de nouveaux personnages. Les quiproquos s’enchaînent, alternant constamment entre tension, humour et scènes torrides, pour notre plus grand plaisir. Le graphisme très expressif est efficace. J’ai hâte de découvrir l’évolution de la relation entre Jihae et Gyoon. Une lecture sexy et amusante!

Sign 2 – Ker

Couverture de Sign 2 de Ker, édité par Kbl

Ker
ISBN: 9782382882788
Kbooks, 2024
Lezhin, 2017 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Il doit être sur ses gardes à cause du petit frère de Gyoon… »

Ker dévoile le passé de Go Yohan, révélant au passage le caractère presque psychopathe d’Oh Byung. Ainsi, iel aborde le harcèlement, le chantage, le complexe d’infériorité et la violence. D’ailleurs, une certaine tension s’installe avec les différents pions à la botte de Byung, dont Koo Hyun-ho qui n’hésite pas à jouer sur les deux tableaux. Par ailleurs, la relation entre Soohwa et Yohan évolue petit à petit, entre les sentiments naissants mais tus et les jeux érotiques. Malgré la libido élevée du patron de café, le serveur essaie de le satisfaire. Ji-hae, quant à lui, joue les confidents. L’auteurice met en avant la communication, en particulier avec la langue des signes. Ainsi, iel interroge sur le sentiment d’exclusion, la facilité à éviter une discussion, la complicité qui se crée entre les interlocuteurs. Iel s’intéresse également à la cohabitation et à la gestion de la jalousie et la possessivité.

Ker a un trait épuré qui se simplifie parfois à l’extrême dans les passages humoristiques. D’ailleurs, des déformations accentuent l’aspect comique. Les couleurs réalistes utilisent des tons plutôt sobres. Les trames d’ambiance ayant des couleurs en aplat, l’incrustation de motifs saute alors immédiatement aux yeux. Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les décors apparaissent principalement sur les plans larges. La mise en page classique propose toutefois quelques pages plus dynamiques. Comme dans le tome précédent, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc dans les scènes érotiques. Malgré des chapitres courts, le tome est bien épais.

En résumé

Kang Soohwa vit chez Go Yohan depuis un mois et demi déjà. Pourtant, son patron reste constamment collé à lui. Soohwa devine toutefois la cause de ce comportement: Yohan semble redouter une action de Oh Byung, le petit frère violent de Gyoon. Depuis, Soohwa meurt d’envie de découvrir le secret que lui cache son petit ami…

En conclusion

Ker continue de s’intéresser à la surdité tout en développant la romance entre Soohwa et Yohan ainsi que leur entourage. Iel alterne avec dextérité entre tension, humour et scènes sexy. Son graphisme très expressif conserve un aspect mignon même lorsque le trait se simplifie à l’extrême. J’aime beaucoup l’imprévisible Koo Hyun-oh, qui nous surprend toujours au moment qu’on attend le moins. Une lecture entraînante!

vs.Love 2 – Ogawa Chise

Couverture de vs.Love 2 d'Ogawa Chise, éditions Taifu

OGAWA Chise 緒川千世
ISBN: 9782375066003
Taifu comics, 2026
ISBN: 9784799766996 (JP)
Libre, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« On était destiné à nous rencontrer. »

Ogawa Chise sensei continue d’enchaîner comédie romantique et bagarre. Elle joue sur les quiproquos, installant parfois des situations complètement incongrues. D’ailleurs, elle reprend les clichés classiques de la romance lycéenne avec la sortie secrète au parc d’attraction, la trahison, les rivalités. Ainsi, le couple passe son temps à se chamailler, n’arrivant pas à trancher entre leur amour et leurs amis à protéger. Bien que Marin souhaite fuir sa ville natale, il aime sa configuration actuelle. Au contraire, Nikoru pense qu’il faut raser le « passé » pour construire le nouveau. L’autrice met donc en avant la jeunesse désœuvrée dans la campagne qui se meurt. Elle apporte une touche poétique avec le vent et les éclairs, en lien avec les noms des écoles. L’histoire bonus aborde la première fois du couple.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle utilise les trames avec parcimonie, renforcé par des tons clairs dominants. De même, les trames d’ambiance discrètes accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est plutôt classique cloisonnant ainsi les quelques scènes de bagarre. Dans les scènes érotiques, Ogawa sensei censure les parties intimes par un cache blanc.

En résumé

Alors qu’Ibuki Marin aidait une vieille dame à traverser, il rencontre Tsugumi Nikoru. Il découvre alors que celui qu’il fréquente est au lycée Fûun. Toutefois, comme Nikoru est arrivé récemment, il ne semble pas influencé par le conflit entre les deux établissements. Les deux lycéens décident donc de secrètement sortir ensemble.

En conclusion

Ogawa Chise sensei conclut un peu abruptement son récit, se perdant dans un comique répétitif entre bagarres et romance. Pourtant, elle développe bien le thème sur l’attachement à la ville natale. Son graphisme très expressif est agréable. J’aurais aimé voir également les couples secondaires. Un titre qui avait beaucoup de potentiel mais qui reste simplement une lecture agréable et divertissante.

Tashiro est un peu… 4 – Yamada

Couverture de Tashiro est un peu... 4 de Yamada, éditions Taifu

Yamada ヤマダ
ISBN: 9782375065785
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799764138 (JP)
Libre, 2023 (JP)
Titre original: 鯛代くん、君ってやつは。4
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Je déteste perdre mes moyens quand je n’arrive pas à faire quelque chose… »

Yamada sensei s’intéresse à l’univers du mannequinat. Ainsi, elle aborde la pression, la rivalité et les aléas de ce milieu. Elle s’attarde également sur l’ambiance des séances photos. Mitsuzumi, d’abord manipulatrice envers son frère, réalise ensuite par elle-même l’évolution de ce dernier parmi ses amis. Ainsi, Tashiro et sa sœur arrivent enfin à se parler franchement. Mitsuki, quant à lui, dévoile de nouvelles facettes: son sérieux au travail contraste avec son esprit joueur et encore un peu gamin. Par ailleurs, l’autrice continue de développer la relation entre Sashinami et Sega. Elle installe un jeu de séduction plus proche des provocations que de la romance. Comme dans le tome précédent, elle dénonce les effets regrettables de l’alcool avec des ébats au consentement gris. Par ailleurs, les histoires bonus présentent quelques aventures du club de recherches manga, répondant à des requêtes de lecteurs.

La mangaka a un trait épuré au contour plus épais qui donne du relief. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle transforme parfois les personnages en d’adorables SD. De même, les personnages secondaires ont des morphologies plus caricaturales. Des hachures renforcent les ombres fortes. Par ailleurs, les trames sont utilisées avec parcimonie tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient les émotions. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Yamada sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Pourtant, elle décompose et détaille certains mouvements, mettant en valeur la sensualité de certains gestes comme enlever des chaussettes. Sous la jaquette, elle offre des illustrations sous forme de photographies des personnages enfants. Il y a également une présentation des personnages en début de tome.

En résumé

Mitsuzumi Riku espère que son frère Tashiro Keima continuera de travailler dans le mannequinat. Sega Mitsuki, quant à lui, a une journée bien chargée. Son manager Sashinami Mei lui propose donc de se détendre en se baladant dans le bâtiment. Le mannequin débutant croise alors Ebihara Yûta, perdu dans les couloirs. Soudain revigoré, Sega surprend ainsi le staff par ses performances. D’ailleurs, son manager est bien décidé à ne pas le lâcher.

En conclusion

Ce tome se classe dix-septième meilleure série au Chill chill BL award 2024. Yamada sensei s’attarde sur le second couple et approfondit le thème des comportements problématiques en cas d’ivresse. Elle semble céder un peu à la facilité mais continue tout de même à jouer avec les limites du consentement. Par ailleurs, elle développe un peu plus Tashiro pour notre plus grand plaisir. Son graphisme original est vraiment expressif. J’apprécie la relation entre Mei et Sega. Toutefois certains lecteurs pourront être gênés par l’écart d’âge. Une lecture divertissante!

Queutard légendaire VS Cul d’acier 3 – Totofumi

Couverture de Queutard légendaire VS Cul d'acier 3 de Totofumi, éditions Taifu

Totofumi ととふみ
ISBN: 9782375065235
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799765043 (JP)
Libre, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Mikagura… Encore. Remets-la-moi encore une fois sans capote. »

Totofumi sensei confronte Mikagura et Sena à la jalousie et la possessivité. Elle s’intéresse à la question des rapports non protégés, violents dans une relation déjà installée ainsi qu’à la gestion des remords et regrets. Elle aborde donc le manque de confiance, l’importance du consentement surtout lors d’une prise de risque. L’introduction du premier chapitre de ce tome résume succinctement le tome précédent. Par ailleurs, le job d’été d’Iori en tant que mannequin permet d’introduire de nouveaux sujets comme le piston, la gestion de la notoriété, le coming out public et l’influence des médias. Le playboy de l’Ouest, Yomogi Heizô (22 ans), et la mannequin lycéenne, Sakihana Sakura, apportent tension et humour. L’autrice continue de mettre en avant le soutien bienveillant des amis, de la famille mais également de la proviseure adjointe. Elle offre un bonus très sexy mettant en avant la douceur nécessaire dans un rapport sans capote.

La mangaka a un trait anguleux au contour plus épais qui donne ainsi du relief. Néanmoins, elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle varie les trames, renforçant par ailleurs les ombres par des hachures. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions tandis que les décors soignés apparaissent sur les plans larges. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Totofumi sensei ne censure pas les scènes érotiques sauf celles violentes, sans réel consentement. Dans ce cas, elle ajoute un cache blanc sur les parties intimes. Elle offre également des coupes intérieures mais s’attarde surtout sur les sensations de ses personnages. Sous la jaquette, il y a une présentation des personnages. A la fin des chapitres, un dessin apporte une anecdote amusante. A la fin du tome, on découvre les coulisses de l’enregistrement du drama CD au format manga.

En résumé

Les classes de Mikagura Iori et Sena Minami sont en voyage scolaire à Nara. Mais étant dans des classes différentes, ils ne peuvent pas trop se fréquenter. D’ailleurs, la proviseure adjointe Yoshiko veille à ce que les élèves respectent strictement les règles. Toutefois, le Queutard légendaire espère profiter de leur journée libre pour faire une sortie en amoureux. Mais au sanctuaire Yomogi, connu pour porter chance en amour, Cul d’acier attire l’attention d’un garçon…

En conclusion

Totofumi sensei surprend avec une scène au consentement gris mais gère très bien la suite, mettant en avant justement les risques et la violence. Elle maîtrise parfaitement l’alternance entre tension , érotisme et moments comiques ou tendres. Par ailleurs, son graphisme met en avant la plastique des personnages ainsi que les détails de leurs émotions. J’aime beaucoup la bienveillance de l’entourage de Mikagura et Sena. Je trouve également le couple trop craquant avec leur libido débordante. Une lecture entraînante!