Iridescent love 2 – Hita Ship

iridescent love 2 hita ship

HITA Ship 緋汰しっぷ
ISBN: 9782382764398
Hana, 2024
ISBN: 9784801975200 (JP)
Takeshobo, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« J’étais persuadé que l’amour n’apportait que de la tristesse, mais… »

Hita Ship sensei analyse les premiers pas de Fûgo et Renichirô dans leur relation sérieuse. Elle décortique leurs questionnements, leurs doutes mais également les différents sentiments qu’ils découvrent comme la jalousie, la peur des disputes. D’ailleurs, elle met à l’épreuve la confiance nouvellement construite du couple avec les intrigues de Shishido et du manipulateur mannequin Ren. De même, les révélations sur le passé de Kakizaki fragilisent la solidité du nouveau couple. Les quiproquos et les secrets engendrent disputes et remises en question. Comme dans le tome précédent, l’auteure donne un ton réaliste au récit en partageant le quotidien des personnages. Elle aborde les efforts et la confiance nécessaires pour construire une relation saine, la nécessité de communiquer, le poids du passé douloureux d’un partenaire. En fin de compte, Shishido et Ren apportent une note humoristique avec leur foi aveugle en leur amour égoïste.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Toutefois, elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine même des têtes en SD. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Hita sensei ne censure pas les parties intimes. Néanmoins, elle les simplifie légèrement. Son graphisme dégage par ailleurs beaucoup de sensualité.

En résumé

Après avoir confirmé leur sentiments réciproques lors de leur séjour à Nagano, Kamiya Fûgo et Kakizaki Renichirô se retrouvent enfin pour la séance photos qu’ils s’étaient promis. Mais les deux amoureux finissent par céder réciproquement à la sensualité de leurs échanges. D’ailleurs, le couple discute maintenant beaucoup plus facilement. Finalement, Fûgo explique alors à son partenaire l’origine de sa cicatrice au visage ainsi que de sa désillusion en l’amour. En effet, sa mère qui changeait souvent de petit ami, tombait fréquemment sur des hommes violents. Pendant que les deux hommes se rhabillent, Ren explose soudain de joie suite à un message: il a reçu une offre d’exposition dans une célèbre boutique. Mais il découvre lors de l’entretien avec l’organisatrice, que son ex qui l’a dégoûté de l’amour, Shishido, travaille sur le projet.

En conclusion

Hita Ship sensei met un peu plus en avant l’histoire poignante de Kakizaki. Elle maîtrise parfaitement son scénario, aussi bien le rythme que la narration. En plus son graphisme sensuel est un bonheur pour les yeux. Le lecteur a tout simplement l’impression de partager un moment de vie des personnages. D’ailleurs, les relations paraissent très réalistes dans la description des émotions et des réactions. Un coup de cœur!

Iridescent love 1 – Hita Ship

iridescent love 1 hita ship

HITA Ship 緋汰しっぷ
ISBN: 9782382764299
Hana, 2024
ISBN: 9784801975194 (JP)
Takeshobo, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« L’amour rend les gens fous. »

Hita Ship sensei propose une romance plutôt classique de sex friends qui tombent amoureux. Toutefois, elle donne un ton réaliste avec une relation plutôt adulte et en s’attardant sur les métiers des personnages, permettant de découvrir certaines facettes de la joaillerie et de la photographie. Elle révèle le passé des deux protagonistes au fur et à mesure. La narration alterne entre les deux héros. Ainsi, malgré des expériences différentes, Fûgo et Renichirô ressentent la même désillusion face à l’amour et ont tendance à fuir l’engagement. D’ailleurs, ils analysent leurs sentiments naissants et ont peur de briser l’équilibre de leur relation actuelle qui les satisfait. En introduisant un potentiel rival, le mannequin Ren, l’auteure analyse les réactions de ses deux héros. Elle aborde le poids de la solitude, l’influence des émotions dans l’épanouissement créatif, la difficulté à coordonner son emploi du temps.

La mangaka a un trait anguleux, légèrement épuré et plutôt commun. Elle utilise les trames avec parcimonie, privilégiant les tons claires. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page dynamique joue beaucoup sur la variation des angles de vue. Hita sensei s’attarde particulièrement sur les détails. Bien qu’elle ne censure pas les scènes érotiques, elle simplifie un peu les parties intimes. D’ailleurs, il y a presque une scène par chapitre.

En résumé

Suite aux déboires amoureux de sa mère, le photographe Komiya Fûgo (29 ans) ne croit pas en l’amour et se contente depuis de sex friends. Lors d’une séance de photographies de mariage, il tombe sous le charme du joailler Kakizaki Renichirô (29 ans). En plus de sa beauté, les deux hommes ont beaucoup de points communs. Alors quand Ren lui fait des avances après une soirée un peu trop arrosée, Fûgo cède facilement aux plaisirs d’une nuit torride. D’un commun accord, ils entament alors une relation uniquement charnelle.

En conclusion

Hita Ship sensei réussit à nous retenir en haleine malgré un scénario classique. Elle a d’abord un magnifique graphisme qui sublime la sensualité des personnages. Mais elle offre surtout un récit bien ancré dans la réalité avec un environnement professionnel fourni. J’ai passé un agréable moment de lecture et j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Fûgo et Ren.

Un assistant de rêve 1 – White Eared

un assistant de reve 1 white eared

White Eared
ISBN: 9782382881187
Kbooks, 2024
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Les cauchemars corrompus sont répétitifs et laissent des traces sur le corps physique. »

White Eared offre une comédie romantique avec un employé et son employeur chaman qui se provoquent constamment. Iel explique les spécificités du pouvoir de Yibeom au fil de l’apprentissage de Jeong-oh. Les quiproquos et les plans foireux portent principalement l’humour. Quand le maladroit Han élabore un plan pour taquiner ou séduire le chaman, cela se retourne contre lui. Shin reste dans le déni de son attirance qui se développe en côtoyant le volontaire étudiant. L’auteur.e dévoile au fur et à mesure le passé des personnages, maintenant un certain suspense autour des complexes de Yibeom. Iel crée quelques tensions avec le frère aîné Shin Yihyung. Ainsi, iel aborde la difficulté à s’intégrer dans une famille adoptive, l’influence des rêves et des cauchemars sur la santé.

White Eared a un trait épuré et anguleux. Iel le simplifie dans les passages humoristiques, dessinant des personnages en adorables SD. Les couleurs, plutôt en aplat, utilisent tout de même quelques dégradés au ton approchant pour marquer les ombres et donner du volume. Les décors détaillés alternent avec les couleurs d’ambiance. Par ailleurs, quelques trames d’ambiance plus graphiques (par exemple, des cœurs, des pois, des roses) renforcent les émotions. La mise en page classique propose des angles de vue variés. Dans les scènes érotiques, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc. En fin de chapitre, il y a une image marquante du chapitre suivant. Un avertissement se trouve au verso de la couverture et du frontispice. Ce tome très épais inclut également un poster.

En résumé

Han Jeong-oh, étudiant en année de césure, postule à une petite annonce un peu particulière: assistant chaman. Même si cela paraît louche, le salaire et les conditions de travail l’intéressent. Intrigué, il se présente donc sans prévenir à l’adresse indiquée et est accueilli par une grand-mère enthousiaste qui lui confie qu’il travaillera avec son petit-fils, Shin Yibeom. Alors qu’il patientait sur la véranda, il suit un chat et surprend alors son futur employeur en pleine méditation. Ce dernier organise un entretien malgré l’indélicatesse du visiteur mais il ne l’apprécie guère. Jeong-oh devra donc faire ses preuves lors d’une prochaine séance dans deux jours.

En conclusion

White Eared a un graphisme efficace qui accompagne les différentes ambiances du récit. L’humour domine sur les passages plus dramatiques mais surprend les lecteurs en arrivant parfois dans les moments où ils l’attendent le moins. Les plongées dans les rêves s’intègrent dans le récit avec finesse. Les chapitres courts permettent de suivre le récit à son rythme. Une lecture divertissante avec un couple très dynamique.

Roses et champagne 2 – Zig et Ttung gae

roses et champagne 2 zig ttung gae

ZIG
Ttung gae
ISBN: 9782382882023
Kbooks, 2024
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Il tue et manipule avec la grâce d’un ange… »

Ttung gae complexifie l’intrigue en entrecoupant l’affaire suivie par Iwon avec celle de César. Les indices semés au fur et à mesure densifient les informations accessibles aux lecteurs qui peuvent ainsi construire leurs propres conjectures. En effet, l’introduction de nouveaux personnages, tel que le parrain Mikail Lomonosov, permet de découvrir l’univers dangereux auquel se confronte Sergueïev depuis l’enfance. Le comportement ambigu du capricieux mafieux crée tension et humour, d’autant plus que l’avocat ne se laisse pas faire. L’auteur.e rappelle constamment la relation particulière qui lie les deux hommes qui cèdent peu à peu à leur attirance tout en faisant passer avant tout leur intérêt personnel. Comme dans le tome précédent, iel s’intéresse à l’alchimie qui se crée entre eux malgré leurs différences sociales. Les chantages et négociations des deux héros pour se temporiser l’un l’autre détendent l’atmosphère un peu violente.

Ttung gae a un trait épuré et anguleux qu’iel simplifie dans les passages humoristiques, arrondissant les visages. La palette de couleurs se rapproche des tons réalistes et évite ainsi les fantaisies. Par ailleurs, les couleurs d’ambiance alternent avec les décors soignés. Ces derniers deviennent flous en arrière-plan pour ne pas surcharger les vignettes. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page est plutôt classique. Toutefois, l’agencement des cases et des phylactères provoquent parfois quelques hésitations sur le sens de lecture. De même, le manque d’ellipses ne permet pas de distinguer clairement les changements de temps et l’enchainement de différents évènements. Toutefois, cela reste compréhensible.

En résumé

Jeong Iwon surprend un intrus dans sa chambre et tente de l’arrêter, ou au moins de voir son visage. Malheureusement, il est assommé. Quand il reprend ses esprits, le maître d’hôtel Igor et les gardes de la résidence ont appelé un médecin, l’avocat saignant abondamment de la tête. Une fois César Sergueïev présent, il envoie tout le monde à la recherche de l’intrus. Heureusement, les documents confidentiels cachés par Iwon n’ont pas disparu. Toutefois, l’avocat soupçonne quelqu’un impliqué dans l’affaire qu’il traite…

En conclusion

Ttung gae alterne avec aisance humour, action et tension. Son graphisme s’adapte également aux différentes ambiances, jouant sur le trait et les couleurs. La lecture s’en retrouve simplifiée. J’aime la dynamique entre Iwon et César dont la relation s’équilibre au fur et à mesure. Pour moi, la suite sera une surprise car je n’avais pas eu le temps de la lire en numérique. Hâte!

Cherry magic 3 – Toyota Yuu

cherry magic 3 toyota yuu

TOYOTA Yuu 豊田悠
ISBN: 9782385316181
Akata, 2024
ISBN: 9784757563902 (JP)
Square enix, 2019 (JP)
Titre original: 30歳まで童貞だと魔法使いになれるらしい 3
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Adachi se dit que le calme apparent de Kurosawa force le respect… »

Toyota Yuu sensei incite les lecteurs à s’interroger sur les classiques déclencheurs de situation romantique des BL. Elle alterne la narration entre les différents personnages, permettant ainsi d’avoir différents points de vue. Ainsi, Fujisaki s’avère être une fujôshi et son imagination débordante crée des quiproquos hilarants. Les réactions effarouchées d’Adachi paraissent alors tout à fait réalistes. D’ailleurs, le « magicien » réfléchit sérieusement à son attirance pour son collègue. Kurosawa contient tant bien que mal sa jalousie derrière son masque de perfection. Rokkaku qui intervient toujours aux mauvais moments, ajoute une note comique. L’auteure fait avancer son scénario d’un coup avec de belles déclarations. Dans les histoires bonus, elle développe un peu plus les personnages secondaires. Par ailleurs, elle donne une autre version moins romancée et plus comique du pouvoir en s’amusant avec la maladresse de Tsuge, complètement sous le charme de Minato.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, des trames rayées recouvrent les souvenirs furtifs, permettant de les remarquer immédiatement. La mise en page est par ailleurs dynamique. Comme dans le tome précédent, les pensées entendues par Adachi apparaissent en rose dans le premier chapitre. Par contre, Toyota sensei représente graphiquement les voix intérieures de Kurosawa qui se battent pour garder raison. Ces scènes apparaissent également en rose au premier chapitre. Les illustrations en début de chapitre donnent l’ambiance à venir, les personnages posant dans leur quotidien ou apparaissant en miniature avec de la nourriture.

En résumé

La sœur de Kurosawa, désirant encore loger chez lui, force Yûichi à dormir chez Adachi. Malgré son air impassible, le salaryman jubile de bonheur à chaque instant où leur cohabitation prend des airs de vie de couple. Il se montre alors très prévenant. Adachi réalise donc les profonds sentiments que nourrit son collègue pour lui. Bien qu’il s’interroge encore sur son attirance peut-être réciproque, il panique pourtant à chaque fois qu’il découvre involontairement les fantasmes trop coquins de Kurosawa. Au bureau, Rokkoku Yûta remarquant la complicité entre les deux hommes, s’invite alors chez Adachi en apprenant qu’ils logent temporairement ensemble.

En conclusion

Toyota Yuu sensei maîtrise la balance entre tension, comique et émotions. Elle incite également à la réflexion sur la construction des histoires BL en ajoutant une note réaliste à cet univers fantastique. Je craque complètement pour tous les personnages. Une comédie romantique mignonne qui offre un excellent moment de lecture et de détente!

I don’t know how to love – Machio Yu

i don t know how to love machio yu

MACHIO Yu まちお郁
ISBN: 9782382762677
Hana, 2024
ISBN: 9784047365162 (JP)
Kadokawa, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

« Tu as bien dit que le premier venu te conviendrait tant qu’il respecte tes conditions? »

Machio Yu sensei offre une romance entre deux étudiants à la conception de l’amour différente. Elle aborde ainsi l’acceptation de l’autre tel qu’il est et la liberté dans un couple. Elle s’intéresse également au développement du sentiment amoureux et à différentes formes d’amour. Le pur et inexpérimenté Kaede surprend par son abnégation dans sa relation amoureuse. Il assume sa bisexualité et se contente de peu. D’abord intrigué, Aimi se retrouve vite déstabilisé face à ses premiers émois amoureux, restant longtemps dans le déni. L’auteure fait intervenir les amis des deux héros pour les conseiller et les recadrer. Elle ajoute également de la tension avec la manipulatrice Akari. Ainsi, elle dévie un peu du sujet principal du couple libre pour tomber rapidement dans une comédie romantique un peu plus classique.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Elle utilise les trames avec parcimonie mais joue beaucoup sur le contraste des tons. De même, les trames d’ambiance, discrètes, accompagnent les émotions. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page est plutôt classique mais cela colle bien au récit qui a un développement apaisant. Toutefois, Machio sensei propose quelques pages plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, elle cache les parties intimes grâce aux cadrages et à des angles de vue maîtrisés.

En résumé

Quand il est célibataire, Aimi Shû a pour principe d’accepter de sortir avec n’importe quelle personne qui le lui demande. Mais il impose au préalable quelques conditions: ne jamais demander où il est, avec qui et ce qu’il fait. Ainsi, il continue de profiter de sa liberté. Quand Manato Kaede le voit se faire plaquer par sa petite amie du moment à la cafétéria de l’université, il tente alors sa chance. A la surprise d’Aimi, l’étudiant qui prétend pourtant être transi d’amour pour lui, se contente de le saluer ou d’échanger quelques banalités au téléphone ou lorsqu’ils se croisent. Au bout de deux semaines, il lui propose enfin de déjeuner ensemble. Shû réalise alors qu’il peut parler franchement avec Kaede. Ce dernier lui avoue d’ailleurs admirer son esprit de liberté.

En conclusion

Ce one-shot obtient la quinzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2022. Machio Yu sensei crée une belle dynamique entre les personnages. En plus, Kaede est tellement mignon dans ses réactions. Néanmoins, je trouve que le sujet avait un beau potentiel malheureusement peu exploité. En effet, le comportement amoureux d’Aimi reprend les clichés des BL tels que la jalousie et la possessivité alors qu’on avait au début une relation bancale qui s’équilibrait naturellement avec l’amour. J’ai tout de même passé un sympathique moment de lecture.

Dear Gene 2 – Azuma Kaya

dear gene 2 azuma kaya

AZUMA Kaya 吾妻香夜
ISBN: 9782382762691
Hana, 2024
ISBN: 9784778135508 (JP)
Shinkosha, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« A 200 miles seulement… »

Azuma Kaya sensei aborde la question des origines, l’évolution des mœurs au fil des époques, les différences culturelles. Comme dans le tome précédent, elle jongle entre les années 1990 avec le neveu Gene et les années 70 avec l’amish Gene. Elle continue d’analyser leurs interrogations, leurs émotions et les raisons de leur hésitation face à l’avenir. Ainsi, les regrets et les peines viennent perturber les rêves. Walker réalise son amour pour son bienfaiteur devient de plus en plus un obstacle à sa curiosité pour le monde. De même, Edwards comprend qu’il ne peut emprisonner son bien-aimé malgré des sentiments réciproques. Ainsi, l’auteure s’intéresse aux rêves, à la famille, à la dépendance et aux barrières qu’un individu se crée. Elle s’attarde un peu plus sur le passé de Gene, faisant le lien avec Jean, sa nièce. De même, elle équilibre petit à petit les différents liens entre les personnages.

La mangaka a un trait léché légèrement épuré avec une note réaliste. De même, elle soigne les décors très présents. Les trames utilise une large palette de teintes pour rendre toutes les nuances et les ombres, renforçant le réalisme du graphisme. Les flash-back se repèrent à leur fond noir mais des trames rayées recouvrent les vignettes pour les souvenirs, les distinguant clairement. La mise en page classique propose quelques pages plus dynamiques dont des angles de vue variés. Dans les scènes érotiques, Azuma sensei censure les parties intimes par des hachures. Elle joue d’ailleurs sur le cadrage pour les montrer le moins possible. Elle inclut directement les illustrations en début de chapitre dans le récit. Il y a de magnifiques illustrations monochromes et la postface sous la jaquette.

En résumé

En 1992, Edwards Gene continue de nettoyer le bureau de son oncle Trevor. Quand Karen vient leur rendre visite, l’adolescent la reconnaît immédiatement grâce à sa lecture du journal intime de l’avocat. Mais cela intrigue son oncle persuadé de ne pas avoir encore parlé de son amie à son neveu. D’ailleurs, il remarque que le journal est sur une étagère de la bibliothèque vide. En 1975, Gene Walker continue ses études tout en travaillant comme mannequin. Il aime également coucher avec son amant Trevor et prend souvent des initiatives. Néanmoins, il hésite encore pour ses choix d’avenir. En effet, il rêve toujours de découvrir le monde mais hésite à quitter son bienfaiteur. Il remarque aussi que son village natal, pas si loin de New-York, lui manque finalement.

En conclusion

Ce tome obtient la treizième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2023. Azuma Kaya sensei dépeint avec précision les différentes époques. De même, elle offre une romance emplie de sensibilité. Elle arrive aussi à créer un lien logique avec le titre via le neveu et la nièce des deux héros. Ce spin-off de My rumspringa fait également référence avec subtilité à certains évènements du récit d’origine. Impossible de ne pas craquer pour ce doux récit très réaliste, vecteur d’émotions!

Je brûle pour toi 2 – noji

je brule pour toi 2 noji

noji
ISBN: 9782382762059
Hana, 2024
ISBN: 9784865896961 (JP)
Fusion product, 2022 (JP)
Titre original: 焦がれて焦がして 2
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« C’est le seul moment de la journée qu’on peut passer ensemble! »

noji sensei propose de découvrir le quotidien de Sôichi et Yûji, ainsi que leur entourage. Elle aborde la routine dans un couple, la difficulté à maintenir la passion lorsque les amoureux se connaissent depuis longtemps, la question de l’engagement et du coming out à la famille. Elle base principalement la narration du point de vue de Tsunegawa. Cette tranche de vie présente principalement les hauts et les bas que rencontre un jeune couple. De même, la mise en parallèle avec d’autres ménages permet de découvrir diverses optiques de la vie à deux. Par ailleurs, le passé des deux héros se révèle à travers leurs souvenirs. L’auteure interroge sur le coup de foudre avec Kuragano et Nekohara qui croit plutôt en la croissance progressive de l’amour. Elle ajoute une touche d’humour avec l’insaisissable Kamogawa.

La mangaka a un trait légèrement épuré qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Les autres trames sont équilibrées, avec une dominante claire. Toutefois, des hachures viennent parfois marquer les ombres ou les volumes, offrant une note croquée discrète. La mise en page dynamique accompagne le regard. Par ailleurs, noji sensei représente les phylactères avec une silhouette d’animal pour reconnaître certains protagonistes: un chat pour Nekohara et un lapin pour Kamo. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par une bandelette blanche. D’ailleurs, elle joue sur les cadrages et les angles de vue pour les montrer le moins possible. Comme dans le tome précédent, il y a des anecdotes en fin de chapitre et après la postface. De même, des yonkoma proposent de découvrir quelques secrets sur les protagonistes sous la jaquette.

En résumé

Tsunegawa Sôichi et Furuyama Yûji vivent ensemble depuis un an. Pourtant, avec leurs emplois du temps en horaires décalées, ils passent à peine quelques heures par jour ensemble. Mais ce train-train quotidien leur convient parfaitement. Néanmoins, Sôichi n’arrive pas à cacher son inquiétude face au succès de son petit ami auprès de la gente féminine. Et le nouveau serveur, Kamogawa, le trouble également. Au détour d’une conversation avec ses collègues Nekohara et Kumagai, le salaryman décide de séduire à nouveau son petit ami. Mais cela ne se passe pas vraiment comme il l’escomptait.

En conclusion

noji sensei propose une suite riche en évènements et pourtant elle ne décrit que le simple quotidien des personnages. Elle comble le manque ressenti lors du premier tome avec finesse et bonheur. En plus, comparer les autres couples sur certaines questions permet d’avoir une vision plus large, mais surtout plus réaliste du quotidien. Je suis heureuse de retrouver Yûji, Sôichi, Sagi et sa petite amie, mais je craque également pour le potentiel couple de Nekohara et Kuragano. Moins de gourmandises, mais une lecture toujours aussi tendre!

Dangerous convenience store 2 – 945

dangerous convenience store 2 945

945
ISBN: 9782382882573
Kbooks, 2024
ISBN: 9791192674063 (KR)
OrangeD, 2022 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« J’ai l’impression qu’il me traite différemment des autres… »

945 (Gusao) continue de développer la romance entre Euijoon et Gunwoo. Par contre, iel consacre une large partie de l’histoire aux ébats torrides, le mafieux étant insatiable. La narration alterne entre les deux héros. Comme dans le tome précédent, les quiproquos apportent une touche d’humour. A la base hétérosexuel, Beom s’interroge sur son attirance pour un homme et analyse ses sentiments. Yeo, quant à lui, sortant d’un amour douloureux à sens unique, a tendance à fuir, persuadé de vivre un amour sans lendemain. Ainsi, l’auteur.e aborde le manque de communication, la difficulté à faire confiance et à croire en l’amour, la distinction entre plaisir et amour. L’histoire bonus révèle quelques anecdotes sur le mafieux.

Le trait anguleux et légèrement épuré s’arrondit dans les passages humoristiques. Les personnages se transforment même en SD, avec des expressions exagérées. Les couleurs ont une tonalité plutôt réaliste. Par ailleurs, les décors alternent avec les trames d’ambiance. Ils apparaissent floutés ou estompés lorsqu’ils sont en arrière-plan, évitant ainsi de surcharger la page. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. 945 a une mise en page plutôt classique mais n’hésite pas à intégrer beaucoup d’images en pleine page, mettant alors en avant la plastique des personnages. Iel représente souvent Yeo rougissant, ajoutant des hachures à la couleur. Les scènes érotiques ne sont pas censurées et occupent même deux chapitres entiers, détaillant les ébats torrides.

En résumé

Yeo Euijoon est perdu face à la gentillesse de Beom Gunwoo. Après un début de relation uniquement charnelle, le mafieux l’a invité dans un restaurant chic. Et même s’il est peu loquace, il accepte de converser avec l’étudiant de tout et de rien. Mais quand il raccompagne ce dernier chez lui, il n’ose pas le forcer à coucher à nouveau avec lui, déstabilisé par les larmes du jeune homme. Au travail, le gangster réalise qu’il n’a que son mignon voisin en tête, refusant même les avances de son habituelle informatrice. Toutefois, en se rendant immédiatement à la supérette après son entrevue, Yeo remarque une trace de rouge à lèvres sur le mafieux. Déçu, il en conclut alors n’être qu’une conquête parmi d’autres. Pourtant, quand Yeon Hyeonwoo revient à la charge pour le draguer, l’étudiant le rejette.

En conclusion

Malgré un développement lent, les sentiments bougent assez rapidement. 945 arrive à alterner les moments érotiques et les questionnements, en les saupoudrant de notes humoristiques. Une lecture très sexy, hot mais avec un couple en construction adorable.

Treat me gently, please 10 – Nekota Yonezou

treat me gently please 10 nekota yonezou

NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782375063347
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784799752128 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Un an s’est écoulé, et Maya et Nemugasa ont aujourd’hui 20 ans. »

Nekota Yonezou sensei effectue un petit saut dans le temps pour s’attarder sur les débuts de la prise d’indépendance de Maya. Elle présente un peu l’évolution du couple, avec Hideyuki qui se montre plus démonstratif et Takashi qui fait preuve d’initiatives. Par ailleurs, elle base la narration principalement du point de vue de Nemu. L’introduction du lycéen Ao instaure un suspense intenable. Comme annoncé dans le tome précédent, le lecteur découvre enfin l’histoire d’Okino et Kutani. Le couple prend son temps et se parle franchement. Ainsi, l’auteure retrace leur évolution dans le temps en s’appuyant sur divers évènements passés entre Maya et Nemugasa. Elle aborde donc la peur de l’engagement et de la séparation, la souffrance de l’amour, la première expérience sexuelle dont l’anéjaculation. Dans l’histoire bonus, elle donne des nouvelles d’Akira et Shimakawa. Bien que prévenant, Kutani crée la surprise avec un petit côté pervers.

La mangaka a un trait fin légèrement épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, ajoutant une note mignonne avec des visages arrondis. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions. Par ailleurs, une trame grise recouvre les vignettes lors des flash-back. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei censure à peine les parties intimes. Toutefois, elle simplifie ces dernières et joue sur les cadrages pour ne pas trop les montrer. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien de Maya et Nemu. Par contre, celles sur Okino et Kutani offre une note plus féérique, rappelant l’univers des contes.

En résumé

Avec sa nouvelle coupe de cheveux, Nemugasa Takashi attire le regard des jeunes étudiantes, ce qui amuse Okino Shôtarô. Depuis que l’étudiant s’est inscrit à un séminaire, il se retrouve souvent sollicité par Tada. Comme promis, Nemu retrouve son petit ami Maya Hideyuki dans une bijouterie afin de racheter des bagues assorties pour fêter, par la même occasion, le déménagement de ce dernier. D’ailleurs, Maya n’hésite pas à montrer son amour en public…

En conclusion

Nekota Yonezou sensei joue au yoyo avec les émotions des lecteurs. Sa maîtrise graphique et scénaristique ne nous laisse pas respirer. En plus, elle arrive à aborder des sujets divers et variés, se renouvelant sans cesse. Je suis complètement sous le charme de Kutani, avec sa maladresse et pourtant son côté très sexy qui se révèle au lit. Un tome empli de romantisme et de sensualité!