Mon ami de jeu en ligne est en réalité mon patron tyrannique! 2 – Nmura

mon ami de jeu en ligne est en realite mon patron tyrannique 2 nmura

Nmura ん村
ISBN: 9782382764077
Hana, 2023
ISBN: 9784758024075 (JP)
Ichijinsha, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Je trouve ce côté de toi très mignon. »

Nmura sensei délaisse un peu l’univers du jeu pour développer un peu plus sa romance. Toutefois, elle continue de jouer sur les quiproquos. En introduisant Atsushi, elle complexifie le triangle amoureux en s’amusant de ses déductions trop hâtives. Le manque de communication devient le cœur des problèmes qui se créent entre les personnages. Avec son côté surprotecteur, l’aîné des Kumada apporte une note humoristique rafraichissante, permettant de varier les gags. En plus, Shirase et Hashimoto se montrent maladroitement entreprenants. Malgré leur vie en commun, le salaryman se sent toujours complexé par rapport à son supérieur qu’il idéalise. Ainsi, l’auteure aborde le manque de confiance en soi, la différence d’âge, le jugement sur l’apparence mais également le coming out. Elle montre un univers bienveillant du jeu en ligne, avec la collaboration des vétérans pour former les nouveaux.

La mangaka a un trait épuré de style shôjo. Elle le modifie dans les scènes de jeu, dessinant des personnages SD presque cubiques, au trait dépouillé. Par ailleurs, elle soigne les décors dans les deux univers. Les trames sont variées et équilibrées tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page est dynamique. Pourtant, Nmura sensei offre des chapitres plus longs et classiques. Elle utilise une police différente pour distinguer les dialogues du jeu.

En résumé

Hashimoto sort enfin avec Shirase Makoto et ils ont emménagé ensemble depuis un mois. Pourtant, leur relation stagne. Comme ils sont rarement sur la même longueur d’ondes, ils n’arrivent pas à se coordonner pour une activité en amoureux. En effet, Hashimoto n’a souvent que le jeu en tête, ce qui crée souvent des quiproquos lors de discussion avec son partenaire. Un jour, après la pause déjeuner, le salaryman croise un homme qui a perdu son chemin, n’ayant pas le sens de l’orientation. Ce dernier s’avère être un employé de son entreprise qui travaillait dans une succursale en Thaïlande. Le soir, Hashimoto le recroise par hasard, et le guide alors jusqu’au convini. A sa surprise, le nouveau venu connaît Kumada Ren, qui travaille ici en parallèle de ses études à l’université. En effet, il s’agit de son frère aîné, Atsushi.

En conclusion

Ce tome fait seulement un peu plus de la moitié de la taille du précédent. Même si Nmura sensei délaisse un peu l’univers du jeu, ses intrigues sont toujours aussi dynamiques et palpitantes. Elle a réussi à varier un peu sa narration pour ajouter d’autres effets comiques. J’ai hâte de découvrir la suite des aventures amoureuses de Shirase et Hashimoto!

Mon ami de jeu en ligne est en réalité mon patron tyrannique! 1 – Nmura

mon ami de jeu en ligne est en realite mon patron tyrannique 1 nmura

Nmura ん村
ISBN: 9782382764060
Hana, 2023
ISBN: 9784758020954 (JP)
Ichijinsha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Je commençais à m’en douter un peu… Celui que tu attends pour cette rencontre, c’est moi. »

Nmura sensei propose une comédie romantique originale, interrogeant sur les personnalités différentes dans les mondes réels et virtuels. Elle alterne l’univers du jeu et la vie réelle de ses personnages, mettant les lecteurs dans la confidence des identités cachées des personnages bien avant eux. Elle installe rapidement un triangle amoureux en introduisant Kumada, alias Kumatarô. Les quiproquos qui s’enchainent, portent principalement l’humour. Ainsi Hashimoto ne pensant qu’au jeu, se retrouve souvent hors-sujet durant les discussions. Au fil des échanges avec son ami de jeu, alias son supérieur, il va peu à peu mieux comprendre ses sentiments confus. De même, Shirase va prendre conscience de son management trop sévère. L’auteure prend son temps pour développer sa romance. Elle s’intéresse au jugement sur l’apparence, à la différence entre amitié et amour, aux liens particuliers qui se nouent entre joueurs passionnés.

La mangaka a un trait épuré de style shôjo, avec de grands yeux expressifs et des petits nez. Elle le modifie dans l’univers du jeu, avec des personnages SD mignons et plutôt cubiques, avec un trait très simplifié. Dans les passages humoristiques, elle exagère les expressions, n’hésitant pas à déformer les visages. Les décors travaillés apparaissent sur les plans larges. Les trames sont en aplat dans le jeu tandis qu’il y a beaucoup de dégradés dans la vie réelle. Par ailleurs, les trames d’ambiance appuient les émotions. La mise en page plutôt classique propose quelques planches plus dynamiques. Nmura sensei utilise différents procédés graphiques pour distinguer facilement le virtuel du réel: une police différente, un objet identifiant les personnages du jeu quand ils parlent. Elle offre des chapitres très courts et également quelques illustrations sur le quotidien de ses protagonistes.

En résumé

Le salaryman Hashimoto ne supporte plus son supérieur Shirase Makoto, un beau gosse tyrannique, qui rejette tous ses projets. Il se défoule donc dans son jeu préféré en ligne sur smartphone, Riafaru online, en se plaignant sans cesse de lui à son partenaire de jeu, Uma-san. Ce dernier travaille dans la même entreprise que lui en tant que cadre et se plaint également d’un subordonné inefficace qui fait malgré tout de son mieux. Un jour, le jeu organise une rencontre IRL…

En conclusion

Ce tome se classe quatorzième meilleur manga au Chill chill BL award 2021. Nmura sensei offre un slow burn mignon avec des personnages attachants, mais dont les gags s’enchainent créant une dynamique intense. Par ailleurs, même les monstres, en particulier les slime, sont adorables. Bien que ce premier volume dépasse les 300 pages, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Ceux qui aiment les jeux en ligne craqueront facilement pour cette histoire. Toutefois, les autres lecteurs amateurs d’humour et d’intrigues rondement menées y trouveront aussi leur bonheur. Un coup de cœur!

Double quiproquo! – Miyama Kaoruko

double quiproquo miyama kaoruko

MIYAMA Kaoruko 美山薫子
ISBN: 9782382764138
Hana, 2023
ISBN: 9784866536040 (JP)
Core magazine, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Meilleurs amis, otaku… et amoureux?! »

Miyama Kaoruko sensei narre une comédie romantique classique avec deux amis d’enfance qui se redécouvrent à travers une passion commune mais secrète. Elle reprend avec humour les clichés des BL tout en s’amusant à détruire les réactions classiques avec ses deux protagonistes. De même, elle joue sur les quiproquos pour provoquer la surprise. Les différentes activités des otaku, en particulier celles des fujoshi et des fudanshi, sont mises en avant, comme les discussions sur les ship, les cafés à thème, les conventions. Yuri, la sœur aînée de Shû, apporte un regard plus féminin sur cet univers. Ryô qui a tendance à baser ses connaissances sur l’amour à travers ses lectures, s’interroge sur sa sexualité et l’évolution de ses sentiments. En introduisant Hanai, une collègue d’Izumi, l’auteure joue également sur les contrastes, avec une jeune femme violente au visage angélique. Elle aborde avec légèreté le passage de l’amitié à l’amour.

La mangaka a un trait épuré jouant sur les pleins et déliés, aux angles toutefois marqués. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques, arrondissant les visages. Par ailleurs, elle dessine des corps longilignes, de grands yeux expressifs, rappelant le style shôjo. Les trames d’ambiance très graphiques alternent avec les décors. Les autres trames sont équilibrées. De même, la mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Miyama sensei censure les parties intimes par des bandelettes blanches.

En résumé

Minase Ryô, étudiant de 4e année, est également un fudanshi qui écrit ses propres histoires. Mais il cache ce secret, en particulier à son ami d’enfance Izumi Shûichi, de crainte de briser leur amitié. Il admire par ailleurs un autre auteur amateur, Sardine, et découvre sur les réseaux sociaux qu’il sera sur le stand attenant à celui de ce dernier lors de la prochaine convention. Mais quelle n’est pas sa surprise en découvrant qu’il s’agit de Shû!

En conclusion

Miyami Kaoruko sensei offre une comédie romantique légère qui s’amuse des clichés sur les fudanshi. Toutefois, elle privilégie l’humour, ne développant donc pas certains évènements. Son graphisme plutôt mignon est agréable. Une lecture plaisante qui offre un bon moment de détente.

Love hug therapy – Taka

love hug therapy taka

Taka 鷹
ISBN: 9782382764152
Hana, 2023
ISBN:‎ 9784758023627 (JP)
Ichijinsha, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« C’est qui le pervers, hein?! Idiot!! »

Taka sensei propose de suivre une comédie romantique classique entre deux étudiants en colocation qui tombent amoureux. Toutefois, elle décortique avec une pointe d’humour et de tendresse la transformation de l’amitié en amour. Ainsi, elle aborde les compromis nécessaires et le respect des règles dans une cohabitation. La narration alterne entre les deux héros, donnant au passage la version de chacun des protagonistes sur leur vision de leur relation. Malgré ses sentiments, Hayase se retient de brusquer son colocataire, faisant quelques tests sur ses limites. Akitsuki découvre rapidement le changement de ses sentiments mais reste longtemps dans le déni, de peur de perdre son amitié mais également sa vie sociale. D’ailleurs, l’étudiant Kamishiro, dont l’homosexualité cachée fait l’objet de toutes les rumeurs, représente les réactions les plus négatives. L’auteure aborde ainsi l’homophobie, la pression de la société, la question du coming out et la première fois.

La mangaka a un trait très anguleux, incisif qui dégage une certaine raideur. Elle l’arrondit et le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle n’hésite pas à déformer les visages pour renforcer leurs expressions, offrant des bouilles hilarantes, ou à dessiner ses personnages en SD. De même, des hachures envahissent les visages lors des rougissements. Les trames d’ambiance, graphiques, appuient les émotions. Les autres trames sont équilibrées et en aplat. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est très dynamique. Taka sensei représente parfois Hayase en wanko. Elle ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

A 20 ans, l’étudiant Akitsuki Ryô rêve d’un peu d’indépendance mais aimant un certain confort, il peine à trouver un loyer dans son budget. Un camarade de classe, Hayase, lui propose alors une colocation. Toutefois, ce dernier qui avait l’habitude de câliner son chien chaque jour, lui demande de le remplacer. En fin de compte, Akitsuki y prend néanmoins goût. Mais un jour, après une sortie à deux, Hayase taquine son colocataire en lui faisant un câlin un peu plus serré dans une ruelle retirée. Ryô réalise soudain que son cœur palpite, et qu’il espérait même un baiser…

En conclusion

Taka sensei offre une comédie romantique bien rythmée. Elle aborde des questionnements sérieux mais alterne avec des moments amusants, permettant de détendre l’atmosphère. Ses bouilles dans les passages humoristiques contrastent complètement avec son graphisme général et apporte une touche originale. D’ailleurs, son style ne plaira pas à tout le monde. Pour ma part, j’adore les traits un peu secs. Je suis également sous le charme de la dynamique de ce couple.

Happy shitty life 4 – Harada

happy shitty life 4 harada

Harada はらだ
ISBN: 9782382762325
Hana, 2023
ISBN: 9784801978805 (JP)
Takeshobo, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Entre péripéties du quotidien et grandes découvertes sexuelles, la vie de merde continue. »

Harada sensei continue de détourner les clichés des romances. Elle aborde entre autres, avec humour, les techniques de dragues lourdes, la concurrence agressive et la hiérarchie tyrannique en entreprise, le poids des normes sociales. Kasuya et Kuzuya découvrent réciproquement de nouvelles facettes mais continuent de nier l’évolution de leurs sentiments, nourrissant constamment leurs rivalités dans des défis de plus en plus idiots. L’introduction de nouveaux personnages permet d’ajouter quelques tensions mais aussi de développer d’autres comportements déviants. Ainsi, l’illustrateur Shirimojirifuguri n’assume pas sa passion pour l’ero-guro de peur de perdre son public. Les collègues de Kasuya, Tani Yûji, Uzumaki et Yokoshima, s’avèrent être une épée de Damoclès sur la tête du salaryman. L’auteure pousse les fantasmes des deux héros dans des délires complètement loufoques. Comme dans le tome précédent, elle développe encore les personnages secondaires.

La mangaka a un trait légèrement épuré au style reconnaissable. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps finement musclés, mettant parfois en avant la plastique de ses personnages. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Les autres trames sont variées. La mise en page au premier abord classique est en réalité très dynamique et au service de l’humour. De même, des respirations apparaissent plus souvent lorsqu’il y a beaucoup de dialogue. Harada sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle utilise d’ailleurs les mosaïques uniquement à des fins humoristiques. Sous la jaquette, elle présente Koma Kotarô (30 ans).

En résumé

Depuis qu’ils sont en colocation, Kasuya Kyôtarô et Kuzuya Yoshiyuki ont pris l’habitude de réaliser leurs fantasmes chacun leur tour via l’application du dieu sur leur smartphone. Mais comme sa présence manque aux deux compères, ils décident de construire un petit autel avec une petite statuette du dieu. En sortant du magasin de bricolage, Kasuya réalise que la tenue de Kuzuya n’est vraiment pas soignée et décide alors de le relooker. Mais cela ne se passe pas vraiment comme il l’avait espéré.

En conclusion

Harada sensei arrive encore à renouveler ses gags et imagine des délires de plus en plus improbables mais tellement hilarants. Son graphisme efficace s’adapte immédiatement à l’ambiance du récit entre humour et sensualité. Nos deux idiots préférés qui agissent sans réfléchir et se font parfois des coups bas nous incitent pourtant à réfléchir sur des problématiques actuelles. Un humour qui ne plaira pas à tout le monde mais une véritable performance narrative pour les lecteurs qui y adhèrent. A découvrir absolument!

Ne refuse pas mes baisers – Michinoku Atami

ne refuse pas mes baisers michinoku atami

MICHINOKU Atami みちのくアタミ
ISBN: 9782382764008
Hana, 2023
ISBN: 9784799728543 (JP)
Libre, 2016 (JP)
Titre original: いやよいやよもキスのうち
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Tu réagis au toucher de n’importe qui? »

Michinoku Atami sensei propose de suivre la romance maladroite des frères Yûki avec leurs amis. Elle offre donc deux histoires différentes, avec l’hypersensible Megumi qui contraste avec l’indifférent Kazu. Pourtant, elle aborde les mêmes thèmes comme la jalousie, la rivalité, la fuite de la réalité et l’acceptation de son attirance. La narration alterne entre les protagonistes, partageant ainsi leurs réflexions. Bien que leur relation soit plutôt tendue, Seiichirô soutient son petit frère Sôjirô. Les deux lycéens s’interrogent sur leur sexualité, leur sentiments mais également la différence entre amitié et amour. Avec Megumi, l’auteure s’intéresse à l’hypersensibilité mais développe malheureusement le sujet d’un point de vue plutôt comique. Elle joue sur les limites avec le consentement, les personnages cédant facilement au plaisir après quelques résistances. En plus, elle crée des seme très entreprenants dès qu’ils dépassent leur hésitation et des uke manquant de confiance en eux.

La mangaka a un trait épuré et anguleux, avec des contours plus épais qui apportent du relief. Elle le simplifie, parfois jusqu’à l’extrême, dans les passages humoristiques. Elle adoucit également son trait avec des hachures envahissantes lors du rougissement des visages, ajoutant une touche shôjo. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Michinoku sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou des languettes. Sous la jaquette, elle offre une anecdote en une planche, à lire à la fin. Elle présente aussi les personnages.

En résumé

Yûki Sôjirô déteste Yoshikawa Megumi, le meilleur ami de son frère aîné Seiichirô. Pourtant, lorsqu’il était en primaire, il jouait souvent avec lui jusqu’à ce que ce dernier le délaisse sans explications, se montrant même de plus en plus froid. Mais un jour, il trouve Megumi complètement excité, devant la chambre de son frère. Persuadé que les deux amis sortent ensemble, il décide d’interroger Yoshikawa. Mais ce dernier tente de fuir la conversation. En le retenant, Sôji découvre alors que Megumi est hypersensible, réagissant dès que quelqu’un le touche. Intrigué, il en profite pour le soulager…

En conclusion

Ce one-shot se classe à la trentième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2017. Michinoku Atami sensei offre une comédie romantique douce et sexy. Elle s’attarde principalement sur les sentiments de ses personnages. Mais le charme du titre se trouve principalement dans la beauté du dessin, avec des lycéens dégageant à la fois un peu de virilité et de sensualité. Fan de la mangaka, je suis contente de découvrir une autre œuvre de ses débuts. J’apprécie particulièrement la dynamique entre les personnages.

Roku and Rui – Suiyoubi

roku and rui suiyoubi

Suiyoubi 水曜日
ISBN: 9782382763971
Hana, 2023
ISBN: 9784799752173 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Essaye de me faire tomber amoureux de toi. »

Suiyoubi sensei narre une comédie romantique avec un ami d’enfance tyrannique qui se transforme en petit ami prévenant. D’ailleurs, à part des baisers volés, elle construit une relation consensuelle. Bien que possessif, Roku se contrôle et se montre attentionné. Rui, quant à lui, s’interroge beaucoup sur ses sentiments et les différences entre amitié et amour. La narration se base principalement sur son point de vue. Mais une des histoires bonus donne la version de Koga. L’auteure joue sur l’inexpérience de Takanashi pour aborder les interrogations qui l’assaillent sur les différences entre amour hétérosexuel et homosexuel. Ainsi, elle dépeint les différents sentiments qui touchent un couple en construction: la jalousie, le doute, les inquiétudes qui persistent malgré la confiance acquise. Elle montre également l’importance de la communication. Les amis permettent au couple d’avancer.

La mangaka a un trait épuré au tracé d’abord rigide mais qui s’assouplit par la suite, donnant une touche particulière à son dessin. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle donne un aspect mignon à ses personnages avec des hachures de rougissement. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges et s’estompent autour des protagonistes. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques, appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Suiyoubi sensei joue sur les cadrages pour ne pas montrer les parties intimes. Elle ne les détaille pas et ne dessine pas les contours.

En résumé

Cela fait trois mois que Takanashi Rui est à l’université et il compte bien sortir avec une fille. Enfin! Si son ami d’enfance, Koga Roku, ne lui pique pas la fille qui lui plaît. En effet, les deux garçons se sont disputés au collège après que Roku lui ait volé un baiser et depuis, ils ne se parlent plus. Alors que Takanashi essayait d’aborder Sugita, Koga fait un vacarme monstre, mettant mal à l’aise la jeune fille. Pourtant, Rui décroche tout de même un rendez-vous à la fin des cours. Mais il trouve Roku à la place de Sugita. Ce dernier l’embrasse alors en déclamant ses sentiments.

En conclusion

Suiyoubi sensei montre avec humour les tribulations de l’amitié vers l’amour. Elle offre une comédie romantique amusante et dynamique et surprend le lecteur avec le changement de comportement de Roku. Son graphisme particulier qui évolue un peu au fil des chapitres renforce les effets comiques. Malheureusement, l’enchainement des évènements plutôt rapide et le format one-shot laissent peu de temps pour s’attacher aux personnages. Une lecture certes classique mais toute de même mignonne.

My wife devil – Sekihara Neg

my wife devil sekihara neg

SEKIHARA Neg 赤原ねぐ
ISBN: 9784799749227 (JP)
Libre, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Un jeune homme effroyablement mignon.

Sekihara Neg sensei narre une comédie romantique entre un bisexuel caché qui mène une vie indolente et un étudiant au regard effrayant mais d’un caractère strict. Elle alterne la narration entre les deux héros. En jouant sur les quiproquos, elle installe une dynamique entre les deux hommes, le jeune Tatsuo étant en conflit constant entre le respect pour son supérieur et son envie de le recadrer. D’ailleurs, il apporte un nouvel équilibre au barman qui va faire des efforts pour vivre plus sainement. Ainsi, Akira prend conscience du changement de ses sentiments envers l’étudiant et finit même par se confier petit à petit. L’auteure installe les amis des deux héros, Sakuma et Kaji, comme soutiens indirects. Elle enchaîne également les évènements du quotidien pour les rapprocher naturellement. Par ailleurs, elle aborde la différence d’âge, les jugements extérieurs blessants, la difficulté à parler de sujets sensibles, les interrogations sur l’orientation sexuelle.

La mangaka a un trait légèrement épuré. Elle utilise des contours plus épais, jouant sur les différences d’épaisseur, les pleins et les déliés, qui donnent un style particulier, incisif mais beau. Elle marque les ombres fortes par des hachures. Ainsi, le graphisme comporte quelques touches shônen. L’exagération des expressions dans les passages humoristiques renforcent cette impression. D’ailleurs, le regard de tueur de Tatsuo lui donne des airs de furyô enragé. Les trames sont nombreuses et variées. De même, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page dynamique est au service de l’histoire. Dans les scènes érotiques, Sekihara sensei censure les parties intimes par de larges bandelettes blanches. Elle débute ses chapitres par une illustration où pose Onimura seul ou accompagné de Kanzaki. Sous la jaquette, elle offre une saynète humoristique supplémentaire avec sa postface.

En résumé

Kaji Angô, gérant du café et bar Nagomi, a embauché l’étudiant Onimura Tatsuo pour l’aider à la cuisine. Il envoie ce dernier réveiller son collaborateur Kanzaki Akira, qui gère le bar le soir. Mais le barman myope et encore imbibé d’alcool embrasse par mégarde le jeune homme. Gêné par sa méprise, Akira est surpris de voir Tatsuo agir normalement même si il garde maintenant une certaine distance. Bien qu’il fréquente des femmes, le barman cache en réalité son homosexualité. Comme il a tendance à se laisser aller, Kaji demande alors à Onimura de prendre soin de Kanzaki en lui préparant au moins ses repas. Toutefois, le jeune homme bien élevé à la tête de voyou attire de plus en plus Akira…

En conclusion

Pour son premier manga écrit en individuel, Sekihara sensei maîtrise déjà son scénario. Après quelques baisers volés vite recadrés, elle installe des relations consenties. D’ailleurs, les scènes érotiques sont rares car elle se concentre surtout sur l’évolution des sentiments des personnages, offrant un récit plutôt réaliste. D’abord prévu en un one-shot, le succès rencontré a permis de publier un autre tome, pour mon plus grand plaisir. Un titre que je trouve mignon et passionnant!

Ameiro paradox 6 – Natsume Isaku

ameiro paradox 6 natsume isaku

NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782375063736
Taifu comics, 2023
ISBN: 9784403667930 (JP)
Shinshokan, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Nos deux compères sont-ils prêts pour une nouvelle vie à deux?! »

Natusme Isaku sensei s’intéresse à la cohabitation du couple. Elle aborde donc la question du coming out à la famille et aux collègues, la difficulté à concilier privé et travail ainsi que les compromis à faire. En effet, Onoe a tendance à imaginer le pire et a la fâcheuse tendance à materner son petit ami. En plus, Kaburagi qui hésite encore, ne communique pas assez, créant des quiproquos. Entre disputes et réconciliations, le couple avance doucement tout en amusant les lecteurs. Kasai et Noriko jouent les confidents et les guident au mieux. Comme dans le tome précédent, l’auteure continue de révéler certaines facettes de Kabu. Par ailleurs, elle présente la famille de Satoshi. Dans l’histoire bonus, elle offre une anecdote à la suite du chapitre dans le bar de Kaori.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle dessine d’adorables SD. Les trames sont équilibrées. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Par contre, les décors alternent avec les trames d’ambiance souvent graphiques, évitant de surcharger la page. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Natsume sensei joue sur les cadrages pour ne pas montrer les parties intimes. Elle simplifie également ces dernières. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien des personnages. A la fin d’un chapitre se trouve un yonkoma qui marque la transition avec l’arc suivant.

En résumé

Sur une remarque de Kaburagi Motoharu, Onoe Satoshi commence à chercher un appartement pour qu’ils vivent ensemble. Mais il doit vite abandonner, le mois de décembre étant chargé à cause d’une épidémie de grippe. Les deux journalistes n’arrivent même plus à se voir, absorbés par leurs tâches. En effet, Kaburagi remplace le photographe Sumida et passe son temps à l’extérieur tandis qu’Onoe assume les travaux de rédaction au bureau. Quand Motoharu passe un soir chez Satoshi, ce dernier s’inquiète pour son petit ami qui, malgré la fatigue, dort peu et ne mange pas. Se montrant un peu trop maternel, ils finissent par se disputer, d’autant plus que Kabu avoue préférer être seul.

En conclusion

Natsume Isaku sensei nous balade entre humour, romance et tension. A travers cette simple tranche de vie, elle arrive pourtant à aborder divers sujets sérieux. Je suis complètement stupéfaite par la perspicacité de la mère d’Onoe, qui mène en plus son fils par le bout du nez pour lui faire avouer ses petits secrets. Un tome au ton un peu plus sérieux autour du couple mais qui me donne envie de vite découvrir la suite.

Sa taille XL… Toujours un bonheur! 2 – Omoimi

sa taille xl toujours un bonheur 2 omoimi

Omoimi 重い実
ISBN: 9782382763681
Hana, 2023
ISBN: 9784758020886 (JP)
Ichijinsha, 2020 (JP)
Titre original: 愛しのXLサイズ・続
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« J’ai senti qu’il me regardait… Mais je suis parti sans me retourner. »

Omoimi sensei continue les aventures de Yamamoto et de Kobayashi, qui commencent maintenant à travailler. Elle s’intéresse à l’amour à distance ainsi que les nouvelles difficultés que rencontre le couple. Elle aborde donc leurs inquiétudes, la séparation entre travail et privé, ainsi que toute la réorganisation que nécessite leurs rapports charnels. En effet, ils doivent réhabituer leurs corps et tenir compte de la fatigue. Avec Soga, l’ancien collègue de Yamamoto, Kobayashi laisse un peu plus exprimer sa jalousie. Par ailleurs, le frère de Tetsuya, Sôta, apporte une touche humoristique, sympathisant facilement avec Aoi. Le couple s’interroge sur leur avenir, toujours dans la discussion et les quiproquos. L’auteure fait évoluer ses personnages en créant quelques tensions grâce aux personnages secondaires. Elle offre en bonus une anecdote toute mignonne.

La mangaka a un trait fin et épuré qui s’assouplit. Pour les rougissements, elle dessine de fines hachures très rapprochées. Les trames équilibrées utilisent une palette de teintes proches tandis que les trames d’ambiance soulignent les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Omoimi sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle offre environ une scène par chapitre. En fin de tome, elle inclut une illustration dans sa postface, montrant les habitudes du couple au lit après leurs ébats.

En résumé

Après trois ans de vie commune, Kobayashi Tetsuya et Yamamoto Aoi doivent se séparer pour travailler. Kobayashi rejoint la distillerie de ses parents tandis que Yamamoto va faire son apprentissage à Nara, berceau du saké. Ce dernier promet alors de rejoindre son petit ami dans un an, quand il aura terminé. A sa surprise, sa formation est moins rude qu’il ne pensait. Ayant obtenu quelques jours de congés, Aoi et Tetsuya se rejoignent à Kyoto pour un séjour en amoureux mais finissent à l’hôtel à se câliner. Lors de cette deuxième séparation, Yamamoto ressent alors encore plus de douleur. Dès la fin de son apprentissage, il s’empresse donc de s’engager dans la distillerie de Kobayashi et retrouve enfin son bien-aimé dans son nouvel appartement à Mie.

En conclusion

Ce tome obtient la dix-neuvième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2021. La surprise étant passée, Omoimi sensei s’attarde sur un récit plus classique mais pense toujours à développer les problèmes autour de la taille de l’Anaconda quand cela se présente, dans la continuité du tome précédent. Elle alterne facilement entre humour, romance et sexy. Le couple est toujours aussi mignon toutefois, cette suite ne plaira qu’aux personnes curieuses de poursuivre leurs aventures. Par ma part, j’attends avec curiosité le tome 3.