Happy shitty life 4 – Harada

happy shitty life 4 harada

Harada はらだ
ISBN: 9782382762325
Hana, 2023
ISBN: 9784801978805 (JP)
Takeshobo, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Entre péripéties du quotidien et grandes découvertes sexuelles, la vie de merde continue. »

Harada sensei continue de détourner les clichés des romances. Elle aborde entre autres, avec humour, les techniques de dragues lourdes, la concurrence agressive et la hiérarchie tyrannique en entreprise, le poids des normes sociales. Kasuya et Kuzuya découvrent réciproquement de nouvelles facettes mais continuent de nier l’évolution de leurs sentiments, nourrissant constamment leurs rivalités dans des défis de plus en plus idiots. L’introduction de nouveaux personnages permet d’ajouter quelques tensions mais aussi de développer d’autres comportements déviants. Ainsi, l’illustrateur Shirimojirifuguri n’assume pas sa passion pour l’ero-guro de peur de perdre son public. Les collègues de Kasuya, Tani Yûji, Uzumaki et Yokoshima, s’avèrent être une épée de Damoclès sur la tête du salaryman. L’auteure pousse les fantasmes des deux héros dans des délires complètement loufoques. Comme dans le tome précédent, elle développe encore les personnages secondaires.

La mangaka a un trait légèrement épuré au style reconnaissable. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps finement musclés, mettant parfois en avant la plastique de ses personnages. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Les autres trames sont variées. La mise en page au premier abord classique est en réalité très dynamique et au service de l’humour. De même, des respirations apparaissent plus souvent lorsqu’il y a beaucoup de dialogue. Harada sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle utilise d’ailleurs les mosaïques uniquement à des fins humoristiques. Sous la jaquette, elle présente Koma Kotarô (30 ans).

En résumé

Depuis qu’ils sont en colocation, Kasuya Kyôtarô et Kuzuya Yoshiyuki ont pris l’habitude de réaliser leurs fantasmes chacun leur tour via l’application du dieu sur leur smartphone. Mais comme sa présence manque aux deux compères, ils décident de construire un petit autel avec une petite statuette du dieu. En sortant du magasin de bricolage, Kasuya réalise que la tenue de Kuzuya n’est vraiment pas soignée et décide alors de le relooker. Mais cela ne se passe pas vraiment comme il l’avait espéré.

En conclusion

Harada sensei arrive encore à renouveler ses gags et imagine des délires de plus en plus improbables mais tellement hilarants. Son graphisme efficace s’adapte immédiatement à l’ambiance du récit entre humour et sensualité. Nos deux idiots préférés qui agissent sans réfléchir et se font parfois des coups bas nous incitent pourtant à réfléchir sur des problématiques actuelles. Un humour qui ne plaira pas à tout le monde mais une véritable performance narrative pour les lecteurs qui y adhèrent. A découvrir absolument!

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