Kabukichô bad trip 2 – Nagisa Eiji

kabukicho bad trip 2 nagisa eiji

NAGISA Eiji 汀えいじ
ISBN: 9782375064061
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784799755006 (JP)
Libre, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Je veux essayer plein de choses avec toi. Jusqu’à ce que, même sans lire dans tes pensées, j’arrive à comprendre ce que tu attends de moi. »

Nagisa Eiji sensei continue d’expliquer certaines pratiques sadomasochistes, mettant en avant la communication et la confiance au sein du couple. Elle alterne la narration entre les amoureux. De même, elle met en avant les contraintes et la sensualité des piercings aux tétons. Mizuki s’avérant toujours prévenant lors de leurs rapports, le docile Tôru montre une curiosité de plus en plus grandissante pour le SM. Ainsi, il prend parfois des initiatives et partage plus facilement ses sensations. Le couple construit une relation au quotidien équilibrée, refusant la dépendance. L’auteure aborde donc les difficultés à coordonner son emploi du temps, les risques avec les paparazzis, les désagréments de pouvoir lire les pensées, la gestion délicate d’un scandale. Elle met en avant le soutien des amis de Miyama et Hikawa, Jun, Rio et Kaede. De même, elle s’intéresse au sentiment de culpabilité qui s’installe dans le couple quand des problèmes prévisibles surgissent.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. De fines hachures marquent les rougissements, restant pourtant discrètes bien qu’envahissantes. De même, les ombres fortes sont hachurées. Ainsi, les trames bien que variées, colorent en aplat. Les trames d’ambiance graphiques accompagnent les émotions. Les flash-back se repèrent par des trames grises recouvrant les vignettes. Les décors soignés apportent une note réaliste par leur présence. La mise en page plutôt classique propose quelques pages plus dynamiques. Comme dans le tome précédent, les phylactères participent à la narration en changeant de forme. Dans les scènes érotiques, Nagisa sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Elle dessine toutefois des coupes intérieures.

En résumé

Miyama Tôru a quitté son travail d’hôte et cherche activement un métier plus conventionnel, soucieux des possibles scandales qu’il pourrait provoquer par rapport à son petit ami. Hikawa Mizuki rechigne aussi à accepter une opportunité qui propulserait sa carrière. En effet, il a reçu une offre pour tourner dans une série télévisée réalisée par un grand producteur. Son ex et amie Hashimoto Kaede, coach sportif, essaie pourtant de le convaincre d’accepter. Mais le mannequin ne souhaite pas que sa célébrité montante blesse un jour son petit ami. En plus de leur relation homosexuelle, leur pratique sexuelle représente un autre point faible supplémentaire…

En conclusion

Ce tome obtient la quatorzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2023. Nagisa Eiji sensei s’attarde un peu plus sur la relation du couple au quotidien. Elle maîtrise parfaitement le développement de son récit, bien que certains évènements sont facilement prévisibles. Son graphisme sensuel rend parfaitement les émotions des personnages. Je suis complètement sous le charme de ce couple qui travaille à un bel équilibre de leur relation. Si vous êtes intrigué par la complicité entre le manager de café, Ikeda Tôya, et Rio, un spin-off raconte leur histoire. J’espère qu’il aura également droit à une traduction. Une lecture toujours aussi tendre et mignonne!

Kachô fûgetsu – beauties of nature 10 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu 10 shimizu yuki

SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375064085
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784403668296 (JP)
Shinshokan, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Hitomi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour te rendre heureux. Je te le jure! »

Shimizu Yuki sensei offre une petite pause sexy dans son récit en s’attardant sur l’intimité de Zaizen et Kiriya puis d’Itokawa et Hitomi. Elle s’intéresse à la communication au sein du couple, s’amusant à inverser les rapports de force durant les préliminaires. Ainsi, elle dévoile de nouvelles facettes de l’avocat, qui parle crûment. En effet, Masumi compte rattraper le temps perdu et est prêt à tout pour entretenir la passion. De même, Kazuto se montre plus franc sur ses sensations et prend des initiatives. Il arrive à gérer la jalousie et l’emprise de son petit ami. Prenant de l’assurance, il hésite moins à dévoiler son homosexualité. D’ailleurs, l’auteure aborde la question du coming out dans une amitié en construction, interrogeant sur la confiance. Avec la sœur de Masataka, Takako, elle dévoile un peu le passé du médecin ainsi que l’origine de sa relation dégradée avec sa famille.

La mangaka a un trait léché légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par exemple, Ito se transforme parfois en wanko. Les corps sont tous finement musclés. Les trames équilibrées ont une dominante claire. Par contre, les trames d’ambiance, plutôt graphiques, alternent avec les décors soignés. La mise en page est très dynamique. Shimizu sensei ne censure pas les scènes érotiques et offre même des coupes intérieures. Parfois, elle ne détaille pas les parties intimes. Dans les illustrations en début de chapitre, elle fait poser les personnages dans un moment câlin. Comme dans le tome précédent, une fiche présente succinctement les protagonistes au début du volume.

En résumé

Depuis qu’ils se sont avoués leurs sentiments, Kiriya Shun et Zaizen Masumi profitent pleinement de leur amour. Décidé à tenir sa promesse d’aller dans un onsen, le patron du clan Hiraoka propose alors d’annoncer d’abord à Hitomi Masataka qu’ils sortent ensemble. Le médecin d’une humeur massacrante car son petit ami Itokawa Kazuto est de sortie avec Hizuru, les accueille froidement. Toutefois, il change immédiatement en découvrant les luxueux ingrédients apportés par Kiriya. Capricieux, il exige pourtant que son ami yakuza aille chercher du poivre pendant qu’il prépare un festin avec Zaizen. Ayant deviné l’objet de leur visite, Hitomi confirme son amitié inébranlable mais rappelle qu’il prendra toujours le parti de Zaizen.

En conclusion

Shimizu Yuki sensei offre une parenthèse tendre et sexy dans son récit, concluant l’histoire de Zaizen et Kiriya ainsi que celle d’Ito et Hitomi. Elle alterne avec brio humour, tension et tendresse. Son graphisme sensuel est un bonheur pour les yeux. Nous avons rattrapé les sorties japonaises et la patience va devenir une vraie torture. Une lecture passionnante, qui aborde des sujets d’actualités avec des personnages séduisants et attachants.

Love is an illusion 1 – Fargo

love is an illusion 1 fargo

Fargo
ISBN: 9782382882740
Kbooks, 2024
Lezhin, 2018 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Dans cet univers, une hiérarchie détermine la façon dont les gens interagissent. »

Fargo offre un classique omegaverse avec un alpha dominant qui garde le contrôle en dehors de son rut et un oméga récessif qui devient très entreprenant lors de ses chaleurs. Ainsi, elle crée une dynamique oscillant entre chamailleries, tension sexuelle et situations comiques avec ses deux héros qui passent leur temps à se provoquer. Elle aborde principalement la question de la discrimination, le poids des clichés sur les alphas et les omégas, l’influence des phéromones opposée aux sentiments. Heeso, l’ami bêta de Park, et Kyungsoo, l’ami bêta de Kim, se retrouvent souvent à temporiser les deux amants. Dojin semble plutôt effacé pour un alpha tandis que l’impétueux Hyesung prend beaucoup d’initiatives pour un oméga. Le chanteur se retrouve troublé par son attirance, ayant trouvé sa muse. L’auteure révèle par brides l’environnement et le passé des deux héros, créant du suspense. Elle s’intéresse par ailleurs à la pression des parents.

Fargo a un trait légèrement anguleux. Néanmoins, elle dessine des visages plutôt ronds. Elle simplifie son trait dans les passages humoristiques, donnant des bouilles trop chou. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Les pages couleurs alternent avec celles en noir et blanc. Ainsi, les trames sont variées tandis que les couleurs sont plutôt pastel. Un fond noir marque les flash-back. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, la manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc. Elle offre tout de même des coupes intérieures. En début de tome, une fiche succincte explique l’univers omegaverse. Ce premier volume comporte un poster mettant en avant le côté sexy de Dojin.

En résumé

L’alpha dominant Park Dojin (25 ans), héritier du groupe Se-on, préfère actuellement composer des chansons pour son groupe Distorsion. Invité à l’anniversaire de Kanghyun (alpha), il reste stoïque face aux moqueries de ce dernier sur sa carrière tandis que son ami d’enfance Heeso (bêta) s’énerve à sa place. Excédé, le chanteur préfère fuir aux toilettes. Il croise alors Kim Hyesung (20 ans) qui travaille comme serveur, en train de s’asperger de phéromones d’alpha en parfum. En effet, ce dernier est persuadé d’être un alpha un peu récessif et espère donc rencontrer un riche oméga pour se caser. Pourtant tous les alphas l’ont traité d’oméga. Soudain, Hyesung ressent les symptômes de ses premières chaleurs.

En conclusion

Fargo propose un récit assez classique d’ennemis à amants. Toutefois, elle maîtrise son scénario, équilibrant les moments dramatiques, comiques et sensuels. Son graphisme est efficace et expressif. Les relations étant influencées par les chaleurs et le rut, le consentement est souvent gris. Une lecture entraînante!

Cherry magic 4 – Toyota Yuu

cherry magic 4 toyota yuu

TOYOTA Yuu 豊田悠
ISBN: 9782385314392
Akata, 2024
ISBN: 9784757566491 (JP)
Square enix, 2020 (JP)
Titre original: 30歳まで童貞だと魔法使いになれるらしい 4
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Rien qu’à l’entendre, j’ai le cœur qui bat la chamade! »

Toyota Yuu sensei continue de jouer sur les poncifs des BL tout en brisant les moments les plus romantiques avec humour. D’ailleurs, elle dénonce la vision commerciale et les clichés sur les rendez-vous amoureux en général, imposés par les magazines et admis depuis par la société. En plus de son manque de confiance en soi et la tendance à se déprécier, Adachi redoute le jugement et les regards extérieurs. Pourtant, il prend de l’assurance en découvrant les faiblesses de Kurosawa, grâce à la lecture de ses pensées. L’auteure alterne quiproquos, réactions exagérées, tension et moments tendres et romantiques avec dextérité. Elle aborde le manque de communication, la culpabilité ressentie face aux secrets dévoilés grâce au pouvoir de lire dans les pensées. Dans les chapitres bonus, elle continue la romance entre Tsuge Masato et Minato. Un chapitre spécial s’intéresse également aux spécificités des fujôshi avec Fujisaki.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont très variées. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Les décors, soignés, apparaissent sur les plans larges. La mise en page dynamique utilise souvent les superpositions de vignettes. Dans la postface, Toyota sensei offre des anecdotes amusantes sur la création de son manga et annonce une adaptation en série télévisée. Comme dans le tome précédent, les pensées lues par Adachi apparaissent en rose. Par ailleurs, les éditions Akata propose une version collector dans laquelle les pensées en rose sont dans tous les chapitres. La couverture diffère également. Un livret bonus accompagne le tout contenant des illustrations couleurs, des yonkoma en couleur et une histoire reprenant les fantasmes des fujôshi du bureau: Fujisaki, Hatori et Suga.

En résumé

Adachi a couru jusqu’à l’aéroport pour déclarer ses sentiments à Kurosawa Yûichi qui était de retour d’un déplacement. Quand les deux hommes s’enlacent, le magicien s’inquiète un peu en découvrant le combat intérieur du beau gosse. Mais Asahina les interrompt. Heureusement, Adachi repousse de justesse son « nouveau » petit ami. De retour chez lui, il reçoit un appel de Kurosawa qui lui propose alors une sortie à deux le week-end.

En conclusion

Toyota Yuu sensei arrive à nous faire rire dans les moments les plus romantiques en détournant les clichés classiques du genre. Par ailleurs, elle offre indirectement une critique légère de la marchandisation de l’amour et de la construction de certains clichés. Son graphisme est efficace et agréable. Je craque complètement pour tout ce petit monde qui cache beaucoup de chose derrière leurs sourires conciliants. Une lecture touchante et amusante, avec une relation si mignonne dans laquelle on se retrouve forcément à un moment.

Sasaki et Miyano 9 – Harusono Shou

sasaki et miyano 9 harusono shou

HARUSONO Shou 春園ショウ
ISBN: 9782385312701
Akata, 2024
ISBN: 9784046811400 (JP)
Kadokawa, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Tu veux bien sortir avec moi, ce jour-là? »

Harusono Shou sensei continue de développer les émotions de Sasaki et Miyano face au changement de leur situation. Elle s’intéresse à la difficulté à coordonner son emploi du temps, l’exaltation des sentiments et la gestion de la distance. Ainsi, une gêne s’installe entre les deux amoureux, Shûmei se montrant plus démonstratif mais le regrettant aussitôt. Miyano prend un peu plus d’assurance et d’initiatives, soutenu par ses parents et ses amis. Ogasawara Jirô et Hanzawa Masato apportent une note comique. D’ailleurs, l’auteure joue sur les clichés du BL, s’amusant sur la limite entre amitié et amour, dans la gestuelle ou la discussion. Avec l’introduction d’Ugawa Sora, un camarade de classe de Sasaki, elle aborde le jugement sur l’apparence, la question du coming out. De même, elle rappelle que les démonstrations romantiques quelque soit l’orientation sexuelle du couple, peuvent mettre mal à l’aise à travers les réactions de Shirahama.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux de style shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à arrondir les têtes. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page plutôt classique alterne des yonkoma. Comparé au tome précédent, Harusono sensei fait poser les personnages du récit et donne sa postface sous la jaquette. Elle précise le découpage du temps sur le sommaire. Dans les bonus, elle regroupe les histoires promotionnelles en les classant par thème. Ses chapitres n’ont d’ailleurs pas la même taille.

En résumé

L’anniversaire de Sasaki Shûmei approche. Miyano Yoshikazu appelle donc son petit ami pour l’inviter à un rendez-vous à deux. Mais s’étant un peu trop emballé, il demande alors conseil auprès de Kuresawa Tasuku. Shirahama Kyôji et Tashiro Gonzaburô se mêlent rapidement à la conversation de leurs amis. Toutefois, la discussion dérive rapidement sur leur orientation.

En conclusion

Harusono Shou sensei arrive à créer une ambiance chaleureuse, douce avec la bienveillance de ses personnages. Son graphisme dégage d’ailleurs le même effet. De même, elle traite avec délicatesse les questions sur les premiers émois amoureux et la sexualité de l’adolescence. Une lecture qui procure les mêmes sensations qu’un doux bonbon qui fond doucement sur la langue. Cette série est idéale pour débuter dans le BL.

Love shuttle 1 – Aeju

love shuttle 1 aeju

Aeju
ISBN: 9782959108617
Nao studio publishing, 2024
Lezhin, 2019 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Qu’est ce qu’il vient de se passer, c’est la première fois que je ressens autant de plaisir… »

Aeju propose une comédie romantique omegaverse avec deux collègues qui s’entendent comme chien et chat et tombent finalement amoureux. Elle joue sur la spécificité de Doyun qui, bien qu’oméga, a un caractère fort, une belle stature et surtout se montre très entreprenant durant ses chaleurs. D’ailleurs l’alpha dominant Taehan paraît beaucoup plus prévenant et doux à côté de lui. Les chamailleries et les quiproquos, émaillés de scènes sexy également amusantes, portent principalement l’humour. Le médecin Kim et l’oméga Joo temporisent, conseillent et recadrent le couple, apportant au passage quelques explications sur l’univers omegaverse. Ainsi, l’auteure s’attarde sur l’attirance forcée par les phéromones, les inconvénients que rencontrent les oméga, la question de l’âme sœur et la difficulté à admettre l’évolution de ses sentiments. Les contradictions entre les pensées et les réactions surprennent le lecteur.

Aeju a un trait légèrement épuré et anguleux qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, l’exagération des expressions renforce l’effet comique. Ainsi, Doyun rougit très facilement quand il est gêné et affiche alors des bouilles trop chou, même quand il râle. Les couleurs ont des tons plutôt réalistes, rendant les dégradés et les ombres. Les décors, qui s’estompent légèrement pour ne pas surcharger les vignettes, alternent avec les trames ambiance. Les personnages sont par conséquent bien mis en valeur. La mise en page bien que classique offre quelques pages plus dynamiques. Par contre, la lecture devient très fluide. La manhwaga ne censure pas les scènes érotiques. En début de tome se trouvent une explication sur l’omegaverse et des fiches personnages. La couverture a un effet doux et mât rehaussé par un vernis sélectif.

En résumé

Bien qu’oméga, Lee Doyun (26 ans) a une belle et forte stature. Il est même plus grand que ses trois frères aînés alpha. En plus, il n’a jamais eu ses chaleurs et ne produit pas de phéromones. Sa mère, inquiète, l’oblige donc à consulter régulièrement le médecin Kim Jinyoung (alpha) qui s’exaspère de l’insouciance de son patient. En effet, face à sa force physique, les collègues de Doyun pensent qu’il est un alpha. D’ailleurs, il se chamaille souvent avec Jung Taehan (24 ans), un alpha dominant, qui se moque souvent de lui. Observant l’oméga Joo Eunseo peiner à terminer ses tâches, Taehan l’avertit alors que l’oméga l’a éconduit ainsi que tous les alphas de l’entreprise qui ont tenté de le draguer. Mais le soir, épuisé, Doyun ressent soudain les symptômes de ses premières chaleurs.

En conclusion

Aeju maîtrise son scénario, en particulier l’enchainement des évènements et l’équilibre entre tension, comique et érotisme. En plus son graphisme est beau et agréable. La dynamique entre les deux héros est très entraînante. C’est le premier omegaverse webtoon que j’ai lu en numérique et j’ai immédiatement été conquise. J’accueille donc avec grand bonheur cette version papier. En plus, la toute petite équipe des éditions Nao studio publishing offre un travail de grande qualité. Coup de cœur confirmé!

Un amour de robot – Kanipan

un amour de robot kanipan

Kanipan
ISBN: 9782382764411
Hana, 2024
ISBN: 9784866694337 (JP)
J publishing, 2021 (JP)
Titre original: 足りないふたり
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: si on s'ennuie

« Ce collègue masculin peut-il aider Kio à oublier sa déception amoureuse? »

Kanipan sensei narre une romance entre deux hommes qui éprouvent des difficultés à montrer leurs émotions. Elle alterne la narration entre les deux héros. Ainsi, Kio se cache constamment derrière un sourire conciliant mais arrive à faire tomber le masque face à Osamu. Bannai quant à lui, agit tel un robot, analysant et expérimentant différents sentiments. Grâce à Shiomi, il progresse dans la compréhension de ses émotions et fait de plus en plus d’efforts pour les exprimer. Bien que le couple avance avec maladresse, programmant même des objectifs, il communique beaucoup. D’ailleurs, l’auteure qui a débuté la relation par un rapport non consenti, rééquilibre rapidement la situation après une mise au point. Elle aborde donc la question du substitut suite à un échec amoureux, la difficulté à exprimer ses sentiments, la construction d’une relation par la communication, l’acceptation des défauts de son partenaire. Les quiproquos ajoutent une note d’humour.

La mangaka a un trait épuré très anguleux, presque raide, qui rappelle le style des années 1990. Elle le simplifie à l’extrême et le déforme même dans les passages humoristiques. Par exemple, elle dessine Kio et Osamu en wanko. Des hachures marquent les ombres fortes. Ainsi, les trames servent principalement pour les couleurs en aplat et les effets d’ombre. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. La mise en page classique propose néanmoins quelques pages plus dynamiques. Bien que Kanipan sensei ne censure pas les scènes érotiques, elle cache souvent les parties intimes en jouant sur les angles de vue ou les cadrages. A la fin de certains chapitres, elle dévoile des renseignements complémentaires à travers quelques petits dessins.

En résumé

De par son éducation stricte, Shioumi Kio a appris à cacher constamment ses émotions derrière un sourire conciliant. Ainsi, il n’a jamais osé déclarer ses sentiments à sa supérieur Yatani, qui s’est alors mariée récemment. Il a également du mal à s’entendre avec son collègue Bannai Osamu qui parle beaucoup trop directement et qui ne lit pas les ambiances. Un jour, cet homme qui agit comme un robot et l’observe tout le temps, lui demande alors de lui expliquer ce qu’est l’amour. Comprenant que Bannai a du mal à comprendre les émotions, Kio sympathise finalement avec lui. Mais curieux d’expérimenter l’amour, son collègue lui propose de sortir ensemble. Et Kio accepte en espérant ainsi oublier son échec amoureux.

En conclusion

Kanipan sensei propose un scénario à la base plutôt intéressant sur la difficulté à exprimer ses émotions. Malheureusement, le format one-shot le dessert car elle enchaîne maladroitement et trop vite les évènements, ayant beaucoup de choses à aborder. En plus son graphisme très anguleux pourra déplaire au public actuel. De même, la première relation, non consentie, pourra choquer la sensibilité de certains lecteurs. Pour ma part, j’apprécie beaucoup l’histoire après la mise au point entre les deux héros, Kio comprenant le problème de son partenaire et le prenant donc en main pour le guider. Je trouve leur évolution mignonne et attendrissante. Un titre qui ne restera pas dans les mémoires mais qui peut trouver son public, je pense.

Love is money 2 – Panda

love is money 2 panda

Panda 熊猫
ISBN: 9782382760697
Hana, 2024
ISBN: 9784773072402 (JP)
Kasakura publishing, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Petites bouilles, instants tendres et quiproquos. »

Panda sensei propose de découvrir la suite des aventures de Sora et Eril. Avec le retour à l’enfance du démon, elle aborde la question de la différence d’âge mais également des souvenirs. Elle révèle encore quelques brides du passé d’Eril. Les changements d’humeur de Sora ainsi que le caractère surprotecteur de Düla apportent beaucoup d’humour. Bien que le retour à l’enfance du démon soit un prétexte pour proposer des tenues toutes plus mignonnes les unes que les autres selon les saisons, cela permet à l’ange pervers de s’interroger sur sa relation et surtout de découvrir un peu la vie de famille et de la parentalité grâce à Amo. En effet, l’auteure évite les situations malaisantes, jouant plutôt sur les quiproquos. D’ailleurs, elle continue à développer son univers en apportant quelques précisions sur les différences entre démons et anges. Bien qu’entouré, Eril découvre la solitude avec l’absence de l’être aimé.

La mangaka a un trait épuré et anguleux aux contours plus épais. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à le déformer. Elle joue d’ailleurs beaucoup sur les différents âges de Sora pour proposer différentes expressions en SD. Le chat Megiddo apporte une touche mignonne supplémentaire. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par contre, les décors, tracés à la main, situent principalement l’action. La mise en page est par ailleurs très dynamique. Panda sensei ne censure pas les scènes érotiques et dessine même des coupes intérieures. Comme dans le tome précédent, elle offre une panoplie de tenue très fashion, jouant même sur le cosplay et présente une collection de tenues pour Sora et Eril selon des thèmes sous la jaquette. Elle reprend le thème du récit dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Le démon Sora se retrouve tout seul pour ranger les stocks et peste contre l’ange Eril qui a la mauvaise manie de tout garder. Mais quand il trouve une boîte avec de vieux vêtements et un appareil photo, sa corvée se transforme immédiatement en amusement. Fier de sa trouvaille et découvrant que l’ange ne possède aucun album, il propose alors à Eril de voyager ensemble pour faire des photos souvenirs. Ce dernier craque alors totalement pour son mignon petit ami mais ce dernier prend du temps à se mettre dans l’ambiance. Au matin, quand Eril se réveille, il trouve Sora redevenu bébé dans son lit!

En conclusion

Panda sensei offre une suite pas forcément indispensable mais amusante et divertissante. Elle met en avant l’humour et délaisse un peu les scènes érotiques. Même Eril semble être devenu moins pervers. Avec les changements de tenues selon les saisons et les différentes bouilles adorables de Sora, ce tome est un plaisir pour les yeux. Il plaira donc à tous ceux qui ont apprécié le premier volume. Peut-on dire que ce récit est moe?

La punition 3 – Hinako

la punition 3 hinako

Hinako ひなこ
ISBN: 9782382764497
Hana, 2024
ISBN: 9784866536705 (JP)
Core magazine, 2022 (JP)
Titre original: 馬鹿とハサミ 3
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Je crois que j’aime bien ma vie actuelle, en fait. »

Hinako sensei fait évoluer la relation entre Sujima et Yôsuke qui montrent plus facilement leur affection l’un pour l’autre. Elle délaisse donc un peu le « dressage » pour installer une intrigue avec Ryûji. Ainsi, elle révèle au fur et à mesure ses manipulations et ses intentions, créant la surprise. De plus en plus honnête envers son partenaire et ses propres sentiments, Yôsuke continue tout de même à faire des cachoteries mais dans le but d’éviter les conflits. Sujima quant à lui, s’interroge de plus en plus sur son attachement pour son « chien » et ne cache plus sa possessivité. Makoto se montre toujours surprotecteur mais fait des efforts pour respecter les choix de son ami. Ainsi, l’auteure dévoile les derniers secrets autour de Takumi. Par ailleurs, elle développe un peu plus les sentiments des personnages. Elle apporte également une note d’humour discrète avec les personnages secondaires.

La mangaka a un trait léché et anguleux. Elle le simplifie légèrement dans les passages humoristiques. Elle dessine des personnages longilignes avec des visages ovales. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Hinako sensei censure les parties intimes par des languettes blanches, un contour blanc ou tout simplement l’absence de trames. Elle dessine également des coupes intérieures. Comme dans le tome précédent, elle fait poser les personnages dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé.

Yôsuke décline la proposition de colocation de son ami Sawashiro Makoto, appréciant sa vie actuelle avec Sujima Takumi. Alors qu’il a apporté des hamburgers pour le dîner, le gérant d’établissement de prostitution le soupçonne d’abord de chercher de l’argent ou ses faveurs. Malgré la simple envie de faire plaisir de l’ancien gigolo, les deux hommes finissent tout de même par coucher ensemble. D’ailleurs, Yôsuke ne cache plus à son partenaire ce qu’il aime durant les ébats. Un soir, alors qu’il se rend dans un bar pour continuer à s’enivrer après avoir quitté ses amis, il est abordé par un jeune homme, Ryûji, avec qui il sympathise très vite.

En conclusion

Hinako sensei ajoute enfin un peu de sentiments entre ses deux héros. Elle maintient bien le suspense avec les intrigues de Ryûji, même si certains indices permettent au lecteur d’anticiper les révélations. Il y a toutefois encore quelques scènes choquantes (viol) pour le public sensible. J’ai l’impression de souffler un peu avec ce tome mais je suis toujours sous son charme. Je me délecte vraiment d’un peu de douceur dans ce monde de brutes.

Ose me dire que c’est pas de l’amour – Sakurai Nanako

ose me dire que c est pas de l amour sakurai nanako

SAKURAI Nanako 櫻井ナナコ
ISBN: 9782382764367
Hana, 2024
ISBN:‎ 9784866574912 (JP)
Frontier works, 2021 (JP)
Titre original: 恋じゃないと目を見て言って
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Quand je tombe amoureux, je me jette à fond dans la relation. »

Sakurai Nanako sensei propose une classique romance de sex friends à amants entre un étudiant et un cuisinier qui ont tendance à trop s’investir en amour. Elle joue sur les contradictions entre leurs actions et leurs paroles pour créer tension et quiproquos. A force d’être blessé par des ruptures, Yuito renonce à une relation sérieuse et fuit tout ce qui y ressemble. Arata respecte sa décision mais joue sur la distinction entre ami et amant pour arriver à ses fins. Bien que les deux hommes ressentent des sentiments réciproques, ils s’enlisent dans une certaine distance pour pouvoir conserver leur relation. Leur entourage les guide un peu. L’auteure révèle le passé d’Amari seulement à la fin. Ainsi, elle crée un peu la surprise. En bonus, elle montre la vie à deux du couple.

La mangaka a un trait épuré de style shôjo. Pour les rougissements, elle dessine des hachures envahissantes qui recouvrent même les yeux et les cheveux. Dans les passages humoristiques, elle simplifie son trait. Les trames sont utilisées avec parcimonie. De même, les trames d’ambiance se font discrètes. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Sakurai sensei censure les parties intimes par des bandelettes blanches. Elle offre environ une scène par chapitre. Sous la jaquette, elle présente sa postface en manga accompagnée d’un dessin.

En résumé

Amari Yuito a la fâcheuse tendance à se jeter corps et âme dans une relation quand il est amoureux. Ainsi, il n’hésite pas à utiliser son corps pour obtenir enfin l’amour de sa cible, ne se souciant guère de la situation de famille de cette dernière. Mais il se fait également souvent plaquer car ses partenaires le trouvent finalement étouffant. Après une énième rupture, il décide donc de se contenter d’un simple coup d’un soir. Dans un restaurant, il rencontre un bel étudiant qui mange avec appétit. Bien qu’il évite habituellement les jeunes, intrigué, il sympathise rapidement avec lui. Kuze Arata accepte alors de continuer leur conversation autour d’un verre chez Yuito. Et ils finissent même par coucher ensemble.

En conclusion

Sakurai Nanako sensei offre un scénario très classique et sans prétention dont l’enchainement des évènements se devine facilement. D’ailleurs, elle utilise quelques raccourcis mais cela n’est pas dérangeants. En plus, elle a un graphisme plutôt mignon agréable. J’ai apprécié ma lecture malgré le manque d’enjeu, m’attachant facilement aux personnages. Une lecture sympathique!