La transformation de Natsume – Mamita

couverture de La transformation de Natsume de Mamita, éditions Hana

Mamita マミタ
ISBN: 9782382765074
Hana, 2025
ISBN:‎ 9784403668135 (JP)
Shinshokan, 2022 (JP)
Titre original: なつめさんは開発かれたい
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je vais faire en sorte que le sexe avec moi devienne inoubliable. »

Mamita sensei offre une comédie romantique très sexy, mettant en avant l’importance du partage et de la communication durant les ébats. Elle crée une relation consensuelle, d’abord charnelle, dans laquelle, ensuite, les sentiments se mêlent. Par ailleurs, elle révèle le passé des deux héros au fil des chapitres, créant quelques surprises. Sawaya Kô affiche deux visages bien différents entre simple employé de ménage le jour et séducteur la nuit. Pourtant, il se montre toujours bienveillant. Les réactions de Shima Natsume apporte une touche à la fois comique et mignonne, entre son plan de vengeance étonnant et son manque d’expérience. Ainsi, l’auteure aborde la nécessité de s’adapter au rythme de son partenaire pour avancer dans une relation amoureuse. Elle crée quelques tensions lorsque l’attirance mutuelle vient gêner la relation bien établie entre escort et client. Elle montre également l’impact des paroles blessantes malgré des sentiments partagés.

La mangaka a un trait épuré qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie parfois à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames d’ambiance alternent avec les décors tandis que les autres trames sont variées. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Mamita sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle dessin même des coupes intérieures. Dans les illustrations en début de chapitre, elle montre le quotidien des personnages.

En résumé

L’ingénieur Shima Natsume (35 ans) finit toujours par se faire plaquer par ses petits amis. Le dernier en date, Takeda, lui reproche d’ailleurs son manque de performance au lit. Natsume décide alors de se venger et fait appel à un escort boy dans le but de devenir le meilleur coup du Japon. Mais l’escort Kô s’avère être son homme de ménage, Sawaya. D’abord mal à l’aise, Shima finit tout de même par lui confier son objectif. Kô décide alors de lui montrer comment prendre du plaisir durant le sexe et commence par un long baiser langoureux.

En conclusion

Ce tome obtient la huitième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2023. Mamita sensei arrive à étoffer son scénario dans un registre pourtant purement érotique. Elle insuffle suffisamment d’humour et de tendresse pour rendre le récit attrayant. En plus, son graphisme sensuel est de toute beauté. Je craque complètement pour Kô qui rassure et explique tout à son partenaire, cherchant avant tout le plaisir de ce dernier avant le sien. Une pure douceur à lire! J’ai donc hâte de découvrir la suite.

The bitch cat 4 remue la queue pour un câlin! – Tennohji Mio

Couverture de The bitch cat 4 de Tennohji Mio, éditions Hana

TENNOHJI Mio 天王寺ミオ
ISBN: 9782382761922
Hana, 2025
ISBN: 9784796414241 (JP)
Kaiohsha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Tu n’es pas capable de t’occuper de ton neveu si mignon? »

Tennohji Mio sensei présente un peu la famille de Fujishima, dévoilant de nouvelles facettes du technicien. A la suite du tome précédent, elle aborde la difficulté à gérer un adolescent un peu rebelle tout en travaillant, l’abstinence forcée, les dangers insoupçonnés de la ville. Par ailleurs, à travers Kazuki, elle dénonce les préjugés qui se développent à cause des articles orientés. Le collégien, malgré une certaine maturité, entre rapidement en conflit avec Kyôsuke qui a tendance à le surprotéger, influencé par son passé traumatisant. D’ailleurs, l’introduction de Shôgo permet de découvrir d’autres détails sur le passé du mannequin. L’autrice s’intéresse à la facile destruction d’une réputation, au jugement pesant du public. Elle montre également certaines techniques employées par les voyous pour soutirer de l’argent et installer un trafic de stupéfiant. Hiruma Shin apporte un peu d’action tout en montrant les techniques pour éviter les scandales.

La mangaka a un trait épuré très léché au style immédiatement reconnaissable. Elle exagère légèrement les expressions fortes. Elle utilise une palette très variées de trames marquant soigneusement les ombres et les couleurs. Par contre, les trames d’ambiance accompagnent discrètement les émotions. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors plutôt réalistes apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Tennohji sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle s’attarde principalement sur les sensations de ses personnages. Dans les illustrations en début de chapitre, elle montre leur quotidien.

En résumé

Malgré sa popularité grandissante, Kyo a donné rendez-vous à Fujishima Naoya (27 ans) en ville. Il taquine alors son petit ami qui achète son dernier recueil de photographies qu’il lui a pourtant déjà offert. Remarquant le regard envieux de Kyôsuke sur les couples qui s’affichent ouvertement dans la rue, le technicien lui propose alors d’annuler leur sortie et l’invite à manger à la maison. Pendant qu’il fait des courses, le mannequin se rend directement au domicile de son petit ami mais trouve une femme énervée avec son fils adolescent devant la porte…

En conclusion

Tennohji Mio sensei continue de développer un peu plus Fujishima, dont le caractère s’étoffe. Son analyse des milieux artistiques, aussi bien le côté merveilleux à « paillettes » que celui sombre avec les trafics et les manigances, invite à réfléchir sur le regard extérieur et la manipulation des médias. Ses scènes sexy sont également magnifiques. Dans ce tome, j’aime beaucoup Kazuki, le neveu de Fujishima, qui s’avère surtout maladroit dans l’expression de ses sentiments. C’est toujours un bonheur pour moi de retrouver le couple débordant d’amour de Kyôsuke et Naoya.

House backer – Natsume Isaku

Couverture de House backer de Natsume Isaku, édité par Hana

NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782382765128
Hana, 2025
ISBN: 9784403667374 (JP)
Shinshokan, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« C’est mon travail de m’occuper de toi. »

Natsume Isaku sensei propose un recueil d’histoires courtes publiées chez différents éditeurs. Malgré le format, elle maîtrise parfaitement le développement des scénarios, allant à l’essentiel et diffusant les informations complémentaires via la narration à travers quelques remarques. Elle crée des relations plutôt consensuelles, malgré la présence de quelques baisers volés. L’histoire principale qui donne son titre au manga, représente la moitié du tome. L’humour se base principalement sur l’imagination débordante de l’écrivain ainsi que ses réactions immatures. Le couple apprend à mieux communiquer entre deux chamailleries. La deuxième, la troisième et la cinquième histoire abordent l’amour secret réciproque et la difficulté à transmettre ses sentiments. Dans « Une douce odeur », l’autrice s’intéresse également aux stéréotypes genrés et au jugement extérieur. Par ailleurs, elle offre un court récit sur son chien en bonus.

La mangaka a un trait légèrement épuré qui se simplifie dans les passages humoristiques. Elle a un style graphique assez constant bien que certaines histoires datent. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques, appuient les émotions. Le fond noir indique aussi bien les flash-back que les cauchemars. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Natsume sensei joue sur les cadrages pour cacher l’essentiel. D’ailleurs, elle ne détaille pas trop les parties intimes sans pour autant les censurer.

En résumé

House backer / Après le travail: Le romancier Azumi (27 ans) fait souvent appel à une femme de ménage pour gérer ses tâches ménagères. Mais à cause de son comportement capricieux qui les fait toutes fuir, l’agence lui a envoyé le jeune Wakui (21 ans). Toutefois, le très doué homme de ménage oblige le négligent écrivain à manger équilibré, n’hésitant pas à le traiter comme un enfant.
La jeunesse et l’amour: Depuis le collège, Sano Wataru admire le génie de la course, Shimizu Kenta. Ils sont ainsi devenus amis en fréquentant le même club d’athlétisme et sont actuellement colocataires à l’université. Toutefois, depuis que Wataru a abandonné le club, un malaise s’est installé entre eux.
L’amour en fuite: Le solitaire Oikawa Mitsuya reçoit toujours du réconfort auprès de Yamana qui sait l’encourager à chaque fois qu’il stresse. Malgré des caractères opposés, ils ont vite sympathisé, devenant même voisins à l’université. Toutefois Micchi trouve vraiment Yamana trop tactile!
Une douce odeur / La Saint-Valentin du pâtissier: Depuis son enfance, Ishikawa aime la pâtisserie et il en a même fait son métier. Durant son apprentissage, il a aidé Hashimoto qui bavait devant la vitrine, affamé. Depuis, ce dernier a également intégré la pâtisserie et ne le lâche plus. Serait-il amoureux?
Avec toi, à jamais: Un étudiant universitaire trouve chez lui son ami lycéen qui déborde d’amour pour lui mais ne le lui dit jamais directement.

En conclusion

Natsume Isaku sensei maîtrise vraiment n’importe quel format. Avec son graphisme expressif, il est facile de comprendre les émotions des personnages. Et le découpage des planches montre l’essentiel. J’adore les bouilles des personnages dans les passages humoristiques, avec leur air un peu niais mais si mignon! Bien que j’ai apprécié tous ces récits, j’ai une préférence pour « House backer » et « Une douce odeur » qui semblent plus abouties. Une lecture divertissante et une valeur sûre.

Soyons plus qu’amis d’enfance 3 – Momose An

couverture de Soyons plus qu'amis d'enfance 3 de Momose An, éditions Hana

MOMOSE An 百瀬あん
ISBN: 9782382764985
Hana, 2025
ISBN:‎ 9784866575964 (JP)
Frontier works, 2022 (JP)
Titre original: 幼馴染じゃ我慢できない 3
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« On se demandait comment notre relation allait évoluer avec le boulot… »

Momose An sensei analyse l’évolution de la relation entre Ryôta et Aoi depuis qu’ils travaillent. Elle s’intéresse à leur organisation pour concilier travail et privé, au contrôle de la jalousie ainsi que leurs difficultés à communiquer de peur de devenir une gêne. Ainsi, elle aborde la question de l’élargissement de leur « monde » et l’acceptation du changement. En effet, ayant mûri, les deux amants découvrent la différence entre forte amitié et sentiments amoureux. Les adultes de leur entourage leur apportent soutien et conseil tandis que leurs voisins Juri et Kô ajoutent une touche comique par leurs petites gaffes. Par ailleurs, l’autrice développe avec tendresse et humour la question de l’engagement et de la perte de la libido dans un couple. Par contre, elle survole le coming out au travail. Elle donne espoir aux lecteurs avec une illustration proposant un spin-off sur Kô et Juri.

La mangaka a un trait fin et épuré qui dégage de la sensualité malgré une petite touche shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. Bien qu’il ait grandi, Ao a toujours des canines proéminentes qui lui confère un côté à la fois espiègle et mignon. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance, parfois graphiques, accompagnent les émotions. Comme dans le tome précédent, les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, la mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Momose sensei censure les parties intimes avec des languettes blanches. Toutefois, elle dessine une scène par chapitre. Sous la jaquette, elle offre quelques anecdotes toutes mignonnes.

En résumé

Depuis que Miyake Ryôta travaille dans une agence immobilière, il s’écroule de fatigue chaque soir. Par conséquent, Oki Aoi n’ose même plus le solliciter pour des câlins coquins. Se confiant à son voisin Juri, ce dernier lui offre alors un sextoy pour pouvoir patienter seul. Mais quand Ryôta découvre ce jouet pour adulte, il le prend assez mal… Ou pas?

En conclusion

Momose An sensei continue de dépeindre avec réalisme l’évolution de la relation d’Ao et Ryôta de l’amitié vers l’amour. Son graphisme sensuel sublime les scènes érotiques, surtout que le couple s’essaie à quelques nouveaux jeux. D’ailleurs, les deux amoureux sont toujours aussi adorables. Pour ma part, je trouve cette conclusion parfaite.

Roses et champagne 4 – Zig et Ttung gae

couverture Roses et champagne 4 de Zig et Ttung gae, éditions Kbl

ZIG
Ttung gae
ISBN: 9782382883044
Kbooks, 2024
Orange agency (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« En Russie, la neige se tache de sang… »

Ttung gae plonge les lecteurs dans un tome empreint de violence et de tension. La narration met principalement en avant le point de vue d’Iwon qui prend conscience de ses sentiments mais également du comportement contradictoire empli de folie de son amant, trop maladroit pour exprimer son amour inconditionnel. Après une relation extrêmement douloureuse, l’avocat prend des initiatives pour trouver un équilibre. A la suite du tome précédent, le suspense se maintient tout au long des révélations. Ainsi, Tiouttchev, Leonid, Dimitri et Mikhail Lomonosov montrent de nouvelles facettes tout en dévoilant leurs desseins. Entre actions et érotisme, l’auteurice détend néanmoins l’atmosphère avec quelques réactions comiques. La fin du récit fait écho à l’introduction du premier tome, renforçant l’impression de la conclusion d’un arc scénaristique.

Le trait anguleux, légèrement épuré, de Ttung gae se simplifie dans les passages humoristiques. Par contre, le regard de César change particulièrement lorsqu’il est pris de folie, ses yeux brillants renforçant ainsi sa froideur. Les tons plutôt réalistes utilisent une palette de couleurs sobres. De même, les trames d’ambiance sont principalement en couleur. Les flash-back mais également les cauchemars se repèrent à leur fond noir. Les décors plutôt simplifiés apparaissent souvent en transparence. Néanmoins, certains décors plus détaillés mettent en avant le luxe des demeures ainsi que la beauté des paysages enneigés. La mise en page est simplement dynamique. Le-a manhwaga ne censure pas les scènes érotiques et offre même des coupes intérieures, sans pour autant les détailler.

En résumé

Lorsque Jeong Iwon reprend conscience suite à ses blessures par balles, il découvre César Sergueïev en train de le violer. Toutefois, il n’arrive pas à raisonner le Tsar persuadé d’avoir été manipulé et abandonné. L’avocat résistera-t-il à la torture du mafieux fou de rage?

En conclusion

Ttung gae rappelle brusquement que le monde de la mafia est violent en plongeant le lecteur dans un récit plein d’action et de tension. Quelques scènes pourront choquer la sensibilité de certains lecteurs, en particulier le viol d’Iwon qui se déroule sur plusieurs chapitres. Toutefois, je trouve que la prise de conscience de l’avocat et sa réaction sont plutôt bien traitées. Une lecture déchirante mais qui donne envie de connaître la suite!

Treat me gently, please 11 – Nekota Yonezou

couverture de Treat m gently, please de Nekota Yonezou, éditions Taifu

NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782375064993
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784799756508 (JP)
Libre, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Le voisin du nouvel appartement de Maya n’est autre qu’un élève de l’école de Nemugasa! »

Nekota Yonezou sensei met un peu plus en avant Nemugasa. Elle interroge sur la perception de l’homosexualité d’un professeur par ses élèves, analysant deux réactions différentes de lycéens. Elle décrypte également les relations entre enseignants et étudiants, en particulier les malentendus qui découlent de la bienveillance. Ainsi, le comportement ambigu d’Ao pose de nouvelles intrigues et questionnements. Takashi prend de l’assurance et cherche à résoudre ses problèmes par lui-même, communiquant mieux avec son entourage. Maya, quant à lui, progresse aussi au sein de son travail, ayant mûri. Il gère stratégiquement ses rivaux à notre agréable surprise. Par ailleurs, l’auteure s’amuse avec la naïveté de Nemu qui ne remarque pas son charme de plus en plus ravageur. Dans la continuité du tome précédent, elle montre l’évolution de la relation entre Kutani et Okino basée sur la confiance.

La mangaka a un trait léché légèrement anguleux. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance appuient discrètement les émotions. Par ailleurs, les décors soignés s’estompent parfois autour des personnages pour les mettre en relief. La mise en page est dynamique. Nekota sensei censure à peine les scènes érotiques. Toutefois, elle évite de détailler les parties intimes, jouant sur les trames. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien du couple ou leurs moments câlins.

En résumé

Nemugasa Takashi découvre qu’un lycéen de son école, Ao, est le voisin de Maya. Gêné que l’élève ait pu entendre ses gémissements durant leurs ébats, il décide donc de moins fréquenter l’appartement de son petit ami. Toutefois, il hésite à en parler à ce dernier. Un soir, il doit remplacer le professeur Eda à la dernière minute. Or, Ao est dans cette classe. Le lycéen a-t-il révélé son secret à ses camarades?

En conclusion

Nekota Yonezou sensei aborde de nouveaux thèmes plus centrés autour de la relation enseignant et élève. Elle alterne toujours avec dextérité les moments dramatiques, comiques et sensuels. Son graphisme qui s’affine de plus en plus offre de magnifiques dessins et compositions. Je fonds complètement pour le couple. Et j’apprécie la petite incursion de Kutani et Okino. Une lecture passionnante qui nous met du baume au cœur!

Love so pure 1 – Plan B

couverture de Love so pure 1 de Plan B, édition Nao studio

Plan B
ISBN: 9782959108662
Nao studio publishing, 2024
C&C revolution, 2021 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Ji-Hyeon pourra-t-il surmonter sa phobie de l’engagement et guérir des blessures de son passé grâce à l’amour inconditionnel de Yo-Han? »

Plan B oscille entre romance, drame et comédie tout en développant divers sujets LGBTQIA+. Ce premier tome met pour l’instant en place l’ambiance du récit ainsi que les personnages principaux. Entre quiproquos et attentes différentes, Ji-Hyeon, qui attire l’animosité avec son franc parler, et Yo-Han, qui se déprécie, construisent une relation douloureuse bien que consensuelle. En effet, malgré son attirance, Ryu fuit l’attachement exclusif, marqué par un passé sombre, tandis que le trop gentil Han s’interroge constamment sur la différence entre plan cul et couple. Park Dae-Sik (20 ans) n’hésite pas à se remettre en question, apportant une note bienveillante. Han Yo-Saep, par sa franchise, appuie là où cela fait mal. Ainsi, à travers les différentes réactions des personnages, les auteur.e.s abordent le jugement extérieur, le coming out réfléchi, la communication. D’ailleurs, le travail de groupe universitaire permet d’exposer différents profils et personnalités.

Le trait épuré légèrement anguleux des manhwaga se simplifie dans les passages humoristiques. Yo-Han se transformer même en wanko. Une large palette de teintes permet d’affiner les dégradés et les ombres. De même, les trames d’ambiance colorées alternent avec les décors soignés. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. Par ailleurs, un jeu de flou permet de superposer le passé traumatisant et le présent, facilitant ainsi la compréhension. La mise en page bien que classique est fluide. D’ailleurs, Plan B met souvent en valeur la plastique des personnages dont beaucoup exposent leurs magnifiques musculatures. En plus, les scènes érotiques ne sont pas censurées.

En résumé

Ryu Ji-Hyeon (26 ans) travaille dans un bar gay, multipliant les aventures d’un soir. Sous le pseudonyme de Jay, il préserve ainsi sa liberté. Sa dernière année de césure arrivant à terme, il reprend sa deuxième année de licence. Le jour de la rentrée, il est bousculé par une armoire à glace effrayante à la beauté qui ne le laisse pourtant pas indifférent. Han Yo-Han (22 ans) s’avère être dans sa classe et se retrouve souvent à faire le larbin pour les autres.

En conclusion

Plan B maîtrise parfaitement l’équilibre entre moments dramatiques, mignons et comiques. A travers les questions autour de la communauté LGBTQIA+, les différentes réactions des personnages mettent en lumière les comportements problématiques mais également des valeurs positives. Malgré des caractères parfois poussés à l’extrême, les personnages sont plutôt réalistes dans leurs comportements. En plus, le graphisme est un plaisir pour les yeux. Il y en a pour tous les goûts! J’ai commencé ce webtoon sur Delitoon, racheté ensuite sur Le Bontoon sous le titre Irrésistible innocence. Je suis donc heureuse de pouvoir enfin l’avoir en version papier. Un énorme coup de cœur! Une lecture que je recommande chaudement, et la suite réserve beaucoup de surprises et d’émotions!

Roses et champagne 3 – Zig et Ttung gae

Couverture de Roses et champagne 3 de zig et ttung gae, éditions Kbl

ZIG
Ttung gae
ISBN: 9782382882030
Kbooks, 2024
Orange agency (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Au cœur des contrées glaciales, la chaleur monte! »

Ttung gae commence à dévoiler certains éléments importants, dont le passé d’Iwon, et résolve quelques intrigues. Toutefois, le suspense se maintient car les machinations internes et les manipulations entre mafieux introduisent de nouveaux évènements. Ainsi, la vision des anciens mafieux, plutôt basée sur l’honneur et la violence, se confronte à celle des plus jeunes qui privilégie les profits et l’harmonie de la famille. Le comportement ambigu de Dimitri crée également quelques tensions. La relation entre César et Jeong évolue, l’avocat prenant quelques initiatives et le Tsar essayant de contenir sa possessivité. Mais leurs chamailleries continuent de nous divertir, entre quiproquos et petits défis. Par ailleurs, l’auteur.e développe les personnages secondaires, en particulier Mikhail Petrovitch Lomonosov.

Le trait anguleux légèrement épuré de Ttung gae se simplifie dans les passages humoristiques. Les couleurs utilisent une palette de tons plutôt sombres, réalistes, mais en aplat avec des ombres fortes marquées. De même, les trames d’ambiance de couleurs ou graphiques, appuient les émotions. Toutefois, les décors bien que soignés, apparaissent souvent en transparence pour mettre en avant le premier plan. La mise en page classique propose quelques agencements plus dynamiques. Contrairement au tome précédent, la lecture est plus fluide malgré quelques phylactères à cheval entre deux vignettes. Le.a manhwaga ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

Malgré ses blessures infligées par un sniper, César Sergueïev se laisse emporter par l’excitation de Jeong Iwon, réceptif à ses baisers et ses caresses. Toutefois, l’avocat éprouve quelques secondes d’hésitation en découvrant la taille imposante du membre viril du Tsar. Mais alors qu’ils allaient enfin passer à l’acte, ils sont interrompus par Dimitri, le cousin de César, venu à sa rescousse…

En conclusion

Ttung gae maîtrise le développement de son scénario et arrive à se renouveler même après la résolution de quelques intrigues. Le graphisme accompagne la narration, aussi bien dans les couleurs d’ambiance que dans la déformation du trait. Les quelques passages humoristiques et érotiques viennent détendre les moments plus tendus ou violents. L’ambiance désinvolte de ce tome se détériore subrepticement pour terminer sur un cliffhanger insoutenable! Hâte de découvrir la suite, ou pas?

Le théâtre des fleurs 8 – Natsume Isaku

couverture de Le théâtre des fleurs 8 de Natsume Isaku, édition taifu

NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782375063965
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784403668203 (JP)
Shinshokan, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Je deviendrai ton partenaire privilégié. »

Natsume Isaku sensei, après avoir présenté l’évolution du quotidien de Sôgorô et Gensuke deux ans plus tard, s’attarde sur le secret de la dispute entre Matsukawa Kikuemon et Ôtaniya Juichirô. En impliquant Tsutamaru et Takeichi, elle crée une enquête amusante tout en analysant la spécificité du partenaire privilégié dans le kabuki. Ainsi, elle montre l’influence de l’amitié et la rivalité sur la motivation ainsi que les différentes méthodes pour progresser. La participation à un rôle principal de Sôgo permet de découvrir les différents obstacles rencontrés par les acteurs pour construire leurs personnages, souvent historiques. Par ailleurs, Nishida et Tsuchiya Hiroto apportent leur soutien au couple, permettant également de se projeter sur les difficultés de l’avenir. Ainsi, comme dans le tome précédent, l’auteure aborde la difficulté à gérer le privé et le travail ainsi que les limites pour cacher une relation quand des rumeurs naissent.

La mangaka a un trait léché. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle soigne les motifs des kimonos. Ainsi, les trames sont très variées. De même, les trames d’ambiance plutôt graphiques, appuient les émotions. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les décors apparaissent sur les plans larges. Par contre, la mise en page est simplement dynamique. Dans les scènes érotiques, Natsume sensei censure à peine les parties intimes par une languette blanche. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien des personnages. Par ailleurs, des fiches sur les personnages en début de tome permettent de mieux se repérer.

En résumé

Arai Gensuke et Matsukawa Sôgorô refusent d’obéir à Arai Tsutamaru et Kaneko Takeichi qui leur recommandent de se séparer pour leur carrière. Et les deux jeunes acteurs ont pour l’instant réussi à tenir leur promesse d’être prudent en n’affichant plus leur amour en public durant déjà deux ans. D’ailleurs, Gensuke vit maintenant seul, le couple y ayant construit leur nid d’amour. Les deux acteurs de kabuki jouent même dans des séries TV ou des publicités. En plus, Sôgorô travaille occasionnellement en tant que mannequin. Pourtant, Tsutamaru et Takeichi continuent de les surveiller, se demandant pourquoi Matsukawa Kikuemon, bien qu’au courant de la relation entre les deux héritiers, n’intervient toujours pas.

En conclusion

Natsume Isaku sensei continue de nous émerveiller avec le kabuki, s’attardant sur le dur travail des acteurs mais également les spécificités de cet art. Son graphisme léché et soigné rend parfaitement l’ambiance des scènes ainsi que la décontraction du quotidien. J’adore Tsutamaru, malgré ses petits défauts. Et j’ai hâte de découvrir la performance de Sôgorô dans ce rôle à la fois masculin et féminin. Vivement la suite!

Dangerous convenience store 3 – 945

couverture de Dangerous convenience store de 945 édition kbl

945
ISBN: 9782382882658
Kbooks, 2024
ISBN: 9791170950035 (KR)
OrangeD, 2023 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Est-il enfin temps pour Gunwoo de révéler à Euijoon qui il est réellement? »

945 (Gusao) s’attarde sur les interrogations d’Euijoon, questionnant sur la différence entre relation purement charnelle et relation amoureuse. Ainsi l’analyse des émotions du couple ainsi que leurs activités en commun retient en haleine le lecteur. En effet, Gunwoo après avoir accepté son attirance pour un homme, ne change en rien son comportement et accepte facilement son éventuelle homosexualité. Comme il continue de garder le secret sur son passé et son emploi, les quiproquos s’accumulent. Peu bavard, ses interactions avec Yeo deviennent amusantes. Ainsi, l’auteur.e aborde la peur de l’engagement, le conflit entre raison et sentiment. Iel dévoile tout de même aux lecteurs l’univers dans lequel évolue le mafieux, ainsi que les desseins de Cha Chahyeon (32 ans), directeur général de CIK. Les amis de Euijoon, Lee Juyeon et Kim Taeyeong, ajoutent une touche bienveillante.

Le trait épuré légèrement anguleux de la manhwaga se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. Les trames aux teintes réalistes utilisent principalement une gamme de tons discrets et neutres comme le noir, le blanc, les beiges, les bleus. Toutefois, les trames d’ambiance, plus colorées ou graphiques, rehaussent les émotions. Un fond noir indique les flash-back mais également les rêves. Les décors s’estompent en arrière-plan ou apparaissent plus détaillés sur les plans larges. Comme dans le tome précédent, la mise en page plutôt classique met tout de même en valeur la plastique des personnages. Par ailleurs, 945 ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

Depuis que Beom Gunwoo a avoué ses sentiments, Yeo Euijoon, troublé, hésite à lui répondre. Toujours peiné par la fin de sa relation avec Hyeonwoo, alors qu’il en est pourtant l’initiateur, il est persuadé de ne plus pouvoir aimer. Mais surtout, l’étudiant a l’impression de profiter des sentiments de son voisin. Légèrement fiévreux, il réalise néanmoins qu’il apprécie de pouvoir se confier à Gunwoo et qu’il a vraiment envie de le connaître plus.

En conclusion

945 fait faire un bon à son récit, s’attardant sur l’évolution de la relation entre Gunwoo et Euijoon. Les scènes érotiques suivent toujours de tendres échanges, paraissant naturelles. Ce tome se dévore avec délice. J’adore la dynamique entre les deux héros ainsi que les réactions de leur entourage. En effet, ils dégagent tous deux un côté naïf et maladroit alors qu’ils ont un petit côté pervers. Une lecture hot mais un couple adorable.