Des détectives au poil – Noji

des detectives au poil noji

noji
ISBN: 9782382761663
Hana, 2022
ISBN: 9784829686539 (JP)
Printemps, 2021 (JP)
Titre original: 探偵事務所の飼い主さま
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Entre deux enquêtes, Rô tente toujours de faire chavirer le cœur de son patron.

noji sensei propose de suivre différentes enquêtes en compagnie de l’excentrique Fumika et de son assistant entreprenant Rô. Elle maintient un certain suspense en révélant le passé des héros avec parcimonie. Par ailleurs, elle aborde les sujets récurrents dans les enquêtes de détectives comme l’adultère, la disparition de personnes ou d’animaux domestiques, mais s’intéresse également aux dangers auxquels les enquêteurs s’exposent. Néanmoins l’humour prime sur la romance et l’action, avec le caractère égocentrique de Fumi et son recadrage constant des avances de Rô. Le jeune assistant transforme leur bureau en ménagerie. D’ailleurs, les animaux apportent aussi une touche presque impertinente. Ainsi, l’auteure joue également sur la différence de statut social et de caractère entre les deux détectives. A travers les enquêtes, elle montre aussi les comportements parfois vils, fous ou lâches des êtres humains. Dans l’histoire bonus, elle révèle comment le couple s’harmonise enfin.

La mangaka a un trait épuré qui se simplifie dans les passages humoristiques. Les décors soignés alternent avec les trames d’ambiance graphiques. Par ailleurs, les autres trames sont variées. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, noji sensei s’arrête aux préliminaires. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien des personnages, les intégrant parfois dans le récit. De même, elle donne des anecdotes dans des yonkoma en fin de chapitre. La couverture obtient la quinzième place au classement du Chill chill BL award 2022.

En résumé

Assistant du détective Sako Fumika, Nakamura Rô tente désespérément de séduire son patron qui le recadre immédiatement. Avec sa grande carrure et ses cheveux roses, il se fait facilement remarquer durant les filatures. Néanmoins, il a un don pour attirer les animaux. Si bien que l’agence de détectives a depuis la réputation d’être spécialisée dans la recherche d’animaux perdus. D’ailleurs, un jour, Fumi et Rô reçoivent une requête très particulière: retrouver Justine, un exotic short hair avec un collier en diamant. En effet, le félin est une célébrité sur les réseaux sociaux…

En conclusion

Malgré le format one-shot, noji sensei crée une parfaite balance entre suspense, humour et sérieux. Elle arrive même à développer plusieurs enquêtes intéressantes de par leur sujet, malgré une fin prévisible. En plus, elle recadre toujours les assauts et mauvais comportements de Rô. Je fonds pour cette mignonne comédie romantique! En plus, il y a pleins d’animaux adorables.

Hitorijime my hero 10 – Arii Memeco

hitorijime my hero 10 arii memeco

ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760185
Hana, 2022
ISBN: 9784758021227 (JP)
Ichijinsha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Découverte de la vie de couple en cohabitation.

Arii Memeco sensei s’intéresse un peu à Kensuke qui prend enfin conscience de ses sentiments amoureux. Elle fait mûrir petit à petit les adolescents. Comme dans le tome précédent, elle continue de révéler les raisons du conflit entre Kôsuke et son père. Surchargé par le travail, l’enseignant comprend un peu mieux les contraintes auxquelles les adultes sont soumis. Il a d’ailleurs du mal à gérer le conflit intérieur qui l’assaille. L’humour se fait plus discret, même si le fan club de Hasekura provoque des situations improbables. De même, les remarques impertinentes de Yunge apportent un peu de tension. Ainsi, l’auteure s’intéresse aux rumeurs et à la difficulté à gérer la solitude. De même, elle dénonce les comportements problématiques de certaines lycéennes pour draguer comme le harcèlement, l’espionnage, la pression sur les rivales ou la sollicitation constante d’un professeur. Dans l’histoire bonus, elle montre l’évolution des amours de Yoshida Hirô.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées malgré une même gamme de tons qui donne une certaine uniformité. Par ailleurs, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors alternent avec les trames d’ambiance plutôt graphiques. La mise en page dynamique intègre tout de même quelques pages classiques. Dans les scènes érotiques, Arii sensei se limite aux préliminaires et ne montre donc pas les parties intimes. En effet, elle arrête les cadrages au niveau du buste. Elle présente les personnages en début de tome. Elle donne des anecdotes en une ou deux pages en fin de volume. Sous la jaquette, les héros revêtissent des costumes des champs de course de voitures.

En résumé

Sur le chemin du lycée, Hasekura Asaya demande à Ôshiba Kensuke s’il peut lui tenir la main. Ce dernier accepte malgré une certaine gêne. Par ailleurs, les membres du fan club de Hasekura et les filles qui cherchent à le séduire ont remarqué son changement de comportement. Comme elles le trouvent plus gentil, elles s’inquiètent d’une possible approche pour le séduire. Yamabe Tsuyoshi ayant entendu leur conversation, alerte immédiatement Kensuke. Ce dernier décide alors d’expliquer à ses amis la crainte de perdre son petit ami, qui l’assaille depuis quelques temps. Toutefois, Asaya cherche justement à comprendre les soucis d’Ôshiba. De son côté, Setagawa Masahiro profite pleinement de sa vie en couple avec Ôshiba Kôsuke, cédant chaque soir à ses caresses et baisers…

En conclusion

Après l’action, ce tome replonge les lecteurs dans la romance. Même si les histoires d’amour avancent lentement, Arii sensei arrive à transmettre l’évolution même infime des sentiments, nous retenant ainsi en haleine. Une lecture toujours aussi amusante et agréable, qui apporte une note positive et du baume au cœur!

Hitorijime my hero 9 – Arii Memeco

hitorijime my hero 9 arii memeco

ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760178
Hana, 2022
ISBN: 9784758079709 (JP)
Ichijinsha, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

C’est l’heure de la mise au point entre amis.

Arii Memeco sensei dévoile l’histoire de Natsuo. Ainsi, elle aborde la mise au point nécessaire entre amis mais également la difficulté à avancer lorsque l’on est prisonnier d’une promesse, la dépendance et l’impuissance que l’on ressent parfois face à ses amis. En effet, Onda et Nanaoka réalisent que Setagawa a réussi à apaiser le violent Kôsuke à leur place et réagissent avec un manque de maturité flagrant comparé au lycéen. Par ailleurs, Yunge, aveuglé par ses sentiments amoureux, finit tout de même par réfléchir à son comportement excessif. L’auteure commence à introduire le père des Ôshiba, en dévoilant peu à peu les raisons de sa peur envers son fils aîné. Elle bascule dans un humour délirant avec des situations improbables. Elle s’intéresse également à l’emménagement de Kôsuke et Masahiro. Les histoires bonus développent les aventures des personnages secondaires, dont une anecdote sur Fuskushige à la plage, suite du tome précédent.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les décors apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, les trames équilibrées ont un ton dominant tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. La mise en page est dynamique. Dans les illustrations en début de chapitre, Arii sensei présente le quotidien des personnages. Sous la jaquette, elle offre un cosplay en hôtesse de l’air et pilote des personnages.

En résumé

Ôshiba Kôsuke demande de l’aide à son ami yakuza Shingai Shirô pour contrer le projet d’Onda. Pendant ce temps, Hasekura Asaya rend visite à Setagawa Masahiro au restaurant de ramen où il travaille, ayant deviné que le lycéen pense se confronter directement à Nanaoka Natsuo. Mais il cède face à sa détermination. Ainsi, Masahiro interrompt sans le vouloir le barman qui essayait de manipuler la professeur Kaide, pendant qu’Onda les espionnait. D’ailleurs, le lycéen trouve les répliques qui impactent fortement Natsuo…

En conclusion

Ce tome cumule les gags et les situations loufoques sans grande logique, juste pour provoquer le rire. Pour moi, les moments poignants et tendres perdent alors en intensité. Mais la lecture reste toujours agréable et divertissante.

10 dance 6 – Inoue Satoh

10 dance 6 inoue satoh

INOUE Satoh 井上佐藤
ISBN: 9782382761564
Hana, 2022
ISBN: 9784065226032 (JP)
Kodansha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

La séparation des deux Shinya.

Inoue Satoh sensei décrypte les différentes étapes de la séparation amoureuse. Comme dans le tome précédent, elle analyse les sentiments contradictoires de ses deux héros, conscients que leur amour peut nuire à leur carrière. Par ailleurs, elle s’intéresse au système de mécénat, avec des milliardaires prenant en charge le financement de la carrière d’un danseur comme les costumes, les studios d’entrainement et les déplacements à des évènements. L’excentricité de Maximilian E. Mulder et la maladresse de Saichi Takashi apportent une touche d’humour. Suzuki est peu à l’aise avec ce luxe dans lequel il se retrouve soudainement plongé. Bien qu’ayant pris de la distance, Sugiki garde un certain contrôle sur l’avenir de son ancien collaborateur mais nouveau rival. L’auteure met en avant les nouveaux professeurs de danse qui vont s’occuper des deux Shinya, abordant ainsi les styles et les méthodes d’enseignements différents. Elle présente les spécificités du quickstep.

La mangaka a un trait légèrement épuré plutôt fin avec un contour parfois dédoublé. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle représente les connexions entre les danseurs de manière métaphorique, par des fils et des scintillements. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. De même, les autres trames sont variées. La mise en page dynamique joue sur des angles de vue très variés qui mettent en avant l’esthétisme des mouvements de danse. Par ailleurs, pour distinguer les souvenirs fleurissant durant les danses, Inoue Satoh sensei recouvre les vignettes par des trames rayées. Elle ne développe pas les scènes érotiques, se contentant de quelques nus au réveil. Elle annonce dessiner numériquement à partir du chapitre 32, mais la différence ne se voit pas. Sous la jaquette, deux planches croquées narrent avec humour un entrainement pour devenir sexy.

En résumé

Sugiki Shinya et Suzuki Shinya ont décidé de couper court à leurs sentiments naissants. Pourtant, Suzuki semble nourrir quelques regrets. En plus, les deux hommes continuent à danser à quatre, même s’ils ont stoppé leurs sessions nocturnes. Comme Sugiki doit se reposer durant deux semaines à cause de problèmes aux genoux, il espère ainsi réussir à effacer ses sentiments. D’autant plus que lorsque les deux hommes dansent ensemble, leur connexion est brisée. Durant leur dernière séance à deux, ils sont interrompus par un certain Max E. Mulder qui leur annonce être le premier mécène de Shinya. Arriveront-ils à redevenir de simples amis?

En conclusion

Ce tome dégage une certaine mélancolie à sa lecture de part son sujet. En effet, Inoue Satoh sensei arrive clairement à montrer la lente dégradation du fil ténu qui unissait ses deux héros. Et pourtant, malgré la tristesse, j’ai hâte de voir les deux anciens collaborateurs s’affronter au 10 dance. J’apprécie beaucoup la mise en avant de Norman Owen. Un coup de cœur qui se renouvelle à chaque fois et du bonheur pour les yeux à chaque tome!

Nomi & Shiba 3 – Tagura Tohru

nomi et shiba 3 tagura tohru

TAGURA Tohru 田倉トヲル
ISBN: 9782382124383
Akata, 2022
ISBN: 9784088551876 (JP)
Shueisha, 2022 (JP)
Titre original: のみxしば 3
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

« Nomiya et Mikoshiba sortent désormais ensemble. Et ces deux petits coquins ne pensent qu’à une chose… le sexe!! »

Tagura Tohru sensei s’intéresse aux sources d’informations pour les couples homosexuels. Elle rappelle les différences entre les fictions BL et la réalité, avec le manque d’informations sur la préparation. D’ailleurs, elle met en avant l’expérience de Miyai qui apporte de bons conseils. Comme dans le tome précédent, Nomiya et Mikoshiba continuent d’explorer les premiers émois amoureux, avec la découverte du corps de l’autre. D’ailleurs, ils se questionnent sur leurs appréhensions de passer à l’acte et leur manque d’expérience. Bien que l’auteure répètent les gags avec les camarades gêneurs, l’humour fait mouche à chaque fois. Elle décrypte les différents sentiments des adolescents, la vie en internat, les relations d’une bande d’amis, l’indifférence positive des citadins. Elle installe un triangle amoureux avec Aihara Léo tout en dénonçant son comportement lourd. Par ailleurs, la famille de Nomiya, bienveillante, apporte de la douceur.

La mangaka a un trait fin et épuré aux angles légèrement arrondis, dans un style shôjo. Elle met en avant le côté mignon de Mikoshiba avec des yeux brillants et des expressions variées. Elle utilise les trames avec parcimonie. Les décors soignés alternent avec les trames d’ambiance. La mise en page est très dynamique. Pour l’instant, Tagura sensei arrête les scènes érotiques au préliminaires, avec des câlins très coquins. Elle censure les parties intimes, seulement tramées et sans contour, avec une touche d’humour. Par exemple, dans la salle de bain, la vapeur, la mousse ou les éclaboussures viennent obstruer le champ de vision. Sous la jaquette, le « petit guide des garçons » de Morishita, fan de BL, présente les personnages et le fonctionnement du dortoir. Il y a aussi des fiches de personnages en début de tome.

En résumé

Depuis que Nomiya Ryûto et Mikoshiba Kanata sont en couple, ils désirent aller plus loin dans leur relation et ne pensent qu’à faire l’amour. Mais difficile de trouver des moments intimes au dortoir dont les murs des chambres sont trop fins et où les élèves s’invitent dans leur chambre sans prévenir! Comme un stage découverte à l’université est prévu au début des vacances, les amoureux espèrent enfin trouver l’occasion de conclure…

En conclusion

Ce tome déborde de « choupitude ». Tagura sensei dépeint avec finesse les émotions adolescentes. Elle donne une note très positive à cette relation ou le style genderless et l’homosexualité font partie de la normalité, en tous cas dans l’entourage des deux héros. J’apprécie également son traitement du triangle amoureux souvent présent dans les shôjo où d’habitude, l’ami d’enfance qui se déclare trop tardivement a un comportement inconvenant et sème le trouble. Mise à jour: Ce tome se classe à la dix-neuvième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2023.

L’impuissance – Miyako Mimeko

l impuissance miyako mimeko

MIYAKO Mimeko 都みめこ
ISBN: 9782382763261
Hana, 2022
ISBN: ‎9784864425056 (JP)
Tokyo mangasha, 2021 (JP)
Titre original: 黄昏キュアインポータント
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Une histoire d’amour tendre et drôle entre deux « impuissants »! »

Miyako Mimeko sensei offre une comédie romantique ayant pour prétexte l’impuissance et la baisse de libido à un certain âge. Malgré une approche humoristique, elle arrive à intégrer des passages plus sérieux, approfondissant ainsi son récit. D’ailleurs, elle révèle le passé et les secrets de ses deux héros pièce par pièce, comme un puzzle permettant de reconstruire au fur et à mesure les occasions ratées de leur vie. Ainsi, la narration alterne entre Hodogaya et Umezaki. Les deux hommes, têtus, ont tendance à fuir les confrontations, ayant peur de s’engager ou de perdre l’être aimé. L’auteure aborde donc le manque de communication, les quiproquos et incompréhensions qui peuvent détruire une relation, le poids des secrets. Elle aide le couple à enfin avancer grâce à leur entourage. Elle intègre également des messages positifs à travers ses personnages. Umezaki est hilarant avec ses idées et réactions loufoques.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, parfois à l’extrême. Elle dessine des corps musclés mais n’hésite pas à transformer Umezaki en petit wanko. De même, les personnages ont parfois des yeux exorbités comme dans les cartoons. Les contours plus épais permettent de détacher les personnages du fond. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Les autres trames sont équilibrées. Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir ou à des ellipses à fond noir. La mise en page est dynamique. Même la forme des phylactères participe également au récit, renforçant le dynamisme et l’ambiance des planches. Miyako sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle joue sur les cadrages pour éviter les détails et simplifie un peu les parties intimes. Elle offre une scène par chapitre.

En résumé

A 36 ans, Hodogaya Ryô n’éprouve plus vraiment d’intérêt pour le sexe. Il tient un bar gay, laissant croire ceux qui le draguent qu’il est impuissant et apprécie sa vie paisible de célibataire. Au contraire, son ami de fac, Umezaki (36 ans), avec qui il a entretenu une relation de sex friend pendant quelques mois à l’époque, change de partenaire chaque soir. Ce dernier se surnomme lui-même le « dieu du sexe » et aime exhiber ses conquêtes dans le bar . En réalité, Ryô était amoureux de son ami mais n’a jamais osé se déclarer. Mais un soir, Umezaki, désespéré, sonne à la porte de Hodogaya. Il semblerait être devenu impuissant et réclame donc de l’aide à son ami…

En conclusion

Malgré le format one-shot et le ton comique, Miyako sensei maîtrise parfaitement son récit, créant même un peu de suspense. Elle aborde un sujet intéressant rarement traité dans les BL: l’impuissance et la baisse de libido. Toutefois, elle ne l’utilise que comme un simple prétexte, sans l’approfondir, préférant mettre en valeur la reconquête d’un amour perdu et la nécessité de communiquer. Par ailleurs, son graphisme est magnifique et expressif. Je craque donc complètement pour cette histoire malgré une petite déception sur le changement de thème. Attention, vous ne verrez plus les champignons de la même manière après cette lecture! Un petit coup de cœur!

7 fois par semaine! – Pesotarou

7 fois par semaine pesotarou

Pesotarou ぺそ太郎
ISBN: 9782382762936
Hana, 2022
ISBN: 9784801969698 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Titre original: えっちは週7希望ですっ!
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

 Le rêve d’Aoi: faire l’amour 7 fois par semaine!

Pesotarou sensei offre une comédie romantique et très sexy avec deux hommes à la libido débordante mais très compatible. Elle les fait parler avec un langage cru, accentuant leur côté pervers. Pourtant, au fur et à mesure que le lecteur avance dans l’histoire, il découvre des personnalités tout autre. En effet, les deux héros assument complètement leur passion pour le sexe mais gardent quelques séquelles à force de se faire plaquer. Pourtant, ils développent des sentiments réciproques en apprenant à se connaître et surtout à communiquer. Ainsi, Aoi s’avère être assez naïf. Son ami Igarashi apporte de bons conseils. L’auteure aborde donc la jalousie, le jugement extérieur, le consentement nécessaire même pour des accros au sexe, le respect des limites des jeux érotiques. Elle alterne la narration entre Iori et Aoi. En bonus, elle s’intéresse à la gestion de l’abstinence forcée avec humour.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques, transformant même ses personnages en SD. Elle dessine pourtant des personnages sveltes. Par ailleurs, Aoi affiche différentes expressions très rigolotes lorsqu’il est béat, satisfait ou pervers. De même, un panda le représente tandis que Iori est associé à un serpent. Les décors situent principalement l’action. Les trames d’ambiance, graphiques, ajoutent de l’humour ou renforcent les émotions. Les autres trames sont équilibrées, dans une palette de tons clairs. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page dynamique est au service de la narration. Dans les scènes érotiques, Pesotarou sensei censure les parties intimes par des hachures ou des languettes. Elle utilise aussi une tête de panda, ajoutant une touche d’humour. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures explicites et donne des détails par transparence. Il y a également une scène à chaque chapitre. En fin de chapitre, une vignette donne une anecdote amusante.

En résumé

Aoi a une libido débridée et rêve de coucher au moins une fois par jour. En plus, appréciant les sexe-toys, il travaille dans le département des ventes d’une entreprise spécialisée dans ces produits. Mais son côté jugé pervers lui fait perdre son partenaire actuel parce qu’il souhaitait pimenter leurs ébats avec quelques jeux érotiques. Alors qu’il se plaignait dans un izakaya à son ami et collègue Igarashi, il attire l’attention d’un beau serveur. Comme son ami préfère rejoindre sa petite amie, il continue donc de noyer son chagrin dans l’alcool. Le serveur Kurose Iori s’occupe alors de lui. Mais quand le salaryman se réveille le lendemain, il ne se rappelle de rien. Pourtant, il trouve plusieurs capotes usagées dans sa poubelle. Et en plus, Kurose lui confirme avoir passé une nuit torride à le satisfaire…

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2021. En effet, Pesotarou sensei se montre généreuse dans les moments intimes qui deviennent souvent comiques avec Aoi et Iori qui oublient de communiquer, trop emballés par leurs ébats. Le couple en devient vite attachant. Je craque donc pour cette histoire simple mais mignonne et sexy qui aborde tout de même quelques sujets intéressants.

T’es sérieux…!? – Fumikawa Jimi

t es serieux fumikawa jimi
FUMIKAWA Jimi 文川じみ
ISBN: 9782382761281
Hana, 2022
ISBN: 9784861238154 (JP)
Brite, 2019 (JP)
Titre original: 君ってやつはこんなにも
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Je crois… que je suis devenu homo. »

Fumikawa Jimi sensei propose une comédie romantique où deux lycéens entretiennent une relation incertaine à cause des quiproquos. Bien qu’elle débute par une blague de mauvais goût, elle poursuit avec un développement positif. La narration alterne entre Iida et Kon. D’ailleurs, les chapitres 1 et 2 montrent la même histoire sous leurs points de vue différents. Le côté un peu naïf de Yasumura et les réactions d’Iida portent principalement la dynamique comique. D’abord amis, les sentiments des deux lycéens évoluent petit à petit. Ainsi, l’auteure aborde indirectement l’homosexualité cachée, l’influence des vidéos pornographiques dans l’éducation sexuelle des adolescents, le poids des rumeurs. Elle installe une relation plutôt consensuelle et lorsque ses personnages dépassent les bornes, elle appuie sur leurs regrets. Dans l’histoire bonus, elle rappelle avec humour les dangers des relations sans protection.

La mangaka a un trait épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des personnages longilignes. Par ailleurs, la canine proéminente de Kon renforce son côté un peu naïf. Les trames d’ambiance très graphiques alternent avec les décors. De même, la palette restreinte des autres trames donne un ton plutôt uniforme. La mise en page dynamique utilise beaucoup de sorties de case et d’absence de cadre mais les ellipses se font très discrètes. Dans les scènes érotiques, Fumikawa sensei censure les parties intimes par des languettes blanches.

En résumé

Bien que beau garçon, Iida éconduit toutes les filles qui souhaitent sortir avec lui. Surpris qu’il ait même refusé la demande de la plus belle fille de première année, Yasumura Kon et ses amis décident alors de vérifier son orientation sexuelle, le soupçonnant d’être homosexuel. Tiré au sort, Kon lui fait donc une déclaration d’amour. Mais Iida le rejette. Toutefois, il précise n’avoir aucun préjugé sur l’amour envers une personne de même sexe. Mais depuis, il semble observer Yasumura. Un jour, Kon traine Iida chez lui et lui avoue tout sur leur test. En découvrant que son camarade a peu de libido, il lui propose alors de l’aider à trouver ses penchants…

En conclusion

Ce one-shot obtient la douzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2020. Fumikawa sensei oscille entre humour et érotisme. Toutefois, la relation que les deux héros construisent au départ peut gêner certains lecteurs. Pour ma part, je me suis bien amusée à la lecture de leurs aventures qui mêlent à la fois pureté, découverte et érotisme.

Dans les coulisses de HomeRoom 2 – Koshiora Tsubame

dans les coulisses de homeroom 2 koshiora tsubame
KOSHIORA Tsubame 腰オラつばめ
ISBN: 9782382761410
Hana, 2022
ISBN: 9784861238185 (JP)
Brite, 2019 (JP)
Titre original: 俺たちナマモノ?です 下
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Je me fichais de savoir quand ou comment mais je voulais continuer à passer du temps avec lui. »

Koshiora Tsubame sensei continue de mettre en abyme les fantasmes des fujoshi. Elle se tourne même en autodérision dans l’interview de ses héros en début de tome. D’ailleurs, elle continue d’enchaîner les gags et les quiproquos. La narration s’appuie surtout sur Hibiki qui révèle un peu son passé. Les deux héros qui ont toujours travaillé ensemble, découvrent de nouvelles émotions avec leur prise de distance forcée. Rui réalise enfin ses sentiments. Par ailleurs, Yun et Haruka secouent avec humour le duo. De même, les managers Yoshikawa et Kokonoe dévoilent leur côté calculateur et manipulateur. Ainsi, l’auteure aborde l’amour à sens unique, le côté versatile des fujoshi qui complexifie l’anticipation des marchés possibles. Elle équilibre la communication au sein du couple, rendant les rapports plus consensuels.

La mangaka a un trait épuré de style shôjo. Elle porte un soin particulier aux costumes. Par ailleurs, elle exagère les expressions dans les passages humoristiques, abusant souvent des personnages transformés en SD. Quand les protagonistes rougissent, les hachures envahissent leur visage et apparaissent même à l’arrière de la tête. Les décors alternent avec les trames d’ambiance très graphiques. De même, les autres trames sont équilibrées. Par contre, la mise en page dynamique est parfois chargée. Dans les scènes érotiques, Koshiora sensei censure à peine les parties intimes légèrement translucides avec une très fine bandelette blanche. Elle dessine aussi des coupes intérieures. Les couvertures du tome 1 et 2 mises côte à côte forment une seule illustration.

En résumé

Tachibana Rui manque d’entrain depuis qu’il ne voit plus aussi souvent Shinjô Hibiki. Yun se montre câlin avec lui et en profite pour faire un selfie surprise. Il le poste immédiatement sur ses réseaux sociaux. De son côté, en voyant la photographie, Hibiki ressent de l’agacement. En plus, il supporte de moins en moins les taquineries de Haruna. Il prend alors une pause et se remémore sa première rencontre avec Rui…

En conclusion

Koshiora sensei continue de nous amuser dans ce tome, ajoutant néanmoins un peu plus de sentiments et de tendresse entre les deux héros. J’adore les bouilles des personnages en SD! Intriguée par le mystère autour de Yoshikawa, j’attends avec impatience la suite. Une lecture détente, drôle et érotique. Alors vous êtes team Hibirui ou team Yunrui et Hibiharu?

Dans les coulisses de HomeRoom 1 – Koshiora Tsubame

dans les coulisses de homeroom koshiora tsubame
KOSHIORA Tsubame 腰オラつばめ
ISBN: 9782382761403
Hana, 2022
ISBN: 9784861238178 (JP)
Brite, 2019 (JP)
Titre original: 俺たちナマモノ?です 上
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« On veut faire en sorte de satisfaire le public au maximum… »

Koshiora Tsubame sensei propose une comédie romantique où l’humour domine, enchainant les gags. Ainsi, elle s’amuse des fantasmes des fujoshi collant quelques clichés BL sur les groupes d’idols qui savent en tirer profit. Elle installe une dynamique répétitive mais efficace entre les personnages. Ainsi, le caractère sociable et rayonnant de Rui contraste avec l’impassibilité et la discrétion de Hibiki. Malgré un amour clairement réciproque, encore inconscient pour Tachibana, nos deux héros développent d’abord une relation de sex friend. Pourtant, Rui s’interroge de plus en plus sur ses sentiments. D’ailleurs, la narration s’attarde principalement sur son point de vue. L’auteure utilise les personnages secondaires pour faire bouger le couple un peu empoté. Le manager Yoshikawa Shinji devient un élément comique. De même, la star montante d’origine coréenne, Yun (19 ans), se montre très tactile, tandis que Haruna (29 ans) joue un peu les fauteurs de trouble.

La mangaka a un trait épuré de style shôjo et contemporain. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques et n’hésite pas à les simplifier, transformant les personnages en SD. Les nombreuses trames rendent l’aspect chatoyant des costumes. Par contre, les décors alternent avec les trames d’ambiance. La mise en page est dynamique. Koshiora sensei joue beaucoup sur le comique, même durant les ébats. Par ailleurs, elle censure peu les scènes érotiques, dessinant des coupes intérieures. Elle cache à peine les parties intimes par une légère transparence et parfois de fines bandelettes blanches. Il y a une scène par chapitre. Les personnages sont présentés en fin de tome.

En résumé

Tachibana Rui (24 ans) et Shinjô Hibiki (22 ans) forment le duo d’idols HomeRoom. Ils vont bientôt fêter leur cinq ans de carrière. Le joyeux mais naïf Rui a tendance à prendre soin de son taciturne partenaire. D’ailleurs, ayant une séance de photographies le lendemain, il lui propose de dormir chez lui. En surfant sur le net le soir, les deux jeunes hommes découvrent alors que certaines de leurs fans fantasment sur leur relation. Elles produisent même des mangas de fictions les représentant en couple gay. D’abord choqué, la curiosité de Tachibana l’emporte. Excité par les images très érotiques, il se laisse alors convaincre par Hibiki qui a envie d’essayer ce qu’ils voient…

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2020. Shinjô Hibiki est cité parmi les meilleurs seme individualistes tandis que Tachibana Rui est apprécié pour sa candeur. Pour son premier manga publié, Koshiora sensei commence fort en tournant en dérision le comportement de certaines fujoshi tout en répondant à leurs attentes dans ce BL. Nos deux héros dégagent un côté un peu idiot mais cela les rend adorables. Une lecture « rigolote ».