10 dance 6 – Inoue Satoh

10 dance 6 inoue satoh

INOUE Satoh 井上佐藤
ISBN: 9782382761564
Hana, 2022
ISBN: 9784065226032 (JP)
Kodansha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

La séparation des deux Shinya.

Inoue Satoh sensei décrypte les différentes étapes de la séparation amoureuse. Comme dans le tome précédent, elle analyse les sentiments contradictoires de ses deux héros, conscients que leur amour peut nuire à leur carrière. Par ailleurs, elle s’intéresse au système de mécénat, avec des milliardaires prenant en charge le financement de la carrière d’un danseur comme les costumes, les studios d’entrainement et les déplacements à des évènements. L’excentricité de Maximilian E. Mulder et la maladresse de Saichi Takashi apportent une touche d’humour. Suzuki est peu à l’aise avec ce luxe dans lequel il se retrouve soudainement plongé. Bien qu’ayant pris de la distance, Sugiki garde un certain contrôle sur l’avenir de son ancien collaborateur mais nouveau rival. L’auteure met en avant les nouveaux professeurs de danse qui vont s’occuper des deux Shinya, abordant ainsi les styles et les méthodes d’enseignements différents. Elle présente les spécificités du quickstep.

La mangaka a un trait légèrement épuré plutôt fin avec un contour parfois dédoublé. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle représente les connexions entre les danseurs de manière métaphorique, par des fils et des scintillements. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. De même, les autres trames sont variées. La mise en page dynamique joue sur des angles de vue très variés qui mettent en avant l’esthétisme des mouvements de danse. Par ailleurs, pour distinguer les souvenirs fleurissant durant les danses, Inoue Satoh sensei recouvre les vignettes par des trames rayées. Elle ne développe pas les scènes érotiques, se contentant de quelques nus au réveil. Elle annonce dessiner numériquement à partir du chapitre 32, mais la différence ne se voit pas. Sous la jaquette, deux planches croquées narrent avec humour un entrainement pour devenir sexy.

En résumé

Sugiki Shinya et Suzuki Shinya ont décidé de couper court à leurs sentiments naissants. Pourtant, Suzuki semble nourrir quelques regrets. En plus, les deux hommes continuent à danser à quatre, même s’ils ont stoppé leurs sessions nocturnes. Comme Sugiki doit se reposer durant deux semaines à cause de problèmes aux genoux, il espère ainsi réussir à effacer ses sentiments. D’autant plus que lorsque les deux hommes dansent ensemble, leur connexion est brisée. Durant leur dernière séance à deux, ils sont interrompus par un certain Max E. Mulder qui leur annonce être le premier mécène de Shinya. Arriveront-ils à redevenir de simples amis?

En conclusion

Ce tome dégage une certaine mélancolie à sa lecture de part son sujet. En effet, Inoue Satoh sensei arrive clairement à montrer la lente dégradation du fil ténu qui unissait ses deux héros. Et pourtant, malgré la tristesse, j’ai hâte de voir les deux anciens collaborateurs s’affronter au 10 dance. J’apprécie beaucoup la mise en avant de Norman Owen. Un coup de cœur qui se renouvelle à chaque fois et du bonheur pour les yeux à chaque tome!

Nomi & Shiba 3 – Tagura Tohru

nomi et shiba 3 tagura tohru

TAGURA Tohru 田倉トヲル
ISBN: 9782382124383
Akata, 2022
ISBN: 9784088551876 (JP)
Shueisha, 2022 (JP)
Titre original: のみxしば 3
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

« Nomiya et Mikoshiba sortent désormais ensemble. Et ces deux petits coquins ne pensent qu’à une chose… le sexe!! »

Tagura Tohru sensei s’intéresse aux sources d’informations pour les couples homosexuels. Elle rappelle les différences entre les fictions BL et la réalité, avec le manque d’informations sur la préparation. D’ailleurs, elle met en avant l’expérience de Miyai qui apporte de bons conseils. Comme dans le tome précédent, Nomiya et Mikoshiba continuent d’explorer les premiers émois amoureux, avec la découverte du corps de l’autre. D’ailleurs, ils se questionnent sur leurs appréhensions de passer à l’acte et leur manque d’expérience. Bien que l’auteure répètent les gags avec les camarades gêneurs, l’humour fait mouche à chaque fois. Elle décrypte les différents sentiments des adolescents, la vie en internat, les relations d’une bande d’amis, l’indifférence positive des citadins. Elle installe un triangle amoureux avec Aihara Léo tout en dénonçant son comportement lourd. Par ailleurs, la famille de Nomiya, bienveillante, apporte de la douceur.

La mangaka a un trait fin et épuré aux angles légèrement arrondis, dans un style shôjo. Elle met en avant le côté mignon de Mikoshiba avec des yeux brillants et des expressions variées. Elle utilise les trames avec parcimonie. Les décors soignés alternent avec les trames d’ambiance. La mise en page est très dynamique. Pour l’instant, Tagura sensei arrête les scènes érotiques au préliminaires, avec des câlins très coquins. Elle censure les parties intimes, seulement tramées et sans contour, avec une touche d’humour. Par exemple, dans la salle de bain, la vapeur, la mousse ou les éclaboussures viennent obstruer le champ de vision. Sous la jaquette, le « petit guide des garçons » de Morishita, fan de BL, présente les personnages et le fonctionnement du dortoir. Il y a aussi des fiches de personnages en début de tome.

En résumé

Depuis que Nomiya Ryûto et Mikoshiba Kanata sont en couple, ils désirent aller plus loin dans leur relation et ne pensent qu’à faire l’amour. Mais difficile de trouver des moments intimes au dortoir dont les murs des chambres sont trop fins et où les élèves s’invitent dans leur chambre sans prévenir! Comme un stage découverte à l’université est prévu au début des vacances, les amoureux espèrent enfin trouver l’occasion de conclure…

En conclusion

Ce tome déborde de « choupitude ». Tagura sensei dépeint avec finesse les émotions adolescentes. Elle donne une note très positive à cette relation ou le style genderless et l’homosexualité font partie de la normalité, en tous cas dans l’entourage des deux héros. J’apprécie également son traitement du triangle amoureux souvent présent dans les shôjo où d’habitude, l’ami d’enfance qui se déclare trop tardivement a un comportement inconvenant et sème le trouble. Mise à jour: Ce tome se classe à la dix-neuvième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2023.

L’impuissance – Miyako Mimeko

l impuissance miyako mimeko

MIYAKO Mimeko 都みめこ
ISBN: 9782382763261
Hana, 2022
ISBN: ‎9784864425056 (JP)
Tokyo mangasha, 2021 (JP)
Titre original: 黄昏キュアインポータント
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Une histoire d’amour tendre et drôle entre deux « impuissants »! »

Miyako Mimeko sensei offre une comédie romantique ayant pour prétexte l’impuissance et la baisse de libido à un certain âge. Malgré une approche humoristique, elle arrive à intégrer des passages plus sérieux, approfondissant ainsi son récit. D’ailleurs, elle révèle le passé et les secrets de ses deux héros pièce par pièce, comme un puzzle permettant de reconstruire au fur et à mesure les occasions ratées de leur vie. Ainsi, la narration alterne entre Hodogaya et Umezaki. Les deux hommes, têtus, ont tendance à fuir les confrontations, ayant peur de s’engager ou de perdre l’être aimé. L’auteure aborde donc le manque de communication, les quiproquos et incompréhensions qui peuvent détruire une relation, le poids des secrets. Elle aide le couple à enfin avancer grâce à leur entourage. Elle intègre également des messages positifs à travers ses personnages. Umezaki est hilarant avec ses idées et réactions loufoques.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, parfois à l’extrême. Elle dessine des corps musclés mais n’hésite pas à transformer Umezaki en petit wanko. De même, les personnages ont parfois des yeux exorbités comme dans les cartoons. Les contours plus épais permettent de détacher les personnages du fond. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Les autres trames sont équilibrées. Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir ou à des ellipses à fond noir. La mise en page est dynamique. Même la forme des phylactères participe également au récit, renforçant le dynamisme et l’ambiance des planches. Miyako sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle joue sur les cadrages pour éviter les détails et simplifie un peu les parties intimes. Elle offre une scène par chapitre.

En résumé

A 36 ans, Hodogaya Ryô n’éprouve plus vraiment d’intérêt pour le sexe. Il tient un bar gay, laissant croire ceux qui le draguent qu’il est impuissant et apprécie sa vie paisible de célibataire. Au contraire, son ami de fac, Umezaki (36 ans), avec qui il a entretenu une relation de sex friend pendant quelques mois à l’époque, change de partenaire chaque soir. Ce dernier se surnomme lui-même le « dieu du sexe » et aime exhiber ses conquêtes dans le bar . En réalité, Ryô était amoureux de son ami mais n’a jamais osé se déclarer. Mais un soir, Umezaki, désespéré, sonne à la porte de Hodogaya. Il semblerait être devenu impuissant et réclame donc de l’aide à son ami…

En conclusion

Malgré le format one-shot et le ton comique, Miyako sensei maîtrise parfaitement son récit, créant même un peu de suspense. Elle aborde un sujet intéressant rarement traité dans les BL: l’impuissance et la baisse de libido. Toutefois, elle ne l’utilise que comme un simple prétexte, sans l’approfondir, préférant mettre en valeur la reconquête d’un amour perdu et la nécessité de communiquer. Par ailleurs, son graphisme est magnifique et expressif. Je craque donc complètement pour cette histoire malgré une petite déception sur le changement de thème. Attention, vous ne verrez plus les champignons de la même manière après cette lecture! Un petit coup de cœur!

7 fois par semaine! – Pesotarou

7 fois par semaine pesotarou

Pesotarou ぺそ太郎
ISBN: 9782382762936
Hana, 2022
ISBN: 9784801969698 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Titre original: えっちは週7希望ですっ!
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

 Le rêve d’Aoi: faire l’amour 7 fois par semaine!

Pesotarou sensei offre une comédie romantique et très sexy avec deux hommes à la libido débordante mais très compatible. Elle les fait parler avec un langage cru, accentuant leur côté pervers. Pourtant, au fur et à mesure que le lecteur avance dans l’histoire, il découvre des personnalités tout autre. En effet, les deux héros assument complètement leur passion pour le sexe mais gardent quelques séquelles à force de se faire plaquer. Pourtant, ils développent des sentiments réciproques en apprenant à se connaître et surtout à communiquer. Ainsi, Aoi s’avère être assez naïf. Son ami Igarashi apporte de bons conseils. L’auteure aborde donc la jalousie, le jugement extérieur, le consentement nécessaire même pour des accros au sexe, le respect des limites des jeux érotiques. Elle alterne la narration entre Iori et Aoi. En bonus, elle s’intéresse à la gestion de l’abstinence forcée avec humour.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques, transformant même ses personnages en SD. Elle dessine pourtant des personnages sveltes. Par ailleurs, Aoi affiche différentes expressions très rigolotes lorsqu’il est béat, satisfait ou pervers. De même, un panda le représente tandis que Iori est associé à un serpent. Les décors situent principalement l’action. Les trames d’ambiance, graphiques, ajoutent de l’humour ou renforcent les émotions. Les autres trames sont équilibrées, dans une palette de tons clairs. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page dynamique est au service de la narration. Dans les scènes érotiques, Pesotarou sensei censure les parties intimes par des hachures ou des languettes. Elle utilise aussi une tête de panda, ajoutant une touche d’humour. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures explicites et donne des détails par transparence. Il y a également une scène à chaque chapitre. En fin de chapitre, une vignette donne une anecdote amusante.

En résumé

Aoi a une libido débridée et rêve de coucher au moins une fois par jour. En plus, appréciant les sexe-toys, il travaille dans le département des ventes d’une entreprise spécialisée dans ces produits. Mais son côté jugé pervers lui fait perdre son partenaire actuel parce qu’il souhaitait pimenter leurs ébats avec quelques jeux érotiques. Alors qu’il se plaignait dans un izakaya à son ami et collègue Igarashi, il attire l’attention d’un beau serveur. Comme son ami préfère rejoindre sa petite amie, il continue donc de noyer son chagrin dans l’alcool. Le serveur Kurose Iori s’occupe alors de lui. Mais quand le salaryman se réveille le lendemain, il ne se rappelle de rien. Pourtant, il trouve plusieurs capotes usagées dans sa poubelle. Et en plus, Kurose lui confirme avoir passé une nuit torride à le satisfaire…

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2021. En effet, Pesotarou sensei se montre généreuse dans les moments intimes qui deviennent souvent comiques avec Aoi et Iori qui oublient de communiquer, trop emballés par leurs ébats. Le couple en devient vite attachant. Je craque donc pour cette histoire simple mais mignonne et sexy qui aborde tout de même quelques sujets intéressants.

T’es sérieux…!? – Fumikawa Jimi

t es serieux fumikawa jimi
FUMIKAWA Jimi 文川じみ
ISBN: 9782382761281
Hana, 2022
ISBN: 9784861238154 (JP)
Brite, 2019 (JP)
Titre original: 君ってやつはこんなにも
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Je crois… que je suis devenu homo. »

Fumikawa Jimi sensei propose une comédie romantique où deux lycéens entretiennent une relation incertaine à cause des quiproquos. Bien qu’elle débute par une blague de mauvais goût, elle poursuit avec un développement positif. La narration alterne entre Iida et Kon. D’ailleurs, les chapitres 1 et 2 montrent la même histoire sous leurs points de vue différents. Le côté un peu naïf de Yasumura et les réactions d’Iida portent principalement la dynamique comique. D’abord amis, les sentiments des deux lycéens évoluent petit à petit. Ainsi, l’auteure aborde indirectement l’homosexualité cachée, l’influence des vidéos pornographiques dans l’éducation sexuelle des adolescents, le poids des rumeurs. Elle installe une relation plutôt consensuelle et lorsque ses personnages dépassent les bornes, elle appuie sur leurs regrets. Dans l’histoire bonus, elle rappelle avec humour les dangers des relations sans protection.

La mangaka a un trait épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des personnages longilignes. Par ailleurs, la canine proéminente de Kon renforce son côté un peu naïf. Les trames d’ambiance très graphiques alternent avec les décors. De même, la palette restreinte des autres trames donne un ton plutôt uniforme. La mise en page dynamique utilise beaucoup de sorties de case et d’absence de cadre mais les ellipses se font très discrètes. Dans les scènes érotiques, Fumikawa sensei censure les parties intimes par des languettes blanches.

En résumé

Bien que beau garçon, Iida éconduit toutes les filles qui souhaitent sortir avec lui. Surpris qu’il ait même refusé la demande de la plus belle fille de première année, Yasumura Kon et ses amis décident alors de vérifier son orientation sexuelle, le soupçonnant d’être homosexuel. Tiré au sort, Kon lui fait donc une déclaration d’amour. Mais Iida le rejette. Toutefois, il précise n’avoir aucun préjugé sur l’amour envers une personne de même sexe. Mais depuis, il semble observer Yasumura. Un jour, Kon traine Iida chez lui et lui avoue tout sur leur test. En découvrant que son camarade a peu de libido, il lui propose alors de l’aider à trouver ses penchants…

En conclusion

Ce one-shot obtient la douzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2020. Fumikawa sensei oscille entre humour et érotisme. Toutefois, la relation que les deux héros construisent au départ peut gêner certains lecteurs. Pour ma part, je me suis bien amusée à la lecture de leurs aventures qui mêlent à la fois pureté, découverte et érotisme.

Dans les coulisses de HomeRoom 2 – Koshiora Tsubame

dans les coulisses de homeroom 2 koshiora tsubame
KOSHIORA Tsubame 腰オラつばめ
ISBN: 9782382761410
Hana, 2022
ISBN: 9784861238185 (JP)
Brite, 2019 (JP)
Titre original: 俺たちナマモノ?です 下
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Je me fichais de savoir quand ou comment mais je voulais continuer à passer du temps avec lui. »

Koshiora Tsubame sensei continue de mettre en abyme les fantasmes des fujoshi. Elle se tourne même en autodérision dans l’interview de ses héros en début de tome. D’ailleurs, elle continue d’enchaîner les gags et les quiproquos. La narration s’appuie surtout sur Hibiki qui révèle un peu son passé. Les deux héros qui ont toujours travaillé ensemble, découvrent de nouvelles émotions avec leur prise de distance forcée. Rui réalise enfin ses sentiments. Par ailleurs, Yun et Haruka secouent avec humour le duo. De même, les managers Yoshikawa et Kokonoe dévoilent leur côté calculateur et manipulateur. Ainsi, l’auteure aborde l’amour à sens unique, le côté versatile des fujoshi qui complexifie l’anticipation des marchés possibles. Elle équilibre la communication au sein du couple, rendant les rapports plus consensuels.

La mangaka a un trait épuré de style shôjo. Elle porte un soin particulier aux costumes. Par ailleurs, elle exagère les expressions dans les passages humoristiques, abusant souvent des personnages transformés en SD. Quand les protagonistes rougissent, les hachures envahissent leur visage et apparaissent même à l’arrière de la tête. Les décors alternent avec les trames d’ambiance très graphiques. De même, les autres trames sont équilibrées. Par contre, la mise en page dynamique est parfois chargée. Dans les scènes érotiques, Koshiora sensei censure à peine les parties intimes légèrement translucides avec une très fine bandelette blanche. Elle dessine aussi des coupes intérieures. Les couvertures du tome 1 et 2 mises côte à côte forment une seule illustration.

En résumé

Tachibana Rui manque d’entrain depuis qu’il ne voit plus aussi souvent Shinjô Hibiki. Yun se montre câlin avec lui et en profite pour faire un selfie surprise. Il le poste immédiatement sur ses réseaux sociaux. De son côté, en voyant la photographie, Hibiki ressent de l’agacement. En plus, il supporte de moins en moins les taquineries de Haruna. Il prend alors une pause et se remémore sa première rencontre avec Rui…

En conclusion

Koshiora sensei continue de nous amuser dans ce tome, ajoutant néanmoins un peu plus de sentiments et de tendresse entre les deux héros. J’adore les bouilles des personnages en SD! Intriguée par le mystère autour de Yoshikawa, j’attends avec impatience la suite. Une lecture détente, drôle et érotique. Alors vous êtes team Hibirui ou team Yunrui et Hibiharu?

Dans les coulisses de HomeRoom 1 – Koshiora Tsubame

dans les coulisses de homeroom koshiora tsubame
KOSHIORA Tsubame 腰オラつばめ
ISBN: 9782382761403
Hana, 2022
ISBN: 9784861238178 (JP)
Brite, 2019 (JP)
Titre original: 俺たちナマモノ?です 上
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« On veut faire en sorte de satisfaire le public au maximum… »

Koshiora Tsubame sensei propose une comédie romantique où l’humour domine, enchainant les gags. Ainsi, elle s’amuse des fantasmes des fujoshi collant quelques clichés BL sur les groupes d’idols qui savent en tirer profit. Elle installe une dynamique répétitive mais efficace entre les personnages. Ainsi, le caractère sociable et rayonnant de Rui contraste avec l’impassibilité et la discrétion de Hibiki. Malgré un amour clairement réciproque, encore inconscient pour Tachibana, nos deux héros développent d’abord une relation de sex friend. Pourtant, Rui s’interroge de plus en plus sur ses sentiments. D’ailleurs, la narration s’attarde principalement sur son point de vue. L’auteure utilise les personnages secondaires pour faire bouger le couple un peu empoté. Le manager Yoshikawa Shinji devient un élément comique. De même, la star montante d’origine coréenne, Yun (19 ans), se montre très tactile, tandis que Haruna (29 ans) joue un peu les fauteurs de trouble.

La mangaka a un trait épuré de style shôjo et contemporain. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques et n’hésite pas à les simplifier, transformant les personnages en SD. Les nombreuses trames rendent l’aspect chatoyant des costumes. Par contre, les décors alternent avec les trames d’ambiance. La mise en page est dynamique. Koshiora sensei joue beaucoup sur le comique, même durant les ébats. Par ailleurs, elle censure peu les scènes érotiques, dessinant des coupes intérieures. Elle cache à peine les parties intimes par une légère transparence et parfois de fines bandelettes blanches. Il y a une scène par chapitre. Les personnages sont présentés en fin de tome.

En résumé

Tachibana Rui (24 ans) et Shinjô Hibiki (22 ans) forment le duo d’idols HomeRoom. Ils vont bientôt fêter leur cinq ans de carrière. Le joyeux mais naïf Rui a tendance à prendre soin de son taciturne partenaire. D’ailleurs, ayant une séance de photographies le lendemain, il lui propose de dormir chez lui. En surfant sur le net le soir, les deux jeunes hommes découvrent alors que certaines de leurs fans fantasment sur leur relation. Elles produisent même des mangas de fictions les représentant en couple gay. D’abord choqué, la curiosité de Tachibana l’emporte. Excité par les images très érotiques, il se laisse alors convaincre par Hibiki qui a envie d’essayer ce qu’ils voient…

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2020. Shinjô Hibiki est cité parmi les meilleurs seme individualistes tandis que Tachibana Rui est apprécié pour sa candeur. Pour son premier manga publié, Koshiora sensei commence fort en tournant en dérision le comportement de certaines fujoshi tout en répondant à leurs attentes dans ce BL. Nos deux héros dégagent un côté un peu idiot mais cela les rend adorables. Une lecture « rigolote ».

Tu m’aimes pour de vrai!? – Hiiragi Nozomu

tu m aimes pour de vrai hiiragi nozomu
HIIRAGI Nozomu 柊のぞむ
ISBN: 9782382761274
Hana, 2022
ISBN: 9784796412711 (JP)
Kaiohsha, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Arrête avec ce sourire louche. Je sais qu’il est faux, en plus. »

Hiiragi Nozomu sensei propose une comédie romantique jouant sur les malentendus. Toutefois, l’humour peut parfois devenir lourd, se basant sur une relation conflictuelle avec un abuseur. En effet, Mugimaru prend ses désirs pour la réalité, se comportant comme un enfant gâté, et manipule donc son partenaire pour lui imposer sa vision de l’amour. La rébellion de Roku perd en intensité car il cède trop facilement à la pression. Son côté asocial et stricte contraste totalement avec la personnalité rayonnante mais frivole du barista. L’auteure rappelle néanmoins constamment le comportement ordurier de Mugi à travers son entourage. Elle le fait évoluer positivement au fur et à mesure qu’il réalise la profondeur de ses sentiments. Ainsi, elle révèle son passé sombre avec parcimonie tout en lui donnant plus de profondeur.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux, au style reconnaissable. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les décors situent principalement l’action. Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Hiiragi sensei ne censure pas les parties intimes. Toutefois, elle les assombrit avec des trames. Elle présente des moments tendres du couple dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Le salaryman Amagai Roku adore le café préparé par le barista Mugimaru Niini (24 ans). Dernièrement, ce dernier lui offre des pâtisseries de plus en plus volumineuses en accompagnement. Ayant du succès auprès des femmes, plusieurs rumeurs circulent sur lui, dont sa grande frivolité. Un jour, alors que Mugi était importuné par un client mécontent, Amagai vole à son secours. Mais comme il s’énerve trop facilement, il finit au poste de police avec le gérant du café. Pour le remercier, le barista l’invite alors chez lui à boire un verre. Mais passablement éméché, il commence à le tripoter tout en lui déclarant sa flamme. Devant les protestations du salaryman, il insiste sous prétexte que Roku ne peut que l’aimer puisqu’il aime son café…

En conclusion

Ce one-shot au scénario classique offre un petit moment de détente amusant. Par contre, il ne plaira pas à tout le monde, le caractère de Mugi pouvant choquer ou gêner. Hiiragi sensei installe encore une dynamique intéressante avec un couple qui se chamaille tout en arrivant tout de même à se renouveler. Comme elle sait si bien le faire, ses mauvais garçons finissent par s’assagirent pour notre plus grand plaisir. Pour ma part, j’aime beaucoup l’évolution positive du barista. Et j’apprécie le dessin de la mangaka qui s’améliore encore et encore!

The secret of me and my boss 2 – La suite – Kashima Chiaki

the secret of me and my boss 2 kashima chiaki
KASHIMA Chiaki 嘉島ちあき
ISBN: 9782382762974
Hana, 2022
ISBN: 9784796414371 (JP)
Kaiohsha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Moi, je sais que ça va se terminer un jour, alors je le remarque, mon bonheur. »

Kashima Chiaki sensei propose de découvrir la suite des aventures de Mikado et son supérieur. Contrairement au tome précédent, elle présente quelques tranches de vie du couple et révèle un peu plus le passé des deux salarymen. Elle alterne la narration entre eux, permettant de découvrir leurs interrogations. Ainsi, Anezaki, conscient de son amour sincère, redoute le jugement extérieur sur l’homosexualité. Grâce à Mikado qui parle franchement et cherche des mots rassurants, il prend petit à petit confiance. Les deux hommes continuent donc à se découvrir tout en faisant des efforts communs pour consolider leur relation. L’auteure s’intéresse aux doutes qui polluent leur confiance mutuelle. Elle montre aussi la nécessité de surmonter ces incertitudes pour avancer, les biens-faits de la communication dans un couple, le besoin d’intimité et de partage. Elle révèle ce que devient le couple dans l’histoire bonus, ajoutant une note positive et tendre à sa conclusion.

La mangaka a un trait épuré et anguleux, aux contours épais et marqué. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle porte particulièrement attention aux détails. Ainsi, les regards et les petits gestes suffisent à exprimer ce que pense le personnage ou ce qu’il se passe. Son style conserve une fausse touche non achevée et pourtant très expressive. Les trames sont équilibrées. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page plutôt classique joue tout de même sur les ellipses, l’absence de cadre et des changements d’angles de vue. Dans les scènes érotiques, Kashima sensei censure les parties intimes par un cache blanc. D’ailleurs, elle privilégie les sensations et la complicité du couple. Elle intègre les illustrations en début de chapitre directement dans l’histoire.

En résumé

Anezaki Misaki et Mikado Junichirô sortent ensemble depuis plus d’un mois. Mais pour l’instant, ils ont surtout passé leur week-end à faire l’amour. Mikado a envie de faire plus d’activités en extérieur comme un vrai couple. Néanmoins, Anezaki n’apprécie pas cette idée, redoutant toujours les regards extérieurs désapprobateurs envers l’homosexualité. En plus, il a peur pour l’avenir de son histoire d’amour, ressentant beaucoup trop de bonheur. Toutefois, durant les vacances de la Golden week, Mikado invite son petit ami pour un voyage de deux jours dans un onsen. Seulement l’auberge se trouve à plus d’une heure de marche, elle-même complètement isolée de tout…

En conclusion

Kashima sensei continue de nous amuser avec les chamailleries de Mikado et Anezaki tout en abordant des sujets intéressants auxquels se confronte un couple homosexuel. J’apprécie énormément cette suite. C’est un plaisir de voir l’évolution du couple!

A la recherche de l’amour – Rakuta Shoko

a la recherche de l amour rakuta shoko
RAKUTA Shoko れくたしょうこ
ISBN: 9782382760284
Hana, 2022
ISBN: 9784865544886 (JP)
Overlap, 2019 (JP)
Titre original: ただれた恋にはいたしません!
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: si on s'ennuie

Un citadin débauché et un naïf campagnard, entre chamaillerie et amour.

Rakuta Shoko sensei propose une comédie plus érotique que romantique. Elle joue d’ailleurs sur les enchainements d’évènements parfois à la limite de la cohérence et sur les réactions excessives de ses personnages pour créer des situations comiques. La confrontation entre citadin et campagnard n’est qu’un prétexte pour lancer des chamailleries entre les deux héros. Ainsi, le manipulateur et débauché Takara aime taquiner le naïf mais lunatique Miyazawa. Malgré leurs différents, ils apprennent à se connaître petit à petit. L’intervention des personnages secondaires permet alors d’accélérer l’évolution rapide de leurs sentiments. La narration se base principalement sur Kyôhei mais donne le point de vue de Tomohiro dans l’histoire bonus. L’auteure installe des personnages aux caractères extrêmes. Elle montre également quelques dangers de la grande ville auxquels s’expose une personne trop crédule.

La mangaka a un trait épuré, proche du style shôjo. Dans les passages humoristiques, elle exagère les expressions. D’ailleurs, le pur Kyôhei rougit très facilement et passe son temps à râler, créant un contraste graphique amusant. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les flash-back se repèrent à leur fond gris. Par ailleurs, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Par contre, la mise en page est plutôt classique. Rakuta sensei ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

Miyazawa Kyôhei (18 ans) vient de la campagne et s’installe à Tokyo pour ses études. Suivant les recommandations de sa grand-mère, il va donc se présenter à son voisin avec un présent. Mais il dérange Takara Tomohiro qui était en compagnie d’une fille. Devant sa réaction choquée, ce dernier se moque alors un peu de lui. Le prenant d’abord pour un débauché, Kyôhei se vexe depuis à la moindre remarque de son voisin. Pourtant, quand il l’entend appeler au secours un soir à cause d’un cafard, il ne peut s’empêcher de l’aider. Pour le remercier, Takara lui prépare un bon repas. Fatigué, Miyazawa confond les préservatifs posés sur la table avec un bonbon et réagit excessivement. Tomo en profite alors pour le tripoter…

En conclusion

Même si ce one-shot ne se classe pas au Chill chill BL award 2020, il est cité parmi les meilleurs mangas au scénario captivant. Les lecteurs sont principalement charmés par la dynamique entre les deux héros, la pureté de l’uke et la gentillesse cachée du seme. En effet, Rakuta sensei se rattrape rapidement sur les premières relations non consenties en mettant des limites au jeu de séduction. Néanmoins, j’ai plus rigolé avec les personnages secondaires comme Yûta, la grand-mère ou Murachin qu’avec le couple principal. Une lecture pour se divertir.