Comment réaliser nos destins – Yoshio Akira

comment realiser nos destins yoshio akira

YOSHIO Akira 吉尾アキラ
ISBN: 9782382762363
Hana, 2024
ISBN:‎ 9784866533933 (JP)
Core magazine, 2020 (JP)
Titre original: 繋いだ恋の叶え方
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Une suite douce et amère, qui parle d’estime de soi et de confiance en l’avenir. »

Yoshio Akira sensei offre une suite à Comment défier le destin. Elle alterne la narration entre les deux héros, permettant de découvrir leurs réflexions intérieures. Elle introduit également Arako (Le fil du destin) qui joue les confidents pour le couple. En effet, Kaoru continue de manquer de confiance en lui-même malgré toutes les marques d’affection et les encouragements de son petit ami. Prisonnier de ses expériences passées, il se résigne toujours face au destin mais évolue enfin peu à peu. D’ailleurs, Hara, confiant en ses sentiments, remarque les nombreuses coïncidences qui peuvent influencer le destin lorsque le fil rouge entre en jeu. Ainsi, l’auteure continue d’interroger sur l’amour prédestiné. Elle aborde encore la fuite des sentiments, la peur de l’engagement et de la rupture, la confiance dans un couple. Avec l’introduction de Kawana (36 ans), elle crée du suspense en bousculant un peu le couple.

La mangaka a un trait fin, épuré et légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Hara a un corps finement musclé tandis que Kaoru se retrouve souvent recouvert de hachures à force de rougir. Les trames très variées apportent une note réaliste. De même, les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. Un fond noir indique les cauchemars. La mise en page simplement dynamique utilise beaucoup d’ellipses, de superpositions et des absences de cadre. Dans les scènes érotiques, Yoshio sensei censure les parties intimes par des bandelettes blanches. Elle intègre directement les illustrations en début de chapitre au récit ou donne l’ambiance générale. Il y a la postface sous la jaquette.

En résumé

Kamisawa Kaoru vit avec Hara depuis peu. Mais il ne s’habitue pas aux démonstrations romantiques de son bien-aimé. Son frère Kakeru a offert une bouteille de saké au couple pour fêter leur emménagement et Hara propose donc de le goûter. Curieux de voir comment son petit ami se comporte une fois ivre, il le convainc de se laisser un peu aller. Mais même si Kaoru se montre beaucoup plus collant que d’habitude, sa peur d’être abandonné à cause du fil du destin persiste. Hara se jure alors de lui prouver son amour indéfectible.

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2021. Hara Kazunori se classe dixième meilleur seme tandis que Kamisawa Kaoru est douzième meilleur uke. Yoshio Akira sensei a exaucé mon vœu avec cette magnifique suite. Elle approfondit les sujets abordés au préalable. Cette romance est toujours aussi attendrissante, romantique avec une note érotique. Par contre, la touche fantastique s’estompe énormément, renforçant le réalisme du récit. Le graphisme magnifique est très sensuel et expressif. Je suis comblée!

Je brûle pour toi 2 – noji

je brule pour toi 2 noji

noji
ISBN: 9782382762059
Hana, 2024
ISBN: 9784865896961 (JP)
Fusion product, 2022 (JP)
Titre original: 焦がれて焦がして 2
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« C’est le seul moment de la journée qu’on peut passer ensemble! »

noji sensei propose de découvrir le quotidien de Sôichi et Yûji, ainsi que leur entourage. Elle aborde la routine dans un couple, la difficulté à maintenir la passion lorsque les amoureux se connaissent depuis longtemps, la question de l’engagement et du coming out à la famille. Elle base principalement la narration du point de vue de Tsunegawa. Cette tranche de vie présente principalement les hauts et les bas que rencontre un jeune couple. De même, la mise en parallèle avec d’autres ménages permet de découvrir diverses optiques de la vie à deux. Par ailleurs, le passé des deux héros se révèle à travers leurs souvenirs. L’auteure interroge sur le coup de foudre avec Kuragano et Nekohara qui croit plutôt en la croissance progressive de l’amour. Elle ajoute une touche d’humour avec l’insaisissable Kamogawa.

La mangaka a un trait légèrement épuré qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Les autres trames sont équilibrées, avec une dominante claire. Toutefois, des hachures viennent parfois marquer les ombres ou les volumes, offrant une note croquée discrète. La mise en page dynamique accompagne le regard. Par ailleurs, noji sensei représente les phylactères avec une silhouette d’animal pour reconnaître certains protagonistes: un chat pour Nekohara et un lapin pour Kamo. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par une bandelette blanche. D’ailleurs, elle joue sur les cadrages et les angles de vue pour les montrer le moins possible. Comme dans le tome précédent, il y a des anecdotes en fin de chapitre et après la postface. De même, des yonkoma proposent de découvrir quelques secrets sur les protagonistes sous la jaquette.

En résumé

Tsunegawa Sôichi et Furuyama Yûji vivent ensemble depuis un an. Pourtant, avec leurs emplois du temps en horaires décalées, ils passent à peine quelques heures par jour ensemble. Mais ce train-train quotidien leur convient parfaitement. Néanmoins, Sôichi n’arrive pas à cacher son inquiétude face au succès de son petit ami auprès de la gente féminine. Et le nouveau serveur, Kamogawa, le trouble également. Au détour d’une conversation avec ses collègues Nekohara et Kumagai, le salaryman décide de séduire à nouveau son petit ami. Mais cela ne se passe pas vraiment comme il l’escomptait.

En conclusion

noji sensei propose une suite riche en évènements et pourtant elle ne décrit que le simple quotidien des personnages. Elle comble le manque ressenti lors du premier tome avec finesse et bonheur. En plus, comparer les autres couples sur certaines questions permet d’avoir une vision plus large, mais surtout plus réaliste du quotidien. Je suis heureuse de retrouver Yûji, Sôichi, Sagi et sa petite amie, mais je craque également pour le potentiel couple de Nekohara et Kuragano. Moins de gourmandises, mais une lecture toujours aussi tendre!

Dangerous convenience store 2 – 945

dangerous convenience store 2 945

945
ISBN: 9782382882573
Kbooks, 2024
ISBN: 9791192674063 (KR)
OrangeD, 2022 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« J’ai l’impression qu’il me traite différemment des autres… »

945 (Gusao) continue de développer la romance entre Euijoon et Gunwoo. Par contre, iel consacre une large partie de l’histoire aux ébats torrides, le mafieux étant insatiable. La narration alterne entre les deux héros. Comme dans le tome précédent, les quiproquos apportent une touche d’humour. A la base hétérosexuel, Beom s’interroge sur son attirance pour un homme et analyse ses sentiments. Yeo, quant à lui, sortant d’un amour douloureux à sens unique, a tendance à fuir, persuadé de vivre un amour sans lendemain. Ainsi, l’auteur.e aborde le manque de communication, la difficulté à faire confiance et à croire en l’amour, la distinction entre plaisir et amour. L’histoire bonus révèle quelques anecdotes sur le mafieux.

Le trait anguleux et légèrement épuré s’arrondit dans les passages humoristiques. Les personnages se transforment même en SD, avec des expressions exagérées. Les couleurs ont une tonalité plutôt réaliste. Par ailleurs, les décors alternent avec les trames d’ambiance. Ils apparaissent floutés ou estompés lorsqu’ils sont en arrière-plan, évitant ainsi de surcharger la page. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. 945 a une mise en page plutôt classique mais n’hésite pas à intégrer beaucoup d’images en pleine page, mettant alors en avant la plastique des personnages. Iel représente souvent Yeo rougissant, ajoutant des hachures à la couleur. Les scènes érotiques ne sont pas censurées et occupent même deux chapitres entiers, détaillant les ébats torrides.

En résumé

Yeo Euijoon est perdu face à la gentillesse de Beom Gunwoo. Après un début de relation uniquement charnelle, le mafieux l’a invité dans un restaurant chic. Et même s’il est peu loquace, il accepte de converser avec l’étudiant de tout et de rien. Mais quand il raccompagne ce dernier chez lui, il n’ose pas le forcer à coucher à nouveau avec lui, déstabilisé par les larmes du jeune homme. Au travail, le gangster réalise qu’il n’a que son mignon voisin en tête, refusant même les avances de son habituelle informatrice. Toutefois, en se rendant immédiatement à la supérette après son entrevue, Yeo remarque une trace de rouge à lèvres sur le mafieux. Déçu, il en conclut alors n’être qu’une conquête parmi d’autres. Pourtant, quand Yeon Hyeonwoo revient à la charge pour le draguer, l’étudiant le rejette.

En conclusion

Malgré un développement lent, les sentiments bougent assez rapidement. 945 arrive à alterner les moments érotiques et les questionnements, en les saupoudrant de notes humoristiques. Une lecture très sexy, hot mais avec un couple en construction adorable.

Treat me gently, please 10 – Nekota Yonezou

treat me gently please 10 nekota yonezou

NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782375063347
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784799752128 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Un an s’est écoulé, et Maya et Nemugasa ont aujourd’hui 20 ans. »

Nekota Yonezou sensei effectue un petit saut dans le temps pour s’attarder sur les débuts de la prise d’indépendance de Maya. Elle présente un peu l’évolution du couple, avec Hideyuki qui se montre plus démonstratif et Takashi qui fait preuve d’initiatives. Par ailleurs, elle base la narration principalement du point de vue de Nemu. L’introduction du lycéen Ao instaure un suspense intenable. Comme annoncé dans le tome précédent, le lecteur découvre enfin l’histoire d’Okino et Kutani. Le couple prend son temps et se parle franchement. Ainsi, l’auteure retrace leur évolution dans le temps en s’appuyant sur divers évènements passés entre Maya et Nemugasa. Elle aborde donc la peur de l’engagement et de la séparation, la souffrance de l’amour, la première expérience sexuelle dont l’anéjaculation. Dans l’histoire bonus, elle donne des nouvelles d’Akira et Shimakawa. Bien que prévenant, Kutani crée la surprise avec un petit côté pervers.

La mangaka a un trait fin légèrement épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, ajoutant une note mignonne avec des visages arrondis. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions. Par ailleurs, une trame grise recouvre les vignettes lors des flash-back. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei censure à peine les parties intimes. Toutefois, elle simplifie ces dernières et joue sur les cadrages pour ne pas trop les montrer. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien de Maya et Nemu. Par contre, celles sur Okino et Kutani offre une note plus féérique, rappelant l’univers des contes.

En résumé

Avec sa nouvelle coupe de cheveux, Nemugasa Takashi attire le regard des jeunes étudiantes, ce qui amuse Okino Shôtarô. Depuis que l’étudiant s’est inscrit à un séminaire, il se retrouve souvent sollicité par Tada. Comme promis, Nemu retrouve son petit ami Maya Hideyuki dans une bijouterie afin de racheter des bagues assorties pour fêter, par la même occasion, le déménagement de ce dernier. D’ailleurs, Maya n’hésite pas à montrer son amour en public…

En conclusion

Nekota Yonezou sensei joue au yoyo avec les émotions des lecteurs. Sa maîtrise graphique et scénaristique ne nous laisse pas respirer. En plus, elle arrive à aborder des sujets divers et variés, se renouvelant sans cesse. Je suis complètement sous le charme de Kutani, avec sa maladresse et pourtant son côté très sexy qui se révèle au lit. Un tome empli de romantisme et de sensualité!

Le théâtre des fleurs 7 – Natsume Isaku

le theatre des fleurs 7 natsume isaku

NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782375063637
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784403667831 (JP)
Shinshokan, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

Une séparation inenvisageable.

Natsume Isaku sensei révèle le passé entre Matsukawa Kikuemon et Arai Jûichirô, amis d’enfance qui se sont retrouvés dans une situation similaire à leurs petits-enfants. Comme dans le tome précédent, elle aborde la pression de la transmission d’un héritage artistique, les obligations des familles illustres, le mariage arrangé. Elle compare également les différences entre l’époque des grands-parents et celle des petits-enfants. En effet, Kikuemon a préféré fuir ses sentiments de peur de la pression sociale. Malgré les obstacles, Gensuke et Sôgorô choisissent la résistance. Ils mûrissent en découvrant les contraintes de la vie professionnelle mais également l’amorce de la prise d’indépendance. La distance, l’incompatibilité des emplois du temps, la jalousie, l’anxiété viennent troubler la confiance du couple. L’auteure montre quelques techniques de résistance des deux amoureux. Elle s’intéresse par ailleurs aux différences entre le kabuki et d’autres registres artistiques. Par ailleurs, elle révèle le passé de Tsutamaru.

La mangaka a un trait légèrement épuré qui met en relief les pleins et reliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, ajoutant une touche mignonne avec des visages plus arrondis. De même, elle exprime à merveille le découragement avec un brouillard noir plus ou moins dense. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames d’ambiance appuient les émotions. Les autres trames sont très variées. D’ailleurs, un soin est porté aux motifs des kimonos. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. Néanmoins, des trames rayées recouvrent les vignettes lors des souvenirs furtifs. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Natsume sensei ne censure pas les parties intimes mais elle joue sur les cadrages et les angles de vue pour ne pas montrer les détails. Elle présente les personnages en début de tome. Dans les illustrations en début de chapitre, elle dessine le quotidien des personnages.

En résumé

Arai Tsutamaru et Kaneko Takeichi ont demandé qu’Arai Gensuke et Matsukawa Sôgorô se séparent. Depuis, le couple peine à trouver un moment pour élaborer une stratégie étant souvent sous surveillance. Gensuke a alors l’idée de demander l’aide de leurs amis Tsuchiya Hiroto et Nishida. En effet, le mannequin a déjà acheté son propre appartement. Il accepte d’ailleurs de les couvrir mais également de louer une des chambres. Ainsi, le couple pourra se créer des moments d’intimité pour discuter calmement. De retour chez lui, Sôgorô réalise soudain le poids de ses obligations familiales et son manque de liberté en s’identifiant à une héroïne d’une pièce de kabuki que son grand-père regardait. Observant son petit-fils, Matsukawa Kikuemon se replonge alors dans ses souvenirs…

En conclusion

Natsume Isaku sensei plonge le lecteur dans les révélations, mettant en parallèle passé et présent. Elle installe la résistance de l’amour face à la tradition, installant un suspense intense. J’ai hâte de découvrir la suite! D’autant plus que j’apprécie de plus en plus Tsutamaru, malgré son obstination envers son frère. Ce tome intense en évènements procure beaucoup d’émotions. Une série idéale pour découvrir l’univers du kabuki.

Tu me coupes le souffle 1 – Sumiya Zeniko

tu me coupes le souffle 1 sumiya zeniko

SUMIYA Zeniko 澄谷ぜにこ
ISBN: 9782375063767
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784799750926 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Titre original: 息できないのは君のせい
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« Shizuki, tu respires mal. »

Sumiya Zeniko sensei propose une tranche de vie, navigant entre le passé et le présent des personnages pour montrer l’évolution de leur relation. Ainsi, elle alterne la narration entre Shizuki et Yano. Elle construit des caractères plus complexes qu’ils ne paraissent. Sous leurs airs à la fois pervers et innocents se cachent en réalité deux cœurs blessés par l’amour. En effet, le gentil et narquois Yukiji donne sans compter tandis que l’égoïste et fuyant Jun se contente de recevoir l’affection de ses partenaires. En apprenant à se connaître, les deux hommes vont réaliser peu à peu le changement de leurs sentiments. L’auteure installe un amour déséquilibré et maladroit mais qui s’harmonise pourtant avec la personnalité des deux musiciens. Ainsi, elle aborde le jugement sur l’apparence, la peur de s’attacher, l’acceptation des « défauts ». Elle joue avec les personnages secondaires pour introduire des quiproquos, ajoutant une note humoristique.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. En plus des trames variées, elle utilise des hachures pour les ombres fortes. Cela colle parfaitement à son style graphique. De même, les décors alternent avec les trames d’ambiance très graphiques. Les flash-back se distinguent à leur fond noir, gris ou par des vignettes recouvertes de trames, selon le contexte dans le récit: une narration, un souvenir éphémère, une réflexion. Par ailleurs, la mise en page dynamique joue principalement sur les sorties de case, l’absence de cadre et les ellipses. Sous la jaquette, Sumiya sensei dévoile quelques secrets sur les personnages à travers deux planches amusantes. A la fin des chapitres, elle offre également une histoire bonus donnant une anecdote. Sauf à la fin du premier chapitre où elle présente les personnages.

En résumé

Shizuki Jun (25 ans), barman, cherche à satisfaire son plaisir avant tout. Il adore jouer du saxophone, ressentant parfois de l’excitation après un concert. Coureur de jupons, il a la fâcheuse manie de complimenter les filles de la fanfare communale dans laquelle il joue. Pourtant, ces dernières préfèrent le flûtiste Yano Yukiji (25 ans), libraire, qui ressemble à un vrai prince. D’ailleurs, Shizuki ne le supporte pas, bien qu’il admire sa maîtrise de la respiration circulaire. Pourtant, les deux hommes se fréquentent en dehors de la fanfare, entretenant une relation de sex friend. Et Yukiji prétexte entraîner son partenaire à respirer pour l’embrasser.

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2022. Sumiya Zeniko sensei choisit un style narratif rafraîchissant, permettant au lecteur de rapidement plonger dans le récit. Elle offre d’ailleurs une romance adulte avec des personnages aux caractères bien trempés. Son graphisme dégage beaucoup d’expressivité malgré un trait épuré. J’avais craqué pour la série en japonais. Je suis donc heureuse de la relire en français. Un énorme coup de cœur!

The night beyond the tricornered window 9 – Yamashita Tomoko

the night beyond the tricornered window 9 yamashita tomoko

YAMASHITA Tomoko ヤマシタトモコ
ISBN: 9782375064054
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784799749210 (JP)
Libre, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Tu le veux pour toi, pas vrai? Que dirais-tu de l’enfermer ici, alors? »

Yamashita Tomoko sensei entame la confrontation finale avec le professeur mais prend son temps pour poser clairement le nouveau contexte. Comme dans le tome précédent, elle continue de révéler quelques secrets sur le professeur. De même, elle crée la surprise en inversant le rapport de force entre Hiyakawa, dévoilant enfin ses faiblesses, et son peureux mais courageux subordonné. Les nouveaux pouvoirs de Mikado et Sakaki les font également évoluer. Kôsuke prend peu à peu conscience de sa relation particulière avec son employeur et de ses sentiments. Hanzawa ancre le récit dans la réalité en apportant un soutien légal à l’équipe des exorcistes. L’auteure fait monter la tension mais transcrit également le poids du danger imminent. Par ailleurs, elle aborde la dichotomie entre l’envie de pouvoirs extraordinaires et la peur du regard extérieur, la difficulté à s’intégrer, la question de la « normalité ». Elle interroge également sur le lien familial.

La mangaka a un trait épuré avec une note minimaliste. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, arrondissant les visages. Elle varie les physionomies. Les trames sont variées. Toutefois, les ombres fortes sont marquées par des hachures. Les décors situent principalement l’action. Les trames d’ambiance se font également discrètes. Des trames rayées recouvrent les vignettes de flash-back. Yamashita sensei varient les angles de vue malgré une mise en page classique. D’ailleurs, elle transcrit ainsi parfaitement les modifications d’espace créées par le professeur en brouillant les points de repère. Elle présente succinctement les personnages en début de tome.

En résumé

Submergé par la colère et le désespoir, Hiyakawa Rihito renvoie Mikado Kôsuke dans l’étang maudit. Sa haine s’entremêlant à celle du professeur, il ne peut plus partir. Ce dernier lui propose alors un marché. Pendant ce temps, Mikado s’inquiète de la disparition de son partenaire depuis trois jours. Alors qu’il en discutait avec Mukae Keita, les deux hommes croisent Hiura Erika et Sakaki. La jeune fille est en train de tester un moyen d’échapper à la toile de surveillance du professeur. Mikado essaie alors de détruire ces conduits parsemés à travers la ville, avec succès. Mais il a l’impression de ressentir la présence de Hiyakawa à l’intérieur.

En conclusion

Yamashita Tomoko sensei a l’art de faire monter la pression au fil des chapitres tout en détendant l’atmosphère quelques secondes avec des passages humoristiques. Elle maîtrise son scénario et le rythme du déroulement des évènements. De même, son dessin exprime l’essentiel. Impossible pour moi d’arrêter ma lecture en cours. Une lecture fascinante!

10 count 6 – Takarai Rihito

10 count 6 takarai rihito

TAKARAI Rihito 宝井理人
ISBN: 9782375061190
Taifu comics, 2019
ISBN: 9784403666216 (JP)
Shinshokan, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Si tu m’embrasses et que ça te plaît… Tu voudras bien reconnaître que tu m’aimes? »

Takarai Rihito sensei conclut sa romance en dévoilant enfin le dixième point de la liste de Shirotani. En introduisant Ueda, elle permet au mysophobe de se confronter à son traumatisme. Elle joue sur les différents sentiments ressentis, les manipulations et les réactions tout en portant une attention aux détails pour créer de la tension et du suspense jusqu’à la fin. Il est alors amusant de voir le secrétaire et le psychologue sortir tous les deux de leurs zones de confort, poussés par leur amour, et avancer à leur rythme. Par contre, le temps qui passe devient légèrement plus confus sur la fin du récit. L’auteure dépeint avec aisance l’évolution de la relation du couple en révélant encore quelques secrets. Elle offre une fin un peu ouverte. Dans l’histoire bonus, elle montre ce que devient le couple.

La mangaka utilise une mise en page plus classique mais toujours dynamique. Elle établit un équilibre entre les décors et les cases sans fond. Les trames d’ambiance se font plus rares tandis que les autres trames sont variées. Comme dans le tome précédent, il y a beaucoup plus de gros plans, de détails. Par ailleurs, la découpe presque filmique ralentit certains passages. Takarai sensei transmet les sentiments des personnages à travers la sensualité des corps durant les scènes érotiques. Elle censure d’ailleurs l’essentiel avec plusieurs bandelettes blanches. Avec l’illustration de la postface, elle conclut un récit qui s’est développé image par image à chaque tome.

En résumé

Bien décidé à ne pas se laisser mener par Kurose Riku, Shirotani Tadaomi tente de prendre la direction de leur sortie en amoureux. Mais quelle n’est pas sa surprise de croiser une connaissance, Ueda, alors que le psychologue a ramassé les clés tombées au sol de la jeune femme. Cette ancienne élève du père de Tadaomi s’incruste alors dans leur rendez-vous en proposant de les remercier autour d’un thé. Énervé par les minauderies de Ueda, Shirotani perd peu à peu son sang-froid et file au toilettes après avoir vidé le verre de Riku…

En conclusion

Ce tome obtient la quatrième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2019. Kurose Riku se classe troisième meilleur seme tandis que Shirotani Tadaomi est quatrième meilleur uke. Takarai Rihito sensei mène rondement sa conclusion, arrivant encore à surprendre les lecteurs malgré les dernières révélations. Elle transmet avec finesse les sentiments de ses personnages. En 2019, la série devait faire l’objet d’une adaptation en série animée dont la diffusion était prévue en 2020, puis suite à plusieurs reports, en 2022, il a été annoncé que le projet devenait un film d’animation pour finalement être complètement annulé en janvier 2024. Dommage pour ce titre touchant qui propose un thème singulier, avec des personnages tellement attachants. Une lecture à la fois sexy et émouvante.

10 count 5 – Takarai Rihito

10 count 5 takarai rihito

TAKARAI Rihito 宝井理人
ISBN: 9782351809686
Taifu comics, 2016
ISBN: 9784403665141 (JP)
Shinshokan, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

L’origine de l’obsession de Kurose pour la mysophobie.

Takarai Rihito sensei s’attarde sur l’enfance de Kurose. Elle révèle donc l’origine de son caractère tordu mais aussi de son intérêt spécifique pour la mysophibie suite à sa rencontre avec son voisin Nishigaki, souffrant ce cette phobie. Le lecteur découvre alors la culpabilité que le psychologue traîne depuis l’enfance, chamboulant ainsi ses premières impressions. Shirotani, quant à lui accepte un peu mieux ses désirs mais également l’amour tordu de son partenaire. Ainsi, l’auteure alterne avec brio les flash-back et les passages érotiques, détaillant les sentiments de ses personnages. Comme les chapitres raccourcissent, elle les regroupe pour ne pas trop scinder les moments forts. Par ailleurs, elle détend l’atmosphère avec une histoire bonus et présente également en images quelques anecdotes sur l’enregistrement du troisième drama CD de la série.

La mangaka travaille principalement sur les non-dits et met donc en avant les petits gestes de gênes et d’hésitation. D’ailleurs, l’intégration de flash-back et la focalisation sur les expressions du visage au fur et à mesure que le couple se lie donnent une tonalité très intimes. Par ailleurs, la mise en page est plus classique, avec tout de même quelques pages dynamiques. Les décors se font un peu plus présents. Par contre, les trames bien que variées, ont une dominante claire. De même, les trames d’ambiance sont discrètes. Comme dans le tome précédent, Takarai sensei censure les scènes érotiques par de fines bandelettes blanches qui cachent à peine les détails. Elle met principalement en scène le couple dans les illustrations de début de chapitre.

En résumé

Enfin libérés de l’ascenseur et le typhon faisant rage, Kurose Riku tente d’alpaguer un taxi. Il décide de céder sa place à Shirotani Tadaomi mais ce dernier lui propose de le partager. Cependant, lorsque le psychologue descend, le secrétaire le suit bien décidé à enfin lui avouer tout ce qu’il a sur le cœur.

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2017. Kurose Riku se classe deuxième meilleur seme tandis que Shirotani Tadaomi est troisième meilleur uke. D’ailleurs, voir ce dernier prendre enfin des initiatives est un réel plaisir. Quel bonheur de ressentir à nouveau un peu mieux les sentiments des personnages et d’avoir enfin des relations plus consenties. Takarai Rihito sensei offre un retournement de situation émouvant et très bien mené. Son graphisme sensuel sublime les scènes érotiques. Une lecture à la fois prenante, sexy et tendre.

10 count 4 – Takarai Rihito

10 count 4 takarai rihito

TAKARAI Rihito 宝井理人
ISBN: 9782351809686
Taifu comics, 2016
ISBN: 9784403664915 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Si tu me le demandes, j’accepterai de te salir encore plus… »

Takarai Rihito sensei révèle enfin l’origine du mal-être de Shirotani. Elle transforme la thérapie en jeu sexuel permettant également de mieux cerner le caractère tordu de Kurose. D’ailleurs, elle plonge le lecteur directement dans la suite du tome précédent. Toutefois, le consentement n’est plus vraiment respecté. La relation entre le psychologue et son patient prend un aspect plus psychologique, légèrement dramatique. D’ailleurs, les deux héros oscillent constamment entre rejet et attirance. L’auteure aborde entre autres le traumatisme, le rapport avec le corps, la manipulation. Elle pense toujours à signaler les changements dans le temps. Elle apporte un peu de légèreté avec les trois histoires bonus en fin de tome. Celle avec un petit chat blanc amende d’ailleurs le comportement négatif de Riku dans tout le tome.

Le trait de la mangaka donne une touche mélancolique aux visages de ses personnages. D’ailleurs, elle transcrit clairement les sensations de Tadaomi en jouant avec des tâches noires envahissantes ou en superposant la silhouette de Riku. Par ailleurs, elle équilibre les trames et les décors, ancrant ainsi son récit dans la réalité. Par contre, les trames d’ambiance se font discrètes. La mise en page maîtrisée rend parfaitement la tension et l’écoulement du temps. Par exemple, la pesanteur du silence dans la scènes de l’ascenseur se développe sur plusieurs pages. Dans les scènes érotiques, Takarai sensei censure les lignes trop explicites par de fines bandelettes blanches. Elle joue également sur les cadrages. Elle introduit certains chapitres par une illustration traduisant poétiquement la narration.

En résumé

Au lieu de regarder le film, Kurose s’amuse avec le corps de Shirotani, l’initiant doucement au plaisir. Il révèle également à son patient la raison de son amour. Choqué, le mysophobe fuit mais son corps continue à réagir. Peu à peu des souvenirs traumatisants remontent…

En conclusion

Takarai Rihito sensei perturbe le lecteur avec des révélations émouvantes mais surtout le comportement de plus en plus tordu de Kurose qui manipule Shirotani pour avoir ce qu’il désire. D’ailleurs, certaines scènes pourront choquer la sensibilité des lecteurs. J’aime beaucoup les métaphores graphiques qui expriment parfaitement le malaise et la vision de Shirotani. On vibre avec les personnages. Un récit que j’apprécie de plus en plus!