Mad love! – Koujima Naduki

mad love koujima naduki

KOUJIMA Naduki こうじま奈月
ISBN: 9782351809792
Taifu comics, 2016
ISBN: 9784041022191 (JP)
Kadokawa, 2014 (JP)
Titre original: これ以上は無理です!
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Quand l’amour entrave le travail!

Koujima Naduki sensei n’hésite pas à tourner en bourrique son héros. Son seme est patient et délirant, utilisant toutes les techniques possibles pour conquérir celui qu’il aime depuis l’enfance. Les personnages ont des comportements exacerbés. Les situations et les obstacles pour faire tomber l’uke dans les bras de son maître sont souvent rocambolesques et en accord avec l’ambiance humoristique du récit. Ce one shot fait partie d’une série, malheureusement seul ce volume a été traduit et publié en France. Malgré la perte de sens dans la traduction du titre (« Plus que ça, c’est impossible! »), celui choisi correspond tout de même à l’ambiance générale du volume.

Le graphisme de la mangaka est dynamique et au service de l’humour. Beaucoup de déformations parsèment les cases mais les visages conservent un aspect mignon. Les décors et les trames ravivent également les vignettes. La censure se fait par les découpages et les cadrages des cases.

En résumé

Takeru Miyama, qui rêve de devenir un excellent majordome comme son grand-père, travaille en tant que gardien du pensionnat pour garçons de Takamanohara. En réalité, il espère y trouver un petit ami pour sa maîtresse Reika Moriyama. Cependant, sa tâche n’est pas facile avec les divers accaparements de Kengo Moriyama. En effet le frère aîné est fou amoureux de l’employé et n’hésite pas à travailler en tant que jardinier de l’école pour filles, Rosemarie, juste en face, afin de conquérir chaque jour son aimé.

En conclusion

Un BL somme toute classique qui permet de passer un agréable moment.

Qualia under the snow – Kii Kanna

qualia under the snow kii kanna

KII Kanna 紀伊カンナ
ISBN: 9782375060391
Taifu comics, 2017
ISBN: 9784813031147 (JP)
Taiyôtosho, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Une forte amitié qui se développe entre deux caractères opposés.

Dans ce one-shot, Kii Kanna sensei s’attache à présenter une tranche de vie de deux étudiants complètement opposés caractériellement mais tout de même attirés l’un par l’autre. On pourrait presque dire qu’Akio est asexuel tellement il évite les contacts humains et il semblerait n’avoir aucune attirance pour autrui. Il finit par accepter la présence d’Umi qui s’impose à lui. Le récit avance au fur et à mesure. Le lecteur partage quelques instants à des moments donnés, entre l’automne et le printemps. L’amitié prime sur l’amour. Les sentiments évoluent au fil du temps. Les deux héros ont été traumatisés par de mauvaises expériences antérieures, justifiant leur comportement quelque peu excessif. Ils sont amenés à s’interroger sur eux-même, cependant, rien n’est transcrit directement dans l’histoire. Les révélations se font par petites touches, comme une confidence qui s’approfondit peu à peu avec le développement de l’amitié. Beaucoup de symboliques parcourent ce tome épais. Le récit reste assez réaliste.

Le graphisme particulier de la mangaka peut dérouter. En effet, elle a un style dit kawaii et ses personnages ne font pas leur âge, avec une tête ronde aux grands yeux sur un corps fin d’adulte. Pourtant elle respecte les proportions. Elle maîtrise les trames et les décors qui sont très présents mais équilibrés. Une douceur générale se dégage des planches où l’ambiance semble palpable. Les expressions des visages permettent de deviner les sentiments des personnages sans besoin de le préciser par des bulles de textes. Les scènes érotiques se font discrètes et indirectes.

En résumé

Akio Kobayashi préfère la compagnie des plantes plutôt que celle des humains. Umi Chiaki, gay qui s’assume, profite de la vie et cumule les aventures d’un soir. Habitants dans le même foyer étudiant, ils vont finir par sympathiser malgré leur caractère diamétralement opposé..

En conclusion

Ce one-shot a obtenu la deuxième place du meilleur BL à lire pour les novices du genre au Chill Chill BL award 2017. Cette histoire attendrissante ne s’apprécie qu’en la lisant une ou deux fois, mais une foule de sentiments déborde de ce petit jardin.

Tokyo boy meets country – Takayoshi Yuri

tokyo boy meets country takayoshi yuri

TAKAYOSHI Yuri 高昌ゆり
ISBN: 9782375060957
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784040684758 (JP)
Kadokawa, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Abandonner sa superficialité et redécouvrir les choses simples de la vie et de l’amour à la campagne.

Ce one-shot de Takayoshi Yuri sensei offre une bouffée d’air avec pour décor Hokkaidô. L’auteur met en avant la découverte du travail à la campagne, de l’effort, de la qualité des produits frais mais également les problèmes que causent les commérages du voisinage qui se mêle de tout et des jugements sur l’apparence. Les deux héros évoluent, influencés par leurs sentiments divers. Le format court ne permet pas de développer la personnalité du jeune Sôichirô, qui conserve ainsi un certain mystère. De même, Chiaki accepte rapidement de se remettre en question. L’amour pointe le bout de son nez parmi toutes les bonnes choses que le citadin (re)découvre. La visite d’Arashi Tadokoro, ami de Hoshina, mais qui n’hésite pas à lui jouer de mauvais tours, permet de précipiter la romance entre les deux héros. Le chapitre de fin en bonus offre un retournement humoristique pour leur première fois…

Le graphisme épuré de la mangaka reprend les codes des shôjo modernes. Malgré ses traits fins et le peu de détails, les visages conservent des différences marquées qui expriment bien la personnalité. Les trames sont maitrisées, les cadrages restent assez classiques. La présence des décors et les trames d’ambiance permettent de donner du volume. Les scènes érotiques sont autocensurées; aucun organe sexuel n’apparait même si cela est suggéré.

En résumé

Chiaki Hoshina est superficiel et son arrogance exaspère ses collègues, surtout qu’il joue sur sa position de petit-fils du PDG. Pour le punir et le faire mûrir, son grand-père l’envoie en mission à Hokkaido dans un village de la sous-préfecture de Tokachi. En réalité, il se retrouve à travailler aux champs avec Sôichirô, qui a une dette envers Miura, l’oncle de Chiaki.

En conclusion

Bienvenue à la campagne! Les déboires de Chiaki occultent complètement son histoire d’amour, mais c’est rafraichissant!

Happy birthday – ymz

happy birthday ymz

ymz
ISBN: 9782375060971
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784829685914 (JP)
Printemps shuppan, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

Trois amis vont faire des rencontres bouleversant leur vie et risquant d’ébranler leur amitié.

Ymz sensei partage quelques moments de la vie de ses trois héros. Entre leur passé et le présent, on voit évoluer les personnages avec leurs rencontres, leurs disputes, leur remise en question. L’amitié entre ces trois jeunes hommes est puissante mais fragile. Ils font pourtant tout ce qu’ils peuvent pour la préserver. Le début et la fin du récit reposent sur une même scène mais la situation des personnages a changé entre temps. Cette tranche de vie, développée sur moins d’un an, pose des questionnements sur l’homosexualité, la confiance, l’amitié et l’admiration. Les flash-back sont bien introduits. Des chapitres bonus permettent de découvrir le devenir des protagonistes. Sous la couverture, l’auteur s’amuse à mettre les trois prétendants dans la même situation, c’est-à-dire, en train de partager un verre en discutant. On y découvre également le nom de l’infirmier. Ce one-shot est épais et peut être lu par tout le monde.

Le graphisme de la mangaka est simple, avec des traits fins et des visages ronds aux grands yeux. Le style épuré évite de mettre les détails. Les visages ont donc tendance à tous se ressembler, même s’ils gardent de l’expressivité. La coupe de cheveux permet au moins de les distinguer. Les personnages ne font pas leur âge, gardant une expression plutôt nature. Les trames se font discrètes et servent principalement à colorer. Aucune scène érotique présente car l’auteur se focalise sur les discussions et l’évolution des sentiments.

En résumé

Yûtarô, employé de boutique, réfléchit au cadeau d’anniversaire de sa petite amie. Sakato, salaryman, quant à lui, vient de se faire larguer par sa copine. Maki Kôsuke, gérant de bar, assume ses fréquentations avec des hommes plus âgés. Ces trois amis qui se connaissent depuis l’université aiment à se retrouver pour partager un verre ou un repas, même si leur vie professionnel a pris un tournant différent pour chacun. Mais leur rencontre avec Nagase Shirô, le supérieur de Sakato, et le lycéen Motoki, recueilli par Kôsuke alors qu’il était au bord de l’insolation, va chambouler leur vie…

En conclusion

Il est agréable de partager du temps avec ces personnages attachants. Mais la fin ouverte peut être frustrante…

My life plan – Takagi Ryo

my life plan takagi ryo

TAKAGI Ryo 高城リョウ
ISBN: 9782375060056
Taifu comics, 2016
ISBN: 9784041211335(JP)
Kadokawa, 2014 (JP)
Titre original: 青春偏差値
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Quémander l’amour ou le planifier ne se fait pas! Le professeur Haruka va l’apprendre à ses dépens.

Dans ce one-shot, Takagi Ryo sensei s’amuse à contrecarrer les plans du pauvre professeur Haruka et à le plonger dans des situations cocasses. Tout est fait pour qu’il finisse dans les bras d’Uzuki. Le lecteur peut profiter des scènes érotiques presque à chaque chapitre et en vient à se demander si le Dieu de l’école existe réellement, au vu des réactions parfois excessives des deux professeurs. C’est un plaisir de découvrir l’évolution de ce couple un peu spécial: un ancien élève qui domine et profite de la candeur de son premier amour pour le conquérir malgré lui.

La mangaka met en valeur le détail de ses dessins grâce aux trames et aux décors. Les angles et la structure des cases sont assez classiques mais dynamiques. Les censures des scènes érotiques sont bien intégrées et n’entravent pas l’appréciation des images. De même, les déformations comiques se fondent avec le graphisme.

En résumé

Le professeur Haruka Hiyori (27 ans) a planifié tout le déroulé de sa vie. Malheureusement, son projet est chamboulé par le peu de rencontres amoureuses, sa beauté intimidant selon lui les éventuelles prétendantes. Seul un de ses élèves lui a déclaré son amour il y a déjà cinq ans. Décidé à conjurer le mauvais sort, il prie le dieu (de l’amour?) du petit sanctuaire de l’école. Mais depuis, il éprouve d’étranges sensations et une certaine partie de son bas-ventre réagit automatiquement à la vue de son collègue Uzuki Kazumi…

En conclusion

Pour Uzuki et ses lunettes qui le rendent si classe!

Love rookies – Yamada Papiko

love rookies yamada papiko

YAMADA Papiko 山田パピコ
ISBN: 9782375060575
Taifu comics, 2017
ISBN: 9784832288881 (JP)
Hôbunsha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Entre agacement, amour, peur, jalousie, difficile de comprendre ce florilège de sentiments lors d’un premier amour adolescent.

Dans ce one-shot, Yamada Papiko sensei propose deux histoires qui s’interrogent sur les sentiments contradictoires d’une première fois en amour, lors d’une déclaration ou pour le passage à l’acte. Les deux uke cachent leurs sentiments depuis longtemps et ont du mal à s’exprimer. Les deux seme ont une approche différente de leurs premiers émois. Le récit débute avec la relation entre Îda et Torigoe, introduisant à chaque chapitre l’avis d’un des protagonistes confrontés à un sentiment particulier tel que la curiosité, la jalousie, la peur du passage à l’acte sexuel. L’apparition de Reiko, ex petite amie de Shûji, vient pimenter la relation et permet d’approfondir les questionnements et les sentiments des héros. Le chapitre final et l’histoire bonus développent la romance entre Akira Murakami et Makoto, sur un même schéma scénaristique mais avec une touche d’humour plus prononcée.

Le graphisme classique de la mangaka n’est pas encore parfait mais il reste agréable pour la lecture. Les personnages ont de grandes franges méchées, les yeux assez fins, et les traits principaux dégagent un certain réalisme. La beauté des personnages est mise en avant. Les trames d’ambiance sont bien réparties, de même celles pour la colorisation. Il n’y a presque pas de censure dans les scènes érotiques assez détaillées.

En résumé

Îda Shunji, lycéen au sang chaud, et Torigoe Kei, beauté froide, sont nommés membres exécutifs du comité des fêtes de leur classe. Ces deux garçons que tout oppose vont apprendre à se connaître. Mais une foule de sentiments variés vient perturber cette amitié naissante. Qu’est-ce qui fait que, malgré l’agacement, Îda ne se passe plus de son partenaire?
Murakami Akira, amoureux de son ami d’enfance Torigoe, a décidé de ne rien avouer depuis que ce dernier a trouvé le grand amour. Mais le mignon Makoto, toujours à ses côtés, l’intrigue de plus en plus…

En conclusion

Il est amusant de voir Îda se faire mener par le bout du nez par Torigoe et Murakami. Il n’est pas doué à se poser trop de questions.

Ne me quitte pas – hagi

ne me quitte pas hagi

hagi
ISBN: 9782375061152
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784041051009 (JP)
Kadokawa, 2017 (JP)
Titre original: こいにもならない。
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

Premier amour adolescent qui débute par un beau visage baigné de larmes…

Pour son premier one-shot, hagi sensei explique sous la jaquette qu’elle a préféré développer l’histoire d’un premier amour naissant. Elle s’attarde surtout sur l’évolution des sentiments et les questionnements d’un amour balbutiant. En perdant son poisson rouge, Koga perd également les sentiments qu’il éprouvait pour la personne qui le lui avait offert. Etant dans une famille recomposée, chouchouté par son beau-frère aîné, il se montre introverti, acerbe et cache quelques secrets. Mais la simplicité et la gentillesse de Tajima lui permettent d’ouvrir son cœur. L’auteur a travaillé la psychologie de ses personnages principaux. Malheureusement, même si elle présente des personnages secondaires au caractère recherché sur la couverture, elle n’a pas réussi à leur donner du charisme dans l’histoire. Le chat apporte des petites touches d’humour, jouant les perturbateurs et les cupidons. Un chapitre est consacré aux sentiments de Tajima, un autre à ceux de Koga; cela permet de s’attacher facilement aux deux héros et de développer les secrets sans se perdre en explication. L’auteur a choisi d’écrire son pseudonyme en caractères romains et en minuscules.

Bien que ce soit sa première publication, la mangaka maîtrise déjà bien son graphisme aux traits shôjo. La finesse du trait donne une certaine douceur aux images. L’agencement de ses cases est également très shôjo, donnant un aspect poétique au récit et mettant en avant l’esthétique des personnages. Elle utilise avec parcimonie les trames, ce qui renforce l’aspect des pages blanches et des vides. Aucune scène érotique pour ce tome même si les pages bonus laissent à penser que les deux lycéens passeront cette étape plus tard. L’illustration couleur de la jaquette a obtenu la cinquième place de la meilleure couverture au Chill Chill BL award 2018.

En résumé

Tajima n’a jamais vu quelqu’un pleurer. Quand il découvre le visage baigné de larmes de Koga devant l’étang du lycée alors qu’il faisait le ménage à l’étage, il est ému et surpris au point de lui renverser sur la tête le seau qu’il avait dans les mains. Après être venu à sa rescousse, il apprend que l’adolescent pleure la mort de son poisson rouge, mangé par un chat. Mais il comprend vite à la description qu’il s’agit de Cochonou, son gros matou. Il hésite alors à avouer la vérité à son nouvel ami avec qui il s’entend à merveille…

En conclusion

Une belle romance qui débute avec le « meurtre » d’un poisson rouge. Une histoire très bien maîtrisée proposé par une mangaka pleine d’avenir.

Cafe men ! – Takagi Ryo

cafe men takagi ryo

TAKAGI Ryo 高城リョウ
ISBN: 9782351809877
Taifu comics, 2016
ISBN: 9784199605673 (JP)
Tokuma shoten, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandantion: beaucoup

Bienvenue dans le salon de thé « La Maison » tenu par de beaux hommes aux airs angéliques… ou pas?!

Takagi Ryo sensei développe trois histoires d’amour se déroulant dans ce salon de thé chic et cosy. Elle allie l’humour à la romance en jouant sur les quiproquos et présente des personnages aux caractères bien trempés. Le thème principal pourrait être l’amour par des sadiques! Trois couples se forment durant ce one-shot, tout en conservant une continuité générale de l’histoire. Il est amusant de voir les deux frères se surprotéger l’un l’autre, embarquant leur entourage dans leurs petites folies. Alors que Haruka et Ôya semblent tenir tout de même le rôle principal de ce volume, les personnalités de Nanase et Hibiki leur voleraient presque la vedette.

La mangaka équilibre avec harmonie le jeu des trames et des décors, même quand ils sont minimalistes, pour illustrer l’ambiance générale de ses cases ou accompagner l’expressivité des personnages. Pour les scènes érotiques, elle évite de se censurer en jouant au maximum sur les angles. Son graphisme plutôt anguleux, aux traits fins, accentue le style éphèbe de ses personnages.

En résumé

Ôya est tout heureux de pouvoir travailler dans le café tenu par son frère, Hisaya Nanase, lieu rempli de souvenirs où, trois ans avant, il avait échangé son premier baiser avec le beau Haruka Kujô, le décorateur raffiné de la boutique. Alors qu’il est en plein ménage, il est interpellé par un grand décoloré en blond vulgaire qui semble être le petit ami de son frère. Décidé à protéger son aîné de ce voyou, l’étudiant est troublé en remarquant que ce gêneur a la même couleur d’yeux que son premier amour…
Minato a juré de se venger de son principal concurrent, le pâtissier Hibiki Nariyama, mais il a tellement de mal à ne pas fondre devant les gâteaux au chocolat de son rival!
L’écrivain débutant Takatsugu est tombé amoureux du sourire du patron du salon de thé « La Maison » et profite d’un petit boulot de serveur pour passer plus de temps à ses côtés. Mais sous cet air angélique se cache en réalité un véritable sadique démoniaque…

En conclusion

L’auteure m’a surprise avec les tempéraments de Nanase et Hibiki et en ne formant pas le couple que m’inspirait la lecture des premiers chapitres!

Our dining table – Mita Ori

our dining table mita ori

MITA Ori 三田織
ISBN: 9782375060995
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784344838635 (JP)
Gentosha comics, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

Partager un repas avec ceux qu’on aime suffit à rendre heureux!

Ce one-shot a pour thème principal la famille et le réconfort que procure un repas partagé. Mita Ori sensei pose indirectement des questionnements sur le deuil, l’angoisse et la tristesse qui en découle et sur la progression du héros vers le bonheur. Tane apporte une petite touche humoristique, n’arrivant pas à prononcer le nom de famille de Yutaka. En inversant les syllabes, il crée un jeu de mot phonétique: yukata (kimono d’été en coton). La conclusion ne développe que très peu l’homo-romance mais cela permet de rendre plus réaliste l’évolution d’une relation amoureuse entre deux empotés. Ce tome dense conserve une certaine fraîcheur et se lit avec plaisir. Avec les différents plats et repas présentés à travers les chapitres, le lecteur pourrait presque regretter de ne pas avoir les recettes.

La mangaka illustre chaque début de chapitre par des scènes attendrissantes de repas ou de partage en famille. Le graphisme est proche des shôjo manga avec beaucoup de rondeurs, des traits fins, des expressions claires. Les trames sont bien dosées, les décors plutôt présents. Les deux jeunes adultes ont tout de même gardé un visage un peu poupin. L’explication de l’enfance de Yutaka avec des illustrations enfantines garde de l’expressivité malgré des dessins simples. On aurait presque envie de la voir en couleur, avec une animation telle qu’un kamishibai (théâtre de papier 紙芝居, style de narration où l’artiste raconte une histoire en faisant défiler des illustrations devant les spectateurs). Comme le scénario se détache de l’homo-romance, il n’y a pas de scènes érotiques. Dans son commentaire de fin, Mita sensei explique qu’elle n’avait pas décidé des rôles de chacun.

En résumé

Le jeune salarié Yutaka Hozumi (23 ans), introverti, a du mal à manger en présence d’autres personnes et il a pris l’habitude de s’isoler dans un parc pour déjeuner. Un jour, il y rencontre Tane Ueda (4 ans), affamé, et il finit par lui céder un onigiri (boulette de riz fourrée) fait maison. Le frère aîné du petit garçon, Minoru (23 ans), invite alors Yutaka à venir déjeuner chez eux en échange de sa recette…

En conclusion

Ce one-shot a obtenu la troisième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2018. La recette du riz cuit au donabe (marmite en terre cuite) me donne vraiment envie d’y goûter!

The first love melt in ultramarine – Yuki Ringo

the first love melt in ultramarine yuki ringo

YUKI Ringo ゆき林檎
ISBN: 9782375060490
Taifu comics, 2017
ISBN: 9784047299641 (JP)
Kadokawa, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Un premier amour naissant entre deux âmes blessées.

Yuki Ringo sensei s’intéresse principalement aux conséquences du harcèlement scolaire et propose l’amour comme moyen de surmonter un traumatisme. Elle présente deux comportements distincts d’aborder les différences: le rejet entrainant des violences et l’acceptation provoquée par la curiosité. Le professeur Kumada qui ne comprend que trop tard la situation de Yoshioka semble utiliser son neveu pour apporter une aide qu’il n’a pu fournir. Le lecteur suit l’évolution de ce premier amour durant environ une année scolaire. Grâce à divers soutiens, Yoshioka revient en cours et réussit à se faire des amis. La scène confrontant Kengo et l’agresseur Yoshiaki Andô est poignante, dévoilant un personnage sans regret, et apportant une touche réaliste. L’historiette de création des personnages sous la jaquette est amusante. Une histoire bonus permet de dévoiler ce que sont devenus les héros cinq ans plus tard.

La mangaka utilise des traits assez fins, donnant une certaine douceur aux personnages. Elle emploie les trames avec parcimonie. Ses cadrages restent classiques et leur agencement étant fluide, la lecture se fait avec aisance. Beaucoup de cases vides ou silencieuses permettent de faire passer les sentiments et les malaises des personnages. Les scènes érotiques ne sont pas trop détaillées, résumant l’essentiel et se concentrant sur les sensations des protagonistes.

En résumé

Suite à une grave blessure, Kengo Kumada ne peut plus jouer au base-ball jusqu’à sa guérison. Ayant perdu sa passion, il erre dans le lycée et rencontre un élève introverti, Toru Yoshioka, dans la salle de musique. Bien que dans sa classe, cet élève redoublant ne s’est jamais rendu en cours. D’après les rumeurs, ce dernier aurait subi un violent harcèlement scolaire. Kengo n’arrive pas à rester impassible et tente de se rapprocher du jeune homme traumatisé, mais le lourd secret qu’il porte est bien plus pesant qu’il ne le pense…

En conclusion

Une histoire tendre sur un thème assez dur.