Hearty – Yoshida Yuuko

hearty yoshida yuuko

YOSHIDA Yuuko 吉田ゆうこ
ISBN: 9782375060513
Taifu comics, 2017
ISBN: 9784813030720 (JP)
Taiyohtosho, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

Quand le jeu de la séduction basé sur le mensonge bascule par amour.

Dans ce one-shot, Yoshida Yuuko sensei met en avant les différentes techniques de séduction qu’un dragueur frivole peut pratiquer pour arriver à ses fins. L’histoire reste ancrée dans le réalisme, et le basculement des sentiments du séducteur est parfaitement amené au cours du récit. Justement, ce changement est clairement repris du point de vue de la narration: il y a un jeu entre les intentions de Honma qui se révèle être un manipulateur sûr de lui et les observations d’Ikai qui semble s’amuser de voir évoluer ce séducteur à son insu.

Le style de la mangaka est facilement reconnaissable avec des touches plutôt shôjo: de grands yeux, des visages légèrement ovales, des lignes épurées. Cela donne un aspect enfantin aux personnages, ce qui peut être assez dommage pour Honma qui est censé avoir la trentaine. Son graphisme dégage de la douceur et une certaine mélancolie. L’évolution des sentiments est perceptible à travers le changement des sourires narquois qui deviennent sincères, les regards et les expressions. Par contre, Yoshida sensei ne néglige pas les décors et utilise principalement les trames pour ombrer ou colorer. Pour la scène érotique, elle s’autocensure en jouant sur les angles mais n’hésite pas à dessiner les passages clés.

En résumé

Honma, salaryman gay, n’hésite pas à mentir afin d’arriver à ses fins et collectionne les aventures sans lendemain. Lors d’une réunion universitaire entre anciens et nouveaux étudiants, il fait la rencontre d’Ikai qui remarque immédiatement son manège. Attiré par l’étudiant timide, il décide de le faire tomber dans ses filets mais le jeune homme suspicieux ne lui accorde qu’un mois pour le convaincre de la sincérité de ses sentiments…

En conclusion

Quel plaisir de voir tomber ce grand manipulateur d’Honma! L’amour innocent triomphe du mensonge avec douceur; cependant, la lenteur du récit pourra gêner certains lecteurs.

Toriko of mine – Amagi Reno

Toriko of mine amagi reno

AMAGI Reno 天城れの
ISBN: 9782368771983
Boy’s love, 2014
ISBN: 9784877241247 (JP)
Kaiohsha, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

La vie de couple revisitée par Amagi Reno!

Comme dans la majorité de ses récits, Amagi Reno sensei donne priorité à l’humour. Les obstacles se dressant devant ce couple s’avèrent être les mêmes que ceux d’un couple hétérosexuel. Et ici, ils sont souvent réglés sur l’oreiller. Les héros ne nous donneraient-ils pas une solution pour vivre plus simplement?

Le graphisme de la mangaka est anguleux, avec des lignes simplifiées. Les déformations comiques sont très présentes, conférant d’adorables bouilles. Mais cette grande maître du BL n’hésite pas à inclure au détour d’une page, le cadrage d’une case vraiment originale en plongée rapprochée, respectant perspective et déformation physique de l’angle. Les décors sont peu présents. Pour les scènes érotiques, elle contourne la censure en remplaçant les lignes explicites par des ombres tramées.

En résumé

Rui, potier, et Toriko, professeur dans une école privée, entament une nouvelle vie de couple dans leur premier appartement. Mais difficile de cohabiter ensemble quand on a deux styles de vie opposés, en plus d’un four à poterie qui occupe la moitié du logis! Et c’est sans compter sur la belle-famille, les amis…

En conclusion

A voir Toriko, la vie de couple est un combat quotidien!

Brother’s life – Tsuge Amayo

brother s life tsuge amayo

TSUGE Amayo つげ雨夜
ISBN: 9782368770931
Boy’s love IDP, 2014
ISBN: 9784877241216 (JP)
Kaiohsha, 2009 (JP)
Titre original: 兄弟日和
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

De l’antipathie à l’amour…

Tsuge Amayo sensei propose un one-shot relatant une romance amoureuse entre frères. Elle s’intéresse principalement aux sentiments et aux conflits intérieurs des héros qui résistent du mieux qu’ils peuvent à cette relation immorale. Elle dévoile les raisons de leur relation froide au fur et à mesure par flash-back, accompagnant les souvenirs de Kôta. Tetsurô provoque rapidement son petit frère pour le faire avancer. Cet amour qui a toujours couvé éclate avec cette colocation imposée.

Le graphisme de la mangaka est mignon mais inégal. Parfois, les proportions sont mal respectées avec une tête plus large par rapport au corps. Les personnages ont tendance à faire plus jeune que leur âge. Le style très shôjo utilise de grands yeux, des visages plutôt ronds, des cheveux méchés, des rougissements de joues, des profils au nez et menton pointu. L’auteur maintient un bon équilibre entre les décors et les trames d’ambiance. Les couleurs sombres dominent dans les flash-back et les pensées des personnages. Les cadrages sont assez classiques. Les scènes érotiques sont peu nombreuses et ne montrent que l’essentiel. Afin de ne pas frustrer les lecteurs, l’histoire bonus compense en offrant une autre scène.

En résumé

Kôta n’a pas vu son frère aîné Testurô depuis plus de six ans, depuis que ce dernier est parti étudier et travailler à Tôkyô. Ayant quatre ans d’écart, leur relation était assez froide. Ses parents étant partis en mission à l’étranger pour six mois, ils ont demandé à l’aîné de rentrer dans leur maison à la campagne pour surveiller l’étudiant. Mais le malaise entre les deux frères est toujours présent. Pourquoi?

En conclusion

Cette relation incestueuse pourra rebuter certains lecteurs. Mais Tsuge sensei mène très bien son scénario et offre une histoire touchante.

Ani no senaka – Sagami Waka

ani no senaka sagami waka

SAGAMI Waka サガミワカ
ISBN: 9782375060520
Taifu comics, 2017
ISBN: 9784199606052 (JP)
Tokuma shoten, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Il y a des gens dont on n’a pas le droit de tomber amoureux. »

Ce one-shot de Sagami Waka sensei narre une romance mélancolique entre un veuf et son beau-frère, blessés par le deuil d’un être cher. Les héros réfrènent leurs sentiments, obnubilés par l’ombre de la défunte Haruhi. Même si les flash-back sont bien introduits, la culpabilité des deux frères alourdit un peu l’histoire. Quelques passages humoristiques détendent cette atmosphère pesante, mais la douleur des personnages domine le tout. Les atermoiements de Yuki expriment parfaitement la force de son amour. Une certaine symbolique se dégage du récit, illustrée par les arbres qui accompagnent le développement des sentiments entre Yuki et Keiichirô. Les personnages secondaires ne sont malheureusement pas développés. Pourtant le potentiel entre les amis de Yuki et les collègues de Keiichirô, qui sont tous attachants, exhale dans leurs courtes interventions.

Les traits de la mangaka sont assez doux et s’inspirent surtout du style shôjo. Ses cadrages mettent en avant l’esthétique des personnages. L’auteur privilégie l’utilisation des trames au lieu des décors. Elle exprime clairement le temps qui passe grâce aux saisons. Les scènes érotiques sont détaillées, mais les points trop sensibles sont occultés. Sous la couverture, une bande-dessinée en quatre cases confirme la forte amitié de Shindô.

En résumé

Yuki vit avec Komura Keiichirô, le mari de sa grande sœur décédée depuis trois ans. Le jeune homme s’occupe de la maisonnée tout en suivant ses études. Secrètement amoureux de son beau-frère depuis longtemps, il a de plus en plus de mal à supporter cette douce vie entre hommes…

En conclusion

Le titre se traduit par « Le dos de mon frère ». En effet, Yuki s’attache à ce paysage qui traduit son amour distant.

Melancholic love – Kajimoto Jun

melancholic love kajimoto jun

KAJIMOTO Jun 梶本潤
ISBN: 9782368770061
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796402088 (JP)
Kaiohsha, 2011 (JP)
Titre original: 若旦那の恋は憂鬱
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Un coup d’un soir peut-il se transformer en grand amour?

Dans ce one-shot, Kajimoto Jun sensei propose une romance où l’amour se développe entre gentillesse et quiproquos. Parallèlement, elle développe une intrigue où la pérennité d’un ryokan est compromise. Mêlant à la fois humour et suspense, elle tient en haleine ses lecteurs jusqu’au bout. De même, l’auteur n’hésite pas à retourner le comportement de certains personnages, les rendant attachants. Elle laisse des indices permettant au lecteur de découvrir par lui-même la situation.

Le graphisme de la mangaka est un peu ancien, avec des corps carré, des mentons courts et pointus, des yeux larges et de grand nez. Elle n’hésite pas à déformer ses personnages pour rendre la scène expressive ou traduire l’humour avec d’adorables personnages SD. Le seme et l’uke sont faciles à distinguer par leur carrure. Honma a une langue gigantesque qui érotise son visage. Les chapitres sont séparés par des illustrations mettant en scène les deux héros. Kajimoto sensei maîtrise l’équilibre des trames d’ambiance, de colorisation et d’ombre. Ses cadrages sont dynamiques et ses angles recherchés. Pour les scènes érotiques, elle n’hésite pas à montrer les détails mais occulte complètement les organes sexuels.

En résumé

Depuis que Kana Sakurai a hérité du ryokan Karaku, les clients ne viennent presque plus. Il noie son chagrin dans l’alcool et s’abandonne dans les bras d’un inconnu qui s’est montré gentil avec lui. Mais ce dernier débarque à la pension. Hiroaki Honma, reporter, a décidé d’en savoir plus sur ce jeune gérant…

En conclusion

Dommage qu’on n’en sache pas plus sur le frère aîné Yuzuru et le majordome Matsuke. En tout cas, ce manga donne envie de visiter un ryokan.

Perversion lens – Amagi Reno

perversion lens amagi reno

AMAGI Reno 天城れの
ISBN: 9782368771976
Boy’s love, 2014
ISBN: 9784796404327 (JP)
Kaiohsha, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Une relation perverse peut-elle se transformer en amour?

Malgré le thème du chantage, Amagi Reno sensei équilibre parfaitement les scènes de développement de l’histoire et les scènes érotiques. Ce one-shot propose une histoire plutôt réaliste, avec une relation et des personnages touchants. La narration est faite du point de vue du professeur Uchiizumi, divorcé et blasé.

Le graphisme plutôt réaliste de la mangaka met en avant les traits déliés de la plume. Les hachures de rougissement et de gêne permettent de retrouver son style caractéristique. Les décors sont très présents. Les trames colorent ou ombrent les cases. Les cadrages sont au service de la censure et l’auteur semble s’adonner au jeu de montrer moins pour inspirer plus. Certaines vignettes n’échappent cependant pas aux halos blancs.

En résumé

Chidori Todoroki est un étudiant en photographie qui a déjà acquis une certaine réputation médiatique. Il retrouve son ancien professeur d’arts, Seiji Uchiizumi (36 ans), responsable du club féminin de photos d’un lycée, en tant qu’assistant stagiaire. Comme cet enseignant a bouleversé sa vie en lui faisant comprendre qu’il était gay, il décide de se venger en le forçant à poser pour des photos érotiques. Néanmoins, au-delà de ce chantage pervers, ses sentiments évoluent…

En conclusion

Un thème surprenant pour une histoire tendre: la maîtrise d’Amagi sensei à l’œuvre!

50*50 – Kunieda Saika

50 x 50 kunieda saika

KUNIEDA Saika 国枝彩香
ISBN: 9784862637758 (JP)
Libre, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

Que peut-il arriver à deux hommes à femmes hétérosexuels après une soirée trop alcoolisée?

Cette comédie hilarante de Kunieda Saika sensei s’attache plus aux situations cocasses plutôt qu’aux scènes érotiques. Mais les deux héros ont déjà un profil particulier : fétichistes, amis depuis le lycée, à la recherche de la femme idéale, multipliant les conquêtes mais ayant la mauvaise habitude de noyer leur chagrin d’amour dans l’alcool. Alors voir ces deux lascars céder aux pulsions sexuelles et passer la ligne de l’homosexualité encore et encore sans réellement vouloir l’admettre ou en prendre conscience est jouissif. L’ensemble du scénario et l’ambiance du récit restent proche d’une réalité presque commune.

Le graphisme simple et plutôt carré de la mangaka s’accorde parfaitement à l’ambiance. Les salarymen portent bien leur âge, ce ne sont pas des canons de beauté mais des hommes (poilus) qui s’entretiennent. Les cadrages sont maîtrisés et appuient la rivalité entre les deux héros. Les déformations augmentent l’impact des scènes humoristiques. Les trames d’ambiance sont très présentes. L’auteur préserve l’intimité de nos deux hommes en occultant les scènes érotiques.

En résumé

Kawanishi Wataru, accro aux fortes poitrines et Higashino Shûzô, fétichiste des longues jambes fines, multiplient les conquêtes sans lendemain, malgré eux. Consolant leur énième « plaquage » dans l’alcool, ils finiront au lit ensemble…

En conclusion

Très amusant! La mangaka n’hésite pas à briser les clichés du BL.

Swinging lovers – Suzuhara Shino

swinging lovers suzuhara shino

SUZUHARA Shino すずはら篠
ISBN: 9782368770207
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877241582 (JP)
Kaiohsha, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

Le pouvoir de la musique pour sauver l’amour!

Dans ce one-shot, Suzuhara Shino sensei propose de suivre quelques instants de la vie des musiciens de Mica, un groupe de jazz formé par des étudiants universitaires. Au delà de la romance, elle dénonce les travers du showbizness, avec un producteur véreux qui abuse de ses recrues, des différences d’ambitions, des combines pour lancer un groupe. Le deuxième chapitre détone un peu avec le reste du récit, traitant le thème de la folie excessive d’un fan. Son histoire est découpée en quatre chapitres de taille inégale. En effet, le premier chapitre occupe plus de la moitié du volume et présente la romance entre Makiya et Jin. Le troisième chapitre, quant à lui, développe le triangle amoureux entre les autres membres du groupe qui sont originaires du même village de campagne: le batteur Mitsuga Aizaki, le guitariste Shû Kuraki et le bassiste Shôta Miyamori. Alors que les sentiments sont traités avec finesse, les passages durs en rapport avec le viol et la drogue sont un peu légers. De même, l’évolution des sentiments des personnages se fait un peu promptement. Un message positif mais un peu naïf sur le pouvoir de la musique semble se détacher du récit.

Le graphisme de la mangaka est mignon, avec des traits simplifiés pour les passages comiques. Elle utilise beaucoup de trames et de décors. Les cadrages et les découpages des cases sont dynamiques, avec des angles recherchés. Ses uke ont des traits efféminés, avec de grands yeux et un corps frêle et petit. L’autocensure est calculée pour ne pas montrer les parties intimes.

En résumé

Le groupe de jazz Mica attire l’attention du producteur Hiroto Kakeyama et du jazzman Eiji Ibusuki lors d’un concert. Cependant leur intérêt porte principalement sur le chanteur saxophoniste Makiya Takeuchi. Ce dernier joue simplement par amour pour le leader du groupe, le pianiste Satoru Jinnai, et n’a jamais envisagé de passer professionnel. Mais Jin, souhaitant préserver l’innocence de son chanteur, ne lui a pas avoué que son but est de réussir. Une dispute éclate quand le groupe apprend que Makiya a refusé une proposition solo…

En conclusion

A croire que la musique adoucit vraiment les mœurs et que l’amour vaincra. Cette histoire semble s’intéresser plus au fond qu’à l’homo-romance, mais cela est assez maladroit.

School police love mission – Amagi Reno

school police love mision amagi reno

AMAGI Reno 天城れの
ISBN: 9782368770023
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248574 (JP)
Kaiohsha, 2008 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Des détectives de l’amour pour la régulation des mœurs d’un lycée.

Dans ce one-shot, Amagi Reno sensei nous plonge dans une situation peu probable où l’humour surpasse les sentiments. Il est question de manipulation, de confiance, de pression familiale. Au cours des deux missions, Sayama va s’interroger sur l’amour, l’évolution de ses sentiments. Les deux héros ont des caractères bien tranchés: Tsubaki cache un double visage, la perspicacité de Sakurai est complètement occultée par son air nonchalant. La première mission se déroule sur plus de la moitié du volume et est découpée en chapitres par de simples illustrations. Afin de compenser le peu de scènes érotiques, une histoire bonus en fin de tome dévoile la relation entre Akuta Sôbi et Niregi Tsukasa. Cependant, cela casse un peu l’ambiance générale du récit avec son ton presque pornographique.

La mangaka utilise un minimum de traits mais offre des déformations mignonnes. Sakurai en « toutou » ou en SD est craquant. Cela rend son graphisme plus doux que d’habitude. Les trames se font discrètes. Le cadrage est au service de la fluidité de l’histoire. De même, les déformations parfois trop exagérées donnent l’impression d’un dessin non maîtrisé. Pourtant, ce dernier reste très expressif. Alors que les scènes érotiques des deux missions évitent les détails, celle de l’histoire finale mérite un classement 18+ avec juste des trames et de fines bandes noires qui ne semblent rien cacher.

En résumé

Dans l’école d’élite masculine Kakyoku, le comité de surveillance, surnommé les détectives, organise une élection pour recruter un nouveau membre. En effet, des couples gays du lycée sont visés par un corbeau qui les surprend en plein ébats amoureux et expose leurs photos publiquement, les menaçant de prévenir leurs familles s’ils ne se séparent pas. Subissant la pression familiale depuis qu’il a raté l’entrée au comité des élèves, Sayama Tsubaki s’intéresse fortement à ce nouveau titre convoité qui peut propulser son parcours scolaire. Il s’attire l’affection du nouvel élève, Fubuki Sakurai, en lui venant en aide…

En conclusion

J’aime beaucoup Amagi Reno. Cette histoire mignonne et amusante n’est pas la meilleure de l’auteur. L’histoire bonus pourra gêner certains lecteurs. Mais j’ai passé un agréable moment.

Loved circus – Asada Nemui

loved circus asada nemui

ASADA Nemui 朝田ねむい
ISBN: 9782375061220
Taifu comics, 2019
ISBN: 9784829685686 (JP)
Printemps shuppan, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: si on s'ennuie

Trouver des amis et l’amour dans une maison close…

Dans ce one-shot, Asada Nemui sensei interroge sur la prostitution, le sentiment familial et le bonheur. Elle aborde légèrement les problèmes d’impuissance, les demandes louches et les risques sanitaires. Ses héros ont un passé difficile, qui se retrouvent à se prostituer pour survivre ou rembourser leurs dettes. Ils semblent cependant s’accommoder très vite de la situation. Les protagonistes ont pourtant l’air de conserver les pieds sur terre malgré leur condition précaire. Il y a également quelques intrigues mettant en avant la manipulation, et un secret sur Shiro et le Cirque. L’auteur offre une vision plutôt idéalisée, avec une fin optimiste. Les deux chapitres finaux présentent ce que les personnages sont devenus plus tard et comment Jô et Rin ont été recrutés. Sous la couverture, il y a la postface avec des anecdotes sur les protagonistes. Le déroulement de l’histoire est rondement mené même si certains passages sont un peu maladroit. Il est cependant difficile de ressentir de l’empathie car les personnages sont nombreux et leur psychologie peu développée.

Le graphisme de la mangaka est épuré et impersonnel. Les visages sont ovales avec de longs yeux fins à petites pupilles. Les trames servent à colorier ou à ombrer. Mais les aplats noirs ou tramés sont privilégiés contrastant avec les blancs. Les cadrages et les angles sont classiques. Cela facilite la lecture. Malgré le thème, il y a peu de scènes érotiques: les détails sont totalement absents. Le cadrage occulte complètement les parties érotiques.

En résumé

Satô Keima, simple salaryman, est tombé fou amoureux de Momo, une prostituée de l’établissement Quire. Se retrouvant criblé de dettes pour la soutenir, il tente de se suicider. Mais il est sauvé par les hommes du Cirque qui l’oblige à travailler pour rembourser ses dettes. Dans cette maison close pour hommes, pourtant, il trouvera le bonheur…

En conclusion

Difficile de s’attacher aux différents personnages qui semblent pourtant posséder des profils psychologiques intéressants.