Repeat after me? 2 – Fuwa Shinri

repeat after me 2 fuwa shinri
FUWA Shinri 不破慎理
ISBN: 9782351805497
Taifu comics, 2011
ISBN: 9784862638335 (JP)
Libre, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Des amours interculturels entre professeurs de langue.

Fuwa Shinri sensei continue sa comédie romantique sur les échanges internationaux en développant l’histoire de deux couples d’enseignants. Bien qu’elle aborde les différences culturelles et la difficulté à communiquer quand on ne maîtrise pas une langue ou que l’on a des préjugés sur une nationalité, elle met surtout en avant des personnages au caractère opposé. Ainsi, le désinvolte Français Cyrille exaspère le sérieux Anglais Siegfried. Au contraire, l’enjoué Américain Diego Lopez (30 ans) cherche à mieux cerner le froid et taciturne Allemand Erhard Frühling (28 ans). La narration se base principalement du point de vue de Sieg et Diego. Comme dans le tome précédent, l’auteure montre le développement du sentiment amoureux entre ses héros ainsi que l’évolution de leur relation. Elle donne toutefois une image idéalisée de l’enseignement. En bonus, elle laisse planer le mystère sur l’amour d’Imai.

Le style graphique de la mangaka est reconnaissable: yeux longs et fins, corps longilignes et anguleux, visages plutôt pointus. Elle a un trait épuré et léché qu’elle simplifie dans les passages humoristiques, rendant ainsi les expressions explicites et mignonnes. Les trames d’ambiance renforcent les fortes émotions. Par contre, les décors soignés situent surtout l’action. La mise en page est dynamique. Fuwa sensei résume les scènes érotiques à l’essentiel, ne dessinant aucun détail et écourtant même les préliminaires.

En résumé

Le professeur anglais Siegfried Hugo Forgus (25 ans) se réveille aux côtés de son collègue français Cyrille Berthollet (32 ans), après une soirée bien arrosée. Comme il ne se souvient de rien, le dragueur invétéré l’embrasse sans prévenir. Choqué, l’Anglais se demande comment il aurait pu céder au désinvolte Français qu’il déteste. Mais les deux professeurs vont devoir travailler ensemble, ayant accepté de donner des cours dans un club huppé de Ginza. Sieg perd soudain son sang-froid en découvrant que les hôtesses possèdent une photo d’un baiser entre lui et son collègue. En fuyant, il bouscule un client éméché qui le prend pour une femme à cause de ses longs cheveux. Mais Cyrille vient à son secours et lui vole encore un baiser en guise de remerciement. Le lendemain, Forgus se fait sermonner par Imai Atsushi qui a également reçu la photographie compromettante.

En conclusion

Le côté un peu fleur bleue ainsi que le comportement un peu limite de Cyrille, qui se passe de consentement clair, pourra déranger certains lecteurs. Pour ma part, entre la galerie de beaux gosses et le romantisme du récit, j’ai passé un agréable moment de lecture. J’adore particulièrement les bouilles des personnages très expressives et mignonnes dans les passages humoristiques! Une courte série idéale pour se détendre.

Repeat after me? 1 – Fuwa Shinri

repeat after me 1 fuwa shinri
FUWA Shinri 不破慎理
ISBN: 9782351804759
Taifu comics, 2011
ISBN: 9784862636461 (JP)
Libre, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

« Je vais te faire maîtriser l’anglais en trois mois! »

Fuwa Shinri sensei narre une comédie romantique entre un professeur d’anglais américain et un salaryman japonais bourré de préjugés. Elle aborde ainsi les différences culturelles entre étrangers et Japonais et l’investissement personnel à fournir pour apprendre une langue. En effet, Yûnosuke a tendance à fuir les difficultés et ne voit pas l’utilité d’apprendre une langue étrangère. Nigel, polyglotte et pratiquant également la langue des signes, apprécie ceux qui font des efforts, fortement influencé par son frère sourd, Jared. L’auteure présente les autres professeurs et élèves au fil des rencontres. Toutefois, elle n’évite pas quelques stéréotypes comme le Français dragueur ou le Chinois privilégiant la médecine traditionnelle. Elle développe principalement l’évolution de la relation entre le professeur et son élève. Leur attirance mutuelle va leur permettre de s’ouvrir l’un à l’autre. En bonus, un échange culturel ajoute une touche humoristique.

La mangaka a un trait épuré, léché et anguleux, avec un style graphique immédiatement reconnaissable. Elle dessine des visages ovales aux yeux souvent effilés. Dans les passages humoristiques, elle simplifie son trait, n’hésitant pas à arrondir complètement les têtes. Les personnages, plutôt sveltes, offrent une véritable palette de beaux gosses que l’on peut admirer sur le poster d’introduction. Les décors soignés alternent avec les trames d’ambiance. D’ailleurs, ces dernières accompagnent les émotions. De même, les trames sont variées et équilibrées. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Fuwa sensei ne montre que l’essentiel, jouant sur les angles de vue pour cacher les parties intimes. En fin de chapitre, elle présente les personnages en utilisant Imai Atsushi, qui s’occupe des tâches administratives de SLA. De même, il y a des poupées de papier des personnages en SD à la fin du tome pour jouer au sumo.

En résumé

Shiga Yûnosuke (26 ans) travaille dans le secrétariat d’une grande entreprise mais il ne maîtrise pas du tout l’anglais. Son chef l’envoie en stage à la Shiratori language academy (SLA) où il devra se former en 3 mois. Devant le manque de motivation de son employé, il le menace de le virer s’il échoue. Mais Shiga doute du sérieux de l’école qui paraît un peu trop luxueuse. En plus, son professeur Rhodes Nigel (23 ans), américain, cache un double visage. Alors qu’il affiche toujours un sourire avenant dans les cours en groupe, il se transforme en vrai démon tyrannique durant les cours individuels. Comme Yûnosuke ne progresse pas, n’arrivant pas à saisir l’utilité de cette langue, il se dispute souvent avec son professeur. Ce dernier décide alors de le prendre en stage intensif en interne.

En conclusion

J’adore l’évolution de Shiga, qui se comportait comme un enfant gâté au départ. Même si il prend du temps pour comprendre son caractère buté et fermé, ses réactions sont amusantes. Comme à son habitude, l’auteure maîtrise la dynamique entre ses personnages. D’autres couples apparaissent en arrière-plan mais Fuwa sensei se concentre uniquement sur la relation entre les deux héros, offrant un récit plutôt abouti. Du bonheur, de la romance et des frictions interculturelles!

Si tu insistes… – Niyama

si tu insistes niyama
Niyama にやま
ISBN: 9782382760727
Hana, 2021
ISBN: 9784801969827 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Titre original: そんなに言うなら抱いてやる
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

Un jeu de séduction entre deux hommes fiers.

Niyama sensei offre une comédie romantique avec deux salarymen aux caractères exacerbés qui s’affrontent dans un jeu de séduction. Shinobu, gay, se préserve des confrontations et des relations approfondies en cachant son physique attrayant et son orientation sexuelle au travail. Son côté sournois le rend un peu taquin. Hikaru, quant à lui, narcissique, aime être le centre de l’attention et cherche constamment à prouver son charme. Pourtant, il possède encore un côté naïf qui le rend adorable. En se découvrant, les deux hommes vont faire tomber leurs préjugés l’un sur l’autre et leurs sentiments vont petit à petit évoluer. L’auteure aborde ainsi le jugement sur l’apparence et la double vie que les deux hommes mènent entre travail et privé. Elle alterne la narration entre Urakawa et Omoteya, permettant aux lecteurs de découvrir leurs réflexions. Les jumeaux du bar apportent en plus une touche mignonne et loufoque avec leur cosplay.

La mangaka a un trait épuré légèrement léché. Elle porte attention aux petits gestes mais travaille surtout l’expression des visages. Shinobu a une magnifique musculature mais Hikaru, qui paraît plus sec, possède également des muscles fins. Les trames d’ambiance renforcent principalement les effets comiques. Par exemple, Omoteya étincelle littéralement entouré de roses. De même, l’utilisation des trames en général est variée mais reste équilibrée. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page dynamique rythme la lecture, avec des cases contemplatives. Niyama sensei ne censure pas les scènes érotiques. Sous la jaquette, elle dévoile l’art du camouflage de Shinobu.

En résumé

Au bureau, Urakawa Shinobu joue à l’employé médiocre en se camouflant derrière une tenue négligée et des lunettes aux verres épais. D’ailleurs, il ne supporte pas Omoteya Hikaru, un employé beau gosse et prétentieux considéré comme un prince. Ce dernier veut toujours le conseiller sur sa tenue. En réalité, Urakawa cache sa réelle apparence pour ne pas attirer les femmes. Gay, il aime draguer tranquillement le soir dans son bar préféré, Caprice, où il n’hésite pas à afficher son magnifique physique. Mais un jour, Omoteya remarque que son ami Tôya lit un magazine sur l’amour entre hommes. Comme leur rendez-vous avec des filles est annulé, il lui propose alors de venir avec lui dans un bar, ayant envie de tester son charme sur les hommes. Nin Nin désespère en le découvrant par hasard dans son petit paradis.

En conclusion

Ce one-shot obtient la deuxième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2021. Urakawa Shinobu est classé premier meilleur seme tandis qu’Omoteya Hikaru est septième meilleur uke. L’auteure mène parfaitement le jeu entre les deux personnages, équilibrant l’humour, la romance et les scènes érotiques. Malgré des caractères désagréables, les personnages sont attachants. Quel plaisir de voir Shinobu et Hikaru céder peu à peu à l’amour, chacun ayant l’impression de se faire mener par l’autre! Comme d’habitude, Niyama sensei nous offre une histoire prenante, amusante et adulte.

Happy shitty life 2 – Harada

happy shitty life 2 harada
Harada はらだ
ISBN: 9782382760468
Hana, 2021
ISBN: 9784801971448 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« On n’a pas à juger des préférences sexuelles des autres. »

Harada sensei continue à présenter avec humour les frasques de Kasuya et Kuzuya en perpétuelle recherche de satisfaction de leurs fantasmes. Elle joue sur le contraste entre leur libido débordante et les difficultés pour la satisfaire à la campagne. Un certain équilibre s’installe entre eux grâce au partage de pratiques et d’idées farfelues. Toutefois, l’évolution de leurs sentiments reste plutôt absente. Leurs délires s’enchaînent, exacerbés par leurs caractères égoïstes et pourtant naïfs. L’auteure tourne en dérision les fantasmes que l’on retrouve dans les œuvres érotiques. En introduisant Koma Kotarô, qui aime l’ero-guro, elle aborde indirectement les difficultés des minorités sexuelles, dénonçant au passage le jugement du regard extérieur très critique. Par ailleurs, elle brouille la limite entre réalité et fantastique avec les interventions autour du dieu.

Le trait fin et léché de la mangaka est immédiatement reconnaissable. Elle joue sur les pleins et déliés donnant une forte expressivité à son trait. Dans les passages humoristiques, elle exagère les expressions accentuant l’effet comique. Les trames sont très variées. En plus, les trames d’ambiance accompagnent également les émotions. De même, les décors sont très détaillés avec par exemple, la texture des tatamis. Les paysages ajoutent aussi une touche réaliste. Ainsi, les contrastes sombres et clairs ressortent particulièrement. La mise en page dynamique joue surtout sur les variations d’angles de vue et des ellipses bien intégrées. Harada sensei ne censure pas ses scènes érotiques. Sous la jaquette, elle présente Kasuya Kyôtarô (30 ans).

En résumé

Kasuya Kyôtarô, n’arrivant pas à faire du bondage tout seul, demande de l’aide à son voisin Kuzuya Yoshiyuki. Il le trouve également en train de se soulager seul devant une vidéo. Après l’avoir bien attaché, Kuzuya remarque alors qu’il manque des piles dans la télécommande du vibromasseur et va immédiatement en chercher en abandonnant son ami encore ligoté. En chemin, il croise une jeune femme tombée dans une rizière. Tsubaki est venue voir son ex que son père l’a forcée à plaquer. Le jeune homme l’emmène donc au bar de Sakura pour qu’elle puisse emprunter des vêtements secs mais les deux jeunes femmes se connaissent. Elles fêtent donc leurs retrouvailles en compagnie de Kuzuya en papotant autour d’un verre…

En conclusion

Ce tome obtient la cinquième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2021. Kasuya Kyôtarô est classé dix-neuvième meilleur seme. Une histoire toujours aussi amusante et délirante! Par contre, comparé au tome précédent, je trouve que l’humour a un peu moins de mordant. Pour ma part, j’ai beaucoup ri sur l’élevage des vers et cela m’a même donné envie d’en découvrir un peu plus sur l’espèce. J’apprécie beaucoup l’approche saugrenue de l’auteure pour traiter néanmoins en profondeur différents sujets.

Electric delusion 4 – Nekota Yonezou

electric delusion 4 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351807828
Taifu comics, 2013
ISBN: 9784864364911 (JP)
Core magazine, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Encore quelques combats à mener avant de vivre le parfait amour!

Nekota Yonezou sensei conclut sa série en dévoilant ce que deviennent tous les personnages. Elle sème encore quelques obstacles sur le chemin de l’amour du couple, pour renforcer leurs sentiments et leur confiance enfin acquise. Shunpei se confronte à la jalousie, au sentiment de délaissement et à la frustration sexuelle à cause de l’abstinence forcée. Le ton devient plus léger et humoristique, avec les machinations de Satonaka qui arrive à manipuler plusieurs personnes pour arriver à ses fins. L’auteure met en avant l’imagination débordante de Fumi, ainsi que son côté un peu pervers. Elle introduit Sakamoto Nanami afin d’offrir également un happy end pour Hagami. L’humour est très présent dans ce tome et se répercute également dans les chapitres bonus, avec Satonaka puis nos tourtereaux.

La mangaka a un trait épuré plus fin et léché. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. La tête du chien est très rigolote. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei censure à peine les parties intimes en dessinant moins de détails. Il y a d’ailleurs beaucoup de passages fan service comparé au tome précédent grâce à Nanami et Hagami. Sous la jaquette, elle donne un petit jeu de l’oie personnalisé avec les personnages, une illustration avec une anecdote sur les deux amis d’enfance quand ils étaient petits ainsi que sa postface sous forme de dé.

En résumé

Motoki Fumihiro rayonne de bonheur depuis que Yamana Shunpei arrive enfin à se lier corps et cœur avec lui. Pourtant, le lendemain soir, malgré l’ambiance torride entre eux, son petit ami refuse de coucher avec lui sous prétexte qu’il n’est pas préparé. Il lui avoue alors qu’il l’avait fait la veille car ils finissent toujours au lit à chaque réconciliation. Bien que Fumi assure être content, les jours suivants, il évite Shunpei et passe son temps à observer son téléphone. Persuadé que son petit ami le trompe, Shunpei demande donc à Satonaka Yoshito de lui donner une corde pour le bondage. Mais il l’utilise en fin de compte pour passer par les balcons et espionner Motoki. Il tombe alors nez à nez avec un chien dont Fumi est complètement gaga. Sa mère l’a ramené après une soirée arrosée et l’a en plus appelé Shunpei!

En conclusion

Ce dernier tome, beaucoup moins sérieux, enchaîne les situations comiquse pour mon plus grand plaisir. En plus, l’auteure offre un presque happy end à tous ses personnages.

Electric delusion 3 – Nekota Yonezou

electric delusion 3 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351807460
Taifu comics, 2013
ISBN: 9784864363426 (JP)
Core magazine, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Le manque de confiance met en péril l’amour.

Nekota Yonezou sensei s’intéresse à la difficulté d’assumer une relation homosexuelle et à la question du coming out à la famille et l’entourage. Comparé au tome précédent qui concentrait la narration sur Shunpei, elle donne ici le point de vue de Fumihiro. Elle dépeint parfaitement la jalousie, les cachotteries et le manque de confiance qui entraînent des disputes au sein du couple. Par contre, Yamana commence enfin à ressentir du plaisir dans les rapports charnels et communique mieux ses sentiments et ses désirs à son petit ami. Motoki montre une facette peu reluisante avec son avidité et sa possessivité. De même, l’auteure pose Hagami comme un harceleur un peu trop insistant. Dans le chapitre bonus, elle offre un crossover avec Maya Hideyuki et Nemugasa Takashi avec le tome 3 de Treat me gently, please. Elle prend ainsi prétexte de la fête scolaire pour ajouter des scènes un peu fan service.

La mangaka adoucit légèrement son trait léché avec par exemple des visages moins pointus. Elle marque particulièrement les mèches de cheveux très détaillées. Elle simplifie son trait dans les passages humoristiques. D’ailleurs, Shunpei affiche une grande variété de bouilles amusantes. Les trames d’ambiance, plutôt rares, renforcent les émotions. Le reste des trames est varié. La mise en page dynamique offre parfois des angles de vue recherchés et efficaces. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei censure les parties intimes par des caches blancs. Elle intègre les héros de Treat me gently, please dans un chapitre bonus et un yonkoma. La couverture est réversible. Sous la jaquette, en plus de la postface et de l’habituelle conclusion du chapitre bonus, il y a une petite aventure avec Sakurada.

En résumé

Yamana Shunpei demande à Motoki Fumihiro de ne plus poser pour Hagami. Mais alors que son petit ami embrassait sa main, il la retire brusquement en entendant des filles dans le couloir, de peur d’être vu. En plus, il n’ose pas dire à Katayama qu’il sort avec quelqu’un et se retrouve à participer à un rendez-vous avec des filles. Motoki lui fait donc la tête mais Shunpei essaie de le rassurer en lui promettant de rentrer tôt. Toutefois, Hagami profite de leur situation conflictuelle pour forcer Fumi à poser à nouveau pour lui. Durant le rendez-vous, Shunpei retrouve Mayu, son ex qui lui avait brisé le cœur. Redoutant la réaction de son petit ami, il hésite à lui avouer la vérité. D’autant plus que Fumihiro ne répond pas au téléphone.

En conclusion

L’auteure ajoute des obstacles sur le chemin de l’amour des deux amis d’enfance tout en continuant à aborder les questions sur le coming out. Shunpei évolue le plus et devient très intéressant. Ne passez pas à côté de cette histoire classique au premier abord mais traitée avec humour et originalité!

Electric delusion 2 – Nekota Yonezou

electric delusion 2 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351807309
Taifu comics, 2013
ISBN: 9784864360494 (JP)
Core magazine, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Les déboires de la première fois.

Nekota Yonezou sensei continue à explorer les réactions face à un coming out, avec Akino qui refuse d’avoir un frère passif alors qu’elle lit et crée des BL. Elle interroge sur la sincérité des sentiments quand deux amis tombent amoureux ainsi que sur la différence de comportement entre amis et amants. Elle aborde également avec humour les premiers rapports sexuels, en particulier les préparatifs pour la pénétration anale et le manque de plaisir au début. D’ailleurs, Shunpei prend peur en découvrant les détails provoquant des doutes pour son petit ami. En plus, le lycéen possessif contrôle mal sa jalousie et n’arrive pas à exprimer parfaitement ce qu’il ressent. Le couple oscille donc entre disputes et réconciliations tendres. L’auteure introduit Hagami Yasuke qui s’avère très ouvert sur sa sexualité et se pose donc comme rival de Yamana. Comme dans le tome précédent, Satonaka apporte une touche d’humour avec son sadisme.

Le trait particulier de la mangaka est facilement reconnaissable. Elle dessine des visages ovales longs. Elle exagère légèrement les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont variées, en particulier avec les tenues à motifs. Par ailleurs, les trames d’ambiance appuient les émotions. La mise en page est dynamique. Nekota sensei censure à peine les scènes érotiques mais ne détaille pas les parties intimes. Sous la jaquette, elle donne sa postface ainsi que la conclusion de l’histoire bonus.

En résumé

Motoki Fumihiro et Yamana Shunpei sortent ensemble. Mais pour l’instant, ils ne s’accordent pas vraiment sexuellement, Shunpei ayant déjà du mal à supporter les préliminaires. Pourtant, il aime passer des moments tendres avec son petit ami. Katayama et Sagawa invitent Shunpei à voir un film pornographique avec une de ses actrices préférées. Redoutant la colère de Fumi, le lycéen n’ose rien lui dire mais son petit ami l’apprend par Katayama. Toutefois, il refuse de l’accompagner comme avant, préférant les films porno gay. Mais en découvrant que Motoki fantasme sur un acteur qui lui ressemble, Yamana est rongé par la jalousie au point de ne plus suivre le film. De retour chez lui, il se dispute avec Fumi mais finit par céder à son désir de lui faire une fellation. Mais alors que les amoureux réconciliés s’embrassent devant la porte, Akino les surprend.

En conclusion

C’est un réel plaisir de découvrir les déboires du couple pour leur première fois. Ce sujet est rarement abordé dans les BL où tout est souvent beau et magnifique! Le couple se dispute facilement à cause de Fumi qui a l’air un peu têtu et pressant, mais ces discussions houleuses mènent à des relations consenties. Un couple attachant qui mérite d’être découvert!

Electric delusion 1 – Nekota Yonezou

electric delusion 1 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351807002
Taifu comics, 2013
ISBN: 9784862526755 (JP)
Core magazine, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Comment réagir face au coming out d’un ami d’enfance?

Nekota Yonezou sensei offre une comédie romantique entre deux amis d’enfance. Elle focalise son récit sur leurs interrogations, la place de l’amitié suite à un coming out et les premiers rapports. En effet, alors que Fumi assume pleinement sa sexualité, Shunpei passe par différents stades de réactions: le dégoût et le rejet, puis la curiosité, l’envie de comprendre et enfin le sentiment d’abandon. En plus, son jugement est influencé par les clichés sur les homosexuels. D’ailleurs, l’auteure pointe l’image fantasmée des BL avec Akino. Comme précisé dans sa postface, elle a volontairement créé des caractères brouillant l’identification seme/uke en s’inspirant plutôt des shôjo. D’ailleurs, les deux garçons sont dans la discussion, pour le choix de la position et les essais. Satonaka apporte une touche d’humour avec son crush sur Kazuaki Sakurada qu’il prend plaisir à martyriser. Une histoire avec deux couples d’amis complète ce tome.

La mangaka a un trait épuré, anguleux et précis. Elle dessine des visages ovales avec de long menton pointu, des personnage sveltes aux longues jambes. Elle simplifie ses traits dans les passages humoristiques, arrondissant également les visages. Les yeux sont plutôt effilés. Les trames sont équilibrées, les décors assez présents, apportant une touche réaliste. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei ne censure pas vraiment les parties intimes, se contentant parfois de ne pas les détailler. Elle donne une anecdote sur Satonaka dans un yonkoma en fin de tome. De même, elle continue le chapitre bonus sous la couverture. Il y a également des explications sur la création du manga.

En résumé

Electric delusion / Electric delusion plus / Vers la lune de miel: Un jour, Motoki Fumihiro annonce à son ami d’enfance et voisin, Yamana Shunpei, qu’il est gay et qu’il a un petit ami. D’abord surpris, ce dernier lui demande alors de présenter son partenaire. Mais en voyant le président des élèves Satonaka, il en vient à se demander pourquoi Fumi ne l’a pas choisi. Curieux et souhaitant comprendre son ami, il se renseigne auprès de sa sœur, Akino, lectrice de BL. Mais perplexe devant le terme neko utilisé par cette dernière, il se confie auprès de son ami qui entre dans une colère noire. Pourtant, pour se réconcilier, il s’incruste entre le couple…
Adult experience value / Un bon petit ami: Marui et Shinkai sortent respectivement avec Murasato et Yumeji mais ces derniers ne sont pas satisfaits sexuellement…

En conclusion

L’auteure cherche à perturber ses lecteurs en cassant quelques codes classiques du BL. Elle aborde avec humour les questionnements d’un garçon face à l’homosexualité de son ami. J’aime beaucoup leurs discussions parfois directes, dans lesquelles leur longue amitié ne permet pas au romantisme de s’installer. Leur relation semble aller un peu vite pour l’instant. Vivement la suite!

Karasugaoka Don’t be shy!! 1 – Yukura Aki

karaksugaoka don t be shy 1 yukura aki
YUKURA Aki 夕倉アキ
ISBN: 9782381760086
Hana, 2021
ISBN: 9784253155335 (JP)
Akita publishing, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

Comment passer du statut de rival à celui de petit ami?

Yukura Aki sensei narre une comédie romantique avec deux chefs de faction qui aident leur prochain dans une ville de taille moyenne. Elle joue sur les réactions extrêmes et contraires de Sô et plonge ses héros dans des situations comiques. Izuhara réalise rapidement que son admiration pour Shinba s’est transformé en amour. Il devient agressif quand il est gêné, créant ainsi des quiproquos. Ses amis le soutiennent du mieux qu’ils peuvent, mais passent surtout du temps à calmer le jeu ou à le réconforter. Tetsuji, quant à lui, apprend d’abord à connaître son rival avant de ressentir des sentiments. Les deux héros s’occupent surtout de petits délits comme le harcèlement, les arnaques et travaillent en lien avec la police. L’auteure fait évoluer leur relation à travers leurs patrouilles et leurs enquêtes. Par contre, elle dévoile rapidement leur passé commun afin d’enchainer les évènements qui vont les rapprocher.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux, plutôt classique. Elle dessine de beaux garçons élancés. Elle exagère les expressions, renforçant ainsi l’effet comique. En plus, les trames d’ambiance très graphiques, alternent avec des décors peu présents. Les scènes d’action sont succinctes, résumées à quelques vignettes qui suggèrent suffisamment la force des coups et les mouvements. La mise en page est dynamique. Pour l’instant, il n’y a pas de scènes érotiques, et le romantisme des baisers sont accompagnés de passages comiques.

En résumé

Dans la ville de Karasugaoka, la faction de volontaires VOICE, menée par Izuhara Sô (22 ans), lutte contre le crime. Elle a interrompu deux hommes qui harcelaient une jeune femme dans la rue. Mais comme ils ne sont pas dans leur quartier à l’Est, Shinba Tetsuji (24 ans) et sa faction Karasukai, prennent la relève. Bien qu’ils travaillent dans un même but, les deux chefs de bande se disputent tout le temps. En réalité, Sô admire Shinba depuis qu’il l’a sauvé d’un harcèlement quand il était au lycée. Et il perd complètement ses moyens en sa compagnie, devenant agressif. Par hasard, il surprend une conversation au sujet d’une vengeance contre Shinba. Le jeune homme part donc à sa rescousse…

En conclusion

Une comédie légère et mignonne avec un graphisme agréable. La romance prend son temps. J’ai donc passé un moment plaisant et je m’amuse des interactions entre Shinba et Sô. Je suis aussi curieuse de découvrir la suite.

Hitorijime my hero 5 – Arii Memeco

hitorijime my hero 5 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760130
Hana, 2021
ISBN: 9784758075244 (JP)
Ichijinsha, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandtion: un peu

A peine un problème réglé qu’un autre survient!

Arii Memeco sensei ralentit le rythme de son récit. Elle s’amuse à empêtrer ses personnages dans leurs sentiments. Ainsi, Kôsuke se sentant impuissant face aux problèmes de son petit ami, ne supporte plus l’image de héros que ce dernier lui attribue. Par ailleurs, Masahiro prend conscience de son inexpérience et de son manque de maturité, n’arrivant pas à contrôler sa jalousie, sa possessivité et son désir. A cause de cela, il devient fuyant, provoquant l’inquiétude de son partenaire. La gentillesse du professeur blesse donc indirectement son élève. En parallèle, l’auteure interroge sur le changement de personnalité quand on est amoureux. Elle aborde la difficulté à gérer ses émotions et la peur qu’une relation considérée amorale soit découverte. De même, elle montre l’influence sur l’entourage, de la crise entre Hasekura et Kensuke. Les animaux apportent une touche d’humour, ainsi qu’Ayaka qui semble mal supporter l’absence de son mari.

Le trait simple et épuré de la mangaka est très efficace. Les déformations renforcent les expressions. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors simples, parfois même succincts, ne surcharge pas les cases. En effet, il y a beaucoup de textes hors bulles. La mise en page reste toutefois dynamique. Arii sensei dessine des scènes érotiques plutôt pudiques, jouant sur les cadrages et les angles de vue pour ne pas montrer les parties intimes. Elle préfère suggérer les actions. Sous la jaquette, elle continue à faire un cosplay de Masahiro, comme dans le tome précédent. La couverture et l’illustration en début de volume ont pour thème l’excursion et collent parfaitement à l’ambiance du récit.

En résumé

Pour la première fois, Ôshima Kôsuke bute contre les problèmes de son petit-ami et se sent alors inutile et impuissant. Alors qu’il soulageait sa peine au bar de Natsuo, Setagawa Masahiro débarque et lui demande de rentrer. Les deux amoureux confient leurs soucis et finissent par un câlin au lit. Pourtant, Masahiro n’ose pas parler de ses doutes sur Natsuo. Exprimant un peu plus son amour, le lycéen préfère toutefois rentrer chez Hasekura Asaya pour ne pas éveiller les soupçons de la mère de Kôsuke, au désespoir de son petit ami enflammé par ses réactions.

En conclusion

L’humour se fait plus discret, l’auteure préférant développer l’état d’esprit de chacun de ses personnages. Par contre, elle décortique parfois un peu trop leurs sentiments. Mais cela reste tout de même agréable à lire. Et puis il est toujours amusant de voir les interactions entre Masahiro et Kôsuke. A la fin, je n’arrive même plus à déterminer qui manipule vraiment qui. Une lecture agréable et légère, pour se détendre.