Ameiro paradox 3 – Natsume Isaku

ameiro paradox 3 natsume isaku
NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782351809969
Taifu comics, 2016
ISBN: 9784403664922 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

Une nouvelle recrue intègre le magazine et compte bien se faire une place dans l’équipe.

Natsume Isaku sensei développe maintenant son récit sur tout le tome. Elle introduit Kasai qui se pose en rival direct d’Onoe et remet en question la relation du couple. En effet, le journaliste et le photographe, qui avait l’habitude d’être tout le temps ensemble, se voient de moins en moins, n’ayant pas les mêmes missions. Onoe s’interroge alors sur ses capacités et prend conscience de son fort attachement pour son partenaire. Cependant, les petites attentions de Kaburagi l’aident à supporter la situation. La narration alterne entre le journaliste et le photographe. L’auteure met en avant les différentes méthodes de travail dans le journalisme. Elle s’intéresse également à la différence de management entre les magazines spécialisés dans les exclusivités avec « Dash » qui entretient une concurrence saine entre ses équipes. Elle détend l’atmosphère un peu plus sérieuse du récit avec des histoires bonus amusantes.

La mangaka utilise un large palette d’expressions des visages, n’hésitant pas à simplifier ses traits dans les passages humoristiques. Elle renforce les émotions avec des trames d’ambiance, en particulier pour les effets comiques ou romantiques. Toutefois, elle privilégie les aplats de trames pour ne pas surcharger ses pages. D’ailleurs, les décors apparaissent dès que le cadrage s’élargit. Dans les scènes érotiques, Natsume sensei joue sur les lignes de mouvement pour censurer au minimum les parties intimes. Elle illustre toujours son profil avec les deux héros en super deformed et des bonbons. De même, elle offre un diptyque amusant au verso de la couverture. Il y a aussi d’adorables SD sous la jaquette. Le tome commence avec une illustration couleurs montrant le rapprochement du couple.

En résumé

Cela fait un an que Kaburagi Motoharu et Onoe Satoshi sortent ensemble. Mais ils continuent toujours à se chamailler sur des broutilles. D’ailleurs, il ont encore raté une exclusivité à cause du manque d’endurance d’Onoe. De retour au bureau, Kiuchi leur présente un nouveau membre de l’équipe, Kasai (24 ans). Alors qu’Onoe fanfaronnait à l’idée de devenir un mentor, la formation du bleu est confiée à Kaburagi. Et pendant que la nouvelle équipe enchaine les scoops, le journaliste se sent un peu délaissé, son petit ami étant débordé. En plus, Kasai lui annonce ouvertement vouloir lui piquer Kaburagi pour se venger de lui car il lui avait volé soi-disant toutes ses exclusivités…

En conclusion

Comparé au tome précédent où il n’apparaissait pas dans le classement, Kaburagi Motoharu obtient la douzième place du meilleur seme au Chill Chill BL award 2016. Il faut dire que dans ce volume, il dégage beaucoup de prestance et se montre vraiment prévenant avec son bien aimé. Impossible de ne pas craquer! L’auteure arrive à redynamiser son récit en posant quelques obstacles sur le chemin de l’amour de ses deux héros. D’ailleurs, elle crée même de la compassion pour Kasai en dévoilant peu à peu ses raisons. Une comédie romantique divertissante, attrayante et attachante qui me touche particulièrement.

Ameiro paradox 2 – Natsume Isaku

ameiro paradox 2 natsume isaku
NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782351808351
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784403663604 (JP)
Shinshokan, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

La sincérité des sentiments confrontée à l’esprit de rivalité.

Natsume Isaku sensei approfondit un peu plus la personnalité de Kaburagi en présentant un peu son passé et son enfance. Son regard désabusé sur le genre humain semble avoir commencé avec la relation compliquée qu’il entretient avec sa famille. Même si la relation du couple a bien progressé depuis le tome 1, leurs chamailleries continuent. En effet, leur rivalité et leurs caractères opposés pimentent leur quotidien. Les deux partenaires cherchent à se protéger mutuellement, mais accumulent les quiproquos et les incompréhensions. Ainsi, l’auteure met en avant la difficulté à communiquer, à exprimer la sincérité de ses sentiments. Elle dévoile le jeu des manipulations du rédacteur en chef et de Kiuchi. Alors que Kaburagi idéalise la pureté de son petit ami et se sent souillé par son métier, Onoe lui oppose une certaine distanciation entre travail et mental.

Le trait simple de la mangaka colle parfaitement au style de la comédie romantique, avec des réactions très exagérées. En plus, les trames d’ambiance renforcent les émotions. D’ailleurs, l’utilisation des trames en général est équilibrée, plutôt en aplat. En revanche, les décors plutôt soignés ancrent le récit dans la réalité. La mise en page est dynamique et efficace. Dans les scènes érotiques, Natsume sensei joue sur les angles de vue ou les lignes de mouvement pour ne pas détailler les parties intimes. Elle ne s’attarde pas sur ces passages, et intègre même des moments amusants pendant les rapports.

En résumé

Kaburagi Motoharu et Onoe Satoshi sortent ensemble. Mais le photographe embrasse son partenaire dès que l’occasion se présente, mettant un peu mal à l’aise le journaliste peu démonstratif. Dans la rue, ils sont interpellés par une jeune fille. Il s’agit de la sœur de Kaburagi mais ce dernier fuit, prétextant un boulot. Onoe se retrouve donc à tenir compagnie à Noriko. Il apprend alors que que son petit ami évite sa famille depuis huit ans. Exalté de trouver quelqu’un résistant au charme du photographe, le journaliste discute en buvant plus que de raison. Le lendemain matin, il se réveille au côté de Nori. Et elle lui propose même de jouer un mauvais tour à son frère…

En conclusion

Ce tome a obtenu la onzième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2012. Onoe Satoshi est classé sixième meilleur uke. L’auteure avait prévu de terminer son récit, mais elle annonce dans la postface sous la couverture qu’elle va la continuer pour mon plus grand plaisir. Cette comédie romantique respire la joie de vivre et le bonheur. Malgré le thème classique de deux opposés qui s’attirent, la mangaka arrive à insuffler suffisamment de psychologie à ses personnages pour rendre plus attrayant le scénario. D’ailleurs, je m’amuse des joutes verbales entre les deux héros. De même, le côté un peu sombre du monde du journalisme des exclusivités est plutôt dépeint avec franchise. J’adore!

Ameiro paradox 1 – Natsume Isaku

ameiro paradox 1 natsume isaku
NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782351808276
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784403663031 (JP)
Shinshokan, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Collaborer avec son rival en amour et au travail!

Natsume Isaku sensei offre une comédie romantique entre deux journalistes. Elle alterne la narration entre les deux personnages, permettant alors de suivre leurs questionnements et leurs réflexions. En effet, les deux héros se chamaillent constamment et pourtant, ils sont attirés réciproquement. Ils s’interrogent donc sur leurs sentiments, refusant d’admettre leur amour. Jouant sur l’entêtement et l’esprit de rivalité des deux hommes, l’auteure donne une certaine dynamique au duo qui se transforme petit à petit en couple. Elle aborde également la désillusion du métier de journaliste, les méthodes parfois peu honnêtes pour obtenir des informations et le dégoût de soi ou du genre humain à force de côtoyer des personnes corrompues ou menteuses. D’ailleurs, Onoe semble trop honnête et épris de justice pour le travail de paparazzi. Son ami barman, Masa, est à la fois un confident et un guide quand il doute.

La mangaka a un trait épuré et simple. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. De même, le traitement des trames d’ombres fortes et des aplats s’harmonise avec la simplicité du graphisme. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. Les décors, présents dès qu’il y a de grands angles, s’estompent un peu pour mettre en avant les personnages. Ainsi, la mise en page, dynamique, facilite la lecture. Natsume sensei joue sur les cadrages pour cacher les détails des scènes érotiques. D’ailleurs, elle se concentre surtout sur les préliminaires. Sous la jaquette, elle donne deux dessins des personnages en SD qui se répondent, à la fois hilarants et mignons.

En résumé

Onoe (25 ans) surprend sa petite amie, Sakurai, dans les bras d’un collègue, Kaburagi Motoharu (25 ans). Arrivés en même temps à la rédaction de l’hebdomadaire Dash, le journaliste a toujours considéré le talentueux photographe comme un rival, ce dernier lui ayant souvent « volé » l’exclusivité dans le magazine. Plus tard, Onoe, qui était à la section faits divers, intègre l’équipe des exclusivités au lieu de celle politique comme il l’espérait. Or, il se retrouve à travailler avec Kaburagi. En plus, sa première filature d’une actrice et de son amant échoue. Il découvre également que son collègue est prêt à tout pour obtenir des renseignements pour un scoop, quitte à donner de sa personne. Le sincère journaliste qui ne supporte pas l’injustice, est donc choqué par ce comportement. Leur collaboration débute donc mal…

En conclusion

Ce tome a obtenu la quatrième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2011. Natsume Isaku sensei obtient la troisième place du classement des mangaka. Comme les deux héros se chamaillent tout le temps et refusent d’admettre leurs sentiments, leur relation houleuse s’en ressent également dans leurs moments intimes. J’adore la dynamique qui se dégage entre les deux héros. Je m’amuse de leurs joutes.

Je préfère que tu sois sage – Niyama

je prefere que tu sois sage niyama
Niyama にやま
ISBN: 9782382760192
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784801969117 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Titre original: ごほうびは躾のあと
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Qu’est-ce que j’ai raté dans ton éducation? »

Niyama sensei narre une comédie romantique entre Godai Minoru et le jeune homme qu’il a élevé, Fûtarô. Dans ce spin-off de Je préfère en nature, elle met en avant la reconversion du créancier, mais également celle de Manami. Par ailleurs, elle aborde l’évolution des sentiments ainsi que la difficulté à bien les cerner quand les rapports changent. En effet, Fûtarô passe d’une admiration pour son sauveur à un amour passionné. Minoru, quant à lui, considère encore Toi comme un enfant naïf et maladroit à protéger. L’auteure oblige ses personnages à évoluer en semant quelques obstacles. Le comique joue donc sur des situations assez rocambolesques et des contrastes. Par exemple, Godai cache son grand cœur derrière son regard sévère. L’entourage du couple les soutient, en particulier Ruri qui résout tous les problèmes avec sa douce autorité. Le chapitre « Badass » présente les motivations un peu futiles de Moriyama Tetsurô pour sa carrière.

La mangaka a un trait épuré. Elle dessine des hommes virils. Par ailleurs, elle joue sur les contrastes. Par exemple, Fûtarô a un visage très doux par rapport à sa carrure. Il devient même un wanko dans certaines vignettes humoristiques. Les spitz ajoutent une énorme touche de « mignonnerie ». Quelques trames d’ambiance renforcent les émotions. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Niyama sensei ne censure pas ses scènes érotiques. Malgré la consigne d’inclure une scène par chapitre, elle arrive à varier les situations ou à présenter d’autres couples. Elle termine par une postface en images.

En résumé

Abandonné par ses parents endettés, Toi Fûtarô a été adopté par leur créancier, Godai Minoru. Maintenant, à 21 ans, il prend soin de la maisonnée aidé par Ruri, la gouvernante, et s’occupe de la meute de spitz. L’étudiant aimerait montrer sa reconnaissance envers son bienfaiteur en travaillant à ses côtés mais Minoru refuse catégoriquement. Le jeune homme est en réalité secrètement amoureux de Godai et souhaite rester auprès de lui. Mais un soir, l’ancien créancier, devenu patron de bar à hôtes, le surprend en train de se masturber dans sa chambre. Devant le regard froid de son sauveur, Toi s’enfuit.

En conclusion

Ce one-shot a obtenu la quinzième place des meilleurs mangas profonds au Chill Chill BL award 2021. L’auteure présente son tome comme le « paradis des petits chiens ». En effet, les adorables spitz nains participent réellement au récit. En plus, j’adore les toutous donc, je suis conquise d’avance. J’admire beaucoup la maîtrise de Niyama sensei qui équilibre parfaitement comédie, érotisme et romance, sans lasser. Je suis heureuse de découvrir également ce que sont devenus Tetsu et Manami. Une histoire mignonne et agréable à lire.

Hitorijime my hero 4 – Arii Memeco

hitorijime my hero 4 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760123
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784758074087 (JP)
Ichijinsha, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Le bonheur peut être une souffrance.

Arii Memeco sensei aborde quelques évènements un peu dramatiques. Elle arrive à détendre l’atmosphère avec équilibre en intégrant quelques moments humoristiques. Ainsi, elle révèle un peu l’enfance de Masahiro. Le lycéen ressent constamment une certaine peur en parallèle de son bonheur, ayant l’habitude d’enchaîner les désillusions. Même s’il s’ouvre de plus en plus, il a encore du mal à partager ses angoisses. De même, Hasekura n’arrive pas à exprimer ses frustrations envers Kensuke dont le comportement, encore immature, empêche d’approfondir leur relation. A la suite du tome précédent, l’auteure continue à présenter les réactions de rejet de Fukushige qui cible maintenant Kôsuke. Elle installe également une aura de mystère autour du comportement de Natsuo. Dans les chapitres bonus, elle donne des anecdotes sur le quotidien ou développe les personnages secondaires. Par exemple, Matsuzawa Monika, complexée depuis l’enfance et obnubilée par l’apparence, est fascinée par Ayaka.

La mangaka n’hésite pas à déformer son trait déjà simple pour exagérer certaines expressions. L’humour devient percutant avec ces métaphores graphiques. Les trames d’ambiance également sont plutôt graphiques. Pour ne pas surcharger la page, les décors sont parfois réduits à l’essentiel et mettent donc en avant les personnages. La mise en page est d’ailleurs très dynamique. Arii sensei ne développe pas les scènes érotiques, s’arrêtant souvent aux préliminaires. Pourtant, elle transcrit bien la passion entre les deux amants qui ont des relations charnelles plus intenses. Sous la jaquette, elle présente deux dessins humoristiques avec encore un cosplay de Setagawa.

En résumé

Setagawa Masahiro rêve de son enfance, quand sa mère s’écroulait ivre à la maison et que ses amies lui demandaient de se comporter en homme en la protégeant. Il se demandait alors qui le protègerait, lui. Au matin, Ôshiba Kôsuke trouve son petit ami blotti dans ses bras. Bien qu’appelé par sa mère pour le petit déjeuner, il attend patiemment que Masahiro se réveille. Le lycéen prépare le petit déjeuner avec l’aide de la famille Ôshiba. Il se rappelle déjà les goûts de chacun, pour leur plus grand plaisir. Mais face à ce bonheur extrême, il ne peut s’empêcher de ressentir aussi une certaine inquiétude…

En conclusion

L’histoire gagne en intensité mais prend son temps. J’ai aussi envie de chouchouter Masahiro. L’auteure installe doucement les évènements à venir. Les passages tranches de vie sont vraiment agréables à suivre et permettent de voir la réaction de l’entourage.

Hitorijime my hero 3 – Arii Memeco

hitorijime my hero 3 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760116
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784758073073 (JP)
Ichijinsha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Réactions quand le secret de Kôsuke et Masahiro est éventé.

Arii Memeco sensei commence par un flash-back introduisant Hôjô avant de reprendre directement le cours de l’histoire. Comme dans le tome précédent, elle continue à explorer le regard extérieur sur une relation professeur et élève en montrant deux réactions différentes. D’abord, Ayaka se focalise surtout sur la différence d’âge et le statut social. Puis, parmi le groupe d’amis, Fukushige réagit violemment, dégouté à l’idée qu’un ami qu’il considère viril puisse être passif. D’ailleurs, le lycéen a une personnalité plutôt complexe, s’inspirant des clichés de la virilité, mais se fait rabrouer par ses amis quand il devient trop indélicat. L’auteure insère des demi-chapitres, apportant des anecdotes supplémentaires. Elle montre l’inquiétude des adolescents face à l’incertitude des changements de classes ou des relations au sein d’un groupe, la difficulté à se réconcilier suite à une violente dispute. De même, Masahiro et Kôsuke expriment plus facilement leur jalousie.

La mangaka a un trait simple qui colle parfaitement au style humoristique du récit. En plus, elle n’hésite pas à déformer complètement les visages en exagérant les expressions. Par ailleurs, elle introduit Kaide, la nouvelle assistante de Kôsuke, qui, de par sa poitrine opulente, apporte une série de gags visuels. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page est dynamique. Arii sensei ne montre pas les détails des scènes érotiques, se contentant des baisers et câlins préliminaires. Elle donne des anecdotes amusantes dans des croquis en fin de chapitre. De même, elle offre, au début de certains chapitres, de magnifiques illustrations du quotidien avec un ton festif comme sur la couverture. Sous la jaquette, il y a deux dessins humoristiques.

En résumé

Le dernier jour des vacances d’été, Ôshiba Kensuke et ses amis essaient de finir leurs devoirs sous l’œil railleur de Kôsuke. Désespérés face à la montagne de travail, les garçons commencent à réfléchir aux méthodes de triche, incités par le professeur. Mais Setagawa Masahiro tente de recentrer les esprits qui se dispersent. Kôsuke se rappelle alors ses frasques de jeunesse avec Hôjô Tsunehito, le mari d’Ayaka, la sœur ainée de Hasekura. Quand les lycéens apprennent que Masahiro a déjà rencontré l’ami du professeur, ils réclament plus de détails. Mais Setagawa, trop honteux, refuse de parler du policier farfelu qui aime les sous-vêtements.

En conclusion

J’aime beaucoup le côté « mère-poule » de Setagawa. Je trouve dommage que les raisons de la violente réaction de Fukushige ne soient pas plus approfondie, mais l’essentiel est là. L’humour et les échanges entre amis priment donc sur la romance. Cette série permet de passer un agréable moment de lecture.

Our house love trouble – Owal

our house love trouble owal
Owal おわる
ISBN: 9782368776025
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784801959682 (JP)
Takeshobo, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« La vie en communauté n’est pas toujours facile, alors si en plus l’amour s’en mêle… »

Owal sensei offre une comédie érotique avec des seme sadiques et des uke naïfs. Elle expédie les sentiments pour inclure des scènes érotiques à chaque chapitre. Le scénario léger joue surtout sur les quiproquos et les situations comiques. Le consentement n’existe pas mais les uke réagissent également très passivement, cédant immédiatement au plaisir. D’ailleurs, l’auteure alterne la narration entre les personnages et installe trois couples. Elle développe cependant beaucoup plus la romance entre Hibiki et Nonohiko, décrivant la naissance de leurs sentiments. En outre, elle dépeint des caractères extrêmes. Ainsi la naïveté et la pureté des uke leur donnent un côté un peu benêt adorable. Chacun a des complexes qui deviennent le jeu des seme pervers. Par ailleurs, l’esprit familial de la share house est bien mis en valeur.

La mangaka a un trait épuré et fin, rappelant le style shôjo. Elle dessine des ikemen, pour certains musclés, avec des visages légèrement ovales aux grands yeux. Les personnages rougissent facilement. Les trames d’ambiance alternent avec les décors assez détaillés. Cependant les pages ont une dominance blanche car les trames d’ombres et de couleurs sont claires. Par ailleurs, la mise en page très dynamique utilise parfois des angles de vue originaux. Owal sensei censure ses scènes érotiques en cachant les parties génitales par des hachures et des masques blancs. Pourtant, elle fait de gros plans sur les détails, augmentant tout de même l’impression sensuelle de certaines vignettes. Des illustrations en fin de chapitres présentent les personnages ou donnent des anecdotes. Sous la jaquette, il y a deux yonkoma amusants sur ce qu’aime Hibiki et une planche très chaude sur l’hôte qui a arnaqué Yûsuke.

En résumé

Nojima Nonohiko travaille dur pour payer ses études. Mais la résidence étudiante où il logeait ferme pour vétusté. Il trouve alors une chambre dans une magnifique share house tenue par un travesti, Kitora Kaoru. Le jour de son déménagement, après avoir visité le quartier, il réalise qu’il n’a pas encore les clés et ne peut rentrer. Arrive un des locataires, Kaido Hibiki. Ce dernier lui propose alors de prendre un bain ensemble. Complexé par ses tétons inversés, Nonohiko se cache comme il peu. Toutefois, Hibiki détend l’atmosphère en le complimentant, puis commence à le tripoter sans pudeur…

En conclusion

Ce one-shot a obtenu la première place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2018. Même si je recommande seulement un peu le titre, sachant que la légèreté du scénario sur les viols peut choquer, j’aime beaucoup ce titre. L’auteure joue sur les contrastes entre les statures des héros. Elle arrive à émouvoir en quelques cases. En plus, j’adore les trois couples. D’abord, le grand et fort Nonohiko qui se sous-estime mais se prend en main, arrivant à calmer la libido débordante de Hibiki. Ensuite, le couple surprenant entre Kaoru et l’étudiant Tatsuki Kotarô qui déteste les travestis. Enfin, le taciturne sculpteur Isurugi Kaname qui craque pour le côté innocent et inexpérimenté de l’hôte Sasaura Yûsuke. Je suis heureuse de les voir heureux, même si les uke sont clairement manipulés par leur seme! Et le chapitre final en rajoute, dévoilant leur coopération pour assouvir leurs fantasmes!

Same difference !!! 6 Secret play – Hiiragi Nozomu

same difference 6 secret play hiiragi nozomu

HIIRAGI Nozomu 柊のぞむ
ISBN: 9782368776094
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784796409964 (JP)
Kaiohsha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Les deux seme continuent à se chamailler mais Ozaki cède de plus en plus au courroux de son amant…

Après un tome sérieux, Hiiragi Nozomu sensei nous replonge dans les chamailleries de notre couple fétiche en s’intéressant à leur quotidien. Un nouvel employé, Nutahara, apporte une touche rafraichissante avec son admiration pour Ozaki et sa candeur le rendant trop franc. En effet, bien que casé, le salaryman bisexuel continue à jouer les charmeurs en participant à des gôkon. Entre jalousie, fantasmes et possessivité, l’auteure s’amuse à bousculer le « quotidien d’adorables pervers ». Elle développe un peu plus le personnage de Shiba, durant deux chapitres, le rendant un peu plus sympathique. En fin de tome, elle offre un peu de fan service avec nos deux salarymen d’élite déguisés en prince lors d’une fête au bureau. Tous les personnages évoluent. Ainsi, Tsuburaya applique des punitions ressemblant plus à des jeux érotiques et se montre plus entreprenant quand il est ivre. Katsumata, quant à lui, devient le protecteur du couple.

Les trames d’ambiance dominent par rapport aux décors. Le jeu des ellipses, des emboîtements de vignettes et l’absence de certains cadrages dynamise la mise en page. De même, les flash-back sont bien intégrés dans le récit, reconnaissables par un fond noir. Les scènes érotiques ne sont pas censurées mais évitent de donner trop de détails grâce aux cadrages et aux angles de vue. En fin de tome, une planche conclut la confrontation entre Shiba et Katsumata.

En résumé

Ayant été pris pour un fumeur à cause de l’odeur de tabac sur ses vêtements, Tsuburaya exige qu’Ozaki (39 ans) arrête de fumer. Ce dernier accepte en échange d’un cosplay sexy de son partenaire. Mais cela s’avère plus difficile qu’il ne croyait. Katsumata lui confie alors sa technique: compenser le manque en mangeant des sucreries. Ozaki, qui a le bec sucré, apprécie d’autant plus en réalisant que les chocolats de luxe lui apportent également du succès auprès des filles. Mais lors d’un câlin, Tsuburaya lui fait remarquer sa prise d’embonpoint. Ozaki tente de résister au mieux en machouillant ses crayons. Mais excédé, il finit par craquer face aux provocations de Shiba qui laisse tomber exprès son paquet de cigarettes après l’avoir nargué en fumant. Ce dernier en informe immédiatement Tsuburaya. Le salaryman surprend donc son amant en pause cigarette…

En conclusion

Ozaki, penaud et tout obéissant devant son amant, est adorable à craquer. Il a failli devenir uke mais a réussi à s’en sortir cette fois. Combien de tomes tiendra-t-il encore? Vivement la suite!

Same difference !!! 5 Demande en mariage – Hiiragi Nozomu

same difference 5 demande en mariage hiiragi nozomu

HIIRAGI Nozomu 柊のぞむ
ISBN: 9782368775257
Boy’s love IDP, 2016
ISBN: 9784796408547 (JP)
Kaiohsha, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Place à l’officialisation de la relation entre Tsuburaya et Ozaki.

Hiiragi Nozomu sensei prend un ton plus sérieux. Elle montre la différence entre les homosexuels en Occident et au Japon à travers le regard de Tsuburaya et Ozaki lors d’une escapade à Londres. Faisant suite aux évènements du tome précédent, elle aborde le coming-out avec la présentation du partenaire aux amis proches et à la famille, en donnant le point de vue d’Ozaki puis de Tsuburaya. Elle s’intéresse donc à l’officialisation d’une relation auprès des proches et à la question du mariage et de la descendance. Tandis que le père Ozaki, traditionnel, a du mal à accepter la situation, la mère se montre plus ouverte. Pourtant, l’auteure présente des parents ayant un certain respect dans les décisions de leur fils. Elle dévoile également l’enfance d’Ozaki. Par ailleurs, elle tourne en dérision les plans de harcèlement de Shiba dans le chapitre final.

La mangaka utilise des traits épurés et simples mais très expressifs. Elle souligne parfois les contours par un trait plus épais, donnant un peu plus de volume. Elle arrive à rendre des silences très significatifs et débordant de sensualité. Par exemple, un simple déboutonnage de chemise devient très sexy. Les trames d’ambiance sont plutôt graphiques. Les scènes érotiques sont légèrement censurées par l’absence de quelques traits. D’ailleurs, des trames assombrissent les détails. Les illustrations en début et fin de tome mettent en scène les héros avec la version enfant de son partenaire dans les bras. En fin de volume, quelques yonkoma amusants narrent la rencontre des parents Ozaki.

En résumé

Au réveil, Tsuburaya Kazuomi trouve vraiment mignon son partenaire Ozaki Aisuke mais s’interroge sur ses anciennes conquêtes, en particulier masculines. Comme c’est bientôt son anniversaire, il essaie de lui faire accepter de prendre la place de dominé mais Ozaki refuse catégoriquement. Même attaqué par derrière, ce dernier se défend. Tsuburaya se demande alors s’il ne devrait pas recourir à des somnifères. Pourtant, Katsumata remarque que son senpai résiste de moins en moins violemment aux avances de son petit ami. Il propose de tester Tsuburaya en lui offrant un aphrodisiaque. Mais ce dernier, bien que crédule, refuse d’en faire usage, ne désirant pas blesser la fierté de son amant. Le soir, Ozaki n’arrive pas à réprimer son sourire de satisfaction devant la droiture de son petit ami et décide de continuer à le tester en faisant croire qu’il a bu l’aphrodisiaque par erreur…

En conclusion

Ce tome est magnifique, émouvant. Hiiragi sensei arrive à nous amuser sur un thème sérieux. L’engagement entre les deux héros se précise pour notre plus grand bonheur. Même si leur entourage est majoritairement bienveillant, j’apprécie l’approche de l’auteure qui pense à tout de même mentionner les risques et les réactions négatives. Et il est amusant de constater qu’Ozaki commence à céder un tout petit peu aux demandes de son amant…

Je préfère en nature – Niyama

je prefere en nature niyama

Niyama にやま
ISBN: 9782382760017
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784801960985 (JP)
Takeshobo, 2017 (JP)
Titre original: ご利用は計画的に
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Un escroc au cœur d’artichaut qui craque pour une victime trop gentille et innocente.

Niyama sensei offre une comédie romantique et érotique avec un usurier trop gentil et obsédé pour se maintenir à flots. Elle alterne la narration entre Manami et Makoto. Malgré les nombreux passages érotiques, elle arrive à développer la psychologie de ses deux héros. Bien que leur premier rapport charnel soit forcé, Kanekura s’intéresse à son créancier et finit même par sympathiser avec lui, développant son sentiment amoureux. L’auteure entoure les deux hommes d’une palette de personnages amusants et intéressants comme le frère ainé surprotecteur, Godai Minoru (38 ans) ou l’insolent petit frère Kanekura Haruki (17 ans). Elle s’appuie beaucoup sur les caractères pour renforcer l’humour des situations. Elle complète ce volume avec une histoire en un chapitre jouant sur la métaphore de la banane.

La mangaka a un style reconnaissable avec des morphologies viriles. En plus, elle a un trait légèrement épuré. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques, donnant une bouille à ses personnages. D’ailleurs, ces expressions sont en général détaillées, de même que les petits gestes. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Les angles de vue plutôt variés dynamisent la mise en page. Niyama sensei ne censure pas les scènes érotiques. Au contraire, elle rend même les corps transparents pour montrer encore plus de détails. Il y a d’ailleurs une scène par chapitre. Sous la jaquette, se trouvent une planche d’anecdotes amusantes et la postface en image à lire à la fin du tome.

En résumé

Je préfère en nature / Retour à la nature: Godai Manami (28 ans) dirige une société de prêts illégaux avec Tetsu (23 ans). Mais ses finances sont plutôt mauvaises car il a tendance à accepter les paiements en nature quand le client lui plaît. Tetsu lui signale la disparition d’un de leur plus gros débiteur, Kanekura Shinji (58 ans), dont la société avait fait faillite. Ce dernier leur doit encore 18 millions de yens, intérêts compris. Ils décident donc de s’arranger avec la famille Kanekura, en particulier le fils Makoto (28 ans). Ce dernier cumule actuellement deux emplois pour subvenir aux besoins de sa famille. Toutefois, Manami, gay, craque immédiatement pour le jeune homme honnête, beau et musclé. Il lui propose alors de coucher avec lui pour 30000 yens par séance afin d’éponger la dette…
Magical Banana: Suma Ryôtarô (32 ans) apprend qu’il existe une banane légendaire qui rend heureux. Le chercheur passionné de bananes décide alors de partir à sa recherche. Mais il se blesse en glissant et est recueilli par Ryû (18 ans) qui vit seul sur l’île…

En conclusion

Le premier tome de My pretty policeman étant déjà classé neuvième dans les meilleurs manga au Chill Chill BL award 2018, ce titre se retrouve juste cité parmi les meilleurs manga originaux. Même si l’histoire est légère et met surtout en avant l’érotisme, je trouve que l’auteure a réussi à insuffler suffisamment de vie autour de ses personnages et à développer l’intrigue. On reconnaît son style narratif et graphique immédiatement. J’adore la conclusion de l’histoire principale. En plus comme j’aime les chiens, je suis complètement gaga devant les spitz nains, tellement chou.