Sa taille XL… Toujours un bonheur! 2 – Omoimi

sa taille xl toujours un bonheur 2 omoimi

Omoimi 重い実
ISBN: 9782382763681
Hana, 2023
ISBN: 9784758020886 (JP)
Ichijinsha, 2020 (JP)
Titre original: 愛しのXLサイズ・続
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« J’ai senti qu’il me regardait… Mais je suis parti sans me retourner. »

Omoimi sensei continue les aventures de Yamamoto et de Kobayashi, qui commencent maintenant à travailler. Elle s’intéresse à l’amour à distance ainsi que les nouvelles difficultés que rencontre le couple. Elle aborde donc leurs inquiétudes, la séparation entre travail et privé, ainsi que toute la réorganisation que nécessite leurs rapports charnels. En effet, ils doivent réhabituer leurs corps et tenir compte de la fatigue. Avec Soga, l’ancien collègue de Yamamoto, Kobayashi laisse un peu plus exprimer sa jalousie. Par ailleurs, le frère de Tetsuya, Sôta, apporte une touche humoristique, sympathisant facilement avec Aoi. Le couple s’interroge sur leur avenir, toujours dans la discussion et les quiproquos. L’auteure fait évoluer ses personnages en créant quelques tensions grâce aux personnages secondaires. Elle offre en bonus une anecdote toute mignonne.

La mangaka a un trait fin et épuré qui s’assouplit. Pour les rougissements, elle dessine de fines hachures très rapprochées. Les trames équilibrées utilisent une palette de teintes proches tandis que les trames d’ambiance soulignent les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Omoimi sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle offre environ une scène par chapitre. En fin de tome, elle inclut une illustration dans sa postface, montrant les habitudes du couple au lit après leurs ébats.

En résumé

Après trois ans de vie commune, Kobayashi Tetsuya et Yamamoto Aoi doivent se séparer pour travailler. Kobayashi rejoint la distillerie de ses parents tandis que Yamamoto va faire son apprentissage à Nara, berceau du saké. Ce dernier promet alors de rejoindre son petit ami dans un an, quand il aura terminé. A sa surprise, sa formation est moins rude qu’il ne pensait. Ayant obtenu quelques jours de congés, Aoi et Tetsuya se rejoignent à Kyoto pour un séjour en amoureux mais finissent à l’hôtel à se câliner. Lors de cette deuxième séparation, Yamamoto ressent alors encore plus de douleur. Dès la fin de son apprentissage, il s’empresse donc de s’engager dans la distillerie de Kobayashi et retrouve enfin son bien-aimé dans son nouvel appartement à Mie.

En conclusion

Ce tome obtient la dix-neuvième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2021. La surprise étant passée, Omoimi sensei s’attarde sur un récit plus classique mais pense toujours à développer les problèmes autour de la taille de l’Anaconda quand cela se présente, dans la continuité du tome précédent. Elle alterne facilement entre humour, romance et sexy. Le couple est toujours aussi mignon toutefois, cette suite ne plaira qu’aux personnes curieuses de poursuivre leurs aventures. Par ma part, j’attends avec curiosité le tome 3.

Sa taille XL… Toujours un bonheur! 1 – Omoimi

sa taille xl toujours un bonheur 1 omoimi

Omoimi 重い実
ISBN: 9782382763674
Hana, 2023
ISBN: 9784758079068 (JP)
Ichijinsha, 2019 (JP)
Titre original: 愛しのXLサイズ
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« J’aime bien ton Anaconda, moi… »

Omoimi sensei offre une comédie romantique très érotique, avec néanmoins un scénario simple. Malgré un sujet racoleur, elle développe son récit avec une certaine retenue. En effet, elle installe une relation consensuelle, dans la discussion et les échanges, même en pleins ébats, et s’intéresse aux quelques difficultés rencontrées par le couple. Ses personnages ont une certaine spontanéité rafraichissante. Ainsi, Yamamoto a une imagination tellement débordante qu’il fait des conclusions souvent hâtives, créant quelques quiproquos. En plus, il a tendance à nier ses sentiments naissants, cherchant avant tout le bonheur de son nouvel ami. Kobayashi, quant à lui, surmonte peu à peu son complexe mais exprime trop discrètement son amour. L’auteure alterne la narration entre les deux héros. Grâce à Jôgasaki et sa sœur Nadeshiko, elle pousse un peu ses personnages à s’interroger sur l’évolution de leur relation. D’ailleurs, l’histoire bonus conclut sur le devenir du couple.

La mangaka a un trait épuré et fin qui dégage pourtant une certaine rigidité. Cela donne un style particulier mais rafraichissant. Elle dessine des personnages plutôt sveltes. Il y a beaucoup de trames mais avec une palette de teintes restreintes. De même, les trames d’ambiance se font discrètes. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page, bien que dynamique, renforce un peu la rigueur du trait car il y a beaucoup de vignettes agencées de manière classique. Omoimi sensei ne censure pas les scènes érotiques. Malgré le sujet axé sur la taille de la verge, elle s’attarde sur les efforts du couple pour s’harmoniser.

En résumé

A l’université, Yamamoto Aoi espérait trouver une petite amie en s’inscrivant au club d’étude du saké. Malheureusement, c’est un club sérieux qu’aucune fille ne fréquente. Déçu, il profite alors des chocolats à l’alcool mais se retrouve vite ivre. Kobayashi Tetsuya (20 ans) l’emmène alors chez lui pour décuver et tous deux sympathisent finalement, se découvrant des points communs. Comme Yamamoto n’arrive pas à croire que son nouvel ami, beau garçon, soit encore puceau, ce dernier lui montre la raison qui fait fuir les filles : en effet, son pénis est généreusement grand. Yamamoto, admiratif, surnomme immédiatement le magnifique membre « Anaconda » et propose donc ses cuisses puis ses fesses pour calmer l’excitation naissante de Kobayashi. Mais à sa grande surprise, il prend également un plaisir plus qu’intense.

En conclusion

Ce tome obtient la première place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2020. Omoimi sensei mêle à la fois humour, romance et érotisme avec habileté. Elle crée des personnages attachants et malgré un thème affriolant, elle offre une relation toute mignonne. Néanmoins, le scénario peut sembler un peu répétitif, l’enjeu se résumant à la profondeur atteinte par l’Anaconda avant que Yamamoto s’évanouisse. Pourtant, j’aime beaucoup Aoi qui, malgré tous les signaux, ne remarque même pas le jeu de séduction un peu maladroit de Kobayashi. Une belle surprise !

Quand le destin retient son souffle – Takiba

quand le destin retient son souffle takiba

Takiba 滝端
ISBN: 9782382763896
Hana, 2023
ISBN:‎ 9784758024297 (JP)
Ichijinsha, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Une belle histoire d’amour dans le monde omégaverse entre deux hommes ayant changé de genre! »

Takiba sensei s’intéresse au changement de genre dans l’omegaverse. Elle décortique les différentes phases par lesquelles ses deux héros passent. Ainsi, elle aborde entre autres la discrimination qui persiste malgré des efforts pour y remédier, le jugement sur le second genre, la stérilité. Optimiste, Tsuneyoshi s’adapte vite à sa nouvelle condition. Il redécouvre même le plaisir de vivre grâce à ses collègues qui préfèrent le partage à la compétition. Par ailleurs, il apprécie l’aide de son solitaire voisin qui fait des efforts pour le conseiller. Au contraire, Asakawa vit mal sa transformation et jalouse d’abord la force d’esprit de son voisin. Les deux hommes apprennent peu à peu à se connaître mais doutent d’abord de leur attirance mutuelle à cause de leurs instincts dominants. L’auteure met en avant l’acceptation de ses forces et faiblesses pour évoluer, la communication nécessaire dans un couple ainsi que le soutien salvateur de l’entourage.

La mangaka a un trait légèrement épuré et marqué par une touche réaliste. Elle dessine des carrures plutôt musclées. Par ailleurs, elle utilise énormément de trames et de trames d’ambiance. Ainsi, la page semble presque noircie. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Un fond noir ou des trames rayées indiquent les flash-back. Toutefois, un fond noir accompagne également les pensées négatives. La mise en page est très dynamique. Takiba sensei censure à peine les scènes érotiques. Néanmoins, elle recouvre les ébats plus violents par des trames sombres, voilant légèrement les parties intimes ou supprime quelques contours.

En résumé

L’ambitieux alpha Tsuneyoshi rêve d’atteindre les hautes sphères de la société pharmaceutique dans laquelle il travaille. Il compte sur la présentation de ce jour pour monter dans la hiérarchie, travaillant sur le projet d’un nouveau suppresseur. Malgré la fièvre, il tient bon jusqu’à ce que ses phéromones incommodent soudain les autres participants alphas. En effet, son odeur rappelle celle d’un oméga en chaleur. Obligé de rentrer chez lui et trop faible pour ouvrir sa porte, il reçoit l’aide de son voisin Asakawa. Également alpha, ce dernier soulage son excitation avant de l’emmener chez un médecin. Bien que ce soit un phénomène rare, Tsuneyoshi a changé de second genre et est devenu un oméga. Or, Asakawa, qui semble comprendre son désarroi, a lui aussi subitement changé de genre récemment.

En conclusion

Ce one-shot obtient la vingtième place du meilleur manga profond au Chill chill BL award 2023. Takiba sensei pousse son expression graphique dans les moindres détails, faisant même participer l’agencement des cases et les trames. Elle maîtrise parfaitement son scénario, mettant en confrontation un caractère optimiste face à un caractère pessimiste. Elle transcrit également avec finesse les sentiments de ses personnages. J’apprécie particulièrement l’évolution d’Asakawa et le changement rapide de Tsuneyoshi. Un énorme coup de cœur!

Lottery – Iragi Nanori

lottery iragi nanori

IRAGI Nanori いらぎなのり
ISBN: 9782382763841
Hana, 2023
ISBN: 9784799753699 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Tu n’en fais pas un peu trop, Shôgo? »

Iragi Nanori sensei construit une douce romance entre un étudiant chanceux et un employé de supérette persuadé d’être malchanceux. Elle aborde ainsi l’influence des préjugés, le jugement sur l’apparence, la pression sociale. Elle alterne la narration entre les deux héros. Promis à un brillant avenir quand il était jeune, le trop fier Shôgo devient de plus en plus envieux de ce qu’il n’a pas. En plus sa mère le compare constamment à sa sœur, lui mettant la pression pour qu’il exerce un « bon » métier et qu’il se marie. Pourtant, au contact de Nagisa, il va apprendre à voir le monde plus positivement. L’auteure démontre que la chance et la malchance dépend de l’état d’esprit de chacun. Elle s’intéresse à l’écart entre rêve d’enfant et réalité d’adulte, aux difficiles relations entre collègues, à l’approche de la vie selon les différences d’âge. Elle développe une relation consensuelle, dans la discussion.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux, jouant sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Malgré une certaine simplicité, son graphisme reste expressif. Ses personnages ont différentes carrures. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page plutôt classique propose toutefois quelques agencements plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, Iragi sensei censure les parties intimes par un cache blanc uniforme. Elle montre l’évolution du couple à travers les illustrations en début de chapitre. Sous la jaquette, elle dessine sa postface, faisant même intervenir les personnages.

En résumé

Nishiura Shôgo travaille dans une supérette mais en ce moment, il cumule les heures supplémentaires à cause du manque de personnel. En plus, sa mère lui demande sans cesse de changer de travail, comme s’il avait raté sa vie. Il se sent donc de plus en plus aigri, d’autant plus que les clients le considèrent à peine quand il s’adresse à eux. Et depuis quelques temps, il jalouse même Tendô Nagisa, un bel étudiant aisé et surtout très chanceux. Ce dernier gagne souvent le café gratuit de la loterie de la supérette. Mais un jour, il demande à Shôgo s’il le reconnaît.

En conclusion

Iragi Nanori sensei décortique avec finesse les sentiments de ses personnages. Elle maîtrise également le format one-shot, s’attardant sur l’essentiel. Elle arrive aussi à nous transmettre un message positif, tout en mettant en avant un métier de proximité souvent déprécié. Après J’en croque pour toi!, j’apprécie encore plus son style narratif et son graphisme simplement tendre. Un petit coup de cœur pour une lecture empreinte de tendresse.

La boutique du magicien – Ike Reibun

la boutique du magicien ike reibun

IKE Reibun 池玲文
ISBN: 9782382764107
Hana, 2023
ISBN: 9784199608629 (JP)
Tokuma shoten, 2021 (JP)
Titre original: 魔術師シルヴァンの店
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Je sais que ce serait ingrat de ma part, mais je ne peux pas m’empêcher. »

Ike Reibun sensei crée un univers fantastique original avec des seme pervers excusés à chaque fois par l’amour fou de leur uke. Elle développe deux couples, alternant la narration entre les personnages. Seul Sylvain conserve une part de mystère malgré les révélations sur son sombre passé. Limité en paroles à cause de son pouvoir, il exprime son amour par le toucher. Toutefois, cela crée souvent des quiproquos avec l’innocent et pur Tim. Le magicien esseulé découvre alors la douceur d’un amour pur et sincère. L’autre couple a également des problèmes de communication: le prêteur trop bienveillant Erik et son comptable Yohann sont coincés par leur statut social différent. A travers les demandes extravagantes des clients, l’auteure confronte le recours facile à la magie face à la difficulté à déclarer ses sentiments. Elle aborde avec une pointe d’humour les obstacles que l’on se crée soi-même face à l’amour.

La mangaka a un trait léché légèrement épuré. Elle dessine des corps musclés, des personnages avec des statures différentes. De même, elle travaille la tenue du magicien dont le masque semblant presque mécanique. Par ailleurs, le « charaignée » reste tout de même mignon malgré sa forme dominante d’arachnide. Les décors foisonnants et détaillés apparaissent sur les plans larges. Les trames bien qu’équilibrées privilégient des contrastes noir et blanc. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Ike sensei censure à peine les parties intimes avec des points blancs cachant peu. Sous la jaquette, elle offre une saynète en deux planches, sexy et amusante, à lire à la fin. Il y a de magnifiques illustrations couleur en début de tome.

En résumé

L’esclave Tim, de la tribu Sól, s’est enfui lorsque des brigands ont attaqué son camp de travail. Recueilli par le magicien Sylvain, il travaille depuis six mois dans sa boutique. Bien qu’il n’ait jamais entendu la voix de son patron qui garde un masque pour filtrer le puissant pouvoir de ses paroles, il est tombé amoureux de ce dernier. Comme les clients lui jettent souvent des regards méprisants, il a l’intention de partir pour ne pas gêner le commerce du magicien. Mais avant, il rêve de partager au moins une fois son amour avec son patron. Alors, il utilise une de ses potions puis lui fait sa déclaration. A sa surprise, Sylvain lui fait immédiatement un câlin.

En conclusion

Comme à son habitude, Ike Reibun sensei construit des personnages détonants qu’elle n’a pas peur de ridiculiser, un univers magnifique crédible et des romances efficaces. Elle maîtrise son scénario et son graphisme sensuel. J’apprécie les deux couples attendrissants malgré leur amour qui s’exprime d’abord singulièrement. Un énorme coup de cœur que je recommande à ceux qui souhaitent découvrir la mangaka.

Vices 3 – Iimo

vices 3 iimo

Iimo イイモ
ISBN: 9782382763797
Hana, 2023
ISBN: 9784801976184 (JP)
Takeshobo, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Une relation si conflictuelle, basée sur des faux-semblants, n’a aucun avenir, après tout… »

Iimo sensei surprend les lecteurs en les plongeant dans le doute et le suspense, interrogeant l’amour « normal ». Elle enchaîne les retournements de situations, déballant au fur et à mesure les indices d’une grande manipulation. Elle développe un peu plus Sudô et Yasukawa. D’ailleurs, la jeune femme, qui refuse de devenir un simple outil pour la prospérité de sa famille, s’avère bien plus intrigante qu’elle ne paraît. Suite à la disparition de Kojima, Daimon se retrouve perdu, hésitant entre une vie débridée ou rangée. Il s’interroge constamment sur la normalité du bonheur, de l’amour, toujours tourmenté par ses actions ratées. Sa gentillesse en fait malheureusement une proie facile, mais il continue à prendre sur lui pour agir. Avec Yasukawa et Iwakura, l’auteure aborde avec légèreté la question de l’homoparentalité, l’acceptation de soi, le bonheur familial. Elle développe un peu plus le passé traumatisant de Yôhei qui fuit l’amour depuis.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Comparé au tome précédent, elle équilibre les trames. De même, les trames d’ambiance se font plus discrètes, renforçant les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page est dynamique. Iimo sensei ne censure pas les scènes érotiques. Parfois, elle simplifie un peu les parties intimes. Elle dessine également des coupes intérieures. Les illustrations en début de chapitre donne l’ambiance du récit.

En résumé

Soigné à l’hôpital, Daimon Tôya promet à Kojima Yôhei de réaliser son rêve en le tuant dès que tout sera prêt, bien que cela le peine. Mais Iwakura l’entend. A la surprise de Daimon, ses collègues lui rendent souvent visite. Yasukawa Kuniaki lui apprend alors qu’il va encore être transféré vers une nouvelle section fraichement créée. Le soir de Noël, Kojima s’introduit dans la chambre d’hôpital pour passer une soirée très sexy avec son amant. Et en cadeau, il lui offre même une clé. Pourtant, quand Daimon sort enfin de l’hôpital, il est accueilli par Sudô qui partage ses inquiétudes face au changement de l’homme qu’elle aimait. Quand Daimon arrive chez Kojima, il trouve l’appartement complètement vide. Le concierge lui annonce alors que le locataire a disparu.

En conclusion

Ce tome obtient la quatrième place du meilleur manga profond au Chill chill BL award 2023. Iimo sensei offre une suite déroutante, qui déstabilise au départ le lecteur jusqu’à ce qu’il arrive au climax révélateur. La tension est palpable et l’impression de se faire balader paraît d’abord désagréable pour devenir en fin de compte euphorisant. En plus, le récit est beaucoup moins violent qu’avant. Une très belle surprise!

Secrètement amoureux de Hosoya – Ike Reibun

secretement amoureux de hosoya ike reibun

IKE Reibun 池玲文
3 chapitres, en cours
Coolmic, 2023
Pachika, 2023 (JP)
Titre original: 糸目の細谷先輩
Webcomic
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Mais avec ses yeux et son langage doux, comment peut-il ne pas vouloir être plus que de simple sex-friends? »

Ike Reibun sensei crée un univers futuriste débridé, surprenant mais bien pensé. Elle révèle au fur et à mesure les nouvelles technologies qui réglementent ce monde. En plus des avantages pour la santé et la sécurité, les implants révolutionnaires « safety nanobots » permettent également de signaler le consentement d’une personne et d’assommer celle qui agresse. Cela facilite d’ailleurs les relations sexuelles entre les personnes. Ainsi, dans ce monde plus « sécurisé », des sexroom en entreprise et des wagons réservés aux adultes dans les trains permettent aux couples de s’adonner à leur plaisir n’importe où. Bien que l’auteure débute par un schéma scénaristique classique: des amis de lycée devenus adultes dont un cache son amour pour l’autre, et qu’elle propose un développement axé uniquement sur l’érotisme, son imaginaire surprend tout de même.

La mangaka a un trait léché légèrement épuré. Elle exagère à peine les expressions dans les passages humoristiques. Elle dessine des personnages musclés. Les trames sont très variées. D’ailleurs, elles rendent bien la transparence des écrans projetables. De même, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. Dans les scènes érotiques, Ike sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Par contre, son univers permettant une liberté sexuelle sécurisée par les implants, elle représente divers couples en action, homosexuel ou hétérosexuel, mariés ou aventureux, discrets ou exhibitionnistes.

En résumé

Depuis le lycée, Kurihara Sô est fou amoureux de son senpai Hosoya Daijirô. Mais il n’ose pas se déclarer de peur de perdre leur amitié. Lors de l’implantation des safety nanobots doté d’une fonction anti-violence et qui permettent de détecter à la fois les maladies physiques et psychologiques, il a eu confirmation de son homosexualité. Devenu salarymen, les deux amis travaillent dans la même entreprise pour un promoteur immobilier et font souvent le chemin du retour ensemble le soir. En sortant de la sexroom, les Suzuyama ne peuvent s’empêcher de taquiner Sô, connaissant ses sentiments pour Daijirô, alors qu’ils quittaient l’entreprise. Le train étant bondé, les deux amis vont dans le wagon réservé aux adultes mais Hosoya est rapidement excité par les couples en pleine action qui l’entourent. Sô l’invite alors chez lui et lui propose de le soulager…

En conclusion

A partir d’un scénario classique mais dans un univers loufoque laissant la part belle à l’érotisme, Ike Reibun sensei arrive pourtant à rendre crédible son univers. Comme à son habitude, elle construit des personnages avec un background intéressant, et nous charme par son trait sensuel. Je suis complètement conquise par cette intrigue et attend les chapitres suivants avec grande impatience.

Labradorescence – ymz

labradorescence ymz

ymz
ISBN: 9782368775011
Hana, 2016
ISBN: 9784813030997 (JP)
Taiyohtosho, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« J’ai l’impression qu’il peut y avoir quelque chose entre nous… »

Ymz sensei développe une douce romance entre un photographe pétillant, qui parle sans détour et un médecin renfermé à l’air bougon. Elle alterne la narration entre les deux héros. De même, elle distille des indices sur leur passé au compte-gouttes. Malgré des caractères opposés, une amitié sincère se noue entre les deux hommes. Ils vont se découvrir, s’apprécier et leurs sentiments évoluent au fur et à mesure qu’ils s’ouvrent l’un à l’autre. Ainsi, Shunji qui était en perte d’inspiration se retrouve motivé et Mutsumi devient plus avenant avec son entourage. D’ailleurs, leurs collègues et amis les aident à mieux comprendre leurs sentiments. Ainsi, l’auteure dépeint avec délicatesse et pudeur leurs changements et leurs interrogations. Elle crée une relation qui évolue naturellement, sans précipitation. Elle propose également une réflexion sur la photographie, la perte des choses importantes et le plaisir rassurant que procurent les souvenirs.

La mangaka a un trait épuré qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à exagérer certaines expressions. Par ailleurs, elle utilise les trames avec parcimonie, privilégiant les hachures tracées à la main. De même, les décors détaillés sont également tracés à la main. Cela confère un style particulier au graphisme mais le rend très expressif. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. Ymz sensei offre une mise en page dynamique avec des cadres s’adaptant à leur contenu et alternant avec brio petites et grandes vignettes.

En résumé

Le photographe Fujishiro Shunji se réveille à l’hôpital après avoir perdu connaissance en tombant dans les escaliers. Il a le poignet droit cassé mais étrangement, il se sent soulagé. En effet, dernièrement, il préparait une exposition sur son temps libre entre deux shooting mais ses réalisations ne le satisfaisaient pas. Il pensait même tout arrêter. Alors qu’il a renversé son verre, le docteur Higa Mutsumi nettoie tout en lui parlant. Mais il se montre trop familier et désinvolte. Il traite même Shunji comme un enfant lorsque ce dernier lui réclame une cigarette durant sa pause. Se sentant soudainement motivé, le photographe invite alors le médecin à son exposition.

En conclusion

Ce one-shot déborde de douceur et de tendresse. En plus, le graphisme particulier d’Ymz sensei colle parfaitement à ce genre de récit. Une tranche de vie qui nous rappelle également que le bonheur se construit petit à petit par soi-même, entouré de ceux qu’on aime. Et qu’une simple photographie peut engendrer de merveilleux souvenirs. Un petit coup de cœur.

My number one 4 – Sakurabi Hashigo

my number one 4 sakurabi hashigo

SAKURABI Hashigo 桜日梯子
ISBN: 9782375060711
Taifu comics, 2017
ISBN: 9784799732724 (JP)
Libre, 2017 (JP)
Titre original: 抱かれたい男1位に脅されています。4
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Si tu m’aimes tant que ça, je vais te laisser coucher avec moi jusqu’à ce que tu te lasses. »

Sakurabi Hashigo sensei propose un petit interlude humoristique à Hawaï avant de plonger les lecteurs dans un récit mêlant tension, drame et érotisme. Ainsi, elle aborde les méthodes des paparazzi, la gestion des scandales par les agences, la manipulation des informations. Elle introduit de nouveaux personnages: le grand producteur général Usaka Kazuomi qui se montre intransigeant et le photographe freelance Hasegawa Jirô qui supporte mal son travail de paparazzi à scandale. Takato qui a pris conscience de ses sentiments, a de plus en plus de mal à les gérer. Maintenant, il n’hésite plus à recadrer Junta quand il se montre trop abusif et pressant. Les deux amoureux aimant leurs métiers, n’hésitent pas à se sacrifier pour le talent de l’autre. L’auteure offre également un chapitre de « Lover thief » dans lequel elle s’intéresse aux apparences trompeuses.

La mangaka a un trait épuré anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des yeux plutôt effilés. En ange démoniaque, Junta s’entoure soudain de plumes noires. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames d’ambiance renforcent les émotions tandis que les autres trames sont équilibrées. La mise en page plutôt classique propose pourtant quelques pages plus dynamiques. De même, les bulles s’animent parfois transmettant les émotions et les mouvements des personnages. Dans les scènes érotiques, Sakurabi sensei censure à peine les parties intimes, utilisant parfois des languettes blanches ou de larges points blancs. D’ailleurs, elle les détaille peu mais dessine pourtant des coupes intérieures. Sous la jaquette, elle révèle quelques secrets sur un personnage secondaire dans une illustration et sur les héros dans une planche. Comme dans le tome précédent, des fiches en fin de chapitre présentent les personnages secondaires.

En résumé

My number 1 in Hawaï / My number 1 / Bonus: Saijô Takato profite d’un tournage à Hawaï pour se prélasser à la mer. Mais Azumaya Junta qui avait « par hasard » un shooting pour un magazine, également sur l’île, l’a rejoint. Et il a bien l’intention de passer du bon temps en amoureux. Il offre même un porte-clé souvenir à son amant. Mais ils sont dérangés par de bruyants touristes: Ayagi Chihiro est en train de se disputer avec Narumiya Ryô qui a perdu ses camarades en voyage scolaire. Comme Saijô se moque d’Ayagi, ce dernier le provoque et les quatre artistes se lancent alors dans une partie endiablée de beach volley. Toutefois, le possessif Azumaya piège son petit ami en feignant de perdre le ballon pour l’emmener sur une île déserte, isolée par la marée.
Lover thief: Le président des délégués, Takahara Seigo (3ème année), et Ninomiya Yukio (2ème année), membre du club de photo, choisissent une photographie pour le journal de l’école. Mais Fujisaki Yûya (1ère année) les interrompt, jaloux et inquiet pour son petit ami. Seigo l’invite alors à dormir chez lui, ses parents et sa sœur s’étant absentés.

En conclusion

Ce tome obtient la treizième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2018. Azumaya Junta se classe quatrième meilleur seme tandis que Saijô Takato est septième meilleur uke. Sakurabi Hashigo sensei alterne avec brio humour, drame et érotisme. Elle développe d’ailleurs des thèmes génériques de l’univers du show business. Le déroulement de la série s’améliore, pour notre plus grand plaisir.

My number one 3 – Sakurabi Hashigo

my number one 3 sakurabi hashigo

SAKURABI Hashigo 桜日梯子
ISBN: 9782375060629
Taifu comics, 2017
ISBN: 9784799730300 (JP)
Libre, 2016 (JP)
Titre original: 抱かれたい男1位に脅されています。3
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Je sais que vous n’aimez pas que je vous touche, alors courage. »

Sakurabi Hashigo sensei suspend le déroulement du récit du tome précédent pour nous plonger dans le passé des deux héros et présente ainsi leur première rencontre. Elle base d’abord la narration sur le point de vue de Junta pour ensuite donner la version de Takato. Elle développe également un peu plus l’entourage des acteurs, mettant en avant les managers Sakaki et Taguchi Mamoru. D’ailleurs, les personnages secondaires ont souvent des caractères expansifs. Par exemple, Mitsuya Romio, le boss des productions Mitsuya, frise le harcèlement sexuel avec sa passion débordante. L’auteure met en avant les sentiments complexes et contradictoires qui assaillent Azumaya et Saijô, entre désir, rivalité, admiration du talent de l’autre et peur de se faire dépasser. Elle comble le manque de scènes érotiques avec l’histoire bonus. De même, dans « Lover thief », elle interroge sur l’infidélité, Seigo étant prisonnier du jeu de possession entre Yukio et Yûya.

La mangaka a un trait épuré anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par contre, pour les personnages plutôt jeunes et mignons, elle privilégie un style plus shôjo, donc en rondeur avec de grands yeux. Saijô se transforme parfois en démon. D’ailleurs, ses sous-entendus apparaissent entre parenthèse dans les phylactères. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions tandis que les autres trames sont variées. De même, les décors s’estompent parfois autour des personnages pour ne pas surcharger la page. La mise en page plutôt classique offre toutefois quelques pages plus dynamiques. Dans les scènes érotiques, Sakurabi sensei censure à peine les parties intimes, utilisant rarement de fines bandelettes blanches. Elle n’hésite pas à dessiner des coupes intérieures. Sous la jaquette, elle met en avant Sakamaki et offre une planche sur les secrets de Takato. En fin de chapitre, des fiches présentent les personnages secondaires.

En résumé

My number 1 Préquel / Et après: A ses débuts, Azumaya Junta se montrait totalement détaché et acceptait donc n’importe quel travail. Un jour, il se retrouve à jouer dans un film aux côtés du célèbre Saijô Takato. Un peu arrogant, l’acteur vétéran fusille constamment du regard le jeune acteur qui s’avère plutôt talentueux. Quand le producteur Sakamaki Reiji débarque et drague lourdement une jeune actrice du film, mettant tout le monde mal à l’aise, Saijô feint l’énervement pour reprendre le tournage et fait même fuir l’indélicat producteur. Alors que la tension est à son comble, le metteur en scène Kadokura Tsutomu révèle alors les bonnes intentions de l’acteur sous ses airs grincheux. D’ailleurs, Junta surprend ce dernier en train de vider des cannettes de chocolat tout en se plaignant. ll réalise alors que malgré l’esprit de rivalité entre eux, il apprécie de découvrir les facettes cachées du vétéran.
Lover thief: Le président des délégués, Takahara Seigo (3ème année), se rend dans la réserve du gymnase pour faire un inventaire. En déplaçant un carton, il se retrouve empêtré dans un filet de tennis mais n’ose pas appeler au secours. Espérant prendre des photos en cachette, Ninomiya Yukio (2ème année), membre du club de photo, trouve ainsi Seigo. Mais au lieu de l’aider, il commence à lui enlever son pantalon!

En conclusion

Ce tome obtient la huitième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2017. Azumaya Junta se classe septième meilleur seme tandis que Saijô Takato est quatrième meilleur uke. Par ce préquel, Sakurabi Hashigo sensei explique l’origine des sentiments possessifs, passionnés et si ambigus du couple. Elle n’excuse pourtant pas le comportement abusif de Junta. Les personnages tous excessifs apportent déjà beaucoup d’humour uniquement par leur présence. Une lecture divertissante à ne pas mettre entre toutes les mains, mais avec un couple entrainant.