Restart 2 L’appétit vient en aimant – Cocomi

restart 2 cocomi

Cocomi ココミ
ISBN: 9782382760253
Hana, 2021
ISBN: 9784829686393 (JP)
Printemps shuppan, 2020 (JP)
Titre original: リスタートはおなかをすかせて
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Amants? Amis? Ou autre chose?

Cocomi sensei continue à développer la romance entre Yamato et Mitsuomi, par petites tranches de vie. Elle s’intéresse aux difficultés que rencontre un couple homosexuel à la campagne, en particulier les rumeurs. Elle s’attarde aussi sur les questionnements de ses héros, hétérosexuels à la base, qui analysent leur attirance. L’entourage bienveillant du couple apporte un soutien discret. Grâce à son ancien collègue, Higuchi Manabu, Kozuka réalise enfin son épanouissement professionnel. A cause de son passé, Kumai a encore du mal à exprimer clairement son amour et ses inquiétudes. Il s’interroge particulièrement sur la notion de famille. D’ailleurs, l’auteure aborde les différents modèles familiaux, brisant d’abord le modèle traditionnel avec le couple Harada. Elle met en avant la désertification des campagnes avec la fermeture des commerces, mais également la modernisation avec l’exemple de la vente en ligne des produits fermiers. Dans la postface, elle présente l’adaptation en film de Restart 1.

La mangaka affine son trait épuré, donnant un peu plus de douceur. Elle porte une attention aux regards et aux petits gestes. Elle varie les trames qui sont équilibrées. De même, les décors s’estompent souvent autour des personnages pour ne pas surcharger les cases. D’ailleurs, les paysages de campagne utilisent pleinement les grandes vignettes pour exprimer les grands espaces de nature. La mise en page est donc très dynamique. Cocomi sensei reste pudique dans le traitement des scènes érotiques, préférant s’arrêter aux préliminaires. Toutefois, elle arrive à suggérer parfaitement le développement sans donner de détails.

En résumé

Quatre ans après avoir déclaré ses sentiments, Kozuka Mitsuomi fréquente Kumai Yamato. Même si leur relation n’est pas vraiment officielle, ils partagent souvent des moments tendres, comblés de bonheur. Au courant de leur relation, l’ami de Yamato, Harada Hiromu, les a invités tous les deux à son mariage. Comme promis, il n’hésite pas à intervenir pour détourner les conversations quand certains invités abordent les rumeurs qui courent sur les deux hommes. Le couple arrive ainsi à passer un agréable moment. Émoustillés par l’ambiance festive, les amoureux font alors un crochet par l’hôtel avant de rentrer. Inquiet sur les rumeurs qui circulent, Mitsuomi questionne sa mère qui le rassure et l’encourage. Sur ses conseils, il s’informe alors sur le PACS, réalisant que Yamato est vraiment la personne avec qui il veut vivre…

En conclusion

On sent que l’auteure a acquis un peu plus d’expérience. Son récit paraît moins fade, même si elle reste très précise dans la description des réflexions de ses personnages. Je pense qu’elle arrive un peu mieux à insuffler des émotions. Pour moi, c’est un petit coup de cœur!

Restart 1 Reprendre ma vie à tes côtés – Cocomi

restart 1 cocomi

Cocomi ココミ
ISBN:9782382760246
Hana, 2021
ISBN: 9784829686164 (JP)
Printemps shuppan, 2019 (JP)
Titre original: リスタートはただいまのあとで
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

Une forte amitié et de nouveaux sentiments naissants.

Cocomi sensei narre une relation saine entre deux jeunes hommes qui se découvrent et s’ouvrent peu à peu l’un à l’autre, malgré leurs caractères opposés. Elle présente leurs aventures par tranches de vie, se focalisant sur certains évènements. Elle alterne la narration entre Yamato et Mitsuomi, intégrant leurs monologues intérieurs. D’ailleurs, Kozuka comprend très vite la nature de ses sentiments envers son nouvel ami. A cause de sa franchise, il préfère les taire et attendre un signe de Kumai. Ce dernier, au contraire, n’arrive pas à comprendre le sentiment amoureux, de par son passé. En plus, il n’aime pas susciter la pitié. Par ailleurs, l’auteure aborde la vie à la campagne avec l’entraide mais aussi les médisances. Elle ajoute une quête d’identité, permettant à Yamato d’avancer. Toutefois, bien qu’elle reste dans un ton réaliste, elle dépeint des héros un peu trop purs.

La mangaka a un trait épuré simple, presque dépouillé, qui rappelle un peu le style shôjo. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Ces derniers sont d’ailleurs assez succincts. Les autres trames donnent un peu de volume. La mise en page est dynamique. Cocomi sensei exprime le passage du temps grâce aux saisons ou tout simplement dans les dialogues. Elle intègre les illustrations en début de chapitre au récit. Sous la jaquette, elle offre deux illustrations monochromes. Il n’y a pour l’instant pas de scènes érotiques.

En résumé

Après dix ans d’absence, Kozuka Mitsuomi (25 ans) retourne dans sa campagne natale, s’étant fait virer de son travail. Pour l’instant, il a du mal à trouver autre chose. En effet, colérique et franc, il a tendance à perdre son sang froid. Il a vite sympathisé avec Kumai Yamato (25 ans), un orphelin qui a été adopté par leur voisin. Malgré des caractères complètement opposés, les deux jeunes hommes s’entendent bien. D’ailleurs, de temps en temps, Mitsuomi va aider Yamato à la récolte et la vente des légumes. Mais un jour, le vieux Kumai se tord la cheville, rappelant à son fils adoptif son âge avancé. Devant l’inquiétude de son ami, Kozuka décide de le rassurer, s’énervant même contre les médisances à sa place…

En conclusion

L’auteure offre une romance réaliste, tendre, imprégnée de l’ambiance de la campagne. Toutefois, elle détaille tellement les caractères et les sentiments de ses personnages qu’il m’est difficile d’entrer complètement dans le récit. En effet, je trouve qu’elle ne laisse pas la place à l’imagination et l’interprétation du lecteur, lui imposant ainsi de rester en retrait comme un simple spectateur. Je pense donc que cette histoire touchera les personnes selon leur sensibilité. Pour moi, j’attends la suite pour voir…

Blue sky complex 4 – Ichikawa Kei

blue sky complex 4 ichikawa kei

ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776612
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784864423403 (JP)
Tokyo mangasha, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

A l’université, Natsuki et Motochika entament une vie de couple.

Ichikawa Kei sensei s’intéresse à la vie universitaire de son couple fétiche. Bien que dans des universités différentes, les deux jeunes hommes arrivent à construire un groupe d’amis en commun. Towa a le même caractère que Narasaki. Harukawa Noriyasu, quant à lui, s’interroge souvent sur les affinités entre Terashima et Natsuki. Kurisu Haruomi a un caractère particulier. En effet, il semble avoir du mal à interagir avec les gens, étant trop familier. D’ailleurs, il va faire une fixation sur Terashima, provoquant l’inquiétude de Chika. L’auteure met doucement en place l’environnement dans lequel évoluent maintenant ses deux héros. Elle met d’abord en avant Kurisu, portant attention aux liens qui se créent. De même, elle fait évoluer le caractère de ses personnages. Ainsi Narasaki est de plus en plus possessif et avide, mais Terashima le rassure toujours à sa manière. Le chapitre bonus partage d’ailleurs avec humour leur incontrôlable désir.

La mangaka a un trait un peu plus léché, avec plus d’épaisseur dans les contours. Elle maîtrise son style et dessine des visages un peu plus mûrs. Elle simplifie son trait dans les passages humoristiques. Les décors situent surtout l’action mais sont réalistes et précis. Les trames d’ambiance sont plutôt discrètes. La mise en page dynamique joue principalement sur les détails, les cadrages et les vides. Ichikawa sensei ne censure pas les scènes érotiques. Par contre, elle met surtout en avant les sensations des personnages. Sous la jaquette, elle présente l’appartement du couple.

En résumé

Avant un rendez-vous avec Terashima Natsuki, Narasaki Motochika passe voir la mère de son petit ami. Natsuki, quant à lui, croise par hasard Motonari, le frère aîné de Chika, vite rejoint par Momoko accompagnée des petits. Il en profite pour le remercier de leur avoir fourni les appareils électroménagers pour leur appartement. En effet, les deux lycéens seront colocataires quand ils iront à l’université. Ils se retrouvent alors dans un fast food. Motochika a également passé son permis de conduire et a sympathisé avec Kurisu Haruomi durant son stage. Mais son petit ami montre tellement ses sentiments pour lui avec franchise, que Terashima n’arrive même pas à se montrer un peu jaloux.

En résumé

Ce tome obtient la sixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2019. Comparé au tome précédent, Narasaki Motochika descend à la huitième place du meilleur seme et Terashima Natsuki fait une belle progression à la cinquième place du meilleur uke. L’auteure prend tout son temps pour construire son récit. Certains lecteurs pourront être déroutés par le manque de détails, sur le petit boulot de Natsuki par exemple, pourtant, elle sème des indices graphiques. J’adore Towa et Harukawa! J’ai donc hâte de découvrir la suite.

Blue sky complex 3 – Ichikawa Kei

blue sky complex 3 ichikawa kei

ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776230
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784864422895 (JP)
Tokyo mangasha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

C’est l’heure des choix décisifs pour construire son avenir.

Ichikawa Kei sensei continue à présenter une tranche de vie de ses deux héros. Elle développe également leur environnement familial. En dernière année de lycée, ils doivent faire des choix d’avenir. Seulement, leur situation familiale pèse dans leurs décisions. Alors que les projets de Narasaki prennent rapidement forme grâce à son frère, ceux de Terashima restent longtemps empreint d’incertitudes. Les deux lycéens n’osent pourtant pas mettre de mots sur leurs appréhensions. Au contraire, ils avancent en gardant toujours confiance dans leurs sentiments. D’ailleurs, l’auteure transcrit parfaitement la mélancolie et l’inquiétude qui entourent les deux garçons. Elle met en avant la mère de Natsuki, veuve qui accepte l’homosexualité de son fils, ainsi que Motonari, le frère aîné de Motochika, avec sa petite amie Momoko. Dans une histoire bonus, elle met en scène Misato Ônuki, une lycéenne qui se transforme peu à peu en fujoshi en observant le couple.

La mangaka a un trait fin et épuré plutôt classique. Elle porte attention aux regards, petits gestes et non-dits. Comme elle utilise une gamme limitée de trames, elle équilibre leurs effets et n’abuse pas des trames d’ambiance. Certaines planches dégagent alors beaucoup d’esthétisme. La mise en page est dynamique. Ichikawa sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle montre peu les parties intimes, se concentrant sur leurs sensations et préférant dessiner les bustes. Sous la jaquette, comme dans le tome précédent, elle présente ses personnages dans une tenue. Ici, ils portent leurs vêtements de tous les jours.

En résumé

Narasaki Motochika souhaite aller à l’université mais ne sait pas encore laquelle choisir. Son professeur lui recommande la même que son frère mais il devra alors s’éloigner du domicile familial et prendre un studio. Comme son père travaille à l’étranger, il hésite à abandonner sa mère avec les jumeaux. Son frère comprend son hésitation et cherche donc un moyen de l’aider. De son côté, Terashima Natsuki pense pour l’instant passer son permis de conduire même si cela est interdit pendant l’année scolaire. Depuis qu’il s’entend bien avec les membres de la famille Narasaki, en particulier les jumeaux Aki et Take ainsi que Momoko, la petite amie de Motonari, il comprend mieux la gêne de se câliner quand la famille est au complet. Toutefois, Chika trouve toujours un prétexte pour passer plus de temps avec lui…

En conclusion

Ce tome obtient la sixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2018. Narasaki Motochika est classé septième meilleur seme et Terashima Natsuki douzième meilleur uke. J’adore la mère de Natsuki qui n’a pas sa langue dans sa poche. Certains lecteurs pourront être décontenancés par le style narratif qui a un peu changé. En effet, l’auteure s’attarde vraiment sur l’environnement et les réflexions des deux lycéens. La romance n’est donc plus le cœur du récit. D’ailleurs, ils sont bien ensemble et ont clairement conscience qu’ils ne peuvent plus se passer l’un de l’autre. J’apprécie beaucoup de les accompagner un peu dans la construction de leur avenir.

Blue sky complex 2 – Ichikawa Kei

blue sky complex 2 ichikawa kei

ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776223
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784864422406 (JP)
Tokyo mangasha, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

Entre désir et doute, la difficulté à gérer sentiments et sensations.

Ichikawa Kei sensei continue d’explorer le chemin réflexif de ses deux héros sur leurs sentiments. Elle alterne la narration entre Terashima et Narasaki. Elle joue sur la maladresse du couple à communiquer pour créer des tensions. Malgré des efforts pour partager leurs doutes et leurs interrogations, les deux lycéens ont du mal à se comprendre et n’arrivent pas à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent. Pourtant, leur premier rapport se déroule dans le consentement, avec le choix des positions, la recherche d’informations et le partage franc de leurs sensations. Toutefois, Natsuki ressent également une certaine crainte face à des réactions inconnues. L’auteure met en avant la libido débordante des adolescents suite à la découverte de nouveaux plaisirs ainsi que la difficulté à gérer de nouveaux sentiments comme la possessivité, la jalousie. En plus, Terashima entretient des rapports amicaux avec son ex, Ogawa, et le barman Junya qui le drague.

La mangaka a un trait fin, épuré et anguleux. Elle exagère légèrement les expressions des visages pour transcrire les émotions. Ainsi, Terashima affiche une panoplie de bouilles boudeuses adorables! Les trames sont variées, plutôt en aplat. De même, elles marquent uniquement les ombres fortes comme les contre-jours. Il y a tout de même quelques trames d’ambiance. Les décors sont présents ainsi que les éléments marquant les saisons comme le ciel et la végétation. La mise en page dynamique utilise parfois un découpage cinématographique. Dans les scènes érotiques, Ichikawa sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches. Sous la jaquette, nos deux héros continuent à jouer les modèles comme dans le tome précédent et se préparent pour le sport.

En résumé

Le délinquant Terashima Natsuki et l’élève modèle Narasaki Motochika sortent ensemble. Mais malgré les mois qui passent, Chika refuse de dépasser le stade du baiser sous prétexte qu’il n’arrive pas à se concentrer quand sa famille est présente. Terashima, d’abord énervé, essaie de le comprendre et décide de se montrer patient, son petit ami étant à la base hétérosexuel. Pour le nouvel an, Narasaki l’invite chez lui en précisant que sa famille sera partie en voyage…

En conclusion

Au Chill chil BL award 2016, Narasaki Motochika est classé quinzième meilleur seme. D’ailleurs, je l’adore quand il garde son visage impassible alors qu’il est autant troublé que son petit ami. En plus, il reste toujours prévenant envers son amoureux. L’auteure arrive à transcrire les sentiments de ses personnages. Elle les fait évoluer avec réalisme. Une série à lire sans se priver!

Blue sky complex 1 – Ichikawa Kei

blue sky complex 1 ichikawa kei

ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776216
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784864421720 (JP)
Tokyo mangasha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Deux lycéens au premier abord incompatibles qui se découvrent petit à petit.

Ichikawa Kei sensei narre, avec une touche réaliste, une romance entre deux lycéens. Elle prend son temps pour développer leurs sentiments, s’arrêtant sur leurs réflexions et leurs questionnements. D’ailleurs, elle alterne la narration entre les deux garçons. Terashima sait qu’il est gay depuis le collège mais ne l’a dit à personne. Suite à son attachement, Narasaki analyse ses sentiments qui évoluent de l’appréciation à l’amour. L’auteure joue que les quiproquos entre les deux lycéens pour les forcer à communiquer et à se prendre en main. Elle met en avant deux personnalités plutôt calmes. En effet, Motochika a un visage impassible qui renforce son manque d’entrain. Natsuki, qui a en réalité le sang chaud, semble plutôt blasé. Il avance à tâtons pour exprimer ses sentiments.

La mangaka a un trait très fin, anguleux et épuré. Elle porte attention aux regards, aux petits gestes. D’ailleurs, elle décompose et décrit le quotidien avec simplicité et dextérité. Les décors apparaissent dès que le plan s’élargit. Les trames d’ambiance sont plutôt graphiques. En plus, les autres trames sont équilibrées. Des stries marquent les ombres fortes sur le corps, car Ichikawa sensei ne dessine pas les autres ombres des vêtements et du corps. Pourtant, les décors projettent bien leurs ombres, même les arbres. La mise en page dynamique rythme la lecture, imposant des respirations pour marquer l’attente ou le temps qui s’écoule. Sous la jaquette, les deux héros présentent les uniformes d’été et d’hiver.

En résumé

La première fois qu’il a croisé Terashima Natsuki, Narasaki Motochika a jugé qu’ils ne s’entendraient jamais ensemble. En effet, Terashima a une réputation de délinquant notoire et se bat souvent. Né dans une famille nombreuse, Narasaki ne rêve que de calme pour réviser ou lire. Un jour, le professeur Sakazaki lui demande de s’occuper de la réception de la bibliothèque, suite au départ de Mme Hashijima en congé maternité. Après hésitation, il accepte mais se retrouve en compagnie de Terashima. Toutefois, le délinquant reste silencieux et passe son temps à lire. De plus en plus intrigué par le lycéen, Narasaki accepte alors de travailler jusqu’aux vacances d’été…

En conclusion

Ce tome obtient la trentième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2015. J’adore ce couple attachant. Les deux lycéens réfléchissent, se remettent en cause et avancent pas à pas, testant, s’expliquant. Aucun des deux ne cède à l’autre, tout se négocie. Ils vont vraiment bien ensemble et je ne peux que suivre leurs aventures rafraichissantes avec bonheur.

Lovenest 2 – Minaduki Yuu

lovenest 2 minaduki yuu

MINADUKI Yuu 南月ゆう
ISBN: 9782368777640
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784403666834 (JP)
Shinshokan, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Fais gaffe de ne pas te faire poignarder dans le dos par tous les couples que tu as brisés dans le passé. »

Minaduki Yuu sensei continue à développer la romance entre Asahi et Masato. Elle approfondit leurs personnalités et s’intéresse à l’influence du passé sur leur relation. En introduisant Kôsei, elle oblige ainsi Hozumi à se confronter à sa lâcheté et à son sentiment de culpabilité. En effet, il a la mauvaise habitude de fuir les obstacles, quitte à être malheureux. Grâce au soutien de son amie Kuroda Marié mais également d’Itô Yôsuke et Arimura Ikuo, il va changer et se battre pour protéger celui qu’il aime sincèrement. En revanche, Naru (38 ans) s’avère être un fieffé manipulateur difficile à cerner. L’auteure met en avant la discussion et la réflexion au sein du couple, les efforts à fournir pour être digne de confiance, mais également le sacrifice de son bonheur pour celui de l’autre. Elle dévoile encore quelques éléments du passé. Les évènements et les révélations s’enchainent avec naturel.

La mangaka a un trait épuré assez fin. Elle arrondit les visages dans les passages humoristiques, rappelant les codes des personnages SD. Elle donne un air effronté à Masato en lui ajoutant des canines, avec un aspect un peu félin. Les décors très soignés renforcent le réalisme, avec des pièces en désordre, des décorations recherchées, des paysages agréables. Les trames sont équilibrées. De même, les trames d’ambiance se font discrètes. Minaduki sensei ne censure pas ses scènes érotiques. Mais elle se focalise surtout sur les sensations des personnages. En fin de chapitre, elle offre des croquis avec des petites anecdotes. Sous la couverture, des fiches présentent les personnages secondaires. La postface explique la naissance de la série.

En résumé

Hozumi Masato est de plus en plus dingue de Yajima Asahi. Pourtant, l’architecte ne cède pas facilement à ses incitations et préfère le taquiner comme avant. Comme ils ont des goûts différents, Masato n’ose pas trop s’imposer. Mais alors qu’il souhaitait inviter son colocataire à une soirée pour voir les feux d’artifice d’été, il apprend qu’Asahi part en mission pour une semaine à Ôsaka. En effet, ce dernier est sur un gros projet. Toutefois, avant de partir, il prévient Masato qu’il désire lui parler de quelque chose d’important à son retour. Incité par Naru, le petit frère de Yajima qui vit à Los Angeles, Kôsei, débarque dans l’appartement. Mais Masato réalise qu’il le connaît bien…

En conclusion

Alors que le premier tome finissait bien, l’auteure nous rappelle que le bonheur et la confiance se construisent et que les mauvaises actions finissent toujours par être punies. Elle arrive encore à nous surprendre avec le chapitre bonus. Elle maîtrise son scénario, les enchainements narratifs et son graphisme. Ce titre me procure beaucoup d’émotions. J’aime beaucoup retrouver les personnages des autres séries. En revanche, en lisant le profil de Naru, j’aimerais bien découvrir un jour son histoire. Pour l’instant, Asahi et Masato sont décidément mon couple préféré.

Lovenest 1 – Minaduki Yuu

lovenest 1 minaduki yuu

MINADUKI Yuu
ISBN: 9782368777633
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784403666827 (JP)
Shinshokan, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Une colocation d’abord difficile, une amitié qui se développe et peut-être plus, si affinités.

Minaduki Yuu sensei propose de suivre les aventures de Masato dans ce spin-off de Change world. Elle décrit avec précision les différents stades d’une colocation: la découverte des défauts, la discussion et le partage pour apprendre à se connaître puis l’évolution des sentiments au fil du rapprochement. Ainsi, Hozumi et Yajima ont vécu une expérience similaire qui a profondément blessé leur cœur. Toutefois, ils n’ont pas du tout réagi de la même manière: Masato va devenir un briseur de couple alors qu’Asahi vit plutôt en reclus. L’auteure dépeint avec finesse les différentes émotions. Elle installe Naru comme un cupidon. Elle présente d’abord le passé de Hozumi, qui joue le narrateur. Les personnages ont des caractères intéressants. Ainsi, la franchise de Yajima oblige la discussion directe dès qu’il y a quelques tensions. De même, sa maturité entraîne Masato vers plus de sagesse.

La mangaka simplifie légèrement son trait épuré dans les passages humoristiques. Elle donne un petit air effronté à Hozumi avec ses canines saillantes. Les trames d’ambiance sont discrètes. Par contre, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page dynamique rythme la lecture. Minaduki sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle dessine des yonkoma en fin de chapitre sur le thème de la place des colocataires dans le canapé qui varie selon leur rapprochement. Par ailleurs, elle intègre les illustrations en début de chapitre dans la continuité de l’histoire. Sous la couverture se trouvent des fiches détaillées sur les personnages.

En résumé

Hozumi Masato (30 ans) ne supporte plus ses nouveaux voisins très bruyants. Sur les conseils de son ami Naruse (38 ans), propriétaire d’un bar, il décide de déménager dans sa résidence secondaire, appâté par les équipements de haute technologie. Mais Naru a omis de lui préciser qu’il partagera l’appartement avec un colocataire, Yajima Asahi (38 ans). Comme l’architecte, gros fumeur, travaille dans les pièces communes et laisse la femme de ménage ranger quand elle vient tous les vendredi, Masato finit par craquer. Il lui demande alors de faire quelques efforts pour au moins ranger. Asahi accepte à condition qu’ils boivent de l’alcool ensemble. Réticent à l’idée de se faire manipuler, l’ingénieur système est surpris en découvrant que son colocataire aime juste discuter franchement et qu’il s’endort facilement, ne supportant pas l’alcool…

En conclusion

Ce tome a obtenu la quatrième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2020. Yajima Asahi est classé sixième meilleur seme et Hozumi Masato septième meilleur uke. L’auteure prend son temps pour développer son récit. Je suis complètement envoutée par cette romance réaliste et douce. Le couple est émouvant, en particulier lorsque l’on découvre leurs blessures d’amour. Si vous n’avez pas apprécié Masato dans Change world, vous devriez maintenant être conquis. Vivement la suite!

Les caprices du jaguar 3 – Unohana

les caprices du jaguar 3 unohana

Unohana ウノハナ
ISBN: 9782368777268
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784866692289 (JP)
J Publishing, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

De la formation de Peg à son apogée.

Unohana sensei, dans la continuité du tome précédent, développe la formation de Peg, de leurs débuts jusqu’à la maladie de Shiina. Elle change un peu le ton narratif, toujours avec Asô, mais dont les commentaires rappellent son métier de critique musical. Elle partage avec finesse la découverte de nouvelles sensations de Sôjun et Arata. D’ailleurs, le couple a trouvé un équilibre dans sa relation qui a mûri. En effet, chacun s’épanouit dans leurs nouvelles activités. Toutefois, l’auteure met en avant le manque de communication entre eux. Elle décrit la fragilité de leurs sentiments face à l’angoisse de la maladie, la peur de perdre la passion de l’être aimé et la souffrance qui en découle. Ainsi, le guitariste s’interroge sur sa relation avec Arata, leur amour étant lié à la musique. En fin de tome, un chapitre amusant de cosplay d’idole vient un peu dédramatiser le final du récit.

La mangaka a un trait épuré avec des contours jouant sur les épaisseurs, les pleins et les déliés. Elle simplifie les expressions dans les passages humoristiques. Elle varie beaucoup les trames. De même, les décors plutôt présents ne surchargent pas les pages. Par ailleurs, les trames d’ambiance appuient les émotions. Unohana sensei exprime parfaitement les sauts dans le temps par une image ou une remarque, en plus d’une ellipse large. Elle dynamise avec simplicité la mise en page. Elle censure les scènes érotiques en ne montrant aucun organe sexuel. De même, des bulles, des caches blancs, des onomatopées s’ajoutent au cadrage pour en montrer encore moins. A la fin de quelques chapitres se trouvent des illustrations amusantes du couple.

En résumé

Après avoir écouté le guitariste Shiina Sôjun qui fait des remplacements dans des groupes, le bassiste Yamamoto Shizuka, le batteur Sakai Yûya et le chanteur Jinza Masaki lui proposent de rejoindre leur groupe en formation. Mais comme ils prennent la musique trop au sérieux, le guitariste refuse. Toutefois, Shizuka lui demande au moins d’écouter leur chanson en lui donnant un CD. Une fois rentré, Sôjun se couche sans même se doucher, trop fatigué. Il se réveille à peine lorsqu’Asô Arata le secoue d’enthousiasme, conquis par la chanson qu’il a écoutée. Pourtant le lendemain, quand le groupe revient à la salle de concert, Shiina accepte de jouer cette chanson avec eux, l’ayant écoutée trois fois le matin. Jinza demande alors de les programmer le soir-même pour vérifier leur compatibilité. En effet, le guitariste a tendance à ne pas accorder son jeu aux autres, ce qui pourrait nuire au groupe…

En conclusion

Ce tome ne se classe pas dans le Chill Chill BL award 2020, mais les lecteurs le citent parmi les meilleures séries au scénario captivant. J’adore comment Shiina mène à la baguette Maki. Ce tome, très riche en émotions, laisse le lecteur dans l’angoisse de la suite. Mais j’en redemande encore!

Akamatsu et Seven 2 – Shoowa et Okujima Hiromasa

akamatsu et seven 2 shoowa okujima hiromasa

SHOOWA
OKUJIMA Hiromasa 奥嶋ひろまさ
ISBN: 9782368777565
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784253155366 (JP)
Akita publishing, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

Comment gérer la crise provoquée par un baiser entre colocataires?

Alors que le premier tome présentait un peu Akamatsu, Shoowa sensei s’intéresse maintenant à Seven. Toutefois, elle ne dévoile pas directement son passé et préfère laisser deviner l’enfance sombre du jeune homme à travers les actions d’Eight. Pour cela, elle sème divers indices, entre trafics de drogue ou d’animaux exotiques, prostitution de mineurs. Le lecteur comprend également avec subtilité que Seven est recherché. Par ailleurs, la relation entre les deux héros évolue. Ils s’interrogent, réfléchissent à leurs sentiments et communiquent à ce sujet. Ainsi, l’auteure construit une relation saine et réaliste. Elle ajoute des touches d’humour avec les réactions amusantes ou incongrues des deux garçons.

Le trait ferme d’Okujima Hiromasa sensei conserve une touche réaliste. Les fines musculatures sont saillantes et détaillées, même dans les bras ou les jambes. Le graphisme garde un style un peu shônen, très agréable. Les décors sont présents et soignés. Même si la mise en page est plutôt classique, les jeux d’angles de vue, les cadrages et les ellipses rythment la lecture. Cette dynamique se remarque également dans la décomposition des mouvements clés, en particulier durant les bagarres. Le mangaka censure les scènes érotiques en cachant les organes sexuels par un halo blanc. Mais cela reste tout de même explicite. Les illustrations en début de chapitre présentent le quotidien du couple tout en suggérant l’ambiance du chapitre.

En résumé

Depuis que Kanzaki Seven a embrassé Akamatsu Aisuke, une certaine gêne s’est installée entre eux. Perdu dans ses réflexions, le lycéen a tendance à se donner à fond dans ses activités ou au contraire à rêvasser. A son grand soulagement, il peut éviter de croiser Seven depuis que ce dernier a pris un travail de nuit à la boulangerie. Un soir, invité par des amis, Akamatsu sympathise avec Eight, un jeune homme qui travaille dans une animalerie et qui lui avait offert à boire quand il était embêté devant un konbini. Kanzaki pense aussi de plus en plus à Aisuke, qui lui manque. Alors qu’il avait demandé à ce dernier de le réveiller quand il était trop fatigué, les deux garçons arrivent enfin à discuter et faire le point sur leurs émotions. En partant travailler, Seven ne peut alors s’empêcher d’embrasser son colocataire.

En conclusion

Toujours aussi passionnant de suivre les aventures de ces deux yankees. Je trouve le couple touchant et naturel. Leur amour conserve une touche innocente et douce malgré l’environnement glauque dans lequel a vécu Seven. La personnalité d’Eight semble vraiment complexe. A lire absolument!