Kuroneko – Le doute 1 – Sakyo Aya

kuroneko le doute 1 sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782375060582
Taifu comics, 2017
ISBN: 9784403664953 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏のあふれ方 1
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Lorsque ton corps s’embrase, je sens ton parfum sur ta peau. »

Sakyo Aya sensei propose un nouvel arc des aventures des hommes félidés, se déroulant à la suite de Kuroneko – La tourmente. Elle s’intéresse ici au doute qui s’installe dans un couple déjà bien établi. Ainsi, elle introduit Angelo, un producteur libertin qui se montre trop tactile et familier envers Kagami. Comme l’acteur communique peu avec son petit ami, Shingo découvre la jalousie et n’arrive toujours pas à faire confiance au léopard. Sensible aux odeurs, il s’interroge de plus en plus sur leur relation. L’auteure installe donc d’abord son intrigue pour faire ensuite monter au fur et à mesure la tension dramatique. Elle concentre la narration sur le point de vue de Shingo. Elle fait intervenir l’entourage du chat noir pour le guider, Yûjin le prenant même comme référent pour les conseils de couple. Par ailleurs, l’histoire bonus révèle la suite du premier chapitre.

La mangaka a un trait épuré et fin. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps finement musclés, mis en valeur par les pages couleurs en début de tome. Par contre, les décors situent principalement l’action. Les trames d’ambiance, plutôt graphiques, renforcent les émotions. La mise en page dynamique rythme la lecture. Dans les scènes érotiques, Sakyo sensei censure à peine les parties intimes grâce aux onomatopées. Elle reprend une vignette mignonne en fin de chapitre. Sous la jaquette, elle propose une petite histoire sur le fétichisme de Kagami pour les mamelles de chat, faisant suite à celle de Kuroneko – La passion 2. Par ailleurs, la couverture se classe à la neuvième place au Chill chill BL award 2016.

En résumé

Kagami Keiichi et Shingo se rendent dans un onsen de Hakone pour se détendre. Mais en fin de compte, ils passent la majeur partie de leur séjour à faire l’amour. En plus, dès qu’ils se promènent en ville, l’acteur attire tous les regards et certaines fans osent même les interpeller pour quelques photos. De retour chez eux, Kagami rend visite à son frère Yûjin pour lui faire une requête. A la maison, il câline déjà son petit ami qui l’accueille mais ils sont interrompus par un appel téléphonique…

En conclusion

Ce tome obtient la cinquième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2016. Kagami Keiichi est classé treizième meilleur seme mais neuvième meilleur personnage érotique tandis que Shingo se classe à la quatrième place des meilleurs personnages érotiques. Sakyo sensei a trouvé un certain équilibre entre scènes érotiques, malgré leur nombre, et développement du récit. Elle aborde donc des thèmes de plus en plus sérieux et maintient ainsi le lecteur en haleine. J’apprécie la surprise sur l’évolution de cette histoire. Et puis, c’est toujours aussi agréable pour les yeux!

The night beyond the tricornered window 2 – Yamashita Tomoko

the night beyond the tricornered window 2 yamashita tomoko
YAMASHITA Tomoko ヤマシタトモコ
ISBN: 9782375063163
Taifu comics, 2022
ISBN: ‎ 978-4799724873 (JP)
Libre, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Les vagues restes d’une malédiction ainsi que le nom d’une mystérieuse personne soufflé par sa victime. »

Yamashita Tomoko sensei introduit enfin la mystérieuse Hiura. D’une part, elle met en avant la possessivité croissante de Rihito qui a tendance à forcer les choses. Ainsi, un rapport dominant et soumis s’installe entre Hiyakawa et Mikado. D’ailleurs, le libraire commence à s’interroger sur sa relation avec l’exorciste, d’autant plus qu’il reste attentif aux regards extérieurs. Il réalise également que les méthodes de Mukae sont beaucoup plus douces et prend par ailleurs un peu plus d’assurance en multipliant les expériences avec d’autres. L’esprit rationnel de Hanzawa apporte une touche à la fois amusante et apaisante. D’autre part, l’auteure aborde la question des relations avec les parents à travers ses personnages. Erika semble vivre sous contrainte, ignorée par sa mère, Rihito n’a plus de parents et Mikado, qui vit avec sa mère, remarque que les souvenirs de son père sont étrangement confus.

La mangaka a un trait épuré et fin. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle varie les physionomies des personnages, permettant de les identifier facilement. Par ailleurs, les représentations graphiques des malédictions sont suffisamment effrayantes et efficaces. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames, utilisées avec parcimonie, jouent surtout sur les contrastes d’ambiance. La mise en page dynamique s’adapte au récit de suspense. Ainsi, Yamashita sensei s’attarde sur les détails et les ombres en arrière-plan. Comme la romance avance très doucement, elle compense le manque de scènes érotiques en jouant sur les positions clichées des BL pendant les séances d’exorcisme. Comme dans le tome précédent, elle présente les personnages en début de tome. La page couleur en frontispice offre une magnifique illustration en crayonné au style contemporain. Les effets de vernis sur la couverture sont toujours efficaces et collent parfaitement à l’ambiance du manga.

En résumé

En enquêtant sur la malédiction d’une lycéenne, Hiyakawa Rihito et Mikado Kôsuke (24 ans) croisent Hiura Erika. La jeune fille arrive alors à manipuler spirituellement Mikado, permettant ainsi de mettre fin à leur enquête. Vexé que son partenaire ne laisse des étrangers trop facilement pénétrer son âme, l’exorciseur rédige un contrat qui, en réalité, l’attache à lui spirituellement. S’étant évanoui, Mikado ne se souvient de rien à son réveil. Il reçoit alors un message inquiet du voyant Mukae Keita (29 ans)…

En conclusion

Ce tome obtient la quatrième place du meilleur manga original au Chill chill BL award 2016. Le suspense domine sur la romance mais c’est justement ce qui fait tout le charme de cette série. J’aime beaucoup le graphisme et le style narratif de Yamashita sensei. Je suis donc totalement conquise par cette enquête. En plus, ce titre est accessible aux non-lecteurs de BL intéressés par les histoires paranormales.

The night beyond the tricornered window 1 – Yamashita Tomoko

the night beyond the tricornered window 1 yamashita tomoko
YAMASHITA Tomoko ヤマシタトモコ
ISBN: 9782375063156
Taifu comics, 2022
ISBN: 9784799714362 (JP)
Libre, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« L’exorcisme… C’est toujours aussi érotique? »

Yamashita Tomoko sensei narre une lente romance mêlant enquête et paranormal. Elle installe d’abord les personnages principaux et secondaires puis développe une intrigue principale introduisant une mystérieuse Hiura Erika. Elle maintient constamment le suspense et alterne les ambiances horrifiques et les moments comiques. Ainsi, les contradictions de Mikado apportent vraiment une touche humoristique: il est constamment dans le déni bien qu’il assiste à des phénomènes paranormaux. De même, il a peur des revenants mais accepte de travailler avec Rihito. L’exorciste, quant à lui, a parfois des réactions imprévues et surprenantes. Il s’impose auprès de son nouveau partenaire qui lui cède pourtant très facilement. L’auteure aborde ainsi le côté sombre des humains, entre les meurtres, les malédictions. De même, elle explore les différents métiers liés au paranormal comme l’exorcisme, la voyance, la commande de malédiction. Par ailleurs, elle s’amuse des clichés des BL dans les moments de partage d’âmes.

La mangaka a un trait très épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Ainsi, on remarque leurs superpositions dans les contours. Les personnages sont sveltes. Les trames représentent principalement les couleurs, les contre-jours et les ambiances. De même, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page alterne entre format classique et celui dynamique. Yamashita sensei n’intègre pas encore de scènes érotiques, prenant tout son temps pour développer la relation. Toutefois, elle joue sur l’érotisme des possessions de l’âme. Elle présente déjà les personnages au début du tome. La couverture offre un superbe effet granulé et un aspect moiré grâce à du vernis.

En résumé

Mikado Kôsuke travaille dans une librairie. Mais il possède un don particulier qu’il garde secret: il peut voir les revenants. D’ailleurs, il les distingue clairement quand il enlève ses lunettes. Un jour, Hiyakawa Rihito, qui se dit être exorciseur, l’aborde dans la librairie. Venu éliminer un fantôme qui fait baisser la clientèle, il utilise le don du libraire en pénétrant son âme. A sa surprise, Mikado ressent un plaisir proche des sensations sexuelles durant son action puis s’évanouit. Hiyakawa, persuadé que leur rencontre était prédestinée, lui demande alors de travailler avec lui…

En conclusion

J’ai découvert la série d’abord par son adaptation animée, diffusée sur Crunchyroll. Je suis donc complètement sous le charme du manga qui m’a procuré quelques frissons à sa lecture. Yamashita sensei s’intéresse d’abord aux liens qui se créent avec les aventures que rencontrent les deux héros, prenant donc son temps sur la romance. Mais le récit reste haletant, ponctué que quelques scènes fan service suffisantes pour attiser la curiosité des lecteurs. Encore un coup de cœur!

Kuroneko – La tourmente – Sakyo Aya

kuroneko la tourmente sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351809884
Taifu comics, 2016
ISBN: 9784403664717 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Titre original: 不機嫌彼氏のなだめ方
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Une unique et furtive nuit d’amour à l’insu de tous… »

Sakyo Aya sensei développe la relation compliquée entre Yûjin et Takamizawa. Elle alterne quelques tranches de vie et des flash-back, et reboucle ainsi en un chapitre avec les évènements se déroulant dans Kuroneko – La passion 1 et 2. Elle base donc principalement la narration du point de vue de Yûjin. L’aîné des Kagami, trop fier, n’ose pas se rebeller contre les traditions et en souffre. En outre, il n’arrive pas à se départir de sa relation hiérarchique avec son majordome malgré ses sentiments et a donc du mal à communiquer. La rebelle secrétaire, Sarah, apporte alors une touche humoristique dans cette ambiance tendue. L’auteure aborde le poids des valeurs familiales dans les grandes familles. Elle maintient un certain suspense au fil du tome en révélant l’origine des complexes de Yûjin. Par ailleurs, elle dévoile à la fin le réel caractère de Takamizawa qui se cache sous son masque impassible.

La mangaka a un trait épuré et fin. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les décors pourtant soignés situent principalement l’action. De même, les trames d’ambiance plutôt graphiques renforcent les émotions. Les nombreux flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page dynamique rythme la lecture. Dans les scènes érotiques, Sakyo sensei censure les parties intimes avec les onomatopées. Elle en intègre presque à chaque chapitre. En fin de chapitre, elle reprend une tête toute mignonne de Leo. Les illustrations en début de chapitre sont inclues dans l’histoire. Il y a en prime quelques pages couleurs au début et au milieu du tome.

En résumé

Kagami Yûjin connaît Takamizawa Ei depuis l’enfance. Il est rapidement tombé amoureux de ce dernier, qui est à moitié chat d’appartement mais qui n’arrive pas à se transformer. Bien qu’il ait couché avec lui une seule et unique fois, il s’est ensuite plié à ses obligations familiales en épousant une femme léopard. Pourtant, Takamizawa est toujours resté à ses côtés en devenant son majordome. Il l’aide même à élever son fils, Leo, depuis son divorce. En lisant le journal, Yûjin découvre alors que son frère Keiichi a pris pour partenaire un chat. Devant se rendre au Japon pour le travail, il compte bien lui rappeler ses obligations. Mais à sa grande surprise, Takamizawa lui annonce ne pas le suivre, devant voir ses parents pour un projet de mariage…

En conclusion

Ce tome obtient la treizième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2016. Malgré les nombreuses scènes érotiques, j’apprécie particulièrement le changement des liens qui s’opère entre les deux héros. D’ailleurs, Sakyo sensei arrive a bien construire des amours torturés et possessifs. C’est un réel plaisir d’accompagner ces personnages attachants dans leurs émotions.

Kuroneko – La passion 2 – Sakyo Aya

kuroneko la passion 2 sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351809617
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784403664410 (JP)
Shinshokan, 2014 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏愛し方2
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« J’aime Shingo. Il est la seule personne dont j’ai besoin. »

Sakyo Aya sensei aborde le thème de la famille. D’ailleurs, elle met en avant la relation conflictuelle entre les deux frères Kagami. Elle laisse également entendre une certaine discrimination existante entre les hommes-chats selon leur espèce. Ainsi, Yûjin n’hésite pas à se montrer odieux envers Shingo, provoquant encore plus la colère de son cadet. Le chat noir découvre de nouveaux sentiments et s’interroge à nouveau sur sa place auprès de son petit ami. Ainsi, l’auteure décrypte principalement les émotions de Shingo, partageant ses réflexions et sa vision d’orphelin. Elle interroge aussi sur le devoir familial, les liens du sang et la place de l’amour dans un couple. Par ailleurs, elle s’intéresse aux conséquences du rejet familial.

La mangaka adoucit un peu plus son trait fin et léché en arrondissant les angles. Elle le simplifie parfois jusqu’à l’extrême dans les passages humoristiques. Leo apporte une touche extrêmement mignonne avec ses bouilles très expressives. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. De même, les autres trames sont très variées. La mise en page dynamique joue surtout sur les plongées et les contre-plongées. Dans les scènes érotiques, Sakyo sensei censure les parties intimes par des onomatopées. Sous la jaquette, elle continue l’histoire du tome précédent sur les mamelles de chat. En fin de chapitre, elle offre un dessin des personnages en SD. Par ailleurs, les illustrations en début de chapitre présentent Kagami et Shingo durant leurs moments très câlins.

En résumé

Kagami Yûjin, le frère de Keiichi, fait comprendre à Shingo qu’il n’approuve pas leur relation et que l’acteur devra un jour assurer la descendance de la famille. Même si l’ouvrier s’interroge sur son avenir, il décide de croire uniquement aux paroles de son amant. Le lendemain, en rentrant à la maison, il trouve Keiichi en train de faire la lecture à Leo. Mais appelé par son manager Michishige, Kagami lui confie le petit pour une heure. Le chat noir et le léopardeau se rapprochent alors en jouant. Suite à l’annulation d’un travail de Shingo, le couple se retrouve enfin en amoureux. Toutefois, durant leurs ébats, Kagami remarque que son petit ami a un comportement étrange…

En conclusion

L’introduction de Takamizawa en fin de tome donne envie de découvrir l’histoire de Yûjin. Malgré le ton plus sérieux du récit, Sakyo sensei arrive encore à introduire des passages érotiques à presque chaque chapitre. Ils sont toutefois plus courts. La présence de Leo apporte une bouffée de fraicheur dans cette ambiance très tendue. Impossible de ne pas craquer!

Kuroneko – La passion 1 – Sakyo Aya

kuroneko la passion 1 sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351809570
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784403664366 (JP)
Shinshokan, 2014 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏の愛し方1
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Je n’ai que toi… Et pourtant j’ai peur que nous nous rapprochions encore plus… »

Sakyo Aya sensei aborde la question de l’engagement et de la cohabitation d’un couple homosexuel. Elle illustre les questions de ses personnages en révélant un peu la vie conjugale de Masato et Mayumi. D’ailleurs, l’ami d’enfance du chat noir joue maintenant le rôle de confident en plus des notes d’humour qu’il apporte. Ainsi, Shingo s’inquiète beaucoup de l’installation de la lassitude dans un couple ainsi que le sentiment d’éloignement. Kagami, quant à lui, a tendance de prendre des décisions sans consulter son petit ami. Même si le couple discute plus directement, il reste encore quelques tensions. L’auteure dévoile un peu plus le passé de Keiichi en introduisant son frère et le mignon Leo. Elle s’intéresse aux compromis, aux concessions dans un couple mais également aux méthodes de négociations. Par exemple, Kagami a tendance à jouer sur le chantage affectif.

La mangaka simplifie sont trait épuré et léché dans les passages humoristiques. Les têtes de Masayan sont par ailleurs hilarantes. Elle met aussi en avant la beauté des corps musclés. D’ailleurs, comme dans le tome précédent, elle débute par une scène érotique en pages couleurs. Il y a également d’autres pages couleurs au milieu du volume. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Les autres trames sont variées mais équilibrées, ne surchargeant pas les pages. La mise en page est dynamique. Sakyo sensei censure les parties intimes avec des onomatopées, les cachant peu malgré l’ajout d’un contour blanc autour des caractères. En plus, elle offre des scènes presque à chaque chapitre. Elle développe également une petite histoire case par case en fin de chapitre. Sous la jaquette, deux planches narrent avec humour l’érotisme des mamelles de chat, faisant alors un clin d’œil aux tomes précédents sur les tétons.

En résumé

Kagami Keiichi et Shingo couchent ensemble presque tous les soirs. Mais quand le chat noir demande à son petit ami de se calmer parce qu’il souhaite rentrer exceptionnellement chez lui pour s’occuper des tâches ménagères, le léopard s’excite encore plus. Le lendemain matin, l’ouvrier se fait donc sermonner par son ami Masato qui a dû s’occuper de tout à sa place. Il reçoit ensuite un appel du photographe Hasumi qui lui offre alors en avant-première, le livre de photos produit pour le film. De retour chez lui, Kagami l’attend. L’acteur ne peut se retenir en voyant son petit ami s’intéresser à son travail. Dans le feu de l’action, il lui propose alors de vivre ensemble…

En conclusion

Ce tome obtient la treizième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2015. Il se classe également à la première place du meilleur manga érotique. Kagami Keiichi est classé troisième meilleur seme tandis que Shingo est septième meilleur uke. Par contre, dans le classement des meilleurs personnages érotiques, le chat noir est troisième, suivi par le léopard en quatrième place. La dynamique entre les deux personnages est distrayante, d’autant plus que la libido débordante de l’acteur vient briser avec humour les moments simplement romantiques. Ne vous arrêtez pas aux passages sexy, l’histoire est passionnante et émouvante.

Kuroneko – La dépendance – Sakyo Aya

kuroneko la dependance sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351808962
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784403664021 (JP)
Shinshokan, 2013 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏の甘え方
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Combien de fois dois-je te lécher pour que tu comprennes? »

Sakyo Aya sensei continue de résoudre les derniers points qui empêchaient la relation de Kagami et Shingo de s’épanouir. Elle développe particulièrement les raisons du déséquilibre entre eux. En effet, l’acteur qui manque de confiance en lui, a tendance à se montrer très possessif. Au contraire, Shingo affirme un peu mieux ses sentiments mais sa peur d’être un jour abandonné reste ancrée en lui. Masato, quant à lui, apporte une touche d’humour avec ses réactions parfois complètement « gaga ». L’auteure s’intéresse donc à la difficulté à faire confiance, à la peur de l’engagement et à l’incompréhension qui s’installe par manque de communication verbale. Elle alterne alors la narration entre ses deux héros, dévoilant leurs points de vue différents sur leur relation. Elle joue également sur le fan service en se focalisant sur l’interprétation de l’odeur dans les moments intimes. L’histoire bonus offre un jeu érotique qui se conclut dans la postface.

La mangaka a un trait légèrement épuré et léché. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps musclés. D’ailleurs, on peut les admirer s’entremêler dans les quelques pages couleur en début de tome. Les trames d’ambiance plutôt graphiques accompagnent les émotions. Les autres trames sont variées sans pour autant surcharger les pages. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page dynamique s’attarde sur la plastique des personnages et leurs réactions. Sakyo sensei censure à peine les scènes érotiques en cachant les parties intimes par les onomatopées. Comme dans le tome précédent, elle offre une scène à chaque chapitre. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien des protagonistes. Sous la jaquette, deux planches humoristiques et sexy s’intéressent encore aux tétons du « pov’minou ».

En résumé

Kagami Keiichi et Shingo ont accepté leurs sentiments et n’hésitent plus à l’exprimer durant leurs ébats. Le chat noir continue tout de même à refuser d’abord ce qui lui plaît le plus. Mais dès qu’il se montre franc, l’acteur n’arrive plus à se contrôler et laisse alors apparaître ses tâches de léopard avec l’excitation. D’après Shingo, il dégage également un parfum envoutant. Lors du tournage du dernier film d’une trilogie, le photographe Hasumi suit Kagami pour réaliser un livre sur les coulisses. L’acteur demande alors la participation des techniciens, souhaitant également mettre en avant leur travail. Quelques jours plus tard, Hasumi aborde Shingo en lui révélant l’avoir aperçu embrasser son amant…

En conclusion

Ce tome obtient la huitième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2014 et la première place dans la catégorie érotique et la catégorie doux. Le drama CD se classe également à la dixième place. J’apprécie le savoureux mélange entre érotisme et thèmes sérieux. Je fond complètement pour le couple mais j’aime aussi découvrir un peu les aventures conjugales de Masayan. Et quel plaisir de retrouver Shio, de la série Nekoka danshi no shitsukekata.

Kuroneko – Le jeu – Sakyo Aya

kuroneko le jeu sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351808719
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784403663611 (JP)
Shinshokan, 2012 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏の遊び方
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Les humains finissent toujours par m’abandonner. Je suis sûr que toi aussi, un jour… »

Sakyo Aya sensei propose une romance alliant érotisme et fan service félin. Elle installe un jeu de séduction entre Shingo et Kagami, dont la relation uniquement charnelle débute consciemment. Elle base principalement la narration du point de vue de l’ouvrier, l’acteur donnant sa version dans un chapitre. Ainsi, Shingo, gay dominant, se retrouve complètement soumis à Kagami mais résiste avec impertinence. Même si les deux héros réalisent leur attirance mutuelle, ils ont tendance à rester dans le déni de leurs sentiments. Par ailleurs, l’auteure ajoute encore un peu de tension dans le couple en révélant par flash-back le traumatisme de Shingo, expliquant ainsi son comportement. Elle joue également sur le contraste entre le physique et la personnalité de ses personnages: sous ses airs de beau gosse gentil, Kagami cache en réalité un sale caractère taquin et manipulateur, développant un amour possessif. Masato joue les cupidons, ajoutant une note humoristique.

La mangaka a un trait finement épuré et léché. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle ajoute également une touche mignonne et fan service en représentant parfois les hommes-chats avec leurs oreilles et leur queue de félin. Shingo en chat a une tête très expressive. Uke et seme ont des corps musclés mais assez fins. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions et alternent avec les décors. Les autres trames sont également variées. La mise en page très dynamique joue beaucoup sur les changements d’angles de vue, en particulier les contre-plongées et les plongées. Sakyo sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle en intègre même une à chaque chapitre. Elle met en scène l’intimité des personnages dans les illustrations en début de chapitre et reprend une image du chat noir en fin de chapitre. Par ailleurs, sous la jaquette, une histoire sensuelle en deux planches s’amuse du comportement félin.

En résumé

L’homme-chat Shingo aime son état félin car il apprécie de coucher avec qui il veut sans s’attacher, de travailler sans faire trop d’effort et de se promener sous sa forme de chat noir. Par conséquent, son ami d’enfance, Sakagami Masato, l’emploie à mi-temps dans son entreprise de décors de cinéma. Mais lors d’un tournage, l’impressionnant saut de Shingo attire l’attention du célèbre acteur Kagami Keiichi. Depuis, ce dernier colle sans cesse l’ouvrier, curieux de comprendre le métier de ce dernier. Il l’invite même à une soirée de l’équipe. Il lui propose alors un étrange alcool au parfum tant savoureux pour les chats…

En conclusion

Ce tome obtient la huitième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2012. Il se classe également en premier meilleur manga érotique. Shingo est classé troisième meilleur personnage érotique. Attention, les premiers rapports ne sont pas consensuels. En plus, la manie du chat noir de dire « non » par esprit de contradiction, brouille un peu la compréhension des situations. Le graphisme est de toute beauté, d’autant plus que Sakyo sensei détaille les musculatures. Même si le récit est principalement érotique, j’apprécie la dynamique entre les personnages ainsi que l’étoffement du scénario au fil des chapitres. A tenter pour les fans de chats.

Ze – kami no hon – Shimizu Yuki

ze kami no hon shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351808986
Taifu comics, 2015
ISBN:‎ 9784403663475 (JP)
Shinshokan, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

L’amour débordant entre maîtres kotodama et kamis.

Shimizu Yuki sensei offre un recueil d’histoires regroupant les bonus dessinés spécialement pour les fans, pour les séances de dédicaces ou d’autres évènements spéciaux comme les drama CD. Elle allie à la fois la comédie et l’érotisme. Elle dévoile encore quelques facettes des caractères de ses personnages, leurs sentiments. Ce tome se divise en trois parties. Même si tous les couples sont représentés, « Intérieur » s’intéresse surtout à Shôi et Asari tandis que « Extérieur » met en scène Genma, Himi, Ryûsei et Moriya. L’auteure maîtrise parfaitement le format court et présente donc des petites tranches de vie et des anecdotes amusantes ou coquines, ou la suite de certains chapitres. Par exemple, elle montre les aventures de Magane qui se déroulent après le dernier tome. Elle s’amuse aussi sur certains thèmes comme le cosplay, des interviews, le réveillon de Noël. L’histoire bonus finale présente le quotidien pendant une semaine de Moriya et Ryûsei.

Le recueil regroupant des travaux s’étalant de 2005 à 2012, on remarque immédiatement l’évolution du trait de la mangaka. Elle maîtrise parfaitement le format court, développant des gags sur une page ou en yonkoma. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. D’ailleurs, l’utilisation des trames est équilibrée. La mise en page est dynamique. Shimizu sensei offre beaucoup plus de scènes érotiques. Par ailleurs, elle censure à peine les parties intimes par de fines bandelettes blanches ou en jouant sur les cadrages.

En résumé

Après leur première nuit d’amour au love hotel, Raizô reste pantois devant le sourire de Kon endormi. Quand son kami se réveille, ils décident alors de prendre leur bain ensemble. En effet, Kon se montre de plus en plus audacieux. Et Raizô a du mal à contenir sa gêne et son excitation. Toutefois, quand son partenaire s’évanouit dans le bain parce qu’ils y ont passé trop de temps à se faire des câlins, il lui promet de prendre encore plus soin de lui…

En conclusion

Ce recueil obtient la douzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2012. C’est un pur bonheur car les couples étant déjà formés, leurs rapports débordent d’amour et de sentiments. Je suis d’ailleurs très heureuse de découvrir encore plus d’histoires sur mon couple fétiche Moriya et Ryûsei. Quelle satisfaction de pouvoir lire tous les bonus distribués dans les différentes librairies ou évènements spéciaux! Une conclusion aux autres tomes indispensables pour avoir sa dose de romance.

Ze 11 – Shimizu Yuki

ze 11 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351806746
Taifu comics, 2012
ISBN:‎ 9784403663178 (JP)
Shinshokan, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Etait-ce de l’amour? De la passion? De la pitié? Ou bien tout simplement de l’attachement?

Shimizu Yuki sensei plonge les lecteurs dans l’histoire dramatique de la formation du clan Mitô. Elle dévoile d’abord le passé de Hozumi et Takamitsu, ainsi que la transformation du clan qui s’agrandit. Elle s’intéresse particulièrement aux sentiments de Waki. En effet, ce dernier n’arrive pas à cerner les nuances entre amour, passion, attirance et attachement. En réalité, sa relation avec Magane et Rikiichi prend la forme d’un polyamour. Prisonnier de son passé, il va enfin réussir à avancer en acceptant ses sentiments, poussé par son entourage. Après beaucoup d’actions intenses, l’auteure reboucle avec subtilité sur la fin du premier chapitre du tome précédent. Elle conclut sa série en mettant ainsi en valeur l’amour qui naît à partir de différents liens. Elle offre donc un happy end rempli d’émotions.

La mangaka maîtrise les pleins et déliés qui renforcent l’impact de son trait épuré. Elle équilibre les trames, utilisant des tons plus sombres dans les passages dramatiques. Par ailleurs, les décors alternent avec les trames d’ambiance. La mise en page dynamique utilise pleinement les grandes vignettes pour les scènes d’action. Shimizu sensei ne dessine presque pas de scènes érotiques pour ne pas briser l’ambiance générale dramatique du récit. Toutefois, certaines cases explicites apportent en fin de compte une petite touche humoristique, comme si le lecteur surprenait les protagonistes dans leur intimité.

En résumé

Uta a trouvé un homme gravement blessé sur les rives de la rivière. Entendant son appel, Magane fonce en sa direction, suivi par Waki. A la demande de la maîtresse kotodama, le kami embrasse le blessé pour le soigner, après lui avoir retiré un couteau planté dans le ventre. Devant cette scène, Waki a du mal à cacher sa colère. Il réalise alors son attachement envers Magane, tolérant de le partager uniquement avec Rikiichi. De retour à la maison avec Endô Hozumi, le petit groupe découvre un autre homme blessé, les ongles arrachés. Yukino et Shirahase ont trouvé Takamitsu au pied de la cascade. Devant les supplications de ce dernier pour rester dans cet havre de paix avec son frère, Rikiichi accepte de les accueillir. En effet, Yukino, habituellement discrète, s’est totalement attachée à Takamitsu. Mais les Mitô ne pensaient pas que ces deux frères allaient chambouler leur paradis…

En conclusion

Ce tome a obtenu la quatorzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2011. M’étant attachée aux personnages, je n’ai donc pu retenir mes larmes en lisant les dernières pages. J’aime beaucoup le travail de l’auteure qui analyse les différents liens qui se créent et se transforment en amour.