Tadaima, okaeri 3 A demain – Ichikawa Ichi

tadaima okaeri 3 a demain ichikawa ichi

ICHIKAWA Ichi いちかわ壱
ISBN: 9782368776391
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784865894813 (JP)
Fusion product, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Hikari a un nouvel ami du même âge que lui: Mochizuki Michiru.

Ichikawa Ichi sensei propose diverses aventures en introduisant de nouveaux personnages. D’abord elle approfondit sa série omegaverse en développant la vision discriminante du côté des omega et les problèmes des chaleurs quand les inhibiteurs ne fonctionnent pas. Mochizuki a des préjugés sur les alphas et les couples entre castes. En fréquentant Masaki, il s’ouvrira peu à peu. En plus, vu de l’extérieur, l’accouplement n’a pas forcément une connotation positive, mettant en jeu la dominance de l’alpha ou le profit de l’omega. Parallèlement, l’auteure aborde les questionnements d’un veuf qui ne s’impliquait pas au départ dans l’éducation de son enfant. Elle transcrit également les pensées de Hinata, apportant une touche comique. Ensuite, elle introduit les frères jumeaux espiègles de Matsuo, Yûto et Shûto, qui apportent également beaucoup d’humour. Ils feront prendre conscience à Yûki et leur aîné Tomohiro que leur relation est plus forte que de l’amitié.

La mangaka n’hésite pas à simplifier ses traits, donnant une certaine efficacité graphique au service de l’histoire. Elle équilibre les décors et les trames d’ambiance. Elle varie également les angles de vue, dynamisant la lecture. Les détails sont particulièrement mis en avant. Ainsi, les difficultés de contrôle des alpha sont dépeints avec finesse. Les scènes érotiques dégagent beaucoup de sensualité, même si elle s’arrêtent aux préliminaires. En effet, elles mettent en scène principalement les périodes de chaleurs. Sous la jaquette, deux planches narrent avec humour la rencontre des jumeaux Matsuo avec le père de Michiru.

En résumé

Au parc, Hikari rencontre un jeune garçon de son âge, Michiru. En discutant avec le père du petit, Masaki apprend que Mochizuki est veuf depuis un mois et qu’ils se sont installés récemment dans le quartier. Il sympathise alors très vite avec cette famille d’omega, les retrouvant tous les jours au parc. Alors que Mochizuki doit reprendre le travail, Fujiyoshi lui propose de garder Michiru. En effet, voir les deux enfants jouer naturellement sans retenue et sans discrimination de castes lui procure du pur bonheur.

En conclusion

Cette série est toujours aussi bien classée au Chill Chill BL award 2019 en obtenant la treizième place. La candeur des enfants contraste avec les problèmes sociétaux dans lesquels sont plongés leurs parents. La réaction forte et violente de Mochizuki apporte une certaine tension, complètement à l’opposé du comportement de son fils calme et sage, même face aux frasques des jumeaux. J’adore trop Michiru!

Tadaima, okaeri 2 Jours heureux – Ichikawa Ichi

tadaima okaeri 2 jours heureux ichikawa ichi

ICHIKAWA Ichi いちかわ壱
ISBN: 9782368775943
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784865893588 (JP)
Fusion product, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

Avec la naissance de Hinata, les Fujiyoshi reprennent contact avec leurs familles.

Ichikawa Ichi sensei continue sa série omegaverse. Elle développe un peu plus le regard porté par les autres castes sur les omega. En s’intéressant aux relations en général, elle s’attarde particulièrement sur les difficultés à renouer avec la famille délaissée. D’abord, les parents Fujiyoshi évoluent suite à l’abcès percé grâce aux enfants, puis le cousin beta de Masaki, Ogiwara Kazuhiko, resté coincée sur le passé, tente d’imposer sa vision du bonheur. Parallèlement, l’auteure montre les nouveaux défis à relever lors d’une nouvelle naissance. Par exemple, comment faire comprendre à Hikari son rôle de grand frère, l’organisation à acquérir avec deux enfants, comment donner autant d’amour sans faire de préférence. D’ailleurs, elle met en avant la fragilité de la confiance en soi et le soutien de l’amour pour construire son bonheur. L’histoire bonus en fin de tome présente une aventure attendrissante de Hikari sans sa mère.

La mangaka fait grandir graphiquement Hikari. Elle pense également à améliorer son langage. Elle dessine des bébés potelés avec de grands yeux ronds. Les traits sont simplifiés dans les scènes humoristiques ou quand les enfants sont surpris. La mise en page reste toujours aussi dynamique. En revanche, il y a moins de décors et beaucoup plus de trames d’ambiance. Les scènes érotiques s’arrêtent au baiser et au câlin avant les préliminaires. Un yonkoma en fin de tome dévoile les expressions de Hinata quand elle voit quelqu’un. Sous la jaquette, deux planches mettent en scène Yûki et Matsuo lors d’un déjeuner.

En résumé

La famille Fujiyoshi va faire du shopping accompagnée de Matsuo et Yûki. Enceint, Masaki commence à s’interroger sur la manière d’élever une fille. Ils croisent alors un collaborateur du père de Hiromu qui ne peut s’empêcher de féliciter la caste de Hiraki. Mais cela fait remonter de douloureux souvenirs chez Masaki. En plus du stress de la grossesse, il commence à redouter d’avoir un enfant omega, ne souhaitant pas qu’il vive le même enfer que lui. Mais son mari trouve les mots justes pour le rassurer, lui rappelant tous les soutiens de ceux qui l’entourent maintenant. De son côté, motivé par son entourage, Hikari a hâte d’accueillir le futur bébé, Hinata…

En conclusion

Ce deuxième tome a obtenu la 19e place de la meilleure série au Chill Chill BL award 2018. Bien que toujours aussi légère, l’histoire s’intéresse un peu plus à la famille et aux problèmes des omega. La relation entre Yûki et Matsuo me laisse espérer plus, Ichikawa sensei s’amusant à montrer uniquement de simples gestes tendres ou de petits mots. Attention, cette série risque de vous donner envie de faire des bébés!

Tadaima, okaeri 1 – Ichikawa Ichi

tadaima okaeri 1 ichikawa ichi

ICHIKAWA Ichi いちかわ壱
ISBN: 9782368775684
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784865892000 (JP)
Fusion product, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Le quotidien du couple alpha et omega Fujiyoshi, éclairé par leur fils Hikari.

Ichikawa Ichi sensei propose un omegaverse léger et tendre, centré sur la famille et le quotidien. Elle présente des tranches de vie sur un couple alpha et omega, âmes sœurs, avec leur enfant. Plus que l’homoparentalité, elle développe surtout les difficultés rencontrées face aux regards extérieurs. Alors que Masaki manque de confiance en lui, son rôle de mère lui permet de s’épanouir peu à peu. Par ailleurs, son fils Hikari va se lier d’amitié avec un adolescent beta asocial, leur voisin Yûki. En conflit avec son père, Hiromu affiche deux facettes apportant une touche humoristique. De même, son ami d’enfance Matsuo permet de découvrir le passé du couple. L’auteure met en scène des enfants idéaux, obéissants et compréhensifs, mais tellement mignons. D’ailleurs, elle présente également un entourage bienveillant.

Les traits épurés et simplifiés de la mangaka dégage de la douceur. Les décors sont discrets mais très présents. Par exemple, quand la vignette cadre sur l’enfant, le plancher ou les meubles apparaissent. Ichikawa sensei porte attention à la différence de taille et aux différents point de vue. Justement, les angles de vue varient selon les parents ou les enfants, jouant avec des plongées et contre-plongées. La page est dynamique. En fin de tome, des yonkoma apportent une touche d’humour. Les scènes érotiques sont quasi absentes, et ne sont presque pas développées.

En résumé

Suite à des problèmes avec leur voisinage, la famille Fujiyoshi a emménagé dans une nouvelle maison depuis un mois. Pour l’instant, elle s’entend bien avec leur nouvelle voisine Mme Hirai. En effet, Masaki, omega, est homme au foyer et son époux Hiromu, alpha, est salaryman. Ce dernier, complètement fou de leur fils Hikari (2 ans), est peu motivé pour aller travailler, préférant filmer leurs instants de bonheur avec sa mère. Au bureau, son ami d’enfance et collègue Matsuo Tomohiro essaie de le motiver. Après avoir récupéré ses pilules à l’hôpital, Masaki rejoint son mari au bureau. Mais alors que Hikari est la coqueluche des employés, un nouveau ne peut contenir sa surprise en découvrant que le mari de son patron est omega, ce qui est peu courant. Le petit garçon sentant le malaise de sa mère commence à pleurer. Mais son père arrive à temps pour calmer tout le monde…

En conclusion

Ce tome a obtenu la septième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2017. Malgré l’invraisemblance du caractère idyllique des enfants, j’adhère complètement au concept de l’auteure. Loin des clichés BL et omegaverse, elle critique avec pudeur le système de discrimination et accompagne avec tendresse ses personnages. J’ai beaucoup d’intérêt pour le couple naissant entre Matsuo et Yûki. Mais ils risquent de prendre leur temps!

Like the beast 6 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 6 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770634
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 978479640297 (JP)
Kaiohsha, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Aki en fugue, Tomoharu va-t-il le retrouver?

Yamamoto Kotetsuko sensei présente enfin les parents de Tomoharu. Elle développe parallèlement le caractère particulier du policier et ses changements grâce à l’amour. En effet, sa gentillesse lui conférait en réalité une certaine froideur dans ses contacts. Maintenant, il est plus expressif et affiche donc clairement ses sentiments et sa possessivité. Il craque totalement pour Aki, même pour ses défauts et bourdes. L’auteure introduit un nouveau couple en devenir: les lycéens Hidaka Shintarô et Koyama Yoshimi reprennent un peu le même schéma que le couple principal en confrontant un bon élève à un voyou. Comme à son habitude, Aki joue les cupidons. Dans le chapitre bonus, on découvre quelques secrets sur la vie sexuelle du yakuza.

La mangaka dessine clairement la croissance de Natsuki, qui ressemble un peu à une version de Tomoharu petit. Dans quelques illustrations de début de chapitre, elle s’amuse à habiller Aki en policier, compensant la version yakuza de Tomoharu du tome précédent. Elle utilise beaucoup plus de trames d’ambiance. La mise en page dynamise la lecture. Les scènes érotiques sont courtes et peu nombreuses. Comme Yamamoto sensei se focalise sur l’histoire, elle ne montre presque rien.

En résumé

Fou de joie, Aki reste en admiration devant la bague que lui a offert Tomoharu, même si elle est un peu grande pour la mettre au doigt. Après un câlin matinal, ils prennent tranquillement leur petit déjeuner ensemble, Aki étant heureux de montrer ses progrès en « cuisine ». Le policier découvre alors que son petit ami échange souvent des mails avec Natsuki, provoquant un peu sa jalousie. De retour chez lui, le yakuza réalise soudain qu’il a perdu sa bague. Mais impossible de remettre la main dessus! Quand Natsuki envoie un message pour annoncer sa rupture avec sa petite amie, Aki l’appelle. En fin de compte, il finit par lui confier son désarroi. Lorsque l’adolescent l’invite à séjourner chez les Ueda, le yakuza n’hésite pas une seconde. De son côté, Takihaze remarque la fugue de son jeune maître et en informe Tomoharu…

En conclusion

La relation prend une tournure toujours aussi divertissante et amusante. En revanche, l’arrivée du nouveau couple m’intrigue. Va-t-il apporter une autre approche de l’amour?

Like the beast 5 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 5 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko
ISBN: 9782368770627
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796402965 (JP)
Kaiohsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Tomoharu va devoir se surpasser pour éloigner ses rivaux en amour!

Yamamoto Kotetsuko sensei a maintenant une certaine maîtrise de son scénario, alternant avec équilibre tension et humour. Dans ce tome, elle s’intéresse particulièrement à Tomoharu. Il apparaît en yakuza puis en bon samaritain, cumulant les imprévus. A croire qu’il attire autant les problèmes qu’Aki mais dans un autre genre! D’ailleurs, il y a beaucoup d’actions. Les évènements s’enchaînent donc avec fluidité. Même les ébats sont interrompus par des instants humoristiques. A la demande des lecteurs, l’auteure narre en bonus la conclusion de l’aventure avec Yamase senpai et le costume d’Aki du tome 4.

La mangaka apporte un travail particulier sur les regards et les expressions. Elle maîtrise parfaitement le graphisme de ses personnages. Ils restent donc reconnaissables malgré leurs différents styles. Ainsi, Aki peut être classe et Ueda peut faire peur juste en changeant de tenue ou de regard. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Yamamoto sensei utilise un peu plus de trames; ses pages sont moins blanches mais restent claires. Les scènes érotiques sont censurées, évitant les détails. Dans les illustrations de début de chapitre, les personnages posent.

En résumé

Comme c’est bientôt son anniversaire, Aki propose à Tomoharu de le fêter en amoureux. En rentrant chez lui, il est accueilli par Kanzaki Ryô, un membre de la famille qui vit à Hawaï. Ce dernier, amoureux d’Aki depuis ses 16 ans, est venu lui demander d’honorer sa promesse. En effet, le futur héritier du clan lui avait promis de coucher avec lui si il était plus grand que lui à 20 ans. Cependant, le yakuza refuse malgré le contrat qu’il avait signé mais Ryô le harcèle et le poursuit de ses assiduités. Aki trouve refuge une nuit chez Tomoharu mais souhaite régler le problème seul. Inquiet, Takihaze demande alors au policier d’intervenir en cachette. Quand Aki arrive au kôban débraillé, la chemise et la veste déchirées, Tomoharu décide de prendre les choses en mains. Il se présente le soir même à la maison Gotôda déguisé en yakuza

En conclusion

Aki attire les problèmes, mais Tomoharu se met aussi dans des situations difficiles à vouloir aider tout le monde. Ce couple est vraiment complémentaire et je ne me lasse pas de leurs frasques.

Like the beast 4 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 4 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770610
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796401425 (JP)
Kaiohsha, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Fréquenter Aki n’est pas de tout repos.

Dans ce quatrième tome, Yamamoto Kotetsuko sensei renouvelle son récit et propose deux histoires en extérieur. Entre un voyage en amoureux mouvementé et un omiai pour Tomoharu, elle s’amuse toujours à plonger le couple dans des situations rocambolesques. Ainsi, nos deux héros jouent à la fois les cupidons et les sauveurs tout en développant leur confiance mutuelle. Alors que leurs disputes sont moins violentes, leurs câlins deviennent de plus en plus torrides. L’auteure met en avant l’originalité de Tomoharu, en particulier sa manière de prendre la vie. De même, elle développe un peu plus les personnages secondaires, en particulier Takihaze et Yamase. Dans les pages bonus, elle présente ses choix, détaillant les profils des personnages et ses recherches.

La mangaka simplifie les traits pour renforcer certaines expressions. Ses visages s’arrondissent un peu. Comme le récit se déroule beaucoup en extérieur, elle apporte un soin particulier aux décors. Elle varie également les trames d’ambiance. La mise en page est dynamique. Malgré des scènes d’action assez simples, Yamamoto sensei rend bien les mouvements. Elle ne dessine pas les parties intimes pour censurer les scènes érotiques.

En résumé

Yamase Yasuyuki, le senpai de Ueda, a ramené des gâteaux offerts par un de ses voisins de dortoir parti en voyage avec sa petite amie. En apprenant qu’Aki n’est jamais parti en voyage, Tomoharu lui propose d’y aller en amoureux lors de son prochain congé. Après avoir loué une voiture, ils partent tous deux sur la route au hasard. A une aire d’autoroute, Aki repère les onsen d’Onigawa et propose de s’y rendre. Incité par son petit ami, il choisit une auberge au hasard, en se fiant au nom. Cependant, le ryokan Yoshina est plutôt délabré, tenu par un vieil homme veuf qui élève ses enfants avec sa fille aînée. Ils sont alors accueillis chaleureusement. Tandis que les deux paires de jumeaux sont impressionnés par la dégaine de yakuza d’Aki, Mika sympathise vite avec Tomoharu…

En conclusion

L’histoire ralentit un peu, mais cela nous permet de profiter de quelques moments intimes. Aki a l’air d’attirer les problèmes, pour la plus grande joie des lecteurs. Je ne me lasse donc pas de leurs aventures!

Like the beast 3 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 3 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770603
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877241698 (JP)
Kaiohsha, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

La rencontre avec la mère d’Aki va-t-elle changer l’avenir du couple?

Yamamoto Kotetsuko sensei développe maintenant certaines aventures de sa comédie romantique sur plusieurs chapitres. Dans ce tome, elle présente la famille d’Aki; entre le père Gotôda Akira, la mère Miyabi et les employés, tous fans de l’héritier, elle s’éloigne de l’image habituelle des yakuza cruels. Elle continue à jouer sur le comique de situation en les exagérant. Même si certaines conjonctures se répètent (jalousie du passé amoureux, blessures en protégeant l’être aimé), elle arrive tout de même à attendrir les lecteurs. De même, elle dévoile petit à petit certaines facettes de ses personnages. Par exemple, Tomoharu est très têtu. Et Aki ne sait pas non plus gérer sa jalousie. Comme l’auteure privilégie les liens et le scénario, elle comble le manque de scènes érotiques dans les histoires bonus. Entre disputes et réconciliations, le couple évolue à son rythme, trouvant l’harmonie dans les câlins.

La mangaka alterne les décors et les trames d’ambiance. Ses pages semblent toujours aussi aérées. La mise en page dynamique facilite la lecture. Quelques yonkoma concluent avec humour certains chapitres. Même si Yamamoto sensei essaie d’introduire plus de scènes érotiques, elle évite de montrer les détails des parties intimes en jouant sur les cadrages. Elle s’appuie également sur l’absence de quelques traits pour éviter la censure.

En résumé

Le matin, Tomoharu est réveillé par son sexy petit ami, déjà chaud pour un câlin. Alors qu’il se presse pour se rendre au travail, le policier est interpellé par la mère d’Aki qui le kidnappe après que Shige l’ait assommé. Plus tard dans la matinée, Aki se rend au kôban. Quand Yamase Yasuyuki lui apprend que son collègue ne donne pas de nouvelles, il reçoit alors un appel de sa mère lui annonçant l’enlèvement de son amant. Après avoir promis au senpai de ramener Ueda, il fonce chercher de l’aide chez lui pour aller le sauver. Mais Gotôda Miyabi, également cheffe du clan Kirishima, refuse de laisser partir le policier tant qu’il n’aura pas rejoint les rangs du clan Gotôda.

En conclusion

Ce couple est tellement attachant, à régler les problèmes sur l’oreiller. En effet, Aki est une vraie bête assoiffée de sexe et ce comportement déteint sur son partenaire. J’apprécie vraiment de voir leur douce évolution.

Like the beast 2 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 2 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770597
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248895 (JP)
Kaiohsha, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Les anciennes conquêtes d’Aki sont plus difficiles à accepter que ne le pensait Tomoharu.

Yamamoto Kotetsuko sensei continue à semer quelques embûches sur le chemin de l’amour entre Tomoharu et Aki. Le policier est le narrateur principal. Il découvre la jalousie mais ne sait pas gérer ce nouveau sentiment. En introduisant le petit frère de Ueda, Natsuki (14 ans), l’auteure aborde avec humour les premiers émois de l’adolescence et la différence de vision entre Aki et son amant. Par ailleurs, elle dévoile un peu le passé du policier. Elle s’intéresse aussi aux compromis dans un couple et à la communication. Entre petites attentions et efforts pour faire plaisir, les deux hommes consolident peu à peu leur relation.

La mangaka n’hésite pas à simplifier les traits des fortes expressions comme la surprise extrême, l’envie, la panique. Les personnages ont donc des mimiques adorables. Elle utilise également l’humour graphique, représentant par exemple la raison sous forme d’oiseau retenu de force. La mise en page est dynamique. Les décors se font plus rares, indiquant surtout le lieu de l’action. Les trames d’ambiance renforcent les sentiments et sensations. En revanche, Yamamoto sensei utilise avec parcimonie les trames de coloration et d’ombres. Ainsi, les pages ont une dominance blanche, presque vide. Les illustrations de début de chapitre mettent en scène le couple. Les scènes érotiques évitent de montrer les parties intimes grâce aux choix des angles de vue. Cependant, l’attention est portée sur les expressions du visage. Alors même quand les deux héros s’emballent, leurs ébats semblent tout de même tendres.

En résumé

Tomoharu (24 ans) et Aki (24 ans) filent le parfait amour. Le policier prépare même des petits plats simples pour son petit ami. Mais suite à une remarque de Takihaze, le yakuza décide de parler de son passé amoureux assez sulfureux à son amant et lui montre des photos. Tomoharu n’en tient pas vraiment compte mais réalise qu’Aki est plutôt bisexuel et a commencé jeune. Convié à un dîner avec le père Gotôda, Ueda rencontre par hasard Jôdoji Kei, le cousin d’Aki officiant en tant que conseiller juridique du clan. En découvrant qu’il s’agit du premier homme d’Aki, le policier, ébranlé par un sentiment inconnu, quitte brusquement son hôte, entrainant une dispute avec son amoureux…

En conclusion

Avec une approche toujours aussi légère, l’auteure s’amuse à confronter ce couple étrange aux péripéties du quotidien. Leurs déboires m’amusent et leurs réconciliations font palpiter mon cœur.

Like the beast 1 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 1 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770580
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248628 (JP)
Kaiohsha, 2008 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

L’amour compliqué entre un policier philanthrope et un yakuza, futur héritier du clan Gotôda.

Yamamoto Kotetsuko sensei offre une comédie romantique légère et tendre entre un policier et un yakuza. Elle joue principalement sur le comique de situation, avec des péripéties assez simples: univers des mafieux, quiproquos, tensions. Les personnages ont des caractères assez exagérés. Par exemple, Aki n’a aucun goût vestimentaire, Tomoharu transpire la gentillesse, Takihaze se comporte plus comme un majordome qu’un homme de main. La relation entre le policier et le yakuza avance très vite. De même, les deux hommes communiquent, se chamaillent et deviennent de vraies bêtes accro aux câlins. L’auteure s’amuse donc à déconstruire les oppositions clichées de l’archétype flic et voyou. Ce tome est complété par une ancienne histoire mêlant humour et tension: Tatsurô se débat entre ses sentiments et ses désirs contradictoires envers son demi-frère.

La mangaka utilise des traits épurés, avec des regards expressifs. La carrure plus grande et musclée de Tomoharu ressort bien, sans pour autant être exagérée. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Même si les angles de vue semblent assez sobres, la mise en page reste dynamique et efficace. Yamamoto sensei joue surtout sur les ellipses et les détails. « Goin’ crazy » permet d’observer l’évolution de son trait. En effet, cette histoire plus ancienne possède un graphisme plus rond et simplifié. Par ailleurs, les scènes érotiques sont pudiques. Quelques illustrations en noir et blanc sont insérées par l’éditeur en fin de volume.

En résumé

Like the beast / Les dossiers chauds d’Ueda et Aki: Le yakuza Gotôda Aki débarque à 5h du matin chez le policier de quartier Ueda Tomoharu pour le remercier d’avoir appréhender, la veille, un voleur de sous-vêtements. Il lui annonce alors avoir eu le coup de foudre pour lui. Décontenancé par cette soudaine déclaration, Tomoharu lui propose d’abord de faire connaissance. Depuis, Aki vient presque tous les jours au kôban. Comme ils s’entendent bien, le mafieux invite alors le policier au restaurant, espérant une réponse à sa déclaration. Cependant Ueda lui fait remarquer que sa philanthropie l’a peut-être induit en erreur sur ses intentions. Vexé, Gotôda s’enfuit, immédiatement rattrapé par son ami. Mais ils sont agressé par le voleur de sous-vêtements libéré récemment. Ce dernier fantasme depuis longtemps sur le jeune yakuza. En voyant Aki en danger, Tomoharu réalise qu’il éprouve également des sentiments pour son nouvel ami.
Goin’ crazy: Eguchi Tatsurô travaille dans la production de vidéo X. Depuis le remariage de son père, il a eu le coup de foudre pour son demi-frère Rin. Bien que ses parents approuvent ses sentiments, il a préféré fuir la maison. Mais depuis, Rin vient le voir presque tous les jours. L’aîné refuse pourtant de céder à la tentation.

En conclusion

Ce couple policier*yakuza vraiment adorable me fait craquer. Leurs interactions font forcément sourire. C’est léger, doux et cela déborde d’amour. Un pur bonheur!

Momo & Manji 2 – Sakura Sawa

momo and manji 2 sakura sawa

SAKURA Sawa 紗久楽さわ
ISBN: 9782368776520
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784396784492 (JP)
Shodensha, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Tandis que Manji fuit son passé, Momo tente de préserver leur amour de toutes ses forces.

Après le passé de Momoki révélé dans le tome 1, Sakura Sawa sensei nous dévoile le sombre passé de Manji quand il était pompier. Avec l’introduction du ténébreux Sen, elle présente la rigueur de ce métier, les liens complexes qui se nouent entre ceux qui affrontent la mort et tout le système hiérarchique des pompiers. Par ailleurs, elle s’intéresse aux décors et festivités du nouvel an pendant Edo. La relation entre Momo et Manji évolue peu à peu au fil des rencontres. Le couple partage plus facilement ses sentiments, en s’ouvrant sur leur passé respectif. Alors que l’amour rend plus fort Momoki, Manji se sent plus faible et couard. L’auteure évite de détailler les scènes trop violentes mais transcrit parfaitement la pression. A la fin du tome, elle donne quelques renseignements supplémentaires sur les pompiers et les codes de la sodomie de l’époque.

La mangaka rend bien les musculatures de Sen et Iwai, sans oublier les poils. De même, elle pense toujours à représenter la différence de taille entre Momo et Manji. En plus, Momo a des mimiques adorables dans les scènes humoristiques, les traits étant simplifiés. Par ailleurs, Sakura sensei soigne les motifs des kimonos et des tatouages, réussissant même à rendre sexy les uniformes des pompiers. Elle s’amuse encore à reprendre les positions et les compositions des estampes dans certaines vignettes. Le jeu des clairs-obscurs appuie l’ambiance. En outre, la mise en page dynamique accompagne le rythme de lecture. Les illustrations de début de chapitre sont variées avec des personnages qui posent ou reprenant le style des estampes. Dans les scènes érotiques, les parties intimes sont dessinées par de simple trame ou blanc, mais restent suggestives.

En résumé

L’hiver approchant, Manji a acheté un kotatsu pour le plus grand plaisir du frileux Momoki. Mais alors que l’ancien kagema rêve à une soirée torride, son amant refuse de s’enivrer pour lire un roman. Après avoir bu tout le saké qu’il avait préparé, Momo s’écroule de sommeil. En cherchant le quatrième tome, Manji l’aperçoit posé sur la tête de son partenaire et commence à le taquiner.

En conclusion

L’auteure continue de nous charmer avec ce couple adorable tout en nous faisant découvrir les mœurs d’Edo. Elle progresse dans le traitement de son scénario. Alors que ce tome devait être la conclusion de cette romance, un troisième volume est sorti en 2019. J’ai hâte de le lire!