Like the beast 4 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 4 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770610
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796401425 (JP)
Kaiohsha, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Fréquenter Aki n’est pas de tout repos.

Dans ce quatrième tome, Yamamoto Kotetsuko sensei renouvelle son récit et propose deux histoires en extérieur. Entre un voyage en amoureux mouvementé et un omiai pour Tomoharu, elle s’amuse toujours à plonger le couple dans des situations rocambolesques. Ainsi, nos deux héros jouent à la fois les cupidons et les sauveurs tout en développant leur confiance mutuelle. Alors que leurs disputes sont moins violentes, leurs câlins deviennent de plus en plus torrides. L’auteure met en avant l’originalité de Tomoharu, en particulier sa manière de prendre la vie. De même, elle développe un peu plus les personnages secondaires, en particulier Takihaze et Yamase. Dans les pages bonus, elle présente ses choix, détaillant les profils des personnages et ses recherches.

La mangaka simplifie les traits pour renforcer certaines expressions. Ses visages s’arrondissent un peu. Comme le récit se déroule beaucoup en extérieur, elle apporte un soin particulier aux décors. Elle varie également les trames d’ambiance. La mise en page est dynamique. Malgré des scènes d’action assez simples, Yamamoto sensei rend bien les mouvements. Elle ne dessine pas les parties intimes pour censurer les scènes érotiques.

En résumé

Yamase Yasuyuki, le senpai de Ueda, a ramené des gâteaux offerts par un de ses voisins de dortoir parti en voyage avec sa petite amie. En apprenant qu’Aki n’est jamais parti en voyage, Tomoharu lui propose d’y aller en amoureux lors de son prochain congé. Après avoir loué une voiture, ils partent tous deux sur la route au hasard. A une aire d’autoroute, Aki repère les onsen d’Onigawa et propose de s’y rendre. Incité par son petit ami, il choisit une auberge au hasard, en se fiant au nom. Cependant, le ryokan Yoshina est plutôt délabré, tenu par un vieil homme veuf qui élève ses enfants avec sa fille aînée. Ils sont alors accueillis chaleureusement. Tandis que les deux paires de jumeaux sont impressionnés par la dégaine de yakuza d’Aki, Mika sympathise vite avec Tomoharu…

En conclusion

L’histoire ralentit un peu, mais cela nous permet de profiter de quelques moments intimes. Aki a l’air d’attirer les problèmes, pour la plus grande joie des lecteurs. Je ne me lasse donc pas de leurs aventures!

Like the beast 3 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 3 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770603
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877241698 (JP)
Kaiohsha, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

La rencontre avec la mère d’Aki va-t-elle changer l’avenir du couple?

Yamamoto Kotetsuko sensei développe maintenant certaines aventures de sa comédie romantique sur plusieurs chapitres. Dans ce tome, elle présente la famille d’Aki; entre le père Gotôda Akira, la mère Miyabi et les employés, tous fans de l’héritier, elle s’éloigne de l’image habituelle des yakuza cruels. Elle continue à jouer sur le comique de situation en les exagérant. Même si certaines conjonctures se répètent (jalousie du passé amoureux, blessures en protégeant l’être aimé), elle arrive tout de même à attendrir les lecteurs. De même, elle dévoile petit à petit certaines facettes de ses personnages. Par exemple, Tomoharu est très têtu. Et Aki ne sait pas non plus gérer sa jalousie. Comme l’auteure privilégie les liens et le scénario, elle comble le manque de scènes érotiques dans les histoires bonus. Entre disputes et réconciliations, le couple évolue à son rythme, trouvant l’harmonie dans les câlins.

La mangaka alterne les décors et les trames d’ambiance. Ses pages semblent toujours aussi aérées. La mise en page dynamique facilite la lecture. Quelques yonkoma concluent avec humour certains chapitres. Même si Yamamoto sensei essaie d’introduire plus de scènes érotiques, elle évite de montrer les détails des parties intimes en jouant sur les cadrages. Elle s’appuie également sur l’absence de quelques traits pour éviter la censure.

En résumé

Le matin, Tomoharu est réveillé par son sexy petit ami, déjà chaud pour un câlin. Alors qu’il se presse pour se rendre au travail, le policier est interpellé par la mère d’Aki qui le kidnappe après que Shige l’ait assommé. Plus tard dans la matinée, Aki se rend au kôban. Quand Yamase Yasuyuki lui apprend que son collègue ne donne pas de nouvelles, il reçoit alors un appel de sa mère lui annonçant l’enlèvement de son amant. Après avoir promis au senpai de ramener Ueda, il fonce chercher de l’aide chez lui pour aller le sauver. Mais Gotôda Miyabi, également cheffe du clan Kirishima, refuse de laisser partir le policier tant qu’il n’aura pas rejoint les rangs du clan Gotôda.

En conclusion

Ce couple est tellement attachant, à régler les problèmes sur l’oreiller. En effet, Aki est une vraie bête assoiffée de sexe et ce comportement déteint sur son partenaire. J’apprécie vraiment de voir leur douce évolution.

Like the beast 2 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 2 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770597
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248895 (JP)
Kaiohsha, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Les anciennes conquêtes d’Aki sont plus difficiles à accepter que ne le pensait Tomoharu.

Yamamoto Kotetsuko sensei continue à semer quelques embûches sur le chemin de l’amour entre Tomoharu et Aki. Le policier est le narrateur principal. Il découvre la jalousie mais ne sait pas gérer ce nouveau sentiment. En introduisant le petit frère de Ueda, Natsuki (14 ans), l’auteure aborde avec humour les premiers émois de l’adolescence et la différence de vision entre Aki et son amant. Par ailleurs, elle dévoile un peu le passé du policier. Elle s’intéresse aussi aux compromis dans un couple et à la communication. Entre petites attentions et efforts pour faire plaisir, les deux hommes consolident peu à peu leur relation.

La mangaka n’hésite pas à simplifier les traits des fortes expressions comme la surprise extrême, l’envie, la panique. Les personnages ont donc des mimiques adorables. Elle utilise également l’humour graphique, représentant par exemple la raison sous forme d’oiseau retenu de force. La mise en page est dynamique. Les décors se font plus rares, indiquant surtout le lieu de l’action. Les trames d’ambiance renforcent les sentiments et sensations. En revanche, Yamamoto sensei utilise avec parcimonie les trames de coloration et d’ombres. Ainsi, les pages ont une dominance blanche, presque vide. Les illustrations de début de chapitre mettent en scène le couple. Les scènes érotiques évitent de montrer les parties intimes grâce aux choix des angles de vue. Cependant, l’attention est portée sur les expressions du visage. Alors même quand les deux héros s’emballent, leurs ébats semblent tout de même tendres.

En résumé

Tomoharu (24 ans) et Aki (24 ans) filent le parfait amour. Le policier prépare même des petits plats simples pour son petit ami. Mais suite à une remarque de Takihaze, le yakuza décide de parler de son passé amoureux assez sulfureux à son amant et lui montre des photos. Tomoharu n’en tient pas vraiment compte mais réalise qu’Aki est plutôt bisexuel et a commencé jeune. Convié à un dîner avec le père Gotôda, Ueda rencontre par hasard Jôdoji Kei, le cousin d’Aki officiant en tant que conseiller juridique du clan. En découvrant qu’il s’agit du premier homme d’Aki, le policier, ébranlé par un sentiment inconnu, quitte brusquement son hôte, entrainant une dispute avec son amoureux…

En conclusion

Avec une approche toujours aussi légère, l’auteure s’amuse à confronter ce couple étrange aux péripéties du quotidien. Leurs déboires m’amusent et leurs réconciliations font palpiter mon cœur.

Like the beast 1 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 1 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770580
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248628 (JP)
Kaiohsha, 2008 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

L’amour compliqué entre un policier philanthrope et un yakuza, futur héritier du clan Gotôda.

Yamamoto Kotetsuko sensei offre une comédie romantique légère et tendre entre un policier et un yakuza. Elle joue principalement sur le comique de situation, avec des péripéties assez simples: univers des mafieux, quiproquos, tensions. Les personnages ont des caractères assez exagérés. Par exemple, Aki n’a aucun goût vestimentaire, Tomoharu transpire la gentillesse, Takihaze se comporte plus comme un majordome qu’un homme de main. La relation entre le policier et le yakuza avance très vite. De même, les deux hommes communiquent, se chamaillent et deviennent de vraies bêtes accro aux câlins. L’auteure s’amuse donc à déconstruire les oppositions clichées de l’archétype flic et voyou. Ce tome est complété par une ancienne histoire mêlant humour et tension: Tatsurô se débat entre ses sentiments et ses désirs contradictoires envers son demi-frère.

La mangaka utilise des traits épurés, avec des regards expressifs. La carrure plus grande et musclée de Tomoharu ressort bien, sans pour autant être exagérée. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Même si les angles de vue semblent assez sobres, la mise en page reste dynamique et efficace. Yamamoto sensei joue surtout sur les ellipses et les détails. « Goin’ crazy » permet d’observer l’évolution de son trait. En effet, cette histoire plus ancienne possède un graphisme plus rond et simplifié. Par ailleurs, les scènes érotiques sont pudiques. Quelques illustrations en noir et blanc sont insérées par l’éditeur en fin de volume.

En résumé

Like the beast / Les dossiers chauds d’Ueda et Aki: Le yakuza Gotôda Aki débarque à 5h du matin chez le policier de quartier Ueda Tomoharu pour le remercier d’avoir appréhender, la veille, un voleur de sous-vêtements. Il lui annonce alors avoir eu le coup de foudre pour lui. Décontenancé par cette soudaine déclaration, Tomoharu lui propose d’abord de faire connaissance. Depuis, Aki vient presque tous les jours au kôban. Comme ils s’entendent bien, le mafieux invite alors le policier au restaurant, espérant une réponse à sa déclaration. Cependant Ueda lui fait remarquer que sa philanthropie l’a peut-être induit en erreur sur ses intentions. Vexé, Gotôda s’enfuit, immédiatement rattrapé par son ami. Mais ils sont agressé par le voleur de sous-vêtements libéré récemment. Ce dernier fantasme depuis longtemps sur le jeune yakuza. En voyant Aki en danger, Tomoharu réalise qu’il éprouve également des sentiments pour son nouvel ami.
Goin’ crazy: Eguchi Tatsurô travaille dans la production de vidéo X. Depuis le remariage de son père, il a eu le coup de foudre pour son demi-frère Rin. Bien que ses parents approuvent ses sentiments, il a préféré fuir la maison. Mais depuis, Rin vient le voir presque tous les jours. L’aîné refuse pourtant de céder à la tentation.

En conclusion

Ce couple policier*yakuza vraiment adorable me fait craquer. Leurs interactions font forcément sourire. C’est léger, doux et cela déborde d’amour. Un pur bonheur!

Momo & Manji 2 – Sakura Sawa

momo and manji 2 sakura sawa

SAKURA Sawa 紗久楽さわ
ISBN: 9782368776520
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784396784492 (JP)
Shodensha, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Tandis que Manji fuit son passé, Momo tente de préserver leur amour de toutes ses forces.

Après le passé de Momoki révélé dans le tome 1, Sakura Sawa sensei nous dévoile le sombre passé de Manji quand il était pompier. Avec l’introduction du ténébreux Sen, elle présente la rigueur de ce métier, les liens complexes qui se nouent entre ceux qui affrontent la mort et tout le système hiérarchique des pompiers. Par ailleurs, elle s’intéresse aux décors et festivités du nouvel an pendant Edo. La relation entre Momo et Manji évolue peu à peu au fil des rencontres. Le couple partage plus facilement ses sentiments, en s’ouvrant sur leur passé respectif. Alors que l’amour rend plus fort Momoki, Manji se sent plus faible et couard. L’auteure évite de détailler les scènes trop violentes mais transcrit parfaitement la pression. A la fin du tome, elle donne quelques renseignements supplémentaires sur les pompiers et les codes de la sodomie de l’époque.

La mangaka rend bien les musculatures de Sen et Iwai, sans oublier les poils. De même, elle pense toujours à représenter la différence de taille entre Momo et Manji. En plus, Momo a des mimiques adorables dans les scènes humoristiques, les traits étant simplifiés. Par ailleurs, Sakura sensei soigne les motifs des kimonos et des tatouages, réussissant même à rendre sexy les uniformes des pompiers. Elle s’amuse encore à reprendre les positions et les compositions des estampes dans certaines vignettes. Le jeu des clairs-obscurs appuie l’ambiance. En outre, la mise en page dynamique accompagne le rythme de lecture. Les illustrations de début de chapitre sont variées avec des personnages qui posent ou reprenant le style des estampes. Dans les scènes érotiques, les parties intimes sont dessinées par de simple trame ou blanc, mais restent suggestives.

En résumé

L’hiver approchant, Manji a acheté un kotatsu pour le plus grand plaisir du frileux Momoki. Mais alors que l’ancien kagema rêve à une soirée torride, son amant refuse de s’enivrer pour lire un roman. Après avoir bu tout le saké qu’il avait préparé, Momo s’écroule de sommeil. En cherchant le quatrième tome, Manji l’aperçoit posé sur la tête de son partenaire et commence à le taquiner.

En conclusion

L’auteure continue de nous charmer avec ce couple adorable tout en nous faisant découvrir les mœurs d’Edo. Elle progresse dans le traitement de son scénario. Alors que ce tome devait être la conclusion de cette romance, un troisième volume est sorti en 2019. J’ai hâte de le lire!

Momo & Manji 1 – Sakura Sawa

momo and manji 1 sakura sawa

SAKURA Sawa 紗久楽さわ
ISBN: 9782368776339
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784396784072 (JP)
Shodensha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

La tendre, romantique et érotique histoire d’amour de Momo et Manji, à la fin de l’ère Edo.

Sakura Sawa sensei nous invite à suivre des tranches de vie de Momoki et Manji à Edo, chaque chapitre représentant un moment de leur vie. Elle s’est énormément documenté pour restituer un ton très réaliste à son récit. Ainsi, elle aborde en détails la vie que menaient les kagema, de leur initiation à leur retraite. Elle exprime avec justesse les sentiments contradictoires et les souffrances de cette initiation, qui se pratique très jeune, d’autant plus que le responsable est Samuru, le frère aîné de Momo. Par ailleurs, les dialogues des personnages secondaires apportent un témoignage sur les changements de l’époque, quelques explications sur les différentes activités ou techniques de cette période. De même, l’auteure partage en fin de tome quelques précisions qu’elle n’a pu détailler au fil du récit. En outre, en plus des notes de l’auteure, la traductrice offre également un excellent travail, complétant certaines explications.

La mangaka utilise des traits fins. Les visages de ces personnages reprennent les traits de ceux des estampes mais sont plus fins, sauf Momoki qui a encore un visage poupin. La couverture et l’illustration en couleurs rappellent la composition des shunga. Même les illustrations de début de chapitre jouent sur le style des estampes ou des images érotiques. Les trames servent principalement aux ombres et colorations. Certains fonds sont travaillés au pinceau. Quelques vignettes s’inspirent aussi de l’ukiyo-e. Les décors sont très présents, avec une touche réaliste. La mise en page est dynamique, avec des ellipses. Le cadre épais colle parfaitement au récit. Sakura sensei met en avant l’esthétique de certaines cases, avec un ton poétique général. Elle varie les angles de vue, portant attention sur les gestes et les regards. Ainsi, dans les scènes érotiques, elle ne dessine pas les parties intimes.

En résumé

Deuxième moitié de l’ère Bunsei (1818-1830). L’ancien kagema Momoki file le parfait amour avec le flûtiste Manji, qui l’a recueilli un jour de pluie. Inspiré par une estampe, Manji s’amuse à séduire son amant en mimant la scène. Mais Omomo aperçoit la fumée d’un incendie et coupe court à tout câlin, désirant se préparer à l’évacuation.

En conclusion

Ce tome a obtenu la première place du meilleur nouveau venu au Chill Chill BL award 2018. Le scénario a quelques faiblesses au début, mais le lecteur est vite happé par cette romance historique. D’ailleurs, les explications permettent réellement d’en apprendre beaucoup sur cette période. En outre, le travail graphique est réellement magnifique. En revanche, certaines scènes de l’initiation pourront choquer.

Shinjuku lucky hole 2 – Kumota Haruko

shinjuku lucky hole 2 kumota haruko

KUMOTA Haruko 雲田はるこ
ISBN: 9782368776919
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784396784638 (JP)
Shodensha, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Un nouveau clan de yakuza étend son influence à Shinjuku. Que va devenir la société Lucky hole?

Six ans après le premier tome, Kumota Haruko sensei reprend le cours de son récit. Elle s’intéresse au devenir de la société Lucky hole prise dans une lutte de clans de yakuza. A chaque chapitre, elle présente l’histoire d’un des personnages tout en suivant à la fois un fil conducteur en rapport avec la crise d’influence de la mafia. D’ailleurs les derniers chapitres comportent plus d’actions. Les personnages continuent d’évoluer: Saiki (28 ans) et Lenny (26 ans) s’ouvrent à d’autres activités, Sakuma et Hiyama partagent plus facilement leurs sentiments même s’ils se font beaucoup de cachoteries, Ryû (24 ans) garde son côté enfantin même s’il a mûri. Sur fond d’espionnage, l’auteure mélange à la fois suspense, tension, romance et scènes sexy. Elle donne quelques indices au compte-gouttes.

La mangaka utilise des traits fins et des déformations qui rendent les expressions facilement éloquentes. Elle travaille avec soin les visages vieillissants et les regards, renforcés par des gros plans. Une fiche personnages en début de tome permet de se remémorer les différents intervenants. La mise en page est discrètement dynamique. Il y a peu de décors, seulement quelques trames d’ambiance. Kumota sensei n’abuse pas des trames d’ombres et de couleurs, aérant ainsi ses pages. Les illustrations de début de chapitre reprennent encore les héros du récit. Il n’y a pas de réelle censure des scènes érotiques mais les cadrages et les angles de vue cachent les détails des parties trop intimes.

En résumé

Après un baiser torride, Hiyama Kumi (38 ans) était partant pour passer une chaude nuit avec Sakuma (46 ans). Mais son amant le plante et préfère rentrer chez lui. Frustré, l’ancien acteur commence alors à se soulager seul sur le canapé quand le nouvel assistant, Chan, apporte le matériel pour le tournage de demain. Embauché depuis une semaine, ce dernier s’avère être en réalité un jeune mafieux qui fait du chantage, cherchant à prendre sous sa coupe la société Lucky hole. Kumi lui donne rendez-vous le lendemain soir, espérant régler l’affaire sans y mêler Sakuma. Mais au moment fatidique, son amant arrive légèrement éméché, réclamant un gros câlin…

En conclusion

Au Chill Chill BL award 2019, les lecteurs ont beaucoup cité ce tome dans les meilleures séries palpitantes, hors classement. Entre tournages chauds, trahisons, lutte de clans mafieux, cette suite mieux équilibrée est toujours aussi prenante. Quel bonheur de retrouver les membres de la société Lucky hole! Mon cœur palpite à chacune de leurs péripéties. Alors n’hésitez pas à vous jeter sur ce tome.

Shinjuku lucky hole 1 – Kumota Haruko

shinjuku lucky hole 1 kumota haruko

KUMOTA Haruko 雲田はるこ
ISBN: 9782368775141
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784396783211 (JP)
Shodensha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

L’univers du porno gay abordé de manière décomplexée où l’amour a une place particulière.

Kumota Haruko sensei présente, par tranche de vie, le quotidien de la société de production de films pornographiques gay Lucky hole. Chaque chapitre permet ainsi de découvrir un des membres de la société. Ses personnages ont une psychologie assez complexe. Kumi, qui était suicidaire, entretient un lien assez particulier avec l’ancien yakuza Sakuma, presque au bord de la dépendance affective. Les deux otaku, le monteur Saika et l’acteur Lenny, quant à eux, développent une romance contrariée apportant un peu de tendresse dans ce tome. Tous font clairement la distinction entre sentiments et sexe. D’ailleurs, l’auteure apporte une certaine sensibilité au traitement de ses protagonistes, les rendant tous attachants.

La mangaka a son propre style facilement reconnaissable, avec des traits épurés, simplifiés et expressifs. D’ailleurs, elle n’hésite pas à déformer les visages, rappelant le style graphique des manga comiques. Ses personnages prennent alors des mimiques amusantes, même pendant leurs ébats. Quelques poils et quelques rides apparaissent également. Kumota sensei utilise beaucoup les aplats, même pour ses trames représentant les ombres ou les couleurs. En outre, ses décors sont assez présents. La mise en page est plutôt dynamique. Les illustration de début de chapitre mettent en avant le héros du récit. Les scènes érotiques évitent de montrer les détails des parties intimes en jouant sur les angles de vue, les cadrages ou en occultant les traits, ne laissant qu’une ombre tramée.

En résumé

Ancien acteur porno, Hiyama Kumi codirige maintenant la société Lucky hole, spécialisée dans les films pornographiques gay. Son collègue, un ancien yakuza qui s’occupe de rabattre des acteurs potentiels, lui a envoyé un jeune salaryman un peu désespéré et sans emploi. Comme Katagiri semble pur et innocent, Kumi lui passe une de ses vidéos pour le rassurer. Rapidement excités, ils finissent donc par coucher ensemble…

En conclusion

J’adore le style graphique de l’auteure et la manière de narrer ses histoires. Même si elle ne développe pas aussi bien l’univers du cinéma pornographique comparé à Jita sensei dans Incitant porno, elle dessine avec justesse les sentiments de ses personnages. En plus, il y a un couple reverse. Ce titre a obtenu la sixième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2012. Mais j’aimerais tant que sa série phare My lovely like a cat soit un jour traduite en français.

Et demain, ce sera quoi! 1 – Yamamoto Kotetsuko

et demain ce sera quoi 1 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368775318
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784813031116 (JP)
Taiyohtosho, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommantation: beaucoup

Kirara est amoureux de son ami d’enfance Ken, mais ce dernier éprouve du dégoût envers les homosexuels…

Dans ce premier tome, Yamamoto Kotetsuko sensei pose d’abord le contexte de sa comédie romantique. L’histoire avance assez vite jusqu’au lycée. Le côté un peu idiot de Kirara l’entraîne dans des situations amusantes, parfois exagérées. De même, quelques personnages secondaires comme le poulet King et le délinquant Omaeda ajoutent des instants encore plus comiques. Ainsi, tout en abordant avec humour les premiers émois, l’auteure s’intéresse aux dégâts de l’homosexualité non assumée, à l’homophobie, aux relations familiales conflictuelles, au paraître chez les jeunes et à la surprotection maternelle. Elle développe des personnages à la personnalité assez complexes. Par exemple, Ken semble plus gentil qu’il ne s’en donne l’air. Miyagawa Tarô s’efface auprès des deux fils de son amant, Masakazu, connaissant leurs sentiments. La relation entre Kirara et ses voisins évolue doucement.

La mangaka utilise des traits plutôt épurés. Elle dessine les cils supérieurs avec plusieurs traits, leur donnant une épaisseur caractéristique à son style. Le travail sur le regard est très soigné. En revanche, les visages ronds dégagent une certaine douceur. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. De même, l’utilisation des trames est équilibrée. La mise en page est dynamique. Même si les bagarres ne s’éternisent pas, les angles de vue rendent bien les actions. Un yonkoma complète un chapitre en donnant une anecdote amusante.

En résumé

A 9 ans, Mayuzumi Kirara a gagné un concours de beauté. En effet, depuis sa naissance et bien qu’il soit un garçon, sa mère adore l’habiller de vêtements très mignons. Mais le garçonnet rêve d’être un garçon viril. Après avoir découpé toutes ses fanfreluches, il sort en slip pour aller à l’école et percute leur nouveau voisin: Tosayamada Masakazu élève seul ses deux fils Kyôichi et Ken. En admiration devant ces bagarreurs surnommés « les chiens enragés », Kirara se met alors à les suivre. Au collège, le frêle Kirara impressionne ses comparses en tenant tête à Ken et sympathise vite avec Yamaguchi Susumu. Des élèves de troisième voulant faire la peau à Kyôichi, l’abordent mais finissent par le menacer devant son air efféminé mais rebelle. Ken arrive à temps pour le sauver mais Kirara remarque que son cœur s’emballe…

En conclusion

Classé 26ème meilleur manga au Chill Chill BL award 2017, cette adorable comédie romantique entre un idiot et un faux voyou nous prend par les sentiments. Yamamoto sensei arrive à donner de la légèreté à ses récits, à nous toucher et nous faire rire sur une situation un peu complexe. Je n’ai qu’une seule envie: voir si Kirara pourra être heureux en amour!

A boring man – Yamamoto Kotetsuko

a boring man yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368771396
Boy’s love IDP, 2014
ISBN: 9784877244897 (JP)
Kaiohsha, 2007 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Trois tendres romances avec des uke blessés et de jeunes seme compréhensifs.

Yamamoto Kotetsuko sensei offre un recueil de trois romances touchantes avec des uke blessés. Elle développe suffisamment la psychologie de ses personnages malgré le format court. Comme les seme sont attentifs à l’être aimé, les relations se font tout en douceur. Les personnages sont donc attachants. Le premier récit donne son titre au manga. L’auteure se focalise principalement sur l’évolution de la relation entre les deux collègues, l’un deux ayant perdu confiance en lui suite à la remarque d’un ex. Elle donne un aperçu de l’avenir du couple dans l’histoire bonus. « Sweet room » joue sur l’esprit de contradiction du héros pour apporter une touche humoristique. Le dernier récit occupe la moitié du tome. Cette romance met principalement en œuvre le pouvoir de l’amour pour surmonter un traumatisme. La douceur et la patience du seme sont bien rendues.

Les traits épurés de la mangaka donnent une certaine douceur à son graphisme. De plus, ils sont très expressifs. Les visages sont plutôt ronds, avec de grands yeux. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. De même, Yamamoto sensei utilise les trames avec parcimonie, ne chargeant pas ses pages. Les angles de vue variés dynamisent la mise en page. Les scènes érotiques sont pudiques et portent attention aux sensations des personnages. Cela leur confère donc une agréable tendresse.

En résumé

A boring man/ A troubled man: Hashimoto (26 ans) s’est fait plaqué par son petit ami qui le trouvait trop ennuyeux et banal. Il noie alors son chagrin dans l’alcool. En se rendant dans la salle de bain commune de la résidence, il croise son voisin de chambre et collègue Karasuma (23 ans). Devant la beauté et l’intelligence du jeune salaryman prometteur, il se sent encore plus minable. Alors que Karasuma le rejoint dans la salle de bain, Hashimoto s’endort dans la grande baignoire. Heureusement, son jeune collègue le sauve de la noyade. Mais quand son senpai reprend ses esprits, il lui fait alors une déclaration d’amour.
Sweet room: Kotobuki Kazumi (2e année) cherche un nouveau colocataire. Bien qu’il soit mignon physiquement, son côté économe à l’extrême le rend presque tyrannique. Intéressé par l’annonce, Fujiya Ryôsuke (1e année) demande alors à visiter l’appartement le soir même et décide de faire une semaine d’essai. Mais Kazumi a le coup de foudre pour son nouveau résidant. Redoutant que ce dernier découvre ses sentiments, il décide de se montrer encore plus exigeant pour le faire partir…
Serre fort ma main / Toujours main dans la main: Chaque matin, Kitanaka Atsushi (20 ans) est réveillé par le même cauchemar. Alors qu’il travaillait sur le continent dans une entreprise, il est revenu au bout de deux ans aider ses parents dans leur restaurant. Croisant son ami d’enfance, Kinjô Satoru (16 ans), il lui propose de faire le trajet à vélo ensemble. Mais depuis son retour, le lycéen se montre assez froid avec lui. Le soir, Atsushi lui demande alors des explications. Satoru avoue être tombé amoureux. Les deux amis commencent donc à sortir ensemble. Cependant, lors de leur premier baiser, assaillis par de douloureux souvenirs, Atsushi le repousse, tremblant.

En conclusion

Malgré le format court, l’auteure arrive à me toucher avec ces couples tellement attendrissants. Ces romances vous feront passer un agréable moment.