Kachô fûgetsu – beauties of nature 5 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu beauties of nature 5 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375062852
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784403665196 (JP)
Shinshokan, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Je vous en supplie… Rien qu’une fois… Est-ce que vous voudriez bien m’embrasser? »

Shimizu Yuki sensei s’intéresse aux circonstances de la mort de Katsuya, le frère de Yômei. Elle délaisse un petit peu la romance, intégrant beaucoup d’actions. Elle montre le côté sombre de l’univers des yakuzas à travers le comportement de Niwa, qui n’hésite pas à impliquer Itokawa Kazuto dans son chantage. De même, Kiriya semble chercher une reconnaissance à travers la violence. Par ailleurs, les flash-back sèment quelques indices. En revanche, la perversité de Hitomi Masataka, qui s’exprime de plus en plus ouvertement, vient détendre un peu l’atmosphère. D’ailleurs, l’auteure aborde sans détailler les liens amicaux entre le médecin, le yakuza et l’avocat Zaizen. Elle développe l’évolution des liens entre les protagonistes. Ainsi, Yômei et Hizuru se rapprochent. De même, Ito exprime plus naturellement ses désirs, acceptant le côté pervers de son petit ami. Par contre, Zaizen et Kiriya semble entretenir une relation complexe.

La mangaka a un trait épuré anguleux mais fin. Elle détaille les petits gestes, portant surtout attention aux humeurs et sentiments des personnages. Par ailleurs, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Shimizu sensei censure à peine les scènes érotiques. Toutefois, elle détaille peu les parties intimes.

En résumé

Tsujimoto Yômei ayant deviné que les tags sur la maison de Tôko était une diversion fomentée par Kiriya, demande des comptes. Ce dernier finit donc par lui révéler le nom de l’assassin de son frère. De son côté, Niwa ordonne à Sano Hizuru d’éliminer le tueur, un membre du clan, avant son maître. Mais quand le jeune homme se rend au bureau principal, il y croise Yômei, hagard. Après avoir été ensemble au restaurant, ils retournent ensemble à l’hôtel. Prêt à donner sa vie pour son maître, Hizuru lui demande alors deux faveurs: quitter le clan et un baiser d’adieu.

En conclusion

Ce tome obtient la dix-neuvième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2017. Sano Hizuru est classé vingt-quatrième meilleur uke. Shimizu sensei termine son récit sur un suspense intenable. Comme à son habitude, elle développe les psychologies de ses personnages avec finesse. D’ailleurs, j’adore leur évolution. Beaucoup de tensions dans ce volume, mais quel plaisir!

Kachô fûgetsu – beauties of nature 4 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu beauties of nature 4 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375062722
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784403664748 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Daiki, je suis venu ce soir pour que tu tiennes ta promesse. »

Shimizu Yuki sensei termine l’arc de Sawato et Daiki puis commence celui sur Hizuru. Elle maintient le suspense sur l’amnésie de Daiki en disséminant des indices au fil des pages. Le retour au présent se fait tout en douceur, en basculant la narration sur le potier. Ainsi le lecteur comprend d’un seul coup comment le couple reconstruit sa relation, la différence de caractère de Kanze ainsi que le gouffre qui s’était installé entre les deux hommes. Kuroi affiche une profonde blessure mais est conscient de son impuissance. Comparé au tome précédent, le ton général devient donc un peu plus dramatique. L’auteure décortique ensuite les sentiments de Hizuru, avec son amour devenu souffrance. Elle met également en avant la distinction que fait Yômei entre Tôko, Umi et Hizuru. L’amitié entre Ito et le jeune yakuza s’approfondit petit à petit. De même, on remarque que Hitomi ne contrôle pas totalement son bien-aimé.

La mangaka a un trait fin épuré et anguleux, avec une note rétro mais qui dégage beaucoup de charme. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, plutôt rares dans ce tome. Elle dessine particulièrement des regards expressifs. Par exemple, on devine immédiatement la peur de Sawato ainsi que la souffrance de Hizuru. Les décors soignés et présents ajoutent une touche réaliste. En plus, les trames sont variées. De même, la mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Shimizu sensei censure à peine les parties intimes, mais elle joue sur la lumière pour cacher les détails. Il y a parfois une fine bandelette blanche. Par ailleurs, elle s’attarde sur les sensations des personnages en choisissant des angles de vue originaux. Le lecteur comprend alors clairement que Sawato passe un moment désagréable pour sa première fois.

En résumé

Après avoir donné la belle assiette promise à Kuroi Sawato, Kanze Daiki est emporté dans un glissement de terrain. Aidé de ses amis, Sabbat arrive à le sauver. Mais le potier, ayant subi un choc à la tête, reste dans le coma pendant trois jours. A son réveil, Sawato fond en larmes, rassuré, puis l’embrasse. Gêné, le chef du village fuit alors et laisse la place à Airi qui souhaite faire le point avec son frère pour le travail. En effet, le four a malheureusement disparu. Mais Daiki semble avoir oublié son engagement pour l’exposition. Comme il avait promis une nuit d’amour à Sawato après lui avoir déclaré ses sentiments, le chef du village décide de retrouver le potier le soir de son retour chez lui…

En conclusion

Les évènements s’enchainent, provoquant des vagues d’émotions différentes à la lecture. Comme à son habitude, l’auteure prend son temps pour développer son histoire et ses personnages (souvent torturés) et dépeint avec précision leurs sentiments. Elle ne cache pas la violence de Daiki envers Sawato qui a retiré son premier consentement et la présente comme telle. D’ailleurs cette scène pourra choquer les personnes sensibles. J’ai tellement hâte de découvrir la suite de l’histoire de Yômei!

Kachô fûgetsu – beauties of nature 3 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu 3 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375062616
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784403664328 (JP)
Shinshokan, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Princesse, je te ferai la plus belle des assiettes. »

Shimizu Yuki sensei consacre ce tome à la romance entre Sawato et Daiki. Elle donne quelques indices sur le passé du potier, permettant de mieux comprendre son comportement trop entreprenant. Comme dans le tome précédent, elle continue à développer les raisons du complexe de Kuroi envers sa grand-mère, et fait un parallèle avec Kanze qui subit une forte attente artistique comparé à son grand-père devenu trésor national vivant. Malgré les doutes et les chamailleries, les sentiments se développent peu à peu entre les deux hommes. Par ailleurs, l’auteure met en avant les projets de développement touristique pour revigorer un village de montagne grâce aux produits biologiques et l’artisanat local. Avec Sagara Mikihisa, elle aborde également la difficulté d’être homosexuel à la campagne. En effet, l’ancien batteur du groupe qui va ouvrir un salon de beauté dans le village, étant fils aîné, préfère cacher son homosexualité.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Même si au premier abord, les visages semblent tous ovales, leur physionomie varie dans les petits détails comme la largeur du menton ou la forme des yeux. L’utilisation des trames est équilibrée. Toutefois, les trames d’ambiance restent discrètes. De même, les décors apparaissent dès que le cadrage s’élargit. La mise en page dynamique rythme la lecture. Shimizu sensei ne censure presque pas les scènes érotiques. Cependant, elle joue sur les trames et les blancs pour occulter les détails des parties intimes. Elle présente succinctement les personnages au début de ce tome.

En résumé

Pour préserver le monopole de la source chaude, Kuroi Sawato préfère embrasser Kanze Daiki au lieu de la partager. Alors qu’il hésite sur la position à prendre, le potier lui vole un baiser. Et quand le responsable de la restauration du village l’embrasse enfin de lui-même, il s’emballe mais est très vite remis à sa place. Malgré les protestations du chef du village, il ne peut s’empêcher de prendre soin de lui. Le lendemain, en allant faire leur déposition au commissariat, Sabbat croise Shiroyama Hiroki, un conseiller de la mairie qui était étudiant au pair chez sa grand-mère. Leur complicité ne plaît guère à Daiki. Et il est encore plus frustré quand Sawato lui demande de s’arrêter à un magasin de donuts pour son petit-frère Enma…

En conclusion

L’auteure arrive à nous sensibiliser sur des problématiques, tout en laissant le lecteur s’interroger par lui-même. De même, malgré le côté harceleur de Daiki, elle l’oppose à Sawato qui a beaucoup de caractère et qui ne se laisse pas facilement faire. On pourrait presque s’amuser à comptabiliser le nombre de coups que le potier reçoit. Cette dynamique entre les personnages rend le couple attachant. Par ailleurs, j’aime beaucoup la sœur de Daiki, Umegae Airi. Ce tome se termine sur un suspense insoutenable.

Kachô fûgetsu – beauties of nature 2 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu 2 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375062395
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784403664830 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Je me reflète dans tes yeux. Mais c’est comme si tu ne me voyais pas. »

Shimizu Yuki sensei continue de présenter ses personnages ainsi que leur passé. Elle introduit Tsujimoto Yômei et Sano Hizuru, des yakuzas qui se sont mis au vert. Elle dévoile un peu leur passé très glauque et met en avant leur relation étrange de maître et chien. En effet, Yômei a reçu une éducation particulière et possède donc une vision tronquée des relations humaines. Hizuru, quant à lui, nourrit un amour à sens unique et semble très dépendant du clan. L’auteure présente la vie quotidienne du village, entre entraide et partage de savoir-faire avec les anciens. Elle s’intéresse un peu plus à la rencontre entre Sawato et Daiki. Elle donne une image peu reluisante de Kanze avant son accident. Par ailleurs, Sawato manquait de confiance, supportant mal la comparaison avec sa grand-mère qui était cheffe du village. En revanche, la relation entre Itokawa et Hitomi se concrétise doucement mais sûrement.

Le trait épuré, fin et anguleux de la mangaka permet de varier la forme des visages et des yeux, rendant les personnages facilement reconnaissables. L’équilibre des trames donne du volume au dessin. En plus, les trames d’ambiance se font discrètes. Par ailleurs, les décors soignés sont plutôt présents. La mise en page dynamique rythme parfaitement la lecture. Shimizu sensei censure à peine les scènes érotiques, jouant sur les cadrages et les trames. Elle évite ainsi de montrer trop de détails. Les profils des personnages en fin de tome permettent de se familiariser un peu plus rapidement avec ces derniers. La couverture, magnifique, fait suite à celle du premier tome. D’ailleurs, les caractères japonais dorés et les teintes légères rehaussent la douceur de l’image en lui donnant une touche classique.

En résumé

La veille de la saison des pluies, Kanze Daiki demande à Itokawa Kazuto de l’aider à rentrer ses poteries dans l’atelier avant une grosse averse. Mais le nouveau ne s’attarde pas, gêné, lorsqu’il découvre que le potier est déjà au courant de sa relation avec Masataka Hitomi. Sur le chemin du retour, il croise Sano Hizuru, un de ses clients, au stand de légumes vide. Apeuré par une chenille dans son sac de choux, il panique mais Hizuru tombe dans une rizière en le rattrapant. Le soir, Ito demande des explications à son petit ami avant de fondre sous ses caresses. Malgré la pluie, Daiki va réclamer son baiser quotidien auprès de Kuroi Sawato, se demandant pourquoi il préfère son ancienne personnalité…

En conclusion

Attention, malgré la douceur des couvertures, le passé des personnages est plutôt sombre, surtout celui de Yômei et Hizuru. Certains passages peuvent être difficiles pour certains lecteurs. Mais comme à son habitude, l’auteure arrive à nous charmer avec ses protagonistes attachants, leur force, leurs caractères et l’évolution de leurs sentiments. Maintenant que le contexte est posé, il ne reste plus qu’à découvrir leur histoire. J’adore beaucoup la patience de Daiki envers Ito pour l’initier.

Kachô fûgetsu – beauties of nature 1 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu 1 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375062012
Taifu comics, 2020
ISBN: 9784403663819 (JP)
Shishokan, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« A partir de maintenant, je vais vivre seul. Je ne veux plus aller vers les gens. Je ne veux plus espérer. »

Dans ce tome d’introduction, Shimizu Yuki sensei présente les personnages principaux de son récit. Elle met en avant trois romances différentes. Comme à son habitude, elle révèle peu à peu le background de ses personnages, souvent dur, dramatique ou traumatisant. Ces derniers ont des caractères ou des comportements parfois extrêmes. Par exemple, Kuroi Sawato et ses amis Sagara Sôsuke (alias Gara) et Yaya Fujio, continuent à faire vivre leur groupe de rock indé Black velvet kiss en encourageant les travailleurs agricoles locaux, tout en s’occupant de la restauration du village. Pour l’instant, chacun d’eux a ses propres raisons de vivre à la campagne. L’auteure joue donc beaucoup sur le comique de situation. Elle aborde légèrement les liens entre les personnages. Elle met d’abord en avant le couple formé par Itokawa qui assume mal son homosexualité avec Hitomi, un gay manipulateur et pervers puis celui de Daiki et Satowa.

La mangaka a un trait fin et épuré, facilement reconnaissable avec ses visages ovales et ses lèvres pulpeuses. Elle travaille également beaucoup les mèches de cheveux. Elle n’hésite pas à simplifier ses lignes dans les passages humoristiques. Les décors sont détaillés, les trames utilisées avec parcimonie. Des mosaïques recouvrent les insectes vus par Ito mais les petits asticots ont un côté mignon. La mise en page très dynamique rythme la lecture. Les illustrations en début de chapitre présentent les personnages en train de poser. Shimizu sensei censure ses scènes érotiques par des points blancs sur certaines parties intimes, détaillant avant tout les sentiments des personnages. Ainsi, elle permet au lecteur de deviner certains liens entre eux.

En résumé

Suite au remariage de sa mère et un coming-out involontaire traumatisant, Itokawa Kazuto s’installe à la campagne dans la maison de son grand-père décédé. Malgré sa phobie des insectes, il entame le ménage. Mais quand il prend sa douche, pleins d’asticots lui tombent dessus. Choqué et effrayé, il fuit dehors, nu, et croise son voisin, Hitomi Masataka. Le nouveau médecin qui emménage également, lui apporte son aide. Reprenant ses esprits, Ito rencontre alors Kanze Daiki qui aurait dû préparer la maison mais qui s’est trompé sur sa date d’arrivée. Ce dernier en informe Kuroi Satowa, alias Sabbat, responsable de la restauration et nouvel employeur d’Ito. Pour se faire pardonner, il propose ensuite à Ito de dîner avec lui et Hitomi. Mais le médecin en profite pour embrasser son jeune voisin après l’avoir enivré…

En conclusion

Difficile de se faire une idée franche sur ce premier tome. Au Japon, il était sorti simultanément avec le second tome qui continue à présenter le contexte. Comme j’adore l’auteure et que j’ai pu lire la série en japonais, je suis déjà conquise car je sais qu’elle prend toujours son temps pour installer ses histoires qui s’avèrent poignantes. Alors ne vous découragez pas, cela deviendra vite prenant et passionnant!