Kachô fûgetsu – beauties of nature 10 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu 10 shimizu yuki

SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375064085
Taifu comics, 2024
ISBN: 9784403668296 (JP)
Shinshokan, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Hitomi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour te rendre heureux. Je te le jure! »

Shimizu Yuki sensei offre une petite pause sexy dans son récit en s’attardant sur l’intimité de Zaizen et Kiriya puis d’Itokawa et Hitomi. Elle s’intéresse à la communication au sein du couple, s’amusant à inverser les rapports de force durant les préliminaires. Ainsi, elle dévoile de nouvelles facettes de l’avocat, qui parle crûment. En effet, Masumi compte rattraper le temps perdu et est prêt à tout pour entretenir la passion. De même, Kazuto se montre plus franc sur ses sensations et prend des initiatives. Il arrive à gérer la jalousie et l’emprise de son petit ami. Prenant de l’assurance, il hésite moins à dévoiler son homosexualité. D’ailleurs, l’auteure aborde la question du coming out dans une amitié en construction, interrogeant sur la confiance. Avec la sœur de Masataka, Takako, elle dévoile un peu le passé du médecin ainsi que l’origine de sa relation dégradée avec sa famille.

La mangaka a un trait léché légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par exemple, Ito se transforme parfois en wanko. Les corps sont tous finement musclés. Les trames équilibrées ont une dominante claire. Par contre, les trames d’ambiance, plutôt graphiques, alternent avec les décors soignés. La mise en page est très dynamique. Shimizu sensei ne censure pas les scènes érotiques et offre même des coupes intérieures. Parfois, elle ne détaille pas les parties intimes. Dans les illustrations en début de chapitre, elle fait poser les personnages dans un moment câlin. Comme dans le tome précédent, une fiche présente succinctement les protagonistes au début du volume.

En résumé

Depuis qu’ils se sont avoués leurs sentiments, Kiriya Shun et Zaizen Masumi profitent pleinement de leur amour. Décidé à tenir sa promesse d’aller dans un onsen, le patron du clan Hiraoka propose alors d’annoncer d’abord à Hitomi Masataka qu’ils sortent ensemble. Le médecin d’une humeur massacrante car son petit ami Itokawa Kazuto est de sortie avec Hizuru, les accueille froidement. Toutefois, il change immédiatement en découvrant les luxueux ingrédients apportés par Kiriya. Capricieux, il exige pourtant que son ami yakuza aille chercher du poivre pendant qu’il prépare un festin avec Zaizen. Ayant deviné l’objet de leur visite, Hitomi confirme son amitié inébranlable mais rappelle qu’il prendra toujours le parti de Zaizen.

En conclusion

Shimizu Yuki sensei offre une parenthèse tendre et sexy dans son récit, concluant l’histoire de Zaizen et Kiriya ainsi que celle d’Ito et Hitomi. Elle alterne avec brio humour, tension et tendresse. Son graphisme sensuel est un bonheur pour les yeux. Nous avons rattrapé les sorties japonaises et la patience va devenir une vraie torture. Une lecture passionnante, qui aborde des sujets d’actualités avec des personnages séduisants et attachants.

Kachô fûgetsu – beauties of nature 9 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu beauties of nature 9 shimizu yuki

SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375063781
Taifu comics, 2023
ISBN: 9784403667640 (JP)
Shinshokan, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Kiriya est mon client. Quoi qu’il puisse faire, je serai toujours de son côté. »

Shimizu Yuki sensei conclut la relation ambiguë entre Zaizen et Kiriya. Elle alterne la narration entre ses deux héros. Elle s’intéresse à la différence de distance entre amis et amants, la confiance qui résiste malgré le doute. L’avocat transmet d’abord indirectement ses sentiments, provoquant le yakuza. D’ailleurs, il n’hésite pas à le recadrer dès que ce dernier a un écart de comportement. Ainsi, une relation consensuelle se développe enfin entre les deux hommes, plus honnêtes avec leurs sentiments. En introduisant Ôtsuka Kazufumi, l’auteure crée un suspense intense. Elle sème des indices permettant ainsi au lecteur de faire ses propres conjectures. Comme dans le tome précédent, elle dévoile encore l’influence des yakuzas sur la vie de Shun. Malgré un sentiment de culpabilité persistant, Kiriya laisse exploser ses émotions face au danger, créant beaucoup de tension.

La mangaka a un trait anguleux légèrement épuré. Elle s’attarde sur les détails et décompose les mouvements. Les trames équilibrées utilisent des teintes à dominante claire. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page est très dynamique, avec des transitions claires entre les évènements. Shimizu sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle offre même quelques coupes intérieures. Elle présente succinctement les personnages en début de tome. Les illustrations en début de chapitre sont en lien avec le récit ou montrent les protagonistes en train de poser. En fin de chapitre, une vignette est reprise.

En résumé

Découvrant qu’Amagi Makoto est l’ex-petite amie de Zaizen Masumi, Kiriya Shun entraîne son ami dans les toilettes de l’hôpital et l’embrasse langoureusement. Il n’arrive plus à contenir son désir et commence à le couvrir de caresses pressantes. Mais le message de la fin de l’heure des visites retentit et le coupe dans son élan. L’avocat lui rappelle alors la peine qu’il pourrait encourir pour ces actes indécents…

En conclusion

Shimizu Yuki sensei offre un tome empli d’action, de suspense et de passion. Ainsi, elle semble mener les lecteurs par le bout du nez, enchainant les révélations et les rebondissements. La maîtrise de sa mise en page est d’ailleurs un pur plaisir, ne laissant pas le temps de souffler et créant souvent l’effet de surprise. Une magnifique série, un des couples les plus attachants! N’hésitez pas à découvrir ce récit mettant en valeur différents sentiments amoureux.

Kachô fûgetsu – beauties of nature 8 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu 8 shimizu yuki

SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375063682
Taifu comics, 2023
ISBN: 9784403666957 (JP)
Shinshokan, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Tu es réapparu dans ma vie aussi brusquement que tu en avais disparu, sans un mot, sans prévenir. »

Shimizu Yuki sensei continue d’explorer l’amitié entre Zaizen, Hitomi Masataka et Kiriya, fragilisée par la culpabilité, l’impuissance et le manque de communication. Elle dévoile les différents quiproquos et les rencontres qui vont entrainer la prise de distance entre le futur yakuza et ses amis. Ainsi, à la suite du tome précédent, elle montre l’influence des mafieux sur les jeunes adolescents paumés et rebelles. En effet, la vision « familiale » du clan Hiraoka par Katsuya intrigue Shun, bien qu’il ait conscience du danger. La narration alterne entre les personnages, permettant de comprendre leurs réflexions intérieures. Malgré des parcours différents, une amitié sincère perdure entre les trois amis. L’auteure joue sur les sentiments tus entre Kiriya et Masumi pour créer une tension constante dans le couple. En introduisant Amagi Makoto, elle relance les approches maladroites des deux hommes qui peinent à se déclarer.

La mangaka a un trait anguleux légèrement épuré, jouant sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les décors situent principalement l’action. Par ailleurs, les trames sont équilibrées mais leur dominante très claire renforce les contrastes avec le noir. Cela donne une impression de planche presque blanche. De même, les trames d’ambiance, bien que graphiques (bulles, scintillement, pois), restent pourtant discrètes. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Shimizu sensei ne censure pas les scènes érotiques. Par contre, elle comble le manque de scènes avec une histoire bonus avec Sano Hizuru. Dans les illustrations en début de tome, elle fait poser les personnages.

En résumé

Durant l’été, Zaizen Masumi travaille au bureau d’avocats Hoshikawa. En apprenant que Kiriya Shun travaille dans le teppanyaki dont les pancakes rencontrent du succès actuellement, l’avocat envoie son jeune employé en chercher. Au restaurant, Kiriya est surpris de découvrir que la cliente du tatoueur Shigemi est une hôtesse du bar juste en face. Elle lui explique alors que son petit ami, Akio, est persuadé de faire fortune grâce à son tatouage. Mais quand ce dernier l’appelle, elle sort du restaurant sans payer. Shun la suit et rencontre alors Zaizen. Ruiné à cause de mauvais placement et ayant volé le clan de yakuzas pour lequel il travaille, Akio agresse sa petite amie, la tenant responsable. Kiriya vient à son secours mais son ami s’interpose, recevant un violent coup à la tête…

En conclusion

Ce tome obtient la douzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2020. Zaizen Masumi se classe douzième meilleur uke. Par contre, Kiriya Shun n’entre pas dans le classement mais les lecteurs le citent parmi les meilleurs seme individualistes, appréciant sa maladresse en amour. En effet, Shimizu Yuki sensei nous amuse avec les frasques de ce couple qui n’arrive pas à sortir d’un amour à sens unique alors que leurs sentiments sont partagés. D’ailleurs, elle dépeint avec finesse tous les obstacles qui se dressent entre eux. Ainsi, elle équilibre avec virtuosité romance, tension, drame et humour. En plus, son graphisme expressif permet d’immédiatement anticiper les émotions des personnages. Une série que j’adore et recommande.

Kachô fûgetsu – beauties of nature 7 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu beauties of nature 7 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375063279
Taifu comics, 2022
ISBN: 9784403666407 (JP)
Shinshokan, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Un champ de fleurs inoubliable, flottant sur le dos de Zaizen… »

Shimizu Yuki sensei dévoile la relation particulière entre Kiriya, Zaizen et Hitomi. Elle s’intéresse aux relations entre des garçons adolescents, analysant leurs émois mais également l’évolution de leurs sentiments confrontés à divers évènements tragiques. Ainsi, Kiriya ne partage jamais sa souffrance mais trouve du réconfort auprès de Zaizen. Il s’interroge sur ses sentiments sans pour autant réussir à déterminer leur nature exacte. La narration alterne entre l’avocat et le yakuza. L’auteure dresse également le portrait sombre de certains adultes, dénonçant la pédophilie ou le rejet d’un enfant hors mariage, quelque soit leur milieu social. Elle met en avant la charge ressentie par ces adolescents isolés qui se démènent pour survivre.

La mangaka a un trait fin et légèrement épuré et anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont équilibrées malgré une palette restreinte. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page très dynamique propose également des angles de vue variés. Shimizu sensei ne censure pas les scènes érotiques. D’ailleurs, elle compense leur rareté grâce à l’histoire bonus avec Yômei et Hizuru, permettant de découvrir ce qu’ils deviennent depuis le tome précédent.

En résumé

Pour se faire pardonner de les avoir mêlés aux affaires du clan Hiraoka, Kiriya Shun invite Zaizen Masumi et Masataka Hitomi dans un grand restaurant. Même si l’avocat réprimande le yakuza, le médecin s’inquiète que son ami finisse toujours par céder aux caprices du chef de clan. Alors que Hitomi s’empresse de rejoindre son hôtel espérant accueillir Itokawa Kazuto qui est à un dîner familial, Kiriya retient Zaizen. Il a réservé une chambre d’hôtel mais l’avocat étant débordé par le travail, n’accepte que de rester à ses côtés jusqu’à ce qu’il s’endorme. Quelques jours plus tard, le yakuza est convié par l’avocat Hoshikawa Kyôichirô, hospitalisé dans l’hôpital de Ranko. Ce dernier lui demande alors de ménager son collaborateur en évitant des interventions futiles…

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2019. Malgré leur brève apparition, Sano Hizuru se classe treizième meilleur uke tandis que Tsujimoto Yômei est cité parmi les meilleurs seme super darling. Tout en découvrant le passé de Kiriya et Hitomi, Shimizu sensei plonge les lecteurs dans un flot d’émotions et de révélations. Impossible de ne pas craquer pour Zaizen!

Ze – kami no hon – Shimizu Yuki

ze kami no hon shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351808986
Taifu comics, 2015
ISBN:‎ 9784403663475 (JP)
Shinshokan, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

L’amour débordant entre maîtres kotodama et kamis.

Shimizu Yuki sensei offre un recueil d’histoires regroupant les bonus dessinés spécialement pour les fans, pour les séances de dédicaces ou d’autres évènements spéciaux comme les drama CD. Elle allie à la fois la comédie et l’érotisme. Elle dévoile encore quelques facettes des caractères de ses personnages, leurs sentiments. Ce tome se divise en trois parties. Même si tous les couples sont représentés, « Intérieur » s’intéresse surtout à Shôi et Asari tandis que « Extérieur » met en scène Genma, Himi, Ryûsei et Moriya. L’auteure maîtrise parfaitement le format court et présente donc des petites tranches de vie et des anecdotes amusantes ou coquines, ou la suite de certains chapitres. Par exemple, elle montre les aventures de Magane qui se déroulent après le dernier tome. Elle s’amuse aussi sur certains thèmes comme le cosplay, des interviews, le réveillon de Noël. L’histoire bonus finale présente le quotidien pendant une semaine de Moriya et Ryûsei.

Le recueil regroupant des travaux s’étalant de 2005 à 2012, on remarque immédiatement l’évolution du trait de la mangaka. Elle maîtrise parfaitement le format court, développant des gags sur une page ou en yonkoma. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. D’ailleurs, l’utilisation des trames est équilibrée. La mise en page est dynamique. Shimizu sensei offre beaucoup plus de scènes érotiques. Par ailleurs, elle censure à peine les parties intimes par de fines bandelettes blanches ou en jouant sur les cadrages.

En résumé

Après leur première nuit d’amour au love hotel, Raizô reste pantois devant le sourire de Kon endormi. Quand son kami se réveille, ils décident alors de prendre leur bain ensemble. En effet, Kon se montre de plus en plus audacieux. Et Raizô a du mal à contenir sa gêne et son excitation. Toutefois, quand son partenaire s’évanouit dans le bain parce qu’ils y ont passé trop de temps à se faire des câlins, il lui promet de prendre encore plus soin de lui…

En conclusion

Ce recueil obtient la douzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2012. C’est un pur bonheur car les couples étant déjà formés, leurs rapports débordent d’amour et de sentiments. Je suis d’ailleurs très heureuse de découvrir encore plus d’histoires sur mon couple fétiche Moriya et Ryûsei. Quelle satisfaction de pouvoir lire tous les bonus distribués dans les différentes librairies ou évènements spéciaux! Une conclusion aux autres tomes indispensables pour avoir sa dose de romance.

Ze 11 – Shimizu Yuki

ze 11 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351806746
Taifu comics, 2012
ISBN:‎ 9784403663178 (JP)
Shinshokan, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Etait-ce de l’amour? De la passion? De la pitié? Ou bien tout simplement de l’attachement?

Shimizu Yuki sensei plonge les lecteurs dans l’histoire dramatique de la formation du clan Mitô. Elle dévoile d’abord le passé de Hozumi et Takamitsu, ainsi que la transformation du clan qui s’agrandit. Elle s’intéresse particulièrement aux sentiments de Waki. En effet, ce dernier n’arrive pas à cerner les nuances entre amour, passion, attirance et attachement. En réalité, sa relation avec Magane et Rikiichi prend la forme d’un polyamour. Prisonnier de son passé, il va enfin réussir à avancer en acceptant ses sentiments, poussé par son entourage. Après beaucoup d’actions intenses, l’auteure reboucle avec subtilité sur la fin du premier chapitre du tome précédent. Elle conclut sa série en mettant ainsi en valeur l’amour qui naît à partir de différents liens. Elle offre donc un happy end rempli d’émotions.

La mangaka maîtrise les pleins et déliés qui renforcent l’impact de son trait épuré. Elle équilibre les trames, utilisant des tons plus sombres dans les passages dramatiques. Par ailleurs, les décors alternent avec les trames d’ambiance. La mise en page dynamique utilise pleinement les grandes vignettes pour les scènes d’action. Shimizu sensei ne dessine presque pas de scènes érotiques pour ne pas briser l’ambiance générale dramatique du récit. Toutefois, certaines cases explicites apportent en fin de compte une petite touche humoristique, comme si le lecteur surprenait les protagonistes dans leur intimité.

En résumé

Uta a trouvé un homme gravement blessé sur les rives de la rivière. Entendant son appel, Magane fonce en sa direction, suivi par Waki. A la demande de la maîtresse kotodama, le kami embrasse le blessé pour le soigner, après lui avoir retiré un couteau planté dans le ventre. Devant cette scène, Waki a du mal à cacher sa colère. Il réalise alors son attachement envers Magane, tolérant de le partager uniquement avec Rikiichi. De retour à la maison avec Endô Hozumi, le petit groupe découvre un autre homme blessé, les ongles arrachés. Yukino et Shirahase ont trouvé Takamitsu au pied de la cascade. Devant les supplications de ce dernier pour rester dans cet havre de paix avec son frère, Rikiichi accepte de les accueillir. En effet, Yukino, habituellement discrète, s’est totalement attachée à Takamitsu. Mais les Mitô ne pensaient pas que ces deux frères allaient chambouler leur paradis…

En conclusion

Ce tome a obtenu la quatorzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2011. M’étant attachée aux personnages, je n’ai donc pu retenir mes larmes en lisant les dernières pages. J’aime beaucoup le travail de l’auteure qui analyse les différents liens qui se créent et se transforment en amour.

Ze 10 – Shimizu Yuki

ze 10 shimizy yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351806395
Taifu comics, 2010
ISBN: 9784403662959 (JP)
Shinshokan, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« La solitude et le renoncement… J’étais à la dérive, puis j’ai fini par m’échouer quelque part… »

Shimizu Yuki sensei attaque l’arc final de son récit en plongeant le lecteur dans le passé de Waki. Elle se focalise particulièrement sur sa rencontre avec Rikiichi, qui va l’inciter à devenir marionnettiste, et sur la naissance des premiers kamis. Elle introduit plein de nouveaux personnages, en particulier Uta la sœur du maître kotodama ainsi que le troisième kami Magane. D’ailleurs, le côté loup de ce dernier ajoute une touche mignonne et humoristique. La narration se base principalement sur Waki. Ce dernier va développer une certaine complicité avec Rikiichi, étant sur la même longueur d’ondes. La personnalité flamboyante du maître kotodama, qui peut se montrer aussi accueillant qu’impitoyable, va adoucir le désabusé Waki. L’auteure révèle ainsi tous les secrets autour du marionnettiste, son passé très sombre, sa longévité hors norme, son manque de confiance en l’humain, son sentiment de solitude qui persiste même entouré de ceux qu’il aime.

La mangaka maîtrise sont trait épuré et anguleux. Toutefois, la structure de ses visages s’uniformise et l’on distingue maintenant les personnages grâce à la forme de leurs sourcils et leur coiffure. Les trames sont équilibrées. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Comparé au tome précédent, Shimizu sensei censure les parties intimes par des points blancs dans les scènes érotiques. Toutefois, pour compenser le manque de scènes dans le récit principal, elle offre en bonus la suite du chapitre 1 avec Genma et Himi en mode amour fou.

En résumé

Yoshiwara Waki a du mal à admettre qu’Asari ait pu conserver ses souvenirs et sa personnalité. Il passe donc sa mauvaise humeur sur les autres kamis, convoquant même Himi pour d’abord l’interroger puis lui reprocher son incapacité à faire de même. Mais Yashiro Genma le défend ardemment face à ses remarques acerbes. Le marionnettiste essaie même de s’en prendre à Raizô. Toutefois l’éblouissant larbin garde sa bonne humeur et son innocence, calmant légèrement son hôte. Waki se souvient alors de sa rencontre avec Rikiichi, à la chevelure flamboyante…

En conclusion

Shimizu sensei offre un tome plein de révélations, interrogeant toujours sur les liens entre les gens. Plus j’en apprend sur Waki, plus je le trouve détestable. Pourtant, j’aimerais qu’il trouve enfin le bonheur. Ce tome prend un ton plus sérieux mais c’est un plaisir de découvrir l’origine des kamis.

Ze 9 – Shimizu Yuki

ze 9 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351806005
Taifu comics, 2012
ISBN: 9784403662713 (JP)
Shishokan, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Ne disparais pas. Vis et protège… »

Shimizu Yuki sensei développe l’arc sur Asari et Shôi. Elle présente leur passé par tranches de vie jusqu’à reboucler sur la fin du tome précédent. Elle décortique l’évolution de leur relation, d’abord conflictuelle pour se transformer en un amour profond et réciproque. En fin de compte, les deux héros ont plusieurs points communs comme leur sentiment d’être prisonnier et le rejet de leur condition. La narration se base principalement sur le point de vue d’Asari. L’auteure interroge sur la vie et la mort à travers le kami dont le pouvoir s’affaiblit. Elle questionne également sur l’utilisation des kamis, particulièrement quand les sentiments n’existent pas. Ainsi, le premier rapport entre les deux héros est clairement défini en viol. Par ailleurs, le lien qui se crée entre Shôi et Asari traverse les différents crises que subit le couple en se renforçant.

Le trait anguleux et épuré de la mangaka semble plus marqué avec les pleins et les déliés. Elle soigne les décors assez présents. De même, quelques trames d’ambiance appuient les émotions fortes. La mise en page est dynamique. Shimizu sensei ne censure pas les scènes érotiques, mais évite de détailler celles sans consentement. Elle introduit toujours son tome par des fiches personnages.

En résumé

Asari, le plus vieux des kamis, a fini par redevenir une page blanche. Mitô Shôi demande alors à Waki de le faire revenir, persuadé qu’un miracle peut se produire. En effet, il a cru entendre son kami souhaiter rester auprès de lui avant de disparaître. Mais Waki, las, refuse de s’exécuter, provoquant l’ire du chef de clan. Waki se souvient alors que lors de son premier travail, Asari avait refusé de rejoindre Shôi qui l’appelait parce qu’il le détestait. L’adolescent a endossé les blessures, ne voulant pas blesser ce kami qu’il n’avait jamais vu malgré les recommandations de Waki. Désespéré de sa condition, il souhaitait mourir pour se libérer, ne supportant pas la folie de la famille Mitô. En l’entendant appeler au secours, Asari finit par apparaître devant lui et l’embrasse.

En conclusion

Ce tome obtient la première place du meilleur manga au Chill chill BL award 2010. Asari est classé troisième meilleur uke. Ce volume est une ode à l’amour qui s’installe lentement mais tendrement. L’image des deux frères qui coopèrent a un impact fort et émouvant. La série a toujours droit à une adaptation en drama CD. La surprise finale rend insoutenable l’attente du prochain tome.

Ze 8 – Shimizu Yuki

ze 8 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351805732
Taifu comics, 2012
ISBN: 9784403662522 (JP)
Shishokan, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Le jour est venu pour Kotoha de quitter sa cage. »

Shimizu Yuki sensei conclut l’arc concernant Kotoha sur son adolescence et son intronisation à la tête de la famille Mitô. Elle s’intéresse au changement de la relation entre le jeune maître kotodama et son kami. En effet, Konoe accepte peu à peu ses sentiments et passe donc de père à amant, forcé par les conjonctures. Suite à un traumatisme, Kotoha va encore évoluer et prendre des décisions lourdes de conséquence. Après un ton sérieux et dramatique, l’auteure détend l’atmosphère avec un chapitre tendre et humoristique sur Shichikawa Raizô et Kon, mettant en avant l’esprit de famille. Elle plonge ensuite les lecteurs dans un suspense insoutenable en commençant l’histoire de Mitô Shôi et Asari. Ainsi, elle approfondit la personnalité de ses personnages au fil des chapitres. Waki s’avère être un manipulateur et les jumeaux Mitô Tsukito et Seiji adorent taquiner Kotoha. Par ailleurs, les rapports non consentis ont toujours une explication.

La mangaka maîtrise son trait épuré, anguleux et léché. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées, avec une dominance sombre pour les moments dramatiques. Quelques trames d’ambiance illustrent également les émotions. Par ailleurs, la mise en page dynamique utilise les chevauchements de vignettes, les ellipses, l’absence de cadre et les angles de vue variés. Shimizu sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle ne les développe pas dans les rapports non consentis. Comme dans le tome précédent, elle présente les personnages en début de tome.

En résumé

Suite au décès de Takamitsu, Yoshiwara Waki convoque Konoe et Mitô Shôi pour les prévenir qu’une cérémonie de présentation du nouveau chef de clan se prépare. Depuis que Konoe a rejeté la déclaration d’amour de Kotoha, ce dernier se montre plus sage. Grâce à la cérémonie, le maître kotodama pourra enfin sortir de sa cage. Mais comme les anciens se montrent sceptiques face à l’adolescent timoré, Waki demande au nouveau chef de clan de faire une démonstration. Toutefois, n’ayant jamais utilisé sciemment son pouvoir, Kotoha reçoit un énorme choc en découvrant ensuite le corps de son kami déchiqueté.

En conclusion

Ce tome a obtenu la quatrième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2009. Le drama CD se classe en troisième place. Asari est classé troisième meilleur uke. L’auteure va au fond des sentiments de ses personnages. Au verso, l’éditeur signale la présence des scènes sensibles. En effet, certaines scènes pourront choquer la sensibilité des lecteurs. Pourtant, Shimizu sensei présente les relations immorales comme telles et préfère mettre en avant les sentiments et le consentement. Elle insiste particulièrement sur les efforts de Konoe pour protéger le lien presque paternel qu’il a noué avec Kotoha pour lui permettre de grandir.

Ze 7 – Shimizu Yuki

ze 7 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351805510
Taifu comics, 2011
ISBN: 9784403662270 (JP)
Shinshokan, 2008 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Le maître kotodama le plus puissant du clan Mitô finit toujours placé à sa tête. »

Shimizu Yuki sensei s’intéresse maintenant à l’enfance de Kotoha. Elle met encore en avant la noirceur de la famille Mitô, pour laquelle le pouvoir prime sur tout. De même, elle révèle la spécificité des deux kamis Asari et Konoe, expliquant leur esprit d’indépendance envers Waki et leur maître kotodama. Traité comme un animal sauvage, Kotoha se retrouve isolé malgré son jeune âge. En s’occupant de lui, Konoe développe un amour paternel et découvre les sentiments contradictoires ressentis quand un enfant grandit. Il se transforme presque en père gâteux et surprotecteur. L’auteure met en avant la différence d’âge entre le maître kotodama et son kami ainsi que l’évolution de leurs sentiments. Dès qu’un comportement indécent se produit, elle fait toujours intervenir un personnage pour rappeler la morale. En fin de tome se trouvent les résultats d’un classement de popularité des couples, des seme et des uke.

Comparé au tome précédent, la mangaka adoucit son trait anguleux et épuré. Elle ne surcharge pas ses pages, malgré des décors soignés. De même, les trames sont équilibrées. Les trames d’ambiance sont également discrètes. La mise en page dynamique joue sur les variations des angles de vue et le découpage des scènes importantes. Par exemple, quand Kotoha va pleurer, son visage se déforme case par case. Shimizu sensei ne censure pas les scènes érotiques. Comme elle développe la jeunesse de Kotoha, elle compense le manque de passages érotiques avec l’histoire bonus sur Shôi et Asari. En début de tome, elle donne des fiches personnages permettant de se resituer dans le récit.

En résumé

A sa naissance, le pouvoir de Mitô Kotoha était tellement puissant que ses cris de nourrisson ont détruit la maison. Comme sa mère Yukino mourut en couches, sa kami Shirahaze s’est occupée du petit. Quand elle redevint page blanche, Kotoha avait quatre ans. Waki confia donc l’enfant à Konoe, libéré de ses obligations par son maître kotodama malade, Rekiichi. Le kami trouve alors le garçon enfermé dans une pièce spartiate, complètement isolé. Étrangement, il ne parle pas. Konoe tente alors de le faire parler mais même apeuré, Kotoha ne crie pas. Quand le kami fait semblant de mourir, l’enfant finit par pleurer. Mais une corde autour de son cou se ressert immédiatement pour l’étrangler…

En conclusion

Selon votre sensibilité, certains passages peuvent choquer. Même si l’auteure pense toujours à recadrer les problèmes, l’humour qui s’en dégage peuvent déranger. Pour ma part, j’aime beaucoup ce récit qui permet de mieux comprendre la personnalité de Kotoha. Avec tous les couples différents, impossible de ne pas en trouver un qui vous plaît!

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