Ze 10 – Shimizu Yuki

ze 10 shimizy yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782351806395
Taifu comics, 2010
ISBN: 9784403662959 (JP)
Shinshokan, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« La solitude et le renoncement… J’étais à la dérive, puis j’ai fini par m’échouer quelque part… »

Shimizu Yuki sensei attaque l’arc final de son récit en plongeant le lecteur dans le passé de Waki. Elle se focalise particulièrement sur sa rencontre avec Rikiichi, qui va l’inciter à devenir marionnettiste, et sur la naissance des premiers kamis. Elle introduit plein de nouveaux personnages, en particulier Uta la sœur du maître kotodama ainsi que le troisième kami Magane. D’ailleurs, le côté loup de ce dernier ajoute une touche mignonne et humoristique. La narration se base principalement sur Waki. Ce dernier va développer une certaine complicité avec Rikiichi, étant sur la même longueur d’ondes. La personnalité flamboyante du maître kotodama, qui peut se montrer aussi accueillant qu’impitoyable, va adoucir le désabusé Waki. L’auteure révèle ainsi tous les secrets autour du marionnettiste, son passé très sombre, sa longévité hors norme, son manque de confiance en l’humain, son sentiment de solitude qui persiste même entouré de ceux qu’il aime.

La mangaka maîtrise sont trait épuré et anguleux. Toutefois, la structure de ses visages s’uniformise et l’on distingue maintenant les personnages grâce à la forme de leurs sourcils et leur coiffure. Les trames sont équilibrées. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Comparé au tome précédent, Shimizu sensei censure les parties intimes par des points blancs dans les scènes érotiques. Toutefois, pour compenser le manque de scènes dans le récit principal, elle offre en bonus la suite du chapitre 1 avec Genma et Himi en mode amour fou.

En résumé

Yoshiwara Waki a du mal à admettre qu’Asari ait pu conserver ses souvenirs et sa personnalité. Il passe donc sa mauvaise humeur sur les autres kamis, convoquant même Himi pour d’abord l’interroger puis lui reprocher son incapacité à faire de même. Mais Yashiro Genma le défend ardemment face à ses remarques acerbes. Le marionnettiste essaie même de s’en prendre à Raizô. Toutefois l’éblouissant larbin garde sa bonne humeur et son innocence, calmant légèrement son hôte. Waki se souvient alors de sa rencontre avec Rikiichi, à la chevelure flamboyante…

En conclusion

Shimizu sensei offre un tome plein de révélations, interrogeant toujours sur les liens entre les gens. Plus j’en apprend sur Waki, plus je le trouve détestable. Pourtant, j’aimerais qu’il trouve enfin le bonheur. Ce tome prend un ton plus sérieux mais c’est un plaisir de découvrir l’origine des kamis.

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