Hitorijime my hero 12 – Arii Memeco

hitorijime my hero 12 arii memeco

ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382761588
Hana, 2023
ISBN: 9784758023238 (JP)
Ichijinsha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

« On doit changer tout ce qui nous concerne, petit à petit, et ce qu’on ne peut pas changer, on l’abandonne. »

Arii Memeco sensei s’attarde un peu plus sur Setagawa qui se retrouve confronté à quelques difficultés. Elle aborde les questions de choix d’avenir contraints à cause de problème d’argent, les différentes solutions possibles, les difficultés à gérer petits boulots, mère dépensière et petit boulot. Le lycéen têtu et fier essaie encore de résoudre ses problèmes par lui-même, refusant toute aide de son entourage et de ses professeurs, la considérant comme de la pitié ou de la charité. Il évolue pourtant, exprimant sa curiosité et sa jalousie. L’auteure décortique l’origine des tensions dans un couple, avec le manque de communication et de confrontation. Elle s’intéresse également à la question du divorce. Elle introduit encore de nouveaux personnages. Comme dans le tome précédent, les histoires bonus apportent des anecdotes amusantes.

La mangaka a un trait épuré plutôt anguleux qu’elle simplifie ou déforme dans les passages humoristiques. Elle utilise les trames avec parcimonie. Par contre, ses trames d’ambiance sont très graphiques. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page rythme la lecture. Arii sensei limite les scènes érotiques aux préliminaires. Elle ne les détaille pas, cadrant souvent les bustes. Dans les illustrations en début de tome, elle montre le quotidien des personnages. En début de tome, il y a les fiches personnages, pratiques. Sous la couverture se trouve l’habituel cosplay mais une surprise attend les lecteurs à la deuxième page.

En résumé

Hasekura Asaya et Ôshiba Kensuke filent le parfait amour depuis qu’ils communiquent mieux. Ken peine tout de même à trouver un surnom à son amoureux. Les parents Ôshiba ayant accepté la relation de leur fils aîné, Kôsuke et Setagawa Masahiro profitent de l’absence de Miho pour se câliner tranquillement à la maison. Pourtant, bien que plus entreprenant, le lycéen se sent tout de même gêné. En plus, il réalise qu’il n’aime pas découvrir les souvenirs de son petit ami avec son ex. Pour sa part, l’enseignant aimerait également annoncer sa relation auprès de la mère de Setagawa, mais cette dernière est difficile à joindre même pour son fils…

En conclusion

Arii sensei continue de balader les lecteurs dans des directions totalement imprévisibles. J’aime les sujet qu’elle aborde, même si elle les traite avec humour. Par exemple, j’avais envie de secouer un peu Masahiro. Son cœur noble est pourtant tellement admirable! Une lecture toujours aussi divertissante et agréable qui met de bonne humeur.

Don’t touch me, my destiny 2 – Uehara Ari

don t touch me my destiny 2 uehara ari

UEHARA Ari 上原あり
ISBN: 9782382763360
Hana, 2023
ISBN: 9784865547993 (JP)
Overlap, 2020 (JP)
Titre original: さわらないで、αくん 下
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« C’est moi, ton alpha. Banri et Senri sont en conflit… Qui Tsubasa va-t-il choisir? »

Uehara Ari sensei propose une conclusion à la fois surprenante et prévisible. En effet, elle laisse transparaître divers développements possibles sans pour autant s’y engager. Par ailleurs, elle dévoile au compte-gouttes le passé des personnages, permettant ainsi de mieux comprendre leur état d’esprit actuel. Un terrible secret autour de Banri et Senri vient écorner l’image des alphas. L’histoire de Mare en rajoute en plus une couche. Tsubasa, quant à lui, respecte les engagements idéaux de Senri et préfère donc, par amour, ne pas partager ses propres attentes. Ainsi, l’auteure dépeint un environnement plutôt sombre pour les alphas derrière les paillettes de la réussite. Elle aborde la prostitution, l’inceste, la carence éducative, le rejet familial, la discrimination qui touche les omégas. En revanche, elle offre enfin des relations plus consensuelles. Banri et Mare se rapprochent en se découvrant des points communs.

La mangaka a un trait fin de style shôjo. Elle fait un travail particulier sur les yeux qui rajeunit un peu les visages mais augmente le côté mignon. Elle utilise beaucoup d’effets vaporeux et scintillants dans les trames d’ambiance. Même des étoiles parcourent les fonds noirs des flash-back. Il y a également beaucoup de trames en général. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. Uehara sensei utilise également un découpage très shôjo, avec des mises en page très dynamiques, des sorties de cadre, des chevauchements mais surtout la mise en avant de l’esthétique de certains personnages. Elle censure à peine les scènes érotiques en dessinant les attributs masculins avec un contours blancs mais en les détaillant par des trames. Les couvertures du tome 1 et du tome 2 forment une seule illustration résumant en une image le récit.

En résumé

Saitô Banri et Senri se disputent pour devenir l’alpha de Yoshida Tsubasa. Afin d’en avoir le cœur net, Senri saute du premier étage et se rend chez l’oméga, mais sur place, il est accueilli par une bande de voyous. En effet, de peur des représailles de son proxénète Nakamura, Watanabe Mare et Tsubasa se sont enfuis et se cachent dans un parc. Yoshida se souvient alors de sa première rencontre avec son ami et colocataire. Alors qu’il était agressé par un ami d’enfance bêta, l’oméga est venu à sa rescousse…

En conclusion

Uehara sensei précipite un peu l’enchainement des évènements après avoir abordé différents points intéressants. Elle fait le choix scénaristique d’une fin ouverte qui pourra déplaire à certains lecteurs. Le graphisme, toujours aussi beau, est un régal pour les yeux. Mes suppositions se sont toutes avérées fausses. J’ai toutefois un sentiment mitigé sur la conclusion. Bien que j’accepte le point de vue de l’auteure, la perspective d’une fin comme dans les shôjo avec une héroïne réussissant à conclure avec plusieurs prétendants à des moments différents me refroidit totalement. Mais cela ne fait encore partie que de mon imagination. Une lecture tout de même intéressante.

Don’t touch me, my destiny 1 – Uehara Ari

don t touch me my destiny 1 uehara ari

UEHARA Ari 上原あり
ISBN: 9782382763353
Hana, 2023
ISBN: 9784865547986 (JP)
Overlap, 2020 (JP)
Titre original: さわらないで、αくん 上
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Une rencontre du destin… avec deux personnes différentes. »

Uehara Ari sensei proposent un triangle amoureux entre deux alphas et un oméga. Elle abuse du prétexte des phéromones pour introduire rapidement des relations sexuelles, malheureusement non consenties. Elle sème également quelques indices autour des différents personnages laissant entrevoir une intrigue plus dramatique. Ses personnages ont des caractères plutôt exacerbés. Ainsi Mare déteste les alphas et n’hésite pas à utiliser son corps pour obtenir ce qu’il désire. Tsubasa et Senri semblent lutter contre leur condition sexuelle mais cèdent très facilement à leurs pulsions, se laissant mener par leurs émotions. Saitô Banri, le cousin de Senri, se montre jaloux, possessif et égoïste. L’auteure aborde la perte de contrôle à cause des phéromones, la différence entre sentiment amoureux et attirance sexuelle d’une âme sœur, la souffrance que cela entraîne. Elle enchaîne les évènements, se dispersant un peu avec les personnages secondaires.

En début de tome, la mangaka ajoute une fiche explicative sur la vie du lycée en plus des habituelles annotations sur l’omegaverse. Elle a un trait épuré très fin, de toute beauté. D’ailleurs, elle dessine des alphas aux corps finement musclés. Les décors apparaissent sur les plans larges. Il y a beaucoup de trames différentes, même sur les phylactères pour distinguer qui parle. De même, les trames d’ambiance sont très graphiques. La mise en page est dynamique. Uehara sensei censure à peine les scènes érotiques, explicites. Elle dessine les parties intimes avec un contour blanc mais les détaille par des trames. De même, elle offre des coupes intérieures par transparence. En plus, il y a une scène érotique par chapitre.

En résumé

Tsubasa, un étudiant fauché, supporte mal sa condition d’oméga. Malade juste avant d’avoir ses chaleurs et n’ayant plus de médicaments, il reste cloitré chez lui. Inquiet, son colocataire et ami oméga, Watanabe Mare, lui offre alors des pilules du lendemain qu’il a soutiré à un alpha naïf. Dans l’école d’élite Meiji, réservée aux alphas, Saitô Senri surprend ses camarades par son désintérêt pour l’amour. En effet, il est insensible aux odeurs des omégas. Pourtant, lors d’une soirée de rencontre entre alphas et omégas, il est irrésistiblement attiré par Tsubasa, qui espérait récupérer quelques cigarettes pour cacher son odeur. Alors que les deux lycéens sympathisent, l’alpha succombe soudain aux phéromones de l’oméga et lui saute dessus…

En conclusion

Bien que le récit ait du potentiel, Uehara sensei développe un peu trop brusquement certains évènements. En plus, le suspense retombe souvent comme un soufflet, les dénouements étant prévisibles. Toutefois, son dessin s’est encore plus affiné depuis Notre Paradis, pour notre plus grand plaisir. Attention, il y a beaucoup de scènes non consenties qui pourront choquer la sensibilité de certains lecteurs. Malgré les maladresses, je suis curieuse de découvrir la suite. Fan de threesome doux, j’espère une fin plus apaisée et douce.

Thermometre sentimental – Miyama Kaoruko

thermometre sentimental miyama kaoruko

MIYAMA Kaoruko 美山薫子
ISBN: 9782382763438
Hana, 2023
ISBN:‎ 9784796414920 (JP)
Kaiohsha, 2022 (JP)
Titre original: 運命的ラブメーター
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Et si vous aviez le pouvoir de déceler chez les autres l’émotion que vous leur procurez… »

Miyama Kaoruko sensei narre une comédie romantique teintée d’une pointe de fantaisie. Elle joue sur le contraste entre l’apparence et le vrai caractère ainsi que sur les quiproquos pour provoquer des grands moments d’humour. Le soi-disant délinquant Yûsei s’avère en fait plutôt sérieux et taciturne. Kai, quant à lui, s’appuie beaucoup trop sur son pouvoir et fuit avant même de discuter. La narration alterne entre les deux héros permettant de comprendre leurs réflexions. D’ailleurs, les deux lycéens se découvrent puis s’interrogent sur leur attirance et leurs sentiments profonds. L’auteure installe un peu de suspense en révélant au fur et à mesure leur passé. Elle aborde le manque de communication, le jugement sur l’apparence, les conséquences des rumeurs. Par ailleurs, elle développe une relation consensuelle dans laquelle un baiser volé entraine des regrets.

La mangaka a un trait de style shôjo plutôt contemporain, avec des fleurs et des scintillements envahissants. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. D’ailleurs, Kai a des bouilles hilarantes quand il est extrêmement surpris. Les décors détaillés apparaissent dans les plans larges. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions. Par ailleurs, la mise en page est dynamique. Miyama sensei ne censure pas les scènes érotiques plutôt explicites. Elle fait poser les personnages dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Shizuki Kai, en terminale, a mis en pause sa carrière d’acteur. Depuis une fièvre qu’il a eu à 5 ans, il arrive à voir les émotions des personnes près de lui sous la forme d’un ballon. Bien que sociable, ce don l’a rendu méfiant envers les gens. Kai supporte d’ailleurs difficilement les filles qui le harcèlent et préfère donc les fuir. Un jour, il trouve refuge dans une salle et y rencontre Shinozuka Yûsei. Des rumeurs terribles circulent sur ce dernier et le font passer pour un dangereux délinquant. Mais Yûsei vient en aide à son camarade. D’ailleurs, Kai d’abord surpris, est rapidement intrigué par son sauveur dont le ballon indique qu’il serait un très grand fan…

En conclusion

Certes, Miyama sensei commence son récit par un scénario classique mais le pouvoir de Kai apporte beaucoup de fraîcheur. Elle alterne avec brio les moments humoristiques, dramatiques et romantiques. Bien que son style graphique est assez commun, je fonds complètement pour ses têtes humoristiques. J’adore également la dynamique qui s’installe entre les deux héros, mais aussi l’intervention des personnages secondaires. Une lecture distrayante!

Mon bleu outremer – Furuya Nagisa

mon bleu outremer furuya nagisa

FURUYA Nagisa 古矢渚
ISBN: 9782382763292
Hana, 2023
ISBN: 9784758074926 (JP)
Ichijinsha, 2015 (JP)
Titre original: 群青のすべて
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« On a toujours été ensemble. C’était devenu naturel pour moi. »

Furuya Nagisa sensei propose de suivre une romance entre deux amis qui réalisent leur attirance suite à une prise de distance. Elle partage la narration d’abord avec Kai puis enchaine ensuite avec Ren à la moitié du tome. Elle maintient un certain suspense en remontant au fur et à mesure leurs souvenirs. Les deux lycéens analysent leurs sentiments, s’interrogent sur leur orientation sexuelle et n’hésitent pas à tester en fréquentant le sexe opposé. Makihara est sociable et bavard tandis que Mizushiro est timide et taciturne. Pourtant, ensemble, leur vraie personnalité évolue. Ainsi, l’auteure aborde la différence entre l’amitié et l’amour, la peur de la perte d’un ami, le secret pour préserver le bonheur de l’autre. Elle fait intervenir les amis avec humour, en particulier pour secouer un peu Ren.

La mangaka a un trait très épuré. Elle a en plus un style presque dépouillé, privilégiant les grandes vignettes avec une seule image ou des gros plans. De même, les décors situent seulement l’action. Le fond noir indique les flash-back mais également des moments légèrement dramatiques avec des cases contenant uniquement des phylactères. Par contre, les souvenirs furtifs se repèrent grâce à des vignettes recouvertes de trames. Les trames d’ambiance renforcent parfois les émotions tandis que les autres trames sont plutôt équilibrées. La mise en page est très dynamique. Furuya sensei s’arrête au baiser, et seulement à la toute fin.

En résumé

Makihara Kai et Mizushiro Ren ont toujours été dans la même classe depuis le collège, sauf en terminale. Leurs deux amis, Andô et Kaname, les taquinent un peu, leur demandant de jouer une dernière fois une scène BL, qu’ils avaient l’habitude de faire pour amuser le groupe. Mais en fin de compte, Kai supporte mal cette nouvelle distance qui s’installe, étant secrètement amoureux de Ren. Un jour, ce dernier lui propose de rentrer ensemble mais Makihara s’étant déjà engagé à aider le club de shôgi, ils remettent cela à plus tard. Pourtant, le soir, Kai trouve son ami endormi sans la salle de classe et lui déclare alors ses sentiments. Mais Mizushiro n’était pas si profondément endormi qu’il ne le pensait…

En conclusion

Ce one-shot obtient la septième place du meilleur manga doux au Chill chill BL award 2016. Furuya sensei dépeint avec sensibilité les émotions de ses personnages, décortiquant avec finesse les interrogations des adolescents. En plus, elle guide parfaitement le lecteur avec une mise en page maitrisée. Malgré un scénario simple et classique, on passe un agréable moment et on s’étonne presque à vouloir soutenir ces adorables adolescents en partageant cette tranche de leur vie. C’est toujours un plaisir de découvrir les œuvres de cette auteure. J’adore!

Allez, aime moi! – London Pariko

allez aime moi london pariko

LONDON Pariko 倫敦巴里子
ISBN: 9782382763506
Hana, 2023
ISBN: 9784199606991 (JP)
Tokuma shoten, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Tu as deux secondes pour tomber amoureux de moi. »

London Pariko sensei développe une romance empreinte de suspense. En effet, elle révèle au fur et à mesure la relation particulière qu’entretiennent les deux acteurs en dévoilant leur passé. Elle aborde ainsi la rivalité, l’envie et l’attirance, l’écart de talent creusé par l’expérience mais surtout deux manières différentes d’interpréter un rôle. Ainsi, Akira a une forte personnalité contrairement à Rei qui ressent des troubles de la personnalité, étant une poupée qui absorbe son rôle inconsciemment. Les deux héros vont se motiver mutuellement et ainsi évoluer. Les managers soutiennent leurs poulains avec bienveillance et apportent également une touche d’humour. Dans l’histoire bonus, l’auteure partage le devenir du couple avec humour. Elle complète ce tome par un autre récit sur un triangle amoureux qui se dévoile peu à peu. Elle s’intéresse alors à la souffrance de l’amour et la fragilité de l’amitié.

La mangaka a un trait léché, légèrement épuré, en rondeur et dégageant ainsi beaucoup de douceur. Elle maîtrise les pleins et déliés et détaille les mèches de cheveux. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames d’ambiance très graphiques sont de style shôjo (fleurs, pois, effets de papier peint). Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir quand ils sont longs mais quand ils sont courts, des trames recouvrent les quelques vignettes concernées. La mise en page très dynamique joue sur les angles de vue variés, les sorties ou les absence de cadre. Dans les scènes érotiques, London sensei censure les parties intimes par des points blancs. D’ailleurs, elle ne les détaille que dans « Dis-mille années-lumière ». Elle débute et termine ce récit avec la même composition de page, un yonkoma et une planche. Les personnages semblent poser dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Aime moi / Bonus: Le mannequin Kashiwabara Akira (22 ans) désirant devenir acteur, réussit une audition malgré la réprobation de son manager Shinozaki. En plus, il a obtenu le premier rôle mais va jouer avec Kinosaki Rei (22 ans), un acteur de génie qui travaille dans le milieu depuis l’enfance. Lors de la première réunion prévoyant déjà un premier shooting, Rei, qui arrive en retard, semble complètement effacé et se cache constamment derrière Itsumi, sa manager. Comme le scénario n’est pas encore défini, il refuse alors de faire les photos. En effet, il n’arrive pas à improviser et s’imprègne de son rôle uniquement en lisant le script…
Dix-mille années-lumière: Quatre étudiants d’un club de cinéma aiment débattre sur les films durant des repas ou des sorties. Bien que Hoshi et Kuze sortent ensemble, ils se disputent souvent à cause des infidélités de ce dernier. Pourtant, son meilleur ami Kanegae essaie toujours de les aider…

En conclusion

London Pariko sensei maîtrise son scénario, sa narration et ses mises en page, allant ainsi à l’essentiel. Elle transmet parfaitement les sentiments des personnages. En plus, son graphisme doux est agréable. Bien que j’aurais préféré partager les aventures d’Akira et Rei plus longtemps, j’aime beaucoup la seconde histoire. Un coup de cœur!

Je t’aime, mais ne m’embrasse pas – Tsuyuhisa Fumi

je t aime mais ne m embrasse pas tsuyuhisa fumi

TSUYUHISA Fumi 露久ふみ
ISBN: 9782382763476
Hana, 2023
ISBN: 9784866574585 (JP)
Frontier works, 2021 (JP)
Titre original: そんな顔してもキスはだめ
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Regarder dans les yeux, c’est lire dans le cœur. »

Tsuyuhisa Fumi sensei narre une romance assez classique jouant sur les opposés qui s’attirent: un otaku et un beau gosse. Toutefois, elle offre un développement original, basé sur la découverte de leurs réelles personnalités. En effet, Tanaka cache un caractère enjoué sous son masque taciturne et a tendance à se déprécier. Suzuki, quant à lui, s’adapte à ses fréquentations mais est d’un caractère honnête et direct. En plus d’un narrateur non identifié, la narration alterne entre les deux héros. L’humour joue beaucoup sur les quiproquos et la dynamique entre les personnages. D’ailleurs, l’univers otaku s’efface pour laisser place aux sentiments. Ainsi, l’auteure aborde le jugement sur l’apparence, la difficulté à faire confiance malgré la sincérité des sentiments, la question de l’attirance entre hommes. De même, elle installe une relation consensuelle, recadrant même un baiser volé, Tanaka instaurant des règles respectées par Hisashi.

La mangaka a un trait épuré assez simple qu’elle simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Elle dessine des personnages plutôt sveltes avec des visages ovales. Elle maîtrise son graphisme assez basique mais toutefois expressif. Les décors soignés sont très présents. Par ailleurs, les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les autres trames sont variées. Mais des hachures marquent les ombres fortes. La mise en page dynamique jouent sur les angles de vue variés. Tsuyuhisa sensei censure les scènes érotiques par de larges bandelettes blanches. De même, elle détaille peu les parties intimes. Elle montre l’évolution du couple à travers les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Suzuki Hisashi, bel étudiant populaire dans sa classe, se montre pourtant indifférent à ses camarades de classe. A la recherche d’un petit boulot, il est embauché dans la librairie où travaille Tanaka, un otaku taciturne qui est dans sa classe. Malgré son isolement à cause de certains camarades de sa classe, ce dernier n’hésite pas à venir en aide à une étudiante malade. Intrigué, Suzuki sympathise peu à peu avec lui, d’autant plus surpris en le découvrant exprimer sa passion pour l’auteur de light novel Nisshiino lors d’une discussion avec son collègue Yoshida. Après une soirée d’accueil trop arrosée, il raccompagne Tanaka chez lui et l’embrasse soudainement. Mais en entendant ensuite ses explications, Tanaka le rejette.

En conclusion

Tsuyuhisa sensei a réussi à me surprendre avec le développement de sa romance alors que son récit débutait vraiment sur un schéma narratif classique. Elle équilibre bien l’humour et le romantisme. En plus, elle a un graphisme plutôt expressif malgré son apparente simplicité. La relation se construit peu à peu avec les personnages qui s’interrogent constamment. J’adore particulièrement voir Suzuki céder aux fantasmes de Tanaka. Un petit coup de cœur!

Hello, green days – Sakumoto Ayu

hello green days sakumoto ayu

SAKUMOTO Ayu 佐久本あゆ
ISBN: 9782382761755
Hana, 2023
ISBN: 9784866573373 (JP)
Frontier works, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Une belle histoire de relation naissante, douce et tendre, parmi les plantes et leurs secrets! »

Sakumoto Ayu sensei narre une romance par tranche de vie tout en nous faisant découvrir les secrets de quelques plantes. Elle s’attarde sur les sentiments naissants et la construction d’une relation respectueuse, dans la discussion. Ainsi, elle révèle au fur et à mesure le passé difficile des deux héros. Le solaire Nanahiro contraste avec le négatif Mikage et pourtant, la complicité qui se crée entre eux leur permet d’évoluer. Le professeur Uematsu apporte également de bons conseils. La narration donne principalement le point de vue de Tomo qui s’interroge beaucoup à cause de son manque d’expérience. L’auteure aborde divers sujets comme l’isolement volontaire suite à des remarques blessantes ou un incident, la peur du jugement extérieur, le manque de confiance en soi. Par ailleurs, elle n’hésite pas à interpeler le lecteur pour créer des moments comiques, comme par exemple Mikage qui se transforme en professeur pour nous expliquer les plantes.

La mangaka a un trait épuré et fin, avec un contour dédoublé de style shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, arrondissant les têtes. D’ailleurs, elle joue beaucoup sur le côté mignon. Par exemple, Nanahoshi se transforme en wanko adorable, à cause du contraste de sa grande carrure. Les trames d’ambiance très graphiques renforcent également le côté shôjo. Les autres trames sont variées. Par ailleurs, les décors sont détaillés. Les plantes sont donc reconnaissables et apportent un côté cocooning. Sakumoto sensei maîtrise sa mise en page très dynamique, en particulier les ellipses pour le passage du temps et les gros plans sur les détails. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par de larges bandelettes blanches. Par ailleurs, elle inclut habilement les illustrations en début de chapitre au récit même si ces dernières donnent juste l’ambiance. Sous la jaquette, il y a des anecdotes sur la création.

En résumé

Suite à des remarques homophobes à la fin du collège, Tomo Mikage (23 ans) évite de créer des liens et se plonge dans sa passion pour les plantes. Actuellement en master de botanique, le professeur Uematsu lui confie la supervision des étudiants participant au nouveau programme. Parmi eux, Nanahoshi Yôji (20 ans) se démarque par sa carrure impressionnante. Mais comme l’étudiant s’implique avec ferveur dans son travail, toujours prêt à aider, il sympathise vite avec Mikage. Un jour, découvrant que Nanahoshi a quelques difficultés financières, l’étudiant en master lui propose alors d’emménager chez lui…

En conclusion

Malgré le format one-shot, Sakumoto sensei maîtrise suffisamment son scénario pour exprimer le temps qui passe vite. Elle crée une relation tendre et prenante, bien qu’un peu fleur bleue. Je me laisse donc facilement entrainer par les aventures de cet adorable couple. En plus, la présence des plantes renforce l’ambiance vaporeuse qui semble l’envelopper. Et je confirme: le riz au maïs c’est délicieux! Une lecture qui réchauffe simplement le cœur.

I want you 2 – Momose An

i want you 2 momose an

MOMOSE An 百瀬あん
ISBN: 9782382761700
Hana, 2023
ISBN: 9784796415019 (JP)
Kaiohsha, 2022 (JP)
Titre original: ナカまであいして 2
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Prends tes responsabilités pour m’avoir excité. »

Momose An sensei continue sa romance sexy entre Yuzuriha et Tokiwa. Elle concentre la narration sur Ikumi. Même si elle reprend les poncifs des romances comme l’anniversaire, Noël, le rendez-vous sans les parents, elle ne s’attarde que sur les sentiments des personnages. Le couple continue donc de se chamailler mais évolue petit à petit. En effet, les deux lycéens restent maladroits en exprimant leur jalousie malgré leur confiance mutuelle. D’ailleurs, Yuzuriha fait beaucoup d’efforts pour se montrer plus honnête et prendre quelques initiatives. En introduisant la sœur de Tokiwa, Miu, et son amie Yumi, l’auteure oblige le couple à s’interroger sur la perception de leur relation. Elle joue sur les quiproquos pour déclencher des jeux coquins. Une histoire bonus présente l’enregistrement du drama CD.

Le trait épuré et tout en rondeur de la mangaka dégage beaucoup de douceur. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames d’ambiance appuient les émotions tandis que le reste des trames, avec une dominante claire, donnent un peu de couleur et de volume. Par contre, les décors situent principalement l’actions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page très dynamique abuse des superpositions de cases mais la lecture reste agréable. Momose sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle en dessine même une par chapitre. Quand il y a une illustration en début de chapitre, elle l’intègre directement au récit. Comme dans le tome précédent, sous la jaquette, il y a un croquis apportant une anecdote sur le couple et la présentation des nouveaux personnages.

En résumé

Bien que Yuzuriha Ikumi et Tokiwa Sôji sortent ensemble, Yuzuriha a encore du mal à montrer ses sentiments avec sincérité. D’ailleurs, il ne sait comment réagir dans leurs moments intimes. Surprenant une conversation entre son petit ami et Sakai, il s’interroge alors sur le sens du mot « dorloter ». Mais surpris dans l’escalier, il préfère fuir. Le week-end, ayant rendez-vous chez Tokiwa, il perd toute sa nervosité en apprenant que ses parents sont absents. C’est le moment idéal d’essayer de montrer son affection…

En conclusion

Le caractère de Yumi crée une énorme surprise, apportant une touche amusante et rafraichissante. Le succès étant encore au rendez-vous, Momose sensei annonce encore la suite des aventures du couple. Malgré les clichés des romances et les nombreuses scènes érotiques, elle crée suffisamment de dynamique entre les personnages pour retenir les lecteurs en haleine. Une lecture toujours aussi divertissante, à condition de supporter les constants changements d’humeur de Yuzuriha. Mise à jour: Ce tome obtient la sixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2023.

Hitorijime my hero 11 – Arii Memeco

hitorijime my hero 11 arii memeco

ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382761502
Hana, 2023
ISBN: 9784758022330 (JP)
Ichijinsha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

Confrontation aux parents Ôshiba.

Arii Memeco sensei aborde la question du coming out aux parents, mêlant à la fois humour et sérieux. Elle pointe la principale problématique de la relation entre Kôsuke et Masahiro: le fait que le lycéen soit encore mineur malgré des sentiments réciproques et une relation consentie. Miho, la mère des Ôshiba, montre un caractère bien trempé avec ses allusions, cassant un peu son image de mère soumise et conciliante. Par contre, Takamori, le père Ôshiba, tente de s’affirmer. En voyant le dévouement de son paternel pour son travail, Kôsuke réalise qu’il a un peu plus mûri, acceptant mieux la situation. L’auteure transforme cet évènement tendu en moment comique en exagérant certaines situations grâce à Yunge et son équipe, jouant également sur les quiproquos. Par ailleurs, elle s’intéresse aux attentes de Setagawa, en particulier à sa notion de famille. Elle donne quelques anecdotes amusantes dans les histoires bonus et les demi-chapitres.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle joue beaucoup sur l’exagération des expressions pour renforcer l’effet comique. Les décors alternent avec les trames d’ambiance tandis que les autres trames sont équilibrées. La mise en page dynamique guide le regard. Arii sensei présente le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre ou donne l’ambiance à venir. Comme dans le tome précédent, elle offre un cosplay des personnages. Ici, Setagawa et Ôshiba essaient des uniformes scolaires. Il y a des fiches personnages en début de tome.

En résumé

Bien que Setagawa Masahiro et Ôshiba Kôsuke vivent ensemble, la solitude commence à peser pour le lycéen car l’enseignant est débordé avec la préparation des examens. Après avoir passé une nuit câline et intense, Setagawa reste longtemps perdu dans ses pensées, inquiétant alors ses amis et même son amant. Quand il émerge enfin, comprenant qu’il fuyait la réalité, il accepte donc de passer la soirée avec Ôshiba Kensuke. Mais cette nouvelle vexe Kôsuke. En plus, la mère de ce dernier le sollicite pour aller chercher son père qui s’est perdu à Tokyo. Il ne peut plus fuir la confrontation…

En conclusion

Arii sensei équilibre avec souplesse les moments graves et comiques. Elle maintient une certaine tension dans les évènements importants. Ce tome se démarque donc des précédents, pour notre plus grand bonheur. J’apprécie les questions soulevées et prend plaisir à voir tout ce petit monde mûrir sereinement.