Our house love trouble – Owal

our house love trouble owal
Owal おわる
ISBN: 9782368776025
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784801959682 (JP)
Takeshobo, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« La vie en communauté n’est pas toujours facile, alors si en plus l’amour s’en mêle… »

Owal sensei offre une comédie érotique avec des seme sadiques et des uke naïfs. Elle expédie les sentiments pour inclure des scènes érotiques à chaque chapitre. Le scénario léger joue surtout sur les quiproquos et les situations comiques. Le consentement n’existe pas mais les uke réagissent également très passivement, cédant immédiatement au plaisir. D’ailleurs, l’auteure alterne la narration entre les personnages et installe trois couples. Elle développe cependant beaucoup plus la romance entre Hibiki et Nonohiko, décrivant la naissance de leurs sentiments. En outre, elle dépeint des caractères extrêmes. Ainsi la naïveté et la pureté des uke leur donnent un côté un peu benêt adorable. Chacun a des complexes qui deviennent le jeu des seme pervers. Par ailleurs, l’esprit familial de la share house est bien mis en valeur.

La mangaka a un trait épuré et fin, rappelant le style shôjo. Elle dessine des ikemen, pour certains musclés, avec des visages légèrement ovales aux grands yeux. Les personnages rougissent facilement. Les trames d’ambiance alternent avec les décors assez détaillés. Cependant les pages ont une dominance blanche car les trames d’ombres et de couleurs sont claires. Par ailleurs, la mise en page très dynamique utilise parfois des angles de vue originaux. Owal sensei censure ses scènes érotiques en cachant les parties génitales par des hachures et des masques blancs. Pourtant, elle fait de gros plans sur les détails, augmentant tout de même l’impression sensuelle de certaines vignettes. Des illustrations en fin de chapitres présentent les personnages ou donnent des anecdotes. Sous la jaquette, il y a deux yonkoma amusants sur ce qu’aime Hibiki et une planche très chaude sur l’hôte qui a arnaqué Yûsuke.

En résumé

Nojima Nonohiko travaille dur pour payer ses études. Mais la résidence étudiante où il logeait ferme pour vétusté. Il trouve alors une chambre dans une magnifique share house tenue par un travesti, Kitora Kaoru. Le jour de son déménagement, après avoir visité le quartier, il réalise qu’il n’a pas encore les clés et ne peut rentrer. Arrive un des locataires, Kaido Hibiki. Ce dernier lui propose alors de prendre un bain ensemble. Complexé par ses tétons inversés, Nonohiko se cache comme il peu. Toutefois, Hibiki détend l’atmosphère en le complimentant, puis commence à le tripoter sans pudeur…

En conclusion

Ce one-shot a obtenu la première place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2018. Même si je recommande seulement un peu le titre, sachant que la légèreté du scénario sur les viols peut choquer, j’aime beaucoup ce titre. L’auteure joue sur les contrastes entre les statures des héros. Elle arrive à émouvoir en quelques cases. En plus, j’adore les trois couples. D’abord, le grand et fort Nonohiko qui se sous-estime mais se prend en main, arrivant à calmer la libido débordante de Hibiki. Ensuite, le couple surprenant entre Kaoru et l’étudiant Tatsuki Kotarô qui déteste les travestis. Enfin, le taciturne sculpteur Isurugi Kaname qui craque pour le côté innocent et inexpérimenté de l’hôte Sasaura Yûsuke. Je suis heureuse de les voir heureux, même si les uke sont clairement manipulés par leur seme! Et le chapitre final en rajoute, dévoilant leur coopération pour assouvir leurs fantasmes!

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