Hello, green days – Sakumoto Ayu

hello green days sakumoto ayu

SAKUMOTO Ayu 佐久本あゆ
ISBN: 9782382761755
Hana, 2023
ISBN: 9784866573373 (JP)
Frontier works, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Une belle histoire de relation naissante, douce et tendre, parmi les plantes et leurs secrets! »

Sakumoto Ayu sensei narre une romance par tranche de vie tout en nous faisant découvrir les secrets de quelques plantes. Elle s’attarde sur les sentiments naissants et la construction d’une relation respectueuse, dans la discussion. Ainsi, elle révèle au fur et à mesure le passé difficile des deux héros. Le solaire Nanahiro contraste avec le négatif Mikage et pourtant, la complicité qui se crée entre eux leur permet d’évoluer. Le professeur Uematsu apporte également de bons conseils. La narration donne principalement le point de vue de Tomo qui s’interroge beaucoup à cause de son manque d’expérience. L’auteure aborde divers sujets comme l’isolement volontaire suite à des remarques blessantes ou un incident, la peur du jugement extérieur, le manque de confiance en soi. Par ailleurs, elle n’hésite pas à interpeler le lecteur pour créer des moments comiques, comme par exemple Mikage qui se transforme en professeur pour nous expliquer les plantes.

La mangaka a un trait épuré et fin, avec un contour dédoublé de style shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, arrondissant les têtes. D’ailleurs, elle joue beaucoup sur le côté mignon. Par exemple, Nanahoshi se transforme en wanko adorable, à cause du contraste de sa grande carrure. Les trames d’ambiance très graphiques renforcent également le côté shôjo. Les autres trames sont variées. Par ailleurs, les décors sont détaillés. Les plantes sont donc reconnaissables et apportent un côté cocooning. Sakumoto sensei maîtrise sa mise en page très dynamique, en particulier les ellipses pour le passage du temps et les gros plans sur les détails. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par de larges bandelettes blanches. Par ailleurs, elle inclut habilement les illustrations en début de chapitre au récit même si ces dernières donnent juste l’ambiance. Sous la jaquette, il y a des anecdotes sur la création.

En résumé

Suite à des remarques homophobes à la fin du collège, Tomo Mikage (23 ans) évite de créer des liens et se plonge dans sa passion pour les plantes. Actuellement en master de botanique, le professeur Uematsu lui confie la supervision des étudiants participant au nouveau programme. Parmi eux, Nanahoshi Yôji (20 ans) se démarque par sa carrure impressionnante. Mais comme l’étudiant s’implique avec ferveur dans son travail, toujours prêt à aider, il sympathise vite avec Mikage. Un jour, découvrant que Nanahoshi a quelques difficultés financières, l’étudiant en master lui propose alors d’emménager chez lui…

En conclusion

Malgré le format one-shot, Sakumoto sensei maîtrise suffisamment son scénario pour exprimer le temps qui passe vite. Elle crée une relation tendre et prenante, bien qu’un peu fleur bleue. Je me laisse donc facilement entrainer par les aventures de cet adorable couple. En plus, la présence des plantes renforce l’ambiance vaporeuse qui semble l’envelopper. Et je confirme: le riz au maïs c’est délicieux! Une lecture qui réchauffe simplement le cœur.

My number one 2 – Sakurabi Hashigo

my number one 2 sakurabi hashigo

SAKURABI Hashigo 桜日梯子
ISBN: 9782351809563
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784799725610 (JP)
Libre, 2015 (JP)
Titre original: 抱かれたい男1位に脅かされています。2
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

Saijô aimera-t-il un jour cet ange pervers débordant d’amour?

Sakurabi Hashigo sensei continue à développer l’histoire d’amour particulière entre Takato et Junta. Elle introduit de nouveaux personnages, comme le naïf Narumiya Ryô et l’insouciant Ayagi Chihiro. De même, elle met en avant le comportement ambigu de l’acteur vétéran qui, même s’il souhaite toujours surpasser les plus jeunes, les guide et les motive. Par ailleurs, la relation entre les deux amoureux évolue, s’appuyant sur les défauts du possessif et jaloux Azumaya. La narration se concentre principalement sur ce que pense Saijô. L’amour excessif et pervers de Junta contraste avec son air mignon. Pourtant, Takato accepte petit à petit la personnalité déviante de son petit ami. D’ailleurs, l’auteure joue beaucoup sur le contraste des personnalités de ses seme mignons mais pervers. Elle reprend aussi ce thème dans « Lover thief ». Comme dans le tome précédent, ce threesome continue au dépens de Seigo.

La mangaka a un trait épuré anguleux particulier, facilement reconnaissable. Elle le simplifie dans les passages humoristiques et exagère parfois les expressions. Elle transcrit graphiquement l’amour débordant de Junta avec des cœurs virevoltants. Ce dernier affiche également une tête ahurie quand il prend sa forme d’ange, entouré de lumière. Comme les personnages rougissent facilement, des hachures recouvrent leur visage. D’ailleurs, cela renforce la sensualité des uke. Les décors sont présents dès que le cadre s’élargit. La mise en page est dynamique. Sakurabi sensei porte attention aux petits détails. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par des formes blanches ou de grosses bandelettes. D’ailleurs, il y a presque une scène à chaque chapitre. Deux fiches présentent les personnages secondaires de « My number 1 ». Sous la jaquette, se trouve une planche donnant une anecdote sur le couple d’acteurs.

En résumé

My number 1 / Epilogue: Comme promis, Azumaya Junta obtient le prix de la meilleure interprétation masculine. Saijô Takato fête avec lui l’évènement. Mais le jeune acteur espère avant tout devenir le numéro 1 de son petit ami. D’ailleurs, ce dernier, répondant à son amour débordant, remarque qu’ils se comportent de plus en plus comme un couple. Un mois plus tard, les deux hommes sont sur des projets différents. Alors qu’il n’avait aucune nouvelle de Junta, Takato le trouve à la sortie du studio. Son amant le kidnappe et l’emmène dans un endroit secret. Toutefois, Saijô n’est pas rassuré en voyant son petit ami énervé se gavant de pastilles à la menthe. Arrivés à destination, n’y tenant plus, Junta se jette alors sur lui, en manque…
Lover thief / Epilogue: Takahara Seigo, président des délégués et bon élève populaire, sort avec le mignon Fujisaki Yûya. Mais leur première fois s’est transformée en partie à trois suite à un mauvais tour de Yukio, l’ami d’enfance de Yûya. Quand Yûya lui saute dans les bras pour lui demander quelque chose, il déchante en découvrant que son petit ami se dispute avec Yukio sur une photo de lui pantelant de plaisir. Les deux amis veulent savoir qui a mis Takahara dans cet état. Comme ce dernier n’arrive pas à répondre, Yukio propose alors d’éveiller ses souvenirs par le corps…

En conclusion

Ce tome obtient la neuvième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2016 et également la 3ème place du meilleur manga érotique. Azumaya Junta est classé cinquième meilleur seme et huitième meilleur personnage érotique, tandis que Saijô Takato est quatrième meilleur uke et premier meilleur personnage érotique. Ce titre ne plaira pas à tout le monde et peut choquer, à cause des consentements flous. En plus, Junta a tendance à se montrer violent dans les rapports charnels. Mais le couple fonctionne ainsi, à se vanner et à essayer de faire céder le partenaire à chaque instant. J’aime beaucoup les interactions entre les personnages.

My number one 1 – Sakurabi Hashigo

my number one 1 sakurabi hashigo

SAKURABI Hashigo 桜日梯子
ISBN: 9782351809457
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784799714430 (JP)
Libre, 2014 (JP)
Titre original: 抱かれたい男1位に脅かされています。1
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: si on s'ennuie

Des uke trop fiers qui cèdent à des seme sadiques.

Sakurabi Hashigo sensei offre un recueil de 5 histoires, avec des uke orgueilleux qui cèdent au harcèlement de seme sadiques. L’humour joue donc sur les confrontations entre les personnages. Le récit principal, qui donne son titre au manga, met en avant l’amour passionné, violent et incontrôlable de Junta pour Takato, alors que ce dernier le voit avant tout comme un rival. D’ailleurs, Junta n’a pas de limites pour obtenir l’amour de son idole. « Lost god » est un récit fantastique avec une fin surprenante. Ensuite, « Lover thief » narre un threesome imposé avec deux amis d’enfance qui se volent d’habitude leur partenaire. L’auteure joue encore sur l’effet de surprise avec des personnalités différentes de ce qu’elles paraissent. Elle reprend également ce thème dans son quatrième récit. Par contre, sa dernière histoire propose un récit à part, avec une touche à la fois mélancolique et fantastique.

La mangaka a un trait très épuré et anguleux, qu’elle simplifie au maximum dans les passages humoristiques. Elle représente le côté angélique de Junta en lui affublant d’adorables petites ailes. Cela renforce l’effet comique avec le contraste de son regard avide et pervers. Les trames d’ambiance sont discrètes. Par ailleurs, les décors situent surtout l’action. Dans les scènes érotiques, Sakurabi sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches. Elle offre une scène érotique presque à chaque chapitre et n’hésite pas à faire des gros plans des détails. Elle présente les protagonistes à la fin de certaines histoires, détaillant même les personnages secondaires. Sous la jaquette, se trouvent une planche de « My number 1 » et un petit commentaire de l’auteure avec un dessin.

En résumé

My number 1 / Epilogue: L’acteur Saijô Takato a 20 ans de carrière et est resté classé numéro 1 du top des hommes avec lesquels on aimerait le plus coucher pendant 5 ans. Mais maintenant, il occupe la seconde place, devancé par le jeune Azumaya Junta, acteur depuis seulement trois ans. En plus, dans le prochain film où ils jouent ensemble, le nouveau a obtenu le premier rôle. Takato rumine sa frustration intérieurement, bien décidé à retrouver sa place de numéro 1. Toutefois, Junta l’invite à boire un verre pour demander conseil. Quand Takato se réveille, il est nu dans le lit du jeune acteur…
Lost god / Epilogue: Pour le punir de sa frivolité, la déesse mère envoie le dieu Mitsuboshi sur Terre, privé de ses pouvoirs. Pour revenir, il doit alors obtenir l’amour de la première personne qu’il rencontrera. Mais il tombe sur Takeru, un homme.
Lover thief / Epilogue: Takahara Seigo, président des délégués et excellent élève, sort avec le mignon Fujisaki Yûya. Ninomiya Yukio se présente à lui comme l’ami d’enfance de son petit ami. Il le piège alors pour faire des photos érotiques après l’avoir attaché…
Sado switch / Epilogue: Sakurada Kôtarô admire tellement l’acteur Kokubo Nobuo, qu’il est entré dans une troupe de théâtre. Malheureusement, il n’a que des petits rôles. Mais un soir, alors qu’il fermait les portes du théâtre, il tombe sur son idole en train de s’entrainer…
Un été sur le toit de l’école: Yoshimi Manabu s’est pris son premier râteau et adoucit son chagrin en admirant le ciel sur le toit du lycée. Soudain, apparaît Soe Shôta qui n’hésite pas à feuilleter le carnet de croquis du lycéen. L’inconnu le félicitant, Manabu se confie alors à lui…

En conclusion

Ce tome obtient la quatrième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2015. Il se classe également 2ème meilleur manga érotique. Azumaya Junta est classé cinquième meilleur seme et neuvième meilleur personnage érotique, tandis que Saijô Takato est cinquième meilleur uke et cinquième meilleur personnage érotique. Ce titre n’est pas à mettre entre toutes les mains. En effet, Sakurabi Hashigo sensei base l’humour sur la même ficelle scénaristique jouant sur le non consentement. Les personnes sensibles pourront donc être choquées par les viols qui aboutissent à des romances. Personnellement, gardant en tête qu’il s’agit d’une fiction, j’apprécie tout de même la dynamique du couple principal qui évolue petit à petit.

Only one – Moegi Yuu

only one moegi yuu

MOEGI Yuu 萌木ゆう
ISBN: 9782351809051
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784864363402 (JP)
Core magazine, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

Coup de foudre dans le métro.

Moegi Yuu sensei narre des romances ayant pour thème principal la différence d’âge avec une relation enseignant et élève. Elle ancre ses scénarios dans la réalité, toutefois certaines situations ont pour base les clichés du BL comme par exemple la poursuite d’un premier amour, un triangle amoureux avec des frères. A cause du format court, les couples se forment un peu trop rapidement mais la majorité des relations reste consentie. D’ailleurs, l’histoire principale occupe la moitié du tome qui est complété par trois autres récits anecdotiques. Malgré une bonne maîtrise du développement qui va à l’essentiel, l’auteure inclut un peu abruptement les passages érotiques. Elle base principalement la narration du point de vue des uke. Ainsi, elle aborde le manque de confiance en soi, la jalousie, la peur de la solitude, les fantasmes de l’adolescence, la difficulté à exprimer ses sentiments.

La mangaka a un trait légèrement épuré et plutôt réaliste. Elle le simplifie dans les passage humoristiques. Elle dessine plutôt des personnages basiques, simples mais avec du charme, que l’on distingue facilement par leur physique. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page très dynamique joue beaucoup sur l’agencement des cases, rendant la lecture agréable. Toutefois, la transition du temps se fait rapidement en une case ou une ellipse. Dans les scènes érotiques, Moegi sensei censure les parties intimes par un cache blanc, des languettes et ne dessine pas les contours. Malheureusement, cela gâche un peu l’esthétique de l’image.

En résumé

Only you / Only one: Mochizuki, simple employé de bureau en instance de divorce, tombe sous le charme d’un jeune inconnu qu’il croise tous les jours dans le métro. Mais un jour, alors qu’il est accusé d’attouchement par une passagère, ce dernier lui vient en aide, ayant attrapé le vrai coupable. Il découvre, en le retrouvant par hasard le soir, qu’ils habitent le même immeuble. Nagakura, jeune avocat, ne semble également pas indifférent à son voisin.
La distance de la gentillesse: Yuzuki Takase est amoureux de son ami d’enfance et voisin Kôta mais se contente de rester à ses côtés. Par contre, il n’apprécie pas le frère aîné de ce dernier, Kanata, qu’il trouve trop tactile. En plus, Kanata enseigne dans son lycée et s’occupe même du conseil des délégués. Or, Yuzuki, devenu délégué, se retrouve donc obligé de le côtoyer souvent.
Un prix de rêve: Shino Yutaka fantasme sur son professeur particulier Akio depuis qu’il lui a promis de faire ce qu’il voulait s’il avait de bons résultats…
17 paradox: Le professeur Mizushiro est gentil avec tous ses élèves mais n’hésite jamais à leur rappeler la discipline. Pourtant, son comportement insupporte le voyou Kuroe…

En conclusion

Moegi sensei propose un recueil qui se laisse lire, avec une certaine maîtrise scénaristique mais plutôt classique. J’aime beaucoup l’histoire principale mais je me demande l’utilité du secret entre les deux héros, qui transforme presque Kanata en stalker

Love me love my dog – Nago Nayuta

love me love my dog nago nayuta

NAGO Nayuta 那梧なゆた
ISBN: 9782382761458
Hana, 2022
ISBN: ‎9784864423847 (JP)
Tokyo mangasha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Deux visions différentes de la relation amoureuse mais une attirance réciproque.

Nago Nayuta sensei propose de suivre une romance entre un écrivain qui refuse de s’attacher et son éditeur qui ne souhaite qu’une relation sérieuse. Elle aborde ainsi deux points de vue différents de la relation amoureuse, la distinction entre le plaisir et l’amour et la peur de faire confiance au partenaire. Elle base la narration principalement du point de vue d’Akihiko. Malgré des tensions, les deux hommes développent une relation consentie, négocient et apprennent à faire des compromis. En effet, sous ses airs adorables, Aiichirô se montre plutôt capricieux et têtu. Yamabushi, quant à lui, cache sa vraie personnalité. Ainsi, l’auteure s’intéresse à la différence entre image publique et image privée, mais également les interrogations lors de la recherche de l’orientation sexuelle. En introduisant Minohara, elle montre comment des quiproquos peuvent entrainer de mauvaises expériences et déclencher des traumatismes.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, arrondissant les visages donnant un côté mignon. Par exemple, Aiichirô se transforme parfois en wanko. Et cette forme adorable contraste avec sa carrure grande et musclée. Les décors situent l’action. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Par ailleurs, la mise en page à la fois dynamique et classique donne un certain rythme agréable à la lecture. Les passages entre les chapitres ne se remarquent pas, créant une continuité sauf lorsqu’il y a un changement de temps. Dans ce cas, une page avec le titre fait la transition. Dans les scènes érotiques, Nago sensei censure les parties intimes par des bandelettes blanches. Sous la jaquette, elle offre quelques croquis de recherche.

En résumé

Suite à la promotion de son éditrice Adachi, l’écrivain Yamabushi Akihiko est confié à Enomoto Aiichirô, fan de ses romans. Appréciant les soins attentionnés du jeune homme très sérieux, il préfère lui cacher sa vie plutôt dissolue. En effet, il refuse de s’enfermer dans une relation amoureuse et cumule donc les coups d’un soir avec indifféremment une femme ou un homme. Mais un matin, l’éditeur le surprend au lit avec un homme. Ne pouvant retenir ses larmes, il en conclut nourrir des sentiments pour l’écrivain. Persuadé qu’Ai confond son admiration à de l’amour, Akihiko lui propose alors de coucher ensemble.

En conclusion

Malgré le format one-shot, Nago sensei équilibre avec justesse humour, romance et même un peu de drame. Comme j’adore les uke entreprenants, je craque complètement pour l’histoire. Et Ai est tellement chou en wanko. Une lecture intéressante, qui confirme mon intérêt pour la mangaka.

Des détectives au poil – Noji

des detectives au poil noji

noji
ISBN: 9782382761663
Hana, 2022
ISBN: 9784829686539 (JP)
Printemps, 2021 (JP)
Titre original: 探偵事務所の飼い主さま
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Entre deux enquêtes, Rô tente toujours de faire chavirer le cœur de son patron.

noji sensei propose de suivre différentes enquêtes en compagnie de l’excentrique Fumika et de son assistant entreprenant Rô. Elle maintient un certain suspense en révélant le passé des héros avec parcimonie. Par ailleurs, elle aborde les sujets récurrents dans les enquêtes de détectives comme l’adultère, la disparition de personnes ou d’animaux domestiques, mais s’intéresse également aux dangers auxquels les enquêteurs s’exposent. Néanmoins l’humour prime sur la romance et l’action, avec le caractère égocentrique de Fumi et son recadrage constant des avances de Rô. Le jeune assistant transforme leur bureau en ménagerie. D’ailleurs, les animaux apportent aussi une touche presque impertinente. Ainsi, l’auteure joue également sur la différence de statut social et de caractère entre les deux détectives. A travers les enquêtes, elle montre aussi les comportements parfois vils, fous ou lâches des êtres humains. Dans l’histoire bonus, elle révèle comment le couple s’harmonise enfin.

La mangaka a un trait épuré qui se simplifie dans les passages humoristiques. Les décors soignés alternent avec les trames d’ambiance graphiques. Par ailleurs, les autres trames sont variées. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, noji sensei s’arrête aux préliminaires. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien des personnages, les intégrant parfois dans le récit. De même, elle donne des anecdotes dans des yonkoma en fin de chapitre. La couverture obtient la quinzième place au classement du Chill chill BL award 2022.

En résumé

Assistant du détective Sako Fumika, Nakamura Rô tente désespérément de séduire son patron qui le recadre immédiatement. Avec sa grande carrure et ses cheveux roses, il se fait facilement remarquer durant les filatures. Néanmoins, il a un don pour attirer les animaux. Si bien que l’agence de détectives a depuis la réputation d’être spécialisée dans la recherche d’animaux perdus. D’ailleurs, un jour, Fumi et Rô reçoivent une requête très particulière: retrouver Justine, un exotic short hair avec un collier en diamant. En effet, le félin est une célébrité sur les réseaux sociaux…

En conclusion

Malgré le format one-shot, noji sensei crée une parfaite balance entre suspense, humour et sérieux. Elle arrive même à développer plusieurs enquêtes intéressantes de par leur sujet, malgré une fin prévisible. En plus, elle recadre toujours les assauts et mauvais comportements de Rô. Je fonds pour cette mignonne comédie romantique! En plus, il y a pleins d’animaux adorables.

Une relation basée sur l’argent – Sakurai Nanako

une relation basee sur l argent sakurai nanako

SAKURAI Nanako 櫻井ナナコ
ISBN: 9782382763193
Hana, 2022
ISBN: 9784758021333 (JP)
Ichijinsha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Le coup de foudre d’un garde du corps mafieux pour un prostitué désabusé! »

Sakurai Nanako sensei narre une romance alternant entre drame et comédie. Elle base la narration principalement du point de vue de Yanai. Le prostitué goûte à plusieurs paradoxes et sentiments complexes en découvrant peu à peu Maki. En effet, bien que conscient du danger, il est touché par la gentillesse du mafieux, comprenant la sincérité de son amour mais restant méfiant. D’ailleurs, il se découvre quelques points communs avec Ryôhei. Le chauffeur Minami, qui joue les gardes du corps, apporte une touche comique avec son côté trop bavard. Ainsi, l’auteure aborde le doute, la difficulté à refaire confiance après des trahisons, la manipulation. Elle ajoute du suspense avec les interventions de Kurono et du chef du clan Takamoto, Fuwa, brouillant les attentes des lecteurs. Elle fait évoluer ses personnages avec leurs sentiments. Ainsi, bien que possessif et jaloux, Maki reste bienveillant et respectueux envers son petit ami. L’histoire bonus permet de découvrir le devenir du couple.

La mangaka a un trait épuré plutôt anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant également les expressions. Elle dessine des corps sveltes finement musclés et des oreilles pointues. Les bouilles de Makoto en SD sont rigolotes tandis que Ryôhei passe de la froideur à un côté mignon et presque doux en quelques cases. Par ailleurs, les hachures de rougissement envahissent souvent les visages. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance se font discrètes mais accompagnent tout de même les émotions. La mise en page dynamique varie surtout les angles de vue et utilise les superpositions de cases et les ellipses. Même si Sakurai sensei ne censure pas les scènes érotiques, elle ne détaille pas trop les parties intimes grâce aux onomatopées et aux phylactères.

En résumé

Yanai Makoto (27 ans), ancien employé de bureau, se prostitue depuis six mois, étant garant de la dette d’un ami qui a depuis disparu. Comme il doit plus de 30 millions de yens, il ne peut refuser les lubies de certains clients violents. Un soir, alors qu’il rentrait exténué par un travail plus long que prévu, il croise Maki Ryôhei (26 ans), un yakuza, qui lui propose de le raccompagner. Bien qu’il refuse, le mafieux l’assomme puis l’emmène chez lui. Ayant eu le coup de foudre, il lui demande de devenir son prostitué personnel et lui promet même de le payer cinq fois plus. A l’idée de terminer plus vite son calvaire, Makoto accepte en posant tout de même quelques conditions. Pourtant, il s’étonne de voir le yakuza si prévenant avec lui…

En conclusion

Ce one-shot obtient la dix-huitième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2021. Malgré les nombreuses scènes érotiques et le thème de la prostitution, Sakurai sensei installe une relation consentie, avec des personnages attendrissants. D’ailleurs, dans sa postface, elle explique avoir conscience que son récit semble moins réaliste à cause de l’humour mais elle décrit tellement bien les sentiments que cela passe très bien. Une lecture divertissante, sexy et mignonne!

7 fois par semaine! – Pesotarou

7 fois par semaine pesotarou

Pesotarou ぺそ太郎
ISBN: 9782382762936
Hana, 2022
ISBN: 9784801969698 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Titre original: えっちは週7希望ですっ!
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

 Le rêve d’Aoi: faire l’amour 7 fois par semaine!

Pesotarou sensei offre une comédie romantique et très sexy avec deux hommes à la libido débordante mais très compatible. Elle les fait parler avec un langage cru, accentuant leur côté pervers. Pourtant, au fur et à mesure que le lecteur avance dans l’histoire, il découvre des personnalités tout autre. En effet, les deux héros assument complètement leur passion pour le sexe mais gardent quelques séquelles à force de se faire plaquer. Pourtant, ils développent des sentiments réciproques en apprenant à se connaître et surtout à communiquer. Ainsi, Aoi s’avère être assez naïf. Son ami Igarashi apporte de bons conseils. L’auteure aborde donc la jalousie, le jugement extérieur, le consentement nécessaire même pour des accros au sexe, le respect des limites des jeux érotiques. Elle alterne la narration entre Iori et Aoi. En bonus, elle s’intéresse à la gestion de l’abstinence forcée avec humour.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques, transformant même ses personnages en SD. Elle dessine pourtant des personnages sveltes. Par ailleurs, Aoi affiche différentes expressions très rigolotes lorsqu’il est béat, satisfait ou pervers. De même, un panda le représente tandis que Iori est associé à un serpent. Les décors situent principalement l’action. Les trames d’ambiance, graphiques, ajoutent de l’humour ou renforcent les émotions. Les autres trames sont équilibrées, dans une palette de tons clairs. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page dynamique est au service de la narration. Dans les scènes érotiques, Pesotarou sensei censure les parties intimes par des hachures ou des languettes. Elle utilise aussi une tête de panda, ajoutant une touche d’humour. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures explicites et donne des détails par transparence. Il y a également une scène à chaque chapitre. En fin de chapitre, une vignette donne une anecdote amusante.

En résumé

Aoi a une libido débridée et rêve de coucher au moins une fois par jour. En plus, appréciant les sexe-toys, il travaille dans le département des ventes d’une entreprise spécialisée dans ces produits. Mais son côté jugé pervers lui fait perdre son partenaire actuel parce qu’il souhaitait pimenter leurs ébats avec quelques jeux érotiques. Alors qu’il se plaignait dans un izakaya à son ami et collègue Igarashi, il attire l’attention d’un beau serveur. Comme son ami préfère rejoindre sa petite amie, il continue donc de noyer son chagrin dans l’alcool. Le serveur Kurose Iori s’occupe alors de lui. Mais quand le salaryman se réveille le lendemain, il ne se rappelle de rien. Pourtant, il trouve plusieurs capotes usagées dans sa poubelle. Et en plus, Kurose lui confirme avoir passé une nuit torride à le satisfaire…

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2021. En effet, Pesotarou sensei se montre généreuse dans les moments intimes qui deviennent souvent comiques avec Aoi et Iori qui oublient de communiquer, trop emballés par leurs ébats. Le couple en devient vite attachant. Je craque donc pour cette histoire simple mais mignonne et sexy qui aborde tout de même quelques sujets intéressants.

Monstrueux – Tokiha Kanenari

monstrueux tokiha kanenari
TOKIHA Kanenari 時羽兼成
ISBN: 9782375063392
Taifu comics, 2022
ISBN: 9784799752081 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

« Une bête sauvage incontrôlable qui frappe et mord tout ce qui bouge tel un véritable monstre. »

Tokiha Kanenari sensei nous plonge dans un univers mafieux mais avec des personnages à la grande sensibilité. Ainsi, elle crée un lien particulier entre un yakuza et sa victime collatérale. Elle alterne la narration entre Somo et Jô. Le yakuza d’âge mûr s’engage d’abord dans une rédemption, cherchant à comprendre et découvrir les traumatismes de Jô. Ce dernier contient difficilement ses sentiments qui s’expriment souvent par la violence. Pourtant, les paroles bienveillantes et l’affection de Somo lui permettent de se contrôler. En introduisant le manipulateur Namu Shôtarô, l’auteure ajoute une forte emprise que subit Jô, rendant le récit un petit peu trop mélodramatique. Elle aborde entre autre le jugement sur le physique, la solitude, la peur de faire confiance suite à une trahison, l’acceptation de soi.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Son style rappelle plutôt celui des shônen dans les expressions et la composition. Par exemple, les lignes d’action supplantent les trames d’ambiance. Par ailleurs, Jô est très musclé. Les trames sont variées. Par contre, les décors situent principalement l’action même s’ils sont détaillés. La mise en page est plutôt classique. Tokiha sensei s’attarde sur les petits détails. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par un cache blanc. Dans les illustrations en début de chapitre, les personnages prennent la pose. L’illustration sous la jaquette reprend celle de la couverture mais sans la muselière.

En résumé

Lors d’une descente de recouvrement de dettes, Somo Ryûsaku, Seppa et Namu Shôtarô sont pris dans un incendie. Somo arrive à récupérer un sac en s’enfuyant mais à l’intérieur, il y trouve un enfant couvert de brûlures. Se sentant coupable de la mort de ses parents, il refuse alors de l’abandonner et cherche une solution. Maintenant plus âgé, le yakuza se remémore souvent ce souvenir quand il fait face à la mort. Un soir, il remarque un jeune homme écroulé dans les poubelles. Il reconnaît rapidement l’enfant qu’il avait sauvé grâce à ses brûlures au visage. Mais ce dernier ne semble pas avoir toute sa tête et attaque les yakuzas. Ayant réussi à le maîtriser, Somo décide alors de recueillir Jô, pour expier ses erreurs passées…

En conclusion

Malgré un synopsis très alléchant avec un parallèle sur les kaijû intéressant, ce one-shot enchaine les évènements dramatiques, tombant malheureusement un peu dans le mélodrame et ne laissant pas le temps de s’attacher aux personnages. Pourtant, Tokiha sensei a un magnifique style graphique. J’ai tout de même passé un moment divertissant à la lecture.

Secret therapist 1 – Seo Serina

secret therapist 1 seo serina
SEO Serina 世尾せりな
ISBN: 9782382763155
Hana, 2022
ISBN: 9784865547764 (JP)
Overlap, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Les stars aussi ont des troubles sexuels. »

Seo Serina sensei aborde la prostitution avec une note positive. Elle installe des relations consensuelles, dans lesquelles les discussions importent pour procurer à la fois du plaisir mais également trouver les problèmes. Ainsi Shino s’applique dans son travail, prenant très au sérieux son fond de commerce de thérapeute « sexuel ». Izuki se montre d’ailleurs sérieux et concentré dans son traitement. Ainsi, durant leur entrainement, leur simple attirance va évoluer vers de nouveaux sentiments. L’auteure ajoute une touche légèrement dramatique en révélant par brides l’origine du traumatisme de l’acteur. Elle ajoute une touche humoristique avec le collègue de Shino, Gô, qui se montre protecteur. Elle aborde l’image des relations sexuelles au cinéma et dans la prostitution, le paradoxe que rencontrent un prostitué ou un acteur entre travail et sentiments.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, transformant ses protagonistes en semi SD. De même, Shino apparaît parfois en lapin, avec un adorable regard doux ou espiègle. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par contre, les décors situent principalement les actions. La mise en page est toutefois dynamique. Dans les scènes érotiques, Seo sensei censure les parties intimes par un cache blanc, en ne dessinant pas les contours ou en les simplifiant. Pourtant, elle offre au moins une scène par chapitre. Au début de deux chapitres, des illustrations représentent les héros qui posent. La couverture obtient la dixième place au classement du Chill chill BL award 2021.

En résumé

Shino (29 ans) est le propriétaire d’un bordel assez particulier, Spinelle, réservé aux femmes et spécialisé dans leur thérapie. En effet, il a pour principe de faire oublier tous leurs soucis à ses clientes. Son succès lui permet même de passer à la télévision dans une émission présentée par l’étoile montante du cinéma actuel, Izuki (24 ans). Shino veut également proposer ses services aux hommes et offre en direct une petite prestation avec l’acteur séduisant mais innocent. Suite à cet évènement, les hommes affluent également dans son établissement. Un jour, il reçoit la visite d’un nouveau client, Nakagawa Ryoki, qui est éjaculateur précoce depuis une rupture. Mais Shino reconnaît immédiatement Izuki sous son masque et lui propose tout de même de l’aider personnellement.

En conclusion

Malgré un univers plutôt glauque, Seo sensei offre une romance mignonne et sensuelle. Bien que pour l’instant, les sentiments restent sous silence, on a envie de voir le couple évoluer vers une relation plus romantique. Le caractère innocent d’Izuki contraste avec l’espièglerie de Shino, créant une dynamique intéressante. En plus, le graphisme est très agréable. J’apprécie beaucoup le début de ce récit et j’attends donc avec impatience le tome suivant.