Laisse-moi te détester 3 – Hijiki

laisse moi te detester 3 hijiki

Hijiki ひじき
ISBN: 9782375063538
Taifu comics, 2023
ISBN: 9784799754931 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Ne laisse pas un autre mâle te toucher. »

Hijiki sensei développe un peu plus l’entourage de la famille Tsuchiya. Elle installe un nouveau couple, avec les professeurs Asanaga (alpha) et Yanagi (oméga). D’ailleurs, elle joue beaucoup sur leurs réactions excessives pour créer de l’humour. En effet, le taciturne et fuyant Yanagi passe son temps à se disputer avec l’intrusif et passionné Asanaga. Ce dernier, qui a du mal à comprendre les sentiments des autres, a conscience des privilèges des alphas mais essaie de ne pas en abuser. Il admire son collègue oméga qui s’investit auprès de ses élèves. Ainsi, l’auteure, malgré un comportement bienveillant, rappelle le caractère un peu trop possessif des alphas. Par ailleurs, elle aborde les inquiétudes que provoquent l’annonce du second genre aussi bien du point de vue de l’élève et sa famille que des enseignants. Elle montre les différentes réactions, entre autres la peur, le rejet mais également le soutien bienveillant nécessaire.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle arrondit les visages et transforme presque ses personnages en SD. De même, elle ajoute dans les longs dialogues quelques cases fan service du mignon Minato. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions tandis que les autres trames sont équilibrées. Les décors apparaissent sur les plans larges. Par contre, une trame grise recouvre les vignettes des flash-back. La mise en page est dynamique. Contrairement au tome précédent, Hijiki sensei censure les parties intimes par un cache blanc dans les scènes érotiques. Elle rappelle les règles de l’omegaverse au début du tome. Sous la jaquette, se trouve la postface.

En résumé

En rentrant du travail accompagné de son ami Kyôsuke, Tsuchiya Hazuki craque tellement pour son fils Minato qu’il se trouve au bord de la syncope rien qu’en le voyant. Il a récemment déménagé dans un appartement plus grand avec sa petite famille. En réalité, Kyôsuke le sollicite pour recevoir des conseils car un de ses amis également alpha est tombé amoureux d’un oméga, mais Hazuki se montre d’abord peu motivé. Le dimanche, toute la famille se rend à la fête du sport de l’école de Shizuku. Sakamoto Daigo, Jun et Daiki participent avec eux aux différentes activités mais les deux familles ont bien l’intention de gagner. D’ailleurs, Naoto ressent une pointe de jalousie en voyant son partenaire encerclé par les enseignantes et les fillettes admiratives de ses exploits. Alors qu’il change la couche de Minato, il surprend une dispute entre les professeurs Asanaga Kôtarô et Yanagi…

En conclusion

Ce tome se classe à la septième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2022. Tsuchiya Hazuki est classé sixième meilleur seme tandis que Naoto est douzième meilleur uke. En introduisant un autre couple alpha et oméga homosexuel, Hijiki sensei développe d’autres thèmes un peu plus basiques de la romance. Toutefois, certaines lecteurs pourront être agacés par le comportement oppressant des alphas. Cela fait plaisir de voir Naoto prendre des initiatives et s’affirmer, même s’il a tendance à céder facilement à la pression de son partenaire. Un bel équilibre entre humour, tendresse, érotisme et une pointe de drame. Après être tombée sous le charme de la famille Tsuchiya, je craque complètement pour la famille Sakamoto!

Sous les couleurs de l’aube – Umitomoshibi

sous les couleurs de l'aube umitomoshibi

Umitomoshibi 海灯火
ISBN: 9782382763490
Hana, 2023
ISBN: 9784758023511 (JP)
Ichijinsha, 2022 (JP)
Titre original: 君を染める朝焼けに
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Une douce rencontre entre un solaire restaurateur et un mélancolique photographe.

Umitomoshibi sensei narre une tranche de vie sur la rencontre du photographe Mano Suguru, ayant perdu la fibre artistique suite à un deuil, et le solaire restaurateur Koshimizu Kengo. Elle révèle le passé du photographe au fur et à mesure, maintenant un certain suspense. Malgré des caractères opposés, les deux hommes vont rapidement se nouer d’amitié et apprendre à se connaître durant leur cohabitation. Leurs sentiments évoluent peu à peu, bouleversant surtout Suguru qui redoute de perdre ses souvenirs en allant de l’avant, malgré sa promesse. Ainsi, l’auteure aborde le temps et la difficulté à surmonter un deuil et l’influence des émotions sur la perception artistique. Elle montre les bienfaits du soutien d’un confident. Elle construit une relation consensuelle qui prend son temps et dans laquelle un simple baiser volé entraine excuse et regret.

La mangaka a un trait légèrement épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Elle soigne les décors, avec une touche réaliste, qui sont très présents. D’ailleurs, de grandes vignettes mettent en avant les paysages d’Enoshima, facilement reconnaissables. Les trames sont variées. Par exemple, Kengo a une peau halée et son corps finement musclé se devine sous son T-shirt. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions. La mise en page dynamique joue beaucoup sur les chevauchements de cases et l’absence de cadre. Dans les scènes érotiques, Umitomoshibi sensei censure les parties intimes par des caches blancs.

En résumé

Un été, le talentueux photographe de paysage, Mano Suguru (28 ans), se rend sur l’île d’Enoshima à la recherche de quelques beaux levers de soleil. Il voit alors un homme aux cheveux dorés comme un coucher de soleil, plonger tout habillé. Croyant à un suicide, il panique d’abord jusqu’à ce que le plongeur le rassure, déclarant s’être rafraichi. Le soir, à la recherche d’un endroit où se sustenter à bon marché, il recroise le jeune homme, Koshimizu Kengo (24 ans), gérant d’un petit restaurant retiré. N’ayant pas réservé d’hôtel, ce dernier, fan de ses photographies, lui propose alors de l’héberger. Gêné, Suguru, homosexuel, l’avertit d’abord mais cela ne dérange aucunement son hôte.

En conclusion

Umitomoshibi sensei dépeint avec finesse la mélancolie qui se dégage de Suguru et sa transformation. Elle construit des personnages pleins de douceur, attachant. Toutefois, le format one-shot ne lui permet pas d’approfondir le thème du deuil pourtant bien traité. Bien que j’ai un coup de cœur pour ce récit, je ressens tout de même un peu de frustration. En effet, j’aurais aimé découvrir encore un peu ce que deviennent les deux héros par la suite.

Club naked 2 – Sagawa Miku

club naked 2 sagawa miku

SAGAWA Miku 砂河深紅
ISBN: 9782382763582
Hana, 2023
ISBN: 9784199608308 (JP)
Tokuma shoten, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Déterrer ce passé qu’elles voudraient oublier n’apporterait rien de bon. »

Sagawa Miku sensei approfondit l’histoire d’Angie et Misha, s’intéressant principalement à leur cohabitation. Elle ajoute une touche d’humour avec la non-maîtrise de la langue du Russe, surtout dans les moments cruciaux. D’ailleurs, elle construit une relation de confiance entre les deux hommes qui font des efforts mutuels pour se comprendre et ne pas interférer dans les projets de chacun. Ainsi, le couple a conscience d’une attirance réciproque et du changement de leurs sentiments et s’interrogent. L’auteure sème des indices au fil du tome sur la mère de Mikhail, laissant les lecteurs trouver les réponses avec les héros. Elle aborde ainsi l’image négative du métier de stripteaseuse qui perdure une fois retirée, les difficultés rencontrées par un couple mixte ainsi que le comportement gênant, parfois violent, de certaines clientes. Elle offre une petite histoire avec Tachibana et Rio, permettant de découvrir ce que devient le couple.

La mangaka a un trait léché plutôt réaliste. Elle exagère légèrement les expressions dans les passages humoristiques. Malgré des trames très variées, elle les travaille mois et utilise donc plus d’aplats comparé au tome précédent. De même, les trames d’ambiance plus graphiques, renforcent les émotions. Les flash-back se repère à un fond gris, avec également moins de trames, créant un contraste avec les autres vignettes. Par ailleurs, les décors soignés apparaissent sur les plans larges. La mise en page très dynamique joue beaucoup sur les chevauchements de cases. Sagawa sensei met en avant la plastique de ses personnages, aux corps musclés. Elle nourrit même le fan service dans les illustrations en début de chapitre, avec les couples en tenues de spectacle. Toutefois, elle censure les scènes érotiques en ne détaillant pas les parties intimes.

En résumé

Misha, originaire de Russie, recherche sa mère d’origine japonaise. Recueilli par Angie, il a intégré le club de striptease Naked où travaillait sa mère, Sumire. Bien qu’il ait déclaré sa flamme à son hôte, trop timide, il n’a pas été plus loin qu’un simple baiser. Angie continue donc de le considérer comme son petit frère et l’aide dans ses recherches. Mais quand le patron du club offre à Volkoff Mikhail des photographies de sa mère retrouvées dans les archives relançant ainsi leur enquête, Angie réalise qu’il n’a en réalité pas envie de le perdre…

En conclusion

Après une image idyllique, Sagawa Miku sensei s’attarde un peu plus sur l’image négative du striptease, en particulier la différence de perception entre l’homme et la femme qui fait ce métier. Elle continue de développer des couples adorables et des relations consensuelles. Et son graphisme, malgré un peu plus de simplification, reste un régal pour les yeux. Un coup de cœur confirmé pour cette histoire entrainante et mignonne!

Notre secret – Yamamoto Kotetsuko

notre secret yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782382761601
Hana, 2023
ISBN: 9784813033066 (JP)
Taiyohtosho, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« La suite des aventures et péripéties de la famille Mogami et de leur entourage! »

Yamamoto Kotetsuko sensei offre quelques scènes sexy des couples de Bokura no negai. Grâce à une introduction narrée par Ryô, elle permet au lecteur de se plonger rapidement dans le récit sans pour autant devoir consulter les tomes précédents. Elle aborde la question de l’engagement, des premières fois et les questionnements qui assaillent en particulier Hayato et Ryô. En effet, l’étudiant prend très au sérieux son manque d’expérience et culpabilise même de ne pas réussir à satisfaire parfaitement son petit ami. Ryô, quant à lui, a encore du mal à distinguer clairement ses sentiments amoureux et fraternels qui se superposent. En introduisant le journaliste Saitô Tai, l’auteure s’intéresse aux risques des scandales pour de jeunes acteurs à la notoriété grandissante. Elle montre ainsi le développement différent du couple entre Take et Kento, soumis à certaines contraintes. De même, elle continue de dévoiler l’évolution du couple de Murakami et Fujimori.

La mangaka a un trait épuré légèrement arrondi qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Elle a toutefois tendance à dessiner des visages ressemblants. Ainsi, les personnages se distinguent surtout à leur coiffure ou leur taille. Les trames d’ambiance, très graphiques, alternent avec les décors. Les autres trames, bien qu’utilisées avec parcimonie, sont variées. Par contre, les ombres fortes sont hachurées. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Yamamoto sensei ne montre pas les parties intimes en jouant sur les cadrages et les angles de vue. Elle dessine également de petites scènes du quotidien de la famille, sans dialogue, mais suffisamment expressive pour comprendre la situation ou l’ambiance.

En résumé

Mogami Ryô (23 ans), Kento, Hayato et Masato vivent ensemble depuis déjà quatre ans. Devenu acteur, Ôshima Takeya (16 ans) sort maintenant avec Kento et s’est également installé chez eux. Bien qu’après avoir couché avec son petit ami Hayato pour la deuxième fois, Ryô ne s’habitue toujours pas et a donc du mal à travailler au café. Kento lui propose alors de s’occuper du service à sa place pour le laisser se reposer. Hayato, quant à lui, persuadé que tout se passe mieux comparé à leur première fois, n’ose pas trop discuter du sujet avec ses patrons et conseillers Fujimoro et Takashi. Mais à son retour à la maison le soir, Masato lui fait la morale…

En conclusion

On ne peut pas dire que cette suite soit indispensable toutefois, elle satisfera les lecteurs frustrés du manque de scènes sexy dans Bokura no negai. Yamamoto Kotetsuko sensei arrive même à développer quelques questionnements intéressants. Quel plaisir de retrouver la famille Mogami une dernière fois!

Bokura no negai 3 – Yamamoto Kotetsuko

bokura no negai 3 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368775561
Hana, 2017
ISBN: 9784813031369 (JP)
Taiyohtosho, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« Je ne peux ni abandonner, ni lui faire ma déclaration. »

Yamamoto Kotetsuko sensei conclut sa série avec les dernières révélations, les confrontations et les mises au point. Comme dans le tome précédent, elle aborde les tensions engendrées par un coming out et le manque de communication. D’ailleurs, elle développe en parallèle l’évolution de la relation entre Kento et Take et celle de Hayato et Ryô. Les trois frères Mogami trouvent des soutiens pour les conseiller et les secouer un peu dans leur entourage. Par ailleurs, le lecteur découvre encore de nouvelles facettes des personnages comme par exemple le côté pleurnichard de Ryô. Haruhiko et Takashi apportent toujours une touche comique. A travers Takeya qui commence à rencontrer du succès, l’auteure s’intéresse au comportement parfois gênant des fans. Elle termine par une histoire bonus sexy et amusante.

La mangaka a un trait épuré plutôt doux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par contre, ses visages se ressemblent, rendant ainsi la distinction des personnages difficile, en particulier dans les gros plans. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Les autres trames sont variées mais des hachures marquent les ombres fortes. La mise en page dynamique s’attarde sur les regards et les réactions. Yamamoto sensei crée également des scènes familiales sans dialogue et pourtant faciles à comprendre, maintenant que le lecteur connaît bien les personnages. Dans les scènes érotiques, elle ne montre pas les parties intimes en jouant sur les positions et les cadrages. Elle offre en bonus deux yonkoma amusants. Les illustrations en début de chapitre montrent les personnages dans leur quotidien.

En résumé

Fujimori Haruhiko invite Mogami Hayato à dîner chez lui et Murakami Takashi mais il essaie surtout de voir où il en est dans sa relation avec Ryô. Il ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour le lycéen, même s’il ne comprend pas son entêtement à ne rien dire. En effet, depuis que Hayato a découvert la relation entre Ôshima Takeya et Kento, son frère lui a conseillé de ne pas déclarer ses sentiments, leur aîné étant très attaché à leur famille. Kento ayant quitté son sex friend par un simple message, ce dernier débarque au café pour avoir des explications…

En conclusion

Yamamoto Kotetsuko sensei a su conserver une ambiance chaleureuse durant son récit malgré les péripéties rencontrées par la famille Mogami. Elle arrive parfaitement à équilibrer les moments de tension et de détente, ménageant un peu le suspense. D’ailleurs, les ébats sont très succincts. Une lecture touchante, amusante avec une famille attachante!

Cut-over criteria – Omugi Koala

cut over criteria omugi koala

OMUGI Koala 大麦こあら
ISBN: 9782382763445
Hana, 2023
ISBN: 9784864425025 (JP)
Tokyo mangasha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Le travail d’un ingénieur est de multiplier les tests. »

Omugi Koala sensei propose une romance mature et maitrisée pour un premier manga. Elle alterne la narration entre les deux héros, partageant leurs réflexions intérieures. Ainsi, Seto voit sa vie comme un programme informatique, avec des bugs et des mises à jour, apportant une touche humoristique. De même, Isoyama Naoki ajoute quelques tensions avec ses taquineries. Jin parle sans filtre et se montre direct. Pourtant, il manque un peu de confiance en lui. Haruma, quant à lui, a beaucoup de préjugés sur la jeunesse et appréhende les changements. Les deux hommes vont apprendre à se connaître, Hagiwara s’incrustant petit à petit. Ainsi, l’auteure développe une relation plutôt consensuelle malgré les insistances du jeune employé. Elle aborde la différence d’âge, d’expérience, le doute, la peur de l’engagement et les difficultés des relations au bureau.

La mangaka a un trait épuré tout en rondeur. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques, l’arrondissant encore plus. D’ailleurs, elle dessine des bouilles à la fois mignonnes et hilarantes. Par exemple, Jin a une tête de chat trop chou. Les trames ont une dominante claire. Par contre, les trames d’ambiance sont assez graphiques. Les décors situent principalement l’action. Par ailleurs, les réflexions intérieures des personnages se distinguent par des phylactères carrés ou sans contour. Omugi sensei dessine une mise en page plutôt classique, avec quelques pages plus dynamiques, mais cela rappelle la rigueur de Seto. Elle ne censure pas les scènes érotiques et propose même des coupes intérieures. Toutefois son graphisme assez simple ne détaille pas les parties intimes. A la fin de certains chapitres, elle présente les personnages. Sous la couverture, la postface donne des anecdotes sur la création.

En résumé

Seto Haruma (30 ans) a dû écourter ses vacances pour une réunion urgente. Mais quand il arrive au bureau, il découvre que son équipe ne l’a également pas prévenu d’un gros bug sur un programme. Alors qu’il prend les choses en main, il demande de l’aide à un nouvel employé, Hagiwara Jin (21 ans), mais se ravise aussitôt. Depuis, le jeune ingénieur en informatique n’arrête pas de l’observer. Un soir, alors que Seto refuse une invitation à un rendez-vous groupé, il lui demande brusquement son orientation sexuelle avant de lui déclarer sa flamme. Gêné, son supérieur l’éconduit mais le nouvel employé insiste. Les commerciaux ayant avancé la date de livraison, les deux hommes se retrouvent à travailler tard ensemble. Comme Jin habite loin, Haruma l’invite donc à dormi chez lui…

En conclusion

Ce one-shot obtient la neuvième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2022. Omugi sensei maîtrise déjà bien son scénario et son graphisme qui possède une touche personnelle. J’avais repéré la mangaka sur les réseaux sociaux et était curieuse de découvrir ses œuvres, appréciant son graphisme. Je suis clairement satisfaite car j’ai un énorme coup de cœur pour ce premier titre. J’aime beaucoup les personnages, attachants, et même les personnages secondaires. Et je craque complètement pour le développement de la relation entre Jin et Haruma.

Sous le linceul de la mariée – Akagawa Sagan

sous le linceul de la mariee akagawa sagan

AKAGAWA Sagan 赤河左岸
ISBN: 9782375063552
Taifu comics, 2023
ISBN: 9784799754047 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Titre original: 屍と花嫁
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Sous le voile de la mariée se cachent nombre de lourds secrets. »

Akagawa Sagan sensei offre une romance fantastique, légèrement horrifique, emplie de mystères. Elle révèle au fur et à mesure les secrets entourant les deux demi-frères, maintenant constamment le suspense. Elle surprend à chaque fois le lecteur par des rebondissements, relançant ainsi les suppositions. La narration alterne entre Li et Jin. D’ailleurs, le lecteur accompagne l’aîné, qui a perdu la mémoire, au gré de la reconstitution de ses souvenirs. L’auteure s’attache à décrire les sentiments, dévoilant ainsi la relation illicite entre les deux frères sans pour autant oublier leur pudeur et leur sentiment de culpabilité. Elle développe suffisamment l’environnement malsain dans lequel ils vivent, laissant le lecteur faire ses propres suppositions. Par ailleurs, elle aborde entre autres le sacrifice, l’amour par delà la mort, la trahison.

La mangaka a un trait très fin et épuré, utilisant les pleins et les déliés. Elle simplifie les traits des personnages non principaux au point d’effacer leur visage. Elle offre quelques pages poétiques, jouant sur les fleurs et certaines parties du décor. D’ailleurs, les décors soignés rendent la splendeur des bâtiments de style chinois. Les trames sont par ailleurs variées. La mise en page dynamique utilise les sorties de vignettes, l’absence de cadre mais également des agencements rythmant la lecture. Akagawa sensei censure les scènes érotiques en ne dessinant pas les parties intimes. Cela surprend au début mais ne gêne pas la compréhension. Sous la couverture, elle offre une illustration en noir et blanc.

En résumé

Peu de temps après le décès de l’ancien chef de famille, le jeune héritier Jin se marie. Mais beaucoup de rumeurs circulent sur les circonstances de cet évènement. En effet, un an auparavant, il s’est retrouvé mêlé à un conflit sanglant pour la succession de chef de famille, confronté à son demi-frère aîné Li Fan. Ce dernier aurait été assassiné avec ses partisans. Et la mariée, Hyôka, empoisonnée, cache depuis son visage défiguré. Mais, sous son voile se cache en réalité un terrible secret…

En conclusion

Malgré le format one-shot, Akagawa sensei enchaine bien les intrigues, même si cela semble assez expéditif. Elle équilibre révélations et moments tendres. En plus, son graphisme est de toute beauté. Une lecture à la fois tendre et mélancolique.

Laisse-moi te détester 2 – Hijiki

laisse moi te detester 2 hijiki

Hijiki ひじき
ISBN: 9782375063002
Taifu comics, 2023
ISBN: 9784799747759 (JP)
Libre, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je suis content d’en être un. C’est parce que c’est le cas que je suis heureux, maintenant. »

Hijiki sensei s’intéresse à la famille reconstituée et aux efforts pour créer des liens de confiance. A travers Hazuki, elle met en avant les difficultés que rencontrent les parents avec leur premier enfant. D’ailleurs, l’alpha, encore jeune, a parfois des réactions de gamin capricieux malgré sa maturité et son investissement dans le foyer. Naoto, quant à lui, a encore du mal à se reposer sur son partenaire et à assumer son statut d’oméga « casé ». Leurs relations sont plutôt consensuelles, avec un recadrage dès que l’alpha se laisse emporter. En introduisant Murasame Ikuya, l’auteure crée un alpha détestable, réunissant à lui seul tous les vices humains de l’univers omegaverse. Ainsi, elle continue d’interroger sur le traumatisme et le dépassement de la peur, dans la continuité du tome précédent.

La mangaka a un trait épuré et léché qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Elle a un style graphique propre reconnaissable. Ses expressions des visages sont d’ailleurs très parlantes. Les décors alternent avec les trames d’ambiance dont certaines parfois graphiques. Les autres trames équilibrées donnent une touche réaliste. La mise en page dynamique utilise principalement des sorties de cadre, des vignettes s’adaptant à leur contenu mais surtout des angles de vue très variés. Hijiki sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle masque un peu les détails en recouvrant les organes sexuels d’une trames sombres. Sous la jaquette, il y a la postface en une planche qui révèle quelques anecdotes sur la conclusion, donc à lire absolument à la fin.

En résumé

Koga Naoto nage dans le bonheur depuis qu’il forme une paire avec Tsuchiya Hazuki. Ce dernier continue ses études à l’université tout en travaillant également à l’hôtel de sa mère avec la ferme intention de prendre sa suite. D’ailleurs, Tsuchiya Mizuki prend à cœur son rôle de grand-mère et passe souvent en coup de vent voir les enfants. Depuis que Minato est né, Shizuku aide beaucoup sa mère à la maison. Mais l’oméga remarque que l’alpha se montre de plus en plus distant avec les enfants. Pourquoi?

En conclusion

Ce tome obtient la sixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2021. Tsuchiya Hazuki se classe cinquième meilleur seme tandis que Koga Naoto est onzième meilleur uke. Hijiki sensei arrive à transmettre facilement les émotions de ses personnages. Impossible de ne pas craquer pour les aventures émouvantes de cette famille reconstituée! J’avais la larme à l’œil durant une grande partie de ma lecture. Et vous?

Bienvenue chez Ginmokusei 2 – Mamita

bienvenue chez ginmokusei 2 mamita

Mamita マミタ
ISBN: 9782382761656
Hana, 2023
ISBN:‎ 9784199609008 (JP)
Tokuma shoten, 2022 (JP)
Titre original: ギンモクセイの仕立て屋 下
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Tout ce que je voulais, c’était protéger cet endroit… »

Mamita sensei délaisse un peu les techniques commerciales pour développer la romance. Elle révèle le passé de Théo ainsi que ses motivations. De même, elle maintient un certain suspense en reconstituant au fur et à mesure les souvenirs d’Ubuki sur la nuit de sa première rencontre avec son associé. La narration alterne entre les deux héros. Le chat Gin-san continue de détendre l’atmosphère avec ses remarques pertinentes. De même, la rivalité entre Nakamura et Nishijima apporte une touche comique. Takabayashi doute encore et s’interroge de plus en plus sur sa relation avec son associé, réalisant son attachement et sa peur de la solitude. Toutefois, il prend enfin des initiatives. L’auteure dépeint avec finesse l’évolution des sentiments des personnages. Elle montre quelques idées pour fidéliser une clientèle.

La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine quelques personnages dans un style caricatural. Les décors, soignés, apparaissent sur les plans larges. Les trames d’ambiance renforcent les émotions tandis que les autres trames, abondantes, apportent une touche réaliste. La mise en page très dynamique joue beaucoup sur la variation des angles de vue. Dans les scènes érotiques, Mamita sensei ne détaille pas trop les parties intimes et utilise parfois un contour blanc. Toutefois, elle ne censure pas celles du bonus. Comme dans le tome précédent, elle montre le charme des costumes dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Takabayashi Ubuki ne comprend pas pourquoi Nakamura Théo abandonne ses projets personnels pour l’aider à sauver sa boutique. En effet, le maître d’hôtel avait obtenu un prêt pour ouvrir un nouveau restaurant. Enfant, il vénérait son père qui gérait le restaurant « Vincent » à Ginza et a donc travaillé dur pour intégrer ce restaurant et monter les échelons. Malheureusement, à cause d’un incident avec le chef Yoshida, suite à des remarques homophobes, il a dû démissionner. Un soir, il croise alors Ubuki passablement éméché. Comme ce dernier refuse de le lâcher ou de prendre un taxi, il l’emmène dans un hôtel…

En conclusion

Mamita sensei semble un peu précipiter la conclusion en cumulant les révélations dans un seul tome. Le mélange des styles graphiques est toujours aussi efficace. Quel plaisir de voir Théo et Ubuki se rapprocher et se parler enfin franchement. Et j’adore le gentil Gotô qui veille sur eux. Coup de cœur confirmé! Mise à jour: Ce tome se classe à la cinquième place du meilleur manga profond au Chill chill BL award 2023.

Bienvenue chez Ginmokusei 1 – Mamita

bienvenue chez ginmokusei 1 mamita

Mamita マミタ
ISBN: 9782382761649
Hana, 2023
ISBN: 9784199608995 (JP)
Tokuma shoten, 2022 (JP)
Titre original: ギンモクセイの仕立て屋 上
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« Je voulais recommencer de zéro, mais je ne sais pas si je peux te faire confiance… »

Mamita sensei développe une romance qui se construit suite à une collaboration atypique. Elle s’intéresse à la difficulté que rencontrent les commerces de luxe actuellement, à l’évolution du métier de tailleur, aux diverses techniques pour relancer un commerce comme le marketing, le relooking, le changement de clientèle. La narration se base principalement sur le point de vue de Takabayashi. Ce dernier, pleurnichard, a tendance à fuir les difficultés. Plus qu’une promesse à son grand-père, il apprécie sincèrement ce nouveau métier. Malgré ses doutes, il se laisse convaincre par la prestance de Nakamura. D’ailleurs, l’auteure maintient un certain mystère autour de Théo et de ses réelles intentions. Elle détend un peu l’atmosphère avec les réflexions du chat Gin-san. De même, elle apporte une touche humoristique grâce aux amis de l’ancien maître d’hôtel, Beniko et Akino Kazuhito. L’introduction de Nishijima, l’ex d’Ubuki, permet de secouer un peu l’essayeur.

La mangaka mélange à la fois un graphisme esthétique avec un style caricatural. Ainsi, elle simplifie son trait légèrement épuré et anguleux dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps sveltes finement musclés ou complètement disproportionnés. Par exemple, le chat Gin-san et Gotô sont simplifiés à l’extrême. Les décors sont soignés et certains bâtiments de Ginza sont même reconnaissables. Il y a beaucoup de trames. D’ailleurs, Ubuki a une peau hâlée. Les trames d’ambiance appuient les émotions. Et les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Mamita sensei ne montre pas les parties intimes. Par contre, elle met en avant le charme masculin qu’amplifient les costumes en les détaillant ou dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

A 35 ans, Takabayashi Ubuki a quitté son travail en entreprise pour reprendre la boutique de costumes sur mesure Ginmokusei gérée par son grand-père décédé. Malheureusement, les clients se font rares et au bout d’un an, il est au bord de la faillite. Alors qu’il se rue sur un beau client qui vient d’entrer dans la boutique suite à ses prières, ce dernier le recadre immédiatement face à son manque de classe. Nakamura Théo (30 ans) lui propose alors de l’aider à relancer son commerce. Mais peut-il faire confiance à cet inconnu, ancien maître d’hôtel?

En conclusion

Mamita sensei alterne avec finesse drame, humour et romance. Malgré des styles graphiques différents qui se côtoient, le récit reste réaliste. De même, la relation prend son temps et est plutôt consensuelle, à part des baisers volés. Je suis complètement sous le charme de Théo et Ubuki. Un coup de cœur!