Club naked 2 – Sagawa Miku

club naked 2 sagawa miku

SAGAWA Miku 砂河深紅
ISBN: 9782382763582
Hana, 2023
ISBN: 9784199608308 (JP)
Tokuma shoten, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Déterrer ce passé qu’elles voudraient oublier n’apporterait rien de bon. »

Sagawa Miku sensei approfondit l’histoire d’Angie et Misha, s’intéressant principalement à leur cohabitation. Elle ajoute une touche d’humour avec la non-maîtrise de la langue du Russe, surtout dans les moments cruciaux. D’ailleurs, elle construit une relation de confiance entre les deux hommes qui font des efforts mutuels pour se comprendre et ne pas interférer dans les projets de chacun. Ainsi, le couple a conscience d’une attirance réciproque et du changement de leurs sentiments et s’interrogent. L’auteure sème des indices au fil du tome sur la mère de Mikhail, laissant les lecteurs trouver les réponses avec les héros. Elle aborde ainsi l’image négative du métier de stripteaseuse qui perdure une fois retirée, les difficultés rencontrées par un couple mixte ainsi que le comportement gênant, parfois violent, de certaines clientes. Elle offre une petite histoire avec Tachibana et Rio, permettant de découvrir ce que devient le couple.

La mangaka a un trait léché plutôt réaliste. Elle exagère légèrement les expressions dans les passages humoristiques. Malgré des trames très variées, elle les travaille mois et utilise donc plus d’aplats comparé au tome précédent. De même, les trames d’ambiance plus graphiques, renforcent les émotions. Les flash-back se repère à un fond gris, avec également moins de trames, créant un contraste avec les autres vignettes. Par ailleurs, les décors soignés apparaissent sur les plans larges. La mise en page très dynamique joue beaucoup sur les chevauchements de cases. Sagawa sensei met en avant la plastique de ses personnages, aux corps musclés. Elle nourrit même le fan service dans les illustrations en début de chapitre, avec les couples en tenues de spectacle. Toutefois, elle censure les scènes érotiques en ne détaillant pas les parties intimes.

En résumé

Misha, originaire de Russie, recherche sa mère d’origine japonaise. Recueilli par Angie, il a intégré le club de striptease Naked où travaillait sa mère, Sumire. Bien qu’il ait déclaré sa flamme à son hôte, trop timide, il n’a pas été plus loin qu’un simple baiser. Angie continue donc de le considérer comme son petit frère et l’aide dans ses recherches. Mais quand le patron du club offre à Volkoff Mikhail des photographies de sa mère retrouvées dans les archives relançant ainsi leur enquête, Angie réalise qu’il n’a en réalité pas envie de le perdre…

En conclusion

Après une image idyllique, Sagawa Miku sensei s’attarde un peu plus sur l’image négative du striptease, en particulier la différence de perception entre l’homme et la femme qui fait ce métier. Elle continue de développer des couples adorables et des relations consensuelles. Et son graphisme, malgré un peu plus de simplification, reste un régal pour les yeux. Un coup de cœur confirmé pour cette histoire entrainante et mignonne!

Club naked 1 – Sagawa Miku

club naked 1 sagawa miku

SAGAWA Miku 砂河深紅
ISBN: 9782382763575
Hana, 2023
ISBN:‎ 9784199607783 (JP)
Tokuma shoten, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Une histoire d’amour adulte entre un ingénieur et le numéro 1 d’un club de stripteaseurs! »

Sagawa Miku sensei propose de suivre les aventures de quelques danseurs du club de striptease Naked. Elle casse un peu les clichés sur ce milieu et construit des relations consensuelles et mignonnes. Tachibana, célibataire endurci plutôt coincé, nourrit beaucoup d’a priori sur les stripteaseurs et les homosexuels mais sa rencontre et son attirance pour Rio vont lui permettre de se remettre en question. Il s’interroge sur ses sentiments, trouve d’abord des excuses pour fuir puis culpabilise même de nourrir des fantasmes. Pourtant, Rio et lui conservent une certaine innocence en amour les rendant mignons. Ainsi, l’auteure analyse avec finesse les sentiments des personnages. Pour le deuxième couple, elle narre la rencontre entre Anji Ikkaku, alias Angie, et Mikhail, surnommé Misha. Elle révèle au fur et à mesure leur passé, expliquant les malentendus et les errements de chacun. D’ailleurs, la relation entre Angie et Misha s’équilibre peu à peu.

La mangaka a un trait légèrement anguleux et léché. Elle exagère à peine les expressions dans les passages humoristiques mais essaie de rester réaliste. Les danseurs ont des corps musclés et virils. Les décors détaillés et très présents renforcent également le réalisme. De même, les trames sont variées et les trames d’ambiance restent plutôt discrètes. La mise en page est très dynamique. Par ailleurs, Sagawa sensei met particulièrement en avant la plastique de ses personnages ainsi que leurs prouesses en danse. Elle nourrit le fan service avec des spectacles à thème. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes avec des trames floues ou en ne les détaillant pas. Les illustrations en début de chapitre montrent l’évolution des couples.

En résumé

Vexée d’avoir dû faire des heures supplémentaires suite à une erreur de son ingénieur système, la cheffe Ikeda l’oblige à venir avec elle dans un club de striptease. D’abord réticent, Tachibana se laisse vite charmer par la danse du numéro 1, Rio. Par la suite, il revient chaque vendredi soir admirer le spectacle, même s’il ferme encore les yeux au moment du clou final. De peur d’être reconnu, il se « déguise » dans un style plus décontracté. Mais un jour, alors qu’il était arrivé en avance au club, il entend une dispute dans une ruelle près de l’entrée des artistes. Tachibana vole alors au secours de Rio.

En conclusion

Sagawa Miku sensei donne une image plutôt bienveillante du milieu du striptease. Bien qu’elle censure les scènes érotiques, elle compense ce manque avec du fan service sexy. D’ailleurs, son graphisme est un régal pour les yeux. En plus, la mangaka crée des couples adorables qui développent des relations consensuelles. J’ai complètement fondu pour les deux récits, appréciant particulièrement la dynamique entre les personnages. Une lecture plus douce et mignonne que ne laisse supposer la couverture!

Ses baisers me font fondre – Masaki Maki

ses baisers me font fondre masaki maki

MASAKI Maki まさき茉生
ISBN: 9782382763384
Hana, 2023
ISBN:‎ 9784758022354 (JP)
Ichijinsha, 2021 (JP)
Titre original: キスで溶かしたそのあとに
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Une cohabitation qui fait remonter des souvenirs douloureux et des sentiments tus.

Masaki Maki sensei reprend les ficelles scénaristiques de la cohabitation pour narrer une romance très sexy. Toutefois, elle révèle au fur et à mesure le passé et les réflexions de ses deux héros. Ainsi, elle alterne la narration entre Hiro et Mizuki, partageant leurs secrets les plus intimes avec les lecteurs. L’expert-comptable, plutôt asocial, a tendance à couver son colocataire. Il ressent surtout de la culpabilité pour son attirance. Le calme étudiant, quant à lui, réalise clairement que son admiration se transforme en amour. Sa trop grande gentillesse entraine quelques quiproquos. Ainsi, l’auteure ajoute quelques tensions en introduisant un harceleur, toutefois vite expédié. Elle développe une relation consensuelle, le couple découvrant le plaisir sexuel étape par étape. Elle aborde donc sans trop approfondir la renaissance d’un premier amour perdu, les risques des réseaux sociaux, la différence d’âge à l’adolescence.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux plutôt fin. Elle dessine des corps finement musclés. Elle utilise de très nombreuses trames, rendant les effets de couleurs et d’ombres réalistes. De même, les trames d’ambiance se font discrètes. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page très dynamique joue beaucoup sur les angles de vue très variés, les superpositions de cases et les sorties de cadre. Masaki sensei s’attarde sur les petits gestes et les détails. Ainsi, dans les scènes érotiques, elle montre surtout les sensations des personnages. Même si elle censure les parties intimes par un cache blanc, cela reste sensuel. En plus, il y a une scène par chapitre, avec parfois quelques coupes intérieures. Les chapitres s’enchainent avec fluidité.

En résumé

Aise Hiro (18 ans) pensait gagner un peu d’indépendance en entrant à l’université, éloignée du domicile de ses parents. Mais sa mère inquiète qu’il se fasse encore facilement arnaquer, préfère le confier au fils aîné de leur voisin, Onosawa Mizuki (24 ans), expert-comptable habitant près de la faculté. Ainsi, en échange des tâches ménagères, l’étudiant se retrouve en colocation avec son premier amour secret. En effet, gay, cette promiscuité le dérange de plus en plus, d’autant plus que Mizu a du mal à se lever et se montre également très câlin. Mais un jour, alors que Hiro se filmait en train de se masturber après avoir reçu un message obscène suite à la publication d’une photo sur les réseaux sociaux où il annonçait chercher un petit ami, Onosawa le surprend et l’aide même à assouvir son désir…

En conclusion

Ce tome obtient la huitième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2022. En effet, Masaki Maki sensei préfère développer la relation amoureuse plutôt que les différents thèmes, pourtant intéressants, qu’elle effleure. Par contre, son graphisme est magnifique. Malgré la censure, la sensualité des ébats transparaît. J’ai tout de même apprécié cette histoire simple mais sexy et mignonne avec ce couple attachant.

Les fausses rumeurs de Minami – Kurihara Kana

les fausses rumeurs de minami kurihara kana

KURIHARA Kana 栗原カナ
ISBN: 9782382763537
Hana, 2023
ISBN: 9784796414302 (JP)
Kaiohsha, 2021 (JP)
Titre original: かりそめビッチ南くん
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Quand les rumeurs se mêlent à l’amour…

Kurihara Kana sensei oscille entre comédie et romance avec ce récit très sexy entre deux étudiants qui entament une relation d’abord purement charnelle. Elle révèle ensuite au fur et à mesure les tenants et les aboutissants de cette situation. Ainsi, elle aborde les limites entre sex friend et petit ami, l’influence des rumeurs sur le comportement et le jugement d’autrui ainsi que les dégâts sur la vie de celui qui en fait l’objet. Minami adapte sa personnalité pour correspondre à ces on-dit et enfin approcher celui qu’il admire depuis longtemps. A cause de son beau physique et de sa grande libido, Takane, quant à lui, voit sa réputation ternie, provoquant ainsi des déboires amoureux. L’auteure joue sur les quiproquos, le manque de communication au sein du couple pour mieux nous dévoiler l’évolution de leurs sentiments. Elle montre l’écart qu’il peut exister entre le caractère et le physique.

La mangaka a un trait épuré plutôt léché de style shôjo qui dégage une certaine douceur. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des personnages sveltes. Les trames d’ambiance appuient les émotions tandis que les autres trames sont équilibrées. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Kurihara sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle en offre même une par chapitre. Par ailleurs, dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le couple à différent niveau de câlin.

En résumé

Takane Shun, beau gosse, ne supporte plus de se faire aborder suite à une rumeur qui circule: il a une réputation de playboy qui coucherait facilement avec des filles et des garçons. A une soirée étudiante, il vient en aide à Minami, passablement ivre, qui se faisait entrainer dans les toilettes par un individu suspect. Pour le remercier, l’étudiant lui propose alors de lui faire une fellation mais il n’est pas très doué. Pourtant, Minami insiste ensuite pour devenir son sex friend, n’hésitant pas à le menacer de se vanter de leur petite gâterie…

En conclusion

Ce tome obtient la treizième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2022. Kurihara Kana sensei a un graphisme agréable, bien qu’assez commun. Elle installe une relation plutôt consensuelle et dynamique entre les deux héros. D’ailleurs, toute l’épice de son récit se trouve principalement dans les secrets et les quiproquos apparaissant peu à peu. Le couple en devient attachant. J’aime également beaucoup le côté provocateur de Tanabe, l’ami de Takane. Une lecture donc sexy et entrainante qui fait passer un agréable moment.

Notre secret – Yamamoto Kotetsuko

notre secret yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782382761601
Hana, 2023
ISBN: 9784813033066 (JP)
Taiyohtosho, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« La suite des aventures et péripéties de la famille Mogami et de leur entourage! »

Yamamoto Kotetsuko sensei offre quelques scènes sexy des couples de Bokura no negai. Grâce à une introduction narrée par Ryô, elle permet au lecteur de se plonger rapidement dans le récit sans pour autant devoir consulter les tomes précédents. Elle aborde la question de l’engagement, des premières fois et les questionnements qui assaillent en particulier Hayato et Ryô. En effet, l’étudiant prend très au sérieux son manque d’expérience et culpabilise même de ne pas réussir à satisfaire parfaitement son petit ami. Ryô, quant à lui, a encore du mal à distinguer clairement ses sentiments amoureux et fraternels qui se superposent. En introduisant le journaliste Saitô Tai, l’auteure s’intéresse aux risques des scandales pour de jeunes acteurs à la notoriété grandissante. Elle montre ainsi le développement différent du couple entre Take et Kento, soumis à certaines contraintes. De même, elle continue de dévoiler l’évolution du couple de Murakami et Fujimori.

La mangaka a un trait épuré légèrement arrondi qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Elle a toutefois tendance à dessiner des visages ressemblants. Ainsi, les personnages se distinguent surtout à leur coiffure ou leur taille. Les trames d’ambiance, très graphiques, alternent avec les décors. Les autres trames, bien qu’utilisées avec parcimonie, sont variées. Par contre, les ombres fortes sont hachurées. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Yamamoto sensei ne montre pas les parties intimes en jouant sur les cadrages et les angles de vue. Elle dessine également de petites scènes du quotidien de la famille, sans dialogue, mais suffisamment expressive pour comprendre la situation ou l’ambiance.

En résumé

Mogami Ryô (23 ans), Kento, Hayato et Masato vivent ensemble depuis déjà quatre ans. Devenu acteur, Ôshima Takeya (16 ans) sort maintenant avec Kento et s’est également installé chez eux. Bien qu’après avoir couché avec son petit ami Hayato pour la deuxième fois, Ryô ne s’habitue toujours pas et a donc du mal à travailler au café. Kento lui propose alors de s’occuper du service à sa place pour le laisser se reposer. Hayato, quant à lui, persuadé que tout se passe mieux comparé à leur première fois, n’ose pas trop discuter du sujet avec ses patrons et conseillers Fujimoro et Takashi. Mais à son retour à la maison le soir, Masato lui fait la morale…

En conclusion

On ne peut pas dire que cette suite soit indispensable toutefois, elle satisfera les lecteurs frustrés du manque de scènes sexy dans Bokura no negai. Yamamoto Kotetsuko sensei arrive même à développer quelques questionnements intéressants. Quel plaisir de retrouver la famille Mogami une dernière fois!

Bokura no negai 3 – Yamamoto Kotetsuko

bokura no negai 3 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368775561
Hana, 2017
ISBN: 9784813031369 (JP)
Taiyohtosho, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« Je ne peux ni abandonner, ni lui faire ma déclaration. »

Yamamoto Kotetsuko sensei conclut sa série avec les dernières révélations, les confrontations et les mises au point. Comme dans le tome précédent, elle aborde les tensions engendrées par un coming out et le manque de communication. D’ailleurs, elle développe en parallèle l’évolution de la relation entre Kento et Take et celle de Hayato et Ryô. Les trois frères Mogami trouvent des soutiens pour les conseiller et les secouer un peu dans leur entourage. Par ailleurs, le lecteur découvre encore de nouvelles facettes des personnages comme par exemple le côté pleurnichard de Ryô. Haruhiko et Takashi apportent toujours une touche comique. A travers Takeya qui commence à rencontrer du succès, l’auteure s’intéresse au comportement parfois gênant des fans. Elle termine par une histoire bonus sexy et amusante.

La mangaka a un trait épuré plutôt doux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par contre, ses visages se ressemblent, rendant ainsi la distinction des personnages difficile, en particulier dans les gros plans. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Les autres trames sont variées mais des hachures marquent les ombres fortes. La mise en page dynamique s’attarde sur les regards et les réactions. Yamamoto sensei crée également des scènes familiales sans dialogue et pourtant faciles à comprendre, maintenant que le lecteur connaît bien les personnages. Dans les scènes érotiques, elle ne montre pas les parties intimes en jouant sur les positions et les cadrages. Elle offre en bonus deux yonkoma amusants. Les illustrations en début de chapitre montrent les personnages dans leur quotidien.

En résumé

Fujimori Haruhiko invite Mogami Hayato à dîner chez lui et Murakami Takashi mais il essaie surtout de voir où il en est dans sa relation avec Ryô. Il ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour le lycéen, même s’il ne comprend pas son entêtement à ne rien dire. En effet, depuis que Hayato a découvert la relation entre Ôshima Takeya et Kento, son frère lui a conseillé de ne pas déclarer ses sentiments, leur aîné étant très attaché à leur famille. Kento ayant quitté son sex friend par un simple message, ce dernier débarque au café pour avoir des explications…

En conclusion

Yamamoto Kotetsuko sensei a su conserver une ambiance chaleureuse durant son récit malgré les péripéties rencontrées par la famille Mogami. Elle arrive parfaitement à équilibrer les moments de tension et de détente, ménageant un peu le suspense. D’ailleurs, les ébats sont très succincts. Une lecture touchante, amusante avec une famille attachante!

Bokura no negai 2 – Yamamoto Kotetsuko

bokura no negai 2 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368774632
Hana, 2016
ISBN: 9784813030744 (JP)
Taiyohtosho, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« S’il savait pour moi… C’est lui qui serait dégoûté. »

Yamamoto Kotetsuko sensei aborde la difficulté à discuter de son orientation sexuelle en famille ainsi qu’à la peur d’être rejeté et de briser les liens fraternels nouvellement construits. Elle s’intéresse à la question du coming out à travers Kento et Hayato et le malaise qui s’installe malgré eux. Ainsi, elle met en avant la nécessité de la discussion. Pour mieux protéger son secret, Hayato prend de la distance avec son frère Ryô. Pourtant, son patron Fujimori essaie de le guider au mieux. Au contraire, libéré de son secret, Kento arrive peu à peu à s’accepter et assume enfin ses sentiments. L’auteure construit une relation plutôt respectueuse de la différence d’âge. D’ailleurs, elle continue de développer la maturité acquise par les collégiens, entre Ôshima Takeya qui se lance dans le show-business et Masato qui s’investit pour soutenir sa famille à son niveau.

La mangaka a un trait épuré tout en rondeur, plutôt doux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames d’ambiance, parfois très graphiques, alternent avec les décors. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Yamamoto sensei ne montre pas les parties intimes en jouant sur les angles de vue. D’ailleurs, comme elle le précise dans une note, elle utilise Takashi pour compenser le manque de scènes. Comme dans le tome précédent, les illustration en début de chapitre montrent les personnages en train de poser.

En résumé

Après avoir surpris Fujimori Haruhiko et Murakami Takashi en train de se câliner, Mogami Hayato s’interroge sur les relations homosexuelles. De retour chez lui, il réalise alors qu’il nourrit un sentiment amoureux et une attirance sexuelle pour son frère Ryô en l’apercevant à la sortie du bain. Le lendemain matin, quand Masato se renseigne sur la situation amoureuse d’Hayato pour une de ses camarades, le lycéen lui avoue aimer quelqu’un sans plus de précision. Ce dernier préfère alors fuir face à l’inquiétude de Ryô. A la boutique « Flower hall », l’adolescent interroge Takashi sur sa relation avec Haruhiko. Ainsi, le patron devine immédiatement que Hayato en pince pour un homme mais le lycéen refuse de se confier plus.

En conclusion

Yamamoto Kotetsuko sensei analyse avec finesse les différentes réactions de ses personnages. Elle invite les lecteurs à réfléchir sur les tourments que ressentent les adolescents qui réfléchissent à leur orientation sexuelle et la nécessité de confidents bienveillants. Ainsi, en accompagnant la famille Mogami, le lecteur a envie de les soutenir. En plus, le graphisme agréable et expressif facilite la lecture. J’apprécie le comparatif indirect avec les personnages de Mankai darling qui ont tendance à agir sans réfléchir et apportent en fin de compte une touche comique. Un équilibre savoureux entre drame, romance et humour!

Bokura no negai 1 – Yamamoto Kotetsuko

bokura no negai 1 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368774625
Hana, 2016
ISBN: 9784813030386 (JP)
Taiyohtosho, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

« L’amour pointe le bout de son nez au cœur de cette famille recomposée! »

Yamamoto Kotetsuko sensei, après une introduction poignante, partage les petits bonheurs d’une famille recomposée par petites tranches de vie. Pour l’instant, elle installe les différents personnages, leur entourage ainsi que leurs caractères. Elle aborde donc la difficulté à reprendre un commerce, les nouvelles responsabilités et comment de jeunes adolescents mûrissent plus vite en étant confrontés aux drames de la vie. Ainsi, le lecteur voit les personnages grandir et leurs liens évoluer. Ôshima Takeya, l’ami de Masato, s’intègre également peu à peu à la famille, se retrouvant esseulé suite au divorce de ses parents. L’auteure transcrit parfaitement l’ambiance chaleureuse dans laquelle évoluent les personnages. Par ailleurs, elle maintient un certain suspense en révélant au fur et à mesure les motivations et les sentiments de chacun. Elle introduit également les personnages du « Flower Hall » de Mankai darling, permettant ainsi à Hayato de s’interroger sur l’homosexualité.

La mangaka a un trait épuré plutôt doux, tout en rondeur. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle varie les trames. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Les décors détaillés sont plutôt présents. La mise en page dynamique rythme la lecture. D’ailleurs, les sauts dans le temps sont fluides et souvent discrètement marqués par les saisons. Pour l’instant, la relation des personnages principaux débutant, Yamamoto sensei offre une scène érotique dans le bonus sans pour autant rien montrer.

En résumé

Mogami Ryô (19 ans) vivait seul avec son père depuis le collège jusqu’à ce que ce dernier se remarie avec Takada Hideko, qui élève également trois garçons. Comme sa nouvelle belle-mère tient un café, « Le café des violettes », et habite à l’étage au-dessus, ils vont s’y installer. D’abord peu à l’aise avec cette nouvelle vie de famille, Ryô s’habitue peu à peu à ses nouveaux frères en apprenant à les connaître. L’aîné, Kento, a deux ans de moins que lui et est un élève brillant et sérieux qui aide sa mère au café. Le calme Hayato rejette froidement toutes les déclarations des filles. Et le petit dernier, Masato, est très câlin. Mais leur bonheur est de courte durée, leur père décédant dans un accident de la route puis leur mère d’un cancer…

En conclusion

Yamamoto Kotetsuko sensei dépeint avec finesse les sentiments de ses personnages et maîtrise parfaitement le développement de son scénario. Elle alterne entre drame, humour et romance avec facilité. Après un premier chapitre qui m’a mis en larmes, quel bonheur de voir évoluer ces jeunes frères dans une ambiance aussi chaleureuse et de retrouver Fujimori et Murakami!

A 25:00, à Akasaka 3 – Natsuno Hiroko

a 2500 a akasaka 3 natsuno hiroko

NATSUNO Hiroko 夏野寛子
ISBN: 9782382761625
Hana, 2023
ISBN: 9784396785253 (JP)
Shodensha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Ça me sape le moral… Mais c’est pas une raison pour abandonner ce travail. »

Natsuno Hiroko sensei s’intéresse aux différences entre le cinéma et le théâtre, en particulier du point de vue du jeu. Elle montre la fragilité de Shirasaki, qui prend conscience de son manque d’expérience suite à un cumul d’échecs et qui se met à douter de son talent. Elle met également en avant le besoin de soutien extérieur dans ces moments difficiles. Ainsi, le couple rencontre des problèmes de communication qui enveniment leur situation tendue et leur impression d’être inutile. Mihara a un rôle ambivalent, jouant aussi bien les fauteurs de trouble que les cupidons. Yamase Kazuma et Sakuma Hajime deviennent de plus en plus des amis de confiance, prenant de l’importance dans le récit. L’auteure dénonce également la hiérarchisation entre les différents métiers artistiques malgré une certaine porosité entre eux, en particulier le métier de mannequin plutôt dénigré. Par ailleurs, elle fait évoluer doucement ses personnages.

La mangaka a un trait épuré et sensuel plutôt commun au style shôjo mais qui se distingue par le travail particulier de ses grands yeux expressifs. Contrairement aux autres personnages sveltes, Yamase a un corps musclé. La palette des trames plutôt claires donnent un aspect dépouillé. En plus, les décors alternent avec les trames d’ambiance. De même, Natsuno sensei mélange des mises en page assez classiques avec celles plus dynamiques. Elle ne censure pas les scènes érotiques qui sont toutefois moins nombreuses. Sous le sommaire, elle présente succinctement les personnages. Contrairement au tome précédent, les illustrations en début de chapitre présentent les personnages dans leur quotidien.

En résumé

Shirasaki Yuki emménage dans le même immeuble que son petit ami Hayama Asami. Il stresse un peu car son prochain rôle est dans une pièce de théâtre dirigée par le célèbre Harada Kaoru, réputé dur. Pour le détendre, Asami l’amène dans le bar gay de leur rencontre, tenu par un de ses amis. Mihara Nozomu était au club de théâtre à l’université. Il travaille maintenant en parallèle comme mannequin. Il s’amuse immédiatement à taquiner Yuki, ses émotions se lisant sur son visage. Mais cela irrite Asami qui n’ose pourtant rien dire…

En conclusion

Ce tome obtient la quatrième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2022. Hayama Asami se classe quatrième meilleur seme tandis que Shirasaki Yuki est neuvième meilleur uke. Natsuno sensei continue d’approfondir son sujet en décryptant toujours aussi finement les émotions de ses personnages. Son trait se simplifie parfois mais reste toujours aussi sensuel et expressif. Le lecteur se retrouve encore dans la position de simple spectateur ne pouvant pas intervenir. Mais suivre les aventures de ces deux acteurs reste passionnant, instructif et émouvant. Une série qui se bonifie au fil des tomes!

A 25:00, à Akasaka 2 – Natsuno Hiroko

a 2500 a akasaka 2 natsuno hiroko

NATSUNO Hiroko 夏野寛子
ISBN: 9782382761618
Hana, 2023
ISBN: 9784396785017 (JP)
Shodensha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je n’avais pourtant pas l’intention de faire de lui autre chose qu’un simple souvenir. »

Natsuno Hiroko sensei continue d’analyser les spécificités du métier d’acteur. Elle s’intéresse à la perte de la personnalité dans un rôle, à la superposition des sentiments d’un rôle dans la réalité avec par exemple, une attirance amoureuse pour le partenaire de jeu qui se ressent également dans la réalité. Ainsi, Shirasaki et Hayama, qui cachent leur relation, se retrouvent à jouer une scène de chambre et doivent donc parfaitement séparer fiction et réalité. Face à la difficulté de l’exercice, Yuki impose l’abstinence à son partenaire, créant des incompréhensions avec son petit ami. L’auteure introduit un nouveau personnage, Yamase Kazuma, qui vient secouer un peu le couple par son côté tactile. Elle montre la difficulté à admettre et gérer la jalousie, la proximité entre amour et admiration. Comme dans le tome précédent, Sakuma apporte une touche humoristique discrète.

La mangaka a un trait épuré. Elle dessine des corps sveltes. D’ailleurs, elle met en avant l’esthétique de ses personnages. Le travail des yeux très particulier se démarque de son style graphique plutôt commun par leur grande expressivité. Les décors apparaissent dans les plans larges. Par ailleurs, la palette de trames est plutôt claire et donne un effet de page aérée. De même, les trames d’ambiance, parfois graphiques, accompagnent les émotions. La mise en page dynamique utilise beaucoup les superpositions et l’absence de cadre. Natsuno sensei ne censure par les scènes érotiques. Elle offre même des coupes intérieures. Sous le sommaire, elle présente succinctement les personnages. Les personnages posent dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Depuis le succès de la série « Rêves d’un après-midi », la carrière de Shirasaki Yuki décolle. Il enchaine les tournages et les interviews. D’ailleurs, sa relation avec Hayama Asami à l’université a été révélée lors d’une émission télévisée. Comme il consacre peu de temps à son petit ami, ce dernier n’hésite pas à passer une nuit blanche à le câliner quand ils arrivent enfin à se voir. Alors que Shirasaki avait envie de jouer à nouveau avec lui, Hayama et lui apprennent avec joie qu’une suite de la série est prévue en film cinéma.

En conclusion

Ce tome obtient la quatrième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2021. Hayama Asami se classe deuxième meilleur seme tandis que Shirasaki Yuki est huitième meilleur uke. Natsuno sensei approfondit les difficultés rencontrées par ses deux héros tout en décryptant leurs sentiments. Son graphisme est toujours aussi sensuel. Le lecteur se retrouve donc plongé dans leurs aventures, impuissants malgré l’envie de les soutenir. Une romance prenante et un coup de cœur confirmé!