Devil’s honey – Natsume Isaku

devil s honey natsume isaku
NATSUME Isaku
ISBN: 9782351806753
Taifu comics, 2012
ISBN: 9784799710395 (JP)
Libre, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: si on s'ennuie

Un délinquant? Non, un diable craquant!

Natsume Isaku sensei aborde avec humour une romance entre un professeur doué en arts martiaux et un élève bagarreur. Elle pose rapidement la question de l’interdit, obligeant Sugaya a réfléchir sur son attirance, ses sentiments et sa situation. Comme Yoshino est naturellement direct et familier avec son professeur, son comportement brouille leur relation. Son admiration évolue doucement vers le sentiment amoureux, avec des questionnements. D’ailleurs, divers évènements les poussent au rapprochement, même si le professeur tente de résister à la tentation. La narration alterne entre les deux héros, permettant ainsi de comprendre l’avancée de leurs réflexions. L’auteure s’intéresse également au jugement sur l’apparence, au manque de pédagogie de certains enseignants qui ne jurent que par l’élite, aux difficultés de communication et des limites entre professeurs et élèves.

La mangaka a un trait facilement reconnaissable, épuré et simple. Son style est typiquement shôjo. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page est dynamique. Pour les scènes érotiques, Natsume sensei ne montre pas les détails, jouant sur les cadrages. Elle censure les parties génitales en ne les dessinant pas. En bonus, elle offre une courte histoire narrant les aventures de son chien chez le vétérinaire.

En résumé

Le professeur d’éducation physique Sugaya Toshimitsu rêvait de travailler dans sa région. Néanmoins, il déchante un peu entre des supérieurs méprisants, des élèves impertinents et des parents d’élèves hautains. Pourtant, il a la côte auprès des mères de famille. Le proviseur et son adjoint Murase lui confient alors la surveillance des délinquants du lycée, menés par Yoshino Tatsumi, surnommé le démon des couloirs. Mais le professeur se rend vite compte que les rumeurs sont exagérées. Certes, l’adolescent a tendance à se battre quand on le provoque mais il est très gentil. Étonnamment, l’étudiant accepte de lui obéir après une démonstration de prise d’arts martiaux. Mais le professeur est de plus en plus séduit par son élève. En plus, ce dernier lui voue une admiration sans bornes depuis qu’il l’aurait sauvé plus jeune…

En conclusion

Cette comédie romantique légère n’approfondit malheureusement pas les questionnements intéressants qu’elle soulève. En plus, la fin semble un peu précipitée. Toutefois, j’ai passé un excellent moment à sa lecture. Un one-shot sans prétention qui se laisse lire et qui plaira principalement aux fans de l’auteure.

Le théâtre des fleurs 4 – Natsume Isaku

le theatre des fleurs 4 natsume isaku
NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782375061763
Taifu comics, 2019
ISBN: 9784403666674 (JP)
Shinshokan, 2019 (JP)
Titre original: 花恋つらね 4
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Difficile de filer le parfait amour sans moments intimes.

Natsume Isaku sensei offre une petite parenthèse humoristique et romantique entre Sôgorô et Gensuke avec la fête du lycée. Ainsi, elle met en avant la communication dans le nouveau couple et la difficulté à organiser des moments à deux à cause de leur emploi du temps chargé. Conscients de leur popularité, les deux lycéens préfèrent cacher leur relation. De même, ils tâtonnent dans leur relation intime, se questionnant et se découvrant mutuellement. D’ailleurs, le fait que tout ne se déroule pas facilement apporte un peu de fraîcheur, renforcée par leur innocence. Comme dans le tome précédent, l’auteure révèle encore quelques indices sur la relation entre Arai Jûichirô et Matsukawa Kikuemon, maintenant le suspense. Elle aborde les représentations de janvier d’Asakusa qui mettent en vedette les jeunes acteurs. Elle montre également l’influence des grands acteurs de kabuki auprès de la presse, avec le photographe Hide, ou d’autres troupes, avec Takamura Kumonosuke.

Le trait épuré et léché de la mangaka dégage parfois beaucoup de sensualité malgré sa simplicité. D’ailleurs, elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques, conférant une bouille adorable à ses personnages dont le visage devient presque rectangle. Les trames d’ambiance viennent appuyer les émotions mais également renforcer le côté comique. Les décors se font un peu plus discrets. Natsume sensei maîtrise parfaitement les diverses techniques graphiques pour rendre la mise en page dynamique. Dans les scènes érotiques, elle se concentre sur les sensations et les émotions, offrant même des passages amusants. Par ailleurs, elle joue sur les cadrages pour ne pas montrer les parties intimes ou trop de détails. Les illustrations en début de chapitre présentent plutôt le quotidien des personnages.

En résumé

Après avoir fait le point sur leurs sentiments réciproques, Arai Gensuke et Matsukawa Sôgorô sortent ensemble. Toutefois, ils décident de réfréner leurs ardeurs jusqu’à la fin de la tournée. Pourtant, les baisers de Gensuke se font de plus en plus torrides. Par ailleurs, leur jeu s’améliore grâce à leur rapprochement. A la fin de la tournée, Tsutamaru interrompt les deux tourtereaux en pleine discussion, inquiet en apprenant que Sôgoro a une entorse qu’il cachait. En effet, l’onnagata est un grand fan de Kikuemon et a peur de lui déplaire, rêvant de suivre au moins une fois ses cours. Son mépris envers Matsukawa n’était donc que de la jalousie. Les jeunes acteurs apprennent également que le grand-père de Sôgorô a rendu visite à Arai Unshô. Pourquoi?

En conclusion

Ce tome n’a pas été classé au Chill Chill BL award 2020 mais les lecteurs le citent parmi les meilleures séries pures qui fendent le cœur. D’ailleurs, ils ont envie d’encourager Arai Gensuke qui est encore classé parmi les meilleurs seme super darling. La relation entre les deux héros avance d’un grand pas. Mais les obstacles se dressent sur la route de leur bonheur. Je les trouve tellement adorables durant leurs moments intimes. Un simple câlin suffit à mon bonheur. Entre suspense, romance et découverte du kabuki, ce titre plaira au plus grand monde.

Le théâtre des fleurs 3 – Natsume Isaku

le theatre des fleurs 3 natsume isaku
NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782375061640
Taifu comics, 2019
ISBN: 9784403666261 (JP)
Shinshokan, 2018 (JP)
Titre original: 恋花つらね 3
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

L’attachement de Gensuke est-il seulement professionnel ou également sentimental?

Natsume Isaku sensei fait avancer la romance entre les deux jeunes acteurs. Elle sème des évènements imprévus qui provoquent leur rapprochement mais apportent également beaucoup d’humour avec des situations presque burlesques. Par ailleurs, elle sème des indices sur la relation conflictuelle entre la troupe Ôtaniya et Tamanoya en révélant, sans pour autant le détailler, une bride du passé de Matsukawa Kikuemon. De même, Tsutamaru semble affecté par cette rivalité. Comme dans le tome précédent, l’auteure développe encore l’univers du kabuki en s’intéressant aux tournées et aux prêts d’acteurs entre troupes. Elle met ainsi en avant la pression et la perte de repères dans un environnement différent. De même, elle dévoile un peu plus les personnalités de Gensuke et Sôgorô. Pour leur âge, les deux lycéens montrent déjà une certaine maturité et une forte conscience professionnelle, contrôlant même leurs pulsions. Ils discutent facilement sur leur relation et leur projet de carrière.

Le trait épuré et simple de la mangaka est tout de même léché. Les décors s’estompent pour ne pas surcharger les pages. De même, les trames sont équilibrées. Même les trames d’ambiance graphiques s’intègrent discrètement. La mise en page dynamique utilise les ellipses, les vides, des cadrages variés, des emboîtements mais également divers angles de vue. Pour l’instant, Natsume sensei suggèrent certains passages érotiques comme la masturbation mais ne montre rien. Par ailleurs, les illustrations en début de chapitre transcrivent l’ambiance du récit.

En résumé

Après le baiser de Matsukawa Sôgorô qui lui a déclaré sa flamme, Arai Gensuke commence à réfléchir à ses sentiments. Mais son rival, pensant qu’il est influencé par la situation, le rejette. D’abord perdu, Gensuke va alors activement analyser ses sensations. Il décide d’aller voir jouer celui qu’il admire et réalise que sa jalousie et sa possessivité envers Sôgorô dépassent le milieu du kabuki. Inconsciemment, il le rejoint dans les coulisses à la fin du spectacle…

En conclusion

Même si ce tome ne se classe pas au Chill Chill BL award 2019, les lecteurs le citent parmi les meilleurs séries accessibles. En effet, impossible de ne pas s’attacher à ce couple en formation qui réfléchit, communique et teste même leur attirance. En plus, le côté ingénu de Sôgorô lui donne un côté adorable.

Le théâtre des fleurs 2 – Natsume Isaku

le theatre des fleurs 2 natsume isaku
NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782375061145
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784403665592 (JP)
Shishokan, 2017 (JP)
Titre original: 花恋つらね 2
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

Entre espérance et frustration.

Natsume Isaku sensei continue à présenter les spécificités du kabuki avec la position de partenaire attitré et la succession intra-familiale. De même, elle s’intéresse à la modernisation des pièces par des troupes de théâtre indépendantes, comme celle de Kaneko Takeichi, qui attire un public plus jeune. A travers les deux héros, elle montre la pression qui touche déjà les enfants ayant la responsabilité de perpétuer l’héritage familial. Ainsi, les motivations de Gensuke et Sôgorô sont différentes. De même, alors que la succesion de Matsukawa au sein de la troupe semble naturelle, celle d’Arai est orienté par celle de son frère aîné, Tsutamaru, qui interprète les rôles d’onnagata. Pourtant, la passion de Gensuke entraîne des quiproquos sur ses intentions. D’ailleurs, l’auteure joue sur cette mauvaise interprétation pour maintenir le suspense sur l’évolution de sa relation avec Sôgorô. Le côté protecteur de Chû ajoute aussi une touche d’humour.

Le trait de la mangaka, épuré et simple, a un certain charme. Elle n’hésite pas à dessiner les personnages en SD dans les passages humoristiques ou à exagérer les expressions. Elle porte une attention particulière à la gestuelle du kabuki, rendant leur dynamique. Les kimonos sont également soignés. Par ailleurs, les décors sont présents dès que le cadrage s’élargit. Les trames d’ambiance transcrivent les émotions. Natsume sensei présentent les personnages au début du tome, permettant de se repérer rapidement. De même, elle offre de magnifiques illustrations en début de chapitre, avec les personnages en costume de scènes. D’ailleurs, comme sur le tome précédent, la couverture montre un des personnages en pleine représentation, dans une couleur dominante.

En résumé

Pendant leur entraînement, Arai Gensuke (de son vrai nom, Noda Jumpei) enlace Matsukawa Sôgorô en lui déclarant vouloir ne le laisser à personne. Surpris, son partenaire ne sait quoi répondre mais à force de ressasser sans cesse ses paroles, il a du mal à se concentrer. En plus, Nishida lui laisse entendre que Gensuke a toujours éprouvé un amour à sens unique pour lui. Face à la gène qui s’installe entre eux, Arai propose alors d’oublier ce qu’il a dit afin de se consacrer entièrement à leurs répétitions. Pourtant, Sôgorô ne peut s’empêcher d’analyser ses sentiments. En effet, il s’identifie de plus en plus à son rôle. Et comme le personnage éprouve les mêmes sentiments que lui, son jeu change peu à peu…

En conclusion

Même si les positions du couple en formation n’ont pas encore été définies, les lecteurs japonais citent Matsukawa Sôgorô parmi les meilleurs uke séduisants au Chill Chill BL award 2018, appréciant sa gentillesse et son charme faisant oublier qu’il est lycéen. L’auteure aime décidément finir ses tomes sur des cliffhangers insoutenables. Pour avoir une petite idée de la modernisation du kabuki, je vous suggère de lire ce petit article sur la troupe Kinoshita-kabuki. J’adore le ton très réaliste de ce récit et ne peut que vous le recommander absolument!

Le théâtre des fleurs 1 – Natsume Isaku

le theatre des fleurs 1 natsume isaku
NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782375060964
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784403665226 (JP)
Shinshokan, 2016 (JP)
Titre original: 花恋つらね 1
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

Entre passion et rivalité.

Natsume Isaku sensei offre une comédie romantique dans l’univers du kabuki. Elle s’intéresse aux spécificités des pièces, des rôles mais également aux activités annexes comme la danse, la musique, les entrainements ou la concurrence entre troupes. Elle installe un duo d’acteurs rivaux avec beaucoup de caractère. L’arrogant Matsukawa manque en réalité de confiance en son jeu, apportant une touche d’humour. Il évolue très vite sous l’influence d’Arai. Ce dernier est un admirateur du jeune acteur et ne comprend pas son sentiment de jalousie. Leur rivalité leur permet tout de même de progresser et de se rapprocher. De même, les deux lycéens sont soutenus par des amis: l’acteur Tsuchiya Hiroto et le mannequin Nishida. Par ailleurs, l’auteure met en avant la pression de la réputation d’une famille célèbre. Elle présente deux styles d’approches du jeu d’acteurs avec Sôgorô plutôt cérébral et Gensuke tout en sensibilité.

La mangaka a un trait épuré tout de même léché. Elle exagère légèrement les expressions, donnant de l’impact aux émotions. En plus, les trames d’ambiance viennent les appuyer. Les décors sont discrètement présents. Natsume sensei soigne particulièrement les costumes. Il y a d’ailleurs beaucoup de kimonos. La mise en page dynamique simplifie la lecture. Comme l’histoire prend son temps, il n’y a pas de scènes érotiques pour l’instant. Les illustrations en début de chapitre présentent le quotidien des acteurs comme les répétitions, le maquillage, les moments de pause…

En résumé

Azuma Shûgo (17ans), d’une célèbre famille d’acteurs de kabuki, a obtenu son nom de scène, Matsukawa Sôgorô, à 7 ans et joue depuis dans la troupe Tamanoya. Toutefois, sensible aux critiques, il doute parfois de son talent depuis qu’il a vu jouer son rival Arai Gensuke. Ce dernier est l’héritier de la famille d’acteurs de Kabuki Ôtaniya. En plus, les deux lycéens sont dans la même classe. Même si Gensuke cherche à se rapprocher de Sôgorô qu’il admire, son rival le fuit. Mais un jour, Matsukawa apprend qu’il devra jouer dans la même pièce avec Arai. D’ailleurs, son grand-père, Kikuemon, entreprend immédiatement un rude entraînement afin d’améliorer le jeu d’onnagata du lycéen. Gensuke les rejoint alors pour intégrer la répétition. En effet, il interprétera le jeune époux. Arriveront-ils à surpasser leur rivalité pour leurs rôles respectifs?

En conclusion

Ce tome a obtenu la vingt-troisième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2017. Étonnamment, Sôgorô et Gensuke arrivent à transmettre aux lecteurs leur passion pour leur métier et donnent envie de découvrir leur univers. Adorant le kabuki, j’étais déjà conquise. L’histoire va prendre son temps mais c’est pour mon plus grand plaisir.

Blue sky complex 4 – Ichikawa Kei

blue sky complex 4 ichikawa kei
ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776612
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784864423403 (JP)
Tokyo mangasha, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

A l’université, Natsuki et Motochika entament une vie de couple.

Ichikawa Kei sensei s’intéresse à la vie universitaire de son couple fétiche. Bien que dans des universités différentes, les deux jeunes hommes arrivent à construire un groupe d’amis en commun. Towa a le même caractère que Narasaki. Harukawa Noriyasu, quant à lui, s’interroge souvent sur les affinités entre Terashima et Natsuki. Kurisu Haruomi a un caractère particulier. En effet, il semble avoir du mal à interagir avec les gens, étant trop familier. D’ailleurs, il va faire une fixation sur Terashima, provoquant l’inquiétude de Chika. L’auteure met doucement en place l’environnement dans lequel évoluent maintenant ses deux héros. Elle met d’abord en avant Kurisu, portant attention aux liens qui se créent. De même, elle fait évoluer le caractère de ses personnages. Ainsi Narasaki est de plus en plus possessif et avide, mais Terashima le rassure toujours à sa manière. Le chapitre bonus partage d’ailleurs avec humour leur incontrôlable désir.

La mangaka a un trait un peu plus léché, avec plus d’épaisseur dans les contours. Elle maîtrise son style et dessine des visages un peu plus mûrs. Elle simplifie son trait dans les passages humoristiques. Les décors situent surtout l’action mais sont réalistes et précis. Les trames d’ambiance sont plutôt discrètes. La mise en page dynamique joue principalement sur les détails, les cadrages et les vides. Ichikawa sensei ne censure pas les scènes érotiques. Par contre, elle met surtout en avant les sensations des personnages. Sous la jaquette, elle présente l’appartement du couple.

En résumé

Avant un rendez-vous avec Terashima Natsuki, Narasaki Motochika passe voir la mère de son petit ami. Natsuki, quant à lui, croise par hasard Motonari, le frère aîné de Chika, vite rejoint par Momoko accompagnée des petits. Il en profite pour le remercier de leur avoir fourni les appareils électroménagers pour leur appartement. En effet, les deux lycéens seront colocataires quand ils iront à l’université. Ils se retrouvent alors dans un fast food. Motochika a également passé son permis de conduire et a sympathisé avec Kurisu Haruomi durant son stage. Mais son petit ami montre tellement ses sentiments pour lui avec franchise, que Terashima n’arrive même pas à se montrer un peu jaloux.

En résumé

Ce tome obtient la sixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2019. Comparé au tome précédent, Narasaki Motochika descend à la huitième place du meilleur seme et Terashima Natsuki fait une belle progression à la cinquième place du meilleur uke. L’auteure prend tout son temps pour construire son récit. Certains lecteurs pourront être déroutés par le manque de détails, sur le petit boulot de Natsuki par exemple, pourtant, elle sème des indices graphiques. J’adore Towa et Harukawa! J’ai donc hâte de découvrir la suite.

Blue sky complex 3 – Ichikawa Kei

blue sky complex 3 ichikawa kei
ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776230
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784864422895 (JP)
Tokyo mangasha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

C’est l’heure des choix décisifs pour construire son avenir.

Ichikawa Kei sensei continue à présenter une tranche de vie de ses deux héros. Elle développe également leur environnement familial. En dernière année de lycée, ils doivent faire des choix d’avenir. Seulement, leur situation familiale pèse dans leurs décisions. Alors que les projets de Narasaki prennent rapidement forme grâce à son frère, ceux de Terashima restent longtemps empreint d’incertitudes. Les deux lycéens n’osent pourtant pas mettre de mots sur leurs appréhensions. Au contraire, ils avancent en gardant toujours confiance dans leurs sentiments. D’ailleurs, l’auteure transcrit parfaitement la mélancolie et l’inquiétude qui entourent les deux garçons. Elle met en avant la mère de Natsuki, veuve qui accepte l’homosexualité de son fils, ainsi que Motonari, le frère aîné de Motochika, avec sa petite amie Momoko. Dans une histoire bonus, elle met en scène Misato Ônuki, une lycéenne qui se transforme peu à peu en fujoshi en observant le couple.

La mangaka a un trait fin et épuré plutôt classique. Elle porte attention aux regards, petits gestes et non-dits. Comme elle utilise une gamme limitée de trames, elle équilibre leurs effets et n’abuse pas des trames d’ambiance. Certaines planches dégagent alors beaucoup d’esthétisme. La mise en page est dynamique. Ichikawa sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle montre peu les parties intimes, se concentrant sur leurs sensations et préférant dessiner les bustes. Sous la jaquette, comme dans le tome précédent, elle présente ses personnages dans une tenue. Ici, ils portent leurs vêtements de tous les jours.

En résumé

Narasaki Motochika souhaite aller à l’université mais ne sait pas encore laquelle choisir. Son professeur lui recommande la même que son frère mais il devra alors s’éloigner du domicile familial et prendre un studio. Comme son père travaille à l’étranger, il hésite à abandonner sa mère avec les jumeaux. Son frère comprend son hésitation et cherche donc un moyen de l’aider. De son côté, Terashima Natsuki pense pour l’instant passer son permis de conduire même si cela est interdit pendant l’année scolaire. Depuis qu’il s’entend bien avec les membres de la famille Narasaki, en particulier les jumeaux Aki et Take ainsi que Momoko, la petite amie de Motonari, il comprend mieux la gêne de se câliner quand la famille est au complet. Toutefois, Chika trouve toujours un prétexte pour passer plus de temps avec lui…

En conclusion

Ce tome obtient la sixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2018. Narasaki Motochika est classé septième meilleur seme et Terashima Natsuki douzième meilleur uke. J’adore la mère de Natsuki qui n’a pas sa langue dans sa poche. Certains lecteurs pourront être décontenancés par le style narratif qui a un peu changé. En effet, l’auteure s’attarde vraiment sur l’environnement et les réflexions des deux lycéens. La romance n’est donc plus le cœur du récit. D’ailleurs, ils sont bien ensemble et ont clairement conscience qu’ils ne peuvent plus se passer l’un de l’autre. J’apprécie beaucoup de les accompagner un peu dans la construction de leur avenir.

Blue sky complex 2 – Ichikawa Kei

blue sky complex 2 ichikawa kei
ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776223
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784864422406 (JP)
Tokyo mangasha, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

Entre désir et doute, la difficulté à gérer sentiments et sensations.

Ichikawa Kei sensei continue d’explorer le chemin réflexif de ses deux héros sur leurs sentiments. Elle alterne la narration entre Terashima et Narasaki. Elle joue sur la maladresse du couple à communiquer pour créer des tensions. Malgré des efforts pour partager leurs doutes et leurs interrogations, les deux lycéens ont du mal à se comprendre et n’arrivent pas à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent. Pourtant, leur premier rapport se déroule dans le consentement, avec le choix des positions, la recherche d’informations et le partage franc de leurs sensations. Toutefois, Natsuki ressent également une certaine crainte face à des réactions inconnues. L’auteure met en avant la libido débordante des adolescents suite à la découverte de nouveaux plaisirs ainsi que la difficulté à gérer de nouveaux sentiments comme la possessivité, la jalousie. En plus, Terashima entretient des rapports amicaux avec son ex, Ogawa, et le barman Junya qui le drague.

La mangaka a un trait fin, épuré et anguleux. Elle exagère légèrement les expressions des visages pour transcrire les émotions. Ainsi, Terashima affiche une panoplie de bouilles boudeuses adorables! Les trames sont variées, plutôt en aplat. De même, elles marquent uniquement les ombres fortes comme les contre-jours. Il y a tout de même quelques trames d’ambiance. Les décors sont présents ainsi que les éléments marquant les saisons comme le ciel et la végétation. La mise en page dynamique utilise parfois un découpage cinématographique. Dans les scènes érotiques, Ichikawa sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches. Sous la jaquette, nos deux héros continuent à jouer les modèles comme dans le tome précédent et se préparent pour le sport.

En résumé

Le délinquant Terashima Natsuki et l’élève modèle Narasaki Motochika sortent ensemble. Mais malgré les mois qui passent, Chika refuse de dépasser le stade du baiser sous prétexte qu’il n’arrive pas à se concentrer quand sa famille est présente. Terashima, d’abord énervé, essaie de le comprendre et décide de se montrer patient, son petit ami étant à la base hétérosexuel. Pour le nouvel an, Narasaki l’invite chez lui en précisant que sa famille sera partie en voyage…

En conclusion

Au Chill chil BL award 2016, Narasaki Motochika est classé quinzième meilleur seme. D’ailleurs, je l’adore quand il garde son visage impassible alors qu’il est autant troublé que son petit ami. En plus, il reste toujours prévenant envers son amoureux. L’auteure arrive à transcrire les sentiments de ses personnages. Elle les fait évoluer avec réalisme. Une série à lire sans se priver!

Blue sky complex 1 – Ichikawa Kei

blue sky complex 1 ichikawa kei
ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368776216
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784864421720 (JP)
Tokyo mangasha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Deux lycéens au premier abord incompatibles qui se découvrent petit à petit.

Ichikawa Kei sensei narre, avec une touche réaliste, une romance entre deux lycéens. Elle prend son temps pour développer leurs sentiments, s’arrêtant sur leurs réflexions et leurs questionnements. D’ailleurs, elle alterne la narration entre les deux garçons. Terashima sait qu’il est gay depuis le collège mais ne l’a dit à personne. Suite à son attachement, Narasaki analyse ses sentiments qui évoluent de l’appréciation à l’amour. L’auteure joue que les quiproquos entre les deux lycéens pour les forcer à communiquer et à se prendre en main. Elle met en avant deux personnalités plutôt calmes. En effet, Motochika a un visage impassible qui renforce son manque d’entrain. Natsuki, qui a en réalité le sang chaud, semble plutôt blasé. Il avance à tâtons pour exprimer ses sentiments.

La mangaka a un trait très fin, anguleux et épuré. Elle porte attention aux regards, aux petits gestes. D’ailleurs, elle décompose et décrit le quotidien avec simplicité et dextérité. Les décors apparaissent dès que le plan s’élargit. Les trames d’ambiance sont plutôt graphiques. En plus, les autres trames sont équilibrées. Des stries marquent les ombres fortes sur le corps, car Ichikawa sensei ne dessine pas les autres ombres des vêtements et du corps. Pourtant, les décors projettent bien leurs ombres, même les arbres. La mise en page dynamique rythme la lecture, imposant des respirations pour marquer l’attente ou le temps qui s’écoule. Sous la jaquette, les deux héros présentent les uniformes d’été et d’hiver.

En résumé

La première fois qu’il a croisé Terashima Natsuki, Narasaki Motochika a jugé qu’ils ne s’entendraient jamais ensemble. En effet, Terashima a une réputation de délinquant notoire et se bat souvent. Né dans une famille nombreuse, Narasaki ne rêve que de calme pour réviser ou lire. Un jour, le professeur Sakazaki lui demande de s’occuper de la réception de la bibliothèque, suite au départ de Mme Hashijima en congé maternité. Après hésitation, il accepte mais se retrouve en compagnie de Terashima. Toutefois, le délinquant reste silencieux et passe son temps à lire. De plus en plus intrigué par le lycéen, Narasaki accepte alors de travailler jusqu’aux vacances d’été…

En conclusion

Ce tome obtient la trentième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2015. J’adore ce couple attachant. Les deux lycéens réfléchissent, se remettent en cause et avancent pas à pas, testant, s’expliquant. Aucun des deux ne cède à l’autre, tout se négocie. Ils vont vraiment bien ensemble et je ne peux que suivre leurs aventures rafraichissantes avec bonheur.

My hero’s dream 2 – Aomiya Kara

my heros dream 2 aomiya kara
AOMIYA Kara 蒼宮カラ
ISBN: 9782375062401
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784758075626 (JP)
Ichijinsha, 2016 (JP)
Titre original: おこさまスター 2
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Difficile de profiter d’une vie amoureuse quand le quotidien est surchargé.

Aomiya Kara sensei s’intéresse à la difficulté de concilier vie active et vie privée, ainsi que de soutenir son partenaire. Elle nous plonge durant les années universitaires de ses héros. Elle alterne la narration entre Kaidô et Honda. Alors que le couple discutait beaucoup de leur avenir au lycée, il ne communiquent plus assez, happés par leurs activités. Ainsi, Kaidô ne s’épanouit pas dans son travail mais ne se confie pas. Et Honda a l’impression d’être inutile et a peur de gêner. Un malaise s’installe malgré eux. L’auteure introduit de nouveaux amis qui vont influencer les héros: l’acteur Matsubara Haruomi et l’étudiant Kawasaki. Elle aborde également avec réalisme les premiers rapports consentis du couple avec les questions de la position passif et actif et les préparatifs. Comparé au tome précédent, le ton est beaucoup plus sérieux. L’histoire bonus donne une anecdote sur le lycée.

La mangaka a un trait épuré anguleux reconnaissable. Elle le simplifie et le déforme dans les passages humoristiques. Elle dessine parfois leur tête en SD. Par ailleurs, le travail des yeux s’affine au niveau des pupilles. Les deux héros rougissant facilement, des hachures recouvrent souvent la moitié de leur visage. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page est dynamique. Par contre, les flash-back apparaissent parfois confus et brouillent un peu la lecture. Aomiya sensei ne censure pas les scènes érotiques mais elle ne montre pas les parties intimes grâce aux angles de vue et les cadrages. Sous la jaquette, elle donne une postface illustrée.

En résumé

Kaidô Ryô et Honda Kyôsuke réfléchissent énormément à leur avenir après le lycée. Le jeune acteur se formera au métier de cascadeur tandis que le lycéen pense prendre un petit travail en parallèle de ses études à l’université. Mais Kaidô n’a pas envie de se séparer de son petit ami. Ce dernier lui propose alors d’emménager ensemble. Ils vont donc enfin vivre en amoureux…

En conclusion

L’auteure dépeint les premiers pas dans la vie adulte de ses deux héros, avec toutefois quelques maladresses. Même si cela se veut réaliste, j’ai du mal à y croire. Voir leur relation se dégrader peu à peu uniquement par manque de communication et de temps, alors qu’ils partageaient tout avant, semble un peu léger. A croire qu’ils n’ont aucune confiance envers leur partenaire alors qu’ils sont ensemble depuis plus de trois ans. En plus, leur abstinence sexuelle paraît improbable depuis le temps qu’ils se tournent autour. La fin du volume s’arrête en plein suspense. J’ai donc hâte de voir comment cela va se dérouler.