Electric delusion 1 – Nekota Yonezou

electric delusion 1 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351807002
Taifu comics, 2013
ISBN: 9784862526755 (JP)
Core magazine, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Comment réagir face au coming out d’un ami d’enfance?

Nekota Yonezou sensei offre une comédie romantique entre deux amis d’enfance. Elle focalise son récit sur leurs interrogations, la place de l’amitié suite à un coming out et les premiers rapports. En effet, alors que Fumi assume pleinement sa sexualité, Shunpei passe par différents stades de réactions: le dégoût et le rejet, puis la curiosité, l’envie de comprendre et enfin le sentiment d’abandon. En plus, son jugement est influencé par les clichés sur les homosexuels. D’ailleurs, l’auteure pointe l’image fantasmée des BL avec Akino. Comme précisé dans sa postface, elle a volontairement créé des caractères brouillant l’identification seme/uke en s’inspirant plutôt des shôjo. D’ailleurs, les deux garçons sont dans la discussion, pour le choix de la position et les essais. Satonaka apporte une touche d’humour avec son crush sur Kazuaki Sakurada qu’il prend plaisir à martyriser. Une histoire avec deux couples d’amis complète ce tome.

La mangaka a un trait épuré, anguleux et précis. Elle dessine des visages ovales avec de long menton pointu, des personnage sveltes aux longues jambes. Elle simplifie ses traits dans les passages humoristiques, arrondissant également les visages. Les yeux sont plutôt effilés. Les trames sont équilibrées, les décors assez présents, apportant une touche réaliste. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei ne censure pas vraiment les parties intimes, se contentant parfois de ne pas les détailler. Elle donne une anecdote sur Satonaka dans un yonkoma en fin de tome. De même, elle continue le chapitre bonus sous la couverture. Il y a également des explications sur la création du manga.

En résumé

Electric delusion / Electric delusion plus / Vers la lune de miel: Un jour, Motoki Fumihiro annonce à son ami d’enfance et voisin, Yamana Shunpei, qu’il est gay et qu’il a un petit ami. D’abord surpris, ce dernier lui demande alors de présenter son partenaire. Mais en voyant le président des élèves Satonaka, il en vient à se demander pourquoi Fumi ne l’a pas choisi. Curieux et souhaitant comprendre son ami, il se renseigne auprès de sa sœur, Akino, lectrice de BL. Mais perplexe devant le terme neko utilisé par cette dernière, il se confie auprès de son ami qui entre dans une colère noire. Pourtant, pour se réconcilier, il s’incruste entre le couple…
Adult experience value / Un bon petit ami: Marui et Shinkai sortent respectivement avec Murasato et Yumeji mais ces derniers ne sont pas satisfaits sexuellement…

En conclusion

L’auteure cherche à perturber ses lecteurs en cassant quelques codes classiques du BL. Elle aborde avec humour les questionnements d’un garçon face à l’homosexualité de son ami. J’aime beaucoup leurs discussions parfois directes, dans lesquelles leur longue amitié ne permet pas au romantisme de s’installer. Leur relation semble aller un peu vite pour l’instant. Vivement la suite!

Kachô fûgetsu – beauties of nature 4 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu beauties of nature 4 shimizu yuki
SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375062722
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784403664748 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Daiki, je suis venu ce soir pour que tu tiennes ta promesse. »

Shimizu Yuki sensei termine l’arc de Sawato et Daiki puis commence celui sur Hizuru. Elle maintient le suspense sur l’amnésie de Daiki en disséminant des indices au fil des pages. Le retour au présent se fait tout en douceur, en basculant la narration sur le potier. Ainsi le lecteur comprend d’un seul coup comment le couple reconstruit sa relation, la différence de caractère de Kanze ainsi que le gouffre qui s’était installé entre les deux hommes. Kuroi affiche une profonde blessure mais est conscient de son impuissance. Comparé au tome précédent, le ton général devient donc un peu plus dramatique. L’auteure décortique ensuite les sentiments de Hizuru, avec son amour devenu souffrance. Elle met également en avant la distinction que fait Yômei entre Tôko, Umi et Hizuru. L’amitié entre Ito et le jeune yakuza s’approfondit petit à petit. De même, on remarque que Hitomi ne contrôle pas totalement son bien-aimé.

La mangaka a un trait fin épuré et anguleux, avec une note rétro mais qui dégage beaucoup de charme. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, plutôt rares dans ce tome. Elle dessine particulièrement des regards expressifs. Par exemple, on devine immédiatement la peur de Sawato ainsi que la souffrance de Hizuru. Les décors soignés et présents ajoutent une touche réaliste. En plus, les trames sont variées. De même, la mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Shimizu sensei censure à peine les parties intimes, mais elle joue sur la lumière pour cacher les détails. Il y a parfois une fine bandelette blanche. Par ailleurs, elle s’attarde sur les sensations des personnages en choisissant des angles de vue originaux. Le lecteur comprend alors clairement que Sawato passe un moment désagréable pour sa première fois.

En résumé

Après avoir donné la belle assiette promise à Kuroi Sawato, Kanze Daiki est emporté dans un glissement de terrain. Aidé de ses amis, Sabbat arrive à le sauver. Mais le potier, ayant subi un choc à la tête, reste dans le coma pendant trois jours. A son réveil, Sawato fond en larmes, rassuré, puis l’embrasse. Gêné, le chef du village fuit alors et laisse la place à Airi qui souhaite faire le point avec son frère pour le travail. En effet, le four a malheureusement disparu. Mais Daiki semble avoir oublié son engagement pour l’exposition. Comme il avait promis une nuit d’amour à Sawato après lui avoir déclaré ses sentiments, le chef du village décide de retrouver le potier le soir de son retour chez lui…

En conclusion

Les évènements s’enchainent, provoquant des vagues d’émotions différentes à la lecture. Comme à son habitude, l’auteure prend son temps pour développer son histoire et ses personnages (souvent torturés) et dépeint avec précision leurs sentiments. Elle ne cache pas la violence de Daiki envers Sawato qui a retiré son premier consentement et la présente comme telle. D’ailleurs cette scène pourra choquer les personnes sensibles. J’ai tellement hâte de découvrir la suite de l’histoire de Yômei!

Blue sky complex 5 – Ichikawa Kei

blue sky complex 5 ichikawa kei
ICHIKAWA Kei 市川けい
ISBN: 9782368770048
Hana, 2021
ISBN: 9784864423656 (JP)
Tokyo mangasha, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« J’ai besoin d’en parler à quelqu’un… »

Ichikawa Kei sensei interroge sur le coming out. Après Kirisu dans le tome 4, elle continue à développer les personnages secondaires. Elle met en avant Harukawa Noriyasu, qui n’assume pas son homosexualité, puis le mature Kohiruimaki Towa. Motochika et Natsuki ne cachent pas leur relation mais ne l’exposent pas non plus à tous. Par contre, lorsqu’on les interroge, ils répondent franchement. Ainsi, ils deviennent un soutien pour Noriyasu qui laisse exploser ses complexes et arrive enfin à devenir lui-même. A travers lui, l’auteure montre comment le traitement particulier, bien que bienveillant, peut tout compte fait blesser quelqu’un. Elle force le couple à encore plus discuter avec l’intervention de la franche et directe Kirara. Elle confronte également le couple à la question du bonheur, imagée par les critères de la société. En effet, Natsuki ressent encore une certaine culpabilité envers son petit ami, à la base hétérosexuel.

Le trait épuré et léché de la mangaka a beaucoup évolué. Il devient plus doux grâce au jeu des pleins et des déliés. Elle simplifie son trait dans les passages humoristiques, donnant un aspect mignon, presque SD aux personnages. Elle porte une attention particulière aux regards et petits gestes. Les trames variées sont équilibrées. Par ailleurs, quelques trames d’ambiance graphique renforcent les émotions. Les décors sont présents sur les plans larges, accentuant l’aspect réaliste du récit. La mise en page est dynamique. Ichikawa sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle se concentre surtout sur les sensations des personnages et offre des baisers très sensuels. Sous la jaquette, elle présente les deux héros à différents âges.

En résumé

Pour son petit boulot, Narasaki Motochika donne des cours particuliers. Mais Terashima Natsuki s’inquiète un peu depuis que son petit ami a donné son pseudo à une de ses élèves lycéennes, Fujishiro Kirara. Il pense que Chika ne se rend pas compte que la jeune fille le drague. Il confie alors ses inquiétudes à Kurisu. Pourtant, les deux amoureux ont une grande confiance l’un envers l’autre et essaient à chaque fois de démonter leur amour. Par ailleurs, depuis quelques temps, Harukawa Noriyasu ne fréquente plus trop le groupe d’amis. Motochika est même surpris de le voir fuir quand il le croise par hasard à la gare. Le soir, alors que Natsuki retrouve son petit ami en route, Haru les voit de loin s’embrasser…

En conclusion

Ce tome a obtenu la troisième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2020. Narasaki Motochika est classé premier meilleur seme et Terashima Natsuki deuxième meilleur uke. L’évolution de Haru m’émeut profondément. L’auteure donne une image tellement belle de l’amitié. J’adore suivre les discussions de ces petits groupes de confidents. Ainsi, l’auteure apporte vraiment un regard assez large et extérieur sur l’homosexualité, avec des personnes bienveillantes.

Fangs 1 – Billy Balibally

fangs 1 billy balibally
BILLY Balibally ビリー・バリバリー
ISBN: 9782382760376
Hana, 2021
ISBN: 9784344846821 (JP)
Gentosha, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« Mordu par malchance, survécu par malchance… »

Billy Balibally sensei crée son propre univers sur les vampires, modernisant le sujet tout en conservant les bases. Elle installe pour l’instant le contexte, présentant les différents protagonistes à travers le travail d’Ichii. Toutefois, elle aborde déjà plusieurs thèmes comme la solitude, l’infidélité, la possessivité, l’amour, confrontés à la longévité de la vie. La narration prend une forme originale avec En qui s’adresse directement aux lecteurs. Le nouveau vampire a du mal à supporter les changements dans son corps et à réfréner ses pulsions. Le « charme » des vieux vampires prend une connotation érotique en plus de la domination, posant la question du consentement dans les ébats. D’ailleurs, En est complètement perdu au contact d’Ichii, ressentant à la fois un sentiment de sécurité et de peur. L’auteure présente diverses formes d’amour questionnant le lien entre les gens. Elle met aussi en place une réelle organisation de prise en charge des vampires.

La mangaka a un trait très fin et épuré gardant tout de même une touche réaliste. Elle dessine des corps finement musclés. Elle tient compte des petits détails, comme les cicatrices, les morsures et les changements. Dans les passage humoristiques, les traits simplifiés donnent un côté mignon aux personnages. Les décors sont présents dans les plans larges. L’utilisation avec parcimonie des trames renforce l’aspect claire des pages, avec surtout des contrastes noir et blanc. D’ailleurs, les trames servent avant tout pour les ombres fortes ou pour colorer. La mise en page est discrètement dynamique. Billy sensei censure les parties intimes par des formes blanches dans les scènes érotiques. Elle récapitule les liens des personnages dans une fiche en fin de tome. Des yonkoma donnent également des anecdotes amusantes. Les illustrations en début de chapitre présentent les vampires qui posent comme dans des magazines de mode.

En résumé

A 19 ans, En s’est transformé en vampire après avoir été mordu lors d’une attaque dans une boîte de nuit. Ichii qui travaille pour la section Protection du département santé et sécurité de Fangs, l’a pris sous sa protection et l’emmène à une soirée des partenaires. En effet, afin de vivre en harmonie avec les humains, le système de partenaires permet aux vampires de se fournir mutuellement en sang. Parfois ces partenariats se transforment en romance mais le plus souvent l’odorat domine sur le cœur. Le petit nouveau au sang encore frais et pur attire donc la convoitise des vampires, dont Utsugi qui se montre vulgaire et la froide Umesaki. Apeuré, En déclare alors choisir Ichii comme partenaire.

En conclusion

Ce tome a obtenu la troisième place du meilleur manga profond au Chill chill BL award 2021. L’auteure arrive à rendre les personnages secondaires aussi intéressants et attachants que ses héros. Je suis complètement subjuguée par le couple de Masaki et Mariko. J’aime beaucoup Sugi également. En plus, le graphisme est magnifique. Par ailleurs, Billy sensei aborde ses différents sujets avec finesse. N’hésitez pas à vous plonger dans ce merveilleux récit!

The Teijo academy 2 – Natsushita Fuyu

the teijo academy 2 natsushita fuyu
NATSUSHITA Fuyu 夏下冬
ISBN: 9782382760383
Hana, 2021
ISBN: 9784865896114 (JP)
Fusion product, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Je voulais devenir un héros comme celui que j’aime. »

Natsushita Fuyu sensei s’intéresse à la relation particulière entre Nachi et Harutaka. Elle dévoile un peu l’enfance des deux garçons, ainsi que l’influence de Natsu, le frère ainé de Nachi. Elle montre également la pression que les deux alphas subissent de leur père. Hasunomiya Hirokuni continue ses manigances et pousse Ichijô à reconsidérer sa relation avec Einan, qui se demande alors si son amour n’est pas de l’admiration. De même, il aime provoquer Nachi mais Natsu n’hésite pas à le remettre à sa place. A travers Mitomi Fuyuto, l’auteure explique comment l’académie gère les périodes de chaleurs des omégas. Ainsi, elle montre également les différentes conditions matérielles entre les alphas et les omégas. Comme dans le tome précédent, elle offre une histoire bonus avec la famille de Masaomi de Le maître de maison est un alpha et la suite des aventures de Tsuji Akihiko avec Tsubaki Yukitaka.

La mangaka a un trait épuré et léché, reconnaissable. Elle travaille beaucoup les regards pour transmettre les émotions des personnages. De même, les décors sont présents, très soignés et réalistes. Les trames variées sont équilibrées. Les flash-back sont repérables avec leur fond noir. La mise en page assez classique possède quelques agencements de cases parfois audacieux. Mais cela correspond bien au formalisme strict de l’académie. Dans les scènes érotiques, Natsushita sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches. En début de tome, elle présente les personnages et leurs relations dans une fiche pratique. Elle montre également en fin de chapitre les activités scolaires ainsi que les équipements, en particulier ceux pour les omégas et les quatre légendaires. Sous la jaquette, une carte de l’académie Teijo permet de se repérer dans le manga.

En résumé

Ichijô Harutaka déprime de ne pouvoir soutenir correctement Einan Nachi alors qu’il a intégré l’académie Teijo dans cet unique but. Il perd même confiance en lui. Pour lui changer les idées, Aoki Hirofumi lui propose de participer à un camp d’équitation. Au début, Harutaka rencontre des difficultés avec son cheval Yuki mais la classe que dégage Aoki durant les sauts d’obstacles le motive. Lors d’une excursion à cheval avec son senpai, un orage éclate et le cheval de l’oméga s’emballe. Quand Ichijô reprend conscience, Hirofumi et lui sont nus et ont trouvé refuge dans un petit abri appartenant au club d’équitation. L’alpha éternuant, Harutaka lui propose alors de partager la couverture qui le recouvrait.

En conclusion

L’auteure prend encore son temps pour développer sa romance. Elle met en place différentes manipulations des alphas, transformant l’ambiance générale. Elle renouvelle vraiment le genre de l’omegaverse ainsi que le gakuenmono. Cela pique donc ma curiosité.

Karasugaoka Don’t be shy!! 1 – Yukura Aki

karaksugaoka don t be shy 1 yukura aki
YUKURA Aki 夕倉アキ
ISBN: 9782381760086
Hana, 2021
ISBN: 9784253155335 (JP)
Akita publishing, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

Comment passer du statut de rival à celui de petit ami?

Yukura Aki sensei narre une comédie romantique avec deux chefs de faction qui aident leur prochain dans une ville de taille moyenne. Elle joue sur les réactions extrêmes et contraires de Sô et plonge ses héros dans des situations comiques. Izuhara réalise rapidement que son admiration pour Shinba s’est transformé en amour. Il devient agressif quand il est gêné, créant ainsi des quiproquos. Ses amis le soutiennent du mieux qu’ils peuvent, mais passent surtout du temps à calmer le jeu ou à le réconforter. Tetsuji, quant à lui, apprend d’abord à connaître son rival avant de ressentir des sentiments. Les deux héros s’occupent surtout de petits délits comme le harcèlement, les arnaques et travaillent en lien avec la police. L’auteure fait évoluer leur relation à travers leurs patrouilles et leurs enquêtes. Par contre, elle dévoile rapidement leur passé commun afin d’enchainer les évènements qui vont les rapprocher.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux, plutôt classique. Elle dessine de beaux garçons élancés. Elle exagère les expressions, renforçant ainsi l’effet comique. En plus, les trames d’ambiance très graphiques, alternent avec des décors peu présents. Les scènes d’action sont succinctes, résumées à quelques vignettes qui suggèrent suffisamment la force des coups et les mouvements. La mise en page est dynamique. Pour l’instant, il n’y a pas de scènes érotiques, et le romantisme des baisers sont accompagnés de passages comiques.

En résumé

Dans la ville de Karasugaoka, la faction de volontaires VOICE, menée par Izuhara Sô (22 ans), lutte contre le crime. Elle a interrompu deux hommes qui harcelaient une jeune femme dans la rue. Mais comme ils ne sont pas dans leur quartier à l’Est, Shinba Tetsuji (24 ans) et sa faction Karasukai, prennent la relève. Bien qu’ils travaillent dans un même but, les deux chefs de bande se disputent tout le temps. En réalité, Sô admire Shinba depuis qu’il l’a sauvé d’un harcèlement quand il était au lycée. Et il perd complètement ses moyens en sa compagnie, devenant agressif. Par hasard, il surprend une conversation au sujet d’une vengeance contre Shinba. Le jeune homme part donc à sa rescousse…

En conclusion

Une comédie légère et mignonne avec un graphisme agréable. La romance prend son temps. J’ai donc passé un moment plaisant et je m’amuse des interactions entre Shinba et Sô. Je suis aussi curieuse de découvrir la suite.

Les saisons, Nacchan et moi – Sagan Sagan

les saisons nacchan et moi sagan sagan
SAGAN Sagan 佐岸左岸
ISBN: 9782382760420
Hana, 2021
ISBN: 9784865895131 (JP)
Fusion product, 2018 (JP)
Titre original: 春と夏となっちゃんと秋と冬と僕
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: si on s'ennuie

Deux amis d’enfance à la campagne qui s’aiment tout simplement.

Sagan Sagan sensei narre la relation entre deux amis d’enfance vivant à la campagne, à travers des tranches de vie très courtes, sur un moment particulier, sans forcément de continuité. A travers divers thèmes, elle pose à chaque fois les émois adolescents et leurs questionnements, sans les approfondir, invitant le lecteur à juste observer l’évolution de leurs sentiments. La narration alterne parfois entre Shima et Natsuo qui apportent des précisions grâce à leurs réflexions intérieures. Alors que Shima est plutôt timide, rougissant facilement, et a peur du regard extérieur, Natsuo assume pleinement son homosexualité sans pour autant être démonstratif. L’auteure dresse à chaque fois un portrait fugace du couple, avec leurs jeux innocents, leurs échanges, leurs amis. Elle aborde ainsi leur relation particulière, avec un amour pur et innocent, leur harmonie, leur dispute, leur attirance, leur avenir.

La mangaka a un trait anguleux, avec un côté brut encore brouillon. Elle dédouble parfois les contours, donnant de l’épaisseur. Elle utilise peu de trames et privilégie donc les stries et hachures. Les traits sont très simplifiés dans les passages humoristiques. D’ailleurs, un personnage peut passer d’un aspect comique à une image très sensuel en à peine une case. Sagan sensei porte attention aux gestes tendres. Elle détaille les décors, avec une touche réaliste, et rend parfaitement l’ambiance des saisons. Elle découpe ses chapitres par mois et structure son récit comme des yonkoma, synthétisant un thème sur 4 ou 8 cases. Il n’y a pas de scènes érotiques explicites. D’ailleurs, ce format ne convient pas. Par contre, les moments intimes sont suggérés. Les chapitres débutent par une illustration monochrome. Parfois, en fin de chapitre, il y a des petites illustrations plus simples. Sous la jaquette, deux planches concluent le récit.

En résumé

Tomoda Shima et Mihara Natsuo sont amis d’enfance. A 17 ans, ils sont très proches et partagent même un sentiment pour ainsi dire amoureux. Parfois, Shima se montre très tactile, volant des baisers. Pourtant, Natsuo accepte volontiers ces démonstrations de tendresse…

En conclusion

Ce one-shot a obtenu la septième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2019. Pour son premier manga, l’auteure adopte un style narratif original qui oblige le lecteur à devenir un simple spectateur. Comme j’aime les yonkoma, je suis surtout déstabilisée par son style car j’attends et cherche la chute du récit. Or, ici, cette dernière n’est pas automatique. Par contre, j’admire la maîtrise de Sagan sensei sur ce format. Par ailleurs, je me sens un peu trop vieille pour apprécier pleinement cette histoire. Toutefois, je pense qu’elle plaira à un public sensible aux thèmes abordés.

Restart 2 L’appétit vient en aimant – Cocomi

restart 2 cocomi
Cocomi ココミ
ISBN: 9782382760253
Hana, 2021
ISBN: 9784829686393 (JP)
Printemps shuppan, 2020 (JP)
Titre original: リスタートはおなかをすかせて
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Amants? Amis? Ou autre chose?

Cocomi sensei continue à développer la romance entre Yamato et Mitsuomi, par petites tranches de vie. Elle s’intéresse aux difficultés que rencontre un couple homosexuel à la campagne, en particulier les rumeurs. Elle s’attarde aussi sur les questionnements de ses héros, hétérosexuels à la base, qui analysent leur attirance. L’entourage bienveillant du couple apporte un soutien discret. Grâce à son ancien collègue, Higuchi Manabu, Kozuka réalise enfin son épanouissement professionnel. A cause de son passé, Kumai a encore du mal à exprimer clairement son amour et ses inquiétudes. Il s’interroge particulièrement sur la notion de famille. D’ailleurs, l’auteure aborde les différents modèles familiaux, brisant d’abord le modèle traditionnel avec le couple Harada. Elle met en avant la désertification des campagnes avec la fermeture des commerces, mais également la modernisation avec l’exemple de la vente en ligne des produits fermiers. Dans la postface, elle présente l’adaptation en film de Restart 1.

La mangaka affine son trait épuré, donnant un peu plus de douceur. Elle porte une attention aux regards et aux petits gestes. Elle varie les trames qui sont équilibrées. De même, les décors s’estompent souvent autour des personnages pour ne pas surcharger les cases. D’ailleurs, les paysages de campagne utilisent pleinement les grandes vignettes pour exprimer les grands espaces de nature. La mise en page est donc très dynamique. Cocomi sensei reste pudique dans le traitement des scènes érotiques, préférant s’arrêter aux préliminaires. Toutefois, elle arrive à suggérer parfaitement le développement sans donner de détails.

En résumé

Quatre ans après avoir déclaré ses sentiments, Kozuka Mitsuomi fréquente Kumai Yamato. Même si leur relation n’est pas vraiment officielle, ils partagent souvent des moments tendres, comblés de bonheur. Au courant de leur relation, l’ami de Yamato, Harada Hiromu, les a invités tous les deux à son mariage. Comme promis, il n’hésite pas à intervenir pour détourner les conversations quand certains invités abordent les rumeurs qui courent sur les deux hommes. Le couple arrive ainsi à passer un agréable moment. Émoustillés par l’ambiance festive, les amoureux font alors un crochet par l’hôtel avant de rentrer. Inquiet sur les rumeurs qui circulent, Mitsuomi questionne sa mère qui le rassure et l’encourage. Sur ses conseils, il s’informe alors sur le PACS, réalisant que Yamato est vraiment la personne avec qui il veut vivre…

En conclusion

On sent que l’auteure a acquis un peu plus d’expérience. Son récit paraît moins fade, même si elle reste très précise dans la description des réflexions de ses personnages. Je pense qu’elle arrive un peu mieux à insuffler des émotions. Pour moi, c’est un petit coup de cœur!

Restart 1 Reprendre ma vie à tes côtés – Cocomi

restart 1 cocomi
Cocomi ココミ
ISBN:9782382760246
Hana, 2021
ISBN: 9784829686164 (JP)
Printemps shuppan, 2019 (JP)
Titre original: リスタートはただいまのあとで
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

Une forte amitié et de nouveaux sentiments naissants.

Cocomi sensei narre une relation saine entre deux jeunes hommes qui se découvrent et s’ouvrent peu à peu l’un à l’autre, malgré leurs caractères opposés. Elle présente leurs aventures par tranches de vie, se focalisant sur certains évènements. Elle alterne la narration entre Yamato et Mitsuomi, intégrant leurs monologues intérieurs. D’ailleurs, Kozuka comprend très vite la nature de ses sentiments envers son nouvel ami. A cause de sa franchise, il préfère les taire et attendre un signe de Kumai. Ce dernier, au contraire, n’arrive pas à comprendre le sentiment amoureux, de par son passé. En plus, il n’aime pas susciter la pitié. Par ailleurs, l’auteure aborde la vie à la campagne avec l’entraide mais aussi les médisances. Elle ajoute une quête d’identité, permettant à Yamato d’avancer. Toutefois, bien qu’elle reste dans un ton réaliste, elle dépeint des héros un peu trop purs.

La mangaka a un trait épuré simple, presque dépouillé, qui rappelle un peu le style shôjo. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Ces derniers sont d’ailleurs assez succincts. Les autres trames donnent un peu de volume. La mise en page est dynamique. Cocomi sensei exprime le passage du temps grâce aux saisons ou tout simplement dans les dialogues. Elle intègre les illustrations en début de chapitre au récit. Sous la jaquette, elle offre deux illustrations monochromes. Il n’y a pour l’instant pas de scènes érotiques.

En résumé

Après dix ans d’absence, Kozuka Mitsuomi (25 ans) retourne dans sa campagne natale, s’étant fait virer de son travail. Pour l’instant, il a du mal à trouver autre chose. En effet, colérique et franc, il a tendance à perdre son sang froid. Il a vite sympathisé avec Kumai Yamato (25 ans), un orphelin qui a été adopté par leur voisin. Malgré des caractères complètement opposés, les deux jeunes hommes s’entendent bien. D’ailleurs, de temps en temps, Mitsuomi va aider Yamato à la récolte et la vente des légumes. Mais un jour, le vieux Kumai se tord la cheville, rappelant à son fils adoptif son âge avancé. Devant l’inquiétude de son ami, Kozuka décide de le rassurer, s’énervant même contre les médisances à sa place…

En conclusion

L’auteure offre une romance réaliste, tendre, imprégnée de l’ambiance de la campagne. Toutefois, elle détaille tellement les caractères et les sentiments de ses personnages qu’il m’est difficile d’entrer complètement dans le récit. En effet, je trouve qu’elle ne laisse pas la place à l’imagination et l’interprétation du lecteur, lui imposant ainsi de rester en retrait comme un simple spectateur. Je pense donc que cette histoire touchera les personnes selon leur sensibilité. Pour moi, j’attends la suite pour voir…

Hitorijime my hero 5 – Arii Memeco

hitorijime my hero 5 arii memeco
ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760130
Hana, 2021
ISBN: 9784758075244 (JP)
Ichijinsha, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandtion: un peu

A peine un problème réglé qu’un autre survient!

Arii Memeco sensei ralentit le rythme de son récit. Elle s’amuse à empêtrer ses personnages dans leurs sentiments. Ainsi, Kôsuke se sentant impuissant face aux problèmes de son petit ami, ne supporte plus l’image de héros que ce dernier lui attribue. Par ailleurs, Masahiro prend conscience de son inexpérience et de son manque de maturité, n’arrivant pas à contrôler sa jalousie, sa possessivité et son désir. A cause de cela, il devient fuyant, provoquant l’inquiétude de son partenaire. La gentillesse du professeur blesse donc indirectement son élève. En parallèle, l’auteure interroge sur le changement de personnalité quand on est amoureux. Elle aborde la difficulté à gérer ses émotions et la peur qu’une relation considérée amorale soit découverte. De même, elle montre l’influence sur l’entourage, de la crise entre Hasekura et Kensuke. Les animaux apportent une touche d’humour, ainsi qu’Ayaka qui semble mal supporter l’absence de son mari.

Le trait simple et épuré de la mangaka est très efficace. Les déformations renforcent les expressions. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les décors simples, parfois même succincts, ne surcharge pas les cases. En effet, il y a beaucoup de textes hors bulles. La mise en page reste toutefois dynamique. Arii sensei dessine des scènes érotiques plutôt pudiques, jouant sur les cadrages et les angles de vue pour ne pas montrer les parties intimes. Elle préfère suggérer les actions. Sous la jaquette, elle continue à faire un cosplay de Masahiro, comme dans le tome précédent. La couverture et l’illustration en début de volume ont pour thème l’excursion et collent parfaitement à l’ambiance du récit.

En résumé

Pour la première fois, Ôshima Kôsuke bute contre les problèmes de son petit-ami et se sent alors inutile et impuissant. Alors qu’il soulageait sa peine au bar de Natsuo, Setagawa Masahiro débarque et lui demande de rentrer. Les deux amoureux confient leurs soucis et finissent par un câlin au lit. Pourtant, Masahiro n’ose pas parler de ses doutes sur Natsuo. Exprimant un peu plus son amour, le lycéen préfère toutefois rentrer chez Hasekura Asaya pour ne pas éveiller les soupçons de la mère de Kôsuke, au désespoir de son petit ami enflammé par ses réactions.

En conclusion

L’humour se fait plus discret, l’auteure préférant développer l’état d’esprit de chacun de ses personnages. Par contre, elle décortique parfois un peu trop leurs sentiments. Mais cela reste tout de même agréable à lire. Et puis il est toujours amusant de voir les interactions entre Masahiro et Kôsuke. A la fin, je n’arrive même plus à déterminer qui manipule vraiment qui. Une lecture agréable et légère, pour se détendre.