Le loup déguisé en agneau 2 – Kyugo

couverture de Le loup déguisé en agneau 2 de Kyugo, éditions Hana

Kyugo 九號
ISBN: 9782382765241
Hana, 2025
ISBN:‎ 9784199609732 (JP)
Tokuma shoten, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Tu es le seul à pouvoir changer qui tu es. »

Kyugo sensei propose de découvrir la suite de la romance entre l’ancien escroc Tatsumi Keigo et Kusakabe Daichi, devenu assistant social. Comme dans le tome précédent, elle alterne la narration entre les deux hommes. D’ailleurs, Tatsumi a beaucoup évolué mais a tendance à se mésestimer, culpabilisant de mentir parfois à son petit ami. L’introduction de Yano Tomoki permet de découvrir l’enfance et le passé violent de Kei. De même, le travail de Daichi montre les défaillances auxquelles se confronte le Centre de protection à l’enfance au Japon. L’agent de probation Tanuki met en avant l’importance de la réhabilitation ainsi que les failles du système. En effet, l’autrice installe une nouvelle intrigue, dénonçant les méthodes des yakuzas mais aussi de la police. Elle sème par ailleurs des indices, créant du suspense jusqu’à la fin. Elle aborde donc la manipulation, la vengeance.

La mangaka a un trait léché à peine épuré. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle utilise beaucoup de trames, donnant ainsi un effet réaliste. De même, les décors très soignés sont souvent présents. Par ailleurs, les trames d’ambiance appuient les émotions tandis que les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page très dynamique rythme la lecture et joue sur l’absence de cadre, les ellipses, les superpositions et les formes des vignettes adaptées au contenu. Dans les scènes érotiques, Kyugo sensei ne montre pas les parties intimes, sans contour, cachées par des trames ou des onomatopées. Dans les illustrations en début de chapitre, elle fait poser les personnages tout en montrant leur quotidien.

En résumé

Depuis que Tatsumi Keigo sort avec Kusakabe Daichi, il a retrouvé une certaine normalité, travaillant même comme barman. Il remarque par ailleurs qu’il devient de plus en plus possessif. Un soir, il recroise un camarade de l’orphelinat, Yano Tomoki, faisant alors remonter de douloureux souvenirs…

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place du meilleur manga profond au Chill chill BL award 2024. Kyugo sensei propose une nouvelle intrigue mettant à l’épreuve la confiance encore fragile du couple. Plus qu’une romance, elle analyse les défaillances du système juridique, montrant ainsi les limites face à la violence et les difficultés d’en sortir malgré une bonne volonté. Son graphisme transcrit avec finesse les changements d’ambiance. Une lecture intrigante qui donne envie de découvrir la suite!

My beautiful boy 4 – Nagira Yuu et Kitano Megumi

Couverture de My beautiful boy 4 de NagiraYuu et Kitano Megumi, éditions Hana

NAGIRA Yuu 凪良 ゆう
KITANO Megumi 北野仁
ISBN: 9782382765319
Hana, 2025
ISBN: 9784199609930 (JP)
Tokuma shoten, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Hira me rend à la fois heureux et triste… ça ne tourne pas rond chez moi. »

Nagira Yuu sensei continue d’analyser les étranges liens qui se construisent entre Kiyoi, Koyama Kazuki et Hira, mettant en avant la persévérance dans une relation sans avenir. Contrairement au tome précédent, elle base principalement la narration du point de vue du jeune acteur. Elle révèle alors son passé ainsi que ses sentiments contradictoires. En effet, Sô aime être admiré mais éprouve du dégoût pour son propre égocentrisme. Même s’il semble conscient de son homosexualité, il s’exprime maladroitement. Les quiproquos s’enchaînent, renforçant les incompréhensions. L’autrice aborde l’acceptation de l’autre, même de ses travers et des inconvénients, la différence entre admiration et amour, les risques d’un amour trop exclusif et possessif. Elle montre des logiques et des visions différentes d’une relation amoureuse, déséquilibrée et problématique.

Kitano Megumi sensei a un trait léché légèrement épuré. Elle s’attarde sur les détails, les petits gestes et les expressions. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance se font discrètes. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les décors soignés apportent un touche réaliste. La mise en page est dynamique avec des angles de vue variés. Par ailleurs, la mangaka donne l’ambiance ou met en avant un point important dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Invité à une soirée par Sô Kiyoi, après une représentation, Hira Kazunari s’inquiète en voyant celui qu’il admire depuis le lycée, être très proche de l’acteur Iruma. Mais en rentrant, Kiyoi le rassure en démentant les rumeurs. Tout en parlant de banalités, il explique alors chercher un endroit où répéter. Hira lui propose donc d’utiliser la maison de sa tante, désirant se rapprocher à nouveau. Toutefois, comme Kiyoi se montre parfois gentil, froid ou boudeur, Hira n’arrive toujours pas à le comprendre…

En conclusion

Nagira Yuu sensei révèle enfin la complexité du caractère de Kiyoi, développant un portrait plutôt différent de ce que les lecteurs pouvaient imaginer au début. Elle continue d’analyser des relations perdues d’avance et l’ambiguïté de certains comportements. Kitano Megumi sensei transcrit avec finesse les ambiances changeantes entre les personnages. L’histoire prend un tournant intéressant, éveillant ma curiosité. Hâte de découvrir la suite!

My beautiful boy 3 – Nagira Yuu et Kitano Megumi

couverture de My beautiful boy 3 de Nagira Yuu et Kitano Megumi, éditions Hana

NAGIRA Yuu 凪良 ゆう
KITANO Megumi 北野 仁
ISBN: 9782382764848
Hana, 2024
ISBN: 9784199609626 (JP)
Tokuma shoten, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

« Je l’aime et je souffre à en mourir. Je suis incapable de renoncer à l’amour que j’ai pour Kiyoi. »

Nagira Yuu sensei s’attarde principalement sur l’évolution de Hira qui découvre enfin des comportements plus bienveillants avec le club de photographie universitaire. En introduisant les frères Koyama, en particulier Kazuki, elle analyse les différentes émotions auxquelles sont confrontées les personnes bègues, en particulier un complexe d’infériorité. De même, elle apporte un regard extérieur sur la relation toxique entre Hira et Kiyoi. Ainsi, comme dans le tome précédent, la narration se base principalement du point de vue de Kazu. L’étudiant s’interroge enfin sur ses relations, son attirance ainsi que son sentiment de culpabilité face à sa nouvelle amitié. L’installation d’un triangle amoureux permet d’aborder d’autres sujets tels que l’homosexualité, la peur de perdre une amitié à cause de l’amour. Les comportements négatifs se confrontent sans cesse à ceux plus prévenants. L’autrice analyse des amours obsessionnels qui ne provoquent que souffrance, jouant avec les limites des convenances.

Kitano Megumi sensei a un trait légèrement épuré. Elle dessine des corps longilignes aux visages bien ovales. Bien qu’elle utilise de nombreuses trames, les tons clairs dominent. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est très dynamique. La mangaka préfère suggérer les scènes érotiques à travers quelques détails. Elle intègre au récit les illustrations en début de chapitre, souvent au format de trois cases silencieuses.

En résumé

Sô Kiyoi et Hira Kazu ont pris l’habitude de se retrouver secrètement dans la salle de musique. Ils se parlent plus franchement et Hira en profite pour photographier son modèle. Mais en terminale, les deux lycéens se retrouvent dans des classes différentes. Leurs rencontres deviennent sporadiques. Après les vacances d’été, lorsque Hira apprend que Kiyoi est recruté par une agence de talents artistiques, il ne peut alors que constater leur éloignement au fur et à mesure que la popularité de son ami augmente. Pourtant lors de la remise des diplômes, Kiyoi lui vole un baiser marquant leurs adieux.

En conclusion

Nagira Yuu sensei continue de décrypter des relations obsessionnelles, à la limite malsaines. Elle dépeint parfaitement la souffrance que procurent ces amours, analysant avec finesse les émotions. Par ailleurs, le graphisme de Kitano Megumi sensei sublime les expressions des personnages. J’aime beaucoup Koyama Kazuki qui apporte un nouveau souffle dans le récit. Une lecture troublante qu’on n’arrive pas à lâcher!

Kitayama & Minamiya 2 – Satoh Sugar

Couverture de Kitayama & Minamiya 2 de Satoh Sugar, éditions Hana

SATOH Sugar 砂藤シュガー
ISBN: 9782382765203
Hana, 2025
ISBN: 9784781622736 (JP)
East press, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Kitayama sera toujours ma priorité, il n’a aucune raison d’être jaloux! »

Satoh Sugar sensei analyse la jalousie à travers les réflexions de ses deux héros. Ainsi, elle s’intéresse à la possessivité, la difficulté à comprendre l’origine de cette émotion, les problèmes engendrés mais également les solutions pour y faire face. Elle aborde donc l’écart d’âge et la différence entre imagination et réalité. En effet, Minamiya s’interroge sur les conquêtes précédentes de Kitayama, entre fantasmes et réalité, cédant peu à peu à la frustration. Son petit ami qui gère bien mieux son côté possessif, fait attention à ses réactions. Les deux étudiants découvrent mutuellement leurs facettes cachées, renforçant leur lien. Comme dans le tome précédent, l’autrice porte attention au consentement et à la communication au sein du couple. Elle continue de nous amuser avec les recadrages d’Ayumu par Yuuki. Dans l’histoire bonus, elle mêle fantasmes et situations classiques du BL.

La mangaka a un trait épuré légèrement arrondi. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques, exagérant alors les expressions. Les trames sont équilibrées. Néanmoins, des hachures surlignent les ombres fortes. Par ailleurs, les décors soignés apportent une note réaliste bien qu’ils s’estompent autour des personnages. Les trames d’ambiance, graphiques, appuient les émotions. La mise en page est plutôt classique. Dans les scènes érotiques, Satoh sensei censure les parties intimes par des languettes blanches. Elle fait poser les personnages dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Kitayama Yuuki et Minamiya Ayumu sortent ensemble et fréquentent la même université. Mais Minamiya remarque la jalousie excessive de son petit ami qui pourtant ne ménage pas ses efforts pour la contenir. D’ailleurs, il apprécie le sérieux de Kitayama sur le consentement bien qu’il soit toujours partant. Mais d’où vient cette jalousie maladive?

En conclusion

Satoh Sugar sensei délaisse un peu les gags pour développer quelques sujets d’actualités. Dans ce tome, elle analyse en détail la jalousie. Ainsi, elle jongle entre humour, érotisme et réflexions. Ses différents styles graphiques offrent en fin de compte une parfaite harmonie, facilitant la lecture et la compréhension. Je suis toujours aussi fan de Kitayama. Une lecture enrichissante!

Hate my Mia! 2 – Hitotori Penguin

couverture de Hate my Mia! 2 de Hitotori Penguin, éditions Hana

HITOTORI Penguin 人鳥ぺんぎん
ISBN: 9782382765234
Hana, 2025
ISBN: 9784865897142 (JP)
Fusion product, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Les frères de Miya issu d’une célèbre famille de top models entrent en scène! »

Hitotori Penguin sensei propose quelques tranches de vie du couple, toujours en exagérant certaines situations qui en deviennent loufoques. Elle alterne la narration entre les deux héros. Ainsi, elle aborde la différence entre fantasme et réalité, l’addiction numérique et les risques des réseaux sociaux. Le passé de Maizawa et de Miya se révèle par brides. D’ailleurs, l’introduction de la famille d’Akihito, dont ses frères Kyôgoku Hinohito et Kanohito, crée des situations encore plus rocambolesques tout en s’intéressant à la pression familiale et au mannequinat. De même, le chanteur Tsuzuki Tatsuya, la cousine de Mia, Kyôgoku Nadeshiko, et le salaryman Yasuda Korekiyo dépeignent différentes visions d’une passion exacerbée. L’autrice questionne également sur la perfection de la beauté, l’attirance et le jugement par le physique. Elle joue avec les clichés des BL, transformant Kôji en pervers et Miya en amoureux transi.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions, alternant avec les décors. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, la mise en page simplement dynamique met souvent en avant la plastique des personnages. Dans les scènes érotiques, Hitotori sensei censure les parties intimes par des languettes blanches. Comme dans le tome précédent, à la fin des chapitres, elle apporte une anecdote, dessinant les protagonistes en SD ou présente les personnages secondaires

En résumé

Bien que Maizawa Kôji et Miya Akihito sortent ensemble, leur rivalité perdure au travail. Ayant atteint son objectif, Mia ne voit plus l’utilité d’entretenir son réseau social. Mais Maizawa refuse de perdre son idole, se proposant d’ailleurs en tant que photographe. Ainsi, il fait une démonstration de son talent alors qu’ils travaillent sur la refonte d’un site de bar, mettant en avant les serveuses anciennes championnes de combats clandestins.

En conclusion

Hitotori Penguin sensei continue les aventures de Miya et Maizawa, enchaînant les situations rocambolesques tout en introduisant de nouveaux personnages encore plus loufoques que nos deux héros. Le graphisme est toujours aussi mignon et expressif. L’histoire fait toujours sourire et même rire. Toutefois, cet humour ne plaira pas à tout le monde. Une lecture divertissante!

Arima veut devenir un oméga! 2 – Fujita Cafeco

Couverture de Arima veut devenir un oméga 2 de Fujita Cafeco, éditions Hana

FUJITA Cafeco 藤田カフェコ
ISBN: 9782382765227
Hana, 2025
ISBN: 9784832292222 (JP)
Houbunsha, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Si ça se trouve avec mon corps bizarre je ne pourrai pas avoir de deuxième enfant. »

Fujita Cafeco sensei continue d’interroger sur la relation alpha*alpha et d’analyser la construction d’un couple. Avec l’introduction de Hayato, gynécologue obstétricien, elle aborde de nouveaux sujets comme les problèmes de fertilité et la « procréation médicalement assistée ». Elle analyse également à travers Arima et Ayumu, la dure gestion des effets secondaires ainsi que la pression qui s’installe. Par ailleurs, le passé de Kôki permet de mieux comprendre sa vision un peu idyllique de la vie de famille. Kudô Makoto (oméga) continue d’apporter un peu de tendresse en jouant la baby-sitter. Le couple discute dès qu’un malaise s’installe, développant un amour sincère. Ainsi, l’autrice met en avant la communication au sein du couple en s’appuyant sur des thèmes classiques de l’omegaverse comme les chaleurs et la perte de contrôle à cause des phéromones. Elle s’intéresse aussi à l’acceptation de soi.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Comme dans le tome précédent, elle ajoute des touches mignonnes avec les bouilles d’Ayumu. Les trames équilibrées ont une teinte à dominante claire. Les trames d’ambiance, discrètes mais plutôt graphiques, accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors soignés sont très présents. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Fujita sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Dans les illustrations en début de chapitre, les personnages posent.

En résumé

Chaque matin, Ayumu pleure lorsque ses parents le déposent à la maternelle. Izumi Kôki (alpha) et Nijô Arima (alpha) profitent alors de leur intimité pour se rapprocher. Comme Kôki remarque que les chaleurs de son époux sont en retard, il lui propose de consulter le médecin. D’ailleurs, Arima serait heureux d’avoir un second enfant. Malheureusement, à cause d’un déséquilibre avec ses hormones d’alpha, sa fertilité baisse. Mais en apprenant qu’Izumi Hayato, le frère aîné de Kôki, travaille sur un nouveau médicament provoquant les chaleurs, il se porte volontaire…

En conclusion

Ce tome obtient la dixième place du meilleur manga profond au Chill chill BL award 2024. Fujita Cafeco sensei aborde des sujets d’actualités malgré un univers omegaverse, analysant avec finesse les émotions de ses personnages. Son graphisme est toujours aussi efficace. Malgré la surprise à la fin du récit, je la trouve prévisible mais la conclusion fait tout de même plaisir. Un titre qui touchera plus certains lecteurs que d’autres selon leur sensibilité. Une lecture divertissante que je recommande principalement aux fans du genre.

Sous tes caresses 3 – Kasai Chiaki

couverture de Sous tes caresses 3 de Kasai Chiaki, éditions Hana

KASAI Chiaki かさいちあき
ISBN: 9782382765180
Hana, 2025
ISBN: 9784796415101 (JP)
Kaiohsha, 2022 (JP)
Titre original: キミの撫で方躾け方 3
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Il se moque de moi mais sans jamais aller trop loin. »

Kasai Chiaki sensei continue d’analyser les mécanismes de la possessivité. Comme dans le tome précédent, elle s’intéresse à la gestion de la jalousie, à la différence d’âge. Koganei et Niyano évoluent, transmettant de mieux en mieux leurs sentiments tout en restant à l’écoute de leur partenaire. Ainsi, le couple assume leurs petits jeux pervers et équilibre petit à petit leur relation. L’introduction du nouveau couple de Hanaoka et Kotani permet d’aborder de nouveaux sujets avec un peu d’humour. En effet, les quiproquos s’enchaînent entre le bavard Kotani et le timide Hana. D’ailleurs, les deux hommes ont tendance à trop se reposer sur leurs amis pour trouver conseils et réponses à leurs questionnements. Ainsi, l’autrice aborde la difficulté à assumer son homosexualité, les doutes qui persistent dans une relation entre homosexuel et hétérosexuel, la distinction entre amour et forte amitié.

La mangaka a un trait épuré et anguleux qui se simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Elle utilise plutôt en aplat les trames, équilibrées. Les trames d’ambiance, quant à elles, appuient les émotions. Néanmoins, les décors soignés ancrent le récit dans la réalité. La mise en page est dynamique. Malgré des scènes érotiques non censurées, Kasai sensei évite toutefois de montrer les parties intimes. Ainsi, elle joue sur les angles de vue, les cadrages, détaillant les gros plans. D’ailleurs, elle offre une scène par chapitre. Les illustrations en début de chapitre présentent les personnages dans leur quotidien.

En résumé

Depuis que Koganei Jun a déménagé, Niyano Takashi et lui filent le parfait amour. L’étudiant taquine gentiment son petit ami et l’embarque dans ses jeux érotiques. Mais Niya s’inquiète de la complicité entre Koganei et Hanaoka, réprimant toutefois sa jalousie. Comme Hana semble craquer pour Kotani, le collègue de Niya, Koganei joue alors les cupidons pour eux…

En conclusion

Kasai Chiaki sensei équilibre au fur et à mesure la relation entre Koganei et Niyano. Elle installe un nouveau couple pour aborder d’autres sujets tout en analysant encore l’évolution des sentiments des personnages. La romance un peu plus classique s’ajoute à la tension, l’humour et l’érotisme, pour notre plus grand plaisir. J’aime beaucoup la sensualité du trait de la mangaka qui dégage beaucoup de finesse dans sa fausse simplicité. Je suis curieuse de découvrir l’évolution du nouveau couple. Une lecture captivante!

Lovenest saison 2 2 – Minaduki Yuu

couverture de Lovenest saison 2 2 de Minaduki Yuu, éditions Hana

MINADUKI Yuu 南月ゆう
ISBN: 9782382765296
Hana, 2025
ISBN: 9784403667626 (JP)
Shinshokan, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Alors j’aimerais bien lui dire la vérité, un jour. »

Minaduki Yuu sensei continue de développer la question du coming out aux amis et à la famille. Elle détaille quelques moyens d’aborder le sujet, les différentes réactions ainsi que l’évolution des comportements. Par ailleurs, elle met en avant plusieurs manières de soutenir quelqu’un, entre conseils, petits soins bienveillants, simple présence. Ainsi, Asahi et Masato ont la fâcheuse tendance à d’abord prendre soin de leur partenaire. Entre sentiment d’impuissance et efforts pour communiquer, le couple avance à son rythme. Par ailleurs, leurs chamailleries apportent toujours autant d’humour. Avec le père de Yajima, l’autrice s’intéresse à la gestion de fin de vie et au dépassement des traumatismes. Elle aborde également les techniques ancestrales des charpentiers japonais ainsi que les rivalités entre architectes. Dans l’histoire bonus, elle donne un avant-goût de l’histoire de Naru qui sera développée dans un nouveau spin-off.

La mangaka a un trait légèrement anguleux. Elle l’arrondit dans les passages humoristiques et reprend même des déformations en style SD. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors réalistes semblent travaillés à partir de photographies pour certains paysages. La mise en page est dynamique. Minaduki sensei ne censure pas les scènes érotiques. Comme dans le tome précédent, elle montre le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre tout en les incluant dans le récit. Sous la jaquette, elle présente les personnages secondaires et dévoile quelques secrets sur la création de la série dans sa postface.

En résumé

Hozumi Masato et Yajima Asahi passent le Nouvel an chez la mère de Hozumi. Pendant que Masato se douche, Asahi discute avec Kanako tout en savourant de l’alcool. Mais Masato les retrouve déjà ivres à son retour. Il gronde alors son petit ami car ils doivent tous deux se lever tôt le lendemain pour aller voir le lever du soleil. Durant leur petite excursion, comme sa mère l’incite à être tel qu’il est, Masato confie à son petit ami hésiter à lui faire son coming out

En conclusion

Minaduki Yuu sensei analyse en détail la construction de la confiance et de l’équilibre du couple d’Asahi et Masato. Elle met en avant l’influence des petits accidents de la vie et les bienfaits du soutien de l’entourage. Par ailleurs, son magnifique graphisme met en valeur les petits plaisirs du quotidien. J’aime beaucoup les petites explications sur les techniques ancestrales des charpentiers japonais. Je craque toujours autant pour notre couple. Et j’ai hâte de découvrir l’histoire de Naru! Une lecture émouvante.

Lovenest saison 2 1 – Minaduki Yuu

couverture de Lovenest saison 2 1 de Minaduki Yuu, éditions Hana

MINADUKI Yuu 南月ゆう
ISBN: 9782382765289
Hana, 2025
ISBN: 9784403667619 (JP)
Shinshokan, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je peux parler de notre relation? »

Minaduki Yuu sensei continue de développer la romance entre Asahi et Masato. Comme dans le tome précédent, elle s’intéresse aux problèmes de communication et au sentiment de culpabilité au sein du couple malgré une confiance de plus en plus forte. En introduisant le père de Yajima, elle dévoile le passé un peu traumatique d’Asahi. Ainsi, le cachotier architecte refuse de mêler son petit ami à ses problèmes et ne s’appuie donc pas sur lui. Pourtant Masato fait des efforts pour se faire accepter par l’entourage de son amant. Les deux hommes s’interrogent alors sur leur relation, prenant d’abord soin de l’autre. Leurs chamailleries apportent humour et tension tandis que les manigances de Naru pimentent le tout. Par ailleurs, l’autrice aborde la question du coming out à la famille et aux amis, confrontant les points de vue différents de Yajima et Hozumi. A travers Marié, elle montre les conséquences d’un rejet.

La mangaka présente les personnages en début de tome, avec un résumé bien pratique des différentes séries. Elle a un trait anguleux qui se simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Toutefois, pour les souvenirs, une trame grise recouvre également les vignettes. Les décors soignés ajoutent une touche réaliste et apparaissent sur les plans larges. Minaduki sensei s’attarde sur les petits détails comme la barbe du matin, les petits gestes et les regards, rendant la mise en page très dynamique. Elle ne censure pas les scènes érotiques et offre même des coupes intérieures. En fin de chapitre, elle dessine des croquis amusants donnant une anecdote et reprend une vignette marquante du récit. Les illustrations en début de chapitre montrent le quotidien des personnages mais s’intègrent directement dans le récit.

En résumé

Hozumi Masato et Yajima Asahi ont emménagé ensemble dans l’appartement au dessus du bureau de l’architecte. Ils se partagent donc certains frais et quelques tâches ménagères, Asahi refusant que son petit ami participe au remboursement du crédit. Toutefois, l’architecte a parfois du mal à suivre la libido débordante de son amant, ce qui amuse Naru. Mais comme Masato refuse pour l’instant de le présenter à sa mère ou de dévoiler la nature de leur relation aux amis de Yajima, en visite, Asahi respecte son choix mais s’interroge.

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2022. Yajima Asahi se classe seizième meilleur seme et Hozumi Masato, quatorzième meilleur uke. Le drama CD de la série est même treizième. Minaduki Yuu sensei a encore beaucoup de choses à nous révéler. Elle analyse avec finesse les différents points de vue sur le coming out, montrant aussi bien les questionnements que les risques. Son graphisme est tout simplement beau. J’adore les canines saillantes de Masato qui lui donnent un petit air taquin. Je craque toujours pour le couple. Une lecture pleine d’émotions!

Black or white 8 – Sachimo

couverture de Black or white 8 de Sachimo, édité par Hana

Sachimo さちも
ISBN: 9782382765258
Hana, 2025
ISBN: 9784041124635 (JP)
Kadokawa, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Je n’avais pas compris à quel point le monde du spectacle est un monde de requins. »

Sachimo sensei s’intéresse aux conséquences des scandales, présentant deux gestions différentes du problème. A travers l’actrice Fukui, elle montre l’influence des relations et l’exploitation des personnes aux talents fragiles. Ainsi, elle dévoile petit à petit les manigances du directeur de l’agence de Shige. De nouvelles intrigues se mettent en place et créent beaucoup de suspense. Hanasaki et Tatara apportent une note d’humour en jouant les protecteurs de Washimiya. D’ailleurs, Shin et Shige ont de plus en plus de mal à cacher leurs sentiments. L’autrice révèle un peu le passé entre Umejima et Washimiya, mettant en avant le travail d’un agent. Comme dans le tome précédent, elle détend l’atmosphère avec une histoire bonus sexy et surprenante.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle dessine des corps longilignes mais finement musclés. Par ailleurs, elle arrondit et simplifie son trait dans les passages humoristiques, se rapprochant ainsi du style SD. Des rayures envahissantes marquent les rougissements. Les décors alternent avec les trames d’ambiance souvent graphiques (fleurs, scintillement, pois…). De même, les trames équilibrées utilisent pourtant une palette de teintes restreintes, privilégiant les aplats et les contrastes noir et blanc. Un fond gris indique les souvenirs. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Sachimo sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Elle présente le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Washimiya Shin profite enfin d’un jour de congé avec son petit ami Ôsawa Shige. Toutefois, ils finissent par s’envoyer en l’air toute la journée. Durant un simple câlin plus calme, Shige laisse même échapper une demande en mariage avant de se raviser et de faire croire à une blague. Le lendemain, après le tournage d’une série, Shin n’arrive pas à éviter un dîner entre collègues, son manager Umejima étant en congé. Mais l’idole Hanasaki veille sur lui en s’invitant à leur table. Néanmoins, lors d’un moment d’inattention, Shin se fait photographier dans une ruelle avec sa collègue Fukui par un paparazzi.

En conclusion

Sachimo sensei ralentit le rythme de son récit pour poser de nouvelles intrigues. Ainsi, elle maintient une certaine tension. Par ailleurs, elle aborde de nouveaux sujets en lien avec la vie des acteurs, ajoutant une petite note réaliste. Son graphisme reste expressif malgré l’impression d’un trait plus simplifié. J’adore les bouilles des personnages dans les moments humoristiques. De même, je tourne fébrilement les pages, m’inquiétant sans cesse pour les personnages. J’ai hâte de découvrir la suite! Une lecture toujours aussi passionnante.