New York New York 2 – Ragawa Marimo

Couverture de New York New York 2 de Ragawa Marimo, éditions Panini

RAGAWA Marimo 羅川真里茂
ISBN: 9791039134132
Panini, 2025
ISBN: 9784592884293 (JP)
Hakusensha, 2003 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

« Kain, je suis… au comble du bonheur. »

Ragawa Marimo sensei nous plonge dans une enquête policière sur les traces d’un tueur en série, Joey Kline. Elle met en avant les procédures policières, les tensions entre sections mais également, à travers Luna Pittsburg, les remarques souvent misogynes. Par ailleurs, elle montre la pression des médias ainsi que des rumeurs. Ainsi, Kain devient de plus en plus réactif aux remarques homophobes. Il évolue et affronte les difficultés également grâce au soutien de sa mère, Aida Walker. Le caractère instable de Joey se dévoile au fil des chapitres. D’ailleurs, le développement des victimes permet de ressentir encore plus l’impuissance face au déferlement de violence du tueur. L’autrice aborde aussi l’homoparentalité avec l’adoption d’Erica. Alors que la narration se basait sur Kain, elle donne le point de vue de la fillette dans le dernier chapitre. Par ailleurs, elle reboucle sur le premier tome avec le journaliste Matthew Ryan.

La mangaka a un trait légèrement épuré au contour parfois dédoublé. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des morphologies plutôt carrées, caractéristique de son style graphique. Les trames équilibrées sont tout de même très variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Les décors soignés situent principalement l’action. Par ailleurs, la mise en page dynamique reprend les codes du shôjo manga. Dans les scènes érotiques, Ragawa sensei joue sur les angles de vue et les cadrages pour ne pas montrer les parties intimes. Elle offre des fiches personnages succinctes en début de tome. Un vernis sélectif apporte de la douceur et du relief à la couverture.

En résumé

Mel Frederics et Kain Walker décident de se marier même si cela reste officieux. A leur surprise, Brian Berg, le chef de Kain, assiste à la cérémonie tandis que JB et les collègues de Mel célèbrent l’évènement chez les jeunes mariés. D’ailleurs, le lendemain, les deux amoureux continuent de rester sur leur petit nuage de bonheur. Toutefois, en rentrant le soir, Kain découvre que Mel a disparu…

En conclusion

Ragawa Marimo sensei propose une approche plutôt réaliste. Elle alterne action, enquête, tension, jouant constamment avec les émotions des lecteurices, entre espoir et désespoir. Elle continue en parallèle à dénoncer l’homophobie de l’époque à travers d’autres thèmes. Son graphisme reconnaissable s’adapte parfaitement aux ambiances. Bien que je connaisse déjà l’histoire dans son intégralité, je stressais quand même durant l’enquête et mes larmes ont naturellement coulé à la fin. Les commentaires des intervenants apportent en plus un autre regard intéressant sur le récit. Ne passez pas à côté de ce chef d’œuvre! Une lecture à lire absolument.

New York New York 1 – Ragawa Marimo

Couverture de New York New York 1 de Ragawa Marimo, éditions Panini

RAGAWA Marimo 羅川真里茂
ISBN: 9791039134125
Panini, 2025
ISBN: 9784592884286 (JP)
Hakusensha, 2003
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

« Jesus… Je me suis dit que c’était le destin. »

Ragawa Marimo sensei propose de découvrir la vie des homosexuels aux États-Unis durant les années 90, à travers la romance de Walker et Frederics. Ainsi, elle aborde l’homophobie, la discrimination, la difficulté à faire son coming out, le mariage, le sida et la vie sexuelle des homosexuels. Elle offre une large palette de réactions entre acceptation et rejet. Le passé traumatisant de Mel se dévoile au fil des chapitres. D’ailleurs, le serveur a développé un amour exclusif et dépendant. Kain, au contraire, se comporte d’abord de manière méprisable avec un côté dominant et jaloux, distinguant amour et sexe. Le couple évolue alors avec des hauts et des bas. La narration se base principalement du point de vue du policier. L’autrice développe également les personnages secondaires homosexuels, présentant une petite tranche de leur vie, centrée sur leur manière de vivre autrement leur sexualité. Elle dénonce la pression sociale et familiale subie.

La mangaka a un trait légèrement épuré, jouant sur les pleins et déliés, avec des contours parfois dédoublés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par ailleurs, en plus des trames équilibrées, elle dessine certains motifs à la main comme par exemple les carreaux des chemises, les jeans. Des hachures soulignent également les ombres fortes. De même, les trames d’ambiance plutôt graphiques accompagnent les émotions. La mise en page reprend les codes du shôjo manga, avec des sorties de cadre, des fleurs décoratives, des superpositions et des ellipses. Dans les scènes érotiques, Ragawa sensei joue sur les cadrages pour ne jamais montrer les parties intimes. L’éditeur propose une perfect edition en coffret, regroupant les quatre tomes initiaux en deux, en plus grand format. Un vernis sélectif sur la couverture donne un bel effet. Il y a également une illustration et deux marque-pages.

En résumé

Kain Walker, policier (24 ans), cache son homosexualité et cumule les aventures d’un soir. Mais un jour, il rencontre Mel Frederics, serveur (22 ans), dans un bar gay. Bien que le jeune homme ne cherche qu’à discuter, Kain sympathise vite et n’arrive pas à l’oublier. Finalement, les deux hommes finissent par sortir ensemble. Toutefois, Walker gère mal sa jalousie grandissante vis à vis des hommes que Mel a pu rencontrer avant lui. Pourtant, ils emménagement ensemble.

En conclusion

Ragawa Marimo sensei offre une tranche de vie empreinte de réalisme, abordant de manière générale l’homosexualité dans les années 90 aux États-Unis. Ainsi, elle dépeint avec finesse les émotions de ses personnages et décrypte également les différentes réactions. Elle mêle avec dextérité romance, drame et petits moments comiques. Son graphisme rafraîchissant a un style immédiatement reconnaissable, avec des morphologies plutôt carrées. Fan de la mangaka, c’est avec un énorme plaisir que je redécouvre cette magnifique histoire. Une lecture émouvante!

I cannot reach you 7 – Mika

couverture de I cannot reach you 7 de Mika, éditions Kana

Mika みか
ISBN: 9782505133308
Kana, 2025
ISBN:‎ 9784046821508 (JP)
Kadokawa, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Tu as pourtant dit que tu m’aimais!! »

Mika sensei analyse différentes formes d’amour telles que l’amour à sens unique, l’amour d’un fan, l’amour impossible. Elle montre l’influence d’une déclaration sur les perceptions. De même, elle décortique les émotions et les interrogations face à l’intensité des sentiments. Comme dans le tome précédent, les personnages secondaires apportent conseil et soutien ainsi qu’un regard différent sur les relations. Kakeru et Yamato continuent d’enchaîner les quiproquos. D’ailleurs, Oohara se montre plus entreprenant même s’il reste prévenant tandis qu’Ashiya essaie en vain de contenir sa jalousie naissante. Ainsi, l’autrice met en avant la déclaration d’amour. Elle aborde par ailleurs l’importance de la communication, le manque de confiance en soi, la peur de blesser l’autre. Elle s’attarde particulièrement sur les émotions contradictoires ressenties par les personnages.

La mangaka a un trait épuré et doux. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. D’ailleurs, ces dernières envahissent également les phylactères pour renforcer leur impact émotionnel. De même, les décors soignés apportent une note réaliste. Par ailleurs, Mika sensei offre une mise en page dynamique reprenant les compositions que l’on trouve dans les shôjo manga. En fin de chapitre, elle apporte des anecdotes dans une planche ou présente le CD drama.

En résumé

Depuis qu’Ashiya Kakeru comprend enfin ses propres sentiments, il ne perçoit plus Oohara Yamato comme avant. Il a même parfois du mal à interagir avec son ami. Il décide alors de déclarer son amour dans un cadre romantique: la plage. Malheureusement, à cause de la mer glacée en hiver, Kakeru attrape un rhume. D’ailleurs, le sort s’acharne contre lui car il est interrompu à chaque fois qu’il essaie de partager ses sentiments. Yamato finit donc par s’inquiéter du comportement étrange de son ami.

En conclusion

Mika sensei fait enfin avancer la relation entre Kakeru et Yamato. Elle continue d’analyser les émotions et les réactions, offrant également d’autres exemples avec les personnages secondaires. Plus que la relation homosexuelle ou hétérosexuelle, elle invite les lecteurices à réfléchir sur la naissance du sentiment amoureux. Son graphisme à la fois doux et expressif rend la lecture très agréable. Je fonds complètement pour tous les personnages. Je ne peux que recommander vivement cette série. Une lecture plaisante qui réconforte!

I cannot reach you 6 – Mika

Couverture de I cannot reach you 6 de Mika, éditions Kana

Mika みか
ISBN: 9782505123453
Kana, 2025
ISBN: 9784046814470 (JP)
Kadokawa, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Ça me donne envie d’encore mieux m’entendre avec lui! »

Mika sensei narre l’enfance de Kakeru et Yamato et développe un peu plus leur environnement familial. Elle alterne la narration entre les deux enfants. Ainsi, elle montre leur rapide rapprochement. En effet, grâce au soutien de son ami, le mûr Oohara trouve un confident lui permettant de surmonter son choc et son sentiment de culpabilité suite à l’accident de son père. Kakeru, quant à lui, a conscience de ses limites mais essaie toujours de trouver les mots de réconfort ainsi que de parler sincèrement. La mère d’Oohara, qui fait face aux rumeurs, essaie de gérer au mieux son angoisse. Elle trouve également conseil et soutien avec la mère d’Ashiya. Par ailleurs, l’autrice dévoile les premiers sentiments amoureux de Yamato. Après ce saut dans le passé, elle reprend le fil de son récit avec la Saint-Valentin. Elle sème des indices sur le futur dans l’histoire bonus.

La mangaka a un trait épuré et arrondi qui lui donne un aspect doux. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance alternent avec des décors soignés. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est dynamique. Mika sensei donne l’ambiance du récit dans les illustrations en début de chapitre. A la fin des chapitres, elle offre deux planches qui fait le lien avec le présent, directement à la suite du tome précédent. Par ailleurs, elle s’amuse à parfois intégrer son avatar (un lapin) en arrière-plan. La couverture se classe dixième au Chill chill BL award 2023.

En résumé

La mère d’Ashiya Kakeru accepte de garder Oohara Yamato et Mikoto pour la journée. Trop heureux de pouvoir s’amuser avec son ami, Kakeru est trop dissipé pour faire ses devoirs de vacances mais Yamato l’encourage à d’abord les terminer. Désirant mieux connaître son ami, Ashiya s’interroge sur l’absence du père Oohara. Mikoto lui confie alors que ce dernier est dans le coma suite à un accident durant son travail. Toutefois, quand Kakeru propose à Yamato d’aller voir son père, ce dernier fuit, semblant cacher un lourd secret à propos de son père…

En conclusion

Mika sensei dévoile le passé de Yamato et Kakeru. Elle partage les évènements les plus marquants qui leur ont permis de se rapprocher. D’ailleurs, elle dépeint avec finesse leurs différents sentiments, décortiquant la naissance d’une profonde amitié. Son graphisme doux rend les bouilles d’enfants tellement adorables! Mes sentiments ont fait le yoyo entre les moments tendus, comiques ou émouvants. Si vous aimez les romances slow-burn douces, foncez!

I cannot reach you 5 – Mika

Couverture de I cannot reach you 5 de Mika, éditions Kana

Mika みか
ISBN: 9782505123446
Kana, 2025
ISBN: 9784046808790 (JP)
Kadokawa, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

« Ce que je sais, c’est que quand Yamato sourit, ça me rend très heureux et je sens mon cœur se serrer. »

Mika sensei continue d’analyser les réactions et les émotions des adolescents, en particulier la gestion du malaise qui s’installe entre Ashiya Kakeru et Oohara Yamato. Elle interroge sur la définition de l’amour et le sentiment amoureux, dénonçant au passage la commercialisation de l’amour à Noël. Comme dans le tome précédent, elle met en avant le soutien des amis à travers Hosoka Yui, Amamiya Sôichirô et Oohara Mikoto. D’ailleurs, les personnages secondaires sont un peu plus développés. Kakeru prend conscience des quiproquos et fait des efforts pour mieux communiquer. A cause de remarques désobligeantes extérieures, il ne cesse de se comparer à son ami considéré comme un beau gosse et se déprécie. Ainsi, l’autrice aborde l’influence et le poids du jugement extérieur, le manque de confiance en soi. Par ailleurs, elle continue de développer la question du consentement. Les histoires bonus détendent l’atmosphère plus tendue de ce tome.

La mangaka a un trait épuré plutôt arrondi qui apporte de la douceur. Elle le simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames équilibrées rendent néanmoins les nuances dégradées. De même, les trames d’ambiance plutôt graphiques accompagnent les émotions. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Mika sensei utilise les codes du shôjo tels que les sorties de case, les ellipses, l’absence de cadre, la forme des vignettes en fonction de leur contenu, créant ainsi une mise en page dynamique. En fin de chapitre, elle offre des anecdotes amusantes en une planche. Par ailleurs, les illustrations en début de chapitre montre le quotidien des personnages.

En résumé

A l’approche de Noël, Oohara Mikoto rejette froidement toutes les sollicitations de Seo Yûma. Pourtant, elle accepte de rentrer en train avec lui. Mais un incident survint et dans la bousculade, elle perd alors l’élastique que lui a offert son frère Yamato. Attachée à ce cadeau, la jeune fille le cherche désespérément. A sa surprise, Hosaka Yui, de passage, le trouve et lui annonce l’avoir choisi pour son frère. D’abord dépitée, elle est vite rassurée par les explications de Yamato…

En conclusion

Mika sensei plonge les lecteurs directement dans le malaise entre les deux adolescents. Elle analyse la pression d’un premier rancard. Son graphisme doux transcrit avec finesse les émotions. J’apprécie le développement des personnages secondaires, permettant ainsi de découvrir d’autres points de vue sur les thèmes abordés. Un petit bijou de lecture!

Fermeture de Coolmic 1

Décidément, les plateformes numériques de mangas ont la vie dure en France! Disponible depuis 2019, Coolmic a fermé son service français le 27 novembre 2025. Certes, il n’y avait pas de communication sur les nouveautés. Et le découpage en vignettes des mangas pour correspondre au scrolling n’était pas forcément attrayant. Pourtant, la plateforme proposait un catalogue très varié de teens’love et BL, dont pour certains de mangaka célèbres. Certains boys’love sont même classés au Chill chill BL award. Toutefois, le choix des traductions des titres, parfois plus racoleurs que les originaux japonais, ont sûrement freiné quelques lecteurs. Pour ma part, je lisais beaucoup de séries BL. D’ailleurs, trop impatiente pour attendre les chapitres, j’achète même certains tomes en numérique en japonais sur une autre plateforme, Cmoa. J’avais déjà chroniqué Secrètement amoureux de Hosoya, d’Ike Reibun. Je vous présente d’abord mes séries préférées de mangaka plutôt connues.

Toi qui veux aimer – Nanoka

Couverture de Toi qui veux aimer de Nanoka

Nanoka 七ノ日
47 chapitres, en cours
4 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: たべたいあなた
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

En résumé

Haise, salaryman canin, doit prendre des suppresseurs les soirs de pleine lune car son rut est trop intense. Pourtant, il accepte de remplacer son collègue souris, Miyoshi, et fait alors des heures supplémentaires. Mais soudain, un doux parfum l’attire et, se transformant à moitié en loup, il se jette alors sur son collègue présent Kurono. Réalisant son acte violent, il se réfugie dans les toilettes. Mais Kurono le rejoint, également excité, et se transforme à moitié en lapin…

En conclusion

Nanoka sensei narre différentes romances entre des hommes-animaux, jouant sur l’attirance entre prédateurs et proies ainsi que l’influence des chaleurs et du rut. Elle reprend d’ailleurs les caractéristiques animales pour construire les caractères de ses personnages. Bien que ce ne soit pas un omegaverse, les hommes peuvent également enfanter. Malgré quelques rapports au consentement gris à cause du rut, les personnages font des efforts pour résister et ne pas forcer. Le trait anguleux se simplifie et s’arrondit dans les passages humoristiques. Les trames sont variées et les décors situent l’action. Dans les scènes érotiques pourtant nombreuses, un cache blanc censure les parties intimes. J’adore particulièrement le couple de Lio (lion blanc) et Miyoshi.

Réincarné aux côtés du roi démon Evelogia – Kaziwara Io

Couverture de Réincarné aux côtés du roi démon Evelogia de Kaziwara Io

KAZIWARA Io 梶原伊緒
123 chapitres, en cours
8 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 魔王イブロギアに身を捧げよ
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

En résumé

Enfant, le yakuza Gozu Toshiaki admirait le roi démon Evelogia, l’antagoniste des héros d’un de ses jeux vidéos préférés. Un jour, il est tué par un membre d’un autre clan qu’il avait provoqué. Toutefois, il se réveille dans l’univers du jeu de son enfance en tant qu’assassin d’élite. D’ailleurs, les parents d’Evelogia lui demande de tuer leur fils. Persuadé de rêver, Gozu réalise rapidement sa nouvelle condition au contact de son idole et décide de soutenir celui qu’il aime à dominer ce monde!

En conclusion

Kaziwara Io sensei mêle isekai, fantastique, romance érotique et quête dans ce récit épique. Elle construit une relation détonante avec un passif musclé entreprenant et masochiste et un adolescent qui préfère plutôt une relation tendre et consensuelle. Grâce à l’amour débordant de l’ancien yakuza, le roi démon, maltraité, prend peu à peu confiance en lui. Le trait légèrement épuré se simplifie dans les passages humoristiques. Evelogia prend même la forme d’un adorable lapin tandis que Gozu affiche souvent la tête d’un obsédé sexuel. Les trames sont très variées et nombreuses tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. Un cache blanc censure les parties intimes. Le premier tome se classe onzième meilleur manga profond au Chill chill BL award 2022. La série a également eu droit a une adaptation animée. Je fonds complètement!

Caresser les tétons de mon ours hibernant – Haruchika

Couverture de Caresser les tétons de mon ours hibernant de Haruchika

Haruchika ハルチカ
135 chapitre, en cours
7 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 森のくまさん、冬眠中。
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

En résumé

L’ours Nowa a recueilli le chiot Airi qui grandit vite à ses côtés. Depuis l’enfance, ce dernier a pris l’habitude de téter les tétons de son père adoptif pour se calmer. Mais maintenant que le chien approche de l’âge adulte, l’ours préfère le confier au bassaris rusé Kô pendant qu’il hiberne tranquillement. Mais au printemps, Airi, enfin adulte, réveille Nowa en le tétant encore…

En conclusion

Haruchika sensei propose une romance avec des animaux anthropomorphes, abordant principalement la question de la famille et de la différence d’âge. Par ailleurs, elle offre un jeu de séduction intéressant entre l’uke musclé et le seme plus jeune. Son trait épuré tout en rondeur, en particulier la représentation des enfants, dégage beaucoup de douceur. Il se simplifie dans les passage humoristique. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions tandis que les décors apparaissent sur les plans larges. La mangaka censure les parties intimes par un cache blanc dans les scènes érotiques. Certains lecteurs pourront être gênés par l’évolution de la relation. En plus d’une adaptation animée, la série se classe dix-septième meilleure série érotique au Chill chill BL award 2022. Pour ma part, j’apprécie beaucoup le côté tranche de vie qui domine avec les aventures et les échanges avec les personnages secondaires.

L’épouse du Titan – ITKZ

Couverture de L'épouse du titan de ITKZ

ITKZ
162 chapitre, en cours
10 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 巨人族の花嫁
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

En résumé

Mizuki Kôichi, capitaine populaire du club de basket, appréhende les examens de fin d’année. En effet, il souhaite entrer à l’université pour d’abord soulager son oncle qui l’a recueilli suite au décès de ses parents. Mais alors qu’il se masturbait dans sa chambre en fantasmant sur la manager du club, il entend soudain une étrange voix et se retrouve invoqué dans un autre monde, Eustil. Caius, le prince héritier de Tildant, pays des Titans, lui annonce alors qu’il est sa promise. En effet, un oracle aurait prédit un grand malheur si le prince épousait quelqu’un d’Eustil. Kôichi se demande bien comment il pourrait porter les enfants de ce géant alors qu’il est un homme!

En conclusion

ITKZ (Itokazu) sensei offre une romance dans un monde fantastique mêlant tension, romance et humour. Malgré un début assez érotique, le scénario s’étoffe avec les difficultés rencontrées à Eustil, en particulier la discrimination entre les différents peuples de ce monde, ainsi que les intrigues de cour. Les sentiments entre Kôichi et Caius se développent rapidement, même si les premiers rapports ne sont pas totalement consentis. L’autrice aborde entre autres les différences culturelles, l’intégration dans une famille, l’acceptation des différences. Mais le plus amusant est de voir le couple se débattre à trouver des méthodes pour surmonter leur différence de taille, surtout durant leurs ébats. Le trait légèrement anguleux varie les physionomies. Les trames sont variées. De même, les trames d’ambiance alternent avec les décors. Par ailleurs, un cache blanc censure les parties intimes. La série a bénéficié d’une adaptation animée. Une lecture entraînante!

Papa en veut encore… – Seo Serina

Couverture de Papa en veut encore de Seo Serina

SEO Serina 世尾せりな
132 chapitres, en cours
7 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: パパだって、したい
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

En résumé

Naruse Keiichi, père célibataire, embauche l’étudiant Asumi Kôya comme homme de ménage. Ce dernier, habitué à s’occuper des enfants, s’entend rapidement avec le sage Ichika. Toutefois, homosexuel, c’est surtout son bel employeur qui ne le laisse pas indifférent.

En conclusion

Seo Serina sensei narre une romance abordant l’homoparentalité, le coming out, les difficultés rencontrées par les familles monoparentales et la différence d’âge. Elle développe d’autres sujets tout aussi contemporains à travers les personnages secondaires qui apparaissent au fil du récit. Un contour plus épais met en relief le trait légèrement anguleux. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. Un cache blanc censure les parties intimes. Malgré un nombre conséquent de scènes érotiques et un titre racoleur, je retiens surtout la construction de cette famille recomposée et une relation emplie d’amour et de tendresse. Le premier tome se classe troisième meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2019. Et la série a également eu droit à une adaptation animée.

Invoquer un fan de Yaoi dans un monde parallèle – Fujisaki Moe

couverture de Invoquer un fan de Yaoi dans un monde parallèle de Fujisaki Moe

FUJISAKI Moe 藤咲もえ
134 chapitres, en cours
12 tomes (JP)
Futabasha (JP)
Titre original: 腐男子召喚~異世界で神獣にハメられました~
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

En résumé

Aizuhara Kotone est un fan de yaoi depuis déjà 11 ans. Mais un jour, alors qu’il feuilletait des mangas yaoi dans une librairie, un camion dont le chauffeur a perdu le contrôle, le percute et il meurt alors englouti sous une pile de mangas. Mais à sa surprise, il se réveille dans un monde parallèle, enlacé par un serpent…

En conclusion

Fujisaki Moe sensei propose un isekai classique s’inspirant de la légende des animaux célestes chinois et du folklore japonais. Ainsi, elle développe différents couples, les humains invoqués ayant le pouvoir de protéger cet univers. Entre manipulation, tension entre les clans et nombreuses scènes érotiques, elle installe rapidement différentes quêtes qui permettront à Kotone et ses amis d’évoluer. Le trait anguleux s’arrondit dans les passages humoristiques. Les nombreuses trames détaillent la somptuosité des vêtements et des décors. D’ailleurs, ces derniers, soignés, alternent avec les trames d’ambiance. La mangaka censure les parties intimes par un cache blanc dans les scènes érotiques. J’aime beaucoup la dynamique des différents couples!

Le prince parfait m’aime, moi, son rival!? – Yuki Ao

Couverture de Le prince parfait m'aime moi son rival de Yuki Ao

YUKI Ao 結城アオ
63 chapitres, en cours
4 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 当て馬キャラのくせして、スパダリ王子に寵愛されています。
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

En résumé

Un représentant des ventes du célèbre roman « Le prince d’argent et sa fiancée sacrée » décède suite à un accident, percuté par un camion. Toutefois, il se réincarne dans le corps d’un personnage secondaire du roman, Lonile Gravis, l’ami d’enfance de Lili Philissus, fille de marquis et fiancée du premier prince du royaume de Garciam, Alek Rei Garciam. Comme ce personnage secondaire disparaît dès le milieu du premier tome, Lonile déploie alors tous les moyens possibles pour éviter de mourir. Et si ses techniques commerciales l’aidaient à survivre?

En conclusion

Yuki Ao sensei offre une comédie romantique dans un isekai classique dans lequel le personnage secondaire s’attire rapidement les faveurs du prince. D’ailleurs, le gentil et travailleur Lonile séduit malgré lui le possessif Alek qui profite de son innocence pour obtenir ce qu’il veut. Une note de magie et quelques scènes d’action viennent également relancer l’intrigue. Le trait épuré se simplifie dans les passages humoristiques. Les trames d’ambiance appuient les émotions tandis que les autres trames sont variées. Par contre, les décors situent principalement l’action. Dans les scènes érotiques un cache blanc censure les parties intimes. Par ailleurs, la série a bénéficié d’une adaptation animée. Bien que l’histoire soit prévisible, j’aime particulièrement la dynamique entre les personnages.

Chère sœur, je suis devenu une vierge sacrée – Yuiko

Couverture de Chère soeur, je suis devenu une vierge sacrée de Yuiko

Yuiko 由依子 
57 chapitres, en cours
3 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 前略、お兄ちゃんは聖女になりました。
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

En résumé

Au royaume de Kadar, le puissant sorcier de haut rang Theodorus Tramble se retrouve souvent seul pour accomplir les quêtes de rang S. Célèbre pour ses performances, il a pourtant du mal à régénérer sa magie. Un jour, il décide alors d’invoquer sa « vierge sacrée » qui lui permettra de recharger ses pouvoirs. Mais apparaissent devant lui deux japonais: Ishikawa Umehiko et sa petite sœur Momo. Pourtant, c’est Umehiko qui porte le tatouage de la vierge sacrée!

En conclusion

Yuiko sensei offre un isekai classique avec un sorcier surpuissant et un cuisinier invoqué qui refuse de devenir un simple outil. D’ailleurs, le Japonais se retrouve vite plongé dans une lutte de pouvoir entre sorciers. Ainsi, les péripéties s’enchaînent, faisant évoluer la relation conflictuelle entre les deux héros en amour partagé. Le trait légèrement épuré joue sur les pleins et déliés avec des contours plus épais qui apportent du relief. La mangaka exagère les expressions dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle utilise les trames avec parcimonie. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les décors soignés consolident un univers recherché. Dans les scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. Avertissement particulier sur le consentement flou surtout au début. Le tome 2 de la série se classe dix-neuvième meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2024. Quel plaisir de voir Theo se faire amadouer petit à petit!

Dragué par un sadique – Bov

Couverture de Dragué par un sadique de Bov

bov
189 chapitres, en cours
9 tomes (JP)
Suiseisha (JP)
Titre original: 性癖ヤバめなオトコに狙われました。
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

En résumé

Le photographe Takamada Kenichi a pour mission de mettre en valeur la rue commerciale déclinante Mitsuba sun sun. Il a prévu de faire un shooting chez le fabricant de tofu Koyama. Mais Koyama Yû n’a pas compris que son travail serait aussi photographié. Sa grand-mère invite alors le photographe à dormir chez lui. Durant le diner, la mère de Yû confie alors les difficultés du magasin. Mais face à cette famille aimante, le pervers Takamada n’a qu’une envie: la briser. Son dévolu se jette d’abord sur l’innocent fabriquant.

En conclusion

bov sensei narre une romance d’abord toxique, de jeux érotiques imposés, qui se transforme en relation sado-masochiste. En plus, elle fait doucement évoluer la relation et révèle au fur et à mesure l’origine du comportement pervers et sadique du photographe qui va enfin apprendre à aimer. L’innocent fabricant de tofu prend également du temps à admettre ses sentiments. La mangaka a un trait légèrement épuré et anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Toutefois, les décors situent principalement l’action. Malgré les nombreuses scènes érotiques, un cache blanc censure les parties intimes. La série comporte énormément de traumavertissements. Pourtant, elle se classe quinzième meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2022.

Radio storm 1 – Lee Sun-Ui et Seo-Kyung

Couverture de Radio storm 1 de Lee Sun-Ui et Seo-Kyung, éditions Kbl

LEE Sun-Ui
SEO-KYUNG
ISBN: 9782382882689
Kbooks, 2024
D&C media, 2022 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

« Si j’étais mort, je ne t’aurais pas entraîné dans cet enfer… »

Lee Sun-Ui narre une romance dans un monde post apocalyptique, avec une touche de science-fiction. L’univers et les explications sur la relation déséquilibrée entre émetteur et noyau se révèlent au fil des chapitres, maintenant constamment un certain suspense. Toutefois, la narration se base principalement sur le point de vue de Sak. D’ailleurs, sa personnalité paraît ambivalente, pouvant passer de l’empathie à la cruauté. Ainsi, le jeune homme fait tout pour plaire à son émetteur, Lima. Malgré des rapports au consentement gris, les deux hommes développent une attirance mutuelle. La scénariste confronte d’abord deux vies différentes: la survie pour Lima et une enfance « normale » entre école et parents aimants pour Sak. Mais elle installe doucement le doute en semant divers indices laissant entrevoir les manipulations subies par les deux héros. Par ailleurs, elle aborde la question de destinée.

Seo-Kyung a un trait fin qui joue sur les pleins et déliés. Il se simplifie dans les passages humoristiques, les personnages se transformant parfois presque en SD. Les décors soignés s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger les vignettes. Par ailleurs, les trames d’ambiance appuient les émotions. Bien que le tome soit en noir et blanc, il y a quelques vignettes colorées et même juste quelques touches de couleurs qui font ressortir les détails. D’ailleurs, le contraste noir et blanc domine malgré des trames variées et équilibrées. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page classique propose quelques pages plus dynamiques. Toutefois, le format vertical s’oublie complètement. Dans les scènes érotiques, les cadrages et le choix des angles de vue permettent de cacher les parties intimes. A noter que les chapitres sont plutôt courts.

En résumé

Dans un monde ravagé par la guerre, certains individus ont développé des pouvoirs. Les enfants possédant ainsi un noyau sont pour les plus chanceux admis dans une école les prenant totalement en charge. Mais Sak, dont le noyau n’est pas puissant, subit un harcèlement scolaire. En effet, son pouvoir consiste seulement en un odorat sur-développé. Pourtant, lorsqu’une épidémie se déclare, Sak est envoyé à la recherche de son émetteur…

En conclusion

Lee Sun-Ui offre un tome introductif posant l’univers et directement le passé des deux héros, permettant de mieux comprendre la complexité de leurs caractères. Ainsi, elle analyse également l’évolution de leur relation. Par ailleurs, le graphisme de Seo-Kyung est très expressif, les touches de couleurs apportant un véritable appui à la narration. A noter que certaines scènes pourront heurter la sensibilité de quelques lecteurs, vu que le récit se déroule dans un monde en guerre. J’ai été rapidement happée par la relation particulière entre Sak et Lima. J’ai donc hâte de lire la suite. Une lecture troublante!

Stream à minuit 1 – Luria

Couverture de Stream à minuit 1 de Luria, éditions Taifu

Luria
ISBN: 9782375065556
Taifu comics, 2025
ISBN: ‎9784910526454 (JP)
Shucream, 2024 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Le Mahiru que j’ai créé avec l’agence n’a strictement plus rien à voir avec moi. »

Luria sensei propose une comédie romantique très sexy sur le thème des VTubers. Elle aborde donc la différence entre image publique et privée, la gestion de la notoriété, les collaborations en ligne, les difficultés d’un travail basé sur la passion ainsi que la fatigue sociale parfois ressentie. La narration alterne entre les deux hommes, dévoilant au passage leur réflexion sur leur attirance. Mayo manque de confiance en lui et gère mal ses émotions. Ogino, quant à lui, se montre possessif et exprime maladroitement son amour tout en profitant de sa position hiérarchique. Ainsi, le consentement peut paraître flou, un jeu SM soft s’installant entre les deux hommes. Par ailleurs, les deux autres VTubers, Takuto et Tsugumi, apportent une touche d’humour. L’autrice dévoile un peu le passé difficile des deux héros, survolant toutefois le thème du harcèlement. Elle montre également l’évolution du couple.

La mangaka a un trait anguleux qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont variées et nombreuses tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est simplement dynamique. Dans les scènes érotiques, Luria sensei censure les parties intimes par des languettes blanches. D’ailleurs, elle ne détaille pas les trames qui se confondent avec un contour blanc. Pourtant, elle dessine au moins une scène par chapitre. Sous la jaquette, il y a des saynètes avec les personnages en SD.

En résumé

Sugawara Mayo (24 ans) travaille comme VTtuber sous le pseudonyme de Mahiru. Ogino, de l’agence Shining TV, l’aide beaucoup au quotidien, le nourrissant et faisant même le ménage. Mais Mayo se sent de plus en plus esseulé, conscient que l’admiration de ses fans s’arrête à son avatar. En effet, taciturne et introverti, il est à l’opposé de ce dernier, amical et joyeux. Alors qu’il déprimait après une diffusion en direct, Ogino essaie de le réconforter et remarque sa sensibilité. Il profite alors de l’excitation du VTuber pour le masturber…

En conclusion

Ce tome se classe troisième meilleur manga au Chill chill BL award 2025 mais également premier manga érotique. En effet, Luria sensei n’approfondit pas les thèmes évoqués, se perdant rapidement dans des scènes érotiques. Pourtant, elle propose un univers riche et intéressant. En plus, son graphisme est très expressif. Malgré ces petits détails qui pourraient déplaire à certains lecteurs, j’ai apprécié ma lecture. Je trouve d’ailleurs la construction des différents personnages intéressante. J’ai donc hâte de découvrir le second tome. Une lecture divertissante!

Cure blood – Togaya Arata

couverture de Cure blood de Togaya Arata, éditions Taifu

TOGAYA Arata 戸ヶ谷新
ISBN: 9782375065549
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784396785536 (JP)
Shodensha, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Je vais t’examiner et te donner mon sang. »

Togaya Arata sensei narre une romance platonique entre deux médecins, dont l’un se transforme en vampire. Elle offre des tranches de vie, effectuant des sauts dans le temps pour ne développer que les évènements marquants. Ainsi, elle aborde la question de la cohabitation, la peur de perdre l’être aimé ainsi que le poids de la « maladie ». La narration alterne entre Tadayuki et Jûji. Bien qu’asocial, le vampire ressent la solitude, ses interactions humaines devenant limitées à cause de son lent vieillissement. De même, il culpabilise d’accaparer l’attention de son collègue. Pourtant, grâce à la recherche sur la transformation du médecin, une complicité se crée entre les deux amis. Ainsi, l’autrice aborde la question du vieillissement et de la mort, l’acceptation de l’autre tel qu’il est, le sacrifice de soi.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle dessine des corps plutôt longilignes. Toutefois, elle simplifie et arrondit son trait dans les passages humoristiques. La mise en page est simplement dynamique. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Togaya sensei montre l’évolution de la relation à travers des illustrations métaphoriques et poétiques. Elle résume également l’ambiance du récit dans les illustrations en début de chapitre. Sous la jaquette, elle offre le plan du logement commenté par les deux médecins qui apparaissent en semi SD.

En résumé

Depuis son opération, le médecin Kamikawa Tadayuki (28 ans) constate des changements dans son corps. Il n’arrive plus à manger, guérit très vite et se sent constamment fatigué. Quand son collègue Jûji Takeru (33 ans) l’invite chez lui à dîner, le jeune médecin est soudain pris d’un vertige et l’agresse pour lui sucer son sang. Tadayuki fuit alors et disparaît, tentant de se suicider en vain. Toutefois, Takeru refuse de l’abandonner et le retrouve quelques mois plus tard. Il lui propose alors de l’examiner et de lui donner son sang…

En conclusion

Pour son premier manga publié, Togaya Arata sensei maîtrise plutôt bien le format one-shot. Elle offre une tranche de vie touchante centrée sur la vie à deux et la mort. Par ailleurs, la transformation en vampire apporte quelques sujets supplémentaires intéressants comme la solitude. Son graphisme est agréable. J’ai été agréablement surprise par le développement du récit. J’aime beaucoup l’ambiance générale qui s’en dégage. J’aimerais découvrir d’autres œuvres de la mangaka. Une lecture simplement émouvante!

Remnant jujin omegaverse 4 – Hasumi Hana

couverture de Remnant jujin omegaverse 4 de Hasumi Hana, éditions Taifu

HASUMI Hana 羽純ハナ
ISBN: 9782375062876
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784866572628 (JP)
Frontier works, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Tout pour celui qu’on aime… »

Hasumi Hana sensei consacre ce tome aux révélations et aux retrouvailles entre Dahto et Judas. Elle montre l’évolution du couple qui, contrairement au tome précédent, arrive enfin à partager leurs sentiments réciproques. Ainsi, elle s’intéresse à la construction de la confiance, à la communication au sein d’un couple et à l’acceptation du destin. En effet, l’humain oméga et le bestial alpha font enfin une mise au point sur les malentendus. D’ailleurs, ils obtiennent le soutien de Bella, Will et Furio. Par ailleurs, Baron apporte une note humoristique avec ses remarques parfois piquantes. Tonéria, quant à lui, montre de nouvelles facettes. L’autrice interroge également sur le concept de famille élargie, avec la distance qui s’installe, le vivre ensemble, la préservation de la réputation ainsi que la pression subie par les omégas pour procréer. Elle aborde la peur de perdre l’être aimé et le respect des omégas.

La mangaka a un trait à peine épuré, plutôt anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Ainsi, Baron affiche d’adorables mimiques. Les trames très nombreuses et variées rendent les dégradés et les motifs du pelage. De même, des hachures soulignent les ombres fortes. Les trames d’ambiance renforcent les émotions et alternent avec les décors. D’ailleurs, les paysages semblent parfois inspirés de photographies, reprenant des architectures occidentales. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hasumi sensei censure les parties intimes par un cache blanc ou des trames sans contour ni forme. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures. Elle précise les spécificités de son univers dans les explications sur l’omegaverse en début de tome.

En résumé

Suite à la disparition de Dahto (humain oméga), Judas (bestial alpha) passe ses nerfs sur Tonéria, le soupçonnant d’être le commanditaire. La condescendance du chef de la famille Siegfried l’exaspère également. Toutefois, Judas commence tout de même à douter. Abandonné au fin fond d’une forêt par ses ravisseurs, Dahto essaie de rejoindre Judas. Mais alors qu’il pensait enfin trouver du secours, une troupe de voyous l’agresse…

En conclusion

Hasumi Hana sensei donne l’impression de conclure son récit pourtant, elle précise dans sa postface avoir d’autres sujets à raconter, pour notre plus grand bonheur. Elle maîtrise le rythme entre les révélations, la tension et les moments romantiques ou paisibles. Par ailleurs, son graphisme est de toute beauté. Je craque complètement pour les bouilles des personnages dans les moments comiques. Une lecture réconfortante!