Black or white 8 – Sachimo

couverture de Black or white 8 de Sachimo, édité par Hana

Sachimo さちも
ISBN: 9782382765258
Hana, 2025
ISBN: 9784041124635 (JP)
Kadokawa, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Je n’avais pas compris à quel point le monde du spectacle est un monde de requins. »

Sachimo sensei s’intéresse aux conséquences des scandales, présentant deux gestions différentes du problème. A travers l’actrice Fukui, elle montre l’influence des relations et l’exploitation des personnes aux talents fragiles. Ainsi, elle dévoile petit à petit les manigances du directeur de l’agence de Shige. De nouvelles intrigues se mettent en place et créent beaucoup de suspense. Hanasaki et Tatara apportent une note d’humour en jouant les protecteurs de Washimiya. D’ailleurs, Shin et Shige ont de plus en plus de mal à cacher leurs sentiments. L’autrice révèle un peu le passé entre Umejima et Washimiya, mettant en avant le travail d’un agent. Comme dans le tome précédent, elle détend l’atmosphère avec une histoire bonus sexy et surprenante.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle dessine des corps longilignes mais finement musclés. Par ailleurs, elle arrondit et simplifie son trait dans les passages humoristiques, se rapprochant ainsi du style SD. Des rayures envahissantes marquent les rougissements. Les décors alternent avec les trames d’ambiance souvent graphiques (fleurs, scintillement, pois…). De même, les trames équilibrées utilisent pourtant une palette de teintes restreintes, privilégiant les aplats et les contrastes noir et blanc. Un fond gris indique les souvenirs. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Sachimo sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Elle présente le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Washimiya Shin profite enfin d’un jour de congé avec son petit ami Ôsawa Shige. Toutefois, ils finissent par s’envoyer en l’air toute la journée. Durant un simple câlin plus calme, Shige laisse même échapper une demande en mariage avant de se raviser et de faire croire à une blague. Le lendemain, après le tournage d’une série, Shin n’arrive pas à éviter un dîner entre collègues, son manager Umejima étant en congé. Mais l’idole Hanasaki veille sur lui en s’invitant à leur table. Néanmoins, lors d’un moment d’inattention, Shin se fait photographier dans une ruelle avec sa collègue Fukui par un paparazzi.

En conclusion

Sachimo sensei ralentit le rythme de son récit pour poser de nouvelles intrigues. Ainsi, elle maintient une certaine tension. Par ailleurs, elle aborde de nouveaux sujets en lien avec la vie des acteurs, ajoutant une petite note réaliste. Son graphisme reste expressif malgré l’impression d’un trait plus simplifié. J’adore les bouilles des personnages dans les moments humoristiques. De même, je tourne fébrilement les pages, m’inquiétant sans cesse pour les personnages. J’ai hâte de découvrir la suite! Une lecture toujours aussi passionnante.

Love is an illusion 4 – Fargo

couverture de Love is an illusion 4 de Fargo, éditions Kbl

Fargo
ISBN: 9782382883433
Kbooks, 2025
Lezhin, 2018 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Alpha dominants, Bêta neutres et Oméga soumis. Une hiérarchie prête à se transformer sous les coups du destin? »

Fargo développe l’histoire de Heesoo et Dojoon, s’intéressant à la relation entre alpha et bêta. Ainsi, elle aborde la peur de l’engagement suite à un premier échec, l’écart d’âge, le doute persistant à cause de l’absence des phéromones. Elle questionne également sur le jugement extérieur et la pression familiale en introduisant Lee Chowon, un oméga dominant manipulateur, possessif et maladivement jaloux. Dojoon et Heesoo affrontent quelques épreuves qui les font évoluer. Les deux hommes communiquent de mieux en mieux, consolidant leur relation. Ainsi l’alpha devient plus prévenant tandis que le bêta accepte honnêtement ses sentiments. Par ailleurs, l’autrice continue de nous amuser avec les chamailleries entre Kim Hyesung et Park Dojin, interrogeant sur le mariage. Elle offre quelques tranches de vie du couple sur des sujets plus légers développés en quelques chapitres comme la gestion de l’absence du partenaire, le scandale, la sensualité d’un bronzage.

Fargo a un trait épuré qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle exagère les expressions. Byul apporte une note mignonne. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, la mise en page est dynamique. Comme dans le tome précédent, la manhwaga propose quelques pages couleurs aux tons plutôt réalistes. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par un cache blanc mais offre tout de même des coupes intérieures détaillées. En fin de tome, elle narre quelques anecdotes amusantes en quelques planches. Au début du tome se trouve les explications sur l’omegaverse.

En résumé

Park Dojoon (alpha) a compris que Yoon Heesoo (bêta) était en réalité inexpérimenté. Depuis, il regrette amèrement de ne pas s’en être rendu compte plus tôt. Alors quand Heesoo l’invite au restaurant et se saoule pour se donner du courage, Dojoon accepte volontiers de retenter l’expérience, bien décidé à satisfaire enfin le jeune bêta.

En conclusion

Fargo continue de nous divertir avec l’histoire d’un nouveau couple, abordant ainsi d’autres sujets. Elle bouleverse la hiérarchie de l’omegaverse classique avec des personnages aux caractères forts et marqués. Les chamailleries de Dojin et Hyesung détendent un peu l’atmosphère. J’aime particulièrement le graphisme très expressif de la manhwaga. Une lecture passionnante!

Roses et champagne 6 – Zig et Ttung gae

couverture de Roses et champagne 6 de Zig et Ttung gae, éditions Kbl

ZIG
Ttung gae
ISBN: 9782382883426
Kbooks, 2025
Orange agency (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Pas de repos pour ceux qui font couler le sang… »

Ttung gae continue de nous amuser avec un humour plus présent, entre libido débordante, surréaction des personnages et situations cocasses. Comme dans le tome précédent, la jalousie du Tsar mais également le côté gâteux de Lomonosov Mikhail créent des moments comiques malgré la tension latente. D’ailleurs, Iwon semble s’accommoder du manque de pudeur de son petit ami et des caprices de son père. César montre de nouvelles facettes surprenantes. Dimitri surprend encore par son comportement ambivalent. L’introduction de Vladimir (26 ans), successeur du clan Lomonosov, installe de nouvelles intrigues à venir. Ainsi, la majorité du tome qui se déroule dans un hôtel avec spa rappelle la tension des thrillers en huis clos, offrant un suspense intense. Par ailleurs, l’auteurice aborde la question du coming out aux parents, de la pression du mariage. Iel révèle un peu le passé des Lomonosov et de la rivalité avec le clan Sergueïev.

Ttung gae a un trait légèrement épuré et anguleux qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les expressions sont exagérées. Les décors soignés apparaissent en transparence en arrière-plan pour ne pas surcharger les pages. Les tons plutôt réalistes deviennent souvent sombres dans les moments dramatiques tandis qu’ils sont plus colorés avec des motifs dans les passages comiques. De même, les flash-back se repèrent immédiatement par leur fond noir. La mise en page est plutôt classique. Par ailleurs, la.e manhwaga ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

Alerté par un cardiogramme anormal, Dimitri débarque en trombe chez César Sergueïev. Il trouve alors la maison sans aucun garde. Il fonce donc sauver son patron mais finit par le houspiller de ses frasques. Jeong Iwon, quant à lui, jongle constamment entre son père et son petit ami, tous deux possessifs, et réalise alors que ses journées de repos sont en réalité harassantes…

En conclusion

Ttung gae jongle avec aisance entre tension, humour et érotisme. Chaque personnage continue de dévoiler quelques traits surprenants de leurs personnalités, les rendant pourtant crédibles malgré des caractères exacerbés. D’ailleurs, j’adore découvrir les défauts de César qui le rendent presque pathétique. Le graphisme est un bonheur pour les yeux, les musculatures étant souvent mises en avant. La fin de ce tome se conclut sur un suspense insoutenable. Vivement la suite!

Dangerous convenience store 6 – 945

couverture de Dangerous convenience store 6 de 945, éditions Kbl

945
ISBN: 9782382883631
Kbooks, 2025
ISBN: 9791170951032 (KR)
Orange D, 2023 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Euijoon et Gunwoo parviendront-ils enfin à trouver le bonheur qu’ils attendent depuis si longtemps? »

945 (Gusao) conclut sa romance en dévoilant l’évolution de ses deux héros. La narration alterne entre les deux amants, partageant ainsi leurs réflexions. Euijoon s’affirme de plus en plus, pose directement les questions qui le taraudent tout en respectant les hésitations du mafieux. Malgré sa maladresse pour s’exprimer, Gunwoo fait des efforts pour expliquer son comportement, dévoilant au fur et à mesure quelques brides de son passé, et cherche à transmettre sincèrement ses regrets et ses sentiments. Grâce à la cohabitation, le couple évolue positivement dans la discussion et le respect des désirs de l’autre. Ainsi, la fragilité d’une relation malgré un amour réciproque est mise en avant. Par ailleurs, l’auteurice aborde la question du coming out à la famille et aux amis, du dépassement du jugement sur l’apparence, de la nostalgie d’une rencontre.

945 a un trait épuré et anguleux qui s’arrondit dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages se transforment parfois en d’adorables SD. Les couleurs plutôt réalistes ont souvent des tons neutres. De même, des couleurs franches ou pastels transcrivent les ambiances. Par ailleurs, les décors soignés deviennent flous lorsque les plans se rapprochent. La mise en page classique rend toutefois la lecture fluide. Comme dans le tome précédent, la.e manhwaga ne censure pas les scènes érotiques, offrant même des coupes intérieures.

En résumé

Yeo Euijoon culpabilise de tromper son petit ami avec Beom Gunwoo, d’autant plus qu’il est sollicité à discuter après avoir envoyé un message de rupture. Pourtant, Gunwoo insiste en lui révélant n’avoir jamais eu l’intention de le quitter. En effet, d’après ses quelques explications, il souhaitait juste le protéger. Perdu, Euijoon se confie à son frère Euihyeon lors d’une visite impromptue de ce dernier. Réconforté et résolu à s’expliquer, le jeune salaryman va alors voir à l’improviste son petit ami. Qui choisira-t-il?

En conclusion

945 offre une conclusion emplie d’émotions, entre tension, comique et romance. Le dernier saut dans le temps transpire la nostalgie, préparant en douceur les lecteurices à la séparation. Le graphisme de toute beauté est pourtant très expressif. D’ailleurs, j’adore voir les personnages se transformer en SD. Et Gunwoo de plus en plus câlin me fait penser à un imposant nounours. Une série que je recommande, si vous n’êtes pas gênés par les scènes très chaudes.

Un assistant de rêve 2 – White Eared

Couverture de Un assistant de rêve 2 de White Eared, éditions Kbl

White Eared
ISBN: 9782382881194
Kbooks, 2024
Polarfox (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Jeong-Oh et Yibeom font face à un nouveau cauchemar! Parviendront-ils à réussir leur mission? »

White Eared continue de développer son univers, expliquant en détail les spécificités et les dangers du germe onirique et des rêves corrompus. Durant les explorations des rêves, les deux hommes dévoilent de nouvelles facettes, se comportant différemment. Ils acceptent d’ailleurs de plus en plus leur attirance réciproque, malgré l’installation d’un malaise entre eux. Ainsi, Jeong-oh devient trop bavard et cru durant le sexe tandis que Yibeom prend des initiatives tout en étant fuyant. La relation complexe avance donc difficilement, régressant à chaque évolution. L’auteurice détourne avec humour les clichés des scènes très érotiques tels que les lianes perverses, les rapports à plusieurs suite à une duplication. Iel s’intéresse à la cohabitation, au rapprochement, à l’influence du passé. Chaque client est prétexte pour aborder un thème différent. Yihyung continue d’apporter quelques tensions.

White Eared a un trait épuré. Dans les passages humoristiques, les personnages se transforment en SD, avec des expressions exagérées. Les couleurs bien que pimpantes restent réalistes. De même, les décors réalistes apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est plutôt classique. Dans les scènes érotiques, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc. Comme dans le tome précédent, il y a une image marquante du chapitre suivant à la fin des chapitres.

En résumé

Hon Jeong-oh trouve Shin Yibeom aux prises d’une plante maléfique. Mais émoustillé par son patron qui prend tellement de plaisir avec les lianes, l’assistant accepte de participer à cette débauche pour mettre fin à l’effet de l’étrange parfum de la plante…

En conclusion

White Eared joue au yoyo avec les émotions des lecteurices, satisfaisant d’abord leur attente pour ensuite tout détourner et proposer un autre développement. Le scénario semble se relancer constamment mais reste pourtant cohérent. Le graphisme très expressif nous fait oublier la censure des scènes érotiques pourtant très chaudes. Une lecture qui retient en haleine!

Le roman Hirano et Kagiura – Hachijo Kotoko et Harusono Shou

couverture de Hirano et Kagiura le roman de Hachijo Kotoko et Harusono Shou, éditions Akata

HACHIJO Kotoko 八条ことこ
HARUSONO Shou 春園ショウ
ISBN: 9782385314484
Akata, 2024
ISBN: 9784040651897 (JP)
Kadokawa, 2018 (JP)
Roman
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Je veux être proche de lui au point de toucher son cœur… »

Hachijo Kotoko sensei narre le rapprochement progressif entre Kagiura et Hirano. Elle alterne la narration entre les deux lycéens, analysant l’évolution de leurs sentiments. Ainsi, elle dévoile leurs caractères au fur et à mesure, à travers le regard de chacun. Les interactions avec Sasaki et Miyano permettent de se repérer dans le temps, à condition de connaître leur histoire évidemment. Akira évolue petit à petit, s’interrogeant constamment sur sa relation avec son colocataire. Taiga, quant à lui, va également s’adoucir en prenant soin de son camarade. L’introduction de Niibashi, camarade et rival de Kagi, apporte une note comique. L’autrice présente donc une tranche de vie étudiante, entre études, activités scolaires, rythme rigoureux de l’internat et vacances. Elle joue sur les contraires pour créer une dynamique entre les deux lycéens. Par ailleurs, elle aborde la cohabitation, les premiers émois sentimentaux, la peur de perdre une amitié.

Harusono Shou sensei met l’accent sur l’évolution de la relation entre les personnages à travers ses illustrations. Elle a un trait épuré, légèrement anguleux. Par ailleurs, elle utilise les trames avec parcimonie ainsi que quelques trames d’ambiance graphiques. Les décors situent principalement l’action. La mise en page est classique. Sous la jaquette se trouvent un plan de la chambre et une illustration apportant une anecdote. La mangaka dessine les moments clés du récit dans ses illustrations en début de chapitre. De même, elle offre quelques planches en fin de tome. D’ailleurs, le sommaire reprend la même présentation que le manga, avec des titres de chapitre selon un calendrier.

En résumé

Kagirua Akira entre au lycée et a choisi l’internat pour pouvoir se donner à fond au club de basketball. En effet, il a pu intégrer le lycée de ses rêves principalement grâce à ses capacités en sport. Nerveux, il découvre les lieux avec l’intendant Hanzawa mais ce dernier étant sollicité, le nouvel arrivant se retrouve seul à rejoindre sa chambre. Il la partage avec un second année, Hirano Taiga. Sous ses airs de délinquant, il semble pourtant gentil. Vont-ils s’entendre?

En conclusion

Dans sa postface, Hachijo Kotoko sensei annonce avoir pris quelques libertés sous la supervision de la mangaka. Pourtant, à la lecture, on retrouve exactement l’ambiance du manga de Sasaki et Miyano. Toutefois, ce roman peut se lire indépendamment de la série. Les illustrations de Harusono Shou sensei permettent d’imaginer au mieux les passages importants. J’ai beaucoup apprécié ma lecture, emplie de bienveillance et de douceur. Quel plaisir de découvrir la rencontre de ce possible couple. Un agréable moment!

Grapefruit moon – Serizawa Tomo

couverture de Grapefruit moon de Serizawa Tomo, éditions Taifu

SERIZAWA Tomo 芹澤知
ISBN: 9782375065167
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784829686386 (JP)
Printemps, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Depuis ce jour, je vois la pâtisserie comme une sorte de monde merveilleux. »

Serizawa Tomo sensei nous plonge dans l’univers de la pâtisserie. Elle détaille les techniques commerciales pour attirer une nouvelle clientèle et la fidéliser, la gestion de l’affluence saisonnière, le comportement des clients. D’ailleurs, elle s’intéresse également à la réputation d’une enseigne, entre célébrité et changement. La narration alterne entre les deux héros. Ayant perdu son inspiration, Yôichirô peine à entretenir la passion de son métier et à retrouver sa motivation. Kazuki, quant à lui, a clairement conscience de sa maladresse et cherche des compromis pour vivre de sa passion. Les deux hommes, malgré leur différence d’âge, expriment maladroitement leurs sentiments, créant des quiproquos amusants. Ils dégagent tous deux beaucoup de pureté. Ainsi, l’autrice aborde le manque de communication, l’investissement personnel. A travers le pâtissier Nikaidô Jin (31 ans), elle montre l’influence des rumeurs qui crée de fausses rivalités.

La mangaka a un trait doux, légèrement épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées. Par ailleurs, les trames d’ambiance alternent avec les décors très réalistes. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page plutôt classique permet de ne pas surcharger les pages. En effet, Serizawa sensei met particulièrement en avant le quotidien d’une pâtisserie et les gâteaux alléchants. Dès l’introduction de son récit, elle utilise différentes techniques graphiques pour transcrire l’imaginaire de Kazuki.

En résumé

Depuis l’enfance, Yakigaya Kazuki (19 ans) est passionné par les pâtisseries. Malgré sa maladresse, il désire toute de même travailler dans ce milieu. Étudiant en économie, il trouve d’ailleurs un emploi à mi-temps de vendeur dans la pâtisserie Fujimura. Le jeune chef pâtissier Sakai Yôichirô (31 ans) n’arrête pas de le taquiner mais se montre toutefois attentionné envers lui. Mais un jour, Yakigaya découvre que Yô vient d’un établissement réputé mais qu’il préfère travailler dans l’ombre de l’ancien pâtissier décédé, eu égard à la clientèle. Il décide alors de promouvoir le talent de Sakai.

En conclusion

Ce one-shot se classe douzième meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2021. Serizawa Tomo sensei développe principalement son récit en deux parties qu’elle complète par la suite par des tranches de vie. Cette narration particulière fait passer la romance au second plan mais attise d’autant plus notre curiosité. Elle transcrit parfaitement l’ambiance d’une pâtisserie. En plus, le graphisme est un régal pour les yeux. Je suis totalement conquise par cette histoire emplie de bienveillance et de passion. Un énorme coup de cœur!

Les secrets brillent dans la nuit – Nojiro Guri

couverture de Les secrets brillent dans la nuit de Nojiro Guri, éditions Taifu

NOJIRO Guri 野白ぐり
ISBN: 9782375065150
Taifu comics, 2025
ISBN:‎ 9784344852808 (JP)
Gentosha, 2023 (JP)
Titre original: 金銀ささめくひみつは夜
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« Personne ne doit savoir ce qu’il y a entre nous. »

Nojiro Guri sensei narre une romance dans un monde de fantaisie, autour d’un amour secret teinté de culpabilité et de dépendance. D’ailleurs, elle maintient constamment le suspense en alternant le présent et les révélations sur le passé des deux amoureux. Ainsi, elle s’intéresse à la pression d’être découvert, la peur d’être séparé et aux compromis même douloureux pour préserver un amour réciproque. Malgré des caractères opposés, Alloy et Mikado ont construit une relation forte et consensuelle, toujours dans la communication. Toutefois, ils arrivent de moins en moins à cacher leurs sentiments. Les membres du bureau des comptes et de l’équipe de la prospection minière détendent l’atmosphère. A travers la stricte marquise Makito Aram, l’autrice aborde la question de la différence sociale et la pression familiale. Elle interroge sur la peur du rejet, l’incompréhension et les similitudes entre relation amoureuse et très amicale. Dans l’histoire bonus, elle dévoile l’avenir du couple.

La mangaka a un trait légèrement épuré qui dégage beaucoup de douceur. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Par ailleurs, elle varie beaucoup les trames. Les trames d’ambiance, graphiques, appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors soignés mettent en valeur la splendeur des bâtiments. La mise en page très dynamique reprend souvent les codes graphiques du shôjo. Dans les scènes érotiques, Nojiro sensei ne montre pas les détails, jouant habilement avec les cadrages, les positions ainsi que les phylactères bien placés. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien des personnages.

En résumé

Le leader de l’équipe de prospection minière, Alloy, revient d’une expédition avec son équipe. Mais la beauté de l’héritier de la marquise de Fraubourg, Makito Aram, provoque l’admiration des femmes, et même de certains hommes, qui s’attroupent autour de lui. Au prétexte de le saluer, les membres du bureau des comptes quittent même leur service. Toutefois, seul l’imperturbable Mikado reste de marbre devant l’héritier, n’hésitant pas à lui présenter des réclamations sur ses dépenses excessives. Pourtant, les deux hommes partagent un secret: le soir, le comptable retrouve le capitaine de l’équipe de prospection minière dans sa chambre…

En conclusion

Ce one-shot se classe neuvième meilleur manga émouvant au Chill chill BL award 2024. Nojiro Guri sensei maintient constamment le suspense grâce à se narration particulière entre présent et passé. Elle dévoile l’essentiel, tout en laissant libre court à l’imagination des lecteurices. En plus son graphisme qui dégage beaucoup de douceur rend la lecture agréable. Je suis conquise par ce récit dans lequel la magie reste discrète, paraissant presque naturelle. Un coup de cœur qui confirme mon intérêt grandissant pour cette mangaka.

Tashiro est un peu… 3 – Yamada

couverture de Tashiro est un peu... 3 de Yamada, éditions Taifu

Yamada ヤマダ
ISBN: 9782375064160
Taifu comics, 2025
ISBN: 9784799758113 (JP)
Libre, 2022 (JP)
Titre original: 鯛代くん、君ってやつは。3
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Brise ta carapace et reprenons tout depuis le début. »

Yamada sensei fait progresser la relation entre Tashiro et Ebihara. Comme dans le tome précédent, elle interroge sur le consentement et détourne avec humour les poncifs des romances. Ainsi, elle met en avant les difficultés et les tentatives que le couple rencontre pour équilibrer leur relation. En effet, Keima passe son temps à tester les limites de son camarade qui refuse de se laisser dominer. D’ailleurs, Yûta s’interroge de plus en plus sur ses sentiments tandis que son asocial ami fait des efforts pour se dépasser et contenir ses pulsions. Les surréactions d’Ebihara apportent beaucoup d’humour. Avec l’introduction de Sashinami Mei, le manager de Riku, l’autrice présente d’autres comportements problématiques, provoqués d’abord par l’alcool mais assumés par l’intéressé. Par ailleurs, elle met en avant Sega qui n’hésite pas à recadrer vertement le manager. Ainsi, elle aborde le déni des sentiments. L’histoire bonus offre une anecdote amusante.

La mangaka a un trait épuré parfois caricatural. Elle le simplifie dans les passages humoristiques et exagère également les expressions. D’ailleurs, elle représente souvent Ebihara en crevette et Tashiro en dorade. Les trames sont variées et nombreuses tandis que les trames d’ambiance graphiques appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond dégradé du noir vers le gris avec un contour blanc autour des vignettes. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page plutôt classique propose quelques pages plus dynamiques. Yamada sensei arrête les scènes érotiques aux préliminaires, cadrant toujours au niveau du buste. Sous la jaquette, elle offre une planche amusante avec la série du club de recherche sur les mangas. En plus de la présentation des personnages en début de tome, il y a des fiches personnages au dos sous la jaquette.

En résumé

Dans un café, l’actrice Mitsuzuni Riku, essaie de convaincre son frère, Tashiro Keima, de remplacer l’acteur blessé qui devait jouer le rôle de petit ami dans un shooting. Mais son frère asocial refuse catégoriquement. Bannai Momofuku, Maru, Shikaku et Ebihara Yûta tentent en vain de les écouter en douce. Toutefois, Tashiro et Riku les repèrent vite lorsque Sega Mitsuki rejoint le groupe en parlant fort. La mannequin propose alors à Sega de participer également au shooting, subjuguée par la beauté de l’étudiant…

En conclusion

Ce tome se classe onzième meilleure série au Chill chill BL award 2023. Yamada sensei joue constamment avec les limites du consentement, rappelant toutefois les comportements problématiques. Elle présente par ailleurs des otaku tout à fait intégrés dans la société ou qui font des efforts pour l’être, les rendant plutôt réalistes malgré leur style graphique caricatural. D’ailleurs, le graphisme accompagne parfaitement les moments comiques. Je suis curieuse de découvrir les interactions entre Mei et Sega. Une lecture plaisante!

Dick fight island 2 – Ike Reibun

couverture de Dick fight island 2 d'Ike Reibun, éditions Taifu

IKE Reibun 池玲文
ISBN: 9782375065242
Taifu comics, 2025
ISBN:‎ 9784799751299 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Titre original: 8人の戦士 2
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

« Ce n’est pas devenir un guerrier qui m’intéresse, mais être ton petit ami! »

Ike Reibun sensei délaisse les combats pour dévoiler les romances des guerriers. Elle reprend les schémas récurrents du BL tels que les amis d’enfance, la cohabitation, d’ennemis à amants, la différence d’âge, l’inversion dominant/dominé. Ainsi, elle nous surprend avec une évolution inattendue des sentiments. L’histoire de Harto et Matthew aborde la question de l’écart culturel et apporte beaucoup d’humour entre les quiproquos et les situations amusantes. Les autres romances se déroulent après le tournoi et permettent de découvrir plus en profondeur les caractères des guerriers. Par ailleurs, l’autrice continue de développer les traditions particulières des îles de Pulau Yang Indah. Elle s’intéresse également à divers sujets plus classiques comme le mariage homosexuel, l’influence des clans et des familles, les amours secrets, la communication dans le couple.

La mangaka a un trait léché assez réaliste. Elle le simplifie légèrement dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. Elle met en avant la plastique des personnages, en particulier les magnifiques fessiers musclés. Les trames sont très variées tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques renforcent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés semblent travaillés à partir de photographies. La mise en page très dynamique varie les angles de vue. Ainsi, Ike Reibun sensei joue beaucoup sur l’absence de cadre, des cases dont les formes s’adaptent au contenu, des superpositions et des ellipses. Contrairement au tome précédent, dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par un cache blanc et de larges languettes blanches. Sous la jaquette, elle offre une mignonne histoire bonus en deux planches.

En résumé

Admis à l’université Oxbridge, Harto préfère emménager dans une colocation dans laquelle il pourra se balader les fesses à l’air, comme sur son île. D’ailleurs, il sympathise très vite avec Matthew, son colocataire originaire du Japon. Ce dernier se montre ouvert et curieux de découvrir les traditions de Pulau Yang Indah. Homosexuel, il craque rapidement pour son beau et innocent camarade. Et Harto trouve également que le fessier de son ami est aussi digne que celui d’un guerrier. Toutefois, malgré des sentiments réciproques, il refuse de sortir avec lui tant qu’il n’aura pas participé au tournoi des serpents. Néanmoins, il lui propose à la place de devenir son partenaire d’entraînement.

En conclusion

Ce tome obtient la seizième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2022. Ike Reibun sensei maîtrise parfaitement son scénario, allant à l’essentiel. Elle propose un développement plus classique avec des romances. Toutefois, elle surprend les lecteurices par ses univers et ses thèmes abordés. En plus, son graphisme est un bonheur pour les yeux. Je craque pour tous les couples. J’ai adoré ma lecture. Un énorme coup de cœur!