Hate my Mia! 2 – Hitotori Penguin

couverture de Hate my Mia! 2 de Hitotori Penguin, éditions Hana

HITOTORI Penguin 人鳥ぺんぎん
ISBN: 9782382765234
Hana, 2025
ISBN: 9784865897142 (JP)
Fusion product, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Les frères de Miya issu d’une célèbre famille de top models entrent en scène! »

Hitotori Penguin sensei propose quelques tranches de vie du couple, toujours en exagérant certaines situations qui en deviennent loufoques. Elle alterne la narration entre les deux héros. Ainsi, elle aborde la différence entre fantasme et réalité, l’addiction numérique et les risques des réseaux sociaux. Le passé de Maizawa et de Miya se révèle par brides. D’ailleurs, l’introduction de la famille d’Akihito, dont ses frères Kyôgoku Hinohito et Kanohito, crée des situations encore plus rocambolesques tout en s’intéressant à la pression familiale et au mannequinat. De même, le chanteur Tsuzuki Tatsuya, la cousine de Mia, Kyôgoku Nadeshiko, et le salaryman Yasuda Korekiyo dépeignent différentes visions d’une passion exacerbée. L’autrice questionne également sur la perfection de la beauté, l’attirance et le jugement par le physique. Elle joue avec les clichés des BL, transformant Kôji en pervers et Miya en amoureux transi.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions, alternant avec les décors. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, la mise en page simplement dynamique met souvent en avant la plastique des personnages. Dans les scènes érotiques, Hitotori sensei censure les parties intimes par des languettes blanches. Comme dans le tome précédent, à la fin des chapitres, elle apporte une anecdote, dessinant les protagonistes en SD ou présente les personnages secondaires

En résumé

Bien que Maizawa Kôji et Miya Akihito sortent ensemble, leur rivalité perdure au travail. Ayant atteint son objectif, Mia ne voit plus l’utilité d’entretenir son réseau social. Mais Maizawa refuse de perdre son idole, se proposant d’ailleurs en tant que photographe. Ainsi, il fait une démonstration de son talent alors qu’ils travaillent sur la refonte d’un site de bar, mettant en avant les serveuses anciennes championnes de combats clandestins.

En conclusion

Hitotori Penguin sensei continue les aventures de Miya et Maizawa, enchaînant les situations rocambolesques tout en introduisant de nouveaux personnages encore plus loufoques que nos deux héros. Le graphisme est toujours aussi mignon et expressif. L’histoire fait toujours sourire et même rire. Toutefois, cet humour ne plaira pas à tout le monde. Une lecture divertissante!

Arima veut devenir un oméga! 2 – Fujita Cafeco

Couverture de Arima veut devenir un oméga 2 de Fujita Cafeco, éditions Hana

FUJITA Cafeco 藤田カフェコ
ISBN: 9782382765227
Hana, 2025
ISBN: 9784832292222 (JP)
Houbunsha, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Si ça se trouve avec mon corps bizarre je ne pourrai pas avoir de deuxième enfant. »

Fujita Cafeco sensei continue d’interroger sur la relation alpha*alpha et d’analyser la construction d’un couple. Avec l’introduction de Hayato, gynécologue obstétricien, elle aborde de nouveaux sujets comme les problèmes de fertilité et la « procréation médicalement assistée ». Elle analyse également à travers Arima et Ayumu, la dure gestion des effets secondaires ainsi que la pression qui s’installe. Par ailleurs, le passé de Kôki permet de mieux comprendre sa vision un peu idyllique de la vie de famille. Kudô Makoto (oméga) continue d’apporter un peu de tendresse en jouant la baby-sitter. Le couple discute dès qu’un malaise s’installe, développant un amour sincère. Ainsi, l’autrice met en avant la communication au sein du couple en s’appuyant sur des thèmes classiques de l’omegaverse comme les chaleurs et la perte de contrôle à cause des phéromones. Elle s’intéresse aussi à l’acceptation de soi.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Comme dans le tome précédent, elle ajoute des touches mignonnes avec les bouilles d’Ayumu. Les trames équilibrées ont une teinte à dominante claire. Les trames d’ambiance, discrètes mais plutôt graphiques, accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors soignés sont très présents. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Fujita sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Dans les illustrations en début de chapitre, les personnages posent.

En résumé

Chaque matin, Ayumu pleure lorsque ses parents le déposent à la maternelle. Izumi Kôki (alpha) et Nijô Arima (alpha) profitent alors de leur intimité pour se rapprocher. Comme Kôki remarque que les chaleurs de son époux sont en retard, il lui propose de consulter le médecin. D’ailleurs, Arima serait heureux d’avoir un second enfant. Malheureusement, à cause d’un déséquilibre avec ses hormones d’alpha, sa fertilité baisse. Mais en apprenant qu’Izumi Hayato, le frère aîné de Kôki, travaille sur un nouveau médicament provoquant les chaleurs, il se porte volontaire…

En conclusion

Ce tome obtient la dixième place du meilleur manga profond au Chill chill BL award 2024. Fujita Cafeco sensei aborde des sujets d’actualités malgré un univers omegaverse, analysant avec finesse les émotions de ses personnages. Son graphisme est toujours aussi efficace. Malgré la surprise à la fin du récit, je la trouve prévisible mais la conclusion fait tout de même plaisir. Un titre qui touchera plus certains lecteurs que d’autres selon leur sensibilité. Une lecture divertissante que je recommande principalement aux fans du genre.

Sous tes caresses 3 – Kasai Chiaki

couverture de Sous tes caresses 3 de Kasai Chiaki, éditions Hana

KASAI Chiaki かさいちあき
ISBN: 9782382765180
Hana, 2025
ISBN: 9784796415101 (JP)
Kaiohsha, 2022 (JP)
Titre original: キミの撫で方躾け方 3
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Il se moque de moi mais sans jamais aller trop loin. »

Kasai Chiaki sensei continue d’analyser les mécanismes de la possessivité. Comme dans le tome précédent, elle s’intéresse à la gestion de la jalousie, à la différence d’âge. Koganei et Niyano évoluent, transmettant de mieux en mieux leurs sentiments tout en restant à l’écoute de leur partenaire. Ainsi, le couple assume leurs petits jeux pervers et équilibre petit à petit leur relation. L’introduction du nouveau couple de Hanaoka et Kotani permet d’aborder de nouveaux sujets avec un peu d’humour. En effet, les quiproquos s’enchaînent entre le bavard Kotani et le timide Hana. D’ailleurs, les deux hommes ont tendance à trop se reposer sur leurs amis pour trouver conseils et réponses à leurs questionnements. Ainsi, l’autrice aborde la difficulté à assumer son homosexualité, les doutes qui persistent dans une relation entre homosexuel et hétérosexuel, la distinction entre amour et forte amitié.

La mangaka a un trait épuré et anguleux qui se simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Elle utilise plutôt en aplat les trames, équilibrées. Les trames d’ambiance, quant à elles, appuient les émotions. Néanmoins, les décors soignés ancrent le récit dans la réalité. La mise en page est dynamique. Malgré des scènes érotiques non censurées, Kasai sensei évite toutefois de montrer les parties intimes. Ainsi, elle joue sur les angles de vue, les cadrages, détaillant les gros plans. D’ailleurs, elle offre une scène par chapitre. Les illustrations en début de chapitre présentent les personnages dans leur quotidien.

En résumé

Depuis que Koganei Jun a déménagé, Niyano Takashi et lui filent le parfait amour. L’étudiant taquine gentiment son petit ami et l’embarque dans ses jeux érotiques. Mais Niya s’inquiète de la complicité entre Koganei et Hanaoka, réprimant toutefois sa jalousie. Comme Hana semble craquer pour Kotani, le collègue de Niya, Koganei joue alors les cupidons pour eux…

En conclusion

Kasai Chiaki sensei équilibre au fur et à mesure la relation entre Koganei et Niyano. Elle installe un nouveau couple pour aborder d’autres sujets tout en analysant encore l’évolution des sentiments des personnages. La romance un peu plus classique s’ajoute à la tension, l’humour et l’érotisme, pour notre plus grand plaisir. J’aime beaucoup la sensualité du trait de la mangaka qui dégage beaucoup de finesse dans sa fausse simplicité. Je suis curieuse de découvrir l’évolution du nouveau couple. Une lecture captivante!

Lovenest saison 2 2 – Minaduki Yuu

couverture de Lovenest saison 2 2 de Minaduki Yuu, éditions Hana

MINADUKI Yuu 南月ゆう
ISBN: 9782382765296
Hana, 2025
ISBN: 9784403667626 (JP)
Shinshokan, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Alors j’aimerais bien lui dire la vérité, un jour. »

Minaduki Yuu sensei continue de développer la question du coming out aux amis et à la famille. Elle détaille quelques moyens d’aborder le sujet, les différentes réactions ainsi que l’évolution des comportements. Par ailleurs, elle met en avant plusieurs manières de soutenir quelqu’un, entre conseils, petits soins bienveillants, simple présence. Ainsi, Asahi et Masato ont la fâcheuse tendance à d’abord prendre soin de leur partenaire. Entre sentiment d’impuissance et efforts pour communiquer, le couple avance à son rythme. Par ailleurs, leurs chamailleries apportent toujours autant d’humour. Avec le père de Yajima, l’autrice s’intéresse à la gestion de fin de vie et au dépassement des traumatismes. Elle aborde également les techniques ancestrales des charpentiers japonais ainsi que les rivalités entre architectes. Dans l’histoire bonus, elle donne un avant-goût de l’histoire de Naru qui sera développée dans un nouveau spin-off.

La mangaka a un trait légèrement anguleux. Elle l’arrondit dans les passages humoristiques et reprend même des déformations en style SD. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors réalistes semblent travaillés à partir de photographies pour certains paysages. La mise en page est dynamique. Minaduki sensei ne censure pas les scènes érotiques. Comme dans le tome précédent, elle montre le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre tout en les incluant dans le récit. Sous la jaquette, elle présente les personnages secondaires et dévoile quelques secrets sur la création de la série dans sa postface.

En résumé

Hozumi Masato et Yajima Asahi passent le Nouvel an chez la mère de Hozumi. Pendant que Masato se douche, Asahi discute avec Kanako tout en savourant de l’alcool. Mais Masato les retrouve déjà ivres à son retour. Il gronde alors son petit ami car ils doivent tous deux se lever tôt le lendemain pour aller voir le lever du soleil. Durant leur petite excursion, comme sa mère l’incite à être tel qu’il est, Masato confie à son petit ami hésiter à lui faire son coming out

En conclusion

Minaduki Yuu sensei analyse en détail la construction de la confiance et de l’équilibre du couple d’Asahi et Masato. Elle met en avant l’influence des petits accidents de la vie et les bienfaits du soutien de l’entourage. Par ailleurs, son magnifique graphisme met en valeur les petits plaisirs du quotidien. J’aime beaucoup les petites explications sur les techniques ancestrales des charpentiers japonais. Je craque toujours autant pour notre couple. Et j’ai hâte de découvrir l’histoire de Naru! Une lecture émouvante.

Lovenest saison 2 1 – Minaduki Yuu

couverture de Lovenest saison 2 1 de Minaduki Yuu, éditions Hana

MINADUKI Yuu 南月ゆう
ISBN: 9782382765289
Hana, 2025
ISBN: 9784403667619 (JP)
Shinshokan, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je peux parler de notre relation? »

Minaduki Yuu sensei continue de développer la romance entre Asahi et Masato. Comme dans le tome précédent, elle s’intéresse aux problèmes de communication et au sentiment de culpabilité au sein du couple malgré une confiance de plus en plus forte. En introduisant le père de Yajima, elle dévoile le passé un peu traumatique d’Asahi. Ainsi, le cachotier architecte refuse de mêler son petit ami à ses problèmes et ne s’appuie donc pas sur lui. Pourtant Masato fait des efforts pour se faire accepter par l’entourage de son amant. Les deux hommes s’interrogent alors sur leur relation, prenant d’abord soin de l’autre. Leurs chamailleries apportent humour et tension tandis que les manigances de Naru pimentent le tout. Par ailleurs, l’autrice aborde la question du coming out à la famille et aux amis, confrontant les points de vue différents de Yajima et Hozumi. A travers Marié, elle montre les conséquences d’un rejet.

La mangaka présente les personnages en début de tome, avec un résumé bien pratique des différentes séries. Elle a un trait anguleux qui se simplifie dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Toutefois, pour les souvenirs, une trame grise recouvre également les vignettes. Les décors soignés ajoutent une touche réaliste et apparaissent sur les plans larges. Minaduki sensei s’attarde sur les petits détails comme la barbe du matin, les petits gestes et les regards, rendant la mise en page très dynamique. Elle ne censure pas les scènes érotiques et offre même des coupes intérieures. En fin de chapitre, elle dessine des croquis amusants donnant une anecdote et reprend une vignette marquante du récit. Les illustrations en début de chapitre montrent le quotidien des personnages mais s’intègrent directement dans le récit.

En résumé

Hozumi Masato et Yajima Asahi ont emménagé ensemble dans l’appartement au dessus du bureau de l’architecte. Ils se partagent donc certains frais et quelques tâches ménagères, Asahi refusant que son petit ami participe au remboursement du crédit. Toutefois, l’architecte a parfois du mal à suivre la libido débordante de son amant, ce qui amuse Naru. Mais comme Masato refuse pour l’instant de le présenter à sa mère ou de dévoiler la nature de leur relation aux amis de Yajima, en visite, Asahi respecte son choix mais s’interroge.

En conclusion

Ce tome obtient la quinzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2022. Yajima Asahi se classe seizième meilleur seme et Hozumi Masato, quatorzième meilleur uke. Le drama CD de la série est même treizième. Minaduki Yuu sensei a encore beaucoup de choses à nous révéler. Elle analyse avec finesse les différents points de vue sur le coming out, montrant aussi bien les questionnements que les risques. Son graphisme est tout simplement beau. J’adore les canines saillantes de Masato qui lui donnent un petit air taquin. Je craque toujours pour le couple. Une lecture pleine d’émotions!

Black or white 8 – Sachimo

couverture de Black or white 8 de Sachimo, édité par Hana

Sachimo さちも
ISBN: 9782382765258
Hana, 2025
ISBN: 9784041124635 (JP)
Kadokawa, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Je n’avais pas compris à quel point le monde du spectacle est un monde de requins. »

Sachimo sensei s’intéresse aux conséquences des scandales, présentant deux gestions différentes du problème. A travers l’actrice Fukui, elle montre l’influence des relations et l’exploitation des personnes aux talents fragiles. Ainsi, elle dévoile petit à petit les manigances du directeur de l’agence de Shige. De nouvelles intrigues se mettent en place et créent beaucoup de suspense. Hanasaki et Tatara apportent une note d’humour en jouant les protecteurs de Washimiya. D’ailleurs, Shin et Shige ont de plus en plus de mal à cacher leurs sentiments. L’autrice révèle un peu le passé entre Umejima et Washimiya, mettant en avant le travail d’un agent. Comme dans le tome précédent, elle détend l’atmosphère avec une histoire bonus sexy et surprenante.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle dessine des corps longilignes mais finement musclés. Par ailleurs, elle arrondit et simplifie son trait dans les passages humoristiques, se rapprochant ainsi du style SD. Des rayures envahissantes marquent les rougissements. Les décors alternent avec les trames d’ambiance souvent graphiques (fleurs, scintillement, pois…). De même, les trames équilibrées utilisent pourtant une palette de teintes restreintes, privilégiant les aplats et les contrastes noir et blanc. Un fond gris indique les souvenirs. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Sachimo sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Elle présente le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Washimiya Shin profite enfin d’un jour de congé avec son petit ami Ôsawa Shige. Toutefois, ils finissent par s’envoyer en l’air toute la journée. Durant un simple câlin plus calme, Shige laisse même échapper une demande en mariage avant de se raviser et de faire croire à une blague. Le lendemain, après le tournage d’une série, Shin n’arrive pas à éviter un dîner entre collègues, son manager Umejima étant en congé. Mais l’idole Hanasaki veille sur lui en s’invitant à leur table. Néanmoins, lors d’un moment d’inattention, Shin se fait photographier dans une ruelle avec sa collègue Fukui par un paparazzi.

En conclusion

Sachimo sensei ralentit le rythme de son récit pour poser de nouvelles intrigues. Ainsi, elle maintient une certaine tension. Par ailleurs, elle aborde de nouveaux sujets en lien avec la vie des acteurs, ajoutant une petite note réaliste. Son graphisme reste expressif malgré l’impression d’un trait plus simplifié. J’adore les bouilles des personnages dans les moments humoristiques. De même, je tourne fébrilement les pages, m’inquiétant sans cesse pour les personnages. J’ai hâte de découvrir la suite! Une lecture toujours aussi passionnante.

Love is an illusion 4 – Fargo

couverture de Love is an illusion 4 de Fargo, éditions Kbl

Fargo
ISBN: 9782382883433
Kbooks, 2025
Lezhin, 2018 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Alpha dominants, Bêta neutres et Oméga soumis. Une hiérarchie prête à se transformer sous les coups du destin? »

Fargo développe l’histoire de Heesoo et Dojoon, s’intéressant à la relation entre alpha et bêta. Ainsi, elle aborde la peur de l’engagement suite à un premier échec, l’écart d’âge, le doute persistant à cause de l’absence des phéromones. Elle questionne également sur le jugement extérieur et la pression familiale en introduisant Lee Chowon, un oméga dominant manipulateur, possessif et maladivement jaloux. Dojoon et Heesoo affrontent quelques épreuves qui les font évoluer. Les deux hommes communiquent de mieux en mieux, consolidant leur relation. Ainsi l’alpha devient plus prévenant tandis que le bêta accepte honnêtement ses sentiments. Par ailleurs, l’autrice continue de nous amuser avec les chamailleries entre Kim Hyesung et Park Dojin, interrogeant sur le mariage. Elle offre quelques tranches de vie du couple sur des sujets plus légers développés en quelques chapitres comme la gestion de l’absence du partenaire, le scandale, la sensualité d’un bronzage.

Fargo a un trait épuré qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle exagère les expressions. Byul apporte une note mignonne. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, la mise en page est dynamique. Comme dans le tome précédent, la manhwaga propose quelques pages couleurs aux tons plutôt réalistes. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par un cache blanc mais offre tout de même des coupes intérieures détaillées. En fin de tome, elle narre quelques anecdotes amusantes en quelques planches. Au début du tome se trouve les explications sur l’omegaverse.

En résumé

Park Dojoon (alpha) a compris que Yoon Heesoo (bêta) était en réalité inexpérimenté. Depuis, il regrette amèrement de ne pas s’en être rendu compte plus tôt. Alors quand Heesoo l’invite au restaurant et se saoule pour se donner du courage, Dojoon accepte volontiers de retenter l’expérience, bien décidé à satisfaire enfin le jeune bêta.

En conclusion

Fargo continue de nous divertir avec l’histoire d’un nouveau couple, abordant ainsi d’autres sujets. Elle bouleverse la hiérarchie de l’omegaverse classique avec des personnages aux caractères forts et marqués. Les chamailleries de Dojin et Hyesung détendent un peu l’atmosphère. J’aime particulièrement le graphisme très expressif de la manhwaga. Une lecture passionnante!

Roses et champagne 6 – Zig et Ttung gae

couverture de Roses et champagne 6 de Zig et Ttung gae, éditions Kbl

ZIG
Ttung gae
ISBN: 9782382883426
Kbooks, 2025
Orange agency (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Pas de repos pour ceux qui font couler le sang… »

Ttung gae continue de nous amuser avec un humour plus présent, entre libido débordante, surréaction des personnages et situations cocasses. Comme dans le tome précédent, la jalousie du Tsar mais également le côté gâteux de Lomonosov Mikhail créent des moments comiques malgré la tension latente. D’ailleurs, Iwon semble s’accommoder du manque de pudeur de son petit ami et des caprices de son père. César montre de nouvelles facettes surprenantes. Dimitri surprend encore par son comportement ambivalent. L’introduction de Vladimir (26 ans), successeur du clan Lomonosov, installe de nouvelles intrigues à venir. Ainsi, la majorité du tome qui se déroule dans un hôtel avec spa rappelle la tension des thrillers en huis clos, offrant un suspense intense. Par ailleurs, l’auteurice aborde la question du coming out aux parents, de la pression du mariage. Iel révèle un peu le passé des Lomonosov et de la rivalité avec le clan Sergueïev.

Ttung gae a un trait légèrement épuré et anguleux qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les expressions sont exagérées. Les décors soignés apparaissent en transparence en arrière-plan pour ne pas surcharger les pages. Les tons plutôt réalistes deviennent souvent sombres dans les moments dramatiques tandis qu’ils sont plus colorés avec des motifs dans les passages comiques. De même, les flash-back se repèrent immédiatement par leur fond noir. La mise en page est plutôt classique. Par ailleurs, la.e manhwaga ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

Alerté par un cardiogramme anormal, Dimitri débarque en trombe chez César Sergueïev. Il trouve alors la maison sans aucun garde. Il fonce donc sauver son patron mais finit par le houspiller de ses frasques. Jeong Iwon, quant à lui, jongle constamment entre son père et son petit ami, tous deux possessifs, et réalise alors que ses journées de repos sont en réalité harassantes…

En conclusion

Ttung gae jongle avec aisance entre tension, humour et érotisme. Chaque personnage continue de dévoiler quelques traits surprenants de leurs personnalités, les rendant pourtant crédibles malgré des caractères exacerbés. D’ailleurs, j’adore découvrir les défauts de César qui le rendent presque pathétique. Le graphisme est un bonheur pour les yeux, les musculatures étant souvent mises en avant. La fin de ce tome se conclut sur un suspense insoutenable. Vivement la suite!

Dangerous convenience store 6 – 945

couverture de Dangerous convenience store 6 de 945, éditions Kbl

945
ISBN: 9782382883631
Kbooks, 2025
ISBN: 9791170951032 (KR)
Orange D, 2023 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Euijoon et Gunwoo parviendront-ils enfin à trouver le bonheur qu’ils attendent depuis si longtemps? »

945 (Gusao) conclut sa romance en dévoilant l’évolution de ses deux héros. La narration alterne entre les deux amants, partageant ainsi leurs réflexions. Euijoon s’affirme de plus en plus, pose directement les questions qui le taraudent tout en respectant les hésitations du mafieux. Malgré sa maladresse pour s’exprimer, Gunwoo fait des efforts pour expliquer son comportement, dévoilant au fur et à mesure quelques brides de son passé, et cherche à transmettre sincèrement ses regrets et ses sentiments. Grâce à la cohabitation, le couple évolue positivement dans la discussion et le respect des désirs de l’autre. Ainsi, la fragilité d’une relation malgré un amour réciproque est mise en avant. Par ailleurs, l’auteurice aborde la question du coming out à la famille et aux amis, du dépassement du jugement sur l’apparence, de la nostalgie d’une rencontre.

945 a un trait épuré et anguleux qui s’arrondit dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages se transforment parfois en d’adorables SD. Les couleurs plutôt réalistes ont souvent des tons neutres. De même, des couleurs franches ou pastels transcrivent les ambiances. Par ailleurs, les décors soignés deviennent flous lorsque les plans se rapprochent. La mise en page classique rend toutefois la lecture fluide. Comme dans le tome précédent, la.e manhwaga ne censure pas les scènes érotiques, offrant même des coupes intérieures.

En résumé

Yeo Euijoon culpabilise de tromper son petit ami avec Beom Gunwoo, d’autant plus qu’il est sollicité à discuter après avoir envoyé un message de rupture. Pourtant, Gunwoo insiste en lui révélant n’avoir jamais eu l’intention de le quitter. En effet, d’après ses quelques explications, il souhaitait juste le protéger. Perdu, Euijoon se confie à son frère Euihyeon lors d’une visite impromptue de ce dernier. Réconforté et résolu à s’expliquer, le jeune salaryman va alors voir à l’improviste son petit ami. Qui choisira-t-il?

En conclusion

945 offre une conclusion emplie d’émotions, entre tension, comique et romance. Le dernier saut dans le temps transpire la nostalgie, préparant en douceur les lecteurices à la séparation. Le graphisme de toute beauté est pourtant très expressif. D’ailleurs, j’adore voir les personnages se transformer en SD. Et Gunwoo de plus en plus câlin me fait penser à un imposant nounours. Une série que je recommande, si vous n’êtes pas gênés par les scènes très chaudes.

Un assistant de rêve 2 – White Eared

Couverture de Un assistant de rêve 2 de White Eared, éditions Kbl

White Eared
ISBN: 9782382881194
Kbooks, 2024
Polarfox (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Jeong-Oh et Yibeom font face à un nouveau cauchemar! Parviendront-ils à réussir leur mission? »

White Eared continue de développer son univers, expliquant en détail les spécificités et les dangers du germe onirique et des rêves corrompus. Durant les explorations des rêves, les deux hommes dévoilent de nouvelles facettes, se comportant différemment. Ils acceptent d’ailleurs de plus en plus leur attirance réciproque, malgré l’installation d’un malaise entre eux. Ainsi, Jeong-oh devient trop bavard et cru durant le sexe tandis que Yibeom prend des initiatives tout en étant fuyant. La relation complexe avance donc difficilement, régressant à chaque évolution. L’auteurice détourne avec humour les clichés des scènes très érotiques tels que les lianes perverses, les rapports à plusieurs suite à une duplication. Iel s’intéresse à la cohabitation, au rapprochement, à l’influence du passé. Chaque client est prétexte pour aborder un thème différent. Yihyung continue d’apporter quelques tensions.

White Eared a un trait épuré. Dans les passages humoristiques, les personnages se transforment en SD, avec des expressions exagérées. Les couleurs bien que pimpantes restent réalistes. De même, les décors réalistes apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est plutôt classique. Dans les scènes érotiques, le.a manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc. Comme dans le tome précédent, il y a une image marquante du chapitre suivant à la fin des chapitres.

En résumé

Hon Jeong-oh trouve Shin Yibeom aux prises d’une plante maléfique. Mais émoustillé par son patron qui prend tellement de plaisir avec les lianes, l’assistant accepte de participer à cette débauche pour mettre fin à l’effet de l’étrange parfum de la plante…

En conclusion

White Eared joue au yoyo avec les émotions des lecteurices, satisfaisant d’abord leur attente pour ensuite tout détourner et proposer un autre développement. Le scénario semble se relancer constamment mais reste pourtant cohérent. Le graphisme très expressif nous fait oublier la censure des scènes érotiques pourtant très chaudes. Une lecture qui retient en haleine!