Les étoiles au bout des doigts 1 – Nakaoka Naka

les etoiles au bout des doigts 1 nakaoka naka
NAKAOKA Naka 中陸なか
ISBN: 9782382128176
Akata, 2022
ISBN: 9784834264098 (JP)
Homesha, 2018 (JP)
Titre original: 月を目指す、星になる 上
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Un talent en suspens qui retrouve sa passion grâce à l’amour.

Nakaoka Naka sensei propose une tendre romance emplie de sensibilité entre deux lycéens ayant peu de points communs. Elle base sa narration sur Misumi qui raconte son histoire. Elle aborde l’univers oppressant et concurrentiel de la musique, la pression difficile à gérer pour les adolescents et les complexes qui en découlent. Ainsi, Nari n’arrive plus à participer à des concours de piano suite à une mauvaise expérience au collège. Même s’il souffre de sa passion, il retrouve alors petit à petit sa motivation grâce à l’entrain de Minatobe. Malgré son air insouciant, ce dernier a déjà fait ses choix d’avenir. L’auteure décrypte les différents sentiments et réactions des adolescents face à une passion, du sacrifice au rejet. A travers Ôseto Kano et sa mère, elle s’intéresse au désir de transmission de la musique et la formation d’un talent. Elle développe une relation consensuelle et douce.

La mangaka a un trait très épuré, fin et anguleux qui conserve un aspect crayonné et hésitant. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle porte attention aux détails, en particulier des mouvements des mains et les rougissements. Son style graphique utilise ainsi les codes du shôjo. Les trames sont équilibrées et les trames d’ambiance appuient les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, Nakaoka sensei est avare en dialogue et préfère découper les actions et suggérer les émotions de ses personnages graphiquement. De même, elle arrête les scènes érotiques au préliminaires.

En résumé

L’étudiant Misumi Nari rentre chez lui et, en entendant une fillette chanter, se souvient de sa rencontre avec Minatobe au lycée. Alors qu’il était épuisé mentalement à force de s’entraîner au piano, le lycéen lui avait demandé de lui apprendre à jouer au piano pour accompagner sa petite soeur, Nanaka, sur une chanson pour son anniversaire dans deux semaines. Minatobe n’y connaissait rien mais se donnait à fond pour réussir. Pour les explications, il comparait son ressenti au base-ball qu’il avait pratiqué auparavant…

En conclusion

Nakaoka sensei présente des tranches de vie, mais cela donne plutôt l’impression d’une narration discontinue. En effet, la romance prend tout son temps mais les sentiments se déclarent un peu trop brusquement. Toutefois, l’ambiance douce et mignonne du récit est agréable. Une bonne lecture.

Heartbreak junkie – Taka

heartbreak junkie taka
Taka 鷹
ISBN: 9782382761267
Hana, 2022
ISBN: 9784815530242 (JP)
Clap comics, 2021 (JP)
Titre original: 失恋ジャンキー
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Ce serait tellement bien s’il m’aimait vraiment… »

Taka sensei propose une comédie romantique au scénario assez classique d’amis d’enfance qui s’aiment en secret. Dans une première partie, elle base la narration sur le point de vue de Keita, puis donne ensuite la version de Ryûjirô. Elle développe des héros maladroits en amour, même un peu niais. Ainsi, Keita a un cœur d’artichaut et craque facilement sur les hommes gentils et musclés. Ryûjirô, quant à lui, réagit souvent excessivement, provoquant la colère de son ami. Tous deux ont tendance à prendre pour argent comptant leur imagination débordante. Ils refusent donc de se déclarer, de peur de perdre leur amitié. L’humour se base principalement sur les malentendus entre eux et leurs réactions imprévisibles. D’ailleurs, l’auteure met surtout en avant leurs occasions manquées. Elle aborde également les difficultés à partager ses sentiments et à comprendre les signes d’affection dans une forte amitié.

La mangaka a un trait fort très anguleux et marqué. Elle dédouble parfois les contours, renforçant le charme de son style particulier. Elle simplifie son trait à l’extrême dans les passages humoristiques tout en l’arrondissant. Les expressions exagérées et les personnages en SD presque carrés donnent alors un aspect mignon. Les corps sont musclés. Et pourtant, quand les personnages rougissent, les hachures envahissent leur visage. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames d’ambiance sont graphiques. De même, les lignes de mouvement appuient les actions. La mise en page dynamique varie avec des décompositions de certaines scènes, des superpositions de vignettes. Toutefois, les transitions ne sont pas immédiatement claires lorsqu’elles sont en fin de page. Dans les scènes érotiques, Taka sensei ne détaille pas les parties intimes, se contentant de dessiner leur contour. Elle abuse des plans rapprochés durant les ébats, chargeant la page.

En résumé

Mashiro Keita (24 ans), gay, ne tombe amoureux que d’hommes hétérosexuels. Il finit donc souvent avec le cœur brisé. A chaque fois, il se console auprès de son ami de lycée, Tachibana Ryûjirô. Ce dernier déborde de gentillesse et prend toujours soin de lui. Il accepte même de coucher avec lui pour tromper sa solitude. Mais en réalité, Keita est amoureux de Ryûjirô depuis qu’ils se sont embrassés lors d’un gage au lycée. D’ailleurs, comme il n’arrive pas à l’oublier, il cumule les aventures. Toutefois, de peur de perdre cette précieuse amitié, le jeune homme refuse de dévoiler ses sentiments à Ryû. Pourtant, lorsqu’il tombe amoureux du livreur Kazetani, son ami lui fait soudain la tête.

En conclusion

Ce one-shot obtient la septième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2022. Le synopsis classique s’oublie vite grâce aux passages humoristiques, à condition d’être réceptif à ce style. J’aime beaucoup le graphisme particulier de l’auteure et apprécie la dynamique entre les deux amis.

Punch up 7 – Kano Shiuko

punch up 7 kano shiuko
KANO Shiuko 鹿乃しうこ
ISBN:9782820343789
Asuka, 2022
ISBN: 9784799750865 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Votre façon d’aimer ne me convient pas. »

Kano Shiuko sensei conclut l’arc sur le traumatisme de Maki et la relation malsaine entre Mibu et Shibuzawa. Elle intègre beaucoup de rebondissements provoquant des émotions intenses. Comme ce tome est assez dramatique, elle détend l’atmosphère avec les bonus en fin de chapitre. De même, le contraste entre la naïveté et la perversité de Shiraishi ajoute une touche comique. Le comportement obsessionnel de Yutaka d’abord inquiétant devient ensuite touchant quand il se répercute sur son entourage. Ainsi, Motoharu, accablé par son sentiment d’impuissance, surmonte laborieusement son traumatisme, entrainé par la force pourtant candide de Kôta. Comme dans le tome précédent, l’auteure analyse donc les changements de personnalité et de comportement de ses personnages, influencés par la jalousie, la culpabilité ou les regrets. Elle montre comment un rapport de force s’inverse peu à peu . Elle dépeint la volonté nécessaire pour agir et évoluer ainsi que pour assumer ses sentiments.

La mangaka a un trait légèrement épuré, léché et plutôt fin. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. D’ailleurs, elle s’attarde sur les détails et les regards, dessinant des visages très expressifs. Ainsi, la fatigue de Shibuzawa se ressent directement à travers le graphisme. Les personnages ont des muscles fins. Les décors apparaissent sur les plans larges. Quelques trames appuient les émotions. La mise en page est très dynamique. En arrière-plan, les chats apportent une note mignonne. A la fin du premier chapitre, Kano sensei présente ses personnages avec humour selon la version de Motoharu. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par de larges bandelettes blanches. Toutefois, bien qu’elle ne dessine pas les contours, elle joue sur les trames pour les suggérer suffisamment. En début de chapitre, les protagonistes semblent poser dans des illustrations.

En résumé

Lassé par sa relation malsaine avec Shibuzawa Yutaka, Mibu Yukiya démissionne. Il cherche alors un peu de réconfort auprès de Maki Motoharu mais ce dernier repousse ses avances. En effet, bien que souhaitant sauver son ancien amant, ce dernier a conscience d’agir plus par culpabilité que par amour. Réveillé, Ôki Kôta devine immédiatement que son petit ami a réussi à régler un de ses problèmes et préfère le câliner au lieu de l’interroger. Suite au départ de Mibu, l’ambiance est devenu électrique dans le cabinet de Shibuzawa. En plus, l’architecte qui confiait tout à son bras-droit se montre tellement acerbe avec ses autres employés qu’il les incite à également démissionner. Pendant ce temps, l’équipe de Shiraishi Kento accueille chaleureusement Mibu…

En conclusion

Beaucoup d’émotions contradictoires à la lecture de ce tome. Kano sensei arrive à provoquer de l’empathie pour ses personnages pourtant pervers, dérangés, égoïstes. Je me surprend même à rire du malheur de Shiraishi, le pauvre! J’adore le graphisme de la mangaka et son style narratif. Je suis donc complètement conquise par les aventures de ces couples particuliers.

Le bonheur du démon 3 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 3 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782382760512
Hana, 2021
ISBN: 9784813032649 (JP)
Taiyohtosho, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« C’est parce que tu es là que je suis capable de m’accrocher. »

Yamamoto Kotetsuko sensei conclut sa série avec toujours autant d’humour et de légèreté. Elle fait évoluer le couple positivement, réduisant de plus en plus l’écart entre le bosseur Emu et l’écervelé Nenji. Par ailleurs, elle introduit encore de nouveaux personnages, dont un couple homosexuel (Hatayama Kôhei et Yoneda Kôji) qui se démarque et permet aux deux héros de progresser dans leur relation. Malgré ses premiers emplois, Fukutomi ne mûrit pas vraiment et continue à vivre, mu uniquement par ses sentiments. Le franc parlé d’Ikariya devient carrément cru lors des ébats avec Fukutomi, brisant l’effet romantique des scènes avec humour. Malgré tout, l’auteure installe des échanges consentis avec des discussions dans le couple. A la fin, elle présente ce que sont devenus les personnages, arrivant encore à surprendre les lecteurs.

La mangaka a un trait épuré qui paraît simple au premier abord. Elle apporte un peu plus d’humour en exagérant les expressions. Par exemple, Emu a une tête à la fois mignonne et amusante quand il mange du melon, fruit de luxe au Japon, pour la première fois. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les autres trames utilisées avec parcimonie donnent une dominante claire aux pages. En plus, les décors situent principalement l’action. La mise en page dynamique et efficace est surtout au service du récit. Dans les scènes érotiques, Yamamoto sensei ne montre pas les parties intimes. Elle offre des anecdotes sur Nenji en fin de tome avec deux yonkoma. Comme pour la couverture précédente, l’illustration se détache sur un fond uni.

En résumé

Fukutomi Nenji veut arrêter l’université pour aider Ikariya Emu. Comme il n’a pas réfléchi aux conséquences de sa décision, il provoque l’ire de son petit ami. Heureusement, Gonzô raisonne son petit-fils, en lui faisant comprendre l’enjeu de son avenir. Les deux amoureux se réconcilient donc, mais l’étudiant souhaite tout de même participer au remboursement de la dette en prenant un petit boulot. Après quelques prospections, il réalise que les jobs étudiants ne sont pas bien rémunérés et confie alors son désarroi à ses amis. En entendant la somme qu’il souhaite récolter, ces derniers lui suggère de tenter de jouer à la loterie. De son côté, Emu a obtenu un travail de mascotte pour le festival de la ville grâce à Gonzô. Mais en voyant le jeune homme discuter avec son petit-fils, il remarque que leurs sentiments sont réciproques. A la surprise d’Emu, le vieil homme les encourage.

En conclusion

Cette comédie se termine sur un happy end rassurant et plaisant pour mon plus grand bonheur. Voir les compétences d’Emu reconnues plutôt que ses diplômes fait chaud au cœur. J’adore la dynamique qui se dégage du couple, avec un uke direct qui déstabilise son seme. Une lecture divertissante!

Le bonheur du démon 2 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 2 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368777145
Hana, 2020
ISBN: 9784813032441 (JP)
Taiyohtosho, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Une romance entre un garçon malchanceux et un étudiant gentleman. »

Yamamoto Kotetsuko sensei accélère un peu la romance entre Emu et Nenji. Après avoir installé les personnages dans le tome précédent, elle développe leurs différents desseins. Fukutomi a choisi d’aller à l’université pour trouver sa voie mais n’a toujours rien décidé. L’étudiant, un peu trop surprotecteur, a de plus en plus de mal à contenir ses pulsions. Il apporte d’ailleurs une touche comique. Ikariya, quant à lui, accepte un peu mieux ses sentiments et s’ouvre petit à petit à son entourage. Par ailleurs, l’auteure s’intéresse aux différents liens qui se tissent entre les gens. Elle met en avant la construction d’un réseau de connaissances, l’esprit d’entraide et les opportunités qui se créent. A travers Tazawa, elle dénonce les dragueurs usant de la force et des menaces. Kuzumi d’Agatsuma loan dévoile un peu son côté sombre. Ce personnage ambivalent devient alors très intéressant.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Les décors situent principalement l’action tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page dynamique rythme la lecture. En début de chapitre, Yamamoto sensei présente le quotidien d’Emu à travers des illustrations. Elle ne développe pas les scènes érotiques, se limitant à des préliminaires mignonnes. Toutefois, elle se rattrape dans l’histoire bonus en fin de tome. Ainsi, elle censure à peine les parties intimes par de petits points blancs qui ne cachent pas grand chose.

En résumé

Ikariya Emu s’adapte petit à petit à sa nouvelle vie chez Fukutomi Genzô. Alors qu’il pensait avoir préparé un petit-déjeuner de roi, son bienfaiteur réclame un ingrédient plus luxueux pour agrémenter sa soupe miso. Il lui donne également un nouveau travail: testeur de médicaments dans un laboratoire. Durant la séance, Emu se fait lourdement draguer par Tazawa Shinobu, un étudiant à l’université de Seito. Il décide donc de l’éviter au mieux. A l’université, Fukutomi refuse d’aller à un gôkon. Tazawa essaie de s’incruster, en vain, sa mauvaise réputation le précédant. Après un remplacement le soir dans un restaurant, Ikariya est accueilli chez les Fukutomi par Asuka, la sœur de Nenji. Elle révèle alors que leur grand-père aime aider les gens pour se créer des relations. Complètement ivre, Nenji finit par embrasser son ami mais ne se rappelle de rien le lendemain…

En conclusion

Un récit sans prétention mais qui diffuse de belles valeurs. Emu donne vraiment envie de le soutenir. J’apprécie particulièrement l’équilibre entre humour et sujets plus sérieux.

Le bonheur du démon 1 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 1 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368776964
Hana, 2020
ISBN: ‎9784813032076 (JP)
Taiyohtosho, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

Est-ce de la charité ou de l’amour?

Yamamoto Kotetsuko sensei propose de suivre une tranche de vie de Emu et de l’accompagner dans ses efforts pour rembourser sa dette. Elle alterne avec finesse des moments dramatiques et humoristiques, jouant principalement sur les réactions imprévisibles de la famille Fukutomi. Ainsi, elle présente un jeune homme malchanceux à qui la vie sourit enfin petit à petit grâce à des personnes bienveillantes. En effet, bien qu’Emu accepte sa condition, il se débrouille avec courage et fierté, possédant donc un fort caractère. Il est mûr et réfléchi, ce qui contraste totalement avec le caractère de Nenji qui a tendance à agir instinctivement plutôt que de réfléchir. D’ailleurs, sa franchise apporte beaucoup de fraicheur dans le récit. En introduisant Gonzô, le grand-père de Fukutomi, l’auteure présente ainsi les différences générationnelles. Elle aborde aussi la pauvreté, le jugement extérieur et les bienfaits d’une main secourable.

La mangaka a un trait épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle met en avant la fine musculature de Nenji. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont variées mais équilibrées. De même, les trames d’ambiance transmettent les émotions. La mise en page dynamique joue par ailleurs sur les superpositions de cases. Pour l’instant, Yamamoto sensei se contente d’un baiser volé immédiatement critiqué. Elle met en avant Emu dans les illustrations en début de chapitre. Elle propose en fin de tome des histoires bonus au format yonkoma mais non vertical.

En résumé

Trop pauvre, Ikariya Emu a abandonné le lycée pour travailler. Mais suite au décès de son père, il reçoit la visite d’un chasseur de dettes qui lui réclame alors 5 millions de yens. En effet, le père d’Emu s’était endetté pour lui payer ses études. Après avoir vidé le compte bancaire et le porte-feuille du jeune homme, le créancier lui propose alors un travail bien rémunéré dans un bar gay. Ikariya refuse catégoriquement. Alors que le prêteur insistait, Fukutomi Nenji vient à son secours en proposant de l’acheter. Ce fils de bonne famille qui a tendance à toujours venir en aide, était également intervenu en la faveur d’Emu au lycée quand il était soupçonné d’un vol dans leur classe. Mais le fier Ikariya ne supporte pas d’être pris en pitié…

En conclusion

Emu est tellement craquant avec son regard à la fois légèrement triste mais fier. La traductrice Laurie Asin pense aux petites annotations pour expliquer les jeux de mots sur les noms, permettant de bien les comprendre. Une lecture distrayante qui nous rappelle que tout le monde a droit à l’amour.

Melty kiss more – Takasaki Bosco

melty kiss more takasaki bosco
TAKASAKI Bosco 高崎ぼすこ
ISBN: 9782382763018
Hana, 2022
ISBN: 9784801971646 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Je le vois plus à la télé qu’en vrai, c’est dingue! »

Takasaki Bosco sensei continue de développer les difficultés rencontrées par Aihara et Amamiya pour concilier travail et vie amoureuse. Elle analyse leurs différents sentiments, comme l’impuissance, la culpabilité, la peur du jugement externe. D’ailleurs, la différence d’âge crée des attentes différentes de leur relation. Ainsi, Ryô espère beaucoup plus de moments romantiques à deux, tandis que Riku se contente de ce qu’il peut avoir. La distance entre eux se transforme alors en solitude, renforcée par la peur de gêner ou d’interférer sur la carrière de l’autre. De même, le manque de communication provoque des quiproquos. La narration alterne entre les deux héros partageant leurs réflexions. Par ailleurs, l’auteure montre comment les soucis personnels influent sur le travail. Comme dans le tome précédent, elle met en avant la nécessité d’afficher une image extérieure. En fin de tome, elle présente quelques aventures amusantes et sexy des héros de Tadoru yubi.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle exagère à peine les expressions dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps finement musclés qu’elle met en avant. Par contre, Hanamura Naoya expose souvent un visage rougissant de honte, recouvert parfois intégralement de hachures. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. Toutefois, les décors qui apparaissent sur les plans larges ajoutent une touche réaliste en étant précis. La mise en page dynamique met parfaitement en avant la sensualité et les expressions changeantes des personnages. Takasaki sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle les détaille même avec des coupes intérieures et des transparences. Il y a d’ailleurs presque une scène à chaque chapitre. En fin de chapitre, les personnages en SD ou une case apportent des anecdotes amusantes.

En résumé

Aihara Ryô (31 ans), PDG d’une agence de production, et Amamiya Riku (24 ans), acteur, sortent ensemble mais leur emploi du temps surchargé ne leur permet pas de se voir. En apprenant qu’il a un tournage dans le même studio que son petit ami, Ryô se surprend à se préparer comme pour un rendez-vous amoureux. Et lorsqu’il le croise au détour d’un couloir, il ne peut s’empêcher de lui voler un baiser langoureux. Excité, Riku le rejoint le soir. Il découvre alors sur la table des billets pour une exposition que Aihara avait pris pour eux et décide de tout de même s’y rendre. Réalisant que le cadre avait renoncé à ce rendez-vous sans même lui en parler, il l’incite alors à plus communiquer pour qu’ils puissent s’organiser ensemble…

En conclusion

Ce tome obtient la douzième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2021. Takasaki sensei arrive à allier scènes très sexy avec un récit tout de même abouti et empli d’émotions. Le couple touchant nous entraine donc dans leurs aventures avec facilité. Je suis également heureuse de retrouver Hanamura, d’autant plus quand il se montre entreprenant. J’adore les uke qui prennent l’initiative et je suis donc comblée par cette série.

Melty kiss – Takasaki Bosco

melty kiss takasaki bosco
TAKASAKI Bosco 高崎ぼすこ
ISBN: 9782382762929
Hana, 2022
ISBN: 9784801964174 (JP)
Takeshobo, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Renoncer à ses rêves n’est pas renoncer au bonheur.

Takasaki Bosco sensei propose une comédie romantique sexy et entrainante. Elle dépeint parfaitement les contraintes des emplois chronophages et les désillusions de la vie adulte. Ainsi, elle aborde les difficultés à concilier travail et vie privée, à choisir constamment entre plaisir et compromis ainsi que les sacrifices et les efforts invisibles fournis pour réaliser un projet. D’ailleurs, Aihara a abandonné beaucoup de ses rêves pour réussir. Bisexuel mais échaudé par plusieurs échecs amoureux, il a depuis peur de s’attacher malgré sa solitude. Amamiya, au contraire, se surpasse pour atteindre ses objectifs. Les deux hommes cachent pourtant leur vraie personnalité en affichant constamment un masque avenant en société. La narration s’attarde d’abord sur Ryô puis alterne ensuite avec Riku. Malgré une relation d’abord physique, l’auteure sème quelques embûches provoquant l’évolution des sentiments. Elle s’intéresse à la gestion de la célébrité, la solitude dans la réussite, la différence d’âge.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. De même, elle représente parfois les personnages en SD, leur donnant une bouille adorable. Les décors alternent avec les trames d’ambiance plutôt graphiques. Par ailleurs, les autres trames sont très variées. La mise en page est dynamique. Takasaki sensei ne censure pas les scènes érotiques. D’ailleurs, elle les détaille, ajoutant des coupes intérieures et des transparences pour renforcer le côté sexy. En plus, il y a une scène par chapitre.

En résumé

Aihara Ryô travaille sans compter pour développer au mieux son entreprise de design. Mais la solitude lui pèse de plus en plus. Un soir, après un rendez-vous d’affaires trop arrosé, il croise un homme ressemblant à l’acteur Amamiya Riku qui lui propose son aide alors qu’il dégrisait dans une ruelle. Quand il se réveille le lendemain chez lui, Ryô découvre via la télévision qu’il s’est montré impoli envers le véritable acteur. En plus, ce dernier a un nouveau contrat publicitaire dans sa boîte et vient en rendez-vous. Prétextant un objet oublié, Amamiya s’invite chez Aihara qui se confond d’abord en excuse. Mais face aux provocations de l’acteur gay, le PDG finit par coucher avec lui.

En conclusion

Ce tome obtient la douzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2019. Même si Takasaki sensei ne le présente pas comme un spin-off de Tadoru yubi, on y retrouve Aihara et Takase Shûji. Elle développe une dynamique entrainante entre le sadisme de Riku et la manie de Ryô de céder aux provocations. Je suis complètement conquise par le couple. Voir deux hommes autant attentionnés, c’est tout simplement du bonheur! Et j’apprécie les notes positives qui se dégagent à travers tout le tome. Bref, un récit à la fois sexy et mignon!

Le printemps d’un cœur brisé – Cocomi

le printemps d un coeur brise cocomi
Cocomi ココミ
ISBN: 9782382762837
Hana, 2022
ISBN: 9784796413190 (JP)
Kaiohsha, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Pourra-t-il passer outre la différence d’âge pour savourer pleinement les sentiments qui éclosent dans son cœur? »

Cocomi sensei propose de suivre la romance entre un photographe désabusé par la vie et un lycéen qui va le remotiver. Elle aborde ainsi la différence d’âge, la reprise d’une passion, la gestion d’une relation à distance. Malgré un sujet délicat, elle fait évoluer la relation dans le temps de manière saine et consensuelle. La narration donne principalement le point de vue d’Eisuke. Le pigiste ayant perdu confiance en lui suite à divers échecs, a tendance à ne percevoir que l’aspect négatif de sa vie. Kai, quant à lui, ne se sent pas à l’aise dans sa famille recomposée. En se fréquentant, les deux héros vont apprendre à s’apprécier et faire des efforts communs pour équilibrer leur relation. L’auteure met en avant le partage, la discussion, les petits bonheurs simples de la vie qui permettent de se construire, s’affirmer et apprécier son quotidien.

La mangaka a un trait très épuré qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Son graphisme dégage une agréable douceur. Les trames en générale sont variées et équilibrées. De même, quelques trames d’ambiance renforcent les sentiments. Par contre, les décors apportent une touche réaliste. La mise en page très dynamique joue surtout sur des angles de vue recherchés et des ellipses de différentes formes. Cocomi sensei ne censure pas les scènes érotiques. Mais elle privilégie l’expression des sensations plutôt que les détails trop sensuels.

En résumé

Kôga Eisuke (32 ans) n’a pas réussi à percer en tant que photographe et travaille actuellement comme pigiste. Il vit dans un petit appartement modeste qui avait une superbe vue sur des cerisiers jusqu’à ce que la famille Nagashima construise sa maison juste devant. N’ayant plus accès à ce magnifique paysage qui l’apaisait, il a tendance à perdre goût à la vie d’autant plus que son travail précaire le mine. Mais il sympathise avec le fils aîné Nagashima, Kai, qui aime passer du temps avec lui. Ce dernier prend même l’habitude de venir souvent chez lui. En se découvrant peu à peu, les sentiments du lycéen changent à son égard et Eisuke ne sait plus comment réagir. Un jour, après que Kai ait essayé de l’embrasser, il lui interdit de revenir chez lui…

En conclusion

J’avais adoré la série Restart de Cocomi sensei, et ce one-shot confirme mon intérêt pour son travail. J’apprécie les petits détails du quotidien, l’ambiance générale du récit qui prend à la fois son temps mais avance tout de même très vite dans le déroulement. Du bonheur simple et doux. Un coup de cœur!

Fall in love with my new boss – Hakoishi Tammy

fall in love with my new boss hakoishi tammy
HAKOISHI Tammy 箱石タミィ
ISBN: 9782382762912
Hana, 2022
ISBN: 9784845855926 (JP)
Leed, 2020 (JP)
Titre original: 幼なじみ上司にフォーリン・ラブ
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Un nouvel employé retrouve son ami d’enfance devenu à présent son supérieur! »

Hakoishi Tammy sensei narre une douce romance entre un employé et son supérieur mais qui étaient également amis d’enfance. Elle base la narration du point de vue de Tôno. Elle aborde donc la difficulté à distinguer la relation amicale et les rapports hiérarchiques, à jongler entre le langage soutenu et familier. Sôta réalise petit à petit que son admiration cache des sentiments bien plus profonds. Au contraire, Mizusawa a besoin d’analyser concrètement ce qu’il ressent mais il peut devenir entreprenant. Ainsi, leurs sentiments évoluent en douceur. Les deux héros étant naturellement prévenants envers les autres, ils conservent donc une certaine réserve sur la compréhension de leur attirance. L’auteure installe une relation consensuelle, dans la discussion. Elle offre une tranche de vie au bureau, introduisant les divers tracas du quotidien professionnel.

La mangaka a un trait épuré anguleux qui semble simple au premier abord. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Son graphisme rappelle le style shôjo souvent présent dans les œuvres numériques. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance se font discrètes, jouant plutôt sur les dégradés. Les flash-back s’intègrent directement au récit, utilisant un effet de trames à rayures sur les vignettes. Ainsi, cela permet de conserver le ton clair et lumineux des pages. La mise en page est également très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hakoishi sensei censure les parties intimes par des caches blancs. Elle débute ses chapitres par une illustration pleine page en accord avec le ton général de ce qu’il se passe.

En résumé

Tôno Sôta intègre le département du développement des ventes dans une entreprise de construction. Son superviseur, Mizusawa Tetsushi, s’avère être son ami d’enfance. Mais ce dernier ayant trois ans de plus que lui, le nouvel employé ne l’avait pas vu depuis dix ans suite à son départ à l’université. Mizusawa se montre à la fois prévenant et stricte durant la formation, augmentant l’admiration que son subordonné nourrissait déjà à son égard dans sa jeunesse. Deux semaines plus tard, lors de sa fête d’accueil, le jeune salaryman remarque le mal-être de sa collègue Kondô mais ne sait comment réagir quand elle fond en larmes. Grâce à la bienveillance de leur supérieur, elle finit par avouer subir le harcèlement de certains clients. Tôno réalise alors que son admiration pour son ami couve peut-être d’autres sentiments…

En conclusion

J’ai un petit coup de cœur pour ce one-shot. J’apprécie beaucoup le graphisme. Et j’aime la spontanéité des personnages, rendant la dynamique entre eux très conviviale et agréable.