Punch up 7 – Kano Shiuko

punch up 7 kano shiuko
KANO Shiuko 鹿乃しうこ
ISBN:9782820343789
Asuka, 2022
ISBN: 9784799750865 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Votre façon d’aimer ne me convient pas. »

Kano Shiuko sensei conclut l’arc sur le traumatisme de Maki et la relation malsaine entre Mibu et Shibuzawa. Elle intègre beaucoup de rebondissements provoquant des émotions intenses. Comme ce tome est assez dramatique, elle détend l’atmosphère avec les bonus en fin de chapitre. De même, le contraste entre la naïveté et la perversité de Shiraishi ajoute une touche comique. Le comportement obsessionnel de Yutaka d’abord inquiétant devient ensuite touchant quand il se répercute sur son entourage. Ainsi, Motoharu, accablé par son sentiment d’impuissance, surmonte laborieusement son traumatisme, entrainé par la force pourtant candide de Kôta. Comme dans le tome précédent, l’auteure analyse donc les changements de personnalité et de comportement de ses personnages, influencés par la jalousie, la culpabilité ou les regrets. Elle montre comment un rapport de force s’inverse peu à peu . Elle dépeint la volonté nécessaire pour agir et évoluer ainsi que pour assumer ses sentiments.

La mangaka a un trait légèrement épuré, léché et plutôt fin. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. D’ailleurs, elle s’attarde sur les détails et les regards, dessinant des visages très expressifs. Ainsi, la fatigue de Shibuzawa se ressent directement à travers le graphisme. Les personnages ont des muscles fins. Les décors apparaissent sur les plans larges. Quelques trames appuient les émotions. La mise en page est très dynamique. En arrière-plan, les chats apportent une note mignonne. A la fin du premier chapitre, Kano sensei présente ses personnages avec humour selon la version de Motoharu. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par de larges bandelettes blanches. Toutefois, bien qu’elle ne dessine pas les contours, elle joue sur les trames pour les suggérer suffisamment. En début de chapitre, les protagonistes semblent poser dans des illustrations.

En résumé

Lassé par sa relation malsaine avec Shibuzawa Yutaka, Mibu Yukiya démissionne. Il cherche alors un peu de réconfort auprès de Maki Motoharu mais ce dernier repousse ses avances. En effet, bien que souhaitant sauver son ancien amant, ce dernier a conscience d’agir plus par culpabilité que par amour. Réveillé, Ôki Kôta devine immédiatement que son petit ami a réussi à régler un de ses problèmes et préfère le câliner au lieu de l’interroger. Suite au départ de Mibu, l’ambiance est devenu électrique dans le cabinet de Shibuzawa. En plus, l’architecte qui confiait tout à son bras-droit se montre tellement acerbe avec ses autres employés qu’il les incite à également démissionner. Pendant ce temps, l’équipe de Shiraishi Kento accueille chaleureusement Mibu…

En conclusion

Beaucoup d’émotions contradictoires à la lecture de ce tome. Kano sensei arrive à provoquer de l’empathie pour ses personnages pourtant pervers, dérangés, égoïstes. Je me surprend même à rire du malheur de Shiraishi, le pauvre! J’adore le graphisme de la mangaka et son style narratif. Je suis donc complètement conquise par les aventures de ces couples particuliers.

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