My bride – Chitose Piyoko

my bride chitose piyoko

CHITOSE Piyoko 千歳ぴよこ
ISBN: 9782368770221
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796402699 (JP)
Kaiohsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: si on s'ennuie

Des amours possessifs incontrôlables.

Ce recueil de Chitose Piyoko sensei suit les aventures des deux frères Aoyama. Comme à son habitude, son scénario est prétexte au coït facile. Cependant, en plus de l’humour, elle introduit un peu plus de sentiments. « My bride » narre en réalité un amour d’enfance. La naïveté de Nagi contraste avec l’autorité de Shio qui s’adoucira. Le bonus en fin de volume montre l’amour fou du riche et jeune PDG. Le récit suivant s’intéresse à Takayoshi qui se remettra en question et apprendra la tolérance, son amour pour Yui étant plus fort que ses convictions. Ce coup de foudre partagé aboutit tout de même à une première relation précipitée dans une situation improbable. La troisième histoire développée sur deux chapitres n’a aucun lien avec le reste du tome. La tolérance de la victime violée qui excuse tout parce qu’il n’y a eu qu’un manque de communication est tout de même scabreux.

La mangaka est spécialisée dans les fesses rebondies et n’hésite pas à les mettre en valeur. Ses uke et seme sont immédiatement identifiables à leur stature. Il y a un équilibre entre les décors et les trames d’ambiance. Ses cadrages sont dynamiques. Les déformations humoristiques sont discrètes. Pour les scènes érotiques, l’auteure joue sur les trames et les lignes pour censurer le moins possible. Cependant, il reste quelques barre blanche pour cacher les derniers détails.

En résumé

My bride / Happy tree: Alors qu’Aoyama Nagi travaille dur dans un bar pour soutenir sa famille depuis la faillite de l’entreprise de son père, il renverse par maladresse une boisson sur le beau costume d’un riche client. Quelques jours plus tard, il reçoit une proposition de mariage de Goshô Shio, en échange de la relance du business de son père. Le jeune homme accepte mais découvre que sa future moitié est le riche PDG qu’il a rencontré dans le bar…
My sweet: Aoyama Takayoshi rend visite à son frère qu’il n’a pas vu depuis 6 mois. Il tombe sous le charme de Kirisaki Yui, l’employé de maison en tenue de soubrette. Quel choc pour le cadet en découvrant la relation homosexuelle de son aîné et en apprenant que Yui est un homme!
The labotary of love / The labotary of love – bathroom: Hagiya Haruto a passé deux années sabbatiques avant de suivre son cursus universitaire, ce qui ne l’avantage pas lors de ses entretiens d’embauche. Alors qu’il postule dans un laboratoire, il reconnaît son recruteur qui s’avère être Kirisaki Ryô, un ami du lycée qu’il avait violé lors d’une sortie scolaire.

En conclusion

Avec les attachants frères Aoyama, Chitose sensei interroge sur le mariage homosexuel, l’homophobie et les relations forcées. Cependant, elle n’approfondit pas le sujet. Juste un bon moment de détente…

Please hold like a bouquet – Kinuta Nana

please hold like a bouquet kinuta nana

KINUTA Nana 砧菜々
ISBN: 9782368770467
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796403368 (JP)
Kaiohsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: si on s'ennuie

Des amours maladroits incompris.

Ce recueil de Kinuta Nana sensei est son deuxième manga BL et regroupe deux comédies romantiques et deux romances assez classiques. Des chapitres bonus complètent avec humour et tendresse chaque histoire. Le premier récit met en scène des contradictions sentimentales entre les personnages qui partagent en réalité un amour réciproque. Même si elle manque de réalisme, l’intrigue des bouquets fanés n’est révélée qu’à la fin. La deuxième histoire joue sur les quiproquos et l’incompréhension des sentiments de l’autre. Le troisième récit est beaucoup mieux développé et traite du doute. Le colocataire s’interroge sur sa relation et ses sentiments, influencé par les rumeurs et les jugements portés par les autres sur l’apparence de son amant. Un échange érotique un peu froid permet d’approfondir le malaise du couple. Cependant, l’auteur manque encore de maîtrise scénaristique pour susciter de forts émois aux lecteurs. La dernière histoire s’intéresse à une relation entre un professeur et son élève. Le malaise d’une déclaration, puis l’attente pour pouvoir partager ses sentiments sont bien exprimés mais le format court du récit empêche le développement du sujet.

Le dessin shôjo de la mangaka est classique et mignon. Cependant, les personnages paraissent plus jeunes qu’ils ne le sont. Les seme ont les yeux fins, sont assez masculins. Les uke aux grands yeux sont fins et efféminés. Kinuta sensei semble apprécier les héros à lunettes car ils sont très présents. Les trames d’ambiance et les cadrages esthétiques dominent, chargeant un peu la page. L’autocensure des scènes érotiques est assurée simplement par le choix des angles. Les détails sont totalement absents.

En résumé

Hold me like a bouquet / No limit: Depuis qu’il est devenu président de la société de son père, Haneda Atsushi (24 ans) accumule les erreurs, ayant sous-estimé la difficulté de la tâche. De plus, son secrétaire Yazawa Kazuya, qui se montre froid et sévère, décore toujours le bureau de bouquets de fleurs fanées. Malgré les rumeurs sur son incapacité à diriger, le jeune homme souhaiterait avant tout s’améliorer pour se rapprocher de son secrétaire…
Specific medecine for love / Cherry mouse: De constitution fragile, Hoshina Keita (16 ans) désire ne plus attraper de rhume. Surtout depuis qu’il ressent d’étranges sensations quand son voisin et médecin, Mishima Kôichi (26 ans), l’ausculte. Mais sa sélection pour une compétition d’athlétisme va beaucoup jouer sur son état de santé.
I’m yours / Je ne le permettrai pas! / Quelque chose qui m’intrigue…: Yoshiyuki Kaoru, créateur publicitaire célèbre, est surpris de trouver Akiyama Hiroki (23 ans), son colocataire et amant depuis un an, parmi les chroniqueurs de la revue venus l’interviewer…
Sayonara Sensei / Le repas du soir: Le professeur Yagi sympathise avec l’élève studieux Aoi. Comme le lycéen est souvent livré à lui-même, il prend l’habitude de l’inviter à dîner chez lui.

En conclusion

Des romances classiques agréable à lire graphiquement.

Sleazebag and bitch – Takumi You

sleazebag and bitch Takumi You

TAKUMI You タクミユウ
ISBN: 9782368771723
Boy’s love IDP, 2015
ISBN: 9784796405843 (JP)
Kaiohsha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

Relations passionnées et autres romances…

Dans ce recueil, Takumi You sensei présente quatre histoires sur des thèmes variés. Elle met en avant l’érotisme et des relations assez intenses. Le scénario ne sert qu’à aboutir à un câlin. La lecture reste tout de même agréable. Le premier récit joue sur une relation sado-masochiste. « Douce lune » et « Je ne peux rien y faire » interrogent sur l’amour homosexuel avec des héros hétérosexuels à la base. Même si « Douce lune » aborde la pornographie, les personnages semblent se laisser vivre sans trop se remettre en question. La dernière histoire développe une romance ambigüe entre un majordome et son maître.

Les décors sont peu présents. La mangaka préfère jouer sur les trames. Elle maîtrise parfaitement les cadrages. Justement, elle utilise le jeu des cadrages et des aplats de trames pour censurer discrètement les scènes érotiques, ne laissant qu’une silhouette des phallus. Son graphisme reste assez réaliste. Les visages sont variés.

En résumé

Le salaud et le pervers: Le policier Asuma est chargé de surveiller le chef de clan yakuza Yotsume, mais il entretenait avec lui une relation violente quand ils étaient au club de kendo à l’université.
Douce lune: Wataru, étudiant blasé, est devenu acteur porno gay pour rembourser des dettes mais continue pour le plaisir sexuel. Il partage une relation d’un soir avec Murakami, réalisateur de films gays.
Je ne peux rien y faire: Honmaru, étudiant en art et fétichiste des mains, tombe amoureux de son senpai Kuma.
Majordome à son service: Kiyohito refuse de rencontrer sa tante qui cherche à le marier. Il préfère provoquer son beau majordome Ozawa…

En conclusion

Des histoires un peu plus adultes, érotiques, mais qui ne plairont pas à tout le monde…

School police love mission – Amagi Reno

school police love mision amagi reno

AMAGI Reno 天城れの
ISBN: 9782368770023
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248574 (JP)
Kaiohsha, 2008 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Des détectives de l’amour pour la régulation des mœurs d’un lycée.

Dans ce one-shot, Amagi Reno sensei nous plonge dans une situation peu probable où l’humour surpasse les sentiments. Il est question de manipulation, de confiance, de pression familiale. Au cours des deux missions, Sayama va s’interroger sur l’amour, l’évolution de ses sentiments. Les deux héros ont des caractères bien tranchés: Tsubaki cache un double visage, la perspicacité de Sakurai est complètement occultée par son air nonchalant. La première mission se déroule sur plus de la moitié du volume et est découpée en chapitres par de simples illustrations. Afin de compenser le peu de scènes érotiques, une histoire bonus en fin de tome dévoile la relation entre Akuta Sôbi et Niregi Tsukasa. Cependant, cela casse un peu l’ambiance générale du récit avec son ton presque pornographique.

La mangaka utilise un minimum de traits mais offre des déformations mignonnes. Sakurai en « toutou » ou en SD est craquant. Cela rend son graphisme plus doux que d’habitude. Les trames se font discrètes. Le cadrage est au service de la fluidité de l’histoire. De même, les déformations parfois trop exagérées donnent l’impression d’un dessin non maîtrisé. Pourtant, ce dernier reste très expressif. Alors que les scènes érotiques des deux missions évitent les détails, celle de l’histoire finale mérite un classement 18+ avec juste des trames et de fines bandes noires qui ne semblent rien cacher.

En résumé

Dans l’école d’élite masculine Kakyoku, le comité de surveillance, surnommé les détectives, organise une élection pour recruter un nouveau membre. En effet, des couples gays du lycée sont visés par un corbeau qui les surprend en plein ébats amoureux et expose leurs photos publiquement, les menaçant de prévenir leurs familles s’ils ne se séparent pas. Subissant la pression familiale depuis qu’il a raté l’entrée au comité des élèves, Sayama Tsubaki s’intéresse fortement à ce nouveau titre convoité qui peut propulser son parcours scolaire. Il s’attire l’affection du nouvel élève, Fubuki Sakurai, en lui venant en aide…

En conclusion

J’aime beaucoup Amagi Reno. Cette histoire mignonne et amusante n’est pas la meilleure de l’auteur. L’histoire bonus pourra gêner certains lecteurs. Mais j’ai passé un agréable moment.

A beautiful sunny day – Ueda Aki

a beautiful sunny day ueda aki

UEDA Aki 上田アキ
ISBN: 9782375061169
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784829685815 (JP)
Printemps shuppan, 2016 (JP)
Titre original: 来たる晴れかけの明日よ
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Tout se recycle!

Dans ce one-shot, Ueda Aki sensei met l’accent sur la relation entre les deux héros et le développement en douceur de leur amour. Elle dénonce également les répercussions de la surconsommation. De par son métier de recycleur, Harehito possède une philosophie de vie originale; son comportement comme son logement expriment sa vision du monde: un hangar au bord de mer où il passe des moments nonchalants pendant ses repos, tout en essayant de réparer un appareil qui lui est cher. L’auteur, lors d’un chapitre entier de flash-back révèle le passé d’Ôjirô. Ce dernier va ouvrir son cœur au fil du récit et s’affirmer. Au contraire, les quelques indices parsemés à travers le reste du tome ne permettent pas de dévoiler le mystère entourant son employeur. La relation homosexuelle est plutôt réaliste. Une certaine poésie se dégage du scénario: le climat qui appuie les émotions, un jeu de mot entre le prénom du héros et le nom de son entreprise rappelant ainsi les instants heureux qu’il partage. La notion de temps qui passe est bien rendu. Sous la jaquette, des petites anecdotes humoristiques et des croquis de l’auteur présentent ce qu’elle aurait voulu développer. Ses commentaires aident à mieux cerner certains détails.

Le style de la mangaka contraste un peu avec la douceur de la romance: ses traits sont fins mais les visages sont anguleux avec des yeux fins. L’ensemble est harmonieux et reste très expressif malgré l’exagération de quelques traits. De même, les scènes de préliminaires torrides et érotiques, basées sur le plaisir tactile, cassent le rythme lent du récit. L’auteur montre peu mais sans censure, en jouant sur les cadrages et les gros plans. Les sentiments et expressions transparaissent. Elle maîtrise bien les trames de colorisation et d’ambiance.

En résumé

Harehito et Ôjirô récupèrent les objets cassés pour les réparer et les revendre. Mais ils reçoivent un jour une étrange demande qui fera remonter de douloureux souvenirs…

En conclusion

Voir Harehito vivre simplement en réparant ce qui lui passe sous la main donne envie de prendre un peu plus soin de ses affaires. Un hymne au recyclage!