Hidamari ga kikoeru 4 Limit 2 – Fumino Yuki

hidamari ga kikoeru 4 fumino yuki
FUMINO Yuki 文乃ゆき
ISBN: 9782368776704
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784829686157 (JP)
Printemps shuppan, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

L’incompréhension au sein du couple fait obstacle à l’amour.

Fumino Yuki sensei interpelle les lecteurs sur les différents appareils auditifs. Elle dénonce également le voyeurisme de certains journalistes qui jouent sur l’apitoiement du public envers les handicapés pour faire de l’audimat. Par ailleurs, elle met en avant les problèmes que peuvent rencontrer des couples dont l’un des partenaires est malentendant. Ainsi, Yasu réalise les difficultés à s’intégrer dans une conversation. De même, Kôhei se sent mal pour Taichi qui tente de communiquer normalement alors qu’il ne maîtrise pas encore la langue des signes. D’ailleurs, l’auteure montre le sentiment de solitude, d’infériorité ou de culpabilité que peut ressentir une personne handicapée en compagnie d’une personne valide. Elle décrit avec finesse l’impression de sacrifice d’une personne qui s’engage pour aider celui qu’il aime. Ainsi, influencé par Ryû, Kôhei réfléchit sur sa relation avec Taichi et se renferme à nouveau. Au contraire, Taichi n’arrive pas à transmettre ses sentiments.

La mangaka adoucit son trait, toujours aussi fin. Elle équilibre l’utilisation des trames. Par ailleurs, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Les décors sont plutôt réalistes et très présents. La mise en page dynamique joue beaucoup sur la variation des angles de vue. En fin de tome, Fumino sensei offre un chapitre rétrospectif avant que les deux jeunes hommes ne se déclarent. Comme dans le tome précédent, elle reprend le thème de la couverture en proposant deux planches amusantes sous la jaquette, insistant sur les quiproquos entre le couple.

En résumé

Le grand-père de Sagawa Taichi est sorti de l’hôpital malgré les recommandations des médecins, mais il semble avoir la forme. Depuis qu’il a dormi chez Sugihara Kôhei, Taichi ne l’a plus revu. Ses petits soucis l’empêchent de se consacrer pleinement à sa formation. Mais Chiba vient prendre la relève d’Araki qui perdait patience. Invitée par Yasu, Maya l’emmène au restaurant de Yumetani. Toutefois, le jeune homme s’aperçoit qu’il a du mal à se mêler à leur conversation. Kôhei fréquente de plus en plus Ryû, faisant du mini-foot avec lui. Cependant, il remarque que ce dernier n’aime pas se mêler aux personnes valides. En effet, considérant que son handicap sera toujours une charge pour eux, le jeune homme préfère rester avec des personnes le comprenant.

En conclusion

Ce tome obtient la dixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2019. Sugihara Kôhei est classé quatorzième meilleur seme et Sagawa Taichi dix-huitième meilleur uke. A chaque page mon cœur palpite pour ce couple qui semble fait l’un pour l’autre malgré les obstacles. D’ailleurs, l’auteure arrive à décrire avec finesse leurs sentiments, leurs hésitations, et à pointer les points difficiles de la relation et du handicap. Elle donne envie de s’intéresser au sujet, sans tomber dans le mélodrame.

Hidamari ga kikoeru 3 Limit 1 – Fumino Yuki

hidamari ga kikoeru 3 fumino yuki
FUMINO Yuki 文乃ゆき
ISBN: 9782368776148
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784829685990 (JP)
Printemps shuppan, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

Entre travail et études, difficile d’entretenir une relation naissante.

Fumino Yuki sensei met en avant la difficile conciliation d’une relation amoureuse entre travail et études. Avec Umetani Take et Ryû, elle présente un peu le football pour les sourds. En plus, elle apporte une note positive par rapport au tome précédent, mettant en avant le dynamisme des jeunes pour organiser des évènements adressés au public malentendant. Ryû apporte une autre vision des relations entre valides et handicapés. Les gaffes de Taichi apportent une touche d’humour. L’auteure dévoile également le passé du jeune homme. Elle développe un peu certains membres de la société Sig-n, en particulier le sévère Chiba et le taquin Tendô. Même si la relation entre Sagawa et Sugihara avance, leurs rapports sont pollués par divers sentiments comme le doute, la peur de la séparation ou de devenir une charge. En plus, Taichi n’est pas prêt psychologiquement malgré son désir bien présent.

Le trait épuré de la mangaka, proche du style shôjo, dégage à la fois de la douceur et une certaine fraîcheur. Elle simplifie ses traits en exagérant les expressions, apportant une touche humoristique. Ainsi, les bouilles de Taichi gêné sont adorables. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. De même, l’utilisation des trames est équilibrée. Les décors sont précis, très réalistes. La mise en page est dynamique, avec des angles de vue variés. Même si il n’y a pas de scènes érotiques à proprement parler, Fumino sensei transcrit parfaitement la gêne et le désir présent de ses personnages. Quand ils rougissent tous les deux, ils reprennent un air presque innocent et enfantin. Sous la jaquette, elle offre une anecdote tendre avec nos deux maladroits dans la continuité de la couverture.

En résumé

Comme Sagawa Taichi travaille à Sig-n, il a moins le temps de voir Sugihara Kôhei. Un stage intensif est programmé au lac Kawaguchi pour la société Bart qui accueille une nouvelle recrue atteinte de surdité. Chiba décide de ne prendre que l’élite. Frustré, Taichi n’arrête pas de se plaindre auprès de Kôhei durant leur rendez-vous. Impatient, son petit ami l’embrasse alors qu’ils flânaient dans un parc, mais le garçon enjoué n’aime pas les démonstrations dans les lieux publics. Comprenant toutefois sa peine, il accepte alors une petite excursion en amoureux pour son prochain congé. Mais Taichi doit remplacer au dernier moment un collègue qui s’est blessé. Toutefois, durant le stage, Chiba lui interdit d’utiliser la langue des signes qu’il ne maîtrise pas totalement et d’intervenir auprès des stagiaires, en particulier Ueno qui est sourde.

En conclusion

Ce tome obtient la dixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2018. Sugihara Kôhei est classé 18ème meilleur seme et Sagawa Taichi 19ème meilleur uke. J’aimerais bien que la relation entre Yasu et Maya se concrétise mais l’amour ne fait malheureusement pas tout. J’aime beaucoup les nouveaux personnages. L’auteure arrive à parler du handicap avec finesse et bienveillance, présentant à la fois le travail de ceux qui essaient d’intégrer les personnes malentendantes ainsi que les manques qui persistent. Elle donne même envie d’approfondir le sujet. Je suis complètement subjuguée par ce magnifique récit.

Reverse hierarchy – Nishihara Keita

reverse hierarchy nishihara keita
NISHIHARA Keita 西原ケイタ
ISBN: 9782368771907
Boy’s love IDP, 2016
ISBN: 9784796406284 (JP)
Kaiohsha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: si on s'ennuie

Des seme prédateurs qui vont faire des efforts pour plaire à leur uke.

Nishihara Keita sensei propose de suivre deux histoires avec deux couples de lycéens dont les seme se révèlent être de vrais prédateurs. Ces derniers, un peu pervers, dominent complètement leur uke fou amoureux d’eux. Néanmoins, ces romances légères mettent en avant le pouvoir de l’amour avec une touche d’humour. Dans « Reverse hierarchy », l’auteure s’amuse à retourner le rapport entre les deux héros. Elle joue sur l’innocence et l’ignorance de Shizuo, qui cède d’abord facilement à Masato. Bien qu’il prenait un peu de haut son ami, il se retrouve complètement sous sa coupe dans leur relation amoureuse. Pourtant, par la suite, le seme réalise ses sentiments et répond avec plaisir aux attentes romantiques de son amant. Le second récit s’intéresse à l’évolution de Kichise, au caractère extrême: égocentrique, pervers et fétichiste des tétons. En découvrant petit à petit Mitsuba, ses sentiments s’éveillent et il tente alors de répondre à ses désirs.

La mangaka a un trait anguleux très simplifié. Elle dessine des mentons et des nez pointus, avec des yeux effilés. Son style particulier se simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les décors servent principalement à situer l’action. De même, les trames d’ambiance accompagnent les émotions. La balance entre noir et blanc est équilibrée, avec des trames d’ombre et de couleurs. Dans les scènes érotiques, Nishihara sensei censure les parties intimes par des bandelettes blanches. Elle évite également de montrer trop de détails en écourtant ces passages. Des yonkoma concluent les deux histoires en apportant des anecdotes amusantes.

En résumé

Reverse hierarchy! / Bonus: Le sérieux délégué de classe Anzai Shizuo est persuadé d’être indispensable à son ami d’enfance Masato. En effet, il le réveille tous les matins, surveille ses fréquentations et passe tout son temps libre à s’occuper de lui. Cependant, les petites attentions de Masato le touchent. Les parents de Masato s’absentant, Shizuo leur propose de rester avec lui. Mais ce dernier a bien l’intention de s’amuser un peu et commence à regarder une vidéo pornographique. Gêné, son sérieux ami l’interrompt mais les choses entre eux dérapent…
Ne me touche pas! / C’est un crime d’être aussi mignon! / Je veux tout de toi! / Kichise x Mitsuba Bonus: Miyoshita Mitsuba complexe sur ses tétons devenus très sensibles depuis que son petit ami, Kichise, s’amuse avec à chaque rapport…

En conclusion

L’auteure n’approfondit pas ses récits et reste dans la légèreté et le partage des sentiments. Cependant, il est amusant de voir les uke très passifs arriver à faire réfléchir leurs dominants seme en partageant clairement leur amour. Une histoire divertissante qui se laisse lire.

I hate you, Sensei – Hinako

i hate you sensei hinako
Hinako ひなこ
ISBN: 9782368775431
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784813031208 (JP)
Taiyohtosho, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

Impossible de tomber amoureux de son rival en amour!

Hinako sensei narre une romance légère mais assez réaliste entre un professeur et son élève. Même si le thème semble classique, elle arrive à donner suffisamment de caractère à ses deux héros pour maintenir un peu le suspense. En effet, Ikuta a clairement conscience qu’il manque de confiance en lui et refuse d’admettre ses sentiments naissants et son attirance. Le professeur Shizu s’amuse des réactions d’Aoi dont les émotions se lisent sur le visage. De même, l’ami d’Ikuto, Tachibana Kyotaro, ajoute une touche humoristique à cette relation compliquée. L’auteure joue sur les tensions et les sentiments contradictoires. Par ailleurs, elle aborde avec humour le problème de la relation entre professeur et élève même consentie. Ainsi, Shizu tient compte des limites et Ikuta réfléchit au développement de leur relation. Le contraste entre Aoi perdu dans ses sentiments et l’imperturbable professeur ajoute une certaine tension.

La mangaka a un trait fin et épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle utilise des trames d’ambiance très graphiques comme des étoiles, des pois, des cœurs… La mise en page est dynamique. En plus, Hinako sensei ne censure pas les scènes érotiques. On remarque tout de même les traces de bandelettes blanches striés qui ne cachent rien dans certaines vignettes.

En résumé

Ikuta Aoi essaie de déclarer ses sentiments à Satô, une des filles les plus populaires du lycée. Mais il manque de tact en critiquant son maquillage. La jeune fille s’énerve provoquant le fou rire du professeur Shizu qui a surpris leur conversation. En montrant au lycéen comment faire une approche plus subtile, l’enseignant obtient une déclaration d’amour de la lycéenne. Jaloux de sa popularité et de son charme, Ikuto déclare détester son professeur, le considérant comme un rival en amour. Pour l’éviter, il décide de dormir pendant son cours. Toutefois, Shizu le convoque, mais l’encourage à se déclarer simplement. Après sa déclaration, et bien que rejeté, Aoi réalise alors que le professeur l’a bien conseillé. Pourtant la punition ne se termine pas là car l’enseignant décide de prendre le lycéen comme larbin pour qu’il se fasse pardonner son insolence.

En conclusion

Ce one-shot a obtenu la vingt-cinquième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2017. Le dessin est beau et agréable et le rythme des évènements est bien mené. Toutefois, les premiers rapports entre le professeur et son élève pourront déranger certains, le consentement n’étant pas clairement établi au départ. Heureusement, cela s’améliore avec le développement de leurs sentiments. Les réactions des personnages sont amusantes et le couple devient vite attachant. Une histoire divertissante qui plaira facilement.

Tadoru yubi – Takasaki Bosco

tadoru yubi takasaki bosco
TAKASAKI Bosco 高崎ぼすこ
ISBN: 9782368774724
Boy’s love IDP, 2016
ISBN: 9784801953048 (JP)
Takeshobo, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Difficile de transmettre ses sentiments dans un couple.

Takasaki Bosco sensei nous plonge dans une romance érotique entre un super seme et un uke timide. Elle s’intéresse au manque de communication dans un couple. En effet, bien que leur relation commence charnellement, les sentiments entre Takase et Hanamura naissent rapidement mais ils n’arrivent pas à les transmettre. Naoya manque de confiance en lui et a tendance à croire les rumeurs. Bien que timide, il est fougueux durant l’amour. Au contraire, Shûji se montre froid et brusque mais devient attentionné durant les ébats. Ainsi, l’auteure joue sur le contraste des caractères. En introduisant Aihara Ryô, elle permet au couple de réfléchir à leurs sentiments. Entre quiproquos et jalousie, le manque de communication fragilise leur relation. Elle complète son tome par une romance entre des amis d’enfance dont l’amour est freiné par la différence d’âge et la difficulté à transmettre ses sentiments.

La mangaka a un trait épuré plutôt fin et assez classique. Elle dessine des personnages sveltes. Elle simplifie légèrement ses traits dans les expressions fortes, conservant un côté mignon. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page est très dynamique. Takasaki sensei censure peu ses scènes érotiques mais le choix des cadrages et des angles de vue évite de montrer trop de détails. Elle cache les parties intimes par des hachures ou en occultant les contours. A la fin de certains chapitres, elle présente des vignettes des personnages en SD adorables. On retrouve également les deux héros en SD sous la jaquette. Comme indiqué dans sa postface, son trait évolue entre le chapitre 2 et 3, ayant fait un an de pause. En effet, les mentons sont légèrement plus longs.

En résumé

Tadoru yubi / Premier jour avec mon petit ami: Hanamura Naoya travaille comme assistant designer dans une entreprise de fabrication mais se fait exploiter par son supérieur, Sai. Amoureux de ce dernier, il est donc choqué en apprenant son futur mariage. Alors qu’il pleurait en dessinant dans le coin fumeur, un homme arrogant le remarque et le console. Il s’agit du célèbre designer Takase Shûji, un indépendant qui va collaborer avec eux sur un projet. Comprenant immédiatement le talent de Naoya, il n’hésite pas alors à le séduire, l’invitant à travailler chez lui. Les deux hommes finissent donc par coucher ensemble. Mais quelques temps après, Takase trouve Hanamura devant sa maison. Ce dernier a démissionné et souhaite rester avec lui…
Laisse-moi rester à tes côtés: L’étudiant Yashiro Sei et l’acteur de nô Kitami Kazuto sont colocataires. Ils se connaissent depuis l’enfance mais s’étaient perdu de vue quand Sei a abandonné les cours de théâtre. Pourtant, l’étudiant aimerait réduire cette distance installée entre eux…

En conclusion

L’auteure arrive à mettre une scène érotique à chaque chapitre. Le scénario est simple mais divertissant. Je trouve agréable de voir les personnages évoluer ensemble. En plus, ils assument clairement leur relation purement charnelle au départ. De même, j’aime beaucoup Katô, la collègue de Hanamura, qui joue un peu les protectrices et encourage le jeune designer.

Kiss ariki 3 – Nitta Youka

kiss ariki 3 nitta youka
NITTA Youka 新田祐克
ISBN: 9782351808665
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784799715147 (JP)
Libre, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Même si je te disais que je ne veux pas devenir chef de clan? »

Nitta Youka sensei continue de nous surprendre avec le jeu de manipulation d’Asato et du père Suki. Mutsumi et Tôru entrent également dans le jeu et s’émancipent. Par ailleurs, le futur héritier, qui a tendance à se sacrifier pour autrui, affronte ses doutes et hésitations, pris entre ses désirs et la pression du clan. Au lieu de s’aligner sur les méthodes traditionnelles des yakuzas, il instaure sa propre vision, plus protectrice et moderne. Il tire donc profit des investissements étrangers dans les paradis fiscaux. Enfin, il assume ses sentiments pour Mutsumi. Ainsi, leur relation s’équilibre. L’auteure répond aux questions du tome précédent, disséminant quelques indices au fil des chapitres. Par ailleurs, à travers Yûri, elle aborde la trahison par amour. Enfin, elle laisse volontairement une fin ouverte, souhaitant reprendre la suite plus tard.

La mangaka a un trait léché immédiatement reconnaissable. Elle utilise quelques trames d’ambiance pour renforcer les émotions. Par ailleurs, les trames très variées sont équilibrées. Les décors soignés ajoutent une touche réaliste. La mise en page est très dynamique. Même si Nitta sensei cache les parties intimes par des trames ou du blanc dans les scènes érotiques, ces dernières dégagent beaucoup de sensualité.

En résumé

Asato a fait mener Kiria Mutsumi dans un bar à hôtesses pour discuter. Il lui demande alors de convaincre son cousin à renoncer à la succession, remettant en question ses compétences à cause de son physique peu viril. Pourtant, il a partiellement averti Suki Tôru de sa rencontre. Inquiet, ce dernier fonce au bureau du clan Hokusai pour les rejoindre. Mais il n’y a que des hommes de main patibulaires. Il refuse de donner son nom, complexé par sa position. Mais subjugués par sa beauté, les yakuzas l’agressent…

En conclusion

Attention, dans ce tome, il y a beaucoup de relations sans consentement et même un viol. La fin peut paraître abrupte mais je l’apprécie beaucoup car cela met en évidence l’équilibre parfait qu’a atteint le couple. Une conclusion intéressante remplie d’émotions.

Kiss ariki 2 – Nitta Youka

kiss ariki 2 nitta youka
NITTA Youka 新田祐克
ISBN: 9782351806968
Taifu comics, 2013
ISBN: 9784799711248 (JP)
Libre, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Tu n’as pas à baisser la tête devant moi. »

Nitta Youka sensei fait évoluer tranquillement la relation entre Tôru et Mutsumi. L’étudiant exprime de plus en plus sa possessivité tandis que le futur héritier oscille entre jalousie et rejet. En effet, même s’il prend parfois l’ascendant dans leurs rapports, il complexe encore sur son manque de virilité qu’il perçoit comme une faiblesse. Pourtant, son approche différente de la gestion du clan charme déjà certains subalternes. Dans la continuité du tome précédent, l’auteure présente Dômoto comme l’incarnation du yakuza traditionnel, dévoué et empreint du sens de l’honneur. Elle révèle un peu le passé de Tôru. Elle introduit également Asato du clan Hokusai, mettant déjà en place la lutte pour la succession. Les stratégies et les manipulations se dévoilent petit à petit. D’ailleurs, Mutsumi cherche à percer le secret de Shinya, conscient d’un projet beaucoup plus vaste que la simple mise en place de son fils au pouvoir.

La mangaka épure à peine son trait léché. Elle travaille finement les expressions des visages. De même, les décors soignés renforcent le réalisme. L’usage des trames reste équilibré. La mise en page très dynamique enchaine les emboîtements de cases aux formes variées, les ellipses, les sorties ou l’absence de cadre. En plus, les angles de vue changent souvent. Dans les scènes érotiques, Nitta sensei censure les parties intimes par des caches blancs. Toutefois, elle transcrit bien la violence et la passion des ébats.

En résumé

Suki Tôru s’abandonne plus facilement dans les bras de Kiria Mutsumi. Mais Dômoto voit cette relation d’un mauvais œil et kidnappe l’étudiant. En effet, très sensible au sens de l’honneur et ayant quasiment élevé Tôru, il a l’impression que son jeune maître est rabaissé. Il compte bien remettre en place le petit nouveau mais ce dernier ne se laisse pas faire. Ils finissent donc par s’expliquer avec les poings. Inquiet de la disparition de son amant, Tôru fonce demander de l’aide à son père. Ce dernier refuse mais compte tout de même punir le rebelle. Toutefois, quand Dômoto vient expier de lui-même sa peine, proposant de se couper le doigt, le jeune yakuza l’arrête et lui demande de prêter serment avec lui…

En conclusion

L’auteure alterne entre scènes sexy et complots, retenant constamment en haleine le lecteur. Certaines scènes pourront choquer les lecteurs, le consentement étant peu respectés à certains moments. Dômoto apporte malgré lui une touche humoristique. Je l’apprécie de plus en plus: un vrai papa poule! D’ailleurs, l’histoire bonus qui lui est consacrée donne une anecdote tellement amusante sur sa manière d’encourager le couple. Un beau graphisme et une intrigue entraînante.

Kiss ariki 1 – Nitta Youka

kiss ariki 1 nitta youka
NITTA Youka 新田祐克
ISBN: 9782351806302
Taifu comics, 2012
ISBN: 9784862639349 (JP)
Libre, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Tu vas aller sur une île avec le fils de Kiria. »

Nitta Youka sensei offre une romance dynamique sur fond de succession d’un clan mafieux. Elle confronte ses deux héros aux manipulations de leurs propres pères. Elle révèle également le passé de Shinya et Kiria Itsuki pour installer les différentes tensions qui touchent le clan. La relation entre Mutsumi et Tôru commence plutôt mal et fluctue constamment entre consentement et rapports forcés, le yakuza rejetant les sentiments amoureux de l’étudiant. L’auteure met en avant les différences entre les générations, en particulier sur la gestion du clan, ainsi que l’adaptation des méthodes pour faire fructifier les fonds, soumises de plus en plus au respect des procédures légales. Elle dénonce également les divers trafics auxquels s’adonnent les mafieux. Dômoto, avec son côté surprotecteur, apporte un peu d’humour. « Tragédie virtuelle » détend l’atmosphère avec une petite romance mettant en avant la communication.

La mangaka a un trait léché légèrement épuré. Elle varie les morphologies des personnages et rend parfaitement les différences d’âge. Il y a donc de beaux garçons comme des voyous à la mine patibulaire. De même, les décors sont soignés et présents. Les trames très variées chargent un peu les pages mais renforcent également le réalisme. La mise en page dynamique joue beaucoup sur les changements d’angles de vue. Dans les scènes érotiques, Nitta sensei censure les parties intimes par des bandelettes ou des caches blancs.

En résumé

Kiss Ariki: Le yakuza Suki Shinya envoie son fils Tôru sur une île isolée pour le protéger d’une guerre de clans. Il lui demande également d’essayer de convaincre Kiria Mutsumi, le fils de son bras droit qui l’accompagne, à rejoindre leur clan. En effet, le brillant étudiant n’a pas du tout l’intention de succéder à son père. D’abord réticent, le frêle mafieux finit par céder avec l’intention d’intervenir si besoin. Même s’il ne s’entend pas trop avec Mutsumi, les deux jeunes hommes finissent au bout d’une semaine pas se soulager ensemble. Mais un soir, l’étudiant tente d’aller plus loin, subjugué par la beauté et la force de caractère du futur héritier du clan. Toutefois, Tôru le rejette et refuse qu’il s’engage uniquement par amour…
Tragédie virtuelle: Aragaki travaille dans la programmation de jeux vidéo en ligne. Asocial, il a du mal à communiquer avec son supérieur, Yonohara, et préfère lui envoyer ses travaux par email. Heureusement, Sakamoto temporise la tension entre eux. Pour se détendre, Aragaki se réfugie souvent dans un jeu, étant tombé sous le charme d’un ami rencontré virtuellement…

En conclusion

Nitta sensei nous plonge rapidement dans l’action. La relation naissante est rapidement occultée par l’univers mafieux, pour notre plus grand plaisir. Par contre, certaines scènes pourront choquer la sensibilité des lecteurs, le consentement étant gris. J’aime beaucoup le développement du récit et des personnages, même si cela va assez vite.

Un baiser au goût de mensonge 5 – Sagami Waka

un baiser au gout de mensonge 5 sagami waka
SAGAMI Waka サガミワカ
ISBN: 9782382760567
Hana, 2022
ISBN: 9784796412575 (JP)
Kaiohsha, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Makio est-il prêt à se sacrifier par amour?

Sagami Waka sensei délaisse un peu l’univers de l’arnaque pour s’intéresser aux méthodes des yakuzas. Elle détaille les moyens utilisés par le clan Kaiô pour étendre son territoire et installer une guerre entre mafieux. Elle montre également les tactiques du clan Seiryû pour contrer en douceur ce projet. Entre chantage, menaces, manipulation, vengeance, le suspense et la tension sont constamment maintenus. Le couple est donc mis à l’épreuve malgré lui et les deux hommes évoluent, réalisant la peur de perdre l’autre. Ainsi, l’auteure dépeint avec justesse les sentiments profonds de ses héros. Elle dévoile par ailleurs, l’enfance de Makio en introduisant un nouveau personnage, Igarashi. Dans les histoires bonus, elle met en avant Shirasu et l’amour sincère du couple.

La mangaka a un trait épuré plutôt anguleux. Elle varie les trames tout en respectant un certain équilibre. Par ailleurs, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Les décors apparaissent dès que le plan s’élargit. La mise en page dynamique joue principalement sur la variation des angles de vue et les sorties de cadre. Sagami sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle présente les personnages dans des fiches en début de tome. Elle confie également les secrets de création dans sa postface sous la jaquette. Les illustrations en couleurs en début de tome sont en rapport avec la couverture. De même, l’illustration sous la jaquette reprend le même thème que le tome précédent, donnant des anecdotes sur Kiyomaru.

En résumé

Au réveil le matin, Makio Hijiri trouve Wachi Daisuke en train de lire le journal tout en lui caressant la tête. Il le taquine alors pour obtenir plus d’attention. Mais il devine également que son petit ami lui cache quelque chose. Le PDG avoue donc avoir refusé une rencontre arrangée d’un client, son amour étant uniquement réservé à son petit ami. Pendant le petit déjeuner, le barman remarque un paquet de cigarettes inconnu trouvé dans leur boîte aux lettres. Bien qu’il ait un doute sur l’expéditeur, il préfère se taire. Plus tard dans la journée, en sortant d’un rendez-vous extérieur accompagné d’Ise, Wachi évite de justesse une voiture qui fonçait sur lui…

En conclusion

Un tome avec un peu plus d’actions et un petit peu de violence, mais le suspense nous retient en haleine jusqu’au bout. L’amour entre Wachi et Makio devient palpable, les sentiments s’éclaircissent et surtout l’évolution des deux hommes les rend adorables. Je fond complètement pour eux, ne souhaitant que leur bonheur!

Un baiser au goût de mensonge 4 – Sagami Waka

un baiser au gout de mensonge 4 sagami waka
SAGAMI Waka サガミワカ
ISBN: 9782382760550
Hana, 2022
ISBN: 9784796410540 (JP)
Kaiohsha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Un certain équilibre entre Wachi et Makio s’installe.

Sagami Waka sensei délaisse un peu le milieu des arnaques pour développer la romance entre Wachi et Makio et leur environnement. Elle s’intéresse également aux personnages secondaires récurrents comme Ise, Kakurai et Morie Ryô. Le passé entre Wachi et son adjoint permet de comprendre immédiatement la relation particulière qui lie les deux amis. Le PDG anticipe de mieux en mieux les manigances de son amant et devine même ses intentions. Toutefois, sa confiance reste ébranlée par une constante inquiétude. Le couple conforte ses sentiments grâce à divers évènements. D’ailleurs, Makio prend conscience de ses nouveaux désirs. A travers Kôtaki Nao, l’auteure aborde l’influence des politiciens, même sur le déclin, dans le milieu des affaires. Faisant suite au tome précédent, elle développe rapidement l’impact des yakuzas dans le milieu politique et économique. Le récit conserve un ton réaliste.

La mangaka a un trait épuré et simple, légèrement anguleux. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les décors sont assez présents. Par ailleurs, les trames d’ambiance appuient les émotions fortes. La mise en page est dynamique. Même si Sagami sensei ne censure pas les scènes érotiques, elle s’attarde plutôt sur les sentiments. Elle offre des fiches personnages au début du tome. Sous la jaquette, elle détaille les secrets d’Ise dans une illustration, à lire à la fin. Il y a également sa postface.

En résumé

Wachi Daisuke présente Hijiri Makio à son ami d’enfance et adjoint Ise. Après le départ de son amant, il confie alors ses tourments: depuis quelques temps, il soupçonne le barman de le tromper. Mais Ise le pousse à aller de l’avant et à discuter avec son petit ami. Wachi va alors interroger Makio à la fermeture du bar. Toutefois, reconnaissant le parfum de Kakurai sur les vêtements de son petit ami, il laisse exploser sa jalousie. Mais quand il se réveille le lendemain, il est seul dans le bar. De son côté, Makio a donné rendez-vous à Ise et cherche à le recruter pour le compte de Kakurai, administrateur d’une société de fabrication de vêtements…

En conclusion

L’auteure offre une petite parenthèse pour mieux découvrir les personnages. Quand une relation est violente ou au consentement mitigé, elle la décrit comme telle et n’oublie pas les regrets. Le couple est de plus en plus attachant. Je craque complètement pour les réactions de Makio. Une lecture toujours aussi passionnante qui s’étoffe.