Hidamari ga kikoeru 3 Limit 1 – Fumino Yuki

hidamari ga kikoeru 3 fumino yuki
FUMINO Yuki 文乃ゆき
ISBN: 9782368776148
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784829685990 (JP)
Printemps shuppan, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

Entre travail et études, difficile d’entretenir une relation naissante.

Fumino Yuki sensei met en avant la difficile conciliation d’une relation amoureuse entre travail et études. Avec Umetani Take et Ryû, elle présente un peu le football pour les sourds. En plus, elle apporte une note positive par rapport au tome précédent, mettant en avant le dynamisme des jeunes pour organiser des évènements adressés au public malentendant. Ryû apporte une autre vision des relations entre valides et handicapés. Les gaffes de Taichi apportent une touche d’humour. L’auteure dévoile également le passé du jeune homme. Elle développe un peu certains membres de la société Sig-n, en particulier le sévère Chiba et le taquin Tendô. Même si la relation entre Sagawa et Sugihara avance, leurs rapports sont pollués par divers sentiments comme le doute, la peur de la séparation ou de devenir une charge. En plus, Taichi n’est pas prêt psychologiquement malgré son désir bien présent.

Le trait épuré de la mangaka, proche du style shôjo, dégage à la fois de la douceur et une certaine fraîcheur. Elle simplifie ses traits en exagérant les expressions, apportant une touche humoristique. Ainsi, les bouilles de Taichi gêné sont adorables. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. De même, l’utilisation des trames est équilibrée. Les décors sont précis, très réalistes. La mise en page est dynamique, avec des angles de vue variés. Même si il n’y a pas de scènes érotiques à proprement parler, Fumino sensei transcrit parfaitement la gêne et le désir présent de ses personnages. Quand ils rougissent tous les deux, ils reprennent un air presque innocent et enfantin. Sous la jaquette, elle offre une anecdote tendre avec nos deux maladroits dans la continuité de la couverture.

En résumé

Comme Sagawa Taichi travaille à Sig-n, il a moins le temps de voir Sugihara Kôhei. Un stage intensif est programmé au lac Kawaguchi pour la société Bart qui accueille une nouvelle recrue atteinte de surdité. Chiba décide de ne prendre que l’élite. Frustré, Taichi n’arrête pas de se plaindre auprès de Kôhei durant leur rendez-vous. Impatient, son petit ami l’embrasse alors qu’ils flânaient dans un parc, mais le garçon enjoué n’aime pas les démonstrations dans les lieux publics. Comprenant toutefois sa peine, il accepte alors une petite excursion en amoureux pour son prochain congé. Mais Taichi doit remplacer au dernier moment un collègue qui s’est blessé. Toutefois, durant le stage, Chiba lui interdit d’utiliser la langue des signes qu’il ne maîtrise pas totalement et d’intervenir auprès des stagiaires, en particulier Ueno qui est sourde.

En conclusion

Ce tome obtient la dixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2018. Sugihara Kôhei est classé 18ème meilleur seme et Sagawa Taichi 19ème meilleur uke. J’aimerais bien que la relation entre Yasu et Maya se concrétise mais l’amour ne fait malheureusement pas tout. J’aime beaucoup les nouveaux personnages. L’auteure arrive à parler du handicap avec finesse et bienveillance, présentant à la fois le travail de ceux qui essaient d’intégrer les personnes malentendantes ainsi que les manques qui persistent. Elle donne même envie d’approfondir le sujet. Je suis complètement subjuguée par ce magnifique récit.

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