Les vestiges d’un parfum 2 – Nakamura Asumiko

les vestiges d un parfum 2 nakamura asumiko

NAKAMURA Asumiko 中村明日美子
ISBN: 9782382762158
Hana, 2023
ISBN: 9784799726365 (JP)
Libre, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Profite bien de la vue. »

Nakamura Asumiko sensei continue de révéler les frasques de la famille Hiraki. Elle met en avant les réactions des femmes, en particulier Mariko, ainsi que les dommages collatéraux touchant l’entourage. Elle alterne la narration entre les différents personnages, permettant de découvrir leurs réflexions. Kaname continue d’assumer son côté voyeur et manipulateur, reproduisant les fantasmes de son père. D’ailleurs, les deux frères acceptent petit à petit leurs sentiments et leurs comportements immoraux. Les métaphores et l’influence du parfum continuent de semer des indices sur les émotions. Par ailleurs, des révélations précipitent la fin. Ainsi, l’auteure conclut son récit en laissant volontairement le lecteur dans le flou, l’incitant à deviner ce qu’il s’est passé à travers des indices. Elle aborde encore l’amour incestueux et torturé, impossible à réfréner.

La mangaka a un trait épuré réduit à l’essentiel mais toujours très expressif, jouant sur les angles et les courbes pour transcrire les émotions. Elle décompose les mouvements, mettant en avant leur sensualité. Comme dans le tome précédent, elle joue sur les métaphores graphiques. Par exemple, les cadrages ne montrent jamais les yeux de Mariko suggérant son ignorance sur l’infidélité de son mari et quand elle le constate enfin, ses yeux restes pourtant fermés. De même, les silences pesants se ressentent sur l’absence des phylactères et des onomatopées. Les trames utilisées avec parcimonie, privilégient les contrastes noir et blanc. Les décors très présents s’estompent autour des personnages pour ne pas surcharger la page. La mise en page reste dynamique malgré un agencement des cases assez classique. Dans les scènes érotiques, Nakamura sensei censure les partie intime par des languettes.

En résumé

Hiraki Shinobu et son beau-frère Takezô continuent leur relation malsaine, ayant trouvé un certain équilibre. Mais Mariko, la femme de Shinobu, vient troubler cette harmonie en invitant une amie d’université, Misono Haruka, à un week-end entre adultes dans la maison secondaire familiale. En effet, cette dernière ne semble pas insensible aux charmes de Takezô. Sur les recommandations de Takezô, Haruka se lève la nuit pour admirer les étoiles se reflétant sur le lac, mais aperçoit également les deux frères en pleins ébats.

En conclusion

Nakamura Asumiko sensei dépeint une relation sombre, dépravée et malsaine telle qu’elle est, incitant les lecteurs à s’interroger. Ses métaphores graphiques et ses indices guident ces derniers. Sa maîtrise rend la lecture très agréable malgré le sujet malaisant. Attention, cette histoire peut choquer la sensibilité de certains lecteurs. D’ailleurs, l’éditeur a ajouté un avertissement au dos de la couverture et même sur le frontispice. Malgré leurs défauts, je m’étonne de m’attacher à tous les personnages. Une lecture sombre, à la fois délectable et malaisante.

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