Docteur Lapin & Mister Tigre 2 – Honma Akira

docteur lapin et mister tigre 2 honma akira
HONMA Akira 本間アキラ
ISBN: 9782351808368
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784778109424 (JP)
Shinkosha, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Le lapin et le tigre tombent amoureux malgré le danger.

Honma Akira sensei met un peu de côté la romance entre le chirurgien et le yakuza pour développer plus précisément les tensions au sein du clan Shôwa. Elle met en évidence les dangers auxquels s’expose le médecin en entretenant une relation avec le malfrat. Même si les deux hommes prennent pleinement conscience de leurs sentiments réciproques, de leur attirance et de leur envie d’apprendre à se connaître, ils préfèrent respecter les décisions de l’un et l’autre pour se préserver. Par contre, les coïncidences semblent se jouer du destin des deux héros, le CHU devenant le centre des rencontres improbables. Par ailleurs, l’auteure montre une facette de Nonami peu plaisante, n’hésitant pas à utiliser des innocentes. Elle met également en avant la confiance qui existe entre le mafieux et son bras droit ainsi que sa mansuétude pour celui qu’il aime. Elle continue également l’aventure de Nagatomo et Koremori.

La mangaka a un trait légèrement épuré, plutôt réaliste sauf pour le traitement d’Uzuki qui rappelle le style shôjo, tout en rondeur. De même, elle simplifie ses traits dans les passages humoristiques, exagérant un peu les expressions. Comparé au tome précédent, elle représente moins souvent ses personnages avec leur avatar en tigre ou en lapin. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page dynamique utilise parfois un découpage filmique. Honma sensei ne détaille pas les scènes érotiques, déjà peu nombreuses.

En résumé

Docteur lapin et Mister tigre: Uzuki Yukihiro (27 ans) accepte de coucher avec Nonami Riichi (36 ans) à condition qu’il quitte l’hôpital. Mais ils sont interrompus par un appel d’urgence pour une opération. Après le départ du chirurgien, le yakuza croise l’infirmière Suzuki Mami et l’emmène chez lui, devinant qu’il est surveillé par les sbires de Murakami. Le lendemain, Uzuki est surpris de voir Nonami et Furuya Takanori quitter le CHU. En plus, le yakuza lui annonce froidement qu’il ne l’intéresse plus. Comme le chirurgien déprime, ses collègues l’emmènent dans un bar à hôtesses pour lui changer les idées. Mais ce bar arnaque les clients et les jeunes médecins n’ont pas de quoi payer. Toutefois, après avoir vu la situation par les caméras, le patron les laisse partir en leur faisant payer une somme dérisoire…
Ça s’écrit farce, mais ça se lit vérité: Koremori Kazushi ne lâche plus Nagatomo Ryôhei. En apprenant que le fonctionnaire a besoin d’argent pour changer d’appartement, il lui propose de faire des essais cliniques…

En conclusion

Ce tome obtient la quatorzième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2010. L’intrigue s’étoffe pour mon plus grand plaisir, même si l’humour se fait moins présent. D’abord prévu en deux tomes, l’auteure a décidé de continuer son récit. Cependant, elle a changé d’éditeur au passage et les droits sont donc bloqués en France. Les nouvelles couvertures sont encore plus magnifiques! Au Japon, il y a actuellement 4 tomes. J’espère pouvoir lire la suite un jour.

Docteur Lapin & Mister Tigre 1 – Honma Akira

docteur lapin et mister tigre 1 honma akira
HONMA Akira 本間アキラ
ISBN: 9782351808238
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784778107864 (JP)
Shinkosha, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

La rencontre improbable entre un sérieux chirurgien et un yakuza instinctif.

Honma Akira sensei offre une comédie romantique entre un chirurgien et un yakuza. Elle joue sur le contraste des caractères et la similitude avec les animaux. Ainsi, le couard Uzuki détale comme un lapin mais n’hésite pas à se révolter quand il est acculé. De même, Nonami représente le classique yakuza autoritaire et violent, figuré par un tigre comme sur son tatouage, mais cache une facette gentille et prévenante. Il se trouve d’ailleurs complètement décontenancé devant le tremblotant médecin. Au fur et à mesure qu’ils se côtoient, leurs sentiments se développent. En parallèle, l’auteure ajoute une intrigue au sein du clan mafieux Shôwa, avec des tensions de succession. Elle fait hésiter et réfléchir ses personnages. Elle complète ce tome avec une autre histoire s’intéressant à la différence d’âge et à la manipulation d’un surdoué sarcastique mais trop tordu pour exprimer ses sentiments.

La mangaka a un trait légèrement épuré. Elle mêle à la fois un style plutôt réaliste avec un trait plus rond et doux rappelant le style shôjo, en particulier dans le traitement d’Uzuki. Elle joue également sur le contraste entre les personnages. Les représentations des deux héros en tigre et en lapin apportent une touche d’humour mignonne. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. En revanche, les décors situent surtout l’action. La mise en page assez dynamique joue surtout sur la variété des cadrages et les vides. Honma sensei ne détaille pas les scènes érotiques. Sous la jaquette, elle offre un yonkoma sur ses chats.

En résumé

Docteur lapin et Mister tigre / Pourquoi simplement un tigre?: Un soir, le chirurgien Uzuki Yukihiro trouve un yakuza blessé par balle dans une ruelle. Bien qu’apeuré, il le soigne car le gangster, tatoué d’un tigre, refuse qu’il appelle une ambulance. Il est également surpris de le voir prendre soin d’un chat abandonné malgré son état. Mais le lendemain, le yakuza Nonami recherche dans le CHU une certaine Suzuki qui l’aurait sauvé. Il n’hésite pas à faire interner de force son collègue Taka. Toutefois, il n’a qu’un vague souvenir de son coup de foudre: d’après lui, elle ressemblerait à un lapin. Uzuki a la malchance d’être désigné responsable du faux patient. Même s’il collabore en donnant la liste des personnels féminins, il redoute à chaque instant les représailles. Pourtant, il arrive parfois à tenir tête au yakuza. Mais un soir, le tigre a retrouvé son petit lapin…
Ça s’écrit mensonge, mais ça se lit vérité / Manhood child: Plus jeune, Nagatama Kyôhei (36) s’occupait de son petit voisin Kazushi Koremori (19) et lui donnait des cours. Mais un jour, il apprend que ce dernier part aux États-Unis, étant surdoué. Kazushi lui vole alors un baiser avant de partir. Était-ce pour se moquer de lui?

En conclusion

Une histoire mignonne et touchante, avec des personnages qui ont conscience de leurs différences, du danger de se fréquenter mais dont l’attirance prend le dessus. Même si l’approche semble conventionnelle, j’apprécie la dynamique qui se construit entre les deux héros et leur évolution.

Treat me gently, please 9 – Nekota Yonezou

treat me gently please 9 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782375063088
Taifu comics, 2022
ISBN: 9784799743508 (JP)
Libre, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je suis juste en train d’essayer de l’enchaîner à moi. »

Nekota Yonezou sensei installe la première crise difficile du couple qui ne se comprend plus, débordé par leurs activités. Ainsi, elle dévoile de nouvelles facettes de ses personnages. Elle alterne la narration entre les deux protagonistes, partageant leurs réflexions et remises en question. En effet, le changement de comportement de Maya, moins jaloux, perturbe Nemugasa qui a tendance à vouloir le monopoliser. Leur prise de distance inquiète également leur entourage. L’auteure décortique différentes formes de la dépression, avec l’abandon total dans le désespoir de Maya et la fuite de Nemu qui se plonge dans le travail. Elle dépeint avec justesse la souffrance ainsi que la difficulté à surmonter seul cette épreuve. Par ailleurs, elle montre l’écart générationnel au travail dans l’utilisation des outils et le traitement des problèmes. Comme dans le tome précédent, l’histoire bonus s’attarde sur l’intimité du couple.

La mangaka a un trait épuré et anguleux, avec un style bien à elle. Elle dessine des visages ovales qui s’arrondissent dans les passages humoristiques, donnant une touche mignonne. De même, elle exagère les expressions et simplifie ses traits. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions et s’affirment graphiquement pour renforcer l’humour. Les autres trames sont par ailleurs équilibrées. Les décors apparaissent dès que le plan s’élargit, ajoutant en plus du réalisme à la scène. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei censure à peine les parties intimes. Toutefois, elle ne les détaille pas et ajoute parfois un halo de trames.

En résumé

Maya Hideyuki découvre la dure réalité du travail: avec les changements de dernières minutes demandés par le client, il doit annuler tout ce qu’il avait réservé et se retrouve donc surchargé de travail. Comme Nemugasa Takashi est également pris par les cours qu’il donne, les examens d’entrée à l’université approchant, le couple ne se voit pas souvent. Mais Maya promet à son petit ami de dégager du temps pour son anniversaire. Toutefois, le jour tant attendu, après une balade et un dîner en amoureux, il s’écroule de fatigue à l’hôtel pendant que Nemu prenait une douche…

En conclusion

Même si ce tome ne se classe pas dans le Chill chill BL award 2020, les lecteurs le citent parmi les meilleures séries pures qui fendent le cœur. Maya Hideyuki est classé dix-neuvième meilleur seme. D’ailleurs, les rapports de force entre les deux héros semblent s’inverser. Nemu et Maya mûrissent mais leur amour reste encore pure et passionné comme au premier jour. C’est un bonheur de lire à chaque fois leurs aventures poignantes. Dans la postface, Nekota sensei annonce vouloir développer la romance de Kutani et Okino. J’ai tellement hâte!

Treat me gently, please 8 – Nekota Yonezou

treat me gently please 8 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782375061312
Taifu comics, 2019
ISBN: 9784799739280 (JP)
Libre, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

Nemugasa confronté aux doutes et aux mensonges!

Nekota Yonezou sensei confronte notre couple à quelques épreuves et interroge sur la durée d’un amour homosexuel et l’étiolement de l’intensité des sentiments. Elle crée un peu de suspense en dévoilant au fur et à mesure les desseins de Ruka, qui s’avère être un sournois manipulateur ambitieux. Le manque d’expérience de Nemugasa et la maturité acquise de Maya entraînent des incompréhensions au sein du couple. Takashi plonge donc complètement dans le doute. Ainsi, les moments de tension alternent avec des instants plus tendres. L’humour se fait alors plus discret mais permet de souffler un peu. En partageant les pensées intimes de ses personnages, l’auteure décrit avec finesse l’influence du quotidien et de l’habitude sur une relation amoureuse. Elle montre comment le mensonge, même par prévenance ou pour fuir le conflit, peut énormément blesser.

Le trait de la mangaka s’affine. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle arrive à transcrire graphiquement le double visage de Ruka ainsi que la différence de maturité entre Maya et Nemugasa. De même, les expressions d’Okino sont mignonnes à croquer, avec quelques déformations exagérées. Les trames d’ambiance sont discrètes tandis que la répartition des décors est équilibrée. La mise en page rythme la lecture. Comparé au tome précédent, Nekota sensei privilégie les sentiments. Ainsi, elle développe peu les scènes érotiques, censurant les parties intimes en ne les détaillant pas et en ajoutant des bandelettes blanches. Elle préfère même jouer sur les angles de vue pour en montrer le moins.

En résumé

Maya Hideyuki se réveille au matin, allongé sur le sol chez Ruka. N’ayant pas prévenu Nemugasa Takashi de son départ la veille, il fonce directement chez Shimakawa Naoya. Il retrouve son amoureux déjeunant avec le propriétaire. Cependant, quand Takashi l’interroge sur sa disparition, il détourne habilement la conversation, n’osant pas lui dire la vérité. Mais le lendemain, Takanashi Akira demande à Nemu de s’occuper un peu de Maya qui est tombé malade. Ce dernier réalise alors que son petit ami a bien mûri mais garde son comportement enfantin dans ses moments de faiblesse. Quelques jours plus tard, Ruka convainc Hideyuki de travailler avec lui sur un projet d’évènement pour la promotion d’un film…

En conclusion

Ce tome ne se classe pas au Chill chill BL award 2019. Pourtant, Maya Hideyuki est cité parmi les meilleurs seme super darling tandis que Nemugasa Hideyuki est cité parmi les meilleur uke admirable débordant de mignonitude. La pression qui monte d’un cran lorsque Ruka révèle son vrai visage surprend le lecteur. En partageant les inquiétudes de Nemugasa, j’étais amenée à tourner les pages avec fébrilité. Cette série ne s’essouffle pas. Un vrai bonheur à lire!

Treat me gently, please 7 – Nekota Yonezou

treat me gently please 7 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782375060858
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784799735183 (JP)
Libre, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Un amour homosexuel à l’épreuve d’un père surpris.

Nekota Yonezou sensei aborde un thème délicat: le rejet des parents de l’homosexualité de leur enfant. Elle le traite sans parti pris, montrant simplement les différentes réactions des protagonistes. Toutefois, elle pointe les paroles qui deviennent blessantes. Alors que le père de Maya s’entête à considérer la relation amoureuse de son fils comme une passade, il apprécie tout de même les changements positifs de son comportement. Il s’intéresse donc à Nemugasa qui a influencé Hideyuki. La cohabitation entre Shimakawa et Maya apporte quelques moments distrayants dans cette ambiance dramatique. Comme dans le tome précédent, l’auteure continue de développer la relation entre Akira et Naoya. Elle s’attarde principalement sur les interrogations de ce dernier, en particulier la peur du regard extérieur et la pérennité d’une relation homosexuelle. L’histoire bonus en fin de tome apporte une touche humoristique et érotique sur le couple phare.

La mangaka a travaillé particulièrement les expressions des visages, faisant passer les émotions de ses personnages par l’image. De même, le père de Maya possède quelques traits communs avec son fils, renforçant leur lien de parenté. Le trait épuré s’affine encore plus. Il se simplifie dans les passages humoristiques. Par ailleurs, les trames d’ambiance plutôt graphiques appuient leurs sentiments. Les décors également soignés apparaissent sur les plans larges et rendent particulièrement bien les extérieurs. La mise en page dynamique rythme la lecture. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei censure les parties intimes par des bandelettes blanches mais évite également de les détailler.

En résumé

De retour imprévu de l’étranger, le père de Maya Hideyuki trouve son fils et Nemugasa Takashi nus dans le lit. Il demande alors des explications. Maya ne cache rien de sa relation et tente de lui faire comprendre qu’elle est sérieuse. Son père le vire alors de la maison et bloque même sa carte bleue, refusant aussi de payer la suite de ses études. Il a également pris soin de prévenir la famille d’Akira pour que Hideyuki ne trouve aucune aide, espérant le faire changer d’avis. Mais Maya ne cède pas, cherchant un logement même temporaire en survivant avec le salaire de son petit boulot. Toutefois, Takanashi Akira arrive à convaincre Shimakawa Naoya de le loger…

En conclusion

Maya Hideyuki se classe à la seizième place du meilleur seme au Chill chill BL award 2018. D’ailleurs, je trouve la couverture représentant Naoya et Hideyuki en seme poseurs, magnifique. Par contre, je ne m’attendais pas à une telle réaction du père de Maya, mais au fur et à mesure que l’histoire avance et que l’on découvre sa vision du monde, j’apprécie clairement la tournure sérieuse et tellement d’actualité que prend l’histoire. J’admire le courage de Maya pour protéger son amour sincère. Un plaisir à lire!

Punch up 7 – Kano Shiuko

punch up 7 kano shiuko
KANO Shiuko 鹿乃しうこ
ISBN:9782820343789
Asuka, 2022
ISBN: 9784799750865 (JP)
Libre, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Votre façon d’aimer ne me convient pas. »

Kano Shiuko sensei conclut l’arc sur le traumatisme de Maki et la relation malsaine entre Mibu et Shibuzawa. Elle intègre beaucoup de rebondissements provoquant des émotions intenses. Comme ce tome est assez dramatique, elle détend l’atmosphère avec les bonus en fin de chapitre. De même, le contraste entre la naïveté et la perversité de Shiraishi ajoute une touche comique. Le comportement obsessionnel de Yutaka d’abord inquiétant devient ensuite touchant quand il se répercute sur son entourage. Ainsi, Motoharu, accablé par son sentiment d’impuissance, surmonte laborieusement son traumatisme, entrainé par la force pourtant candide de Kôta. Comme dans le tome précédent, l’auteure analyse donc les changements de personnalité et de comportement de ses personnages, influencés par la jalousie, la culpabilité ou les regrets. Elle montre comment un rapport de force s’inverse peu à peu . Elle dépeint la volonté nécessaire pour agir et évoluer ainsi que pour assumer ses sentiments.

La mangaka a un trait légèrement épuré, léché et plutôt fin. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. D’ailleurs, elle s’attarde sur les détails et les regards, dessinant des visages très expressifs. Ainsi, la fatigue de Shibuzawa se ressent directement à travers le graphisme. Les personnages ont des muscles fins. Les décors apparaissent sur les plans larges. Quelques trames appuient les émotions. La mise en page est très dynamique. En arrière-plan, les chats apportent une note mignonne. A la fin du premier chapitre, Kano sensei présente ses personnages avec humour selon la version de Motoharu. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par de larges bandelettes blanches. Toutefois, bien qu’elle ne dessine pas les contours, elle joue sur les trames pour les suggérer suffisamment. En début de chapitre, les protagonistes semblent poser dans des illustrations.

En résumé

Lassé par sa relation malsaine avec Shibuzawa Yutaka, Mibu Yukiya démissionne. Il cherche alors un peu de réconfort auprès de Maki Motoharu mais ce dernier repousse ses avances. En effet, bien que souhaitant sauver son ancien amant, ce dernier a conscience d’agir plus par culpabilité que par amour. Réveillé, Ôki Kôta devine immédiatement que son petit ami a réussi à régler un de ses problèmes et préfère le câliner au lieu de l’interroger. Suite au départ de Mibu, l’ambiance est devenu électrique dans le cabinet de Shibuzawa. En plus, l’architecte qui confiait tout à son bras-droit se montre tellement acerbe avec ses autres employés qu’il les incite à également démissionner. Pendant ce temps, l’équipe de Shiraishi Kento accueille chaleureusement Mibu…

En conclusion

Beaucoup d’émotions contradictoires à la lecture de ce tome. Kano sensei arrive à provoquer de l’empathie pour ses personnages pourtant pervers, dérangés, égoïstes. Je me surprend même à rire du malheur de Shiraishi, le pauvre! J’adore le graphisme de la mangaka et son style narratif. Je suis donc complètement conquise par les aventures de ces couples particuliers.

Treat me gently, please 6 – Nekota Yonezou

treat me gently please 6 nekota yonezou

NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782375060643
Taifu comics, 2017
ISBN: 9784799730829 (JP)
Libre, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Je veux te garder rien que pour moi. »

Nekota Yonezou sensei relâche un peu la pression du tome précédent et nous offre des câlins à profusion. Elle s’intéresse avec humour à la communication dans un couple et au partage des sentiments. Elle met également en avant l’évolution de la relation entre Naoya et Akira, où le médecin apprend à calmer ses ardeurs pour ne pas voir fuir son cher amant. Le fan service avec un concours de miss, côtoie d’abord l’humour avant de nous plonger dans un drame. Ainsi, l’auteure adoucit une situation tendue en y ajoutant des quiproquos et de la tendresse. Elle dénonce le comportement des hommes sans principes qui forcent les relations, et provoque alors l’introspection bienvenue de Maya. Elle introduit encore de nouveaux personnages, dont Kutani Mitsuru qui apporte encore une personnalité agréable et bienveillante. L’histoire bonus est hilarante.

Le graphisme de la mangaka s’affine de plus en plus. Son trait épuré utilise maintenant des contours avec des pleins et des déliés. Il se simplifie dans les passages humoristiques. Malgré un aspect banal, ses personnages dégagent un charme certain. De même, les seme sont finement musclés. Akira conserve son visage inexpressif sauf quand il dort. Par ailleurs, les trames ne chargent pas les pages et accompagnent les ambiances, les décors, les émotions et les détails. La mise en page dynamique rythme la lecture. L’imagination débordante de Naoya se repère à la trame recouvrante grise. Malgré les nombreux passages érotiques, Nekota sensei évite les détails trop crus. Elle censure également les parties intimes par des bandelettes blanches.

En résumé

Nemugasa Takashi fait du shopping en rendez-vous amoureux avec Maya Hideyuki. Il découvre alors que son petit ami a posé comme mannequin, de dos pour une grande affiche. Désirant changer de style pour correspondre au charme de son amant, Takashi demande alors son aide. Bien que les changements soient minimes, il est surpris de détourner un peu les regards de Maya. Pourtant, ce dernier n’a d’yeux que pour lui et n’arrête pas de lui dire qu’il l’aime tel qu’il est habituellement. Le soir, Nemugasa, légèrement inquiet et possessif, n’arrête pas de croquer le dos de son petit ami durant leurs ébats, souhaitant marquer son territoire…

En conclusion

Ce tome obtient la vingtième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2017. En effet, Nekota sensei arrive à alterner humour, fan service et sérieux avec habileté, abordant la question des relations forcées et du viol dans une approche originale. En plus, quel plaisir de découvrir la suite de l’évolution de la relation intime entre Naoya et Akira de Treat me gently, please Akira story. J’espère également en apprendre plus sur la romance d’Okino, car j’adore Kutani!

Treat me gently, please 5 – Nekota Yonezou

treat me gently please 5 nekota yonezou

NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351809990
Taifu comics, 2016
ISBN: 9784799728420 (JP)
Libre, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: absolument

Jalousie dans le couple de Maya et Nemugasa.

Nekota Yonezou sensei privilégie l’histoire et le développement des sentiments du couple phare de sa série. Elle alterne la narration entre Maya et Nemugasa, partageant leurs réflexions intérieures. Ainsi, Maya, bien que toujours possessif, domine de moins en moins son partenaire. Quant à Nemugasa, il découvre la jalousie mais n’arrive pas à l’exprimer. Malgré un certain équilibre, les deux étudiants ont encore du mal à discuter aisément pour surmonter certains obstacles. D’ailleurs, l’auteure introduit Ruka, qui vient semer le trouble dans le couple. Elle met en évidence la mauvaise influence du manque de confiance en soi et en son partenaire dans cette relation. Elle reprend également l’incident avec Naoya, du spin-off avec Akira, en présentant cette fois le point de vue de Takashi. Okino, quant à lui, apporte une touche humoristique. Par ailleurs, les histoires bonus offrent humour et fan service, contrebalançant le ton plus sérieux du récit principal.

La mangaka adoucit son trait épuré. Elle fait également grandir ses personnages, allongeant le visage tout en exprimant leur maturité. Ainsi, Maya expose ses magnifiques muscles abdominaux. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. En revanche, Nekota sensei ne s’attarde pas sur les scènes érotiques. Pour ne pas frustrer les fans, elle compense le manque de câlins dans les histoires bonus en fin de tome sans pour autant montrer les parties intimes, jouant sur les angles de vue ou même sans les dessiner.

En résumé

Nemugasa Takashi a décidé de prendre un petit boulot et devient professeur sur les conseils de Maya Hideyuki. Il s’inscrit également au club universitaire de Takanashi Akira, malgré les protestations de son petit ami qui se méfie de Shimakawa Naoya. De son côté, Hideyuki rencontre Ruka à l’université, un jeune homme charismatique, qui lui ouvre de nouvelles perspectives d’activités. Takashi est éprouvé par leurs affinités. Le couple résistera-t-il?

En conclusion

Nekota sensei annonce dans son commentaire en préface être passée au dessin totalement numérique au bout de 15 ans de carrière. Pourtant, cela ne s’en ressent pas dans le graphisme. Il est agréable de voir évoluer et grandir les personnages. Ils en deviennent encore plus attachants. J’apprécie particulièrement le début du tome qui reprend la suite directe de Treat me gently, please Akira story, avant de remonter le temps pour conclure sur cet évènement. J’adore de plus en plus!

Treat me gently, please Akira story – Nekota Yonezou

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NEKOTA Yonezou ねこ田米藏
ISBN: 9782351809341
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784799724668 (JP)
Libre, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

Trois ans de patience pour oublier son premier chagrin d’amour mais Akira ouvrira-t-il un jour son cœur à un autre?

Nekota Yonezou sensei s’intéresse au passé d’Akira, le cousin de Maya, prenant directement la suite de l’histoire de Jûta du tome 4. Elle narre également l’évolution de sa relation avec Naoya. La narration alterne entre les deux héros, mais un chapitre entier permet également de découvrir le point de vue de Sanada. Takanashi, prisonnier de ses regrets et de son premier amour, ne voit pas les efforts de Shimakawa pour s’adapter à ses moindres désirs. Mais ce dernier décide de le bousculer un peu, laissant de plus en plus exprimer sa jalousie et sa possessivité. L’auteure fait des allers-retours entre les flash-back du passé et le présent, tout en maintenant un certain suspense en ne révélant que quelques indices à chaque fois. Elle aborde particulièrement la problématique d’une relation entre professeur et élève.

La mangaka a un trait épuré. Elle adoucit les mentons moins longs de ces personnages. Elle s’attarde particulièrement sur les expressions d’Akira qui affiche pourtant une regard vide et ne montre pas vraiment ses sentiments. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont équilibrées. De même les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page est dynamique. D’ailleurs certaines vignettes dégagent beaucoup de poésie avec des métaphores graphiques. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei ne détaille pas les parties intimes et joue sur les angles de vue pour éviter de les montrer.

En résumé

Depuis déjà trois ans, Takanashi Akira tente d’oublier son chagrin d’amour dans les bras du tombeur Shimakawa Naoya. Mais en apprenant la relation entre son petit frère et son premier amour, le professeur Sanada, les douloureux souvenirs se rappellent à lui. Naoya, son sex-friend, arrivera-t-il à conquérir son cœur?

En conclusion

Même si ce spin-off se suffit à lui-même, il est appréciable de lire la série principale pour mieux recadrer les évènements dans le temps. Grâce à cela, les lecteurs comprendront mieux le caractère effacé d’Akira. J’admire la prouesse de Nekota sensei qui arrive à donner discrètement des émotions au visage plutôt inexpressif d’Akira. Certaines de ses bouilles deviennent même attachantes. C’est l’un de mes couples préférés de la série!

Treat me gently, please 4 – Nekota Yonezou

treat me gently please 4 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351808474
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784799713969 (JP)
Libre, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Nouvelle vie étudiante à la fac. »

Nekota Yonezou sensei continue la romance de Nemugasa et Maya, s’intéressant à leur organisation entre cours à l’université, petit boulot et rendez-vous amoureux. A travers Okino, elle aborde la construction d’une nouvelle amitié, l’incompréhension des signes d’une séparation et le besoin d’un confident ayant la même orientation sexuelle. D’ailleurs, le jeune étudiant de Kyoto semble aussi naïf que mignon. Les deux héros, quant à eux, ont mûri: Maya fait des efforts pour contenir sa jalousie et Nemugasa, plus épanoui, exprime facilement ses désirs. Un tiers du tome est consacré à une histoire spéciale sur Takanashi Jûta. L’auteure installe un jeu de manipulations entre le lycéen et le professeur Sanada, aboutissant sur une relation forcée. Toutefois, elle joue sur les limites, l’enseignant ne se laissant pas faire aussi facilement. Le sale caractère de Jûta le rend encore plus antipathique que dans le tome précédent.

La mangaka a un trait épuré mais léché qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. D’une part, elle renforce le côté mignon d’Okino en le représentant en wanko. D’autre part, elle dessine des visages toujours ovales mais moins longs, apportant un certain équilibre plus réaliste. En plus, les personnages ont grandi physiquement. Les trames sont équilibrées. De même, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Mais elle privilégie plutôt de les cacher par des angles de vue ou des phylactères. Elle répond au fan service dans l’histoire bonus, mettant en avant la musculature de Maya. A noter que la première page est en couleur.

En résumé

Bien que Maya Hideyuki et Nemugasa Takashi étudient chacun dans des universités différentes, ils se retrouvent dès qu’ils ont du temps libre. Maya a même pris un petit boulot de serveur dans un café où se rend parfois son petit ami pour déjeuner. Mais Nemugasa commence à ressentir un peu de gêne face à leur différence de style vestimentaire, son petit ami ayant beaucoup de succès. Il demande alors à ses parents l’autorisation de travailler en parallèle de ses études. A la fac, il rencontre Akira avec son ami en médecine, Shimakawa Naoya. Comme il se sent un peu esseulé, ce dernier lui propose donc de s’inscrire à leur club. Mais en cours, Okino Shôtarô, un étudiant venant de Kyoto, l’aborde et lui demande de but en blanc s’il n’est pas gay…

En conclusion

Maintenant que les personnages ont grandi, leur relation prend une tournure plus posée et consensuelle, même si Maya a parfois des fantasmes un peu trop inspirés de ses lectures érotiques. Comme son partenaire ne se laisse plus faire, l’équilibre entre eux devient agréable à suivre. Dans sa postface, Nekota sensei explique à ses lecteurs ses décisions sur le développement de l’histoire, essayant de les satisfaire au mieux, sans pour autant dénaturer l’essence de son récit ni son projet initial. Un couple attachant qui nous fait passer de bons moments de lecture.