Treat me gently, please Akira story – Nekota Yonezou

treat me gently please akira story nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米藏
ISBN: 9782351809341
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784799724668 (JP)
Libre, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

Trois ans de patience pour oublier son premier chagrin d’amour mais Akira ouvrira-t-il un jour son cœur à un autre?

Nekota Yonezou sensei s’intéresse au passé d’Akira, le cousin de Maya, prenant directement la suite de l’histoire de Jûta du tome 4. Elle narre également l’évolution de sa relation avec Naoya. La narration alterne entre les deux héros, mais un chapitre entier permet également de découvrir le point de vue de Sanada. Takanashi, prisonnier de ses regrets et de son premier amour, ne voit pas les efforts de Shimakawa pour s’adapter à ses moindres désirs. Mais ce dernier décide de le bousculer un peu, laissant de plus en plus exprimer sa jalousie et sa possessivité. L’auteure fait des allers-retours entre les flash-back du passé et le présent, tout en maintenant un certain suspense en ne révélant que quelques indices à chaque fois. Elle aborde particulièrement la problématique d’une relation entre professeur et élève.

La mangaka a un trait épuré. Elle adoucit les mentons moins longs de ces personnages. Elle s’attarde particulièrement sur les expressions d’Akira qui affiche pourtant une regard vide et ne montre pas vraiment ses sentiments. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames sont équilibrées. De même les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page est dynamique. D’ailleurs certaines vignettes dégagent beaucoup de poésie avec des métaphores graphiques. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei ne détaille pas les parties intimes et joue sur les angles de vue pour éviter de les montrer.

En résumé

Depuis déjà trois ans, Takanashi Akira tente d’oublier son chagrin d’amour dans les bras du tombeur Shimakawa Naoya. Mais en apprenant la relation entre son petit frère et son premier amour, le professeur Sanada, les douloureux souvenirs se rappellent à lui. Naoya, son sex-friend, arrivera-t-il à conquérir son cœur?

En conclusion

Même si ce spin-off se suffit à lui-même, il est appréciable de lire la série principale pour mieux recadrer les évènements dans le temps. Grâce à cela, les lecteurs comprendront mieux le caractère effacé d’Akira. J’admire la prouesse de Nekota sensei qui arrive à donner discrètement des émotions au visage plutôt inexpressif d’Akira. Certaines de ses bouilles deviennent même attachantes. C’est l’un de mes couples préférés de la série!

Treat me gently, please 4 – Nekota Yonezou

treat me gently please 4 nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351808474
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784799713969 (JP)
Libre, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Nouvelle vie étudiante à la fac. »

Nekota Yonezou sensei continue la romance de Nemugasa et Maya, s’intéressant à leur organisation entre cours à l’université, petit boulot et rendez-vous amoureux. A travers Okino, elle aborde la construction d’une nouvelle amitié, l’incompréhension des signes d’une séparation et le besoin d’un confident ayant la même orientation sexuelle. D’ailleurs, le jeune étudiant de Kyoto semble aussi naïf que mignon. Les deux héros, quant à eux, ont mûri: Maya fait des efforts pour contenir sa jalousie et Nemugasa, plus épanoui, exprime facilement ses désirs. Un tiers du tome est consacré à une histoire spéciale sur Takanashi Jûta. L’auteure installe un jeu de manipulations entre le lycéen et le professeur Sanada, aboutissant sur une relation forcée. Toutefois, elle joue sur les limites, l’enseignant ne se laissant pas faire aussi facilement. Le sale caractère de Jûta le rend encore plus antipathique que dans le tome précédent.

La mangaka a un trait épuré mais léché qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. D’une part, elle renforce le côté mignon d’Okino en le représentant en wanko. D’autre part, elle dessine des visages toujours ovales mais moins longs, apportant un certain équilibre plus réaliste. En plus, les personnages ont grandi physiquement. Les trames sont équilibrées. De même, les trames d’ambiance renforcent les émotions. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Nekota sensei censure les parties intimes par un cache blanc. Mais elle privilégie plutôt de les cacher par des angles de vue ou des phylactères. Elle répond au fan service dans l’histoire bonus, mettant en avant la musculature de Maya. A noter que la première page est en couleur.

En résumé

Bien que Maya Hideyuki et Nemugasa Takashi étudient chacun dans des universités différentes, ils se retrouvent dès qu’ils ont du temps libre. Maya a même pris un petit boulot de serveur dans un café où se rend parfois son petit ami pour déjeuner. Mais Nemugasa commence à ressentir un peu de gêne face à leur différence de style vestimentaire, son petit ami ayant beaucoup de succès. Il demande alors à ses parents l’autorisation de travailler en parallèle de ses études. A la fac, il rencontre Akira avec son ami en médecine, Shimakawa Naoya. Comme il se sent un peu esseulé, ce dernier lui propose donc de s’inscrire à leur club. Mais en cours, Okino Shôtarô, un étudiant venant de Kyoto, l’aborde et lui demande de but en blanc s’il n’est pas gay

En conclusion

Maintenant que les personnages ont grandi, leur relation prend une tournure plus posée et consensuelle, même si Maya a parfois des fantasmes un peu trop inspirés de ses lectures érotiques. Comme son partenaire ne se laisse plus faire, l’équilibre entre eux devient agréable à suivre. Dans sa postface, Nekota sensei explique à ses lecteurs ses décisions sur le développement de l’histoire, essayant de les satisfaire au mieux, sans pour autant dénaturer l’essence de son récit ni son projet initial. Un couple attachant qui nous fait passer de bons moments de lecture.

Treat me gently, please plus+ – Nekota Yonezou

treat me gently please plus plus nekota yonezou
NEKOTA Yonezou ねこ田米蔵
ISBN: 9782351809716
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784799726372 (JP)
Libre, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Les petits secrets d’amour de Maya et Nemugasa.

Nekota Yonezou sensei offre un recueil regroupant ses dôjinshi. Chaque situation est un prétexte pour voir le petit couple s’envoyer en l’air. La majorité des récits se situent entre les tomes 1 à 3, quand les deux lycéens commencent à découvrir leurs sentiments réciproques. Ainsi, l’humour se mêle à l’érotisme. Il y a même une touche fantastique avec une histoire hilarante de changement de corps. L’obsédé Maya essaie de contrôler au mieux ses pulsions tandis que Nemugasa se dévergonde petit à petit. D’ailleurs, Takashi mène de plus en plus son petit ami par le bout du nez. L’auteure mélange différents procédés narratifs. En plus des chapitres, des yonkoma proposent des histoires comiques sur l’origine des idées perverses de Maya.

La mangaka a un trait épuré. Elle dessine des mentons longs et pointus. Ce tome regroupant ses travaux entre 2009 et 2013 permet ainsi de découvrir l’évolution de son style. Les décors situent principalement l’action. Par contre, les trames d’ambiance participent complètement à la narration, transcrivant les émotions et marquant les changements d’humeur. En effet, elles sont complètement différentes quand Maya et Nemugasa ne sont pas sur la même longueur d’ondes puis se transforment jusqu’à atteindre une unité lorsqu’ils deviennent enfin complices. La mise en page dynamique rythme la lecture. Nekota sensei s’attarde un peu plus sur les scènes érotiques. Elle censure les parties intimes par des caches blancs ou des bandelettes blanches.

En résumé

Alors que Maya Hideyuki est allé en vacances en famille en Australie pendant trois semaines, Nemugasa Takashi est tout guilleret à l’idée de pouvoir réviser tranquillement avec Akira. Mais il se rend compte peu à peu au fil des jours que les câlins de son petit ami lui manquent plus qu’il ne pensait…

En conclusion

Chaque chapitre peut se lire indépendamment mais il est préférable de connaître l’histoire principale pour mieux comprendre les références des gags. C’est un plaisir de voir Nemugasa réussir de mieux en mieux à contrôler ce Don Juan de Maya. De même, les nombreuses scènes consenties permettent d’apprécier leurs échanges. Pour les fans de la série!

Boy meets Maria – PEYO

boy meets maria peyo
PEYO
ISBN: 9782375063255
Taifu comics, 2022
ISBN: 9784829686133 (JP)
Printemps, 2018 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

« S’il te plaît, soit l’héroïne de ma vie. »

PEYO sensei propose une romance à la fois dramatique et débordante de tendresse. Elle dépeint avec précision les émotions de l’adolescence ainsi que l’évolution des deux héros vers l’âge adulte. Par ailleurs, elle aborde un thème plutôt rare dans le BL: la non-binarité. En effet, Arima ressent une dysphorie de genre suite à plusieurs traumatismes. Il est instable et a donc tendance à s’isoler. Sous son air confiant, Taiga cache également des souvenirs blessants. Il reste superficiel dans ses relations. Les deux adolescents vont alors apprendre à se connaître, à s’apprécier mutuellement. L’auteure maintient le suspense au fil des chapitres en révélant petit à petit le passé des personnages qui s’entremêle. Elle aborde l’amitié et l’amour, la construction de l’identité sexuelle. Elle joue sur l’excès de positivisme de Taiga pour ajouter des touches d’humour. L’histoire bonus en fin de tome s’amuse de la maladresse innocente du couple.

La mangaka a un trait épuré et léché. Elle utilise des métaphores graphiques, dessinant quelques planches poétiques où l’imagination se mêle au réel. Les décors, soignés, apparaissent dans les plans larges. Par ailleurs, les trames sont nombreuses et variées. En revanche, les trames d’ambiance sont très discrètes et plutôt rares. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page très dynamique utilise des sorties de case, des angles de vue originaux, le découpage précis de certains passages. D’ailleurs, PEYO sensei a son propre style, qui apporte une touche rafraichissante. Elle évite de détailler les scènes érotiques, ne montrant pas les parties intimes.

En résumé

Depuis tout petit, Hirosawa Taiga (15 ans) rêve de devenir un super héros qui protège les femmes. Maintenant au lycée, il souhaite intégrer le club de théâtre, poursuivant son rêve en devenant le plus grand acteur du Japon. Mais sa trop grande confiance en lui inquiète ses deux amis: Fukumaru qui le connaît depuis le collège et Tetsu, rencontré récemment. En plus, ils se retrouvent souvent mêlés aux délires de leur ami. Durant une représentation du club de théâtre, Taiga a le coup de foudre pour la belle danseuse Maria. Il l’attend déjà à la fin du spectacle pour lui déclarer sa flamme. Bien que surpris par sa voix masculine, il persévère et refuse de croire le président du club de théâtre qui lui révèle pourtant que Maria est en réalité un garçon qui s’appelle Arima Yû…

En conclusion

Ce one-shot obtient la huitième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2019. Malgré le traitement réservé de PEYO sensei pour ménager les lecteurs, il comporte quelques scènes pouvant choquer les plus sensibles (viol sur mineur). Ce petit bijou, intense en émotions, est à la fois doux et violent, navigant entre humour et drame. De même, le graphisme très expressif permet de comprendre immédiatement les émotions des personnages. J’ai été ébranlée par cette romance prenante et passionnante. Un énorme coup de cœur à découvrir!

Sweet pool 2 – Kurumazaki Mayu et Nitro+CHiRAL

sweet pool 2 kurumazaki mayu
KURUMAZAKI Mayu 車折まゆ
Nitro+CHiRAL
ISBN: 9784799710852 (JP)
Libre, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Yôji a de plus en plus envie de connaître Tetsuo…

Kurumazaki Mayu sensei fait doucement évoluer la relation entre Shironuma et Sakiyama. De même, elle montre une facette peu reluisante de Makoto qui perd le contrôle avec la jalousie. Les deux héros apprennent à se connaître petit à petit, poussés discrètement par le professeur Kamiya. Yôji s’interroge sur les changements dans son corps. Tandis que Tetsuo, taciturne, s’ouvre à son camarade. D’ailleurs, comme il n’a pas l’habitude d’exprimer ses sentiments, il a tendance à se montrer brusque. Il passe donc outre au consentement. L’auteure joue beaucoup sur le suspense. D’ailleurs, elle place des indices au fil des chapitres sans pour autant donner des explications claires pour l’instant. De même, elle révèle le passé des héros par des flash-back parfois silencieux ou rapides, laissant le lecteur deviner la situation. Les histoires bonus s’intéressent à l’enfance de Zen’ya et Kitani.

La mangaka a un trait anguleux marqué. Elle dessine de grands nez proéminents. Elle utilise beaucoup de trames sombres, renforçant le côté inquiétant du récit. De même, les cadrages resserrés augmentent l’impression d’oppression. Ainsi, le lecteur ressent presque les sensations des personnages. Les décors situent l’action. La mise en page rythme la lecture avec beaucoup de cases vides, d’ellipses. Dans les scènes érotiques, Kurumazaki sensei cache les parties intimes par des caches blancs. Comme dans le tome précédent, elle offre une belle illustration noir et blanc en début de chapitre.

En résumé

Okinaga Zen’ya demande à Kitani de lui ramener Shironuma Tetsuo mais il échoue, le lycéen s’étant vaillamment défendu. Le lendemain au lycée, Sakiyama Yôji donne rendez-vous à Shironuma sur le toit pour discuter. En effet, son camarade n’a plus aucune trace de coup. L’intéressé n’a évidemment aucune explication à donner. Ressentant une douleur au plus profond de son corps à chaque contact avec lui, Yôji ne veut plus le fréquenter. D’ailleurs, il se réfugie ensuite aux toilettes car de nouvelles boules de chair sortent de son corps. Mita Makoto, inquiet pour son ami, ne supporte plus son silence. A cause de ses crises de plus en plus fréquentes, Zen’ya décide de révéler ce qu’il sait à Sakiyama. Mais alors qu’il l’agressait, Tetsuo vient à son secours. Bien que Yôji refuse de céder au parfum de son sauveur, son corps le trahit. Et les deux lycéens finissent donc par s’unir…

En conclusion

Les protagonistes ont tous un passé aussi sombre que l’histoire qui se révèle peu à peu. Malheureusement, l’auteure a pris une pause et au bout de 9 ans, Libre a annoncé l’abandon de la série. Il est tout de même possible de jouer au jeu (version censurée) sur Steam. La licence a encore du succès puisqu’une adaptation au théâtre est sortie en mars 2022. J’aime beaucoup le manga qui, même s’il avance doucement dans le récit, ménage ma sensibilité sur les scènes violentes.

Sweet pool 1 – Kurumazaki Mayu et Nitro+CHiRAL

sweet pool 1 kurumazaki mayu
KURUMAZAKI Mayu 車折まゆ
Nitro+CHiRAL
ISBN: 9784862638694 (JP)
Libre, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Entre hallucinations et attirance, Yôji semble perdre la raison…

Kurumazaki Mayu sensei offre une adaptation manga du jeu vidéo sur PC Sweet pool développé par Nitro+CHiRAL, dans lequel elle s’occupe du character design. Elle mêle à la fois suspense, surnaturel et horreur. Elle installe d’abord le contexte, révélant petit à petit les situations familiales complexes des personnages ainsi que leurs personnalités plutôt tordues. Yôji, qui vit seul depuis le mariage de sa sœur, s’avère être un « hôte femelle », soit le sujet expérimental d’une organisation secrète qui manipule son destin. De même, Tetsuo semble faire partie du projet malgré lui. D’ailleurs, les deux lycéens sont manifestement attirés l’un par l’autre. L’auteure base la narration sur Sakiyama, partageant ses troubles d’identité, ses peurs et ses sensations. Dans un chapitre bonus, elle met en avant Makoto, qui cache en réalité un attachement obsessionnel derrière son air enjoué.

Le graphisme de la mangaka sied bien à l’histoire: des traits légèrement épurés, plutôt réalistes. Elle maîtrise également les jeux de trames et les noirs pour créer des planches sombres et rendre l’ambiance dramatique. Toutefois, elle joue sur les cadrages pour réduire la violence de certaines scènes. L’arrière-plan semble parfois se fondre avec le dessin. La mise en page est très dynamique. Néanmoins, l’enchainement des cases paraît parfois brusque mais transcrit avec finesse les troubles de Yôji. Kurumazaki sensei censure les scènes érotiques par des bandelettes blanches. Elle sépare les chapitres par une illustration. En début de tome, un poster à déplier en couleurs regroupe deux illustrations: celle du recto, réalisée par Onitsuka Seiji, illustrateur du light novel, a un trait plus seinen et mêle à la fois érotisme et gore. Au contraire, celle de Kurumazaki Mayu au verso offre une tranche de vie scolaire avec un trait doux.

En résumé

Sakiyama Yôji, à la santé fragile, reprend les cours au lycée après une longue absence. Il a toujours eu du mal à s’intégrer dans sa classe mais son ami Mita Makoto l’accueille joyeusement. En revanche, Shironuma Tetsuo, un élève plutôt froid, l’intrigue. En effet, il dégage un étrange parfum qui affole ses sens. D’ailleurs, les deux lycéens sont de corvée de ménage ensemble. Par contre, Makoto le prévient de se méfier d’Okinaga Zen’ya, fils de yakuza, qui a un comportement instable et étrange. A la fin de la journée, Yôji fait un malaise mais un homme le soutient. A peine conscient, il croit alors reconnaître le parfum de Tetsuo. N’osant l’interroger le lendemain, les deux garçons continuent à discuter uniquement pendant leurs tâches ménagères. Mais un soir dans son bain, Sakiyama croit voir ses bras recouvert de sang et ressent une forte excitation…

En conclusion

Le manga se suffit à lui-même, le lecteur n’étant pas obligé de jouer au jeu pour comprendre le déroulement du récit. D’ailleurs, le scénario promet d’être aussi palpitant et glauque que l’original. Les passages érotiques sont bien intégrés et semblent naturels, suivant les hallucinations de Yôji. Ma couardise m’empêche d’avancer rapidement sur le jeu mais il est disponible (en version censurée) sur Steam en anglais. J’ai hâte de connaître la suite!

Entre tes griffes 2 – Kureno Mataaki

entre tes griffes 2 kureno mataaki
KURENO Mataaki くれの又秋
ISBN: 9782382760062
Hana, 2021
ISBN: 9784865545401 (JP)
Overlap, 2019 (JP)
Titre original: 手中に落していいですか2
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Alors qu’il lui suffirait de me mentir en me disant qu’il me déteste… »

Kureno Mataaki sensei continue de développer la romance compliquée entre Nitta et Mikajima. Elle développe un peu plus leur background en présentant leur famille et leur passé. De même, elle montre les difficultés de l’industrie pornographique. Ainsi, à travers Arima (21 ans), Nitta découvre la réputation et l’influence du « recruteur magicien qui fait tomber même les hétéros ». Il s’interroge de plus en plus sur le sentiment amoureux. L’introduction de Mikajima Megumi (34 ans), cousin du rabatteur, apporte une touche humoristique et rafraichissante avec sa spontanéité. L’auteure étoffe son histoire en présentant la vision de l’amour à travers différentes orientations sexuelles, en particulier avec Mikajima qui est bisexuel, Megumi hétérosexuel et Arima homosexuel. Elle décrypte comment les liens se tissent autour du partage des passions et révèle de nouvelles facettes des personnages. Elle offre également deux bandes-dessinées amusantes résumant ses impressions sur l’enregistrement du drama CD.

Comparé au tome précédent, la mangaka a un trait épuré qui s’affirme, avec maintenant des pleins et des déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, avec parfois des têtes au format SD aux traits presque dépouillés mais avec un côté mignon. Les décors apparaissent dans les plans larges. Les trames d’ambiance appuient les émotions. La mise en page dynamique utilise parfois un découpage filmique décomposant certains passages importants. Kureno sensei n’intègre pas de scènes érotiques dans l’histoire principale. Elle se rattrape en offrant deux histoires bonus en fin de tome dans la continuité d’un chapitre chacun, montrant en détail et sans censure la masturbation de Nitta puis Mikajima. Elle change alors son découpage habituel alternant les images d’action et imaginaires avec un bel effet. En début de chapitre, une illustration présente un personnage qui pose.

En résumé

Nitta Suguru ne veut plus voir Mikajima mais il a du mal à oublier les sensations qu’il a ressenties quand ils ont couché ensemble. Néanmoins, sa réaction le dégoûte. Suite à l’appel de sa sœur aînée Akane, qui lui a envoyé un colis, il essaie de se renseigner sur le sentiment amoureux, désirant mieux le comprendre. Mais leur conversation est interrompue par leur petite sœur Mio qui leur fait remarquer l’heure tardive. A la librairie pour acheter un livre de Mikoshiba qu’il a abîmé, il rencontre un jeune homme, Arima, qui souhaitait le même roman et lui cède le dernier exemplaire. Il surprend alors des voleurs à la tir et les arrête. Impressionné par son courage, Arima l’invite alors à discuter à la terrasse d’un café. Mais ils sont interrompus par Mikajima…

En conclusion

Mikajima se classe à la treizième place du meilleur seme au Chill chill BL award 2020. Par contre, Nitta Suguru est cité parmi les autres uke qui n’ont pu se classer. De même, les lecteurs citent ce tome hors classement, parmi les meilleures séries au scénario captivant appréciant la jalousie générée par cet amour naissant qui ne décolle pas. En effet, l’histoire prend son temps et maintient la question du consentement. D’ailleurs, Kureno sensei rappelle le malaise ressenti lorsque quelqu’un impose ses idées à travers le comportement de Megumi. J’adhère complètement à l’histoire qui devient par contre plus bavarde. Un style qui ne plaira pas à tout le monde mais qui me charme totalement.

Entre tes griffes 1 – Kureno Mataaki

entre tes griffes 1 kureno mataaki
KURENO Mataaki くれの又秋
ISBN: 9782382760055
Hana, 2021
ISBN: 9784865542639 (JP)
Overlap, 2017 (JP)
Titre original: 手中に落としていいですか1
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« J’essaie toujours d’obtenir ce que je veux… Sans relâche, jusqu’à ce que je puisse mettre le grappin dessus. »

Kureno Mataaki sensei offre une romance tendue entre un policier et un recruteur d’acteurs pornos gays. A travers Nitta, elle interroge sur le point de vue négatif de certains métiers considérés comme dépravés. Ainsi, le naïf policier pétri de bonnes intentions, réalise petit à petit que son jugement est biaisé par des clichés diffusés par la société. Au contact de Mikajima, il découvre de nouveaux sentiments et de nouvelles sensations. En effet, le rabatteur assume complètement sa sexualité, a conscience de forcer la relation et pourtant, son amour pour Nitta est sincère. D’ailleurs, à travers le jeu de séduction de Mikajima, l’auteure aborde la question du consentement. Elle montre également la difficulté de Nitta à décrypter ses sentiments ambivalents, entre joie de trouver un ami avec qui partager des passions et peur de l’homosexualité.

La mangaka a un trait épuré qui conserve un aspect croquis, avec le dédoublement des contours. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, n’hésitant pas à déformer les têtes pour les rendre cubiques. Elle dessine des corps finement musclé. De même, l’air sournois de Mikajima s’affiche dans les traits de son visage. Les décors apparaissent sur les plans larges. Les trames d’ambiance renforcent les émotions tandis que le reste des trames est équilibré malgré une palette restreinte. Par ailleurs, la mise en page dynamique joue beaucoup avec un découpage presque filmique, décomposant certains moments. En plus, Kureno sensei ne censure pas les scènes érotiques, détaillant même les sensations. Et dans les illustrations en début de chapitre, elle fait poser ses personnages avec une touche sensuelle.

En résumé

Mikajima, recruteur d’acteurs pornos gays, repère dans la rue Nitta (26 ans) qui, malgré un corps sculpté, a un joli visage juvénile. Remarquant qu’il lit un roman de Mikoshiba Kikka dans un café, il utilise alors leur passion commune pour l’aborder. Trop heureux de rencontrer quelqu’un avec qui discuter, Nitta accepte immédiatement l’invitation de ce potentiel nouvel ami. Mais ayant abusé de l’alcool, il se laisse doucement prendre aux délices des attouchements de Mikajima…

En conclusion

Ce tome obtient la cinquième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2018. Même si l’érotisme prime, Kureno sensei arrive à construire une dynamique intéressante entre les deux personnages. D’ailleurs, j’apprécie l’approche de l’auteure qui oblige le lecteur à se questionner sur le consentement souvent gris des relations décrites dans le BL. Ainsi, Nitta ne développe pas de sentiments amoureux pour l’instant même si son corps réagit et qu’il cède consciemment. En revanche, à cause de ce manque de consentement, certaines scènes peuvent choquer la sensibilité des lecteurs. Pour ma part, c’est un coup de cœur!

Le bonheur du démon 3 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 3 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782382760512
Hana, 2021
ISBN: 9784813032649 (JP)
Taiyohtosho, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

« C’est parce que tu es là que je suis capable de m’accrocher. »

Yamamoto Kotetsuko sensei conclut sa série avec toujours autant d’humour et de légèreté. Elle fait évoluer le couple positivement, réduisant de plus en plus l’écart entre le bosseur Emu et l’écervelé Nenji. Par ailleurs, elle introduit encore de nouveaux personnages, dont un couple homosexuel (Hatayama Kôhei et Yoneda Kôji) qui se démarque et permet aux deux héros de progresser dans leur relation. Malgré ses premiers emplois, Fukutomi ne mûrit pas vraiment et continue à vivre, mu uniquement par ses sentiments. Le franc parlé d’Ikariya devient carrément cru lors des ébats avec Fukutomi, brisant l’effet romantique des scènes avec humour. Malgré tout, l’auteure installe des échanges consentis avec des discussions dans le couple. A la fin, elle présente ce que sont devenus les personnages, arrivant encore à surprendre les lecteurs.

La mangaka a un trait épuré qui paraît simple au premier abord. Elle apporte un peu plus d’humour en exagérant les expressions. Par exemple, Emu a une tête à la fois mignonne et amusante quand il mange du melon, fruit de luxe au Japon, pour la première fois. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les autres trames utilisées avec parcimonie donnent une dominante claire aux pages. En plus, les décors situent principalement l’action. La mise en page dynamique et efficace est surtout au service du récit. Dans les scènes érotiques, Yamamoto sensei ne montre pas les parties intimes. Elle offre des anecdotes sur Nenji en fin de tome avec deux yonkoma. Comme pour la couverture précédente, l’illustration se détache sur un fond uni.

En résumé

Fukutomi Nenji veut arrêter l’université pour aider Ikariya Emu. Comme il n’a pas réfléchi aux conséquences de sa décision, il provoque l’ire de son petit ami. Heureusement, Gonzô raisonne son petit-fils, en lui faisant comprendre l’enjeu de son avenir. Les deux amoureux se réconcilient donc, mais l’étudiant souhaite tout de même participer au remboursement de la dette en prenant un petit boulot. Après quelques prospections, il réalise que les jobs étudiants ne sont pas bien rémunérés et confie alors son désarroi à ses amis. En entendant la somme qu’il souhaite récolter, ces derniers lui suggère de tenter de jouer à la loterie. De son côté, Emu a obtenu un travail de mascotte pour le festival de la ville grâce à Gonzô. Mais en voyant le jeune homme discuter avec son petit-fils, il remarque que leurs sentiments sont réciproques. A la surprise d’Emu, le vieil homme les encourage.

En conclusion

Cette comédie se termine sur un happy end rassurant et plaisant pour mon plus grand bonheur. Voir les compétences d’Emu reconnues plutôt que ses diplômes fait chaud au cœur. J’adore la dynamique qui se dégage du couple, avec un uke direct qui déstabilise son seme. Une lecture divertissante!

Le bonheur du démon 2 – Yamamoto Kotetsuko

le bonheur du demon 2 yamamoto kotetsuko
YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368777145
Hana, 2020
ISBN: 9784813032441 (JP)
Taiyohtosho, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Une romance entre un garçon malchanceux et un étudiant gentleman. »

Yamamoto Kotetsuko sensei accélère un peu la romance entre Emu et Nenji. Après avoir installé les personnages dans le tome précédent, elle développe leurs différents desseins. Fukutomi a choisi d’aller à l’université pour trouver sa voie mais n’a toujours rien décidé. L’étudiant, un peu trop surprotecteur, a de plus en plus de mal à contenir ses pulsions. Il apporte d’ailleurs une touche comique. Ikariya, quant à lui, accepte un peu mieux ses sentiments et s’ouvre petit à petit à son entourage. Par ailleurs, l’auteure s’intéresse aux différents liens qui se tissent entre les gens. Elle met en avant la construction d’un réseau de connaissances, l’esprit d’entraide et les opportunités qui se créent. A travers Tazawa, elle dénonce les dragueurs usant de la force et des menaces. Kuzumi d’Agatsuma loan dévoile un peu son côté sombre. Ce personnage ambivalent devient alors très intéressant.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. Les décors situent principalement l’action tandis que les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page dynamique rythme la lecture. En début de chapitre, Yamamoto sensei présente le quotidien d’Emu à travers des illustrations. Elle ne développe pas les scènes érotiques, se limitant à des préliminaires mignonnes. Toutefois, elle se rattrape dans l’histoire bonus en fin de tome. Ainsi, elle censure à peine les parties intimes par de petits points blancs qui ne cachent pas grand chose.

En résumé

Ikariya Emu s’adapte petit à petit à sa nouvelle vie chez Fukutomi Genzô. Alors qu’il pensait avoir préparé un petit-déjeuner de roi, son bienfaiteur réclame un ingrédient plus luxueux pour agrémenter sa soupe miso. Il lui donne également un nouveau travail: testeur de médicaments dans un laboratoire. Durant la séance, Emu se fait lourdement draguer par Tazawa Shinobu, un étudiant à l’université de Seito. Il décide donc de l’éviter au mieux. A l’université, Fukutomi refuse d’aller à un gôkon. Tazawa essaie de s’incruster, en vain, sa mauvaise réputation le précédant. Après un remplacement le soir dans un restaurant, Ikariya est accueilli chez les Fukutomi par Asuka, la sœur de Nenji. Elle révèle alors que leur grand-père aime aider les gens pour se créer des relations. Complètement ivre, Nenji finit par embrasser son ami mais ne se rappelle de rien le lendemain…

En conclusion

Un récit sans prétention mais qui diffuse de belles valeurs. Emu donne vraiment envie de le soutenir. J’apprécie particulièrement l’équilibre entre humour et sujets plus sérieux.