Hate my MIA! – Hitotori Penguin

hate my mia hitotori penguin
HITOTORI Penguin 人鳥ぺんぎん
ISBN: 9782382761380
Hana, 2022
ISBN: 9784865896596 (JP)
Fusion product, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Une comédie romantique pleine de sensualité qui ne manquera pas de vous émoustiller! »

Hitotori Penguin sensei propose une comédie romantique avec des personnages aux caractères exubérants. Elle concentre la narration du point de vue de Maizawa sauf dans le chapitre bonus qui donne la version de Miya. Elle aborde avec humour la double identité, les dangers des réseaux sociaux, la construction d’une identité virtuelle. Ainsi, Kôji distingue clairement Miya de Mia et éprouve des sentiments différents, bien qu’il soit conscient qu’il s’agit de la même personne. Un jeu de séduction va s’installer entre les deux salarymen, mêlant manipulation, rapport de force et érotisme. Celui qui pense donc dominer la situation se retrouve souvent manipulé sans le savoir et ainsi de suite. En introduisant Miyuki Sakura, l’auteure dévoile le passé des deux héros et approfondit leur relation. Toutefois, avec les indices semés au fil des chapitres auparavant, la surprise s’estompe.

La mangaka a un trait plutôt anguleux adouci par les pleins et déliés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques en exagérant les expressions. De même, elle n’hésite pas à représenter les personnages en SD. L’imagination débordante de Kôji s’exprime en image. Les décors situent principalement l’action. Les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les trames sont variées. D’autant plus que Mia possède une belle peau hâlée. La mise en page est très dynamique. Dans les scènes érotiques, Hitotori sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches qui ne cache pas grand chose. Elle intègre même des coupes intérieures et inclut presque une scène à chaque chapitre. En fin de chapitre, elle présente les personnages et donne une anecdote en une vignette. Sous la jaquette, l’illustration est dans la continuité de la couverture.

En résumé

Maizawa Kôji ne supporte pas son collègue Miya Akihito depuis que ce dernier lui a piqué sa petite amie au lycée. En plus, le playboy excelle au bureau, ce qui a le don de l’énerver. Toutefois, Maizawa connaît son secret: en effet, sous le pseudonyme de Mia, Miya s’expose dans des photos sexys sur les réseaux sociaux. Kôji le trouve tellement mignon qu’il se touche en les regardant et les commente sous le pseudonyme de Taro Imo. Mais un jour, Akihito découvre son identité…

En conclusion

Ce one-shot obtient la dix-neuvième place de la meilleure série érotique au Chill chill BL award 2022. Le graphisme est mignon. D’ailleurs, Mia a un magnifique corps finement musclé souvent mis en avant. Malgré l’effet de surprise tronquée, l’histoire fait sourire et même rire dans certains passages. Une aventure divertissante et très sexy.

Take me home – m:m

take me home m:m
m:m
ISBN: 9782382761069
Hana, 2022
ISBN: 9784815501594 (JP)
Media soft, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Dans ce monde, dès l’instant où on pousse notre tout premier cri, notre rôle est déjà décidé. »

m:m sensei offre un omegaverse original avec un alpha et un oméga blessés par leur condition exploitée par d’autres. Elle alterne la narration entre les deux héros. Par ailleurs, elle apporte discrètement quelques touches d’humour, jouant surtout sur les quiproquos. L’oméga a peur de ne pas être utile tandis que l’alpha se replie dans le dédain pour se protéger. Grâce à leur cohabitation, les deux hommes vont évoluer jusqu’à la naissance de leurs sentiments. En révélant les petits traumatismes expliquant le comportement de Keita et Darren au fur et à mesure des chapitres, le suspense se maintient tout au long du récit pour aboutir à un climax intense. Ainsi, l’auteure aborde la stérilité, les difficultés d’une relation interculturelle, le poids du jugement hâtif. Elle complète ce tome avec une romance entre deux hommes d’âge mûr. Elle s’intéresse alors à la différence d’âge et à l’illusion du passé dans une relation.

La mangaka a un trait fin et épuré. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine les yeux avec une forme particulière mais donne ainsi des regards très expressifs. Les trames sont variées. De même, les trames d’ambiance accompagnent les émotions. Par ailleurs, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors, qui apparaissent sur les plans larges, sont soignés, et semblent parfois construits à partir de photographie. La mise en page dynamique offre quelques cases originales. D’ailleurs, m:m sensei s’attarde sur les détails et les réactions de ses personnages. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par des caches blancs. Sous la jaquette, deux planches propose une conclusion à l’histoire d’Abi et Tom, à lire donc à la fin.

En résumé

Take me home / Bonus: Darren Brad (alpha) qui se montre distant et méprisant avec ses collègues, ne supporte plus leurs commentaires sur son efficacité au travail. Il souhaite vite rentrer chez lui pour profiter du calme. Mais sur le parking, il est attiré par l’odeur d’un oméga en chaleur. Nezumi Keita, un Japonais, tombe alors inconscient dans ses bras après avoir réclamé son aide. Le lendemain, l’Américain demande à l’oméga de vite partir pour sa sécurité mais ce dernier ne comprend pas l’anglais. Keita pense alors à remercier son hôte en nature mais cela énerve Darren. Toutefois, inquiet pour l’état du voyageur sans logis et sans le sous, l’alpha lui propose tout de même de rester…
How to catch a star / How to catch a star (The light of my life): En 1984, Thomas Danston est devenu fan du plongeur Abiel Herman, ébloui par sa performance. Trente et un an plus tard, il le croise chez un tatoueur. Le sportif, dont la carrière a été brusquement écourtée suite à un scandale, est devenu un simple salaryman. Pourtant Tom continue à l’admirer. Et quand il le recroise encore trois ans plus tard, il décide de se rapprocher d’Abi…

En conclusion

Comme j’aime beaucoup les romances entre hommes d’âge mûr, je ne ressens pas de frustration suite au récit principal écourté. Mais cela pourra décevoir certains lecteurs, en particulier fan d’omegaverse. Par ailleurs, j’aime beaucoup la proposition de m:m qui installe des personnages alphas et omégas qui essaient de contrôler leur instinct et s’interrogent sur leur place dans la société. Les sentiments semblent palpables. J’apprécie également la douceur de la narration. Une excellente découverte!

Dans la fleur de l’âge – Kuroi Tsumuji

dans la fleur de l age kuroi tsumuji
KUROI Tsumuji 黒井つみじ
ISBN: 9782382761090
Hana, 2022
ISBN: 9784815501563 (JP)
Media soft, 2021 (JP)
Titre original: ボクたちはまだ青く
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Chaque jour m’ennuie. »

Kuroi Tsumuji sensei narre une douce romance entre deux lycéens qui se rapprochent grâce à une passion commune. Elle concentre la narration principalement du point de vue de Saegusa. Elle s’intéresse particulièrement aux premiers émois adolescents, à la pression des examens, à la poursuite des rêves. Les caractères des personnages contrastent avec leur physique. Ainsi, sous son air renfrogné, Arochi cache en réalité sa timidité. De même, Issei a tendance à prendre soin des autres malgré son regard blasé. Les deux adolescents s’attirent et se rapprochent petit à petit en se découvrant. Tous deux observateurs, ils analysent leurs sentiments et les acceptent facilement. Toutefois, de peur de briser cette belle amitié, Saegusa les cache d’abord. L’auteure aborde brièvement le harcèlement mais préfère s’attarder sur la relation très consensuelle du couple. Elle montre comment l’amour et la passion peuvent devenir un moteur de motivation pour construire son avenir.

La mangaka a un trait très épuré. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Pourtant, elle dessine des yeux fins très expressifs. L’utilisation de peu de trames renforce également l’aspect épuré. De même, les rares trames d’ambiance soulignent plutôt les passages comiques. En revanche, les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page dynamique rythme la lecture. Dans les scènes érotiques, Kuroi sensei censure les parties intimes par des bandelettes blanches ou des caches blancs. Par ailleurs, elle joue sur les cadrages pour éviter de montrer trop de détails. Sous la jaquette, elle offre une anecdote en deux planches sur Kofuji.

En résumé

Le délégué de classe Saegusa Issei se contente d’avoir la moyenne, ressentant actuellement un certain ennui. Toutefois, l’arrivée d’un nouvel élève en cours d’année, Arochi Tôru, pique sa curiosité. En effet, la couleur claire des cheveux d’Arochi l’intrigue. En plus, ce dernier, associable, est toujours premier aux examens. Lors d’une sortie en ville un week-end, Saegusa s’arrête pour observer la diffusion d’un lancement de fusée et croit également apercevoir Tôru dans la foule. Se rappelant sa passion pour l’ingénierie spatiale, il réalise alors qu’il a tendance à abandonner les rêves qu’il juge irréalisables. Mais quand Kawashita Taiki, vexé d’être maintenant second aux examens, s’en prend à Arochi, le délégué vient au secours du nouveau et tente de se rapprocher de lui…

En conclusion

Cette histoire d’amour tendre plutôt classique mais remplie de douceur vous fera passer un agréable moment. Les personnages me touchent particulièrement et je suis complètement transportée par le développement de leurs sentiments. Idéal pour réchauffer son cœur!

The Teijo academy 3 – Natsushita Fuyu

the teijo academy 3 natsushita fuyu
NATSUSHITA Fuyu 夏下冬
ISBN: 9782382761373
Hana, 2022
ISBN: 9784865896497 (JP)
Fusion product, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Les omégas ne sont pas inférieurs aux bêtas ou aux alphas. »

Natsushita Fuyu sensei continue de décrire son univers en s’inspirant des mœurs de la haute société. D’ailleurs, elle arrive habilement à intégrer des éléments réels des luttes de pouvoir dans sa fiction. Par ailleurs, elle fait lentement évoluer les sentiments. Ainsi, en fréquentant de nouveaux amis, Harutaka ouvre un peu plus son esprit et comprend mieux ce qu’il ressent envers Nachi. Ses objectifs changent peu à peu. L’entrainement pour devenir favori est prétexte pour découvrir la famille Aoki. L’humour se fait alors discret mais reste agréable. Comme dans le tome précédent, l’auteure s’intéresse aux manipulations entre les 4L ainsi que le manque de confiance entre eux. Elle aborde donc les manières détournées pour obtenir des informations, l’intérêt de la détention d’informations personnelles, l’utilité d’un réseau et les échanges de bons procédés en guise de négociations.

La mangaka a un trait épuré plutôt léché. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle met en avant la plastique des personnages. D’ailleurs, les décors et les costumes sont également soignés. Quelques trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page plutôt classique offre tout de même quelques vignettes plus osées. Natsushita sensei introduit peu de scènes érotiques et s’arrête même aux tentatives. Elle présente les personnages en début de tome. Par ailleurs, en fin de tome, elle donne des explications sur la manière de consommer le thé, tout en révélant les goûts des 4L. Sous la jaquette, il y a le plan de la résidence Aoki.

En résumé

Ichijô Harutaka (oméga) a ses premières chaleurs et son ex petit ami, Einan Nachi (alpha), perd le contrôle et lui saute dessus. Mais l’oméga le repousse violemment avant de fondre en larmes. Depuis, en vacances chez son père, il n’arrête pas de broyer du noir. Invité à un gala de charité pour aider les écoles à accueillir des omégas, le peintre propose alors à son fils de l’accompagner. Mais l’esprit glamping de la soirée intéresse peu Harutaka. Toutefois, il y croise Aoki Hirofumi. Alors que Ichijô allait s’énerver contre un participant alpha qui affichait une pitié condescendante envers les omégas, le légendaire l’arrête et le raisonne. Aoki lui propose alors de devenir son favori.

En conclusion

Ce tome donne un peu l’impression de stagner car Natsushita sensei se focalise vraiment sur le développement de l’univers et des émotions. Elle s’attarde également sur les descriptions des différentes techniques. Par contre, le changement de Harutaka est plutôt intéressant. L’histoire avance doucement mais sûrement. L’effet de surprise des premiers tomes se dissipant, les intrigues perdent un peu de leur impact. Toutefois, j’apprécie de plus en plus le rapprochement entre Aoki et Ichijô.

Kuroneko – La tourmente – Sakyo Aya

kuroneko la tourmente sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351809884
Taifu comics, 2016
ISBN: 9784403664717 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Titre original: 不機嫌彼氏のなだめ方
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« Une unique et furtive nuit d’amour à l’insu de tous… »

Sakyo Aya sensei développe la relation compliquée entre Yûjin et Takamizawa. Elle alterne quelques tranches de vie et des flash-back, et reboucle ainsi en un chapitre avec les évènements se déroulant dans Kuroneko – La passion 1 et 2. Elle base donc principalement la narration du point de vue de Yûjin. L’aîné des Kagami, trop fier, n’ose pas se rebeller contre les traditions et en souffre. En outre, il n’arrive pas à se départir de sa relation hiérarchique avec son majordome malgré ses sentiments et a donc du mal à communiquer. La rebelle secrétaire, Sarah, apporte alors une touche humoristique dans cette ambiance tendue. L’auteure aborde le poids des valeurs familiales dans les grandes familles. Elle maintient un certain suspense au fil du tome en révélant l’origine des complexes de Yûjin. Par ailleurs, elle dévoile à la fin le réel caractère de Takamizawa qui se cache sous son masque impassible.

La mangaka a un trait épuré et fin. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les décors pourtant soignés situent principalement l’action. De même, les trames d’ambiance plutôt graphiques renforcent les émotions. Les nombreux flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page dynamique rythme la lecture. Dans les scènes érotiques, Sakyo sensei censure les parties intimes avec les onomatopées. Elle en intègre presque à chaque chapitre. En fin de chapitre, elle reprend une tête toute mignonne de Leo. Les illustrations en début de chapitre sont inclues dans l’histoire. Il y a en prime quelques pages couleurs au début et au milieu du tome.

En résumé

Kagami Yûjin connaît Takamizawa Ei depuis l’enfance. Il est rapidement tombé amoureux de ce dernier, qui est à moitié chat d’appartement mais qui n’arrive pas à se transformer. Bien qu’il ait couché avec lui une seule et unique fois, il s’est ensuite plié à ses obligations familiales en épousant une femme léopard. Pourtant, Takamizawa est toujours resté à ses côtés en devenant son majordome. Il l’aide même à élever son fils, Leo, depuis son divorce. En lisant le journal, Yûjin découvre alors que son frère Keiichi a pris pour partenaire un chat. Devant se rendre au Japon pour le travail, il compte bien lui rappeler ses obligations. Mais à sa grande surprise, Takamizawa lui annonce ne pas le suivre, devant voir ses parents pour un projet de mariage…

En conclusion

Ce tome obtient la treizième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2016. Malgré les nombreuses scènes érotiques, j’apprécie particulièrement le changement des liens qui s’opère entre les deux héros. D’ailleurs, Sakyo sensei arrive a bien construire des amours torturés et possessifs. C’est un réel plaisir d’accompagner ces personnages attachants dans leurs émotions.

Kuroneko – La passion 2 – Sakyo Aya

kuroneko la passion 2 sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351809617
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784403664410 (JP)
Shinshokan, 2014 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏愛し方2
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« J’aime Shingo. Il est la seule personne dont j’ai besoin. »

Sakyo Aya sensei aborde le thème de la famille. D’ailleurs, elle met en avant la relation conflictuelle entre les deux frères Kagami. Elle laisse également entendre une certaine discrimination existante entre les hommes-chats selon leur espèce. Ainsi, Yûjin n’hésite pas à se montrer odieux envers Shingo, provoquant encore plus la colère de son cadet. Le chat noir découvre de nouveaux sentiments et s’interroge à nouveau sur sa place auprès de son petit ami. Ainsi, l’auteure décrypte principalement les émotions de Shingo, partageant ses réflexions et sa vision d’orphelin. Elle interroge aussi sur le devoir familial, les liens du sang et la place de l’amour dans un couple. Par ailleurs, elle s’intéresse aux conséquences du rejet familial.

La mangaka adoucit un peu plus son trait fin et léché en arrondissant les angles. Elle le simplifie parfois jusqu’à l’extrême dans les passages humoristiques. Leo apporte une touche extrêmement mignonne avec ses bouilles très expressives. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. De même, les autres trames sont très variées. La mise en page dynamique joue surtout sur les plongées et les contre-plongées. Dans les scènes érotiques, Sakyo sensei censure les parties intimes par des onomatopées. Sous la jaquette, elle continue l’histoire du tome précédent sur les mamelles de chat. En fin de chapitre, elle offre un dessin des personnages en SD. Par ailleurs, les illustrations en début de chapitre présentent Kagami et Shingo durant leurs moments très câlins.

En résumé

Kagami Yûjin, le frère de Keiichi, fait comprendre à Shingo qu’il n’approuve pas leur relation et que l’acteur devra un jour assurer la descendance de la famille. Même si l’ouvrier s’interroge sur son avenir, il décide de croire uniquement aux paroles de son amant. Le lendemain, en rentrant à la maison, il trouve Keiichi en train de faire la lecture à Leo. Mais appelé par son manager Michishige, Kagami lui confie le petit pour une heure. Le chat noir et le léopardeau se rapprochent alors en jouant. Suite à l’annulation d’un travail de Shingo, le couple se retrouve enfin en amoureux. Toutefois, durant leurs ébats, Kagami remarque que son petit ami a un comportement étrange…

En conclusion

L’introduction de Takamizawa en fin de tome donne envie de découvrir l’histoire de Yûjin. Malgré le ton plus sérieux du récit, Sakyo sensei arrive encore à introduire des passages érotiques à presque chaque chapitre. Ils sont toutefois plus courts. La présence de Leo apporte une bouffée de fraicheur dans cette ambiance très tendue. Impossible de ne pas craquer!

Kuroneko – La passion 1 – Sakyo Aya

kuroneko la passion 1 sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351809570
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784403664366 (JP)
Shinshokan, 2014 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏の愛し方1
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Je n’ai que toi… Et pourtant j’ai peur que nous nous rapprochions encore plus… »

Sakyo Aya sensei aborde la question de l’engagement et de la cohabitation d’un couple homosexuel. Elle illustre les questions de ses personnages en révélant un peu la vie conjugale de Masato et Mayumi. D’ailleurs, l’ami d’enfance du chat noir joue maintenant le rôle de confident en plus des notes d’humour qu’il apporte. Ainsi, Shingo s’inquiète beaucoup de l’installation de la lassitude dans un couple ainsi que le sentiment d’éloignement. Kagami, quant à lui, a tendance de prendre des décisions sans consulter son petit ami. Même si le couple discute plus directement, il reste encore quelques tensions. L’auteure dévoile un peu plus le passé de Keiichi en introduisant son frère et le mignon Leo. Elle s’intéresse aux compromis, aux concessions dans un couple mais également aux méthodes de négociations. Par exemple, Kagami a tendance à jouer sur le chantage affectif.

La mangaka simplifie sont trait épuré et léché dans les passages humoristiques. Les têtes de Masayan sont par ailleurs hilarantes. Elle met aussi en avant la beauté des corps musclés. D’ailleurs, comme dans le tome précédent, elle débute par une scène érotique en pages couleurs. Il y a également d’autres pages couleurs au milieu du volume. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Les autres trames sont variées mais équilibrées, ne surchargeant pas les pages. La mise en page est dynamique. Sakyo sensei censure les parties intimes avec des onomatopées, les cachant peu malgré l’ajout d’un contour blanc autour des caractères. En plus, elle offre des scènes presque à chaque chapitre. Elle développe également une petite histoire case par case en fin de chapitre. Sous la jaquette, deux planches narrent avec humour l’érotisme des mamelles de chat, faisant alors un clin d’œil aux tomes précédents sur les tétons.

En résumé

Kagami Keiichi et Shingo couchent ensemble presque tous les soirs. Mais quand le chat noir demande à son petit ami de se calmer parce qu’il souhaite rentrer exceptionnellement chez lui pour s’occuper des tâches ménagères, le léopard s’excite encore plus. Le lendemain matin, l’ouvrier se fait donc sermonner par son ami Masato qui a dû s’occuper de tout à sa place. Il reçoit ensuite un appel du photographe Hasumi qui lui offre alors en avant-première, le livre de photos produit pour le film. De retour chez lui, Kagami l’attend. L’acteur ne peut se retenir en voyant son petit ami s’intéresser à son travail. Dans le feu de l’action, il lui propose alors de vivre ensemble…

En conclusion

Ce tome obtient la treizième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2015. Il se classe également à la première place du meilleur manga érotique. Kagami Keiichi est classé troisième meilleur seme tandis que Shingo est septième meilleur uke. Par contre, dans le classement des meilleurs personnages érotiques, le chat noir est troisième, suivi par le léopard en quatrième place. La dynamique entre les deux personnages est distrayante, d’autant plus que la libido débordante de l’acteur vient briser avec humour les moments simplement romantiques. Ne vous arrêtez pas aux passages sexy, l’histoire est passionnante et émouvante.

Kuroneko – La dépendance – Sakyo Aya

kuroneko la dependance sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351808962
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784403664021 (JP)
Shinshokan, 2013 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏の甘え方
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Combien de fois dois-je te lécher pour que tu comprennes? »

Sakyo Aya sensei continue de résoudre les derniers points qui empêchaient la relation de Kagami et Shingo de s’épanouir. Elle développe particulièrement les raisons du déséquilibre entre eux. En effet, l’acteur qui manque de confiance en lui, a tendance à se montrer très possessif. Au contraire, Shingo affirme un peu mieux ses sentiments mais sa peur d’être un jour abandonné reste ancrée en lui. Masato, quant à lui, apporte une touche d’humour avec ses réactions parfois complètement « gaga ». L’auteure s’intéresse donc à la difficulté à faire confiance, à la peur de l’engagement et à l’incompréhension qui s’installe par manque de communication verbale. Elle alterne alors la narration entre ses deux héros, dévoilant leurs points de vue différents sur leur relation. Elle joue également sur le fan service en se focalisant sur l’interprétation de l’odeur dans les moments intimes. L’histoire bonus offre un jeu érotique qui se conclut dans la postface.

La mangaka a un trait légèrement épuré et léché. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps musclés. D’ailleurs, on peut les admirer s’entremêler dans les quelques pages couleur en début de tome. Les trames d’ambiance plutôt graphiques accompagnent les émotions. Les autres trames sont variées sans pour autant surcharger les pages. Par ailleurs, les décors apparaissent sur les plans larges. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page dynamique s’attarde sur la plastique des personnages et leurs réactions. Sakyo sensei censure à peine les scènes érotiques en cachant les parties intimes par les onomatopées. Comme dans le tome précédent, elle offre une scène à chaque chapitre. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien des protagonistes. Sous la jaquette, deux planches humoristiques et sexy s’intéressent encore aux tétons du « pov’minou ».

En résumé

Kagami Keiichi et Shingo ont accepté leurs sentiments et n’hésitent plus à l’exprimer durant leurs ébats. Le chat noir continue tout de même à refuser d’abord ce qui lui plaît le plus. Mais dès qu’il se montre franc, l’acteur n’arrive plus à se contrôler et laisse alors apparaître ses tâches de léopard avec l’excitation. D’après Shingo, il dégage également un parfum envoutant. Lors du tournage du dernier film d’une trilogie, le photographe Hasumi suit Kagami pour réaliser un livre sur les coulisses. L’acteur demande alors la participation des techniciens, souhaitant également mettre en avant leur travail. Quelques jours plus tard, Hasumi aborde Shingo en lui révélant l’avoir aperçu embrasser son amant…

En conclusion

Ce tome obtient la huitième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2014 et la première place dans la catégorie érotique et la catégorie doux. Le drama CD se classe également à la dixième place. J’apprécie le savoureux mélange entre érotisme et thèmes sérieux. Je fond complètement pour le couple mais j’aime aussi découvrir un peu les aventures conjugales de Masayan. Et quel plaisir de retrouver Shio, de la série Nekoka danshi no shitsukekata.

Kuroneko – Le jeu – Sakyo Aya

kuroneko le jeu sakyo aya
SAKYO Aya 左京亜也
ISBN: 9782351808719
Taifu comics, 2014
ISBN: 9784403663611 (JP)
Shinshokan, 2012 (JP)
Titre original: クロネコ彼氏の遊び方
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Les humains finissent toujours par m’abandonner. Je suis sûr que toi aussi, un jour… »

Sakyo Aya sensei propose une romance alliant érotisme et fan service félin. Elle installe un jeu de séduction entre Shingo et Kagami, dont la relation uniquement charnelle débute consciemment. Elle base principalement la narration du point de vue de l’ouvrier, l’acteur donnant sa version dans un chapitre. Ainsi, Shingo, gay dominant, se retrouve complètement soumis à Kagami mais résiste avec impertinence. Même si les deux héros réalisent leur attirance mutuelle, ils ont tendance à rester dans le déni de leurs sentiments. Par ailleurs, l’auteure ajoute encore un peu de tension dans le couple en révélant par flash-back le traumatisme de Shingo, expliquant ainsi son comportement. Elle joue également sur le contraste entre le physique et la personnalité de ses personnages: sous ses airs de beau gosse gentil, Kagami cache en réalité un sale caractère taquin et manipulateur, développant un amour possessif. Masato joue les cupidons, ajoutant une note humoristique.

La mangaka a un trait finement épuré et léché. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle ajoute également une touche mignonne et fan service en représentant parfois les hommes-chats avec leurs oreilles et leur queue de félin. Shingo en chat a une tête très expressive. Uke et seme ont des corps musclés mais assez fins. Les trames d’ambiance accompagnent les émotions et alternent avec les décors. Les autres trames sont également variées. La mise en page très dynamique joue beaucoup sur les changements d’angles de vue, en particulier les contre-plongées et les plongées. Sakyo sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle en intègre même une à chaque chapitre. Elle met en scène l’intimité des personnages dans les illustrations en début de chapitre et reprend une image du chat noir en fin de chapitre. Par ailleurs, sous la jaquette, une histoire sensuelle en deux planches s’amuse du comportement félin.

En résumé

L’homme-chat Shingo aime son état félin car il apprécie de coucher avec qui il veut sans s’attacher, de travailler sans faire trop d’effort et de se promener sous sa forme de chat noir. Par conséquent, son ami d’enfance, Sakagami Masato, l’emploie à mi-temps dans son entreprise de décors de cinéma. Mais lors d’un tournage, l’impressionnant saut de Shingo attire l’attention du célèbre acteur Kagami Keiichi. Depuis, ce dernier colle sans cesse l’ouvrier, curieux de comprendre le métier de ce dernier. Il l’invite même à une soirée de l’équipe. Il lui propose alors un étrange alcool au parfum tant savoureux pour les chats…

En conclusion

Ce tome obtient la huitième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2012. Il se classe également en premier meilleur manga érotique. Shingo est classé troisième meilleur personnage érotique. Attention, les premiers rapports ne sont pas consensuels. En plus, la manie du chat noir de dire « non » par esprit de contradiction, brouille un peu la compréhension des situations. Le graphisme est de toute beauté, d’autant plus que Sakyo sensei détaille les musculatures. Même si le récit est principalement érotique, j’apprécie la dynamique entre les personnages ainsi que l’étoffement du scénario au fil des chapitres. A tenter pour les fans de chats.

Iberico pork and love and camellia – Shoowa

iberico pork and love and camellia shoowa
SHOOWA
ISBN: 9782368770641
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796402781 (JP)
Kaiohsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Roméo et Juliette revisité façon yankee. »

Shoowa sensei offre deux comédies romantiques entre des voyous, alternant entre humour délirant, passage romantique et action. Bien qu’elle exagère les réactions de ses personnages, elle arrive à insuffler un peu de réalisme à son récit. Elle fait évoluer ses personnages en les confrontant à diverses épreuves. La narration de la première partie se base sur Tsubaki tandis que la seconde partie donne le point de vue de Genji. Les personnages secondaires apportent une touche humoristique. En effet, les jeunes voyous sont plutôt des adolescents qui ont le sang chaud que de réels délinquants. L’auteure analyse principalement le changement des sentiments de ses personnages ainsi que leurs interrogations. Avec l’histoire de Yoshimune et Genji, elle aborde également quelques sujets sérieux comme la manipulation des sentiments d’un adolescent, l’influence des mauvaises fréquentations ainsi que l’aide salvatrice de certains adultes.

La mangaka a un trait épuré qui conserve un aspect croquis avec des contours dédoublés, presque gribouillés. Elle le simplifie dans les passages humoristiques et n’hésite pas à le déformer. En plus, elle utilise peu de trames, privilégiant les contrastes noir et blanc. Ainsi, son style graphique rappelle plutôt celui du shônen. Ses protagonistes ne sont pas des gravures de mode, juste des adolescents normaux avec pour certains un beau physique ou des bouilles attachantes. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page très dynamique joue beaucoup sur les chevauchements de vignettes ou sur les cases espacées. Shoowa sensei censure à peine les scènes érotiques. Toutefois, elle choisit soigneusement ses angles de vue pour cacher l’essentiel. Elle simplifie également les parties intimes, avec quelques caches blancs.

En résumé

Influencé par Itameshi Irie, alias Iberico, un ancien groupe de voyous aide au ramassage des déchets dans leur quartier. Mais les Iberico Pork se montrent parfois agressifs envers ceux qui ne respectent pas les règles de la propreté. D’ailleurs, ils ont failli se battre avec Tsubaki, qui avait fait tomber un déchet de sa poche. En effet, le lycéen bagarreur, trop direct, a tendance à attirer l’animosité de ses interlocuteurs. Afin de calmer les tensions, Irie l’invite avec ses amis mais seul Tsubaki a le courage d’y aller malgré toutes les rumeurs qui circulent. Ils sont alors interrompus par des voyous venus se venger du bagarreur. Toutefois, Irie les rétame. Admiratif, Tsubaki passe alors beaucoup de temps avec son nouvel ami et réalise qu’il est même tombé amoureux…

En conclusion

Ce tome obtient la deuxième place au Chill chill BL award 2012. Le drama CD se classe à la première place de même l’auteure. Et Yoshimune se classe troisième meilleur uke. Attention son histoire comporte quelques passages pouvant choquer la sensibilité des lecteurs. Comme à son habitude, Shoowa sensei aime nous surprendre. Et c’est encore une réussite avec cette histoire pleine d’humour et aux héros si attachants. J’adore les hésitations de Tsubaki malgré ses sentiments profonds, la placidité de Yoshi qui cède aux avances maladroites de Gen.