Yata Momo 2 – Harada

yata momo 2 harada
Harada はらだ
ISBN: 9782368775783
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784801959200 (JP)
Takeshobo, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

La confrontation entre Momo et sa mère va le pousser dans ses derniers retranchements.

Après un tome plutôt léger, Harada sensei plonge le lecteur dans le drame en révélant le passé de Momota. Elle introduit un nouveau personnage, Kurita, qui apporte un regard extérieur sur le couple. Entre tension et craquage, Momo change doucement mais sûrement. Yata ayant remarqué l’ambivalence du caractère de son petit ami, attend patiemment qu’il se confie enfin à lui. La confrontation entre la mère et le fils est assez violente psychologiquement, pourtant l’auteure maintient le suspense jusqu’au bout en en montrant peu. De même, elle aborde la prostitution, les conséquences d’un viol et la pédophilie crûment, justifiant ainsi le manque d’affection et les mécanismes de protection de Momo. Par ailleurs, elle donne le point de vue des différents protagonistes. Le lecteur obtient donc une vision globale de la situation. De même le chapitre sur Suda permet de cerner ses sentiments.

La mangaka porte son attention sur les détails. Elle utilise quelques angles de vue originaux mettant en avant l’érotisme ou la réaction de ses personnages, avec des regards malicieux, provocateurs ou des petits gestes. Les trames d’ambiance renforcent les émotions. La mise en page est assez dynamique. Des croquis amusants terminent les chapitres, sauf celui le plus dramatique. Il y a un clin d’œil à son autre œuvre, avec Kurita qui met en rayon le manga The song of Yoru & Asa. Harada sensei offre un schéma des liens entre les personnages en début de tome, ainsi qu’un yonkoma amusant avec le sans-abri O-chan. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par des hachures blanches mais dessine quelques coupes intérieures. Sous la couverture, les héros commentent l’œuvre de Kurita.

En résumé

Yata et Momo sont très bruyants durant leurs ébats charnels. Comme les murs sont fins, le voisin Kurita entend tout et n’arrive pas à travailler sur son livre. L’écrivain amateur décide donc de leur faire la remarque. D’abord apeuré, il est surpris par la familiarité de Momo. Plus tard, il reçoit même un gâteau de la part de Yata pour s’excuser. D’ailleurs, il sympathise vite avec ce dernier, fan de fantaisie. En les voyant discuter avec passion, Momo ressent de la jalousie et préfère les laisser. De retour chez lui, Yata trouve une femme devant sa porte : la mère de Momo a eu son adresse grâce à Suda.

En conclusion

La scène dans laquelle Momota lâche tout ce qu’il gardait au fond de lui est poignante. Impossible de rester indifférent à sa peine! J’apprécie beaucoup Kurita et Yata qui soutiennent Momo et le sortent avec douceur et douleur de sa sombre enfance. Le trait de Harada sensei arrive à transcrire les émotions de ses personnages et provoque beaucoup l’attachement du lecteur pour ses protagonistes.

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