Sous tes caresses 3 – Kasai Chiaki

couverture de Sous tes caresses 3 de Kasai Chiaki, éditions Hana

KASAI Chiaki かさいちあき
ISBN: 9782382765180
Hana, 2025
ISBN: 9784796415101 (JP)
Kaiohsha, 2022 (JP)
Titre original: キミの撫で方躾け方 3
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Il se moque de moi mais sans jamais aller trop loin. »

Kasai Chiaki sensei continue d’analyser les mécanismes de la possessivité. Comme dans le tome précédent, elle s’intéresse à la gestion de la jalousie, à la différence d’âge. Koganei et Niyano évoluent, transmettant de mieux en mieux leurs sentiments tout en restant à l’écoute de leur partenaire. Ainsi, le couple assume leurs petits jeux pervers et équilibre petit à petit leur relation. L’introduction du nouveau couple de Hanaoka et Kotani permet d’aborder de nouveaux sujets avec un peu d’humour. En effet, les quiproquos s’enchaînent entre le bavard Kotani et le timide Hana. D’ailleurs, les deux hommes ont tendance à trop se reposer sur leurs amis pour trouver conseils et réponses à leurs questionnements. Ainsi, l’autrice aborde la difficulté à assumer son homosexualité, les doutes qui persistent dans une relation entre homosexuel et hétérosexuel, la distinction entre amour et forte amitié.

La mangaka a un trait épuré et anguleux qui se simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Elle utilise plutôt en aplat les trames, équilibrées. Les trames d’ambiance, quant à elles, appuient les émotions. Néanmoins, les décors soignés ancrent le récit dans la réalité. La mise en page est dynamique. Malgré des scènes érotiques non censurées, Kasai sensei évite toutefois de montrer les parties intimes. Ainsi, elle joue sur les angles de vue, les cadrages, détaillant les gros plans. D’ailleurs, elle offre une scène par chapitre. Les illustrations en début de chapitre présentent les personnages dans leur quotidien.

En résumé

Depuis que Koganei Jun a déménagé, Niyano Takashi et lui filent le parfait amour. L’étudiant taquine gentiment son petit ami et l’embarque dans ses jeux érotiques. Mais Niya s’inquiète de la complicité entre Koganei et Hanaoka, réprimant toutefois sa jalousie. Comme Hana semble craquer pour Kotani, le collègue de Niya, Koganei joue alors les cupidons pour eux…

En conclusion

Kasai Chiaki sensei équilibre au fur et à mesure la relation entre Koganei et Niyano. Elle installe un nouveau couple pour aborder d’autres sujets tout en analysant encore l’évolution des sentiments des personnages. La romance un peu plus classique s’ajoute à la tension, l’humour et l’érotisme, pour notre plus grand plaisir. J’aime beaucoup la sensualité du trait de la mangaka qui dégage beaucoup de finesse dans sa fausse simplicité. Je suis curieuse de découvrir l’évolution du nouveau couple. Une lecture captivante!

Sous tes caresses 2 – Kasai Chiaki

Couverture de Sous tes caresses 2 de Kasai Chiaki, éditions Hana

KASAI Chiaki かさいちあき
ISBN: 9782382762479
Hana, 2025
ISBN: 9784796414234 (JP)
Kaiohsha, 2021 (JP)
Titre original: キミの撫で方躾け方 2
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Je veux le protéger, mais aussi le dépraver… le corrompre. »

Kasai Chiaki sensei continue d’analyser l’évolution de la relation entre Koganei et Niyano. Elle introduit Urabe, ex-petit ami du salaryman, qui s’impose de lui-même en tant que rival, aimant particulièrement dominer ses partenaires. Ainsi, elle s’intéresse à la gestion de la jalousie, au poids du passé d’un partenaire mais également à la différence d’âge et d’expérience. L’étudiant essaie de comprendre ses nouvelles émotions envers Niya et réalise alors son immaturité. Takashi, quant à lui, essaie d’exprimer ses sentiments, dont sa jalousie, avec peine. Les deux amants cherchent à répondre aux attentes de l’autre, se remettant en question. D’ailleurs, bien que l’autrice secoue un peu son public avec une relation non consentie, elle insiste particulièrement sur les conséquences et les remords. Elle décortique donc les mécanismes de la possessivité dans une relation. Par ailleurs, les clients du bar gay détendent un peu l’atmosphère.

La mangaka a un trait épuré légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle utilise des trames avec parcimonie, renforcées par une dominante de tons clairs. De même, les trames d’ambiance appuient les émotions. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Par ailleurs, les décors soignés apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Kasai Chiaki sensei ne censure pas les scènes érotiques et offre même une scène par chapitre. Comme dans le tome précédent, elle dessine le quotidien du couple dans les illustrations en début chapitre. Elle donne également des anecdotes avec des yonkoma à la fin de certains chapitres.

En résumé

Koganei Jun et Niyano Takashi vivent ensemble. Mais l’étudiant se sent un peu frustré sexuellement, son partenaire rentrant souvent épuisé du travail. En plus, le salaryman ne prend jamais d’initiatives et se laisse simplement faire. En conséquence, Koganei se montre un peu plus possessif. Alors, lorsque son petit ami ramène Urabe, un ami de fac, complètement bourré et très collant, il a du mal à calmer sa jalousie.

En conclusion

Kasai Chiaki sensei continue de décrypter les différentes émotions présentes dans une relation déséquilibrée. Elle oscille constamment entre érotisme et tension, détendant l’atmosphère avec quelques touches d’humour. En plus, son graphisme sensuel est très expressif. J’apprécie la lente évolution des personnages et la dynamique entre eux. Une lecture entraînante!

Sous tes caresses 1 – Kasai Chiaki

couverture de Sous tes caresses 1 de Kasai Chiaki, éditions Hana

KASAI Chiaki かさいちあき
ISBN: 9782382762516
Hana, 2024
ISBN: 9784796413404 (JP)
Kaiohsha, 2019 (JP)
Titre original: キミの撫で方躾け方
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Je rêve de me faire dorloter comme ça. »

Kasai Chiaki sensei narre une romance entre un étudiant gay à la fois gentil et « forceur » et un salaryman qui se laisse facilement mener par le bout du nez. Elle installe un jeu de séduction entre les deux hommes, d’abord purement charnel. Ainsi, elle analyse comment les sentiments évoluent entre les petites taquineries. Le passé des deux amants, révélé au fur et à mesure, permet de mieux comprendre leur désillusion envers l’amour. En effet, Niyano connaît parfaitement son point faible (facilement manipulable) mais décide de se laisser faire volontairement. Koganei, très tactile et franc, suit ses envies mais réalise qu’il fait quelques efforts pour son nouveau partenaire. Leur entourage les soutient quelques soient leurs choix. L’autrice aborde donc le manque de confiance en soi et en l’autre, la manipulation, les compromis en amour. Elle joue sur les quiproquos, faisant basculer constamment l’équilibre entre eux.

La mangaka a un trait légèrement anguleux. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps finement musclés. De même, Koganei dégage une impression mystérieuse à cause de son regard caché sous sa frange ainsi que de la nonchalance constamment contrebalancée par une gestuelle sensuelle. Les trames peu nombreuses renforcent l’aspect incisif du trait tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par ailleurs, une trame rayée recouvre les vignettes de flash-back. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page dynamique joue beaucoup sur l’absence de cadrage ou la forme des cases s’adaptant à leur contenu. Kasai Chiaki sensei ne censure par les scènes érotiques et dessine même des coupes intérieures. D’ailleurs, elle offre une scène par chapitre. Dans les illustrations en début de chapitre, elle présente le quotidien des personnages. Il y a également des yonkoma en fin de chapitre qui apportent des anecdotes.

En résumé

Après avoir été plaqué par sa petite amie, Niyano Takashi décide de renoncer à l’amour. Il aime fréquenter un bar gay avec son ami Aki, et fantasme depuis quelque temps sur le bel étudiant Koganei Jun (20 ans). En plus, lors de son emménagement dans son nouvel appartement, il découvre qu’ils sont voisins. Koganei sympathise rapidement avec Niya et se montre toujours bienveillant avec lui. Malgré la réputation de dragueur de l’étudiant, Takashi finit par tomber amoureux…

En conclusion

Spin-off de How to keep me, and how to scold, on découvre donc le couple de Waka et Sayama devenus adultes. Kasai Chiaki sensei propose une romance perturbante avec une relation déséquilibrée mais assumée par le couple. Ainsi, elle analyse en détail l’évolution des sentiments des personnages. Son graphisme facilement reconnaissable dégage beaucoup de sensualité. Je craque complètement pour ce récit et j’adore voir Koganei et Niyano s’interroger constamment. Une lecture intrigante!

7 fois par semaine! – Pesotarou

7 fois par semaine pesotarou

Pesotarou ぺそ太郎
ISBN: 9782382762936
Hana, 2022
ISBN: 9784801969698 (JP)
Takeshobo, 2020 (JP)
Titre original: えっちは週7希望ですっ!
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

 Le rêve d’Aoi: faire l’amour 7 fois par semaine!

Pesotarou sensei offre une comédie romantique et très sexy avec deux hommes à la libido débordante mais très compatible. Elle les fait parler avec un langage cru, accentuant leur côté pervers. Pourtant, au fur et à mesure que le lecteur avance dans l’histoire, il découvre des personnalités tout autre. En effet, les deux héros assument complètement leur passion pour le sexe mais gardent quelques séquelles à force de se faire plaquer. Pourtant, ils développent des sentiments réciproques en apprenant à se connaître et surtout à communiquer. Ainsi, Aoi s’avère être assez naïf. Son ami Igarashi apporte de bons conseils. L’auteure aborde donc la jalousie, le jugement extérieur, le consentement nécessaire même pour des accros au sexe, le respect des limites des jeux érotiques. Elle alterne la narration entre Iori et Aoi. En bonus, elle s’intéresse à la gestion de l’abstinence forcée avec humour.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques, transformant même ses personnages en SD. Elle dessine pourtant des personnages sveltes. Par ailleurs, Aoi affiche différentes expressions très rigolotes lorsqu’il est béat, satisfait ou pervers. De même, un panda le représente tandis que Iori est associé à un serpent. Les décors situent principalement l’action. Les trames d’ambiance, graphiques, ajoutent de l’humour ou renforcent les émotions. Les autres trames sont équilibrées, dans une palette de tons clairs. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page dynamique est au service de la narration. Dans les scènes érotiques, Pesotarou sensei censure les parties intimes par des hachures ou des languettes. Elle utilise aussi une tête de panda, ajoutant une touche d’humour. Pourtant, elle dessine des coupes intérieures explicites et donne des détails par transparence. Il y a également une scène à chaque chapitre. En fin de chapitre, une vignette donne une anecdote amusante.

En résumé

Aoi a une libido débridée et rêve de coucher au moins une fois par jour. En plus, appréciant les sexe-toys, il travaille dans le département des ventes d’une entreprise spécialisée dans ces produits. Mais son côté jugé pervers lui fait perdre son partenaire actuel parce qu’il souhaitait pimenter leurs ébats avec quelques jeux érotiques. Alors qu’il se plaignait dans un izakaya à son ami et collègue Igarashi, il attire l’attention d’un beau serveur. Comme son ami préfère rejoindre sa petite amie, il continue donc de noyer son chagrin dans l’alcool. Le serveur Kurose Iori s’occupe alors de lui. Mais quand le salaryman se réveille le lendemain, il ne se rappelle de rien. Pourtant, il trouve plusieurs capotes usagées dans sa poubelle. Et en plus, Kurose lui confirme avoir passé une nuit torride à le satisfaire…

En conclusion

Ce tome obtient la troisième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2021. En effet, Pesotarou sensei se montre généreuse dans les moments intimes qui deviennent souvent comiques avec Aoi et Iori qui oublient de communiquer, trop emballés par leurs ébats. Le couple en devient vite attachant. Je craque donc pour cette histoire simple mais mignonne et sexy qui aborde tout de même quelques sujets intéressants.

Sans attaches – Nakagawa Kaneko

sans attaches nakagawa kaneko
NAKAGAWA Kaneko 中川カネ子
ISBN: 9782382761243
Hana, 2022
ISBN: 9784813032854 (JP)
Taiyohtosho, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« Une romance sexy, pleine de secrets et de malentendus! »

Nakagawa Kaneko sensei propose une romance mature sur la différence d’âge. Elle alterne la narration entre Shû et Yukiya, permettant ainsi au lecteur de découvrir les secrets qui entourent les deux personnages. Le suspense augmente donc au fil des chapitres jusqu’au climax de l’éclatement de la vérité. Adachi s’interroge sur son orientation sexuelle et développe d’abord une relation de sex friend avec Moroboshi. Le salaryman, quant à lui, préfère se voiler la face devant les indices indiquant que son partenaire est plus jeune qu’il ne laisse croire. Leurs sentiments naissent au gré de leurs échanges. Par ailleurs, l’auteure apporte des touches d’humour avec les personnages secondaires qui jouent les guides. Elle s’intéresse également aux personnalités à double facette. Shû présente un visage totalement différent entre le travail et la vie privée. De même, Yukiya, franc, peut se montrer manipulateur.

La mangaka a un trait anguleux, légèrement épuré, jouant sur les pleins et les déliés. Elle le simplifie et l’arrondit dans les passages humoristiques. D’ailleurs, les personnages affichent parfois une tête hilarante rappelant les mangas comiques. Yukiya a un corps finement musclé, mis en avant. La palette des trames est variée tandis que les trames d’ambiance sont très graphiques. Les décors situent principalement l’action. La mise en page dynamique met particulièrement en valeur les expressions des visages et les scènes érotiques. D’ailleurs, Nakagawa sensei détaille ces dernières, très nombreuses, et joue beaucoup sur la décomposition des mouvements et les gros plans, intégrant également des coupes intérieures. Néanmoins, elle censure les parties intimes avec de fines bandelettes blanches. Elle donne des renseignements complémentaires dans les illustrations en début chapitre. Par contre, la première page en couleur ne rend pas grâce à son graphisme.

En résumé

Moroboshi Shû, gay, préfère les aventures sans lendemain. Il cherche ses futures conquêtes via une application mobile mais il impose trois conditions: pas d’attaches, pas de discussion inutile, une seule nuit et c’est tout. En effet, parlant toute la journée au travail, le salaryman apprécie des partenaires peu bavards. Il a donc du mal à trouver un profil adéquat. Il rencontre pourtant une jeune homme taciturne, Adachi Yukiya, avec qui la compatibilité sexuelle est très haute. Shû décide alors de briser sa troisième règle, ayant envie de le rencontrer à nouveau. Au bout de trois mois, Yukiya, devenu son unique partenaire, lui révèle enfin son prénom. Et pourtant, ils discutent toujours peu…

En conclusion

Ce one-shot obtient la deuxième place du meilleur manga érotique au Chill chill BL award 2022. Pourtant, Nakagawa sensei aborde avec délicatesse les relations sexuelles consenties avec un mineur. En effet, pour rappel, la majorité au Japon est à 20 ans. Le développement de l’histoire est bien rythmé et entrainant. Le graphisme est expressif et efficace. J’ai donc lu avec beaucoup de plaisir ce récit, appréciant particulièrement l’évolution de la relation entre les deux amoureux. Un coup de cœur!

3 minutes de silence – Ichinashi Kimi

3 minutes de silence ichinashi kimi
ICHINASHI Kimi 市梨きみ
ISBN: 9782382760277
Hana, 2022
ISBN: 9784865541847 (JP)
Overlap, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: si on s'ennuie

Refuser l’amour désespérément malgré des sentiments forts et réciproques.

Ichinashi Kimi sensei propose une romance dramatique entre deux demi-frères, sans lien de sang, qui luttent désespérément contre leur sentiment amoureux pour ne pas briser leur fort lien fraternel. Elle centre principalement la narration sur Aki avant de basculer à la fin sur la version de Saku. Ainsi, elle aborde le poids du lien familial même dans une famille recomposée, la douleur d’admettre des sentiments jugés inconvenants, la peur du jugement extérieur. Malgré des sentiments réciproques, les deux frères construisent une relation bancale, ne communiquant pas. Aki ressent énormément de culpabilité à entrainer son cadet hétérosexuel dans l’homosexualité. Pourtant, il cache difficilement sa jalousie. Saku, quant à lui, préfère fuir à chaque confrontation. Par ailleurs, l’auteure développe particulièrement le background d’Aki en révélant petit à petit son passé complexe, expliquant ainsi ses traumatismes. Avec l’intervention de son ex Takahashi, elle relance les réflexions sur cette relation presque incestueuse.

La mangaka a un trait épuré plutôt classique. Elle exagère les expressions et utilise des trames d’ambiance pour renforcer les émotions. Les décors apparaissent sur les plans larges. Le style graphique évolue un peu au fil des chapitres. Par exemple, Ichinashi sensei exprime de deux manières différentes les flash-back: un fond noir pour les souvenirs sombres, un double cadrage pour les moments heureux. De même, elle tire profit de toutes les techniques du shôjo pour dynamiser sa mise en page. Par ailleurs, elle ne censure pas les scènes érotiques tout en évitant tout de même de trop détailler les parties intimes.

En résumé

Tôjô Aki et Saku sont devenus demi-frères suite au remariage de leurs parents. Ils s’entendent très bien malgré des caractères opposés: introverti, Aki a peur des femmes tandis que le frivole Saku cumule les conquêtes. Le cadet, à l’université, vit maintenant avec son frère devenu salaryman. Toutefois, Aki ne supporte plus ses absences, Saku découchant souvent sans prévenir. Depuis ses remontrances, ce dernier, plus présent, participe même aux tâches ménagères. Pour le remercier, Aki lui achète alors des gâteaux. Interpellé dans la rue par deux conquêtes de Saku qui le taquinent, il commence à paniquer. Alerté, Saku vole à son secours puis s’éclipse avec les filles, provoquant la colère de son aîné. A son retour, le cadet tente de s’expliquer et finit même par l’embrasser langoureusement. Cédant à leurs pulsions, les deux hommes couchent alors ensemble mais bien qu’amoureux, l’aîné regrette déjà cet élan…

En conclusion

Ichinashi sensei offre une romance sans prétention mais plutôt bien traitée. En plus, son graphisme reste agréable. J’ai néanmoins passé un bon moment de lecture.

Mon voisin le fudanshi 3 – Kuroiwa Chihaya

mon voisin le fudanshi 3 kuroiwa chihaya
KUROIWA Chihaya 黒岩チハヤ
ISBN: 9782368776483
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784796409971 (JP)
Kaiohsha, 2017 (JP)
Titre original: ましたの腐男子くん 3
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Motoi désire devenir un seme digne d’un BL mais y arrivera-t-il?

Kuroiwa Chihaya sensei conclut la romance entre le fudanshi Motoi et le salaryman pur Sokabe. Commme dans le tome précédent, elle continue à s’intéresser aux produits dérivés: ici, avec les jeux vidéo, pas forcément BL, les séries aux nombreux personnages inspirant diverses possibilités de couples. Elle répète le gag confrontant l’imaginaire de Mashita avec la réalité. Ainsi, Shijô, l’ami de Yoshinari, représente au début le super seme ikemen idéal. Le couple évolue doucement; leurs rapports sont toujours consentis. Sokabe prend peu à peu de l’assurance tandis que Motoi s’interroge sur ses performances de seme. L’auteure aborde le questionnement du coming out et de la différence d’âge, l’étudiant ne cachant rien alors que le salaryman pense qu’il vaut mieux se taire. Par ailleurs, elle détourne avec humour les poncifs du BL.

La mangaka a un style shôjo, au trait fin, dégageant beaucoup de douceur. Elle dessine de grands yeux expressifs. De même, elle exagère certaines expressions fortes. Les trames d’ambiance renforcent également les émotions. Les décors sont soignés. Par ailleurs la mise en page dynamique rythme la lecture. Kuroiwa sensei censure à peine les scènes érotiques, utilisant de très fines bandelettes blanches ou en esquissant les organes génitaux avec des trames. L’illustration de la jaquette résume à elle seule, avec humour, le fonctionnement du couple.

En résumé

Mashita Motoi rumine de ne pas être un seme aussi classe qu’il espérait et se demande comment s’améliorer. Sokabe Yoshinori, quant à lui, n’arrive plus à dormir dans sa chambre depuis qu’il y a couché avec son petit ami. Excité par sa gène, l’étudiant installe alors une ambiance pour l’embrasser. Mais Furuichi les interrompt en sonnant à la porte. Le fudanshi est venu s’excuser auprès du salaryman. Mis de côté, Motoi s’imagine déjà le pire, suspectant une romance naissante entre eux. Toutefois, Furuichi s’excuse également auprès de lui à la grande joie de Sokabe. L’étudiant réalise alors qu’il n’a jamais rencontré les amis de Yoshinori…

En conclusion

Malgré certains gags qui deviennent répétitifs, j’adore voir cet adorable couple se développer en partageant leur passion. La communication entre eux devient de plus en plus fluide et leur amour s’en retrouve presque décuplé. Une comédie romantique douce et agréable à lire.

Mon voisin le fudanshi 2 – Kuroiwa Chihaya

mon voisin le fudanshi 2 kuroiwa chihaya
KUROIWA Chihaya 黒岩チハヤ
ISBN: 9782368776476
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784796407687 (JP)
Kaiohsha, 2015 (JP)
Titre original: ましたの腐男子くん 2
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

En amour, les BL peuvent être une excellente source d’information… Ou pas?

Après un tome introductif, Kuroiwa Chihaya sensei continue à développer la romance entre ses deux héros se focalisant sur leur première fois. Elle met en avant un couple qui discute, dont la relation se fonde sur le consentement. Elle joue également sur les quiproquos et les différences entre réalité et fiction. Motoi se référence toujours au BL pour analyser les situations, mais son imagination débordante l’induit parfois en erreur. Sokabe apprend à mieux cerner ses émotions auprès de son petit ami qui le rassure. En introduisant le fudanshi Furuichi, l’auteure aborde le marché des produits dérivés et des collaborations avec des cafés, incitant souvent à la consommation pour obtenir des collections limitées. Elle dénonce les clichés sur les fudanshi, parfois considéré comme homosexuel à cause de leur passion. De même, cela n’empêche pas certains lecteurs et lectrices de ce genre d’avoir des paroles blessantes envers les homosexuels.

La mangaka a un trait épuré plutôt fin. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les décors situent principalement l’action. En revanche, il y a beaucoup de trames d’ambiance qui viennent appuyer les émotions des personnages. De même, les trames sont variées et équilibrées. La mise en page est également dynamique. Kuroiwa sensei censure légèrement les scènes érotiques en évitant de trop détailler les parties intimes grâce à un jeu de trames. Elle donne un avant-goût de l’histoire dans les illustrations en début de chapitre.

En résumé

Sokabe Yoshinori et Mashita Motoi sortent ensemble. Mais comme le salaryman s’évanouit avec un simple baiser, l’étudiant hésite à aller plus loin. Après lui avoir expliqué ses intentions, il lui propose un rendez-vous en amoureux. A sa surprise, Sokabe accepte même d’aller visiter l’Otome road. En effet, il trouve que les BL peuvent devenir une bonne source d’information. Sur le chemin du retour, ils croisent Ichi, Tomonaga et Inushima. Les amies fujoshi de Motoi devinent immédiatement leur relation, d’autant plus que le fudanshi ne le nie pas. Par contre, cela gêne énormément le salaryman. Pourtant, l’ambiance entre les deux amoureux se détend et ils décident d’aller au love hotel comme prévu. Mais Sokabe sort des masques…

En conclusion

Ce tome a obtenu la neuvième place du meilleur manga doux au Chill Chill BL award 2016. En effet, le couple est tellement attendrissant. J’adore les voir s’appuyer sur les BL pour avancer dans leur relation. Mais l’auteure pense tout de même à toujours mettre en avant la variété de ce genre. D’ailleurs, elle pointe également les différences entre les fans. Ainsi, le BL réunit un public aussi éclectique que les œuvres produites. Une bouffée de bonheur et de douceur à lire sans modération!

Mon voisin le fudanshi 1 – Kuroiwa Chihaya

mon voisin le fudanshi 1 kuroiwa chihaya
KUROIWA Chihaya 黒岩チハヤ
ISBN: 9782368776469
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784796406192 (JP)
Kaiohsha, 2014 (JP)
Titre original: ましたの腐男子くん 1
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Les différences entre l’amour dans les BL et la vie réelle.

Kuroiwa Chihaya sensei offre une comédie romantique avec un fudanshi et un salaryman au cœur pur. Elle alterne la narration entre les deux héros. Elle présente d’abord l’univers du boys love avec les conventions, les créations amateurs, les discussions enflammées entre fans. Motoi s’interroge sur les différences entre réalité et fiction. Sa curiosité augmente, influencée par son attirance pour Sokabe. Ce dernier s’ouvre à l’univers des fudanshi par amour. Mais comme il gère mal ses émotions, il a tendance à fuir. Indirectement, l’auteure pointe les clichés du genre tout en mettant en avant la passion des lecteurs. Ainsi, elle dénonce les censures plus dures que dans les mangas érotiques visant un public masculin, de même que pour les figurines. Elle complète son tome avec une histoire amusante en deux chapitres contant la romance entre un bisexuel au cœur d’artichaut et un lycéen fugueur qui cherche son orientation sexuel par l’expérience.

La mangaka a un trait épuré et doux, de style shôjo. Elle dessine de grands yeux et exagère légèrement les expressions. Ses personnages, plutôt sveltes, rougissent très facilement. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Les trames sont très variées, donnant du volume aux dessins. De même, la mise en page est dynamique avec des contre-plongées et des plongées bien choisies. Kuroiwa sensei censure les scènes érotiques en jouant sur les cadrages et en occultant les détails des parties intimes.

En résumé

Un fudanshi habite juste en dessous / Le fudanshi s’intéresse au lieu de rencontres: Quand il a emménagé il y a un an, le timide salaryman Sokabe a eu le coup de foudre pour Motoi, le petit-fils de la propriétaire. Depuis, l’admirer chaque jour suffit à son bonheur. Mais un soir, pendant qu’il s’était assoupi dans le train, il se fait voler son sac, avec à l’intérieur son portefeuille et ses clés. Il va alors demander le double à la propriétaire. Pendant que Motoi recherche les clés, Sokabe entend un grand bruit. En entrant, il découvre une pile de mangas BL éparpillée. L’étudiant le prenant pour un fudanshi comme lui, sympathise alors. Mais à chaque rencontre, les sentiments du salaryman s’amplifient pour son nouvel ami. Un jour, alors qu’ils étaient partis faire des achats, une tempête les surprend, bloquant les trains. Motoi propose donc de s’abriter dans un love hotel
Première expérience au lieu de rencontres / Demande en mariage sur un malentendu: Takii Mamoru a tendance à tomber amoureux des gens en détresse. Il ne veut même pas porter plainte contre son colocataire qui l’a cambriolé avant de disparaître. Dans un parc connu des homosexuels pour la drague, il remarque un jeune fugueur prêt à coucher avec le premier venu et ne peut s’empêcher de voler à son secours. Ne réussissant pas à le convaincre d’abandonner, il emmène alors Hinata dans un hôtel…

En conclusion

Ce tome a obtenu la neuvième place au classement du meilleur manga original au Chill Chill BL award 2015. Le couple est tellement mignon et innocent! Pour l’instant, l’auteure introduit le contexte et les personnages. Vivement la suite pour découvrir comment évolue leur histoire.

The half of happiness – Yuuya

the half of happiness yuuya
Yuuya 祐也
ISBN: 9782368770399
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796401913 (JP)
Kaiohsha, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Deux hommes malchanceux qui se complètent.

Yuuya sensei narre une romance entre deux hommes plutôt malchanceux. Tandis que Chiharu évitait de provoquer les risques de malchance, il croise Kôichi qui accepte ses mésaventures avec philosophie. D’abord humoristique, le récit prend vite un ton un peu plus dramatique. En effet, suite à un accident, Katsura a développé des troubles de la mémoire. Avec une approche réaliste, l’auteure dévoile au fur et à mesure les symptômes et les conséquences de la maladie de l’étudiant. Elle met parfaitement en avant le combat journalier du couple pour maintenir leur amour et leurs souvenirs. Avec le petit frère Katsuya Yukihiro, paraplégique, elle ajoute quelques épreuves à surmonter pour le couple. De même, le rejet de l’homosexualité du frère de Chiharu augmente encore leur tragédie. Entre douleurs et peur de l’oubli, les deux amants devront faire preuve d’adaptation.

La mangaka possède un trait ferme parfois épais. Elle dessine des mentons pointus qui renforcent la courbe ovale des visages. Elle rend très bien le regard perdu de Kôichi, ses yeux étant grands avec de longs cils. Dans les passages humoristiques, discrets, les traits se simplifient et donne un côté mignon. Les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, un fond noir permet de distinguer immédiatement les flash-back. Ainsi, la mise en page est dynamique. Yuuya sensei censure les scènes érotiques en occultant les traits et les détails des parties génitales.

En résumé

Hayama Chiharu (26 ans), plutôt malchanceux, a raté son train à cause d’une fuite d’eau. Dans le train bondé, il remarque un pervers tripoter une lycéenne. Toutefois, un beau jeune homme intervient. Mais l’étudiante, le confondant avec le criminel, l’emmène au poste de police. Chiharu arrive à arrêter le coupable qui fuit pour l’emmener au poste. Pour le remercier, Katsuya Kôichi (24 ans) l’invite au restaurant. Ce dernier étant encore plus malchanceux, tous deux sympathisent vite et se rencontrent tous les trois jours. Cependant, Kôichi semble bien étourdi, oubliant facilement. Un soir, alors qu’ils avaient rendez-vous, Chiharu croise le médecin Odagiri avec son ami, inquiet pour l’étudiant depuis un grave accident dont il subit encore les séquelles. Un peu ivres, les deux jeunes hommes couchent ensemble. Mais au matin, alors qu’ils rencontrent la lycéenne par hasard, Kôichi ne la reconnait pas…

En conclusion

Malgré le ton dramatique de ce one-shot, l’auteure arrive à conclure sur une touche positive. Elle met en scène des sentiments purs, profonds. Je trouve intéressant son approche où l’amour ne devient pas réellement le sauveur. A cause de la maladie, Chiharu devra persévérer, s’acharner à maintenir les souvenirs à la place de son petit ami. J’aimerais bien voir également la romance suggérée entre le docteur surprotecteur Ikuina et Yukihiro. Un récit agréable à lire qui ne laisse pas indifférent!