The secret of me and my boss – Kashima Chiaki

the secret of me and my boss kashima chiaki

KASHIMA Chiaki 嘉島ちあき
ISBN: 9782368775615
Boy’s love IDP, 2018
ISBN: 9784796409179 (JP)
Kaiohsha, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Leurs secrets respectifs éventés, un chantage s’installe entre le supérieur Anezaki et son subalterne Mikado.

Kashima Chiaki sensei propose une comédie romantique entre un employé qui cache son côté otaku et son supérieur gay. Leur relation assez conflictuelle débutant par un chantage va peu à peu évoluer vers une amitié sincère puis des sentiments amoureux grâce à l’introduction d’Agatsuma, l’ancien amant d’Anezaki. Justement, les deux héros, qui alternent la narration, s’interrogent sur l’homosexualité. En effet, l’auteure, en présentant à la fois la vision de Mikado puis d’Anezaki, s’intéresse à la difficulté d’assumer sa sexualité différente, de construire une relation stable, de la peur des regards extérieurs. Comme Mikado accepte simplement l’homosexualité de son supérieur, ce dernier trouve enfin un confident avec qui parler librement. Le côté sans gêne du chef de bureau qui collectionne les aventures d’un soir est en réalité un moyen d’oublier son traumatisme et sa peur de tomber amoureux. L’histoire bonus en fin de tome présente avec humour le recrutement de Mikado.

La mangaka utilise des traits simplifiés et épurés. Comme elle les répète parfois, donnant un peu d’épaisseur, son style graphique garde un aspect croquis. De même, ses simplifications sont encore plus prononcées pour renforcer les expression de panique, de choc. Kashima sensei joue donc principalement sur les codes graphiques comiques. Elle n’hésite pas à exagérer les mouvements pour transcrire la précipitation, la vitesse. Par exemple, quand Mikado se précipite chez lui pour arrêter Anezaki, le taxi semble décoller et ses pas exagérément longs augmentent la force du mouvement. Les trames sont variées. Même si les angles de vue semblent assez simples, leur efficacité accompagne la mise en page dynamique. Les scènes érotiques ne sont pas vraiment censurées. Par contre, elles jouent sur les détails simplifiés.

En résumé

Mikado Junichirô est un otaku, fan de Kishi Meyko du groupe d’idole KKB. Il vient même de passer une nuit blanche à regarder son dernier clip. Dans le métro, il croise par hasard son supérieur qu’il ne supporte pas. En effet, Anezaki Misaki le traite comme un esclave: en plus de se servir dans sa réserve personnelle de nourriture, il lui donne toujours des documents à scanner au dernier moment. Il passe également son temps à séduire les belles employées. Un soir, alors que l’équipe fête la réussite d’un projet, Anezaki défie Mikado dans un concours d’alcool. L’employé s’écroule vite. Pourtant, il doit raccompagner son supérieur complètement ivre. Comme ce dernier n’arrive même plus à indiquer son adresse et qu’il commence à pleuvoir, il finit par réserver une chambre dans un love hotel. Mais en pleine nuit, son chef lui saute dessus et ils finissent par coucher ensemble…

En conclusion

Ce one-shot a obtenu la dix-huitième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2017. Il a même eu droit à une adaptation en drama CD. Même si le ton reste léger et humoristique, l’auteure aborde divers sujets sur la sexualité. Elle retranscrit assez bien le traumatisme d’Anezaki. Et la gentillesse de Mikado pour son supérieur rend ce couple attendrissant, même s’il démarre plutôt mal.

Souteigai love serendipity – meco

souteigai love serendipity meco

meco
ISBN: 9782368775400
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784801953727 (JP)
Takeshobo, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: si on s'ennuie

Des uke idiots à la sexualité débordante mais qui ont du mal à comprendre leurs sentiments.

Dans ce recueil, meco sensei offre des comédie romantiques légères remplie d’humour. « Routine XXX » s’intéresse à un couple proche de la trentaine qui se redécouvre après une période de creux. La seconde histoire donne son titre au manga et reprend les personnages secondaires du récit précédent. Elle met en avant deux idiots qui s’apprécient mais refusent de l’admettre. Malgré leur alcoolisation, Karasuma et Shimizu concluent une relation consentie mais expérimentale. L’auteure aborde ensuite avec légèreté les problèmes d’impuissance. Dans la dernière histoire, elle confronte un dévergondé habitué aux sex friends avec un jeune homme idéaliste, fervent du sexe après un mariage d’amour. Elle travaille un peu plus leurs personnalités, en particulier le traumatisme de Kashii qui a eu du mal à accepter sa sexualité et qui s’accroche désespérément à son premier amour qui l’a accepté tel qu’il est. De même, elle développe les sentiments de Mimori.

La mangaka a un style shôjo avec des traits fins. Ses visages plutôt ronds ont des nez pointus. Les personnages ne font pas vraiment leur âge. De même, ils rougissent beaucoup. Les seme ont tous des cheveux courts. meco sensei utilise beaucoup la simplification des traits et l’exagération des expressions. Par exemple, dans les scènes humoristiques, elle simplifie tellement les traits que ses personnages ressemblent presque à des super deformed. Elle alterne les décors et les trames de fond. Mais dans l’ensemble, elle utilise peu de trames, donnant un aspect plutôt blanc aux pages. Elle ne dessine presque pas d’ombres, privilégiant les aplats. Ainsi, son style conserve un côté dessiné mais mignon. En fin de chapitre, les personnages simplifiés donnent d’adorables anecdotes. Dans les scènes érotiques, la censure est discrète, avec l’absence de détails. Mais il y a tout de même des coupes intérieures.

En résumé

Routine XXX: Shima Fujio et Takanashi Hikaru sortent ensemble depuis 7 ans et vivent ensemble depuis 3 ans. Mais dernièrement, une certaine routine s’est installée entre eux. Comme il n’y a plus de passion, leurs ébats deviennent presque machinaux. Ayant confié son souci à ses collègues de bureau, Hikaru décide d’expérimenter les quelques conseils que lui donne Karasuma pour pimenter sa vie sexuelle. Pourtant Shimizu tente de le raisonner en vain.
Amour inattendu – serendipity: Karasuma invite Shimizu à une soirée entre collègues mais c’était en réalité une soirée de rencontres arrangées. Malheureusement, l’employé encore puceau ne supporte pas l’alcool mais surtout, a peur des filles trop entreprenantes. Se rappelant de son ami Hikaru, il décide de se faire passer pour un gay. La fille collante étant peu convaincue, il embrasse alors son collègue. Refusant d’abandonner, les filles suivent les deux hommes jusque dans la rue. Alors Shimizu emmène Karasuma dans un love hotel. Eméché, le pervers tombeur de filles remarque qu’il n’a jamais testé de relation avec un homme. L’ivresse aidant, ils finissent donc par coucher ensemble.
Cher Senpai: Mimori (21 ans) a toujours mené une vie saine et sobre. Mais un matin, il se réveille au côté de son senpai Kashii. Malgré sa gueule de bois, ce dernier lui apprend qu’ils ont couché ensemble la veille alors qu’ils étaient ivres. Mimori décide alors de prendre ses responsabilités et demande de sortir avec lui. En effet, le jeune homme voulait préserver sa chasteté jusqu’au mariage. Devant un tel sérieux, Kashii le traite alors comme son esclave.

En conclusion

Même si l’auteure aborde quelques thèmes intéressants, elle le traite avec légèreté et humour. La lecture de ce recueil est plaisant. Je me suis bien amusée des aventures de ces couples un peu idiots. J’apprécie particulièrement « Cher Senpai » qui est plus travaillée et un peu plus réaliste.

Like the beast 6 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 6 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770634
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 978479640297 (JP)
Kaiohsha, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Aki en fugue, Tomoharu va-t-il le retrouver?

Yamamoto Kotetsuko sensei présente enfin les parents de Tomoharu. Elle développe parallèlement le caractère particulier du policier et ses changements grâce à l’amour. En effet, sa gentillesse lui conférait en réalité une certaine froideur dans ses contacts. Maintenant, il est plus expressif et affiche donc clairement ses sentiments et sa possessivité. Il craque totalement pour Aki, même pour ses défauts et bourdes. L’auteure introduit un nouveau couple en devenir: les lycéens Hidaka Shintarô et Koyama Yoshimi reprennent un peu le même schéma que le couple principal en confrontant un bon élève à un voyou. Comme à son habitude, Aki joue les cupidons. Dans le chapitre bonus, on découvre quelques secrets sur la vie sexuelle du yakuza.

La mangaka dessine clairement la croissance de Natsuki, qui ressemble un peu à une version de Tomoharu petit. Dans quelques illustrations de début de chapitre, elle s’amuse à habiller Aki en policier, compensant la version yakuza de Tomoharu du tome précédent. Elle utilise beaucoup plus de trames d’ambiance. La mise en page dynamise la lecture. Les scènes érotiques sont courtes et peu nombreuses. Comme Yamamoto sensei se focalise sur l’histoire, elle ne montre presque rien.

En résumé

Fou de joie, Aki reste en admiration devant la bague que lui a offert Tomoharu, même si elle est un peu grande pour la mettre au doigt. Après un câlin matinal, ils prennent tranquillement leur petit déjeuner ensemble, Aki étant heureux de montrer ses progrès en « cuisine ». Le policier découvre alors que son petit ami échange souvent des mails avec Natsuki, provoquant un peu sa jalousie. De retour chez lui, le yakuza réalise soudain qu’il a perdu sa bague. Mais impossible de remettre la main dessus! Quand Natsuki envoie un message pour annoncer sa rupture avec sa petite amie, Aki l’appelle. En fin de compte, il finit par lui confier son désarroi. Lorsque l’adolescent l’invite à séjourner chez les Ueda, le yakuza n’hésite pas une seconde. De son côté, Takihaze remarque la fugue de son jeune maître et en informe Tomoharu…

En conclusion

La relation prend une tournure toujours aussi divertissante et amusante. En revanche, l’arrivée du nouveau couple m’intrigue. Va-t-il apporter une autre approche de l’amour?

Like the beast 5 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 5 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko
ISBN: 9782368770627
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796402965 (JP)
Kaiohsha, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Tomoharu va devoir se surpasser pour éloigner ses rivaux en amour!

Yamamoto Kotetsuko sensei a maintenant une certaine maîtrise de son scénario, alternant avec équilibre tension et humour. Dans ce tome, elle s’intéresse particulièrement à Tomoharu. Il apparaît en yakuza puis en bon samaritain, cumulant les imprévus. A croire qu’il attire autant les problèmes qu’Aki mais dans un autre genre! D’ailleurs, il y a beaucoup d’actions. Les évènements s’enchaînent donc avec fluidité. Même les ébats sont interrompus par des instants humoristiques. A la demande des lecteurs, l’auteure narre en bonus la conclusion de l’aventure avec Yamase senpai et le costume d’Aki du tome 4.

La mangaka apporte un travail particulier sur les regards et les expressions. Elle maîtrise parfaitement le graphisme de ses personnages. Ils restent donc reconnaissables malgré leurs différents styles. Ainsi, Aki peut être classe et Ueda peut faire peur juste en changeant de tenue ou de regard. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. Yamamoto sensei utilise un peu plus de trames; ses pages sont moins blanches mais restent claires. Les scènes érotiques sont censurées, évitant les détails. Dans les illustrations de début de chapitre, les personnages posent.

En résumé

Comme c’est bientôt son anniversaire, Aki propose à Tomoharu de le fêter en amoureux. En rentrant chez lui, il est accueilli par Kanzaki Ryô, un membre de la famille qui vit à Hawaï. Ce dernier, amoureux d’Aki depuis ses 16 ans, est venu lui demander d’honorer sa promesse. En effet, le futur héritier du clan lui avait promis de coucher avec lui si il était plus grand que lui à 20 ans. Cependant, le yakuza refuse malgré le contrat qu’il avait signé mais Ryô le harcèle et le poursuit de ses assiduités. Aki trouve refuge une nuit chez Tomoharu mais souhaite régler le problème seul. Inquiet, Takihaze demande alors au policier d’intervenir en cachette. Quand Aki arrive au kôban débraillé, la chemise et la veste déchirées, Tomoharu décide de prendre les choses en mains. Il se présente le soir même à la maison Gotôda déguisé en yakuza

En conclusion

Aki attire les problèmes, mais Tomoharu se met aussi dans des situations difficiles à vouloir aider tout le monde. Ce couple est vraiment complémentaire et je ne me lasse pas de leurs frasques.

Like the beast 4 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 4 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770610
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784796401425 (JP)
Kaiohsha, 2011 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Fréquenter Aki n’est pas de tout repos.

Dans ce quatrième tome, Yamamoto Kotetsuko sensei renouvelle son récit et propose deux histoires en extérieur. Entre un voyage en amoureux mouvementé et un omiai pour Tomoharu, elle s’amuse toujours à plonger le couple dans des situations rocambolesques. Ainsi, nos deux héros jouent à la fois les cupidons et les sauveurs tout en développant leur confiance mutuelle. Alors que leurs disputes sont moins violentes, leurs câlins deviennent de plus en plus torrides. L’auteure met en avant l’originalité de Tomoharu, en particulier sa manière de prendre la vie. De même, elle développe un peu plus les personnages secondaires, en particulier Takihaze et Yamase. Dans les pages bonus, elle présente ses choix, détaillant les profils des personnages et ses recherches.

La mangaka simplifie les traits pour renforcer certaines expressions. Ses visages s’arrondissent un peu. Comme le récit se déroule beaucoup en extérieur, elle apporte un soin particulier aux décors. Elle varie également les trames d’ambiance. La mise en page est dynamique. Malgré des scènes d’action assez simples, Yamamoto sensei rend bien les mouvements. Elle ne dessine pas les parties intimes pour censurer les scènes érotiques.

En résumé

Yamase Yasuyuki, le senpai de Ueda, a ramené des gâteaux offerts par un de ses voisins de dortoir parti en voyage avec sa petite amie. En apprenant qu’Aki n’est jamais parti en voyage, Tomoharu lui propose d’y aller en amoureux lors de son prochain congé. Après avoir loué une voiture, ils partent tous deux sur la route au hasard. A une aire d’autoroute, Aki repère les onsen d’Onigawa et propose de s’y rendre. Incité par son petit ami, il choisit une auberge au hasard, en se fiant au nom. Cependant, le ryokan Yoshina est plutôt délabré, tenu par un vieil homme veuf qui élève ses enfants avec sa fille aînée. Ils sont alors accueillis chaleureusement. Tandis que les deux paires de jumeaux sont impressionnés par la dégaine de yakuza d’Aki, Mika sympathise vite avec Tomoharu…

En conclusion

L’histoire ralentit un peu, mais cela nous permet de profiter de quelques moments intimes. Aki a l’air d’attirer les problèmes, pour la plus grande joie des lecteurs. Je ne me lasse donc pas de leurs aventures!

Like the beast 3 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 3 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770603
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877241698 (JP)
Kaiohsha, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

La rencontre avec la mère d’Aki va-t-elle changer l’avenir du couple?

Yamamoto Kotetsuko sensei développe maintenant certaines aventures de sa comédie romantique sur plusieurs chapitres. Dans ce tome, elle présente la famille d’Aki; entre le père Gotôda Akira, la mère Miyabi et les employés, tous fans de l’héritier, elle s’éloigne de l’image habituelle des yakuza cruels. Elle continue à jouer sur le comique de situation en les exagérant. Même si certaines conjonctures se répètent (jalousie du passé amoureux, blessures en protégeant l’être aimé), elle arrive tout de même à attendrir les lecteurs. De même, elle dévoile petit à petit certaines facettes de ses personnages. Par exemple, Tomoharu est très têtu. Et Aki ne sait pas non plus gérer sa jalousie. Comme l’auteure privilégie les liens et le scénario, elle comble le manque de scènes érotiques dans les histoires bonus. Entre disputes et réconciliations, le couple évolue à son rythme, trouvant l’harmonie dans les câlins.

La mangaka alterne les décors et les trames d’ambiance. Ses pages semblent toujours aussi aérées. La mise en page dynamique facilite la lecture. Quelques yonkoma concluent avec humour certains chapitres. Même si Yamamoto sensei essaie d’introduire plus de scènes érotiques, elle évite de montrer les détails des parties intimes en jouant sur les cadrages. Elle s’appuie également sur l’absence de quelques traits pour éviter la censure.

En résumé

Le matin, Tomoharu est réveillé par son sexy petit ami, déjà chaud pour un câlin. Alors qu’il se presse pour se rendre au travail, le policier est interpellé par la mère d’Aki qui le kidnappe après que Shige l’ait assommé. Plus tard dans la matinée, Aki se rend au kôban. Quand Yamase Yasuyuki lui apprend que son collègue ne donne pas de nouvelles, il reçoit alors un appel de sa mère lui annonçant l’enlèvement de son amant. Après avoir promis au senpai de ramener Ueda, il fonce chercher de l’aide chez lui pour aller le sauver. Mais Gotôda Miyabi, également cheffe du clan Kirishima, refuse de laisser partir le policier tant qu’il n’aura pas rejoint les rangs du clan Gotôda.

En conclusion

Ce couple est tellement attachant, à régler les problèmes sur l’oreiller. En effet, Aki est une vraie bête assoiffée de sexe et ce comportement déteint sur son partenaire. J’apprécie vraiment de voir leur douce évolution.

Like the beast 2 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 2 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770597
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248895 (JP)
Kaiohsha, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Les anciennes conquêtes d’Aki sont plus difficiles à accepter que ne le pensait Tomoharu.

Yamamoto Kotetsuko sensei continue à semer quelques embûches sur le chemin de l’amour entre Tomoharu et Aki. Le policier est le narrateur principal. Il découvre la jalousie mais ne sait pas gérer ce nouveau sentiment. En introduisant le petit frère de Ueda, Natsuki (14 ans), l’auteure aborde avec humour les premiers émois de l’adolescence et la différence de vision entre Aki et son amant. Par ailleurs, elle dévoile un peu le passé du policier. Elle s’intéresse aussi aux compromis dans un couple et à la communication. Entre petites attentions et efforts pour faire plaisir, les deux hommes consolident peu à peu leur relation.

La mangaka n’hésite pas à simplifier les traits des fortes expressions comme la surprise extrême, l’envie, la panique. Les personnages ont donc des mimiques adorables. Elle utilise également l’humour graphique, représentant par exemple la raison sous forme d’oiseau retenu de force. La mise en page est dynamique. Les décors se font plus rares, indiquant surtout le lieu de l’action. Les trames d’ambiance renforcent les sentiments et sensations. En revanche, Yamamoto sensei utilise avec parcimonie les trames de coloration et d’ombres. Ainsi, les pages ont une dominance blanche, presque vide. Les illustrations de début de chapitre mettent en scène le couple. Les scènes érotiques évitent de montrer les parties intimes grâce aux choix des angles de vue. Cependant, l’attention est portée sur les expressions du visage. Alors même quand les deux héros s’emballent, leurs ébats semblent tout de même tendres.

En résumé

Tomoharu (24 ans) et Aki (24 ans) filent le parfait amour. Le policier prépare même des petits plats simples pour son petit ami. Mais suite à une remarque de Takihaze, le yakuza décide de parler de son passé amoureux assez sulfureux à son amant et lui montre des photos. Tomoharu n’en tient pas vraiment compte mais réalise qu’Aki est plutôt bisexuel et a commencé jeune. Convié à un dîner avec le père Gotôda, Ueda rencontre par hasard Jôdoji Kei, le cousin d’Aki officiant en tant que conseiller juridique du clan. En découvrant qu’il s’agit du premier homme d’Aki, le policier, ébranlé par un sentiment inconnu, quitte brusquement son hôte, entrainant une dispute avec son amoureux…

En conclusion

Avec une approche toujours aussi légère, l’auteure s’amuse à confronter ce couple étrange aux péripéties du quotidien. Leurs déboires m’amusent et leurs réconciliations font palpiter mon cœur.

Like the beast 1 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 1 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770580
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248628 (JP)
Kaiohsha, 2008 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

L’amour compliqué entre un policier philanthrope et un yakuza, futur héritier du clan Gotôda.

Yamamoto Kotetsuko sensei offre une comédie romantique légère et tendre entre un policier et un yakuza. Elle joue principalement sur le comique de situation, avec des péripéties assez simples: univers des mafieux, quiproquos, tensions. Les personnages ont des caractères assez exagérés. Par exemple, Aki n’a aucun goût vestimentaire, Tomoharu transpire la gentillesse, Takihaze se comporte plus comme un majordome qu’un homme de main. La relation entre le policier et le yakuza avance très vite. De même, les deux hommes communiquent, se chamaillent et deviennent de vraies bêtes accro aux câlins. L’auteure s’amuse donc à déconstruire les oppositions clichées de l’archétype flic et voyou. Ce tome est complété par une ancienne histoire mêlant humour et tension: Tatsurô se débat entre ses sentiments et ses désirs contradictoires envers son demi-frère.

La mangaka utilise des traits épurés, avec des regards expressifs. La carrure plus grande et musclée de Tomoharu ressort bien, sans pour autant être exagérée. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Même si les angles de vue semblent assez sobres, la mise en page reste dynamique et efficace. Yamamoto sensei joue surtout sur les ellipses et les détails. « Goin’ crazy » permet d’observer l’évolution de son trait. En effet, cette histoire plus ancienne possède un graphisme plus rond et simplifié. Par ailleurs, les scènes érotiques sont pudiques. Quelques illustrations en noir et blanc sont insérées par l’éditeur en fin de volume.

En résumé

Like the beast / Les dossiers chauds d’Ueda et Aki: Le yakuza Gotôda Aki débarque à 5h du matin chez le policier de quartier Ueda Tomoharu pour le remercier d’avoir appréhender, la veille, un voleur de sous-vêtements. Il lui annonce alors avoir eu le coup de foudre pour lui. Décontenancé par cette soudaine déclaration, Tomoharu lui propose d’abord de faire connaissance. Depuis, Aki vient presque tous les jours au kôban. Comme ils s’entendent bien, le mafieux invite alors le policier au restaurant, espérant une réponse à sa déclaration. Cependant Ueda lui fait remarquer que sa philanthropie l’a peut-être induit en erreur sur ses intentions. Vexé, Gotôda s’enfuit, immédiatement rattrapé par son ami. Mais ils sont agressé par le voleur de sous-vêtements libéré récemment. Ce dernier fantasme depuis longtemps sur le jeune yakuza. En voyant Aki en danger, Tomoharu réalise qu’il éprouve également des sentiments pour son nouvel ami.
Goin’ crazy: Eguchi Tatsurô travaille dans la production de vidéo X. Depuis le remariage de son père, il a eu le coup de foudre pour son demi-frère Rin. Bien que ses parents approuvent ses sentiments, il a préféré fuir la maison. Mais depuis, Rin vient le voir presque tous les jours. L’aîné refuse pourtant de céder à la tentation.

En conclusion

Ce couple policier*yakuza vraiment adorable me fait craquer. Leurs interactions font forcément sourire. C’est léger, doux et cela déborde d’amour. Un pur bonheur!

Et demain, ce sera quoi! 1 – Yamamoto Kotetsuko

et demain ce sera quoi 1 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368775318
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784813031116 (JP)
Taiyohtosho, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommantation: beaucoup

Kirara est amoureux de son ami d’enfance Ken, mais ce dernier éprouve du dégoût envers les homosexuels…

Dans ce premier tome, Yamamoto Kotetsuko sensei pose d’abord le contexte de sa comédie romantique. L’histoire avance assez vite jusqu’au lycée. Le côté un peu idiot de Kirara l’entraîne dans des situations amusantes, parfois exagérées. De même, quelques personnages secondaires comme le poulet King et le délinquant Omaeda ajoutent des instants encore plus comiques. Ainsi, tout en abordant avec humour les premiers émois, l’auteure s’intéresse aux dégâts de l’homosexualité non assumée, à l’homophobie, aux relations familiales conflictuelles, au paraître chez les jeunes et à la surprotection maternelle. Elle développe des personnages à la personnalité assez complexes. Par exemple, Ken semble plus gentil qu’il ne s’en donne l’air. Miyagawa Tarô s’efface auprès des deux fils de son amant, Masakazu, connaissant leurs sentiments. La relation entre Kirara et ses voisins évolue doucement.

La mangaka utilise des traits plutôt épurés. Elle dessine les cils supérieurs avec plusieurs traits, leur donnant une épaisseur caractéristique à son style. Le travail sur le regard est très soigné. En revanche, les visages ronds dégagent une certaine douceur. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. De même, l’utilisation des trames est équilibrée. La mise en page est dynamique. Même si les bagarres ne s’éternisent pas, les angles de vue rendent bien les actions. Un yonkoma complète un chapitre en donnant une anecdote amusante.

En résumé

A 9 ans, Mayuzumi Kirara a gagné un concours de beauté. En effet, depuis sa naissance et bien qu’il soit un garçon, sa mère adore l’habiller de vêtements très mignons. Mais le garçonnet rêve d’être un garçon viril. Après avoir découpé toutes ses fanfreluches, il sort en slip pour aller à l’école et percute leur nouveau voisin: Tosayamada Masakazu élève seul ses deux fils Kyôichi et Ken. En admiration devant ces bagarreurs surnommés « les chiens enragés », Kirara se met alors à les suivre. Au collège, le frêle Kirara impressionne ses comparses en tenant tête à Ken et sympathise vite avec Yamaguchi Susumu. Des élèves de troisième voulant faire la peau à Kyôichi, l’abordent mais finissent par le menacer devant son air efféminé mais rebelle. Ken arrive à temps pour le sauver mais Kirara remarque que son cœur s’emballe…

En conclusion

Classé 26ème meilleur manga au Chill Chill BL award 2017, cette adorable comédie romantique entre un idiot et un faux voyou nous prend par les sentiments. Yamamoto sensei arrive à donner de la légèreté à ses récits, à nous toucher et nous faire rire sur une situation un peu complexe. Je n’ai qu’une seule envie: voir si Kirara pourra être heureux en amour!

Hang out crisis – Owal

hang out crisis owal

Owal おわる
ISBN: 9782368773594
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784801953710 (JP)
Takeshobo, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Deux beaux gosses, de l’alcool, un love hotel… Et vous obtiendrez un cocktail explosif! »

Owaru sensei annonce dès sa présentation que ce manga a pour but de nous faire rire. Et ces trois comédies disjonctées accumulent situations rocambolesques, personnages aux caractères extrêmes et scènes érotiques parfois crues. En effet, les protagonistes ont tendance à privilégier le plaisir aux sentiments. Le consentement n’est donc pas leur priorité. L’histoire principale donne son titre au manga. Même si Jôsei et Motoki apparaissent comme de véritables ennemis des femmes au début, les voir tomber peu à peu amoureux les rend attachants. Alors que Tsubakiya utilise Sakurai pour réaliser ses fantasmes, l’uke est le premier à évoluer. D’ailleurs, l’auteure s’amuse à confronter leurs changements, ajoutant un rival gay, Hasumi Shinya, qui a une approche de l’amour plus tendre. La deuxième histoire traite avec humour les fantasmes d’un débutant pervers. Le dernier chapitre revisite le conte de La Belle et la Bête.

Le style graphique de la mangaka est proche du shôjo: des traits fins, des visages ronds, des chevelure touffues. Sa mise en page est dynamique. Cependant, les trames d’ambiance alternent avec les décors, chargeant un peu trop les pages. Quelques fiches personnages sont présentes en fin de chapitre. Les nombreuses scènes érotiques sont plutôt détaillées, la censure se concentrant uniquement sur les organes génitaux par de simples hachures, ce qui ne cache presque rien.

En résumé

Hang out crisis: Tsubakiya Jôsei et Sakurai Motoki sont les tombeurs de légende de l’université. Ils aiment participer à des soirées étudiantes et leur club « où on fait des trucs » leur permet souvent de trouver un coup du soir. Mais après une soirée ratée trop arrosée, ils finissent au love hotel. Alors que Jôsei prétextait trouver Motoki mignon, il demande à ce dernier de le soulager. Acceptant de le masturber, Motoki se laisse emporter par l’ambiance suivi par son ami. Le plaisir et la curiosité l’emportant sur la raison, les deux garçons finissent par coucher ensemble…
Monsieur le salaryman est un véritable pervers: Un salaryman a le coup de foudre pour le beau Kyô qui a ramassé sa carte de transport. Il se rend alors dans le club de massage de ce dernier. En plus d’une réservation d’une durée de 6h, il a élaboré tout un planning…
La Belle et la Bête: Il y a bien longtemps, un bon à rien de prince, qui jetait les filles sans ménagement après les avoir séduites, a été transformé en bête par une sorcière. Un jour, surprenant un voyageur qui cueillait une rose de son jardin sans permission, il exige du père qu’il lui donne son enfant en échange de sa vie. Et voilà le mignon Bernard tout heureux de cohabiter avec cet énorme toutou!

En conclusion

J’apprécie les manga d’Owal sensei. Par contre, ses histoires peuvent déplaire car elles mettent souvent en scène des seme obsédés, égoïstes et autoritaires et donc peu sensibles au consentement. Mais il est tellement amusant de les voir tomber fou amoureux. En outre, l’adaptation BL de La Belle et la Bête est mignonne à croquer. Ce one-shot a obtenu la sixième place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2016.