Like the beast 3 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 3 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770603
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877241698 (JP)
Kaiohsha, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

La rencontre avec la mère d’Aki va-t-elle changer l’avenir du couple?

Yamamoto Kotetsuko sensei développe maintenant certaines aventures de sa comédie romantique sur plusieurs chapitres. Dans ce tome, elle présente la famille d’Aki; entre le père Gotôda Akira, la mère Miyabi et les employés, tous fans de l’héritier, elle s’éloigne de l’image habituelle des yakuza cruels. Elle continue à jouer sur le comique de situation en les exagérant. Même si certaines conjonctures se répètent (jalousie du passé amoureux, blessures en protégeant l’être aimé), elle arrive tout de même à attendrir les lecteurs. De même, elle dévoile petit à petit certaines facettes de ses personnages. Par exemple, Tomoharu est très têtu. Et Aki ne sait pas non plus gérer sa jalousie. Comme l’auteure privilégie les liens et le scénario, elle comble le manque de scènes érotiques dans les histoires bonus. Entre disputes et réconciliations, le couple évolue à son rythme, trouvant l’harmonie dans les câlins.

La mangaka alterne les décors et les trames d’ambiance. Ses pages semblent toujours aussi aérées. La mise en page dynamique facilite la lecture. Quelques yonkoma concluent avec humour certains chapitres. Même si Yamamoto sensei essaie d’introduire plus de scènes érotiques, elle évite de montrer les détails des parties intimes en jouant sur les cadrages. Elle s’appuie également sur l’absence de quelques traits pour éviter la censure.

En résumé

Le matin, Tomoharu est réveillé par son sexy petit ami, déjà chaud pour un câlin. Alors qu’il se presse pour se rendre au travail, le policier est interpellé par la mère d’Aki qui le kidnappe après que Shige l’ait assommé. Plus tard dans la matinée, Aki se rend au kôban. Quand Yamase Yasuyuki lui apprend que son collègue ne donne pas de nouvelles, il reçoit alors un appel de sa mère lui annonçant l’enlèvement de son amant. Après avoir promis au senpai de ramener Ueda, il fonce chercher de l’aide chez lui pour aller le sauver. Mais Gotôda Miyabi, également cheffe du clan Kirishima, refuse de laisser partir le policier tant qu’il n’aura pas rejoint les rangs du clan Gotôda.

En conclusion

Ce couple est tellement attachant, à régler les problèmes sur l’oreiller. En effet, Aki est une vraie bête assoiffée de sexe et ce comportement déteint sur son partenaire. J’apprécie vraiment de voir leur douce évolution.

Like the beast 2 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 2 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770597
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248895 (JP)
Kaiohsha, 2009 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

Les anciennes conquêtes d’Aki sont plus difficiles à accepter que ne le pensait Tomoharu.

Yamamoto Kotetsuko sensei continue à semer quelques embûches sur le chemin de l’amour entre Tomoharu et Aki. Le policier est le narrateur principal. Il découvre la jalousie mais ne sait pas gérer ce nouveau sentiment. En introduisant le petit frère de Ueda, Natsuki (14 ans), l’auteure aborde avec humour les premiers émois de l’adolescence et la différence de vision entre Aki et son amant. Par ailleurs, elle dévoile un peu le passé du policier. Elle s’intéresse aussi aux compromis dans un couple et à la communication. Entre petites attentions et efforts pour faire plaisir, les deux hommes consolident peu à peu leur relation.

La mangaka n’hésite pas à simplifier les traits des fortes expressions comme la surprise extrême, l’envie, la panique. Les personnages ont donc des mimiques adorables. Elle utilise également l’humour graphique, représentant par exemple la raison sous forme d’oiseau retenu de force. La mise en page est dynamique. Les décors se font plus rares, indiquant surtout le lieu de l’action. Les trames d’ambiance renforcent les sentiments et sensations. En revanche, Yamamoto sensei utilise avec parcimonie les trames de coloration et d’ombres. Ainsi, les pages ont une dominance blanche, presque vide. Les illustrations de début de chapitre mettent en scène le couple. Les scènes érotiques évitent de montrer les parties intimes grâce aux choix des angles de vue. Cependant, l’attention est portée sur les expressions du visage. Alors même quand les deux héros s’emballent, leurs ébats semblent tout de même tendres.

En résumé

Tomoharu (24 ans) et Aki (24 ans) filent le parfait amour. Le policier prépare même des petits plats simples pour son petit ami. Mais suite à une remarque de Takihaze, le yakuza décide de parler de son passé amoureux assez sulfureux à son amant et lui montre des photos. Tomoharu n’en tient pas vraiment compte mais réalise qu’Aki est plutôt bisexuel et a commencé jeune. Convié à un dîner avec le père Gotôda, Ueda rencontre par hasard Jôdoji Kei, le cousin d’Aki officiant en tant que conseiller juridique du clan. En découvrant qu’il s’agit du premier homme d’Aki, le policier, ébranlé par un sentiment inconnu, quitte brusquement son hôte, entrainant une dispute avec son amoureux…

En conclusion

Avec une approche toujours aussi légère, l’auteure s’amuse à confronter ce couple étrange aux péripéties du quotidien. Leurs déboires m’amusent et leurs réconciliations font palpiter mon cœur.

Like the beast 1 – Yamamoto Kotetsuko

like the beast 1 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368770580
Boy’s love IDP, 2013
ISBN: 9784877248628 (JP)
Kaiohsha, 2008 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

L’amour compliqué entre un policier philanthrope et un yakuza, futur héritier du clan Gotôda.

Yamamoto Kotetsuko sensei offre une comédie romantique légère et tendre entre un policier et un yakuza. Elle joue principalement sur le comique de situation, avec des péripéties assez simples: univers des mafieux, quiproquos, tensions. Les personnages ont des caractères assez exagérés. Par exemple, Aki n’a aucun goût vestimentaire, Tomoharu transpire la gentillesse, Takihaze se comporte plus comme un majordome qu’un homme de main. La relation entre le policier et le yakuza avance très vite. De même, les deux hommes communiquent, se chamaillent et deviennent de vraies bêtes accro aux câlins. L’auteure s’amuse donc à déconstruire les oppositions clichées de l’archétype flic et voyou. Ce tome est complété par une ancienne histoire mêlant humour et tension: Tatsurô se débat entre ses sentiments et ses désirs contradictoires envers son demi-frère.

La mangaka utilise des traits épurés, avec des regards expressifs. La carrure plus grande et musclée de Tomoharu ressort bien, sans pour autant être exagérée. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. Même si les angles de vue semblent assez sobres, la mise en page reste dynamique et efficace. Yamamoto sensei joue surtout sur les ellipses et les détails. « Goin’ crazy » permet d’observer l’évolution de son trait. En effet, cette histoire plus ancienne possède un graphisme plus rond et simplifié. Par ailleurs, les scènes érotiques sont pudiques. Quelques illustrations en noir et blanc sont insérées par l’éditeur en fin de volume.

En résumé

Like the beast / Les dossiers chauds d’Ueda et Aki: Le yakuza Gotôda Aki débarque à 5h du matin chez le policier de quartier Ueda Tomoharu pour le remercier d’avoir appréhender, la veille, un voleur de sous-vêtements. Il lui annonce alors avoir eu le coup de foudre pour lui. Décontenancé par cette soudaine déclaration, Tomoharu lui propose d’abord de faire connaissance. Depuis, Aki vient presque tous les jours au kôban. Comme ils s’entendent bien, le mafieux invite alors le policier au restaurant, espérant une réponse à sa déclaration. Cependant Ueda lui fait remarquer que sa philanthropie l’a peut-être induit en erreur sur ses intentions. Vexé, Gotôda s’enfuit, immédiatement rattrapé par son ami. Mais ils sont agressé par le voleur de sous-vêtements libéré récemment. Ce dernier fantasme depuis longtemps sur le jeune yakuza. En voyant Aki en danger, Tomoharu réalise qu’il éprouve également des sentiments pour son nouvel ami.
Goin’ crazy: Eguchi Tatsurô travaille dans la production de vidéo X. Depuis le remariage de son père, il a eu le coup de foudre pour son demi-frère Rin. Bien que ses parents approuvent ses sentiments, il a préféré fuir la maison. Mais depuis, Rin vient le voir presque tous les jours. L’aîné refuse pourtant de céder à la tentation.

En conclusion

Ce couple policier*yakuza vraiment adorable me fait craquer. Leurs interactions font forcément sourire. C’est léger, doux et cela déborde d’amour. Un pur bonheur!

Et demain, ce sera quoi! 1 – Yamamoto Kotetsuko

et demain ce sera quoi 1 yamamoto kotetsuko

YAMAMOTO Kotetsuko 山本小鉄子
ISBN: 9782368775318
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784813031116 (JP)
Taiyohtosho, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommantation: beaucoup

Kirara est amoureux de son ami d’enfance Ken, mais ce dernier éprouve du dégoût envers les homosexuels…

Dans ce premier tome, Yamamoto Kotetsuko sensei pose d’abord le contexte de sa comédie romantique. L’histoire avance assez vite jusqu’au lycée. Le côté un peu idiot de Kirara l’entraîne dans des situations amusantes, parfois exagérées. De même, quelques personnages secondaires comme le poulet King et le délinquant Omaeda ajoutent des instants encore plus comiques. Ainsi, tout en abordant avec humour les premiers émois, l’auteure s’intéresse aux dégâts de l’homosexualité non assumée, à l’homophobie, aux relations familiales conflictuelles, au paraître chez les jeunes et à la surprotection maternelle. Elle développe des personnages à la personnalité assez complexes. Par exemple, Ken semble plus gentil qu’il ne s’en donne l’air. Miyagawa Tarô s’efface auprès des deux fils de son amant, Masakazu, connaissant leurs sentiments. La relation entre Kirara et ses voisins évolue doucement.

La mangaka utilise des traits plutôt épurés. Elle dessine les cils supérieurs avec plusieurs traits, leur donnant une épaisseur caractéristique à son style. Le travail sur le regard est très soigné. En revanche, les visages ronds dégagent une certaine douceur. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. De même, l’utilisation des trames est équilibrée. La mise en page est dynamique. Même si les bagarres ne s’éternisent pas, les angles de vue rendent bien les actions. Un yonkoma complète un chapitre en donnant une anecdote amusante.

En résumé

A 9 ans, Mayuzumi Kirara a gagné un concours de beauté. En effet, depuis sa naissance et bien qu’il soit un garçon, sa mère adore l’habiller de vêtements très mignons. Mais le garçonnet rêve d’être un garçon viril. Après avoir découpé toutes ses fanfreluches, il sort en slip pour aller à l’école et percute leur nouveau voisin: Tosayamada Masakazu élève seul ses deux fils Kyôichi et Ken. En admiration devant ces bagarreurs surnommés « les chiens enragés », Kirara se met alors à les suivre. Au collège, le frêle Kirara impressionne ses comparses en tenant tête à Ken et sympathise vite avec Yamaguchi Susumu. Des élèves de troisième voulant faire la peau à Kyôichi, l’abordent mais finissent par le menacer devant son air efféminé mais rebelle. Ken arrive à temps pour le sauver mais Kirara remarque que son cœur s’emballe…

En conclusion

Classé 26ème meilleur manga au Chill Chill BL award 2017, cette adorable comédie romantique entre un idiot et un faux voyou nous prend par les sentiments. Yamamoto sensei arrive à donner de la légèreté à ses récits, à nous toucher et nous faire rire sur une situation un peu complexe. Je n’ai qu’une seule envie: voir si Kirara pourra être heureux en amour!

Hang out crisis – Owal

hang out crisis owal

Owal おわる
ISBN: 9782368773594
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784801953710 (JP)
Takeshobo, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Deux beaux gosses, de l’alcool, un love hotel… Et vous obtiendrez un cocktail explosif! »

Owaru sensei annonce dès sa présentation que ce manga a pour but de nous faire rire. Et ces trois comédies disjonctées accumulent situations rocambolesques, personnages aux caractères extrêmes et scènes érotiques parfois crues. En effet, les protagonistes ont tendance à privilégier le plaisir aux sentiments. Le consentement n’est donc pas leur priorité. L’histoire principale donne son titre au manga. Même si Jôsei et Motoki apparaissent comme de véritables ennemis des femmes au début, les voir tomber peu à peu amoureux les rend attachants. Alors que Tsubakiya utilise Sakurai pour réaliser ses fantasmes, l’uke est le premier à évoluer. D’ailleurs, l’auteure s’amuse à confronter leurs changements, ajoutant un rival gay, Hasumi Shinya, qui a une approche de l’amour plus tendre. La deuxième histoire traite avec humour les fantasmes d’un débutant pervers. Le dernier chapitre revisite le conte de La Belle et la Bête.

Le style graphique de la mangaka est proche du shôjo: des traits fins, des visages ronds, des chevelure touffues. Sa mise en page est dynamique. Cependant, les trames d’ambiance alternent avec les décors, chargeant un peu trop les pages. Quelques fiches personnages sont présentes en fin de chapitre. Les nombreuses scènes érotiques sont plutôt détaillées, la censure se concentrant uniquement sur les organes génitaux par de simples hachures, ce qui ne cache presque rien.

En résumé

Hang out crisis: Tsubakiya Jôsei et Sakurai Motoki sont les tombeurs de légende de l’université. Ils aiment participer à des soirées étudiantes et leur club « où on fait des trucs » leur permet souvent de trouver un coup du soir. Mais après une soirée ratée trop arrosée, ils finissent au love hotel. Alors que Jôsei prétextait trouver Motoki mignon, il demande à ce dernier de le soulager. Acceptant de le masturber, Motoki se laisse emporter par l’ambiance suivi par son ami. Le plaisir et la curiosité l’emportant sur la raison, les deux garçons finissent par coucher ensemble…
Monsieur le salaryman est un véritable pervers: Un salaryman a le coup de foudre pour le beau Kyô qui a ramassé sa carte de transport. Il se rend alors dans le club de massage de ce dernier. En plus d’une réservation d’une durée de 6h, il a élaboré tout un planning…
La Belle et la Bête: Il y a bien longtemps, un bon à rien de prince, qui jetait les filles sans ménagement après les avoir séduites, a été transformé en bête par une sorcière. Un jour, surprenant un voyageur qui cueillait une rose de son jardin sans permission, il exige du père qu’il lui donne son enfant en échange de sa vie. Et voilà le mignon Bernard tout heureux de cohabiter avec cet énorme toutou!

En conclusion

J’apprécie les manga d’Owal sensei. Par contre, ses histoires peuvent déplaire car elles mettent souvent en scène des seme obsédés, égoïstes et autoritaires et donc peu sensibles au consentement. Mais il est tellement amusant de les voir tomber fou amoureux. En outre, l’adaptation BL de La Belle et la Bête est mignonne à croquer. Ce one-shot a obtenu la sixième place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2016.

Best & worst service – Sagami Waka

best and worst service sagami waka

SAGAMI Waka サガミワカ
ISBN: 9782368771914
Boy’s love IDP, 2015
ISBN: 9784877241957 (JP)
Kaiohsha, 2010 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

Quand l’amour naît de la vengeance.

Dans ce recueil de deux histoires, Sagami Waka sensei met en scène des relations atypiques bouleversées par l’arrivée d’un rival. Le premier récit mélange à la fois humour et léger sado-masochisme. La double personnalité de Mima entraîne rapidement le peureux Yô à faire son introspection et à analyser son comportement et ses envies. L’arrivée d’un rival, Kakurai, permet de faire évoluer rapidement la relation tout en renouvelant les mécanismes comiques. De plus, les personnages ont des caractères assez excessifs: Mima, bien que possessif, est dans le déni alors que Yô devient un amoureux transi masochiste. La seconde histoire occupe un tiers du tome et s’attarde sur la relation fusionnelle entre les jumeaux Konno, remise en cause par l’arrivée de Sudô Rintarô qui les différencie facilement. L’auteure aborde donc les différentes formes d’amour et les premiers émois amoureux, jouant sur le fantasme des relations entre jumeaux.

La mangaka dessine des personnages sveltes, au visage ovale. Ses traits sont plutôt simples mais expressifs, surtout dans les scènes comiques. Elle utilise peu de décors et privilégie les trames d’ambiance. Les angles de vue variés donnent du dynamisme à la mise en page plutôt recherchée. Les scènes érotiques sont censurées par l’absence de trait, un halo blanc cachant les organes génitaux.

En résumé

Service excellent et service effroyable / Service tendre et service amer / Service impeccable et service maladroit / Service d’un jour de congé: Ushiroi Yô, président d’une entreprise montante, réserve une suite dans un hôtel de luxe et exige que l’assistant manager Mima Takashi soit à son service. En réalité, il souhaite se venger de cet ancien camarade de classe qui le tourmentait au primaire. Mais il se retrouve déstabilisé par le service impeccable du docile employé. Alors qu’il lui demande de se comporter comme une vieille connaissance, Mima laisse soudain tomber le masque!
Labyrinthe d’été / Guide d’automne / Cachette d’hiver: Konno Minami et Tôru sont frères jumeaux. Minami cherche désespérément à se différencier de son frère. Quelle n’est pas sa déception quand le coiffeur lui apprend que son frère aîné a demandé la même coupe quelques heures auparavant. En plus, Tôru est de plus en plus tactile et a tendance à envahir l’espace intime de son frère…

En conclusion

Je préfère l’histoire principale qui donne son titre au manga, m’amusant de l’inversion des situations entre Mima et Yô. Même si on passe un excellent moment à la lecture, l’approche reste trop légère pour marquer l’esprit. De même, j’aurais aimé que la romance entre Rintarô et Minami soit plus développée.

Crie-moi que tu m’aimes! – Sachimo

crie-moi que tu m aimes sachimo

Sachimo さちも
ISBN: 9782368776674
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784041067246 (JP)
Kadokawa, 2018 (JP)
Titre original: うるさいくらいの告白ください
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Quelqu’un qui se trouve plein de défauts est en réalité parfait aux yeux de quelqu’un d’autre. »

Sachimo sensei propose deux histoires de quatre chapitres chacune dans lesquelles des héros complexés vont finir par trouver l’amour. L’humour est assez discret. Malgré la facilité du scénario, l’auteure aborde tout de même quelques sujets, sans les approfondir. Ainsi, le premier récit qui donne son titre au manga, fait allusion à l’homophobie, aux rejets suite à des rumeurs et à l’hypocrisie. La narration donne le point de vue de Hayashida. Et les deux héros, dans leur maladresse, se complètent plutôt bien. Par contre, la seconde histoire peut être gênante de part son thème paradoxal: manipulation, attouchements et viol qui se concluent par une relation amoureuse. Tôdô, avec sa candeur, est complètement dominé par ses complexes. Narrateur, il s’adresse directement aux lecteurs.

La mangaka, avec ses traits simplifiés, joue sur les déformations pour renforcer les expressions ou les passages humoristiques. Un côté mignon se dégage alors de ses dessins. Il y a peu de décors et quelques trames d’ambiance. Les cadrages sont dynamiques mais les angles de vue restent classiques. L’autocensure des scènes érotiques joue sur la suppression des lignes et les blancs. Dans « Youth cinema », un poisson-clown symbolise tout simplement l’organe sexuel, augmentant le côté amusant des situations.

En résumé

Crie-moi que tu m’aimes: Hayashide est medium: il entend les pensées des gens. Jusqu’à présent, cela lui a plutôt joué des tours dans ses relations amoureuses. Alors il préfère chercher la personne qui lui est destinée. D’après lui, ce serait celle dont il n’entend pas les pensées. Justement, il a jeté son dévolu sur le capitaine de l’équipe de football, Oga. Quand il vient l’admirer à l’entrainement, il croise souvent Mori. Ce dernier, suite à des rumeurs, a très mauvaise réputation. Mais Hayashide découvre que c’est juste un obsédé des poitrines opulentes et qu’il a des vues sur Hara, la manager de l’équipe de foot. Après avoir déclaré son amour, le jeune medium est fatigué d’entendre toutes les remarques de son entourage. Se confiant à Mori qui tente de le réconforter, il constate que le redoublant parle sans filtre, disant à voix haute ce qu’il pense. Il en vient même à apprécier de longues discussions avec lui.
Youth cinema: Tôdô est sociable et populaire en classe, mais il cache en réalité beaucoup de complexes, dont la petitesse de son pénis. En classe, il n’est cependant pas à l’aise avec le sombre et discret Yamamoto. Lors d’un voyage scolaire, ils se retrouvent dans le même groupe. Prétextant être malade afin d’éviter les bains publics, il se fait surprendre sous la douche par Yamamoto, inquiet. Comprenant la situation, ce dernier tente de rassurer le complexé. Après que Tôdô ait passé sa colère sur lui, Yama-chi, constatant qu’il a un phimosis, lui propose de lui montrer comment guérir. Face à tant de générosité, le bout-en-train lui demande de devenir son maître.

En conclusion

J’apprécie particulièrement l’histoire de Hayashide et Mori. Le côté un peu candide des personnages rend ce couple attendrissant. Par contre, ce manga ne plaira pas à tout le monde avec la relation permissive du second récit.

Akihabara fall in love – Kashima Chiaki

akihabara fall in love kashima chiaki

KASHIMA Chiaki 嘉島ちあき
ISBN: 9782368776902
Boy’s love IDP, 2019
ISBN: 9784832288850 (JP)
Houbunsha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Entre manga, soubrettes, figurines, fudanshi, le salaryman Hasegawa découvre l’amour.

Kashima Chiaki sensei offre une comédie romantique légère où les quiproquos et les situations rocambolesques s’enchainent. Ainsi, l’humour et la douceur s’alternent. Les deux héros se relaient pour la narration. L’auteure joue sur les flash-back pour entretenir le suspense. Elle s’amuse également à confronter Hasegawa aux divers univers des otaku. Son héros se révèle être ouvert et prévenant. De même, il apporte de la tendresse dans la relation amoureuse. Dans le chapitre bonus, il continue à découvrir l’univers des Akiba. Par ailleurs, un autre récit complète ce tome et propose une petite romance toute mignonne entre deux amis d’enfance.

Le graphisme de la mangaka est épuré, avec des traits fins. Ses personnages sont classiques: le seme est grand, l’uke a de grands yeux et semble fragile. Les trames d’ambiance sont assez discrètes. Les décors plutôt détaillés servent principalement à situer l’action. Kashima sensei intègre quelques angles de vue recherchés. Sous la jaquette, une planche donne une anecdote sur la recherche du titre. Les scènes érotiques évitent de montrer trop de détails grâce aux cadrages, aux trames et l’absence de lignes.

En résumé

Akihabara fall in love / Bonus: Petit, Hasegawa Yûki était pris pour un otaku à cause de ses lunettes. Son destin a changé dès qu’il s’est mis à porter des lentilles. Ayant réussi à intégrer une grande entreprise, il se retrouve pourtant à travailler actuellement au cœur d’Akihabara. Quand il se réveille dans une chambre inconnue et surprend deux hommes dans une position suggestive, il les prend pour des homosexuels et s’enfuit. Il se remémore alors avoir aidé précédemment un otaku qui se faisait racketter et s’être fait détrousser. Par la suite, Hasegawa (25 ans) n’arrête pas de croiser le maladroit Akiba Ayumu (30 ans), au sourire ravageur. Sympathisant avec lui, il apprend que le frère de l’otaku est un fudanshi qui utilise son aîné comme modèle. Le quiproquos démêlé, le salaryman remarque alors que ses sentiments s’éveillent envers son nouvel ami.
Le « Je t’aime » du peureux: Koinuma Genta revient des Etats-Unis et retrouve en classe son ami d’enfance Ichinose Haruki. Malgré six ans d’absence, Haru est toujours secrètement amoureux de lui…

En conclusion

Malgré la légèreté du thème, je m’amuse à suivre les péripéties amoureuses de Hasegawa. De plus, le dessin de l’auteure est vraiment mignon. La mangaka précise au verso de la couverture qu’elle aimerait développer l’histoire d’Akiba Satoru, le petit frère. Alors, j’attends avec plaisir cette suite.

Maou lover – Kinuta Nana

maou lover kinuta nana

KINUTA Nana 砧菜々
ISBN: 9782368770856
Boy’s love IDP, 2014
ISBN: 9784796404334 (JP)
Kaiohsha, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Il n’y a qu’un pas de la rivalité à l’amour entre deux sportifs.

Ce recueil de Kinuta Nana sensei propose une comédie romantique entre deux sportifs professionnels, développée sur la moitié du tome et complétée par trois romances courtes. Les couples assez basiques se forment très vite. « Maou Lover », qui donne son titre au manga, joue sur la rivalité. La narration se fait du point de vue de Mao. Ce dernier passe son temps à lancer des défis, même lors des ébats. De plus, l’arrogant uke se fait complètement manipuler par le seme possessif. Les situations comiques sont souvent exagérées. L’histoire bonus conclut sur une interview hilarante ambiguë. Le second récit est très court et s’attarde sur une romance en devenir, narré par Yû. « Celui que j’aime » met en scène avec humour les difficultés d’un puceau trentenaire à déclarer son amour. La dernière histoire développe une aventure à la Robinson Crusoë sur fond futuriste.

La mangaka possède un graphisme classique au style shôjo. Elle utilise d’ailleurs des traits simplifiés ou exagérés pour les scènes humoristiques. Les décors sont rares et laissent la place aux trames d’ambiance. La mise en page met en avant l’esthétique des personnages. Le cadrage autocensure les scènes érotiques en évitant de montrer en détails les organes génitaux. Les trames servent également de cache.

En résumé

Maou lover / Interview: Oumi Mao (21 ans) est un joueur de tennis professionnel, avec un jeu puissant qui s’autoproclame Roi des démons. Son rival depuis les juniors, Sawaya Hikaru (21 ans), possède quant à lui un jeu précis. Chaque année, ils suivent le même stage d’entrainement en été. Mais lorsqu’apparaît Kaho, la petite amie présumée de Sawaya, Mao ressent divers sentiments et exige alors que son rival ne regarde que lui. Il fait donc tout pour attirer son attention!
Celui que j’aime: Tateno Yû aime son senpai Hirota du club de football. En plus, ce dernier, très tactile, a tendance à l’enlacer et l’embrasser, le trouvant mignon avec sa petite stature…
L’amour arrive sans prévenir: Kifune Jintoku est mangaka et, n’étant jamais sorti avec une fille, il ne supporte pas de dessiner les scènes romantiques. De plus, il a eu le coup de foudre pour son assistant Tsujino mais n’arrive pas à se déclarer. Un jour, alors qu’il tentait de fuir son travail, son assistant lui propose de sortir ensemble.
L’île aux oiseaux de paradis: L’aventurier Luc a échoué sur une île déserte inconnue avec R051, une machine de traduction humanoïde. Il y rencontre Pioupiou, un humain élevé par des oiseaux. Grâce à la machine, les deux humains peuvent communiquer. Mais plus le temps passe, plus l’explorateur tombe amoureux de cet homme sauvage et n’a plus envie de rentrer…

En conclusion

L’histoire principale est amusante et le couple attachant. Heureusement que l’auteure a dessiné un second tome car je reste un peu sur ma faim avec ce développement léger et rapide.

10 dance 2 – Inoue Satoh

10 dance 2 inoue satoh

INOUE Satoh 井上佐藤
ISBN: 9782368774502
Boy’s love IDP, 2015
ISBN: 9784065101322 (JP)
Kodansha, 2017 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

Quand le désir de compétition se mêle à une ardeur amoureuse provoquée par l’érotisme de la danse…

Dans ce deuxième tome, Inoue Satoh sensei s’attarde principalement sur les changements des deux danseurs et l’évolution de leur relation. Entre amitié, rivalité, doute et admiration, Suzuki semble complètement perdu dans ses sentiments alors que Sugiki annonce sa bisexualité. L’auteure continue à détailler l’univers de la danse: les différences de contact entre les danses standards et latinos, les trucages des concours où l’influence des appuis joue sur la notation qui, de plus, est parfois subjective. De même, elle aborde les définitions différentes de la séduction dans la chorégraphie. Elle distille au compte-goutte des informations sur le passé des protagonistes. Des chapitres courts humoristiques détendent l’atmosphère un peu plus sérieuse que le volume précédent. Les filles partagent même leur point de vue sur leur partenaire dans « Shall we dance? ». Justement, dans ses commentaires, Inoue sensei explique s’être inspirée de titres de musiques souvent utilisées en compétition pour ses chapitres.

La mangaka retranscrit graphiquement les changements de ses personnages: le côté strict de Sugiki s’adoucit à certains moments et l’insouciance de Suzuki semble s’effacer dans ses expressions. De même, elle utilise un dessin stylisé lors des compétitions pour rendre l’effet virevoltant des danses. Elle introduit de nouveaux personnages d’âges différents mais dont il est facile de deviner immédiatement la tranche d’âge. Son jeu des cadrages facilite la lecture et rend parfaitement les mouvements. D’ailleurs, l’auteure esthétise avec délicatesse l’érotisme de certaines danses. Ses personnages revêtent différents styles vestimentaires ou coupes de cheveux renforçant le côté réaliste. Même s’il n’y a pas de scène érotique, le jeux des regards et les baisers de plus en plus fougueux transcrivent les sentiments des personnages.

En résumé

Sugiki reçoit un appel de son ami de fac, le compositeur Ernest, qui s’inquiète de ne pas le voir participer à certains concours d’Angleterre. En effet, le danseur ne veut pas laisser Suzuki qui stagne dans son apprentissage de la valse. Apprenant les origines du Latinos, le surnommé Arnie lui conseille de l’entraîner en musique et non par décompte. La magie opère immédiatement, Suzuki étant plus à l’aise quand il s’amuse. Les entraînements respectifs avancent bien malgré quelques tensions. Surtout que le latino aime taquiner le gentleman en le bécotant. Sugiki invite alors son rival à venir admirer sa prestation au championnat du monde.

En conclusion

Ce second tome récidive en obtenant la sixième place du meilleur manga au Chill Chill BL award 2015. L’histoire s’accélère légèrement mais l’auteure ne délaisse pas pour autant ses explications sur le monde de la danse. Elle plonge aussi bien ses personnages que les lecteurs dans le doute: s’aiment-ils réellement? N’est-ce donc pas l’influence de la danse qui les échauffe? J’adore!