Hitorijime my hero 2 – Arii Memeco

hitorijime my hero 2 arii memeco

ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382760109
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784758072618 (JP)
Ichijinsha, 2013 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: beaucoup

Difficile de passer du statut de héros à celui de petit ami.

Arii Memeco sensei continue à développer la tumultueuse histoire d’amour entre Setagawa et son héroïque professeur. Comparé au premier tome, elle se recentre sur le couple. Elle aborde encore la différence d’âge, remettant en question leur relation. Même si Kôsuke semble insouciant, il a tout à fait conscience que sa liaison pose problème pour son métier. Il est d’ailleurs tiraillé par ses sentiments, entre la joie de voir Masahiro s’ouvrir enfin aux autres et la jalousie provoquée par sa possessivité. L’auteure met en avant la surcharge de travail des jeunes professeurs qui cumulent les remplacements. Elle montre d’autres facettes des deux héros. Ainsi, Setagawa semble développer une certaine dépendance envers son petit-ami. De même, Ôshiba culpabilise de voler la jeunesse du lycéen. L’humour tourne principalement autour des quiproquos, des taquineries de Kôsuke ainsi que des interactions avec le groupe d’amis autour de Kensuke.

La mangaka a un trait épuré plutôt classique de style shôjo. En revanche, elle le simplifie à l’extrême et le déforme dans les passages humoristiques: par exemple, les visages se liquéfient littéralement avec la gêne. Elle utilise également beaucoup de trames graphiques. D’ailleurs, les décors alternent avec les trames. Le fond noir permet d’immédiatement identifier les flash-back. La mise en page dynamique est très efficace pour les gags. Arii sensei censure les scènes érotiques en se contentant d’y faire allusion ou en les suggérant. Elle dessine tout de même quelques préliminaires mais les cadrages leur procurent beaucoup de pudeur. Sous la jaquette, elle donne des dessins amusants.

En résumé

Ôshiba Kôsuke aime câliner Setagawa Masahiro mais le lycéen est beaucoup trop gêné quand il y a du monde comme à l’école ou chez les Ôshiba. Après avoir repoussé le professeur, il se lamente auprès de Hasekura qui n’a vraiment pas envie de l’écouter. Alors il le soudoie avec des coupons de ramen gratuites. Le soir, Kôsuke semble encore énervé d’autant plus qu’il doit également corriger les copies d’un collègue malade. Prétextant une sortie pour faire des courses, il emmène avec lui Masahiro mais se rend dans un love hotel. En réalité, il veut juste se réconforter de sa fatigue dans les bras de son bien-aimé. Mais il semblerait que ce soit encore trop gênant pour le lycéen…

En conclusion

L’auteure arrive à mélanger légèreté et questionnement. Elle prend donc un peu plus de temps pour développer son histoire mais la lecture reste vraiment agréable. J’adore le contraste entre l’apparence innocente de Masahiro et son côté pourtant entreprenant. Sa maladresse en amour est adorable. Je ne peux que souhaiter son bonheur!

10 dance 5 – Inoue Satoh

10 dance 5 inoue satoh

INOUE Satoh 井上佐藤
ISBN: 9782368777572
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784065167311 (JP)
Kodansha, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: absolument

Suzuki arrivera-t-il à devenir le dieu de la danse comme l’espère Sugiki?

Inoue Satoh sensei présente le système des compétitions en nous plongeant directement dans un concours de danse. Elle s’intéresse d’abord à l’organisation, l’ambiance, aux sensations des compétiteurs et des juges. Par ailleurs, elle enchaîne les explications avec fluidité au fil des réflexions des personnages, sans interruption. Les danseurs rivalisent pour capter l’attention du public. Ainsi galvanisés entre défis et performances, ils se provoquent entre eux, incitant à se surpasser ou au contraire cassant le rythme. Le retour aux bases de Shinya permet de mettre en avant la différence d’appréciation entre public et jury. Comme dans le tome précédent, l’auteure continue de développer la relation entre les deux héros. Elle décrit avec finesse la difficulté à gérer leurs émotions. En effet, Sugiki se perd dans l’intensité de ses sentiments entre possessivité, dominance, attirance sexuelle, tandis que Suzuki préfère fuir l’évidence.

La mangaka a toujours un trait fin et réaliste. Néanmoins, elle exagère les expression en les simplifiant, augmentant l’impact humoristique. Elle travaille encore la sensualité des mouvements de danse latine. Les costumes et les décors sont soignés et variés. Par ailleurs, la mise en page très dynamique utilise la largeur des cases ou des pages pour exprimer l’ampleur des mouvements. Inoue sensei préfère transcrire la tension entre les personnages dans le seul passage érotique du tome, ne dessinant pas les organes génitaux. Elle donne des explications sur la création à la fin du tome. Sous la couverture, elle présente deux planches encore en croquis supprimées du chapitre 26. La jaquette ouverte reprend l’illustration du frontispice.

En résumé

C’est l’effervescence avant le grand prix du Japon. Le public attend beaucoup des têtes d’affiche de l’Open d’Asie, les champions du monde Alberto et Dolorès Bemer ainsi que les seconds, le couple formé par Gabriel Wilkins et Chloe Lindley. Depuis l’interview de Suzuki Shinya, le journaliste Mukai espère le voir battre les meilleurs. Mais son collègue Urashima essaie de lui faire comprendre qu’il sera malheureusement toujours troisième, d’autant plus qu’il fait partie des têtes de série. Même le directeur de la compétition, Matsunaga, incite le danseur à seulement défendre sa place. Pourtant, Sugiki Shinya a hâte de voir le féroce et terrible dieu de la danse qu’est devenu son ami. Contre toute attente, alors que son père fait parti du comité exécutif de la compétition, Suzuki décide de trahir ses attentes en participant aux premières séries de qualification avec Tajima Aki.

En conclusion

Ce tome a obtenu la dix-septième place de la meilleure série au Chill Chill BL award 2020. L’image dans laquelle Suzuki offre son cœur au public est à la fois magnifique et terrifiante. En plus, la fin du tome est riche en émotions et en rebondissements, faisant tomber d’un seul coup toute la tension accumulée durant la lecture. J’aime beaucoup l’image de l’amour donnée par les deux héros. En effet, leur admiration mutuelle les invite à surpasser l’autre mais le sentiment amoureux, bien que motivant, symbolise également une défaite car cela implique de céder à l’autre. Je trouve la réaction des deux partenaires très réaliste et logique. Laissez donc palpiter votre cœur en admirant Al, Gabe et Shinya danser!

Coyote 3 – Zariya Ranmaru

coyote 3 zariya ranmaru

ZARIYA Ranmaru 座裏屋蘭丸
ISBN: 9782368777626
Boy’s love IDP, 2021
ISBN: 9784866573120 (JP)
Frontier works, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

Par amour, choisir la mort ou l’emprisonnement.

Comparé au tome précédent, Zariya Ranmaru sensei s’attarde sur les deux amoureux qui mettent enfin à plat leurs sentiments. Elle donne une image positive des loups-garous qui semblent plus ouverts que les humains. D’ailleurs, elle fait beaucoup évoluer Marlène. Prêt à tout par amour, l’humain s’intéresse à la vie de ses geôliers et prend conscience qu’il pourrait intervenir pour faire cesser ce conflit. L’auteure présente un peu son passé et sa vision. Elle met en avant certains loups-garous comme Kiefer, Nolan, Gino. Elle aborde les difficultés d’une négociation, les stratégies, la méfiance mais également la différence de point de vue entre les générations. Ainsi, les jeunes loups-garous aspirent à la paix mais les anciens sont trop aigris pour abandonner leur esprit de vengeance. L’amour entre Joshua et Coyote se renforce malgré les obstacles qui s’accumulent.

La mangaka a un trait épuré plutôt réaliste. Elle dessine de magnifiques corps détaillés, avec des muscles ou des os saillants. De même, elle équilibre parfaitement les proportions des loups-garous plus grands. L’expression des regards suffit à la compréhension, offrant beaucoup de pages silencieuses. Les trames sont variées, avec des dégradés. D’ailleurs, la mise en page est dynamique. Zariya sensei censure légèrement les scènes érotiques en occultant les traits des organes génitaux.

En résumé

Joshua Garland s’introduit dans le repaire des loups-garous à la recherche de Lili. Mais il est rapidement intercepté par la garde de Nolan qui l’emmène auprès de Kiefer. Mimi étant venu chercher Coyote qui travaillait encore, les deux jeunes loups-garous reconnaissent immédiatement Marlène devant le bâtiment. L’humain discute franchement avec Kiefer, expliquant qu’il souhaite seulement parler à Lili et rester auprès de ce dernier pendant ses chaleurs. Le chef des loups-garous lui laisse alors deux options: la prison à vie ou la mort. D’abord, il ordonne de l’enfermer dans la chambre d’amis sans réaliser son souhait puis demande à ses congénères de ne pas ébruiter sa présence. Toutefois, durant le transfert, Joshua croise le regard de Coyote. Le savoir présent ici suffit déjà à son bonheur.

En conclusion

J’adore Coyote qui a un caractère fort et ne cède pas si facilement à ses pulsions. Ses sentiments semblent palpables et pourtant il conserve la tête froide. J’aime également Nolan qui dégage énormément de douceur malgré sa carrure. Impossible de ne pas fondre devant cette romance dramatique! L’auteure a un graphisme tellement beau et dégageant beaucoup de sensualité. Elle arrive à me tenir en haleine alors que Marlène est enfermé durant la majorité du tome.
Mise à jour: Ce tome a obtenu la huitième place des meilleures séries au Chill Chill BL award 2021. Joshua Garland est classé troisième meilleur seme et Coyote sixième meilleur uke.

Kachô fûgetsu – beauties of nature 2 – Shimizu Yuki

kacho fugetsu 2 shimizu yuki

SHIMIZU Yuki 志水ゆき
ISBN: 9782375062395
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784403664830 (JP)
Shinshokan, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Je me reflète dans tes yeux. Mais c’est comme si tu ne me voyais pas. »

Shimizu Yuki sensei continue de présenter ses personnages ainsi que leur passé. Elle introduit Tsujimoto Yômei et Sano Hizuru, des yakuzas qui se sont mis au vert. Elle dévoile un peu leur passé très glauque et met en avant leur relation étrange de maître et chien. En effet, Yômei a reçu une éducation particulière et possède donc une vision tronquée des relations humaines. Hizuru, quant à lui, nourrit un amour à sens unique et semble très dépendant du clan. L’auteure présente la vie quotidienne du village, entre entraide et partage de savoir-faire avec les anciens. Elle s’intéresse un peu plus à la rencontre entre Sawato et Daiki. Elle donne une image peu reluisante de Kanze avant son accident. Par ailleurs, Sawato manquait de confiance, supportant mal la comparaison avec sa grand-mère qui était cheffe du village. En revanche, la relation entre Itokawa et Hitomi se concrétise doucement mais sûrement.

Le trait épuré, fin et anguleux de la mangaka permet de varier la forme des visages et des yeux, rendant les personnages facilement reconnaissables. L’équilibre des trames donne du volume au dessin. En plus, les trames d’ambiance se font discrètes. Par ailleurs, les décors soignés sont plutôt présents. La mise en page dynamique rythme parfaitement la lecture. Shimizu sensei censure à peine les scènes érotiques, jouant sur les cadrages et les trames. Elle évite ainsi de montrer trop de détails. Les profils des personnages en fin de tome permettent de se familiariser un peu plus rapidement avec ces derniers. La couverture, magnifique, fait suite à celle du premier tome. D’ailleurs, les caractères japonais dorés et les teintes légères rehaussent la douceur de l’image en lui donnant une touche classique.

En résumé

La veille de la saison des pluies, Kanze Daiki demande à Itokawa Kazuto de l’aider à rentrer ses poteries dans l’atelier avant une grosse averse. Mais le nouveau ne s’attarde pas, gêné, lorsqu’il découvre que le potier est déjà au courant de sa relation avec Masataka Hitomi. Sur le chemin du retour, il croise Sano Hizuru, un de ses clients, au stand de légumes vide. Apeuré par une chenille dans son sac de choux, il panique mais Hizuru tombe dans une rizière en le rattrapant. Le soir, Ito demande des explications à son petit ami avant de fondre sous ses caresses. Malgré la pluie, Daiki va réclamer son baiser quotidien auprès de Kuroi Sawato, se demandant pourquoi il préfère son ancienne personnalité…

En conclusion

Attention, malgré la douceur des couvertures, le passé des personnages est plutôt sombre, surtout celui de Yômei et Hizuru. Certains passages peuvent être difficiles pour certains lecteurs. Mais comme à son habitude, l’auteure arrive à nous charmer avec ses protagonistes attachants, leur force, leurs caractères et l’évolution de leurs sentiments. Maintenant que le contexte est posé, il ne reste plus qu’à découvrir leur histoire. J’adore beaucoup la patience de Daiki envers Ito pour l’initier.

Mother’s spirit 2 – Enzo

mother s spirit 2 enzo

Enzo エンゾウ
ISBN: 9782375062081
Taifu comics, 2021
ISBN: 9784199607998 (JP)
Tokuma shoten, 2019 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

L’union de deux cultures différentes.

Enzo sensei reprend sa comédie romantique interculturelle en nous faisant découvrir la vie des Lutahs. Elle apporte une touche humoristique plus discrète avec les enfants et en jouant sur les décalages de compréhension. Ainsi, elle rappelle toujours que Qaltaqa est encore en apprentissage de la langue japonaise. A son tour, Ryôichirô fournit des efforts pour s’intégrer et découvrir la culture de son amant. Le couple est aidé par leur entourage. L’auteure met en avant la communication très présente au sein d’un couple mixte, l’ouverture d’esprit nécessaire pour comprendre et accepter son partenaire tel qu’il est. Elle aborde également le rejet par certains d’une relation avec un étranger, d’autant plus homosexuelle, ainsi que les inconvénients extérieurs que peut rencontrer un couple mixte. Deux histoires bonus permettent de découvrir la vision de l’amour de Qaltaqa grâce à un souvenir et le premier contact du couple avec la famille Tsuzuki.

Depuis le tome 1, sorti en 2017 en France, la mangaka a légèrement adouci son trait épuré. Elle le simplifie encore plus dans les passages humoristiques. Les contours sont épais. De même, on reconnaît toujours son style grâce au travail particulier des yeux cernés de noir. Par ailleurs, Enzo sensei met en avant la belle musculature des Lutahs. Elle varie également les trames pour leur peau mate. Elle soigne aussi les décors, rendant l’ambiance tropicale de l’île. La mise en page dynamique accompagne le rythme de lecture, offrant des pauses contemplatives avec les paysages et la plastique des personnages. En revanche, les scènes érotiques sont censurées par des points blancs. Sous la jaquette, se trouvent la postface en images et une planche donnant une anecdote amusante.

En résumé

L’enseignant Tsuzuki Ryôichirô et l’étudiant étranger Qaltaqa filent le parfait amour. De même, le frère du guerrier Lutah, Aknam, vient maintenant régulièrement au Japon pour découvrir les spécificités culinaires régionales, accompagné du directeur de l’université Kôjô. Pour les vacances d’été, Ryô propose alors d’aller dans le village natal de son petit ami. Accueilli chaleureusement, le Japonais s’intègre facilement dans la tribu mais les plus anciens n’apprécient pas sa relation avec le potentiel chef du village…

En conclusion

Même si ce tome ne se classe pas au Chill Chill BL award 2020, les lecteurs le citent parmi les meilleurs séries au scénario captivant. Je l’ai lu d’une traite! Du bonheur, de la douceur et un thème rarement abordé. En plus, le couple est tellement attendrissant. Et j’adore la conclusion. N’hésitez pas à lire cette comédie romantique positive.

Same difference !!! 4 L’insupportable beau gosse – Hiiragi Nozomu

same difference 4 l insupportable beau gosse hiiragi nozomu

HIIRAGI Nozomu 柊のぞむ
ISBN: 9782368772621
Boy’s love IDP, 2015
ISBN: 9784796407229 (JP)
Kaiohsha, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

Le secret de notre couple de seme risque d’être éventé.

Comparé au tome précédent, l’humour devient plus subtil. Par ailleurs, Hiiragi Nozomu sensei donne plus d’ampleur à la romance. Elle aborde le thème du harcèlement moral en introduisant Shiba, du service des affaires générales. En effet, notre couple a tendance à batifoler au bureau et devient la cible privilégiée de cet employé mesquin qui semble détester les beaux gosses et les homosexuels. L’auteure montre donc les différents points de vue et les réactions des collègues tout en les traitant avec humour. Elle continue à nous amuser avec les fantasmes d’Ozaki. Elle s’intéresse également aux exigences de certains clients, entraînant parfois des situations complexes et du surmenage. Par exemple, Tsuburaya, secrétaire à la base, se retrouve à cumuler d’autres fonctions pour satisfaire une cliente capricieuse. En traversant différentes épreuves, le couple réalise la profondeur de leurs sentiments, pour notre plus grand plaisir.

La mangaka simplifie beaucoup ses traits dans les passages humoristiques. Elle maîtrise les pages silencieuses pour transcrire l’ennui d’Ozaki. D’ailleurs, elle joue beaucoup sur les regards pour renforcer les expressions des visages. Les trames d’ambiance alternent avec les décors. La mise en page dynamique utilise quelques ellipses, sorties de cadres et emboitements de vignettes. Les scènes érotiques ne sont pas censurées mais elles évitent de montrer trop de détails grâce aux angles de vue et les cadrages. D’ailleurs, Hiiragi sensei privilégie les moments tendres entre ses deux héros.

En résumé

Sayo, une employée du bureau d’Ozaki, va se marier. Alors que le tombeur proteste, n’ayant aucun succès auprès de la gente féminine de son service, les femmes lui font remarquer que l’intérêt d’un homme se perd une fois marié. Le salaryman s’en plaint donc à son petit ami. Ils sont interrompus par le directeur Maruyama qui propose alors une rencontre arrangée avec sa fille à Tsuburaya Kazuomi. Devant l’indifférence d’Ozaki, ce dernier accepte. Après l’avoir encouragé, l’autoproclamé super beau gosse embrasse fougueusement le sadique prince charmant. Mais le jour du rendez-vous, il tourne en rond chez lui. Alors quand Tsuburaya lui rend visite, le soir, en lui annonçant qu’il n’a pu se concentrer sur sa rencontre à cause de leur baiser, il finit par s’écrouler d’épuisement dans ses bras.

En conclusion

Dans sa postface, l’auteure annonce que sa série a eu droit à une adaptation en film live en 2014. Je n’ai malheureusement pas pu le voir. En revanche, l’évolution de la relation entre les personnages est vraiment agréable à suivre. Je les trouve trop chou!

How to keep me, and how to scold – Kasai Chiaki

how to keep me and how to scold kasai chiaki

KASAI Chiaki かさいちあき
ISBN: 9782368775301
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784796408509 (JP)
Kaiohsha, 2016 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Je voudrais que tu me fasses l’amour! »

Kasai Chiaki sensei propose une comédie romantique et sexy jouant sur les malentendus et les confrontations pour la place d’uke. En effet, le sérieux et direct Hachimaki rêve de découvrir le plaisir anal mais le romantique et inexpérimenté Sayama se considère également comme passif. Les deux garçons vont apprendre à se découvrir et développer leurs sentiments au gré des discussions et des expériences. Toutefois, bien qu’ils soient rarement sur la même longueur d’ondes, ils s’ouvrent à différentes possibilités. L’auteure s’amuse à jouer sur la méprise du terme neko et chat. Elle donne un petit côté benêt à ses héros qui les rend attachants. Ainsi, Ten se laisse pour ainsi dire apprivoiser par le tactile et attentionné Waka. La narration donne principalement la version de Sayama mais alterne au chapitre 5 sur Hachimaki. Et le chapitre bonus montre les petits jeux érotiques entre eux.

La mangaka a un trait fin très épuré et anguleux. Néanmoins, ses contours conservent parfois un aspect croqué. Elle n’hésite pas à représenter Ten en chat, accentuant les passages comiques. Les trames d’ambiance et les décors sont très présents. Par contre, les pages semblent claires car les autres trames sont utilisées avec parcimonie. La mise en page est également très dynamique. Kasai sensei ne censure pas les scènes érotiques, mais les effets de lumière peuvent cacher quelques détails. Les illustrations en début de chapitre présentent le couple durant leurs câlins.

En résumé

Un jour, Hachimaki Waka, un étudiant hétérosexuel sérieux ayant du succès auprès des filles, aborde Sayama Ten, un étudiant banal réputé homosexuel. Dans l’amphithéâtre devant tout le monde, il lui demande directement de lui faire l’amour. Vexé, Sayama refuse: premièrement, parce qu’il ne couche pas avec le premier venu et deuxièmement, parce qu’il ne peut réaliser son souhait étant un neko. D’ailleurs, il ne rêve que du grand amour, ce qui lui apporte souvent les moqueries de son ami Konagei et du patron du café Chin Chin. Mais le lendemain, Hachimaki s’excuse et lui offre des friandises au poisson en lui caressant la tête. Et il continue chaque jour à le gâter ainsi de diverses gourmandises au poisson. Quand Ten trouve accroché à sa porte du sake à l’herbe à chat, il fonce l’interroger. Se pourrait-il que Waka le prenne vraiment pour un chat?

En conclusion

Ce manga a obtenu la 21ème place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2017. Même si il y a beaucoup de scènes érotiques, leurs ébats se font dans le consentement et le partage. Les deux héros étant à l’université, leur relation a un ton adulte. Je m’amuse à voir leur curiosité envers certaines expériences. Par contre, l’humour prime sur la romance. J’espère pouvoir lire un jour le tome 2 en français ainsi que le spin-off avec Koganei.

Ginza neon paradise – Unohana

ginza neon paradise unohana

Unohana ウノハナ
ISBN: 9782375061114
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784537133578 (JP)
Nihonbungeisha, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Trois longues années d’attente à espérer le retour d’un ami.

Unohana sensei offre un mélodrame situé dans les années 1930-1940 avec un couple bancal non établi. Elle donne une vision de la guerre à travers les yeux d’Aoi et de Gunji par des flash-back et leurs souvenirs. La psychologie des différents personnages est assez travaillée. Le couple partage un amour inavoué perdu entre fierté et peur, et développe pourtant une relation consentie. Même si l’auteure aborde peu le versant de la guerre et ses conséquences, elle s’attarde sur les sentiments des personnages et pose un regard observateur sur ce qui les entoure. Pourtant, un message fort semble se dégager de l’ensemble. De même, elle donne un ton poétique à certains passages, en particulier en décrivant Ginza. L’apparition d’un rival amoureux, le lieutenant Walters, va permettre à la relation de s’affirmer.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Les personnages ont des visages ovales assez longs, des yeux étirés, des muscles fins. L’exagération ou la simplification des traits renforcent les expressions du visage et donnent même parfois un effet comique. Les trames d’ambiance participent également à la compréhension rapide des émotions. En outre, les décors sont détaillés. En effet, Unohana sensei précise, dans sa postface sous la jaquette, qu’elle a cherché à respecter au mieux les éléments historiques, même si cela était difficile. Elle y ajoute également des anecdotes sur la création du manga. La mise en page est dynamique, avec des angles de vue variés. Les scènes érotiques évitent de montrer trop de détails, jouant sur l’absence de quelques lignes ou la simplification des formes. Mais cela ne se remarque pas car cela colle parfaitement avec le graphisme général.

En résumé

Tokyo, quartier de Ginza, 1948. Dans un cabaret réservé aux forces d’occupation, Kenmoku Aoi traduit pour les militaires les paroles d’une chanson triste. Emu, il replonge dans ses souvenirs, attendant depuis trois ans le retour de son ami d’enfance mobilisé peu de temps avant la fin de la guerre. Ce dernier avait beau être un vaurien, il a toujours défendu Aoi, qui aimait l’anglais malgré cette période trouble. Arrive dans le cabaret Gunji Takahiko, accompagné d’une belle femme, Sayuri. Alors qu’il crée des tensions dans le bar, Aoi laisse éclater sa colère, qui domine sa joie. Le lendemain, après avoir discuté avec Hatsuko, la sœur de Takahiko qui a également reçu sa visite impromptue, il croise à nouveau son ami devant chez lui. Entre colère et joie, Aoi finit par pleurer dans ses bras. Mais pourquoi Gunji n’a-t-il donné aucune nouvelle alors qu’il était vivant?

En conclusion

Ce one-shot est émouvant. Il est difficile de ne pas s’attacher aux personnages, malgré le côté volage de Gunji. En plus, l’auteure donne envie de visiter Ginza!

Same difference !!! 3 Le troisième beau gosse – Hiiragi Nozomu

same difference 3 le troisieme beau gosse hiiragi nozomu

HIIRAGI Nozomu 柊のぞむ
ISBN: 9782368771730
Boy’s love IDP, 2015
ISBN: 9784796405492 (JP)
Kaiohsha, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: soft
Recommandation: un peu

Trois seme: rien ne va plus!

Hiiragi Nozomu sensei étoffe son scénario, mettant un peu plus en avant les sentiments des personnages. Elle introduit un rival, permettant d’exacerber la jalousie de Tsuburaya. Ce dernier prend enfin conscience de ses sentiments. Ozaki, quant à lui, devient un peu plus gamin. D’ailleurs, les chamailleries pour être le dominant continuent. L’auteure joue toujours sur l’humour de situation, l’adoucissant légèrement. Ainsi, elle surprend les lecteurs avec des retournements ou des révélations tout en ménageant le suspense. Par ailleurs, elle transcrit bien la tension des discussions entre les deux entêtés. Dans l’histoire bonus, elle donne une anecdote amusante du chapitre dans le ryokan en partageant le rêve d’Ozaki. « Un vrai démon » complète le volume, narrant une aventure amusante entre un masochiste et un sadique.

La mangaka arrive à rendre le charme masculin avec seulement quelques traits. Elle travaille délicatement les yeux pourtant fins, jouant sur l’ouverture et les angles pour rendre parfaitement les expressions. Elle donne parfois des sourires de fouine à ses personnages, rendant encore plus amusantes leurs mimiques. L’utilisation des trames est équilibrée, les trames d’ambiance étant souvent graphiques (fleurs, pois, rayures). La mise en page accompagne parfaitement les gags et les actions, mettant également en avant les petits détails. Comparé au tome précédent, les scènes érotiques sont peu nombreuses. Elles évitent de montrer trop de détails. En fin de tome, une planche révèle ce qui est arrivé à Katsumata durant le voyage d’entreprise. Au verso de la jaquette, Hiiragi sensei donne toujours une version super deformed des protagonistes.

En résumé

Same difference / Final round: Un nouvel employé, beau gosse, arrive dans les locaux d’Ozaki. Katsumata se révèle être une connaissance d’Ozaki. En effet, ils étaient dans le même club de natation à l’université. Nommé responsable du nouveau venu, le salaryman « aux super phéromones » doit passer la soirée avec son kôhai au lieu d’aller comme prévu chez Tsuburaya. L’alcool aidant, ils discutent du passé et Katsumata lui rappelle alors que son senpai lui avait piqué sa petite amie. Les jours suivants, Tsuburaya remarque la familiarité entre son petit ami et le nouveau. Un jour, Katsumata invite le « Prince aux multiples talents » à discuter, mais il l’agresse en exigeant de laisser tranquille Ozaki. Mais ce dernier l’interrompt!
Un vrai démon: Otonashi adore taquiner les beaux gosses et a donc retiré sa main quand le caissier du konbini lui a rendu la monnaie. Mais ce dernier s’avère être Yoshimori, une connaissance du lycée. Otonashi l’avait surnommé Maso-mori et s’acharnait sur lui à l’époque. Le caissier lui avoue alors ne pas lui en vouloir car il était amoureux…

En conclusion

Je ne me lasse pas des frasques de ce couple détonnant! Pour ceux qui hésitent, les tomes sont également disponibles dans l’abonnement ebook de Boy’s love IDP. La série se bonifie au fil des tomes.

Kichiku encount – Owal

kichiku encount owal

Owal おわる
ISBN: 9782368774731
Boy’s love IDP, 2017
ISBN: 9784801950047 (JP)
Takeshobo, 2014 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

Une histoire d’amour peut-elle naître de la pire des rencontres avec le pire des pervers?

Owal sensei propose une comédie érotique entre un hôte à la fois tyrannique et attentionné et un salaryman un peu trop romantique et inexpérimenté en amour. Même si Satô se rebelle, il cède toujours au plaisir. Il ressemble tellement à un petit chien qui aboie sans faire peur. D’ailleurs, sa relation avec Chihiro se passe totalement de consentement, débutant même par un viol. L’hôte présente une double personnalité, à la fois pervers manipulateur avec une pureté douce et attentionnée. L’auteure développe les sentiments entre les deux héros malgré les chantages. En introduisant le petit frère de Chihiro, Chikage, elle transforme l’insupportable insolent en un grand frère protecteur, provoquant de l’empathie pour sa situation familiale compliquée. Elle enchaîne les situations loufoques aboutissant à des relations charnelles. Une autre histoire complète ce tome, offrant une romance sur fond de sado-masochisme.

La mangaka a un trait fin et épuré. Elle déforme et exagère les expressions dans les passages humoristiques. Ainsi, Satô affiche une panoplie de bouilles amusantes et adorables. Il se transforme même en démon. Par ailleurs, la musculature de Chihiro est particulièrement mise en avant, les seme étant tous des ikemen. Les trames d’ambiance appuient les émotions. La mise en page dynamique peut paraître parfois confuse avec quelques pages surchargées à cause de l’absence des encadrements. Bien qu’il y ait des scènes érotiques à chaque chapitre, Owal sensei censure les parties intimes par des hachures ou des caches blancs. Elle met en scène les couples dans les illustrations en début de chapitre. Sous la jaquette, elle regroupe les deux couples du recueil dans une planche érotique et amusante. Même la postface est dessinée.

En résumé

Kichiku encount / Bonus: Au petit matin, Satô Hajime (25 ans) rentre enfin chez lui après plusieurs nuits blanches au bureau. Dans son wagon, il remarque un play-boy en train de regarder un film pornographique. Comme ce dernier a mal branché son casque, le salaryman reconnaît immédiatement les gémissements de son actrice fétiche, Itô Chihiro, ce qui l’excite immédiatement. Constatant son état, le jeune homme l’entraîne alors dans les toilettes de la gare pour le soulager. D’abord amusé par la capacité de Satô à réciter par cœur les répliques du film, l’agresseur finit par le violer. Quand Hajime reprend ses esprits plus tard, dans la gare, l’inconnu lui a laissé sa carte de visite: Chihiro, hôte dans un club, lui propose donc de le prendre quand il veut.
Please!! One-night stand: Le russe Vedernikov Adam a terminé ses études au Japon. Devant rentrer au pays, le bar où il travaillait organise une petite fête d’adieu. Le gérant Fûma lui prépare alors ses cocktails préférés. Mais ce n’est pas sans arrières-pensées. En effet, alors que le bisexuel avait renoncé à l’amour à cause de ses penchants SM, il est tombé amoureux du russe. Il espère donc un peu profiter de l’ivresse de son employé.

En conclusion

Ce manga a obtenu la huitième place du meilleur manga érotique au Chill Chill BL award 2015. La relation qui débute par un viol puis de relations forcées risque de choquer certains. Mais l’auteure arrive à rendre un peu de pureté et de gentillesse à Chihiro en développant son contexte. J’aime beaucoup Hajime qui essaie de comprendre son partenaire, même si il le déteste ouvertement au début. J’apprécie leur relation tumultueuse.