Ginza neon paradise – Unohana

ginza neon paradise unohana
Unohana ウノハナ
ISBN: 9782375061114
Taifu comics, 2018
ISBN: 9784537133578 (JP)
Nihonbungeisha, 2015 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

Trois longues années d’attente à espérer le retour d’un ami.

Unohana sensei offre un mélodrame situé dans les années 1930-1940 avec un couple bancal non établi. Elle donne une vision de la guerre à travers les yeux d’Aoi et de Gunji par des flash-back et leurs souvenirs. La psychologie des différents personnages est assez travaillée. Le couple partage un amour inavoué perdu entre fierté et peur, et développe pourtant une relation consentie. Même si l’auteure aborde peu le versant de la guerre et ses conséquences, elle s’attarde sur les sentiments des personnages et pose un regard observateur sur ce qui les entoure. Pourtant, un message fort semble se dégager de l’ensemble. De même, elle donne un ton poétique à certains passages, en particulier en décrivant Ginza. L’apparition d’un rival amoureux, le lieutenant Walters, va permettre à la relation de s’affirmer.

La mangaka a un trait épuré et anguleux. Les personnages ont des visages ovales assez longs, des yeux étirés, des muscles fins. L’exagération ou la simplification des traits renforcent les expressions du visage et donnent même parfois un effet comique. Les trames d’ambiance participent également à la compréhension rapide des émotions. En outre, les décors sont détaillés. En effet, Unohana sensei précise, dans sa postface sous la jaquette, qu’elle a cherché à respecter au mieux les éléments historiques, même si cela était difficile. Elle y ajoute également des anecdotes sur la création du manga. La mise en page est dynamique, avec des angles de vue variés. Les scènes érotiques évitent de montrer trop de détails, jouant sur l’absence de quelques lignes ou la simplification des formes. Mais cela ne se remarque pas car cela colle parfaitement avec le graphisme général.

En résumé

Tokyo, quartier de Ginza, 1948. Dans un cabaret réservé aux forces d’occupation, Kenmoku Aoi traduit pour les militaires les paroles d’une chanson triste. Emu, il replonge dans ses souvenirs, attendant depuis trois ans le retour de son ami d’enfance mobilisé peu de temps avant la fin de la guerre. Ce dernier avait beau être un vaurien, il a toujours défendu Aoi, qui aimait l’anglais malgré cette période trouble. Arrive dans le cabaret Gunji Takahiko, accompagné d’une belle femme, Sayuri. Alors qu’il crée des tensions dans le bar, Aoi laisse éclater sa colère, qui domine sa joie. Le lendemain, après avoir discuté avec Hatsuko, la sœur de Takahiko qui a également reçu sa visite impromptue, il croise à nouveau son ami devant chez lui. Entre colère et joie, Aoi finit par pleurer dans ses bras. Mais pourquoi Gunji n’a-t-il donné aucune nouvelle alors qu’il était vivant?

En conclusion

Ce one-shot est émouvant. Il est difficile de ne pas s’attacher aux personnages, malgré le côté volage de Gunji. En plus, l’auteure donne envie de visiter Ginza!

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