Hello, green days – Sakumoto Ayu

hello green days sakumoto ayu

SAKUMOTO Ayu 佐久本あゆ
ISBN: 9782382761755
Hana, 2023
ISBN: 9784866573373 (JP)
Frontier works, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Une belle histoire de relation naissante, douce et tendre, parmi les plantes et leurs secrets! »

Sakumoto Ayu sensei narre une romance par tranche de vie tout en nous faisant découvrir les secrets de quelques plantes. Elle s’attarde sur les sentiments naissants et la construction d’une relation respectueuse, dans la discussion. Ainsi, elle révèle au fur et à mesure le passé difficile des deux héros. Le solaire Nanahiro contraste avec le négatif Mikage et pourtant, la complicité qui se crée entre eux leur permet d’évoluer. Le professeur Uematsu apporte également de bons conseils. La narration donne principalement le point de vue de Tomo qui s’interroge beaucoup à cause de son manque d’expérience. L’auteure aborde divers sujets comme l’isolement volontaire suite à des remarques blessantes ou un incident, la peur du jugement extérieur, le manque de confiance en soi. Par ailleurs, elle n’hésite pas à interpeler le lecteur pour créer des moments comiques, comme par exemple Mikage qui se transforme en professeur pour nous expliquer les plantes.

La mangaka a un trait épuré et fin, avec un contour dédoublé de style shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, arrondissant les têtes. D’ailleurs, elle joue beaucoup sur le côté mignon. Par exemple, Nanahoshi se transforme en wanko adorable, à cause du contraste de sa grande carrure. Les trames d’ambiance très graphiques renforcent également le côté shôjo. Les autres trames sont variées. Par ailleurs, les décors sont détaillés. Les plantes sont donc reconnaissables et apportent un côté cocooning. Sakumoto sensei maîtrise sa mise en page très dynamique, en particulier les ellipses pour le passage du temps et les gros plans sur les détails. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par de larges bandelettes blanches. Par ailleurs, elle inclut habilement les illustrations en début de chapitre au récit même si ces dernières donnent juste l’ambiance. Sous la jaquette, il y a des anecdotes sur la création.

En résumé

Suite à des remarques homophobes à la fin du collège, Tomo Mikage (23 ans) évite de créer des liens et se plonge dans sa passion pour les plantes. Actuellement en master de botanique, le professeur Uematsu lui confie la supervision des étudiants participant au nouveau programme. Parmi eux, Nanahoshi Yôji (20 ans) se démarque par sa carrure impressionnante. Mais comme l’étudiant s’implique avec ferveur dans son travail, toujours prêt à aider, il sympathise vite avec Mikage. Un jour, découvrant que Nanahoshi a quelques difficultés financières, l’étudiant en master lui propose alors d’emménager chez lui…

En conclusion

Malgré le format one-shot, Sakumoto sensei maîtrise suffisamment son scénario pour exprimer le temps qui passe vite. Elle crée une relation tendre et prenante, bien qu’un peu fleur bleue. Je me laisse donc facilement entrainer par les aventures de cet adorable couple. En plus, la présence des plantes renforce l’ambiance vaporeuse qui semble l’envelopper. Et je confirme: le riz au maïs c’est délicieux! Une lecture qui réchauffe simplement le cœur.

L’île de mon premier amour – Ayano Kamu

l ile de mon premier amour ayano kamu

AYANO Kamu 綾野カム
ISBN: 9782382761632
Hana, 2023
ISBN: 9784866574660 (JP)
Frontier works, 2021 (JP)
Titre original: 初恋の帰る島
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: un peu

« Une histoire d’amour pleine de tendresse et de délicatesse, avec l’océan en toile de fond! »

Ayano Kamu sensei narre une romance débutant par une ficelle scénaristique assez classique: deux amis d’enfance qui se soulagent mutuellement. Toutefois, elle aborde également des thèmes intéressants comme par exemple la gestion d’un traumatisme, les premiers émois amoureux, la relation à distance, le coming out et la peur du jugement extérieur. Elle présente quelques tranches de vie des personnages, basant la narration sur Tatsunoshin, sauf dans l’histoire bonus qui montre le point de vue de Nanami. L’introduction d’Akane apporte un peu de tension, entre amie et rivale. Tatchan manque un peu de confiance en lui face à son ami séduisant et s’interroge constamment sur le regard des autres. Par contre, Shimizu assume franchement ses sentiments et s’adapte donc au rythme de son petit ami. Ainsi, l’auteure met en avant le manque de communication et le doute qui s’installent entre eux. Elle intègre des relations consensuelles presque à chaque chapitre.

La mangaka a un trait épuré très fin, proche du style shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, arrondissant les visages qui deviennent alors tout mignon. Toutefois, elle dessine un corps finement musclé pour Nanami, offrant une touche réaliste. De même, ses décors soignés sont mis en avant par une mise en page très dynamique, en particulier les paysages. Par ailleurs, de nombreuses trames d’ambiance renforcent les émotions. Les flash-back se repèrent à leur fond noir. Dans les scènes érotiques, Ayano sensei censure les parties intimes par des languettes blanches. En fin de chapitre, elle donne une anecdote sous forme de photographie de Polaroid. Sous la jaquette se trouvent des fiches personnages.

En résumé

Bien qu’il vit sur une île, Sakurai Tatsunoshin (19 ans) a peur de voir l’océan engloutir ce qui lui est cher. En effet, son grand-père a disparu en mer lors d’une tempête puis le courant a emporté son appareil photo waterproof qu’il lui avait offert. Comme promis durant sa jeunesse, iI aide maintenant au restaurant de sa grand-mère. Souhaitant prendre sa suite, il projette même de quitter l’île pour se former à la gastronomie sur le continent. Mais cela n’enchante guère son ami d’enfance, moniteur de plongée, Shimizu Nanami (21 ans). Beau garçon très attaché à Tatchan, il ignore pourtant toutes les sollicitations féminines. En plus, les deux amis ont l’habitude de se masturber ensemble depuis leur puberté. Mais quelques jours avant le départ de Sakurai, Nanami disparaît…

En conclusion

Malgré un scénario réchauffé, Ayano sensei transforme sa romance par un développement intéressant axé sur l’évolution des sentiments et les interrogations des personnages. La relation est à la fois sexy et douce. En plus, le graphisme est mignon. Même si l’histoire ne laisse pas de fortes impressions, elle me charme complètement par son ambiance. Une lecture agréable qui sent bon l’océan et le soleil!

Happy shitty life 3 – Harada

happy shitty life 3 harada

Harada はらだ
ISBN: 9782382761519
Hana, 2023
ISBN: 9784801975477 (JP)
Takeshobo, 2022 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

Une occasion de revanche pour Kasuya et une opportunité pour Kuzuya.

Harada sensei développe un peu plus les personnages secondaires. Ainsi, elle révèle quelques secrets sur Sakura et met en avant Yajima Botan et Leo. D’ailleurs, le violeur prend enfin conscience de ses erreurs mais son caractère borné ne lui permet pas de changer de comportement pour autant. La relation entre Kuzuya et Kasuya évolue doucement. Toutefois, les deux hommes continuent de nier leur attachement. En effet, leurs caractères égoïstes et leurs obsessions à réaliser leurs fantasmes créent constamment des tensions entre eux. Après avoir plongé ses héros au fond du trou, l’auteure leur offre de nouvelles opportunités. Comme dans le tome précédent, elle tourne en dérision leurs délires érotiques tout en détournant les clichés des romances. Par ailleurs, elle aborde les environnements toxiques en entreprise avec le poids des rumeurs, le harcèlement moral, le jugement sur une mauvaise impression.

La mangaka a un trait léché mais épuré. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle dessine des corps musclés. Les trames sont équilibrées. Par contre, les trames d’ambiance participent aux effets comiques. De même, les décors soignés apportent une touche réaliste. La mise en page dynamique est également au service de l’humour. Harada sensei ne censure pas les scènes érotiques. D’ailleurs, elle les détaille avec des gros plans et des transparences. Sous la jaquette, elle présente Yajima Leo (30 ans).

En résumé

En froid avec sa fille Tsubaki, Shime Takihiko se rend à la campagne avec la ferme intention d’anéantir définitivement ses sentiments pour Kasuya Kyôtarô. Tombé dans une rizière, il est recueilli par Kuzuya Yoshiyuki qui l’emmène chez son voisin. Le président directeur général de Kurosugi entreprises demande alors à son employé de démissionner, d’autant plus qu’il l’a encore surpris dans une situation perverse et compromettante. Kasuya accepte d’abord pour redorer la réputation de son ex-petite amie mais sombre ensuite dans le désespoir…

En conclusion

Ce tome toujours aussi délirant que les précédents contient tout de même quelques thèmes un peu plus sérieux. Mais les réactions imprévisibles de nos deux héros naïfs provoquent toujours surprises et éclats de rire. Harada sensei nous suggère au passage qu’une « vie de merde » peut être aussi joyeuse ou difficile à la campagne qu’à la ville . Je veux garder espoir pour le changement de Leo, laissez-moi rêver un peu! Mise à jour: Ce tome se classe à la quatrième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2023.

I want you 2 – Momose An

i want you 2 momose an

MOMOSE An 百瀬あん
ISBN: 9782382761700
Hana, 2023
ISBN: 9784796415019 (JP)
Kaiohsha, 2022 (JP)
Titre original: ナカまであいして 2
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« Prends tes responsabilités pour m’avoir excité. »

Momose An sensei continue sa romance sexy entre Yuzuriha et Tokiwa. Elle concentre la narration sur Ikumi. Même si elle reprend les poncifs des romances comme l’anniversaire, Noël, le rendez-vous sans les parents, elle ne s’attarde que sur les sentiments des personnages. Le couple continue donc de se chamailler mais évolue petit à petit. En effet, les deux lycéens restent maladroits en exprimant leur jalousie malgré leur confiance mutuelle. D’ailleurs, Yuzuriha fait beaucoup d’efforts pour se montrer plus honnête et prendre quelques initiatives. En introduisant la sœur de Tokiwa, Miu, et son amie Yumi, l’auteure oblige le couple à s’interroger sur la perception de leur relation. Elle joue sur les quiproquos pour déclencher des jeux coquins. Une histoire bonus présente l’enregistrement du drama CD.

Le trait épuré et tout en rondeur de la mangaka dégage beaucoup de douceur. Elle le simplifie dans les passages humoristiques. Les trames d’ambiance appuient les émotions tandis que le reste des trames, avec une dominante claire, donnent un peu de couleur et de volume. Par contre, les décors situent principalement l’actions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page très dynamique abuse des superpositions de cases mais la lecture reste agréable. Momose sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle en dessine même une par chapitre. Quand il y a une illustration en début de chapitre, elle l’intègre directement au récit. Comme dans le tome précédent, sous la jaquette, il y a un croquis apportant une anecdote sur le couple et la présentation des nouveaux personnages.

En résumé

Bien que Yuzuriha Ikumi et Tokiwa Sôji sortent ensemble, Yuzuriha a encore du mal à montrer ses sentiments avec sincérité. D’ailleurs, il ne sait comment réagir dans leurs moments intimes. Surprenant une conversation entre son petit ami et Sakai, il s’interroge alors sur le sens du mot « dorloter ». Mais surpris dans l’escalier, il préfère fuir. Le week-end, ayant rendez-vous chez Tokiwa, il perd toute sa nervosité en apprenant que ses parents sont absents. C’est le moment idéal d’essayer de montrer son affection…

En conclusion

Le caractère de Yumi crée une énorme surprise, apportant une touche amusante et rafraichissante. Le succès étant encore au rendez-vous, Momose sensei annonce encore la suite des aventures du couple. Malgré les clichés des romances et les nombreuses scènes érotiques, elle crée suffisamment de dynamique entre les personnages pour retenir les lecteurs en haleine. Une lecture toujours aussi divertissante, à condition de supporter les constants changements d’humeur de Yuzuriha. Mise à jour: Ce tome obtient la sixième place de la meilleure série au Chill chill BL award 2023.

Hitorijime my hero 11 – Arii Memeco

hitorijime my hero 11 arii memeco

ARII Memeco ありいめめこ
ISBN: 9782382761502
Hana, 2023
ISBN: 9784758022330 (JP)
Ichijinsha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: beaucoup

Confrontation aux parents Ôshiba.

Arii Memeco sensei aborde la question du coming out aux parents, mêlant à la fois humour et sérieux. Elle pointe la principale problématique de la relation entre Kôsuke et Masahiro: le fait que le lycéen soit encore mineur malgré des sentiments réciproques et une relation consentie. Miho, la mère des Ôshiba, montre un caractère bien trempé avec ses allusions, cassant un peu son image de mère soumise et conciliante. Par contre, Takamori, le père Ôshiba, tente de s’affirmer. En voyant le dévouement de son paternel pour son travail, Kôsuke réalise qu’il a un peu plus mûri, acceptant mieux la situation. L’auteure transforme cet évènement tendu en moment comique en exagérant certaines situations grâce à Yunge et son équipe, jouant également sur les quiproquos. Par ailleurs, elle s’intéresse aux attentes de Setagawa, en particulier à sa notion de famille. Elle donne quelques anecdotes amusantes dans les histoires bonus et les demi-chapitres.

La mangaka a un trait épuré qu’elle simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle joue beaucoup sur l’exagération des expressions pour renforcer l’effet comique. Les décors alternent avec les trames d’ambiance tandis que les autres trames sont équilibrées. La mise en page dynamique guide le regard. Arii sensei présente le quotidien des personnages dans les illustrations en début de chapitre ou donne l’ambiance à venir. Comme dans le tome précédent, elle offre un cosplay des personnages. Ici, Setagawa et Ôshiba essaient des uniformes scolaires. Il y a des fiches personnages en début de tome.

En résumé

Bien que Setagawa Masahiro et Ôshiba Kôsuke vivent ensemble, la solitude commence à peser pour le lycéen car l’enseignant est débordé avec la préparation des examens. Après avoir passé une nuit câline et intense, Setagawa reste longtemps perdu dans ses pensées, inquiétant alors ses amis et même son amant. Quand il émerge enfin, comprenant qu’il fuyait la réalité, il accepte donc de passer la soirée avec Ôshiba Kensuke. Mais cette nouvelle vexe Kôsuke. En plus, la mère de ce dernier le sollicite pour aller chercher son père qui s’est perdu à Tokyo. Il ne peut plus fuir la confrontation…

En conclusion

Arii sensei équilibre avec souplesse les moments graves et comiques. Elle maintient une certaine tension dans les évènements importants. Ce tome se démarque donc des précédents, pour notre plus grand bonheur. J’apprécie les questions soulevées et prend plaisir à voir tout ce petit monde mûrir sereinement.

My number one 2 – Sakurabi Hashigo

my number one 2 sakurabi hashigo

SAKURABI Hashigo 桜日梯子
ISBN: 9782351809563
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784799725610 (JP)
Libre, 2015 (JP)
Titre original: 抱かれたい男1位に脅かされています。2
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

Saijô aimera-t-il un jour cet ange pervers débordant d’amour?

Sakurabi Hashigo sensei continue à développer l’histoire d’amour particulière entre Takato et Junta. Elle introduit de nouveaux personnages, comme le naïf Narumiya Ryô et l’insouciant Ayagi Chihiro. De même, elle met en avant le comportement ambigu de l’acteur vétéran qui, même s’il souhaite toujours surpasser les plus jeunes, les guide et les motive. Par ailleurs, la relation entre les deux amoureux évolue, s’appuyant sur les défauts du possessif et jaloux Azumaya. La narration se concentre principalement sur ce que pense Saijô. L’amour excessif et pervers de Junta contraste avec son air mignon. Pourtant, Takato accepte petit à petit la personnalité déviante de son petit ami. D’ailleurs, l’auteure joue beaucoup sur le contraste des personnalités de ses seme mignons mais pervers. Elle reprend aussi ce thème dans « Lover thief ». Comme dans le tome précédent, ce threesome continue au dépens de Seigo.

La mangaka a un trait épuré anguleux particulier, facilement reconnaissable. Elle le simplifie dans les passages humoristiques et exagère parfois les expressions. Elle transcrit graphiquement l’amour débordant de Junta avec des cœurs virevoltants. Ce dernier affiche également une tête ahurie quand il prend sa forme d’ange, entouré de lumière. Comme les personnages rougissent facilement, des hachures recouvrent leur visage. D’ailleurs, cela renforce la sensualité des uke. Les décors sont présents dès que le cadre s’élargit. La mise en page est dynamique. Sakurabi sensei porte attention aux petits détails. Dans les scènes érotiques, elle censure les parties intimes par des formes blanches ou de grosses bandelettes. D’ailleurs, il y a presque une scène à chaque chapitre. Deux fiches présentent les personnages secondaires de « My number 1 ». Sous la jaquette, se trouve une planche donnant une anecdote sur le couple d’acteurs.

En résumé

My number 1 / Epilogue: Comme promis, Azumaya Junta obtient le prix de la meilleure interprétation masculine. Saijô Takato fête avec lui l’évènement. Mais le jeune acteur espère avant tout devenir le numéro 1 de son petit ami. D’ailleurs, ce dernier, répondant à son amour débordant, remarque qu’ils se comportent de plus en plus comme un couple. Un mois plus tard, les deux hommes sont sur des projets différents. Alors qu’il n’avait aucune nouvelle de Junta, Takato le trouve à la sortie du studio. Son amant le kidnappe et l’emmène dans un endroit secret. Toutefois, Saijô n’est pas rassuré en voyant son petit ami énervé se gavant de pastilles à la menthe. Arrivés à destination, n’y tenant plus, Junta se jette alors sur lui, en manque…
Lover thief / Epilogue: Takahara Seigo, président des délégués et bon élève populaire, sort avec le mignon Fujisaki Yûya. Mais leur première fois s’est transformée en partie à trois suite à un mauvais tour de Yukio, l’ami d’enfance de Yûya. Quand Yûya lui saute dans les bras pour lui demander quelque chose, il déchante en découvrant que son petit ami se dispute avec Yukio sur une photo de lui pantelant de plaisir. Les deux amis veulent savoir qui a mis Takahara dans cet état. Comme ce dernier n’arrive pas à répondre, Yukio propose alors d’éveiller ses souvenirs par le corps…

En conclusion

Ce tome obtient la neuvième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2016 et également la 3ème place du meilleur manga érotique. Azumaya Junta est classé cinquième meilleur seme et huitième meilleur personnage érotique, tandis que Saijô Takato est quatrième meilleur uke et premier meilleur personnage érotique. Ce titre ne plaira pas à tout le monde et peut choquer, à cause des consentements flous. En plus, Junta a tendance à se montrer violent dans les rapports charnels. Mais le couple fonctionne ainsi, à se vanner et à essayer de faire céder le partenaire à chaque instant. J’aime beaucoup les interactions entre les personnages.

My number one 1 – Sakurabi Hashigo

my number one 1 sakurabi hashigo

SAKURABI Hashigo 桜日梯子
ISBN: 9782351809457
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784799714430 (JP)
Libre, 2014 (JP)
Titre original: 抱かれたい男1位に脅かされています。1
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: si on s'ennuie

Des uke trop fiers qui cèdent à des seme sadiques.

Sakurabi Hashigo sensei offre un recueil de 5 histoires, avec des uke orgueilleux qui cèdent au harcèlement de seme sadiques. L’humour joue donc sur les confrontations entre les personnages. Le récit principal, qui donne son titre au manga, met en avant l’amour passionné, violent et incontrôlable de Junta pour Takato, alors que ce dernier le voit avant tout comme un rival. D’ailleurs, Junta n’a pas de limites pour obtenir l’amour de son idole. « Lost god » est un récit fantastique avec une fin surprenante. Ensuite, « Lover thief » narre un threesome imposé avec deux amis d’enfance qui se volent d’habitude leur partenaire. L’auteure joue encore sur l’effet de surprise avec des personnalités différentes de ce qu’elles paraissent. Elle reprend également ce thème dans son quatrième récit. Par contre, sa dernière histoire propose un récit à part, avec une touche à la fois mélancolique et fantastique.

La mangaka a un trait très épuré et anguleux, qu’elle simplifie au maximum dans les passages humoristiques. Elle représente le côté angélique de Junta en lui affublant d’adorables petites ailes. Cela renforce l’effet comique avec le contraste de son regard avide et pervers. Les trames d’ambiance sont discrètes. Par ailleurs, les décors situent surtout l’action. Dans les scènes érotiques, Sakurabi sensei censure les parties intimes par de fines bandelettes blanches. Elle offre une scène érotique presque à chaque chapitre et n’hésite pas à faire des gros plans des détails. Elle présente les protagonistes à la fin de certaines histoires, détaillant même les personnages secondaires. Sous la jaquette, se trouvent une planche de « My number 1 » et un petit commentaire de l’auteure avec un dessin.

En résumé

My number 1 / Epilogue: L’acteur Saijô Takato a 20 ans de carrière et est resté classé numéro 1 du top des hommes avec lesquels on aimerait le plus coucher pendant 5 ans. Mais maintenant, il occupe la seconde place, devancé par le jeune Azumaya Junta, acteur depuis seulement trois ans. En plus, dans le prochain film où ils jouent ensemble, le nouveau a obtenu le premier rôle. Takato rumine sa frustration intérieurement, bien décidé à retrouver sa place de numéro 1. Toutefois, Junta l’invite à boire un verre pour demander conseil. Quand Takato se réveille, il est nu dans le lit du jeune acteur…
Lost god / Epilogue: Pour le punir de sa frivolité, la déesse mère envoie le dieu Mitsuboshi sur Terre, privé de ses pouvoirs. Pour revenir, il doit alors obtenir l’amour de la première personne qu’il rencontrera. Mais il tombe sur Takeru, un homme.
Lover thief / Epilogue: Takahara Seigo, président des délégués et excellent élève, sort avec le mignon Fujisaki Yûya. Ninomiya Yukio se présente à lui comme l’ami d’enfance de son petit ami. Il le piège alors pour faire des photos érotiques après l’avoir attaché…
Sado switch / Epilogue: Sakurada Kôtarô admire tellement l’acteur Kokubo Nobuo, qu’il est entré dans une troupe de théâtre. Malheureusement, il n’a que des petits rôles. Mais un soir, alors qu’il fermait les portes du théâtre, il tombe sur son idole en train de s’entrainer…
Un été sur le toit de l’école: Yoshimi Manabu s’est pris son premier râteau et adoucit son chagrin en admirant le ciel sur le toit du lycée. Soudain, apparaît Soe Shôta qui n’hésite pas à feuilleter le carnet de croquis du lycéen. L’inconnu le félicitant, Manabu se confie alors à lui…

En conclusion

Ce tome obtient la quatrième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2015. Il se classe également 2ème meilleur manga érotique. Azumaya Junta est classé cinquième meilleur seme et neuvième meilleur personnage érotique, tandis que Saijô Takato est cinquième meilleur uke et cinquième meilleur personnage érotique. Ce titre n’est pas à mettre entre toutes les mains. En effet, Sakurabi Hashigo sensei base l’humour sur la même ficelle scénaristique jouant sur le non consentement. Les personnes sensibles pourront donc être choquées par les viols qui aboutissent à des romances. Personnellement, gardant en tête qu’il s’agit d’une fiction, j’apprécie tout de même la dynamique du couple principal qui évolue petit à petit.

Only one – Moegi Yuu

only one moegi yuu

MOEGI Yuu 萌木ゆう
ISBN: 9782351809051
Taifu comics, 2015
ISBN: 9784864363402 (JP)
Core magazine, 2012 (JP)
Manga
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: si on s'ennuie

Coup de foudre dans le métro.

Moegi Yuu sensei narre des romances ayant pour thème principal la différence d’âge avec une relation enseignant et élève. Elle ancre ses scénarios dans la réalité, toutefois certaines situations ont pour base les clichés du BL comme par exemple la poursuite d’un premier amour, un triangle amoureux avec des frères. A cause du format court, les couples se forment un peu trop rapidement mais la majorité des relations reste consentie. D’ailleurs, l’histoire principale occupe la moitié du tome qui est complété par trois autres récits anecdotiques. Malgré une bonne maîtrise du développement qui va à l’essentiel, l’auteure inclut un peu abruptement les passages érotiques. Elle base principalement la narration du point de vue des uke. Ainsi, elle aborde le manque de confiance en soi, la jalousie, la peur de la solitude, les fantasmes de l’adolescence, la difficulté à exprimer ses sentiments.

La mangaka a un trait légèrement épuré et plutôt réaliste. Elle le simplifie dans les passage humoristiques. Elle dessine plutôt des personnages basiques, simples mais avec du charme, que l’on distingue facilement par leur physique. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. Par contre, les décors situent principalement l’action. La mise en page très dynamique joue beaucoup sur l’agencement des cases, rendant la lecture agréable. Toutefois, la transition du temps se fait rapidement en une case ou une ellipse. Dans les scènes érotiques, Moegi sensei censure les parties intimes par un cache blanc, des languettes et ne dessine pas les contours. Malheureusement, cela gâche un peu l’esthétique de l’image.

En résumé

Only you / Only one: Mochizuki, simple employé de bureau en instance de divorce, tombe sous le charme d’un jeune inconnu qu’il croise tous les jours dans le métro. Mais un jour, alors qu’il est accusé d’attouchement par une passagère, ce dernier lui vient en aide, ayant attrapé le vrai coupable. Il découvre, en le retrouvant par hasard le soir, qu’ils habitent le même immeuble. Nagakura, jeune avocat, ne semble également pas indifférent à son voisin.
La distance de la gentillesse: Yuzuki Takase est amoureux de son ami d’enfance et voisin Kôta mais se contente de rester à ses côtés. Par contre, il n’apprécie pas le frère aîné de ce dernier, Kanata, qu’il trouve trop tactile. En plus, Kanata enseigne dans son lycée et s’occupe même du conseil des délégués. Or, Yuzuki, devenu délégué, se retrouve donc obligé de le côtoyer souvent.
Un prix de rêve: Shino Yutaka fantasme sur son professeur particulier Akio depuis qu’il lui a promis de faire ce qu’il voulait s’il avait de bons résultats…
17 paradox: Le professeur Mizushiro est gentil avec tous ses élèves mais n’hésite jamais à leur rappeler la discipline. Pourtant, son comportement insupporte le voyou Kuroe…

En conclusion

Moegi sensei propose un recueil qui se laisse lire, avec une certaine maîtrise scénaristique mais plutôt classique. J’aime beaucoup l’histoire principale mais je me demande l’utilité du secret entre les deux héros, qui transforme presque Kanata en stalker

Tashiro est un peu… 1 – Yamada

tashiro est un peu 1 yamada

YAMADA ヤマダ
ISBN: 9782375063439
Taifu comics, 2023
ISBN:‎ 9784799733981 (JP)
Libre, 2018 (JP)
Titre original: 鯛代くん、君ってやつは。1
Manga
Ero-mètre: pudique
Recommandation: un peu

« Son horoscope lui avait promis LA rencontre de sa vie. »

Yamada sensei narre une comédie romantique plus comique que romanesque. D’ailleurs, elle s’amuse à détourner les poncifs du genre. Ainsi, bien que Tashiro ait beaucoup de mal à communiquer à cause de sa timidité, il déclare facilement ses sentiments. Ebihara, quant à lui, parle franchement mais a tendance à fuir les situations qu’il ne maîtrise pas. Toutefois, il réfléchit sincèrement aux sentiments de son nouvel ami et reste tout de même ouvert, analysant également ce qu’il ressent. Les deux étudiants se rapprochent donc petit à petit. Le beau Sega affiche une image typique du dragueur sûr de lui pourtant il révèle rapidement beaucoup de ses failles. Par ailleurs, l’auteure aborde la question de l’apparence, la différence sociale et la culture otaku. Elle s’amuse avec des références reconnaissables ou connues.

La mangaka a un trait épuré et simple qui colle parfaitement au style comique. Elle n’hésite pas à déformer et exagérer les expressions. De même, Ebihara est parfois représenté par une crevette et Tashiro par une dorade. Les décors situent principalement l’action. Les trames d’ambiance graphiques participent à la narration tandis que les autres trames sont assez variées. La mise en page a une structure stricte imitant les yonkoma. Yamada sensei les divise parfois en cases classiques. Elle offre une image ou une planche à la fin de certains chapitres, répondant à la demande des lecteurs. Sous la jaquette, elle dessine les idoles des jeux suivis par les héros et révèle quelques secrets sur Bannai.

En résumé

Ebihara croyait dur comme fer qu’il allait faire la meilleure rencontre de sa vie comme le prédisait son horoscope. En fin de compte, il tombe sur un voleur au regard mauvais et fuit. A l’université, alors qu’il racontait sa mésaventure à son ami d’enfance Bannai, ce dernier croit reconnaître Tashiro d’après sa description. En réalité, le nouvel élève qui a intégré récemment le club de recherches sur les mangas, est tellement timide qu’il a du mal à communiquer. Suite à ce quiproquos, Ebihara sympathise donc rapidement avec Tashiro avec qui il partage beaucoup de points communs…

En conclusion

Ce tome obtient la deuxième place du meilleur nouveau venu au Chill chill BL award 2019. Pour son premier BL, Yamada sensei donne une certaine fraicheur à un scénario classique grâce à son humour. Toutefois, ce genre ne plaira pas à tout le monde. Pour ma part, je suis complètement conquise, appréciant les jeux de mot et les situations déjantées. J’aime les différentes expressions de Tashiro et Ebihara.

Jealousy 5 – Scarlet Beriko

jealousy 5 scarlet beriko

SCARLET Beriko スカーレット・ベリコ
ISBN: 9782375063248
Taifu comics, 2023
ISBN:‎ 9784403667794 (JP)
Shinshokan, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Uichi, l’oiseau de malheur, l’éternel rejeté, aura-t-il une place dans cette happy end? »

Scarlet Beriko sensei conclut sa série sur la jalousie par des révélations. Elle met en avant la nécessité des discussions, même houleuses, pour arriver à l’apaisement. A travers les remarques pertinentes d’Asami, elle pointe les petites différences à peine perceptibles entre Akitora et Uichi. Ainsi, malgré des sentiments réciproques, la relation passionnée entre les deux hommes apporte à la fois souffrance et bonheur intense et nécessite de mûrir encore. Comme dans le tome précédent, l’auteure continue d’analyser les sentiments profonds des personnages. Elle met en avant leur évolution, en particulier Rogi qui, même s’il se comporte parfois comme une ordure, semble tout de même s’être assagi. Par ailleurs, elle aborde la proximité entre gentillesse et pitié, amour et jalousie, le besoin d’affection même pour des personnes infâmes, la possibilité de changer quelque soit l’âge. La révélation des secrets autour de la famille de Raika ajoute un moment fort en émotion.

La mangaka a un trait plutôt réaliste et léché. Elle n’hésite pas à dessiner les rides et les corps voutés par l’âge, donnant pourtant un certain charme. Elle exagère légèrement les expressions dans les passages humoristiques, conservant ainsi l’aspect plutôt réaliste. Pourtant, Akitora a des oreilles très pointues. Les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, les trames d’ambiance et les lignes d’action se font discrètes tandis que le travail sur les autres trames dégage de la finesse. La mise en page est très dynamique. Ainsi, Scarlet sensei joue sur des découpages presque filmiques, décomposant certains mouvements, zoomant sur les détails et faisant correspondre les angles de vue dans les dialogues. Dans les scènes érotiques, elle ne censure par les parties intimes mais s’attarde plutôt sur la sensualité des ébats.

En résumé

Afin d’arrêter Ôyamato Matsumi qui a kidnappé Rogi Uichi et Tatsuyuki, Akitora fonce sur sa voiture pour provoquer un accident. Bien que ligoté, Uichi a le réflexe de protéger le bébé. Tandis qu’Asami et Asoda les mettent en sécurité, Akitora affronte son frère. Pendant ce temps-là, blessé par les remontrances de la mère de famille folle de rage, Uichi s’éclipse…

En conclusion

Ce tome obtient la cinquième place du meilleur manga profond au Chill chill BL award 2022. Dans sa postface, Scarlet Beriko sensei explique avoir mis ses propres questionnements dans ce récit et cela s’en ressent, à travers la justesse des sentiments et des paroles de ses personnages. Une fin magnifique pour un coup de cœur entrainant, passionnant et attendrissant, qui nous fait admettre que l’amour peut côtoyer la souffrance.