Happy shitty life 5 – Harada

couverture de Happy shitty life 5 de Harada, éditions Hana

Harada はらだ
ISBN: 9782382765012
Hana, 2025
ISBN: 9784801981706 (JP)
Takeshobo, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« A défaut de cerveau, les pénis ont-ils une conscience? »

Harada sensei offre une présentation rapide de tous les personnages secondaires à travers le regard critique et innocent de Hiyori. Elle développe un peu plus Yokoshima, révélant quelques secrets croustillants sur l’origine de sa rivalité avec Kasuya. Elle introduit deux nouveaux personnages, renouvelant ainsi les sujets abordés au fil du récit: le mangaka Kuriyama Kukuri et Yurikawa, l’amie d’enfance de Leo et Kuzuya. Les deux idiots continuent à se lancer des défis débiles, résistant mieux aux manipulations car se connaissant de mieux en mieux. Le pouvoir du Dieu, à double tranchant, crée la surprise en chamboulant à chaque fois les prévisions du lecteur. Ainsi, l’autrice aborde avec humour les problèmes de voisinage lorsque des ébats sont trop bruyants, la difficulté à consulter un spécialiste médical lors de la perte de libido, les quiproquos faciles qui naissent au travail. Elle joue sur les clichés des films policiers.

La mangaka a un trait légèrement épuré au style facilement reconnaissable. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Elle soigne l’expressivité des personnages. Par exemple, Hiyori a de grands yeux noirs sans pupille qui renforce ainsi son air candide. Les décors alternent avec les trames d’ambiance. De même, les autres trames utilisent une palette variée, en aplat, avec quelques ombres fortes. Un fond noir indique les flash-back. Comme dans le tome précédent, la mise en page paraît classique mais Harada sensei maîtrise parfaitement l’agencement dynamique, insérant respirations et sorties de case. Par ailleurs, elle ne censure pas les scènes érotiques et dessine même des coupes intérieures.

En résumé

Hiyori Yui (20 ans) travaille à mi-temps dans le restaurant de Yajima Botan et Leo. Efficace, elle a néanmoins beaucoup de préjugés. En plus, elle a tendance à prendre le moindre compliment pour de la drague. Alors elle se méfie de son pervers collègue, Kuzuya Yoshiyuki, qui a essayé de s’introduire dans le vestiaire pendant qu’elle se changeait. Mais surtout, elle ne comprend pas comment ce grossier serveur puisse s’entendre et vivre avec le poli et agréable gentleman Kasuya Kyôtarô.

En conclusion

Ce tome se classe onzième meilleure série au Chill chill BL award 2024. Harada sensei arrive encore à nous surprendre avec des délires complètement loufoques tout en abordant des sujets d’actualités. Son graphisme très expressif et efficace devient plus sensuel durant les scènes érotiques, mettant en valeur la beauté des personnages. J’adore ces deux idiots qui ne pensent qu’à arriver à leurs fins, qui retournent leur veste immédiatement pour leur propre intérêt et qui se compliquent en fin de compte la vie en cherchant pourtant la simplicité. Des éclats de rire garantis!

La transformation de Natsume – Mamita

couverture de La transformation de Natsume de Mamita, éditions Hana

Mamita マミタ
ISBN: 9782382765074
Hana, 2025
ISBN:‎ 9784403668135 (JP)
Shinshokan, 2022 (JP)
Titre original: なつめさんは開発かれたい
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: absolument

« Je vais faire en sorte que le sexe avec moi devienne inoubliable. »

Mamita sensei offre une comédie romantique très sexy, mettant en avant l’importance du partage et de la communication durant les ébats. Elle crée une relation consensuelle, d’abord charnelle, dans laquelle, ensuite, les sentiments se mêlent. Par ailleurs, elle révèle le passé des deux héros au fil des chapitres, créant quelques surprises. Sawaya Kô affiche deux visages bien différents entre simple employé de ménage le jour et séducteur la nuit. Pourtant, il se montre toujours bienveillant. Les réactions de Shima Natsume apporte une touche à la fois comique et mignonne, entre son plan de vengeance étonnant et son manque d’expérience. Ainsi, l’auteure aborde la nécessité de s’adapter au rythme de son partenaire pour avancer dans une relation amoureuse. Elle crée quelques tensions lorsque l’attirance mutuelle vient gêner la relation bien établie entre escort et client. Elle montre également l’impact des paroles blessantes malgré des sentiments partagés.

La mangaka a un trait épuré qui joue sur les pleins et déliés. Elle le simplifie parfois à l’extrême dans les passages humoristiques. Les trames d’ambiance alternent avec les décors tandis que les autres trames sont variées. De même, les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. La mise en page est très dynamique. Mamita sensei ne censure pas les scènes érotiques. Elle dessin même des coupes intérieures. Dans les illustrations en début de chapitre, elle montre le quotidien des personnages.

En résumé

L’ingénieur Shima Natsume (35 ans) finit toujours par se faire plaquer par ses petits amis. Le dernier en date, Takeda, lui reproche d’ailleurs son manque de performance au lit. Natsume décide alors de se venger et fait appel à un escort boy dans le but de devenir le meilleur coup du Japon. Mais l’escort Kô s’avère être son homme de ménage, Sawaya. D’abord mal à l’aise, Shima finit tout de même par lui confier son objectif. Kô décide alors de lui montrer comment prendre du plaisir durant le sexe et commence par un long baiser langoureux.

En conclusion

Ce tome obtient la huitième place du meilleur manga au Chill chill BL award 2023. Mamita sensei arrive à étoffer son scénario dans un registre pourtant purement érotique. Elle insuffle suffisamment d’humour et de tendresse pour rendre le récit attrayant. En plus, son graphisme sensuel est de toute beauté. Je craque complètement pour Kô qui rassure et explique tout à son partenaire, cherchant avant tout le plaisir de ce dernier avant le sien. Une pure douceur à lire! J’ai donc hâte de découvrir la suite.

The bitch cat 4 remue la queue pour un câlin! – Tennohji Mio

Couverture de The bitch cat 4 de Tennohji Mio, éditions Hana

TENNOHJI Mio 天王寺ミオ
ISBN: 9782382761922
Hana, 2025
ISBN: 9784796414241 (JP)
Kaiohsha, 2021 (JP)
Manga
Ero-mètre: hard
Recommandation: beaucoup

« Tu n’es pas capable de t’occuper de ton neveu si mignon? »

Tennohji Mio sensei présente un peu la famille de Fujishima, dévoilant de nouvelles facettes du technicien. A la suite du tome précédent, elle aborde la difficulté à gérer un adolescent un peu rebelle tout en travaillant, l’abstinence forcée, les dangers insoupçonnés de la ville. Par ailleurs, à travers Kazuki, elle dénonce les préjugés qui se développent à cause des articles orientés. Le collégien, malgré une certaine maturité, entre rapidement en conflit avec Kyôsuke qui a tendance à le surprotéger, influencé par son passé traumatisant. D’ailleurs, l’introduction de Shôgo permet de découvrir d’autres détails sur le passé du mannequin. L’autrice s’intéresse à la facile destruction d’une réputation, au jugement pesant du public. Elle montre également certaines techniques employées par les voyous pour soutirer de l’argent et installer un trafic de stupéfiant. Hiruma Shin apporte un peu d’action tout en montrant les techniques pour éviter les scandales.

La mangaka a un trait épuré très léché au style immédiatement reconnaissable. Elle exagère légèrement les expressions fortes. Elle utilise une palette très variées de trames marquant soigneusement les ombres et les couleurs. Par contre, les trames d’ambiance accompagnent discrètement les émotions. Les flash-back se repèrent immédiatement à leur fond noir. Les décors plutôt réalistes apparaissent sur les plans larges. La mise en page est dynamique. Tennohji sensei ne censure pas les scènes érotiques. Toutefois, elle s’attarde principalement sur les sensations de ses personnages. Dans les illustrations en début de chapitre, elle montre leur quotidien.

En résumé

Malgré sa popularité grandissante, Kyo a donné rendez-vous à Fujishima Naoya (27 ans) en ville. Il taquine alors son petit ami qui achète son dernier recueil de photographies qu’il lui a pourtant déjà offert. Remarquant le regard envieux de Kyôsuke sur les couples qui s’affichent ouvertement dans la rue, le technicien lui propose alors d’annuler leur sortie et l’invite à manger à la maison. Pendant qu’il fait des courses, le mannequin se rend directement au domicile de son petit ami mais trouve une femme énervée avec son fils adolescent devant la porte…

En conclusion

Tennohji Mio sensei continue de développer un peu plus Fujishima, dont le caractère s’étoffe. Son analyse des milieux artistiques, aussi bien le côté merveilleux à « paillettes » que celui sombre avec les trafics et les manigances, invite à réfléchir sur le regard extérieur et la manipulation des médias. Ses scènes sexy sont également magnifiques. Dans ce tome, j’aime beaucoup Kazuki, le neveu de Fujishima, qui s’avère surtout maladroit dans l’expression de ses sentiments. C’est toujours un bonheur pour moi de retrouver le couple débordant d’amour de Kyôsuke et Naoya.

White liar – Serizawa Tomo

couverture de White liar de Serizawa Tomo, édité par Hana

SERIZAWA Tomo 芹澤知
ISBN: 9782382762493
Hana, 2025
ISBN: 9784824006028 (JP)
Overlap, 2023 (JP)
Manga
Ero-mètre; hard
Recommandation: beaucoup

« Tous les Taiga que je vois ont des visages bien différents de celui avec qui j’ai couché cette nuit-là. »

Serizawa Tomo sensei narre une romance entre un jeune acteur difficile à cerner et un coiffeur fuyant. Elle alterne la narration entre les deux héros. A travers Taiga, elle s’intéresse à la perte d’identité. En effet, l’acteur qui adapte facilement son comportement à ses interlocuteurs, risque de se perdre dans ses rôles. Kei, quant à lui, reste prisonnier de ses mauvaises expériences et fuit ses sentiments. Le passé des deux personnages principaux révélés au fur et à mesure maintient le suspense. Le coiffeur styliste Kasamatsu, l’acteur Ren et la mannequin Mizukawa Lilia jouent les confidents et apportent conseils au couple en formation. Ainsi, l’autrice aborde l’influence des rumeurs, le doute et la difficulté à exprimer ses sentiments. Elle s’amuse sur la compatibilité sexuelle des deux hommes pour analyser l’évolution de leurs sentiments. Par ailleurs, elle questionne sur le coming out au travail et l’acceptation de son partenaire tel qu’il est.

La mangaka a un trait légèrement épuré qui se simplifie à l’extrême dans les passages humoristiques. Elle soigne les décors qui apparaissent sur les plans larges. Ainsi, elle les estompe légèrement autour des personnages pour les mettre en relief. Les trames sont variées tandis que les trames d’ambiance, même graphiques, se font plutôt discrètes. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. La mise en page très dynamique met en avant le charme des personnages. Serizawa sensei ne censure pas les scènes érotiques.

En résumé

Le coiffeur styliste Shiraishi Kei (28 ans), bisexuel, préfère les coups d’un soir, ayant du mal à accorder sa confiance après plusieurs échecs amoureux. Un soir, il doit s’occuper du jeune acteur prometteur Jinnouchi Taiga (22 ans) qui a tendance à trop entrer dans ses rôles. D’ailleurs, alors qu’il se montre d’abord taciturne, il change complètement de caractère suite à sa nouvelle coupe. Il invite alors Kei au restaurant, n’hésitant pas à draguer le coiffeur. Ce dernier, décomplexé par l’alcool, finit par se confier au jeune acteur. Et les deux hommes finissent donc au lit…

En conclusion

Ce one-shot se classe quinzième meilleur manga émouvant au Chill chill BL award 2024. Serizawa Tomo sensei part d’une romance simple pour proposer un scénario rondement mené avec des personnages touchants. En plus, son graphisme magnifique est un régal pour les yeux, entre le charme ravageur de Taiga et les adorables bouilles de Kei. Une belle lecture!

House backer – Natsume Isaku

Couverture de House backer de Natsume Isaku, édité par Hana

NATSUME Isaku 夏目イサク
ISBN: 9782382765128
Hana, 2025
ISBN: 9784403667374 (JP)
Shinshokan, 2020 (JP)
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: beaucoup

« C’est mon travail de m’occuper de toi. »

Natsume Isaku sensei propose un recueil d’histoires courtes publiées chez différents éditeurs. Malgré le format, elle maîtrise parfaitement le développement des scénarios, allant à l’essentiel et diffusant les informations complémentaires via la narration à travers quelques remarques. Elle crée des relations plutôt consensuelles, malgré la présence de quelques baisers volés. L’histoire principale qui donne son titre au manga, représente la moitié du tome. L’humour se base principalement sur l’imagination débordante de l’écrivain ainsi que ses réactions immatures. Le couple apprend à mieux communiquer entre deux chamailleries. La deuxième, la troisième et la cinquième histoire abordent l’amour secret réciproque et la difficulté à transmettre ses sentiments. Dans « Une douce odeur », l’autrice s’intéresse également aux stéréotypes genrés et au jugement extérieur. Par ailleurs, elle offre un court récit sur son chien en bonus.

La mangaka a un trait légèrement épuré qui se simplifie dans les passages humoristiques. Elle a un style graphique assez constant bien que certaines histoires datent. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance plutôt graphiques, appuient les émotions. Le fond noir indique aussi bien les flash-back que les cauchemars. Par ailleurs, les décors situent principalement l’action. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Natsume sensei joue sur les cadrages pour cacher l’essentiel. D’ailleurs, elle ne détaille pas trop les parties intimes sans pour autant les censurer.

En résumé

House backer / Après le travail: Le romancier Azumi (27 ans) fait souvent appel à une femme de ménage pour gérer ses tâches ménagères. Mais à cause de son comportement capricieux qui les fait toutes fuir, l’agence lui a envoyé le jeune Wakui (21 ans). Toutefois, le très doué homme de ménage oblige le négligent écrivain à manger équilibré, n’hésitant pas à le traiter comme un enfant.
La jeunesse et l’amour: Depuis le collège, Sano Wataru admire le génie de la course, Shimizu Kenta. Ils sont ainsi devenus amis en fréquentant le même club d’athlétisme et sont actuellement colocataires à l’université. Toutefois, depuis que Wataru a abandonné le club, un malaise s’est installé entre eux.
L’amour en fuite: Le solitaire Oikawa Mitsuya reçoit toujours du réconfort auprès de Yamana qui sait l’encourager à chaque fois qu’il stresse. Malgré des caractères opposés, ils ont vite sympathisé, devenant même voisins à l’université. Toutefois Micchi trouve vraiment Yamana trop tactile!
Une douce odeur / La Saint-Valentin du pâtissier: Depuis son enfance, Ishikawa aime la pâtisserie et il en a même fait son métier. Durant son apprentissage, il a aidé Hashimoto qui bavait devant la vitrine, affamé. Depuis, ce dernier a également intégré la pâtisserie et ne le lâche plus. Serait-il amoureux?
Avec toi, à jamais: Un étudiant universitaire trouve chez lui son ami lycéen qui déborde d’amour pour lui mais ne le lui dit jamais directement.

En conclusion

Natsume Isaku sensei maîtrise vraiment n’importe quel format. Avec son graphisme expressif, il est facile de comprendre les émotions des personnages. Et le découpage des planches montre l’essentiel. J’adore les bouilles des personnages dans les passages humoristiques, avec leur air un peu niais mais si mignon! Bien que j’ai apprécié tous ces récits, j’ai une préférence pour « House backer » et « Une douce odeur » qui semblent plus abouties. Une lecture divertissante et une valeur sûre.

Soyons plus qu’amis d’enfance 3 – Momose An

couverture de Soyons plus qu'amis d'enfance 3 de Momose An, éditions Hana

MOMOSE An 百瀬あん
ISBN: 9782382764985
Hana, 2025
ISBN:‎ 9784866575964 (JP)
Frontier works, 2022 (JP)
Titre original: 幼馴染じゃ我慢できない 3
Manga
Ero-mètre: hot
Recommandation: absolument

« On se demandait comment notre relation allait évoluer avec le boulot… »

Momose An sensei analyse l’évolution de la relation entre Ryôta et Aoi depuis qu’ils travaillent. Elle s’intéresse à leur organisation pour concilier travail et privé, au contrôle de la jalousie ainsi que leurs difficultés à communiquer de peur de devenir une gêne. Ainsi, elle aborde la question de l’élargissement de leur « monde » et l’acceptation du changement. En effet, ayant mûri, les deux amants découvrent la différence entre forte amitié et sentiments amoureux. Les adultes de leur entourage leur apportent soutien et conseil tandis que leurs voisins Juri et Kô ajoutent une touche comique par leurs petites gaffes. Par ailleurs, l’autrice développe avec tendresse et humour la question de l’engagement et de la perte de la libido dans un couple. Par contre, elle survole le coming out au travail. Elle donne espoir aux lecteurs avec une illustration proposant un spin-off sur Kô et Juri.

La mangaka a un trait fin et épuré qui dégage de la sensualité malgré une petite touche shôjo. Elle le simplifie dans les passages humoristiques, exagérant les expressions. Bien qu’il ait grandi, Ao a toujours des canines proéminentes qui lui confère un côté à la fois espiègle et mignon. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance, parfois graphiques, accompagnent les émotions. Comme dans le tome précédent, les décors soignés apparaissent sur les plans larges. Par ailleurs, la mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, Momose sensei censure les parties intimes avec des languettes blanches. Toutefois, elle dessine une scène par chapitre. Sous la jaquette, elle offre quelques anecdotes toutes mignonnes.

En résumé

Depuis que Miyake Ryôta travaille dans une agence immobilière, il s’écroule de fatigue chaque soir. Par conséquent, Oki Aoi n’ose même plus le solliciter pour des câlins coquins. Se confiant à son voisin Juri, ce dernier lui offre alors un sextoy pour pouvoir patienter seul. Mais quand Ryôta découvre ce jouet pour adulte, il le prend assez mal… Ou pas?

En conclusion

Momose An sensei continue de dépeindre avec réalisme l’évolution de la relation d’Ao et Ryôta de l’amitié vers l’amour. Son graphisme sensuel sublime les scènes érotiques, surtout que le couple s’essaie à quelques nouveaux jeux. D’ailleurs, les deux amoureux sont toujours aussi adorables. Pour ma part, je trouve cette conclusion parfaite.

Love is an illusion 3 – Fargo

couverture de Love is an illusion 3 de Fargo, éditions kbl

Fargo
ISBN: 9782382882764
Kbooks, 2024
Lezhin, 2018 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: un peu

« Tu n’es bon qu’à une chose, vendre ton corps… comme ta mère. »

Fargo s’intéresse à l’intégration de Byul dans la riche famille Park, s’amusant de leurs différentes réactions. Ainsi, elle aborde la question du rôle d’un petit-enfant, l’organisation du couple avec enfant, l’officialisation d’une relation par le mariage, le sentiment de culpabilité qui naît lors d’un rejet. Par ailleurs, elle analyse les différents sentiments ressentis par l’instable Hyesung, mal à l’aise face à ses nouvelles responsabilités de parent, entre regrets, peur et efforts. Avec le soutien de son partenaire, il reprend confiance en lui tout en restant aussi revêche. D’ailleurs, leurs petites chamailleries continuent d’amuser le lecteur. L’introduction de Dojoon, le frère de Dojin, permet de découvrir de nouvelles facettes de Heesoo. Ainsi, l’autrice s’intéresse à la relation compliquée entre alpha et bêta. Elle questionne également sur le marquage ainsi que l’influence des phéromones sur un bébé. En fin de tome, elle offre quelques anecdotes amusantes et mignonnes.

Malgré un trait épuré, Fargo dessine des physionomies variées, permettant de reconnaître facilement les personnages. Elle exagère les expressions dans les passages humoristiques. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance accompagnent les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les décors bien que soignés situent principalement l’action. Comme dans le tome précédent, il n’y a que quelques pages en couleurs pastels. La mise en page est dynamique. Dans les scènes érotiques, la manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc. En début de tome, une fiche rappelle les règles de l’omegaverse.

En résumé

A son réveil, Park Dojin constate que Kim Hyesung (21 ans) a encore fui en abandonnant à nouveau leur enfant Byul, malgré leur nuit torride. Désabusé, il décide alors de ne plus le poursuivre. L’oméga, qui ne sait plus où se cacher, croise l’alpha qui l’avait dragué quand il travaillait comme serveur. Il compte alors se laisser entretenir par ce riche bavard. Mais au moment de passer à l’acte, il se sent soudainement nauséeux. Aurait-il été marqué?

En conclusion

Fargo continue de nous surprendre avec le couple explosif de Dojin et Hyesung. Elle introduit un nouveau couple possible, donnant envie de découvrir leur histoire plus en détail. Malgré un scénario omegaverse au premier abord classique, elle bouleverse les bases avec des personnages aux caractères contraires à leur genre alpha, bêta et oméga. Le lecteur passe du rire aux larmes! Mais comment Byul reste aussi mignon malgré toute cette bave? Une lecture plaisante!

Love is an illusion 2 – Fargo

couverture de Love is an illusion 2 de Fargo, éditions Kbl

Fargo
ISBN: 9782382882757
Kbooks, 2024
Lezhin, 2018 (KR)
Webtoon
Ero-mètre: juste ce qu'il faut
Recommandation: beaucoup

« Que va pouvoir faire le musicien pour retenir sa muse à ses côtés? »

Fargo s’intéresse à la grossesse, développant toutes les étapes des premiers mois difficiles jusqu’à l’accouchement. Avec un humour acidulé, elle aborde la vision des deux parents, analysant les différentes émotions lors d’une grossesse surprise entre rejet et acceptation. Par ailleurs, elle interroge sur le statut de mère porteuse, la responsabilité du géniteur, l’organisation d’un parent célibataire. Le comportement capricieux de Hyesung apporte une note comique sur des détails tellement réalistes. Par ailleurs, les quiproquos ajoutent quelques tensions. Heesoo devient pour ainsi dire la voix de la raison tandis que les deux amants s’emballent. Comme dans le tome précédent, l’autrice crée le suspense en révélant le dur passé de l’oméga. Ainsi, elle montre encore les discriminations et les clichés entre alphas et omégas. En fin de tome, elle offre quelques anecdotes amusantes. La relation entre le trop docile alpha à la merci du revêche oméga dynamise complètement le récit.

Fargo a un trait épuré qui se simplifie dans les passages humoristiques. D’ailleurs, elle exagère les expressions lors des émotions fortes. Le petit Byul apporte une note toute mignonne. Le tome est principalement en noir et blanc mais propose quelques pages couleurs aux tons plutôt pastels. Les trames sont équilibrées tandis que les trames d’ambiance appuient les émotions. De même, les flash-back se repèrent à leur fond noir. Les décors apparaissent sur les plans larges. La mise en page est plutôt dynamique. Dans les scènes érotiques, la manhwaga censure les parties intimes par un cache blanc. En début de tome, se trouve une fiche explicative sur l’omegaverse.

En résumé

Kim Hyesung est enceint mais ne souhaite pas garder l’enfant. Toutefois, Park Dojin, fou de joie, cède à tous les caprices de l’oméga dans l’espoir de le retenir avec son enfant auprès de lui. Mais arrivera-t-il à convaincre le revêche Hyesung?

En conclusion

Fargo maîtrise parfaitement son scénario oscillant entre moments dramatiques, sensuels et comiques. Elle détaille avec humour tous les changements lors d’une grossesse, aussi bien les désenchantements que les explosions de joie. Son graphisme très expressif permet de comprendre immédiatement les émotions des personnages. Une lecture à la fois hilarante et très instructive!

Roses et champagne 4 – Zig et Ttung gae

couverture Roses et champagne 4 de Zig et Ttung gae, éditions Kbl

ZIG
Ttung gae
ISBN: 9782382883044
Kbooks, 2024
Orange agency (KR)
Webtoon
Ero-mètre: hard
Recommandation: un peu

« En Russie, la neige se tache de sang… »

Ttung gae plonge les lecteurs dans un tome empreint de violence et de tension. La narration met principalement en avant le point de vue d’Iwon qui prend conscience de ses sentiments mais également du comportement contradictoire empli de folie de son amant, trop maladroit pour exprimer son amour inconditionnel. Après une relation extrêmement douloureuse, l’avocat prend des initiatives pour trouver un équilibre. A la suite du tome précédent, le suspense se maintient tout au long des révélations. Ainsi, Tiouttchev, Leonid, Dimitri et Mikhail Lomonosov montrent de nouvelles facettes tout en dévoilant leurs desseins. Entre actions et érotisme, l’auteurice détend néanmoins l’atmosphère avec quelques réactions comiques. La fin du récit fait écho à l’introduction du premier tome, renforçant l’impression de la conclusion d’un arc scénaristique.

Le trait anguleux, légèrement épuré, de Ttung gae se simplifie dans les passages humoristiques. Par contre, le regard de César change particulièrement lorsqu’il est pris de folie, ses yeux brillants renforçant ainsi sa froideur. Les tons plutôt réalistes utilisent une palette de couleurs sobres. De même, les trames d’ambiance sont principalement en couleur. Les flash-back mais également les cauchemars se repèrent à leur fond noir. Les décors plutôt simplifiés apparaissent souvent en transparence. Néanmoins, certains décors plus détaillés mettent en avant le luxe des demeures ainsi que la beauté des paysages enneigés. La mise en page est simplement dynamique. Le-a manhwaga ne censure pas les scènes érotiques et offre même des coupes intérieures, sans pour autant les détailler.

En résumé

Lorsque Jeong Iwon reprend conscience suite à ses blessures par balles, il découvre César Sergueïev en train de le violer. Toutefois, il n’arrive pas à raisonner le Tsar persuadé d’avoir été manipulé et abandonné. L’avocat résistera-t-il à la torture du mafieux fou de rage?

En conclusion

Ttung gae rappelle brusquement que le monde de la mafia est violent en plongeant le lecteur dans un récit plein d’action et de tension. Quelques scènes pourront choquer la sensibilité de certains lecteurs, en particulier le viol d’Iwon qui se déroule sur plusieurs chapitres. Toutefois, je trouve que la prise de conscience de l’avocat et sa réaction sont plutôt bien traitées. Une lecture déchirante mais qui donne envie de connaître la suite!

Salad days 6 – Jing Shuibian et Tang Liuzang

Couverture de Salad days 6 de Jing Shuibian et Tang Liuzang, édité par Nazca

JING Shuibian
TANG Liuzang
ISBN: 9782494400399
Nazca, 2025
2019 (CN)
Webtoon
Ero-mètre: pudique
Recommandation: absolument

« Vous êtes les protagonistes, et nous, les figurants. »

Jing Shuibian interroge sur la différence entre talent inné et progrès rapide grâce à un entraînement intensif. Ainsi, elle s’attarde sur les compliments qui prennent une connotation sarcastique quand des sentiments négatifs tels que la jalousie ou l’envie, transparaissent, déniant les efforts incommensurables fournis. Les chamailleries entre Luoyun et Xingzhi apportent une note d’humour. De même, le côté protecteur des membres du club de boxe de Bai envers Jiang contraste avec l’ambiance habituellement électrique. Comme Jinyi se montre de plus en plus tactile, Shen s’interroge sur ses sentiments. Par ailleurs, à travers l’histoire de Chen Qingling et Maoxiu, l’auteure s’intéresse au sacrifice de soi pour autrui. Elle montre la place des fans et leurs différents comportements avec, par exemple, le Petit cygne qui idolâtre son ami. Elle aborde également l’échec, la question de la gratuité des places de spectacles, le stress des auditions et la recherche thématique en danse.

Tang Liuzang a un trait épuré et fin qui s’arrondit dans les passages humoristiques. Les couleurs réalistes s’adoucissent grâce aux dégradés et aux ombres en ton sur ton. Par ailleurs, les trames d’ambiance colorées ou graphiques, appuient les émotions. Les décors bien que soignés, sont parfois réduits à l’essentiel pour ne pas surcharger les pages. D’ailleurs, la mise en page très dynamique joue beaucoup sur les chevauchements, les pleines pages et des vignettes de différentes formes qui s’adaptent au contenu. Comme dans le tome précédent, il y a des fiches personnages sur le rabat de la couverture. De même, la jaquette, réversible lors de la première publication, utilise un vernis sélectif qui met en relief les personnages.

En résumé

La rentrée scolaire approche. Jiang Shen se demande alors comment s’organiser pour les cours avec ses entraînements intensifs de danse. Jing Luoyun le rassure d’abord mais lui apprend également que Liu Xingzhi, studieux, aurait pu quant à lui intégrer une grande école. D’ailleurs le meilleur danseur de l’école met un peu la pression au jeune élève. En classe de cours général, Zhang Zhi, du 3e étage, aborde Shen pour le complimenter mais ses remarques semblent surtout insister sur leurs différences. Pendant ce temps, Bai Jinyi se prépare pour un match et compte absolument sur la présence de son ami pour se motiver.

En conclusion

Jing Shuibian maîtrise parfaitement le rythme de son récit. Elle continue d’exploiter différents sujets autour de la passion. Tang Liuzang alterne avec finesse les ambiances colorées, facilitant la lecture. J’apprécie particulièrement de pouvoir découvrir l’évolution des personnages secondaires. Mais j’adore par dessus tout voir Jinyi se heurter constamment au mur d’innocence de Shen malgré toutes ses tentatives de rapprochement. Une merveilleuse lecture!